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  • MANDORLA : RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

    RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES DE JACQUES MANDORLA

    Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

     

    Ma rencontre avec Coluche, comique inclassable

    par Jacques Mandorla

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    BIO EXPRESS

    Michel Gérard Joseph Colucci est né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Son père est peintre en bâtiment et sa mère fleuriste. Il obtient son certificat d'études en 1958 mais niera toujours l'avoir obtenu... malgré les preuves fournies par sa mère ! Il sèche souvent l'école pour traîner avec une bande à Montrouge... et se fait même arrêter pour des bagarres et un vol de sac à main sur la voie publique !

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    La photo anthropométrique de Michel Colucci figure dans les archives de la Police. Elle a été prise le 22 août 1953 : il n'a pas encore 9 ans !

    Michel Colucci fait plein de petits boulots où il ne reste pas longtemps : télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, assistant-préparateur en pharmacie, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes, fleuriste... En 1969, à 25 ans, sa destinée va changer : il rejoint la troupe de Romain Bouteille, qui vient de créer un café-théâtre nommé « Le Café de la Gare ». Mais Coluche n'y restera pas longtemps : il se fera virer l'année suivante pour son comportement trop agressif et trop individualiste.

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    La troupe du « Café de la Gare » - De haut en bas et de gauche à droite : Coluche, Romain Bouteille, Rufus, Patrick Dewaere et Sotha (ex-compagne de Romain Bouteille, puis première épouse de Patrick Dewaere).

    Fin 1971, Michel Colucci crée son propre café-théâtre : « Au vrai chic parisien ». En 1984, il obtient la consécration avec un César du meilleur acteur pour son rôle dans le film de Claude Berri « Tchao Pantin ». En 1985, il crée « Les Restos du coeur » justifiant sa démarche de la façon suivante : « Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre ». Le 19 juin 1986, au volant de sa moto, il percute un camion et meurt sur le coup à Opio (Alpes-Maritimes).

     MA RENCONTRE

    Depuis l'année 1968 et mon arrivée à Paris pour mon cursus à l'ESCP (École Supérieure de Commerce de Paris), je réside à la Cité internationale des étudiants dans le 14e arrondissement de Paris. Je fréquente assidument les cafés-théâtres de la capitale et cela me donne alors l'idée de créer une petite troupe (chanteurs, transformistes,...) qui passe dans différents pavillons de cette Cité universitaire. Dans cette troupe, je fais des numéros de mime.

    Un jour de 1973, en fin d'après-midi, je me promène dans le quartier Montparnasse avec l'espoir de discuter avec des comédiens de café-théâtres et pour mieux connaître les ficelles du métier. C'est dans l'impasse d'Odessa (aujourd'hui elle n'existe plus : un parking a été construit à la place) que j'ai fait une rencontre extra-ordinaire. Au n°16 de l'impasse, j'avais vu les premières pièces de Romain Bouteille dans son « Café de la Gare ». Mais ce jour-là, surprise : le « Café de la Gare » a disparu, remplacé par une nouvelle salle, nommée « Au vrai chic parisien ». Une troupe inconnue présente un spectacle intitulé « Ginette Lacaze 1960 » et sous-titré « Chronique des moeurs chantée », une sorte d'hommage à la comédie musicale et aux yéyés. Je m'achète un billet... et je me retrouve avec une dizaine d'autres spectateurs seulement ! Maigre public alors que le spectacle était vraiment bien ficelé et très vivant. Sur scène, il y a des musiciens de qualité, dirigés par Xavier, le fils de l'acteur Jean-Marc Thibaud : ce groupe de musiciens sera célèbre, des années plus tard, sous le nom d'Orchestre du Splendid !

    Un mec avec une salopette zébrée

    Le lendemain, en fin d'après-midi, je retourne sur place pour tenter de discuter avec les comédiens. Quand j'arrive devant le café-théâtre, il n' y a qu'un seul acteur de la pièce, celui qui joue le rôle d'un rocker appelé Bobby : c'est lui qui, à mon avis, possède le talent comique le plus affirmé de toute la troupe. De son vrai nom Michel Colucci, il se fait appeler « Coluche » : il n'est pas habillé en rocker, comme dans le spectacle, mais il est engoncé dans une salopette zébrée verticalement et porte, sur le nez, de petites lunettes métalliques rondes. Il a créé et mis en scène la pièce, alors que Xavier Thibaud a écrit la musique.

    On papote, on parle de nos origines italiennes communes. Je lui demande si la pièce « Ginette Lacaze 1960 » lui permet de bien vivre. Il me répond que c'est la galère, que 50% de la faible recette sont prises par la propriétaire de la salle et que les autres 50% sont donnés à part égale aux acteurs de la pièce. Pour me le prouver, il me montre un petit carnet dans lequel il tient lui-même les comptes au jour le jour !

    De son côté, Michel me demande ce que je fais dans la vie : je lui dit que je suis publicitaire. « Ah, j'aimerais bien que tu me fasses faire de la publicité ! Ça rapporte du pognon, ça ! ». Je lui promets d'y penser. En attendant, je lui dit que je viendrai voir, à nouveau, sa pièce le lendemain soir. « Appelle-moi à l'entrée, je te ferai rentrer à l'oeil ! ».

    Paul Lederman fait signer un contrat à Coluche

    Le lendemain, je retourne « Au vrai chic parisien » avec une bonne amie, Anne-Marie Sargueil. Elle trouve le spectacle si génial qu'elle me dit qu'elle va en parler à l'un de ses amis qui est dans le « show-business ». Elle m'apprendra, quelques jours plus tard, qu'elle est venue avec cet ami, tous deux accompagnés par un producteur : Paul Lederman ! Celui-ci avait été, entre autres, le manager de Claude François, Mike Brant, Thierry le Luron et le sera, plus tard, du trio des Inconnus. Mon amie Anne-Marie me révélera aussi que Paul Lederman, qui est connu pour détecter les artistes ayant un très fort potentiel de réussite, s'est rendu dans les coulisses, le soir-même à la fin du spectacle, pour convaincre Coluche de signer un contrat avec lui ! Ce qui a été fait.

    Coluche et la publicité Francorusse

    Un jour de l'hiver 1973, après avoir été relancé plusieurs fois par Michel, j'ai enfin l'opportunité de lui proposer un « cachet » publicitaire. L'un de mes clients, la société d'entremets Francorusse (connue pour son célèbre slogan « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert » ) lance un nouveau produit.

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    Publicité (à l'époque on parlait de « réclame ») pour Francorusse, avec son célèbre slogan : « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert ».

    Il s'agit d'organiser une tournée de présentation du nouveau produit Francorusse auprès des directeurs de supermarchés et d'hypermarchés dans toute la France. J'ai une idée : je propose au responsable Marketing de Francorusse de remplacer l'habituelle conférence avec projection d'informations sur écran à l'aide de transparents (le logiciel PowerPoint n'existait pas encore à l'époque !) par une petite pièce de théâtre avec un maître d'école, vêtu d'une blouse grise, qui présenterait au tableau noir tous les éléments caractéristiques du nouveau dessert. Et pour le rôle d'instituteur, je propose Michel, encore très peu connu. Le responsable de Francorusse trouve l'idée intéressante et veut rencontrer le comédien. Michel est aux anges et la rémunération pour le rôle est très alléchante.

    On organise donc une réunion dans mon agence de publicité, située rue des Francs-Bourgeois dans le Marais. Michel arrive en Solex : dans la cour de l'immeuble, je lui dis d'être relax et de ne pas faire de provocation devant le responsable de chez Francorusse qui est un « mec en costard-cravate », sérieux et fier de son nouveau produit. La rencontre se passe très bien : Michel joue à l'instituteur, argumente devant le tableau noir et fait rire l'auditoire. Jusqu'à la conclusion pour laquelle il s'enflamme et proclame : « À la fin, je propose de prendre tous les produits que j'ai présentés pour les balancer dans le groupe de commerçants : ce sera une véritable bataille de boules de neige ! On va se fendre la gueule ! ».

    Je raccompagne Michel qui repart sur son Solex, après lui avoir dit : « Mais pourquoi as-tu déliré lors de la conclusion ? ». Il me répond : « Ils avaient l'air trop sérieux : j'ai voulu détendre l'atmosphère ! ». Puis je retourne dans la réunion. Mon client est outré : on a osé plaisanter avec son produit. Pire, le dévaloriser : c'est inadmissible ! On a donc fait la tournée de conférences avec la projection de transparents : classique et sans originalité.

    Mais Michel ne m'en porte pas grief. La preuve, il me rappelle un jour pour me parler... de soucoupes volantes !

    Coluche et les OVNI de Germigny-des-Prés

    Un matin de septembre 1975, Michel m'appelle pour me demander : « Jacques, tu t'intéresses toujours à ces conneries de soucoupes volantes ? ». Je lui avais, en effet, évoqué un jour que j'étais enquêteur officiel pour un petit magazine, intitulé « Lumières dans la nuit » (la revue m'avait attribué le « matricule » d'enquêteur n°2338. À mon avis, ça devait plutôt être mon numéro d'abonné !) et que je cherchais des cas d'observations en France sur lesquels pouvoir faire une investigation journalistique. Je réponds donc à Michel : « Oui, je m'intéresse toujours au sujet ». Il me rétorque : « Alors, je vais te brancher sur un cas important. Ma prof de piano, France Olivia, a assisté cet été à de drôles de phénomènes dans le ciel. Appelle-la de ma part ».

    À l'époque, on parlait de « soucoupes volantes » ou de MOC (« Mystérieux Objets Célestes ». L'appellation OVNI (« Objet Volant Non Identifié » interviendra plus tard, copiée sur l'expression anglo-saxonne UFO (« Unidentified Flying Object »).

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    Michel me communique le numéro de téléphone de France Olivia, sa prof de piano : elle accepte gentiment de me rencontrer chez elle, courant janvier 1976. Au cours d'un sympathique entretien, elle m'apprend qu'elle a organisé en août 1975 des concerts de musique dans l'église de Germigny-des-Prés (l'une des plus anciennes églises de France, rare exemple du style architectural carolingien), un village du Loiret de 700 habitants situé à 27 km d'Orléans. France Olivia me précise : « Pendant 17 soirs d'affilée, on a vu deux objets à environ 500 mètres du sol : le premier objet de couleur rose se plaçait au-dessus du village de Saint-Martin d'Abbat et le second, de couleur jaune-blanc très lumineux, stationnait au-dessus de l'église de Germigny-des-Prés. Ils avaient tous les deux la forme d'un chapeau de curé avec un faisceau lumineux jaillissant du dessus » (voir ci-après les dessins que j'ai réalisés d'après son témoignage). Le mois suivant cet entretien, je me suis rendu sur place pendant 3 jours afin de rencontrer d'éventuels témoins du phénomène : j'ai pu en trouver 5 (dont le facteur du village) : tous m'ont décrit le même phénomène répétitif qui a duré 17 soirées.

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    Coluche me pousse à faire du café-théâtre

    En 1970, tout frais sorti diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Paris, j'ai eu la chance et l'honneur d'être recruté par la célèbre agence de publicité Publicis, fondée par Marcel Bleustein-Blanchet et située tout en haut des Champs Élysées, au-dessus du Drugstore. C'est dans cette agence que je rencontre Marie-José Gélamur et Claude Moreau, deux amis passionnés de spectacle.

    Michel me disait souvent : « Tu devrais te lancer dans le café-théâtre : c'est sympa ! ». Encore fallait-il trouver quoi faire sur scène et avec qui. La réponse viendra dans le courant de l'année 1976 : avec Marie-José Gélamur et Claude Moreau, on décide de monter un spectacle sur le concept de « Magie-Comédie », c'est-à-dire des sketches liés entre eux par des tours de magie. Claude était le magicien (il pratiquait cet art depuis des années, en très bon amateur), Marie-José jouait la partenaire du magicien et moi Groucho Marx ! J'avais trouvé un titre « Les tribulations d'un pékin à Paris », honteusement « inspiré » de celui d'un film de Philippe de Broca : « Les tribulations d'un Chinois en Chine », sorti en 1965 avec Jean-Paul Belmondo en vedette !

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    Notre trio du café d'Edgar dans la pièce de « Magie-Comédie » intitulée « Les tribulations d'un pékin à Paris » : Marie-José Gélamur, Claude Moreau le magicien et moi en Groucho Marx !

    Claude Moreau réussit à nous faire engager pour deux mois au Café d'Edgar, café-théâtre situé rue Edgar Quinet dans le XIVe arrondissement de Paris... non loin du "Vrai chic parisien" de Michel ! Nous avons été placés dans la plus petite des deux salles, la grande salle présentant un « one woman-show » de Dominique Lavanant, une vrai star à l'époque : elle y jouait le rôle d'une « aubergine » qui raconte sa pénible vie de contractuelle.

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    Le « one-woman show », avec Dominique Lavanant en aubergine, faisait un véritable tabac au Café d'Edgar.

    Notre contrat était clair : on devait impérativement jouer s'il y avait 5 spectateurs ou plus. Les débuts de semaine, quelques minutes avant le début de notre spectacle (22h30), on avait 2 ou 3 spectateurs. On s'apprêtait donc à rentrer chez nous. Puis, soudainement, notre salle de 50 places se remplissait... comme par miracle ! On a compris assez vite ce qui se passait : Dominique Lavanant faisant salle comble, une partie des personnes refoulées à l'entrée se disaient : « Où peut-on encore voir un spectacle à cette heure-ci ? ». Résultat : des gens entraient dans notre petite salle et assistaient à notre « Magie-Comédie » ! Notre orgueil en a pris un coup : les spectateurs ne venaient pas pour nous ! Par chance, quelques jours plus tard, Le Nouvel Obs et Le Figaro nous avaient sélectionnés dans les spectacles à voir, ce qui nous a rabattu du monde... et remonté le moral ! Une très belle expérience... mais heureusement que nous étions tous les trois salariés car il nous aurait été impossible de vivre professionnellement du spectacle !

    Quand je pense à ma rencontre extra-ordinaire avec Michel, je me dis que, sans lui, je n'aurais peut-être jamais eu la formidable chance de monter sur la scène d'un café-théâtre !

    MA RENCONTRE EXTRA-ORDINAIRE AVEC BELLINE, VOYANT,

    par Jacques Mandorla

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    BIO EXPRESS

    Marcel Forget est né en 1924. Il d'abord exercé le métier de brocanteur. En 1955, il ouvre sous le pseudonyme de « Belline » un cabinet de consultation au 45 de la rue Fontaine dans le 9e arrondissement de Paris, tout près de la place Blanche. Il a cessé ses activités de voyant à la fin des années 1980. On ignore précisément quand il est décédé (1994 ? 2004 ?) et où il est enterré.

    Si des lecteurs possèdent des informations à ce sujet, merci d'avoir la gentillesse de nous les communiquer à : paranormal@orange.fr

    MA RENCONTRE

    Belline, considéré comme l'un des meilleurs voyants du monde, m'a reçu un jour d'avril 1984 dans son cabinet. Depuis plus de 2 ans, il refusait de rencontrer des journalistes. Exceptionnellement, pour le magazine « Confidences » dans lequel j'avais une rubrique intitulée « Pour le plaisir de mieux-vivre », il avait accepté mon interview. J'avais trouvé face à moi un homme de 60 ans, fatigué (comme le montre bien la photo de lui que j'ai prise le jour de notre rencontre), mais extrêmement chaleureux, et qui avait conservé une très grande lucidité par rapport aux événements qui bouleversèrent la planète.

     Monsieur Belline, vous êtes certainement le voyant français le plus célèbre de notre époque. Vous avez été consulté par les plus grands de ce monde et le philosophe Gabriel Marcel vous a même surnommé le« Prince des Voyants ». Or, je vous sens triste, amer, désabusé.

    Triste oui, amer non. Triste parce que le 5 août 1969 j'ai perdu mon fils unique Michel dans un accident de la route. Depuis ce jour, ma vie n'a plus le même sens. Ensuite parce que les gens que je reçois sont de plus en plus angoissés, inquiets de leur avenir. Or vous savez, sans doute, qu'un voyant « absorbe » beaucoup d'énergie venant de ses clients. On peut dire que j'endosse tous les problèmes, toutes les préoccupations, tous les désespoirs que je capte chez la personne qui me fait face.

    À quel moment avez-vous pris conscience de votre capacité de voyance ?

    Dans un sanatorium situé dans les Alpes, alors que j'étais soigné de la tuberculose ! Un matin, j'ai ressenti des douleurs dans le ventre. J'ai compris que ce n'était pas moi qui souffrait, mais mon voisin de chambre : j'ai pensé qu'il faisait une occlusion intestinale... ce que le médecin confirma ! La maladie qui me clouait encore au lit avait donc été l'épreuve nécessaire à la libération d'une faculté dont je ne soupçonnais pas la puissance avant d'entrer dans ce sanatorium.

    Vous avez publié en 1972, chez Robert Laffont, un livre très émouvant dans lequel vous racontez votre expérience de contact avec votre fils Michel.

    J'ai intitulé ce livre « La troisième oreille, à l'écoute de l'au-delà ». Deux heures avant le drame, en pleine nuit, je m'étais brusquement réveillé, pressentant le pire. Puis, en 1971, soit deux ans après la disparition de Michel, je l'entends me parler distinctement alors que mon épouse, à mes côtés, ne percevait aucun son. Ce « dialogue » durera près de deux ans.

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    Quelle conclusion tirez-vous de cette expérience étonnante ?

    Une double conclusion : d'une part, la communication avec un être cher est exceptionnelle mais angoissante et, d'autre part, cette relation prouve qu'une certaine vie existe après la mort.

    Pourquoi avoir intitulé votre livre « La troisième oreille » ?

    Cette expression est apparue lors d'un dialogue avec mon fils. Je lui ai demandé où il était. Il m'a répondu « C'est un tourbillon, comme dans un rêve. Une assemblée de sons, d'idées, de couleurs différentes. Une lumière qui jamais n'aveugle. Des sons sous forme de douces vibrations. La lumière produite la lumière et d'elle jaillissent des sons ». Je lui ai alors dit : « Lorsque je t'appelle, tu perçois des sons. Cela signifie-t-il donc que l'homme possède une troisième oreille ? ». Il m'a répondu « Oui, une oreille pour une autre dimension ».

    Depuis la sortie de mon livre, j'ai reçu de très nombreux témoignages de gens qui ont vécu le même phénomène que le mien.

    Vous avez réalisé des prédictions spectaculaires, toutes authentifiées. Je pense à l'annonce de la mort d'Eisenhower, publiée dans France-Soir 3 mois avant sa crise cardiaque fatale. Ou bien à la clairvoyance des barricades de Mai 68, relatée dans « Le Parisien Libéré» fin septembre 1966. Ou encore à la vision prémonitoire de l'accident tragique qui a coûté la vie à Claude François. Comment parvenez-vous à faire de type de prédictions ?

    Dans le cas de Dwight Eisenhower et de Mai 68, j'ai vu des images mentales, des flashs fulgurants. À partir de ces chocs visuels, le clairvoyant doit ensuite interpréter ce qu'il a perçu. Ainsi pour Eisenhower, j'ai vu le président américain sur un terrain de golf se plier brusquement et porter la main à son cœur.

    Pour Mai 68, j'ai vu des manifestants courir dans tous les sens, des rues barrées par des tas de pierres et le général de Gaulle... essayant de les enlever.

    Pour Claude François, je suis bouleversé encore aujourd'hui. Car c'était un ami, qui venait me consulter régulièrement. Un jour, un cliché mental m'apparut : je vis Claude François dans une barque qui prenait l'eau. Et je m'entendis lui dire, par un phénomène de résonance intérieure, c'est-à-dire que les mots sortaient de ma bouche comme s'ils étaient dictés par un autre que moi : « Méfiez-vous des voyages en mer ou des baignades! ». Hélas, je n'avais pas réussi à interpréter correctement le fait que la barque tragique serait sa baignoire.

    Vous avez créé un jeu de cartes divinatoires nommé « L'oracle Belline ». Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?

    C'est une histoire étonnante où le hasard et la chance ont joué un grand rôle ! Un jour, l'une de mes clientes m'annonce qu'elle va déménager et qu'elle possède des documents sur la voyance qui pourraient m'intéresser. Je me rends chez elle et je découvre un manuscrit et un jeu de cartes. Je m'aperçois alors qu'il s'agit d'éléments ayant appartenu à un mage très connu au XIXe siècle et qui avait habité à cet endroit. Cette personne s'appelait Jules Charles Ernest Billaudot (1829-1881), mais consultait sous le pseudonyme de « Mage Edmond ». Mon « Oracle » est un hommage rendu à ce voyant.

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    Le Mage Edmond

    UN ÉTRANGE PHÉNOMÈNE SURVENU PENDANT L'INTERVIEW !

    Avant de commencer l'interview, Belline que je remerciais sincèrement de m'avoir accordé la faveur d'un rendez-vous, tint à me mettre en garde : « Si vous enregistrez notre conversation, vous risquez de ne rien avoir sur votre bande magnétique. C'est déjà arrivé très souvent dans passé avec d'autres journalistes. J'ignore ce qu'il se produit exactement, mais le fait est réel ». J'ai alors cru à une boutade, d'autant plus que j'en étais à ma sixième interview consécutive, que j'utilise le même matériel chaque fois et qu'aucun problème technique ne s'est jamais posé jusqu'à présent. Pendant tout l'entretien, j'ai d'ailleurs vérifié à plusieurs reprises le déroulement de la bande. Tout fut normal. Après avoir pris congé de Belline, je suis rentré chez moi afin d'écouter l'enregistrement et de commencer la rédaction de mon article.

    Surprise : il n'y avait qu'un souffle permanent sur la cassette-audio ! Aucun mot de notre dialogue n'avait été enregistré ! Heureusement, j'avais pris des notes écrites pendant l'entretien. J'ajoute que j'ai immédiatement essayé le magnétophone : il a enregistré parfaitement ma voix ! Me suis-je trouvé face à un phénomène paranormal, une sorte « d'effet Belline » ? Ou bien y avait-il, dans le cabinet, un appareil brouilleur d'ondes ?

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    Cabinet de Belline, exposé au musée des Arts et Traditions Populaires (Mucem à Marseille).

    Ma rencontre avec Jacques Montagner, magnétiseur

                            par Jacques Mandorla

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    BIO EXPRESS

    Jacques Montagner est né à Condom (Gers) le vendredi 13 août 1937 à 13h : et, malgré tout ces « signes » qui auraient pu en inquiéter plus d'un, il n'était pas du tout superstitieux ! Il nous a quittés en octobre 2006, à l'âge de 69 ans.

    Sa carrière de magnétiseur a commencé de façon étonnante. Possédant un atelier de réparations d'engins agricoles, il participe régulièrement à des réunions à la Chambre de commerce du Gers où il rencontre le célèbre herboriste (aujourd'hui on dirait « phytothérapeute »), surnommé « le Pape des plantes », Maurice Mességué qui officiait à Fleurance.

    Un jour de 1976, Mességué dit à Montagner : « Vous possédez un magnétisme très fort : vous devriez pratiquer cette technique pour soigner gratuitement les gens de votre entourage ! ». Montagner, ne connaissant pas du tout le sujet, demande à Mességué de lui expliquer en quoi consiste cette technique de soins. Les résultats sont si spectaculaires que, l'année suivante, Montagner ferme son atelier de réparations et ouvre un cabinet où il pratique professionnellement le magnétisme !

    En 1988, Maurice Mességué m'a gentiment proposé d'écrire la préface de mon livre « ABC du magnétisme » (éditions Grancher) dans laquelle il n'hésite pas à préciser : « Jacques Montagner, que j'ai guidé dans ses premiers pas, je le considère, et de loin, comme le meilleur magnétiseur de France ».

    MA RENCONTRE

    Ma première rencontre avec Jacques Montagner date d'avril 1985. J'étais en train d'enquêter sur le monde des guérisseurs français, dans le but de publier, avec Françoise Simpère ma co-auteur, « Le guide des guérisseurs et autres thérapeutes » aux éditions Philippe Lebaud.

    Le principe de cette enquête était le suivant : prendre un rendez-vous sous un pseudo, me faire magnétiser, payer en espèces (afin de ne pas laisser mes coordonnées sur un chèque) et, enfin, rédiger une fiche résumant les points positifs et négatifs de la séance.

    Parmi les 350 guérisseurs traités dans la première édition figurait Jacques Montagner. Il officiait chez lui à Rueil-Malmaison. Ma séance fut unique, en ce sens que je notais plusieurs phénomènes étonnants, que je n'ai jamais rencontrés chez les autres magnétiseurs.

    Premier phénomène : dès que Montagner a placé ses deux mains derrière mon crâne, je ressentis immédiatement une très forte chaleur émanant de ses paumes et envahissant ma nuque.

    Deuxième phénomène : à la fin de la séance qui dura 20 minutes, je me mis debout et je fus pris de vertiges, ce qui m'obligea à m'asseoir un instant.

    Enfin et surtout, troisième phénomène, je ressentis pendant toute la journée des « douleurs » dans mon crâne, mais pas comme une migraine classique : des douleurs uniquement dans les arcades sourcilières ! Étrange.

    La réponse me sera apportée quelques semaines après la sortie du livre en 1986. Je reçus une lettre manuscrite de 3 pages, signée d'un des plus grands physiciens français : le professeur Yves Rocard (le père de l'ancien premier ministre Michel Rocard) ! Il venait de tomber, par hasard, sur notre livre et avait découvert mon récit des douleurs ressenties après la séance de magnétisme chez Jacques Montagner : pour lui, cela confirmait sa théorie que l'être humain possède des cristaux de magnétite (c'est-à-dire de la pierre d'aimant naturel) dans les arcades sourcilières ! Ce fait fut ensuite vérifié, l'année suivante, par le biologiste anglais Robin Baker, de l'université de Manchester, qui trouva de la magnétite dans des crânes de personnes décédées ! Au total, le professeur Yves Rocard a trouvé 8 endroits différents, dans le corps humain, contenant de la magnétite.

    Au cours de l'imposition de ses mains sur mon crâne, Jacques Montagner avait donc excité la magnétite contenue dans mes arcades !

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    Photo Kirlian de l'énergie émise par la main droite du magnétiseur Jacques Montagner

     BIBLIOGRAPHIE

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    ABC du magnétisme (éditions Grancher)

    Dans ce livre, j'ai consacré un très long chapitre à Jacques Montagner avec, entre autres, une interview en profondeur où le magnétiseur révèle la méthode qu'il a mise au point pour magnétiser.

    Par ailleurs, Jacques Montagner donne de nombreux exemples de cas qu'il est parvenu à traiter avec succès (zona, eczéma, stress,...).

    Je consacre aussi un autre chapitre aux résultats qu'il a obtenus lors de tests scientifiques effectués, à ma demande, par le professeur Yves Rocard.

     

     

     

    Ma rencontre avec Colette Silvestre, tarologue  par Jacques Mandorla

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    BIO-EXPRESS

    Après une scolarité classique, Colette Silvestre entre, sur concours, dans l'administration. Trois ans plus tard, trouvant cette activité trop monotone, elle rejoint le groupe de presse Hersant. Le milieu journalistique, beaucoup plus vivant, convient davantage à son besoin de communiquer, d'écrire et d'échanger. Cette expérience, très riche et pleine d'enseignements, va durer dix ans et lui laisser un excellent souvenir. Mais, pour des raisons personnelles, elle est obligée d'abandonner cette activité et s'oriente alors vers le monde de l'édition d'ouvrages ésotériques.

    Colette Silvestre réalise alors que sa voie est dans la tarologie, une science fondée sur l'étude des cartes du tarot. C'est son talent dans la lecture de l'agencement de ces cartes, lecture plus longue que les cartes à jouer ordinaires et comportant des figures différentes, qui lui a permis d'exercer dans un domaine qui la passionne depuis son plus jeune âge.

    MA RENCONTRE

    J'ai rencontré Colette Silvestre en 1988 lors d'un dîner organisé par notre éditeur commun Michel Grancher, qui avait eu l'excellente idée de réunir les auteurs des ouvrages de son incontournable collection "ABC" : ce soir-là, en tant qu'auteur de "ABC du magnétisme", j'ai fait la connaissance entre autres de Colette Silvestre ("ABC des tarots") et de Jean-Daniel Fermier ("ABC de la numérologie"), avec lesquels j'ai gardé des liens amicaux encore jusqu'à aujourd'hui.

    Pour cette rubrique RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES, j'ai voulu en savoir plus sur cette discipline qu'est la tarologie, en interviewant Colette Silvestre.

    Jacques Mandorla : Comment vous présentez-vous aux gens : tarologue, cartomancienne ou bien tireuse de cartes ?

    Colette Silvestre : « Tireuse de cartes » ou « cartomancienne » sont des termes tout à fait exacts, mais qui ne correspondent plus à notre époque actuelle. Dans l'esprit de certaines personnes, ils sont même un peu péjoratifs. De nombreuses expressions changent avec le temps et avec la mode. De même qu'un sourd devient un malentendant, un aveugle un malvoyant ou une concierge une gardienne d'immeuble, les termes de « tireuse de cartes » et de « cartomancienne » sont aujourd'hui remplacés par ceux de « tarologue » ou même parfois de « conseillère en relations humaines » ! Il ne faut pas oublier que, dans le passé, on lisait l'avenir en utilisant un simple jeu de belote de 32 cartes, et c'est ce qui a donné le mot « cartomancie ». Aujourd'hui le tarot (dont le jeu présente 22 arcanes majeurs essentiels aux interprétations, plus 56 arcanes mineurs complémentaires destinés à affiner ou à compléter ces interprétations) est devenu le support principal des consultations. La récente appellation de « tarologue » semble plaire davantage que « tireuse de cartes », devenue à tort synonyme de charlatanisme.

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    Le terme "tarologue" remplace aujourd'hui ceux de "cartomancienne" et de "tireuse de cartes".

     

    JM : Comment est née cette passion chez vous ?

    CS : Plutôt que de parler de passion, je préfère évoquer un intérêt fondé sur la curiosité. Attirée, dès l'âge de vingt ans, par le mystère qui entourait les cartes, je pris plaisir à consulter cartomanciennes et tarologues. J'étais surprise de voir qu'une simple lecture d'images permet de faire des prédictions qui, avec le temps, s'avéraient exactes. La curiosité m'a donc poussée à vouloir en savoir plus, à comprendre comment les cartes pouvaient répondre à nos questions et cette démarche est devenue une véritable passion au fil du temps.

    JM : Comment définiriez-vous votre rôle ?

    CS : C'est une activité de conseil, destinée à soulager les plaies et les bosses de l'âme et qui demande patience, compréhension et amour des autres. Si l'interprétation du tarot réclame de l'intuition, il ne faut pas négliger la logique et la psychologie pour aider à résoudre certaines préoccupations des consultants.

    JM : Que représente, pour vous, un jeu de tarot ?

    CS : Au départ, le tarot a été pour moi un objet de collection. Les couleurs, les formes, les graphismes des lames m'avaient incitée à collectionner différents jeux. On ne peut pas rester insensible aux véritables œuvres d'art que sont les tarots de Visconti, de Scapini, de Charles VI ou, plus récemment, celui de Dali. Par la suite, compte tenu de l'intérêt que je portais à l'interprétation de ces lames, j'ai compris que le tarot était un traité de psychologie en images, un livre de sagesse et de connaissance, un chemin initiatique riche d'enseignements. Si le tarot éveille notre imagination par ses images colorées et artistiques, il permet aussi de méditer et de dialoguer avec soi-même et d'avancer sur la voie du chemin intérieur.

    JM : Quel est votre jeu de tarot préféré ?

    CS : Je reste fidèle aux 22 arcanes majeurs du tarot, ce qui ne signifie pas qu'il s'agit du tarot de Marseille ! Je travaille toujours avec des jeux dont les images me plaisent et me parlent, mais il m'arrive souvent d'en changer. J'ai une préférence pour les Tarots italiens et actuellement j'utilise un tarot de Scapini, sur un thème de Roméo et Juliette. Bien entendu, je n'oublie pas l'Oracle de Venise, un jeu de ma propre création !

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    L'Oracle de Venise : un jeu (cartes + livret) créé par Colette Silvestre et qui se présente dans un élégant coffret (éditions Grancher).

     

    JM : En quoi le tarot est-il différent des autres techniques de divination ?

    CS : Généralement utilisé à des fins divinatoires, le tarot peut aussi devenir un support très différent. L'interprète peut orienter la lecture des symboles, selon ses conventions et ses méthodes, vers des interprétations psychologiques, karmiques, spirituelles ou kabbalistiques.

    JM : À quoi sert exactement le tarot ?

    CS : Le tarot est très révélateur de la personnalité d'un individu. Chaque lame détermine les forces et les faiblesses du consultant. Il donne des informations précises sur ses émotions intérieures et cet aspect est nécessaire pour les prévisions qui pourront être faites. Le tarot est également une technique de divination mais il n'a pas le pouvoir d'influencer les événements. Simple messager, il aide à prendre des décisions, à orienter des choix, à cerner les facteurs positifs ou négatifs d'une situation, à saisir les opportunités ou à éviter les conflits, mais rien ne sera possible sans l'investissement personnel du consultant. Le tarot informe et le consultant est libre d'accepter ou de refuser l'information qui lui est transmise. Les gens viennent chercher l'espoir d'une amélioration de leur vie quotidienne, un réconfort et un éclaircissement sur leur vie future. Le tarot délivre donc un message d'espoir et d'amour. Que serait la vie sans espoir et, surtout, sans amour ? Si le tarot vous intéresse, sachez que vous pouvez lui faire confiance car c'est un ami fidèle et sincère qui ne vous décevra jamais.

    JM : Qui consulte les tarologues ?

    CS : En consultation, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Émotives et intuitives, elles se laissent aller à leurs états d'âme, sans éprouver de gêne à exprimer ce qu'elles ressentent. Les hommes sont plus fiers et n'apprécient pas de se montrer dans une position fragile. Ils réagissent également avec plus de logique et de raisonnement et considèrent qu'aller voir une cartomancienne est un truc de bonne femme. Ils se moquent gentiment, ils sourient malicieusement mais la curiosité les pousse souvent à vouloir en savoir plus !

    JM : Vous ne consultez plus depuis deux décennies déjà. Pourquoi ?

    CS : Par manque de temps. Les consultations demandent une grande disponibilité. Après de nombreuses années au service d'une clientèle parfois très exigeante, je consacre désormais mon temps à écrire des livres et à dispenser des cours d'initiation et de perfectionnement.

    JM : Quand vous consultiez, comment travailliez-vous face à un consultant ?

    CS : Je l'informe d'abord sur ce que je peux lui apporter et sur mes limites. J'avoue n'avoir aucun don exceptionnel de voyance ou de médiumnité et que je ne suis pas en mesure d'entrer en contact avec un esprit. Le consultant doit également savoir que la lecture du tarot ne va pas résoudre tous ses problèmes. Par ailleurs, je n'acceptais pas qu'une tierce personne assiste à la consultation : pour moi, le tête-à-tête est très important pour dialoguer sans avoir à être attentif à la personne dont la présence peut d'ailleurs provoquer une gêne ou une vibration négative. Enfin, la disponibilité du consultant devait être entière. Je n'ai jamais imposé de durée précise : selon les difficultés, une consultation pouvait varier d'une heure à une heure trente.

    JM : Aviez-vous des difficultés à assumer l'attente des consultants ?

    CS : Oui. L'intuition et la psychologie sont sans cesse en éveil pour comprendre les difficultés de la personne qui attend beaucoup de sa consultation. Il faut rester à son écoute, savoir ne pas la juger quelle que soit sa demande et rester impartial, sans jamais se projeter dans ses préoccupations. Certains cas sont faciles à analyser mais il arrive que l'on rencontre des personnes dont la situation est vraiment douloureuse. On ne peut pas rester insensible à certaines misères et si on ne peut régler tous les problèmes, on doit au moins apporter une aide morale.

    JM : N'importe qui peut-il apprendre le tarot ?

    CS : Le tarot est un livre d'images à la portée de tous. Il n'est donc pas nécessaire d'avoir un don particulier pour lire les arcanes du tarot. Le futur initié doit savoir qu'en s'investissant dans cette démarche, il découvrira une autre manière de penser. Philosophie et psychologie viendront ajouter à son étude une nouvelle orientation. Le travail de lecture développe l'intuition et permet ensuite de ressentir des émotions et des sensations plus fortes en soi-même. Il n'y a aucun danger à travailler et lire le tarot, mais celui-ci ne doit pas devenir une béquille dont on ne peut plus se passer. Ce support doit être utilisé à des fins d'aide et de soutien et, en aucun cas, comme une sanction.

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    JM : Quelle est votre plus belle réussite en consultation ? 

    CS : Fort heureusement, il y en a eu beaucoup. Si je devais n'en garder qu'une, ce serait la réconciliation très heureuse d'un couple au bord de la séparation. Je rappelle qu'un individu a parfaitement le droit d'accepter ou de refuser les informations et les conseils donnés par les lames de tarot. Dans le cas de cette femme, il y a eu de sa part une confiance totale dans les messages du tarot et une mise en application des conseils : le résultat a été très positif. Celui qui a toute confiance dans le tarot et qui n'hésite pas à faire les démarches nécessaires pour atteindre ses objectifs parviendra à dépasser les épreuves.

    JM : Quel est votre plus cruel échec ?

    CS : Un échec douloureux vous oblige à une remise en question totale par rapport à cette profession. En 1997, j'ai été bouleversée par le suicide d'une cliente fidèle depuis cinq ans. Après un investissement sérieux et sincère dans une mission humanitaire, cette femme de 55 ans s'est laissée aller à des tensions émotionnelles de plus en plus fortes pour sombrer finalement dans une grave dépression. Je n'ai sans doute pas suffisamment insisté sur la nécessité de lui faire suivre une thérapie et je n'ai pas imaginé un instant qu'elle puisse passer à l'acte. Mais peut-on réellement espérer que mes mots auraient été suffisants pour lui permettre de reprendre goût à la vie ?

    JM : Vous avez écrit récemment un livre sur « Le 6e sens » : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le sujet ?

    CS : Bien que le sixième sens ne soit pas explicable, la science ne nie pas son existence et admet que nous possédons TOUS cette inestimable faculté. Ce sixième sens, nommé différemment intuition, pressentiment ou instinct, nous prévient des avantages et inconvénients d'une situation ou d'un évènement, nous met en garde face aux dangers et nous pousse à des actions positives pour l'avenir. S'il nous parait très naturel de voir, d'entendre, de se sentir, d'apprécier le goût ou de ressentir des sensations par le toucher, pourquoi refuser d'utiliser le sixième sens toujours prêt à nous donner des informations pour notre bien ? Apprendre à développer son sixième sens, c'est découvrir un message entre notre sagesse intérieure et notre conscient : il est la lumière qui éclaire notre vie.

    JM : Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

    CS : Je collabore à une nouvelle revue trimestrielle qui vient d'être lancée par un ami, Frédéric Pudleitner. Son titre : DESTINÉA, positionné comme le magazine positif du spirituel et du mieux-vivre. Le numéro 1 est sorti en janvier 2018 (j'ai écrit un article "À la découverte du Tarot de Marseille") et le numéro 2 fin mars ("La loi d'attraction : on attire ce que l'on pense"). Dans le numéro 3, qui paraîtra fin juin, je publierai un article sur "Le sixième sens".

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    JM : Puisque vous ne consultez plus, quelle activité vous occupe aujourd'hui ?

    CS : J'enseigne le Tarot de Marseille, l'Oracle de Belline et la Numérologie, en cours de groupe à la librairie La Cornaline dans le 9e arrondissement. Cet enseignement me prend beaucoup de temps car il s'étale sur toute l'année scolaire. En plus de cet enseignement traditionnel, je propose des ateliers de perfectionnement, afin de former mes élèves à pratiquer ensuite professionnellement. Je fais des animations « Questions-Réponses », au cours lesquelles les participants me soumettent leurs interrogations personnelles, et je leur réponds à l'aide du tarot de Marseille. J'anime également des conférences sur différents sujets comme le 6ème sens, la loi d'attraction, l'association du tarot et de la numérologie ou encore celle du tarot et des chakras…

    Pour en savoir plus sur les cours et animations de Colette Silvestre, n'hésitez pas à consulter son site Internet : http://colettesilvestre.fr/Index.html

     

    BIBLIOGRAPHIE

    Colette Silvestre a écrit plus d'une quarantaine de livres, disponibles sur www.amazon.fr, www.fnac.fr ou à la librairie La Cornaline, 62 rue Saint-Lazare, 75009 Paris.

    Voici 4 de ses ouvrages incontournables.

    LES 21 PORTES DES ARCANES DU TAROT DE MARSEILLE ET D'OSWALD WIRTH

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    Cet ouvrage vous invite à entrer dans le jeu de tarot, en passant une à une 21 portes destinées à vous faire découvrir les secrets des arcanes majeurs. Trois personnages vous accompagnent au cours de ce voyage et trois regards différents vous font part de leur ressenti personnel à chaque ouverture de porte : le Mat critique et sévère mais chargé de curiosité, le profane ancré dans le monde de la Matière et l'initié dont la démarche est avant tout un voyage de l'âme qui ouvre la voie de la compassion et de l'amour universel. Au bout de la route après l'ouverture des 21 portes, quel sera votre propre regard ? Éditions Exergue – 363 pages – 23,90 €

     

    LA LOI D'ATTRACTION PAR LE TAROT

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    Cet ouvrage vous aide à comprendre que vous êtes seul maître de vos pensées et que vous attirez tout ce que vos pensez : c'est la Loi de l'Univers ou Loi d'attraction. Adopter cette loi et croire en sa force, c'est attirer à soi tout ce que l'on désire pour être heureux et, dans un même temps éloigner tout ce que l'on ne souhaite pas voir intervenir dans notre vie pour ternir notre bonheur et joie de vivre. Les arcanes du Tarot aideront, grâce à leurs symboles, à envoyer les messages dans l'Univers et, grâce à ce support, tout deviendra plus facile et plus clair. Éditions Trajectoire – 170 pages – 18,25 €

     

    LE COURS DE TAROT DE COLETTE SILVESTRE

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    Quelles sont les origines du tarot ? À quoi sert le tarot ? Comment l'aborder et, surtout comment le pratiquer ? Faut-il un don ? Cet ouvrage a été conçu non seulement pour répondre à toutes les questions que l'on se pose autour du tarot, mais aussi pour permettre de l'étudier avec facilité en toute simplicité. Ce cours de tarot est à la portée de tous, du débutant à l'élève confirmé. Rédigé en termes clairs et précis, il permet de comprendre rapidement la technique conduisant à des interprétations prévisionnelles dans les domaines de la vie quotidienne tels que le travail, l'argent, l'amour, la santé, la sexualité, la spiritualité… Éditions Grancher – 288 pages – 20 €

     

    DÉVELOPPER SON 6ème SENS

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    Nul n'ignore l'importance et l'utilité de nos cinq sens et pourtant nous sommes loin de les utiliser à bon escient et surtout d'en tirer tous les profits qu'ils sont en mesure de nous procurer. En sachant être à l'écoute de vos cinq sens et en apprenant à les exploiter, vous constaterez des améliorations de votre quotidien de façon positive. Ce travail sur les cinq sens a une grande importance car il permettra au sixième sens de se manifester spontanément et de façon différente selon la nature, le caractère, la personnalité et la sensibilité des individus. Éditions Trajectoire – 112 pages – 18,25 €

     

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      Ma rencontre avec Jean-Louis Crozier, radiesthésiste

    • par Jacques Mandorla

       

      BIO EXPRESS

      Jean-Louis Crozier est né en 1944. Il est décédé le 31 décembre 2008. La journée, il  exerçait son métier de magnétiseur dans son cabinet à Aubenas (Ardèche). Le soir (et souvent la nuit !), en tant que radiesthésiste, il aidait bénévolement les enquêteurs (Gendarmerie, Police ou Pompiers) afin de leur permettre de retrouver des personnes disparues, au moyen de son pendule.

      Son grand-père paternel était sourcier et l'avait initié, chaque année pendant les vacances scolaires d'été, à la recherche de sources dans les environs du petit village ardéchois de Flaviac. Il a ainsi débuté la radiesthésie... à l'âge de 5 ans ! Et sa mère soignait les brûlures par conjuration. Il était donc né sous une double bonne étoile.

      Aujourd'hui, sa fille Stéphanie a repris le cabinet d'Aubenas où elle pratique professionnellement magnétisme et radiesthésie.

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      Jean-Louis Crozier dans son cabinet d'Aubenas, en pleine recherche d'un disparu (photo Jacques Mandorla)

      MA RENCONTRE

       En 1989, j'ai appelé Jean-Louis Crozier pour lui demander s'il acceptait de collaborer au livre que je commençait à écrire, intitulé "ABC de la radiesthésie". Il était d'accord mais il m'avoua qu'il n'avait pas de temps disponible. Je lui ai donc fait la proposition suivante : " À la fin de chacun des chapitres, je vous laisse carte blanche pour vous exprimer, même si vous n'êtes pas d'accord avec moi. De plus, je consacrerai un chapitre entier à vos recherches de disparus ".

      C'était parti ! Quelques semaines plus tard, j'ai passé plusieurs jours chez lui à Aubenas. j'ai alors découvert quelqu'un de très modeste, toujours à l'écoute. On a d'abord parlé de son métier de magnétiseur : il consultait en direct dans son cabinet, mais il "soignait" aussi sur photo à distance, ce qui est plus plus étonnant ! 

      Mais c'est son côté "chercheur de disparus" qui m'a le plus intrigué. Comment faisait-il pour réussir à aider les enquêteurs, simplement en faisant balancer son pendule au-dessus d'une photo (" Je préfère quand elle est en noir et blanc, j'obtiens de meilleurs résultats ! " me disait-il), tout en restant tranquillement chez lui à Aubenas : en effet, il n'avait pas besoin d'aller sur le terrain. Quand il m'a appris que, depuis son premier cas de disparu en 1960, il notait tout dans de petits cahiers d'écolier, j'ai demandé à les étudier. À l'intérieur : des centaines de recherches, très bien présentées : " Nom de la personne - Date de disparition - Nom de l'enquêteur qui l'a contacté - Dernier endroit où a été vue la personne disparue". Puis suivaient d'autres colonnes où il indiquait ses hypothèses : "Personne morte ou vivante - Lieu précis où chercher la personne - Conclusion fournie par l'enquêteur ".

      Sa notoriété a véritablement "explosé" en 1974 quand le journaliste Georges de Caunes (le père de l'animateur Antoine de Caunes) l'a invité dans son émission "Le coeur et la raison'" sur Radio Monte Carlo. Dans les jours qui ont suivi, la station a reçu des milliers d'appels d'auditeurs venant de toute la France et demandant des consultations en magnétisme ou en radiesthésie ! "Ma carrière professionnelle venait de débuter !".

      Au total, entre 1960 et 2008, Jean-Louis Crozier aura travaillé sur 1 200 cas de personnes disparues (soit, en moyenne, une recherche tous les 15 jours) dont 400 ont été résolus, à ce jour, par les enquêteurs. Sur ces 400 personnes retrouvées, 270 (soit les 2/3) l'ont été à l'endroit exact indiqué par lui ! Et ces 270 personnes ont toutes été trouvées dans l'état ("Mort ou vivant") qu'il avait précisé : 100% de réussite !

      Pour faire ses recherches, Jean-Louis Crozier a créé un pendule personnel, réalisé par un artisan de la région. Ce pendule en laiton se distingue des autres pendules par son poids élevé (100 g), sa longue pointe (5 cm) et sa très courte chaîne : "La longue pointe me permet d'être le plus précis possible sur les cartes IGN au 1/25 000e sur lesquelles je travaille".

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      Dessin du pendule personnel de Jean-Louis Crozier

      J'ai, un jour, demandé à Jean-Louis Crozier ce qu'il ressent lors d'une recherche de disparus. Voici sa réponse : "Lorsque je recherche un disparu, je deviens une sorte de radar ! Je m'explique : j'ai l'impression que j'émets des ondes mentales à 360 degrés, donc dans toutes les directions. Comme je travaille à partir d'une photo sur laquelle je pose ma main gauche, je pense que les ondes que je diffuse sont chargées de celles de la personne recherchée, dont on pourrait dire que j'ai détecté la longueur d'onde spécifique. À un certain moment de mon travail, j'approche du disparu sur la carte d'état-major : je reçois alors un écho en retour. J'ai retrouvé la personne. Mon « radar » personnel a fonctionné et j'ai perçu le « bip » caractéristique. Mais si, sur un vrai radar, le bip est sonore, dans mon cas il est visuel : c'est le moment où le pendule tourne. En ce qui concerne les échos de personnes mortes qu'on me demande de trouver, j'ai constaté qu'ils étaient de puissance différente: les meilleurs échos sont, pour moi, ceux qui proviennent d'un disparu se trouvant sous l'eau. J'ai coutume de dire que l'eau est « porteuse » d'échos. Puis viennent les échos de personnes sur terre et enfin ceux de gens enterrés. Dans ce cas, l'écho m'apparaît étouffé".

      TESTS AVEC LE PROFESSEUR YVES ROCARD (1903-1992)
      radiesthésie,pendule,Crozier,Rocard,Chauvin,disparus,magnétisme,police,gendarmerieLe lundi 18 juin 1990, alors que Jean-Louis Crozier était de passage à Paris (il était invité, le soir même, dans l'émission "Stars 90" de Michel Drucker), je l'ai emmené le matin chez le célèbre physicien Yves Rocard. Ce dernier lui a alors fait subir plusieurs expériences destinées à évaluer ses capacités radiesthésiques : ce que le professeur appelle le test de la sensibilité sourcière. Il s'agit de savoir au bout de combien d'oscillations un pendule, tenu par le professeur Rocard, se mettra à tourner pendant que le sujet à tester pose sa main droite verticalement, les doigts vers le haut, sur l'arcade sourcilière gauche du professeur. Eh bien, le pendule quitta ses oscillations longitudinales au bout de 11 balancements, pour se mettre alors à tourner dans le sens anti-horaire. Conclusions du professeur Yves Rocard : « Jean-Louis Crozier est un magnétiseur confortablement doué, possédant beaucoup de magnétite dans les articulations des doigts ». Il faut noter que, chez le "commun des mortels", la moyenne des balancements se situe, selon le professeur Yves Rocard, entre 25 et 30.

      BIBLIOGRAPHIE

      L'homme du dernier espoir Éditions Tchou 1984.

      L'énergie au bout des mains Éditions Grancher 1994

      ABC de la radiesthésie (co-écrit avec Jacques Mandorla) - Éditions Grancher 1991 - Ouvrage réédité et enrichi en 2014 - 316 pages - 82 illustrations

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      Préface de l'ABC de la radiesthésie par le Professeur Rémy CHAUVIN (1913-2009)

      radiesthésie,pendule,Crozier,Rocard,Chauvin,disparus,magnétisme,police,gendarmerie" Je viens de lire l'ABC de la radiesthésie de Jacques Mandorla, écrit en collaboration avec Jean-Louis Crozier et franchement, je suis surpris, agréablement. Je m'attendais au pire, ayant lu je ne sais combien d'ouvrages similaires (quand je dis lu : au bout d'un quart d'heure, l'ouvrage vous tombe des mains). Or, j'ai affaire à un travail très clairement rédigé, précédé d'un historique bien construit et par-dessus le marché animé d'un scepticisme de bon aloi. Qu'on m'entende bien : je ne mets pas en doute les capacités vraiment étonnantes de certaines personnes, qu'elles s'intitulent voyantes ou radiesthésistes; au contraire, j'ai eu des exemples personnels qui m'ont convaincu. Mais ce dont je doute fort, ce qui m'irrite comme tout scientifique, ce sont les théories plus folles les unes que les autres et les « appareils de mesure » ou prétendus tels, qui visent à accroître la capacité paranormale de celui qui les emploie. Quand j'entends parler d'ondes, c'est tout juste si je ne sortirais pas mon revolver ... si j'en avais un. Avouons plutôt que les faits existent et que nous n'y comprenons rien. La grande difficulté dans l'étude du paranormal c'est l'absence, justement, d'une théorie : la physique et la biologie sont trop jeunes encore, sans doute. Rien ne sert donc d'employer des termes savants empruntés à la physique alors qu'il ne s'agit manifestement de rien de tel. Dans le chapitre qui est consacré à l'un des personnages les plus étonnants de cette époque (Jean-Louis Crozier), nous sommes sur un terrain plus solide. Le point intéressant, c'est non seulement la faculté qu'a notre sujet de retrouver des personnes disparues, à l'aide de la prospection sur carte, mais aussi le fait qu'il se prête avec la meilleure grâce du monde à l'expérimentation. Je retiens tout particulièrement l'expérience du « faux disparu» tentée avec la télévision, en présence d'un huissier, et l'expérience dite « du jeu de la bataille navale» que Crozier gagne à distance. D'ailleurs, ce qui est rare c'est la complaisance avec laquelle Crozier se prête aux desiderata des scientifiques, ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde. Nous tenons en lui « un grand sujet » comme il en apparaît bien rarement. Espérons que nous saurons en profiter. Quant à l'explication... Encore une fois, Crozier semble faire à peu près n'importe quoi à distance et peu importe cette distance. Quel dommage que nous n'ayons pas même une tentative d'explication ! Sauf peut-être ce que m'a dit un de mes amis, scientifique de haut renom, qui lui aussi fait couramment de la vision à distance. Je lui demandais : « Mais quand vous suivez tel ou tel sujet à distance, cela est incompréhensible, puisque votre corps reste loin de lui ! ». « Eh! me répondit-il, je ne me déplace pas, ni en corps ni en esprit : c'est le temps et l'espace qui sont momentanément annulés ».

     

    Ma rencontre avec Raymond Réant, parapsychologue

    par Jacques Mandorla

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    BIO EXPRESS

    Raymond Réant (1928-1997) est né à Liévin dans le Pas-de-Calais. Élevé dans une famille protestante, il a été très tôt confronté aux phénomènes paranormaux car ses grands-parents maternels étaient médiums. Il a affirmé avoir vécu sa première expérience de voyage hors du corps le soir même de son anniversaire de 36 ans. Il s'est intéressé à la plupart des techniques paranormales : la psychométrie, la radiesthésie, l'influence à distance, le voyage hors du corps, les guérisons spirituelles,... Il enseignait toutes ces techniques dans son pavillon de Villeparisis (Seine-et-Marne). Il est décédé en 1997 à l'âge de 69 ans.

    MA RENCONTRE

    J'ai rencontré Raymond Réant en 1991, sur un stand que TF1 avait créé lors d'un Salon Porte de Versailles. Nous avions été invités par la chaîne afin de présenter nos livres respectifs. J'ai donc passé la journée avec lui, évoquant de nombreux sujets liés à la parapsychologie.

    Nous nous sommes revus plusieurs fois ensuite afin que je l'interviewe : je passais alors du temps avec lui, dans son petit pavillon de Villeparisis.

    Le personnage était très sympathique et d'un abord très facile mais surtout il était resté très simple... malgré les fortes ventes de ses livres, publiés dans les années 1980 (voir, plus loin sa bibliographie) : cela ne lui était jamais « monté à la tête ».

    Un jour, il m'a fait une confidence étonnante. Alors que je lui disais qu'il était toujours optimiste et d'une égale humeur, il me confia : « Il n'y a qu'une chose qui m'a touchée : certains journalistes, dans leur interview, m'ont comparé à Séraphin Lampion, l'un des personnages de Tintin, un vendeur d'assurances casse-pieds et peu sympathique. Tout cela parce qu'on a la même petite moustache ! ».

    Une expérience de psychométrie pour la recherche d'un trésor

    La psychométrie, terme créé en 1885 aux États-Unis par le docteur Buchanan (du grec psukhé, âme et metron, mesure), désigne la capacité possédée par une personne de raconter l'histoire d'un objet, son origine et certains événements marquants de sa vie passée, uniquement en le prenant en mains et en se concentrant dessus.

    Raymond Réant fut l’un des voyants français les plus sollicités par les scientifiques pour faire des expériences de psychométrie, parfois destinées à des recherches de trésors.

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    Voici comment il m’a décrit sa méthode lors d’une interview qu’il m’avait accordée : « Pour parvenir à des résultats, je me concentre fortement sur l'objet à étudier et instantanément j'aperçois des images qui représentent les moments forts de la vie et de l'environnement de cet objet. J'explique ce phénomène en affirmant que les choses qui nous entourent ont, un peu comme les êtres humains, une mémoire dans laquelle s'impriment les faits essentiels dont elles sont les témoins involontaires et immobile. Ainsi, un jour, on m'a apporté une pierre provenant de la muraille d'un château féodal pour essayer de détecter la présence d'un trésor. J'ai capté des images d'un meurtre perpétré à l'aide d'un poignard et mettant en scène des gens vêtus comme au Moyen Age. Un peu plus tard, après recherche sur l'histoire du château, on découvrit qu'un crime avait bien eu lieu à cet endroit, plusieurs siècles auparavant. La pierre avait mémorisé comme un souvenir, ou peut-être comme un cauchemar, ce meurtre du passé et c'est cela que j'avais capté ! ».

    Finalement, en plus de la révélation d’un crime commis dans le château, Raymond Réant a pu localiser une cache dans un mur, cache qui s’est hélas révélée vide : le trésor avait donc probablement été découvert, bien avant la réalisation de l’expérience de psychométrie !

    Test scientifique réalisé avec Raymond Réant

    Raymond Réant a été soumis, un jour, à une expérience étonnante, dirigée par le professeur François Saison, de l'université d'Orsay, expérience filmée et intitulée « La pierre ronde ».

    Après avoir remis un fossile au voyant, le scientifique le laisse parler : « Je vois un coquillage : c'est une ammonite évidée, utilisée par des Indiens pour un usage religieux. J'entends une voix qui dit "salagraman" à l'instant même un prêtre loge, dans la cavité du coquillage enveloppé par le galet, un tout petit document portant des inscriptions que je ne comprends pas. Je vois un grand fleuve. En m'élevant très haut, je le reconnais comme étant le Gange, dans la découpe du territoire indien ».

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    Voici, à l'issue de cette expérience, le commentaire du professeur François Saison : « J'ignorais absolument tout de cet objet, sauf son origine indienne. Après bien des recherches, à la suite du mot "salagraman" donné par monsieur Réant, j'ai eu la joie de découvrir ce mot, écrit avec une lettre en moins, à la page 323 du "Dictionnaire des religions" de l'Abbé Bertrand édité en 1851, à l'article "salagrama" : petite pierre extrêmement vénérée en Inde par les Brahmanes qui la considèrent comme une métamorphose de Vishnou. C'est une sorte de coquille pétrifiée dans le genre des ammonites. On la trouve dans la rivière Cassai, un des affluents du Gange. Cette pierre est cependant assez rare. Les Brahmanes, après l'avoir lavée, la portent sur l'autel et la parfument. Ensuite ils distribuent à leurs .fidèles un peu d'eau qui l'a touchée. il n'est rien de plus efficace pour obtenir la rémission de tous ses péchés que d'avoir de l'eau dans laquelle on a lavé une pierre salagrama ».

    Testez vos capacités de psychométrie (test proposé par Raymond Réant)

    Mesurez vos potentialités en psychométrie en demandant à des personnes de votre entourage de vous soumettre des objets "exotiques" (statuettes ou produits d'artisanat rapportés par des tiers d'un pays étranger) ou des objets personnels proposés par ceux qui assistent au test (montres anciennes, bijoux, vêtements...). Aucune information ne doit vous être donnée lors de la présentation des objets.

    Puis prenez un objet en main : palpez-le, ressentez-le, imprégnez-vous en bien. Plus vous donnerez de détails sur l'objet (époque, origine géographique, description du propriétaire...), plus le test sera réussi.

    Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires sur les résultats obtenus à : paranormal@orange.fr

     BIBLIOGRAPHIE

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    Parapsychologie pratique pour tous Éditions du Rocher (1982)

    Pratiquez la parapsychologie Éditions du Rocher (1985)

    La parapsychologie et l'invisible Éditions du Rocher (1986)

     

    1995 - Ma rencontre extra-ordinaire avec Jean MOISSET, traqueur de coïncidences

    par Jacques Mandorla

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    BIO-EXPRESS

    Jean, Ernest, Émile MOISSET est  né à Meaux le 31 décembre 1924 sous le signe du Capricorne. Il est décédé en novembre 2010 à près de 86 ans.

    Passionné par les phénomènes paranormaux depuis son plus jeune âge (il intégra alors la société des Amis de l'Institut Métapsychique International), Jean Moisset a trouvé une extraordinaire voie d'étude quand, en 1985, il a constaté d'étranges coïncidences entre les jours anniversaire de naissance et de mort de son père. Dès lors, sa chasse aux coïncidences va devenir presque obsessionnelle, au point de s'entendre dire par le professeur Pierre Solié : « Ne pensez plus aux coïncidences, sinon vous risquez la névrose ! ». Passant outre ce conseil, il a continué des recherches qui se sont très vite traduites par la parution d'un premier livre « Énigmatiques coïncidences et unité du monde » (éditions Présence).

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    MA RENCONTRE

    C’est mon ami Marc Schweizer, homme aux talents multiples (écrivain, journaliste, éditeur, fondateur de la revue et du site SCIENCE ET MAGIE…) qui, un jour, m’a dit : « Tu devrais rencontrer Jean Moisset : c’est un infatigable traqueur de coïncidences ! ».

    Je pris alors rendez-vous pour une interview qui parut en 1996 dans le magazine FACTEUR X dont j’étais le conseiller éditorial.

    Jacques Mandorla : Qu'est-ce qu'une coïncidence ordinaire ?

    Jean Moisset : Parmi la multitude de faits observés ou d'informations perçues par chacun d'entre nous, il est normal que, de temps à autre, surviennent des coïncidences, c'est-à-dire des rencontres fortuites ou des événements simultanés présentant une ressemblance. Ces coïncidences, en général d'une grande banalité, sont explicables par les probabilités. Voici, en vrac, quelques exemples : vous vous apercevez, en parlant à un inconnu, que vous avez un ami commun. Vous pensez à votre mère qui vous téléphone chaque semaine et elle vous appelle à ce moment-là. Vous cherchez un livre épuisé et, le même jour, vous l'apercevez dans la vitrine d'un bouquiniste. Vous prononcez un mot et vous l'entendez au même instant à la radio ou à la télé...

    J Ma : Est-ce la même chose que la loi des séries ?

    J Mo : Non. La sérialité ou « loi des séries », étudiée par le biologiste autrichien Kammerer (1880-1926), est une répétition d'événements, choses, symboles analogues ou identiques dans le temps et/ou dans l'espace. Elle fait l'objet de dictons célèbres : « Jamais deux sans trois » ou encore « Un malheur n'arrive jamais seul ». Voici quelques exemples de sérialité : l'annonce par les médias, le même jour, de plusieurs accidents de même nature (déraillement de trains par exemple); une suite d'événements vécus par une personne, soit heureux (période de chance), soit malheureux (série noire), bien connue par la plupart d'entre nous; au loto, la sortie d'un même numéro plusieurs tirages de suite (sérialité dans le temps) ou de plusieurs numéros voisins au même tirage (sérialité dans l'espace). Ou encore la répétition de faits inopinés présentant une ressemblance : ainsi, vous êtes invité à déjeuner et la maîtresse de maison vous sert un petit salé aux lentilles. Or, l'avant-veille, vous aviez déjà mangé ce plat chez vous et la veille chez des parents.

    J Ma : Qu’est-ce alors que la synchronicité ?

    J Mo : La synchronicité est plus complexe que la sérialité. Il s'agit des coïncidences dont le caractère mystérieux nous laisse un sentiment troublant, indéfinissable. On dit alors que la coïncidence est « signifiante », c'est-à-dire chargée de sens. Elle se caractérise par le fait que le psychisme de la personne est plus impliqué que dans une simple coïncidence et que sa probabilité d'occurrence est plus faible. Cela procure un sentiment d'importance au sein de l'Univers, comme s'il s'agissait d'un « clin d'œil » du destin ...

    J Ma : Avez-vous un exemple expliquant clairement la différence entre coïncidence simple, sérialité et synchronicité ?

    J Mo : Essayons. Durant vos vacances, vous rencontrez par hasard un couple d'amis. C'est une coïncidence. Si, en plus de cette rencontre, vous retrouvez deux autres amis séjournant dans la même station balnéaire, il s'agit d'une sérialité. Enfin, vous habitez Metz et vous vous rendez en vacances à Antibes. Au cours du voyage, vous pensez - en voyant une affiche publicitaire sur la Polynésie - à des amis partis vivre à Tahiti et dont vous n'avez plus de nouvelles depuis 18 ans. Après être descendu à l'hôtel, vous allez à plage et installez votre serviette sur le sable avant de vous baigner. Vous vous apercevez alors, avec stupéfaction, que vos plus proches voisins sont les amis tahitiens en question ! C'est une synchronicité.

    J Ma : Vous tenez le psychiatre Carl Gustav Jung pour l’inventeur du concept de synchronicité

    J Mo : Absolument. Jung fut, jusqu'à leur rupture, le disciple préféré et le plus proche de Sigmund Freud, le théoricien de l'inconscient individuel. Puis Jung s'écarta des thèses de son maître en créant la psychologie analytique, fondée notamment sur l'idée de l'inconscient collectif et des archétypes pouvant expliquer la création de synchronicités. Jung a mis au point le principe de la synchronicité avec le physicien américain d'origine autrichienne Wolfgang Pauli (1900-1958), prix Nobel de physique en 1945. Ils définirent la synchronicité comme « une coïncidence temporelle sans lien causal, entre un état psychique donné et un ou plusieurs événements extérieurs objectifs, offrant un parallélisme de sens avec cet état subjectif du moment ». L'un des cas de synchronicité les plus étonnants auxquels Jung fut confronté survint lors d'une séance, dans son cabinet. Sa patiente lui racontait un rêve où elle recevait un scarabée d'or en cadeau. Au même moment, Jung entendit un bruit à la fenêtre. Il s'approcha, aperçut un insecte sur la vitre, le captura et constata alors qu'il s'agissait d'un scarabée !

    Selon Jung, il existerait un « inconscient collectif » situé dans une autre dimension, hors de l'espace-temps, sorte de supraconscience cosmique de l'Humanité à laquelle nous serions reliés par notre inconscient personnel. Dans cet inconscient collectif se constitueraient des « centres d'énergie psychique potentielle » appelés archétypes. Les archétypes représentent des thèmes, des mythes, des images symboliques... qui peuvent être aussi nombreux que variés : le cosmique, le sentiment religieux, l'ange gardien, le paradis, le conte de fée, le diable, l'enfer, la Terre, la nuit, la mère, le père, la grand-mère, le vieux sage, l'homme fort, le séducteur, la femme fatale, etc.

    J Ma : Avez-vous un exemple personnel de synchronicité ?

    J Mo : Bien sûr. J'habitais Nice depuis quelques mois. Je me réveille un matin avec un torticolis très douloureux, semblable aux crises que j'avais à l'époque où j'habitais Paris. Je me mets soudain à penser au docteur parisien qui m'avait soigné pour une arthrose cervicale. Je décide d'aller faire quelques achats avenue Jean Médecin et, soudain, je tombe nez à nez avec ce praticien qui se trouvait à Nice pour un congrès ! Non seulement j'ai pensé à mon médecin parisien et je l'ai rencontré une heure après à Nice, mais cela s'est passé… avenue Médecin !

    J Ma : Existe-t-il un phénomène unique de synchronicité ?

    J Mo : Non. Il existe plusieurs variantes : les synchronicités décalées dans le temps (c’est la prémonition) ou dans l'espace (c’est la clairvoyance), qui ne peuvent être vérifiées qu'après coup. Les synchronicités par identité de pensée instantanée entre deux personnes, sans événement extérieur objectif : c'est la télépathie. Exemple : vous pensez à un ami dont vous n'avez pas eu de nouvelles depuis longtemps. Au même moment, votre téléphone sonne : c'est lui ! Les synchronicités à présage consistent en la perception de signes symboliques (souvent des nombres) par une personne, annonçant la survenance prochaine d'événements favorables ou désagréables, selon leur nature et l'interprétation qu'en fait le témoin. Enfin, il existe aussi des synchronicités généalogiques (le cas de Cendrine, que j’ai rencontrée à Nice, dont cinq parents proches sont morts un 12 mai) ou familiales (notamment entre jumeaux) et les rétro-synchronicités historiques comme celle entre Abraham Lincoln et John Kennedy.

    J Ma : Pouvez-vous nous parler de cette rétro-synchronicité historique entre Abraham Lincoln (1809-1865) et John Kennedy 1917-1963) ?

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    J Mo : Bien sûr. Les coïncidences sont troublantes. En voici quelques-unes. Lincoln a été élu Président des États-Unis en 1860 et Kennedy en 1960. Ils ont, tous les deux, été tués d’une balle dans la tête un vendredi, en présence de leur épouse. John Wilkes Booth, l’assassin de Lincoln, était né en 1839 et Lee Harvey Oswald en 1939 : tous les deux ont été abattus avant d’être jugés. Leurs nom et prénom comportent 15 lettres. La secrétaire de Kennedy s’appelait Lincoln. La voiture dans laquelle Kennedy a été tué était de marque Lincoln.

    J Ma : Pouvez-vous nous donner d’autres exemples de synchronicité ?

    J Mo : Bien sûr. Le premier concerne le célèbre Camille Flammarion (1842-1925), fondateur de la Société astronomique de France. Il décide de faire son voyage de noces en montgolfière et propose au curé ayant béni son union d’accompagner le couple. Le curé accepta avec plaisir mais, la veille du départ, il se récuse car il doit aller déjeuner chez des parents au bord de la Marne. Flammarion et son épouse s'envolent donc seuls. Or, par un concours de circonstances extraordinaires, la montgolfière est dirigée par le vent... à l'aplomb du jardin où le curé était en train de déjeuner en famille ! Autre exemple. En 1820, après 5 naufrages consécutifs, Peter Richley est recueilli par le paquebot « City of Leeds », en route vers l'Australie. À son bord se trouve une vieille dame qui recherche son fils disparu depuis près de dix uns. Souffrante, elle le réclame dans son délire. Le médecin du bord décide de demander au naufragé Peter Richley, qui ressemble au fils que la vieille dame lui a décrit, de se faire passer pour son fils afin d'adoucir ses derniers instants. Stupéfaction de ce dernier lorsqu'il reconnaît sa propre mère, Sarah Richley, laquelle se rétablit rapidement ! Troisième exemple. En 1915, deux soldats sont admis séparément dans un hôpital militaire de Bohème. Tous les deux ont 19 ans, souffrent de pneumonie, sont nés en Silésie, sont volontaires dans le Train des Équipages et, dernier point, s'appellent Franz Richter !

    J Ma : Quand les synchronicités surviennent-elles ?

    J Mo : On a constaté que certaines circonstances étaient propices aux synchronicités. Citons les états médiumniques, mystiques ou modifiés de conscience (hypnose, NDE... ), les liens affectifs et empathiques très étroits (jumeaux), les situations dramatiques, les maladies graves, les difficultés sociales, les troubles psychiques, la recherche spirituelle, la création artistique, les découvertes scientifiques ...

    J Ma : Selon vous, certains phénomènes paranormaux s'expliqueraient par la synchronicité

    J Mo : C'est vrai. Quand on compare les phénomènes psy avec la synchronicité, on leur trouve des points communs : ils ont un caractère spontané, sont difficilement reproductibles et sont pratiquement inexplicables par la science. La synchronicité pourrait expliquer la télépathie, la prémonition, la clairvoyance, la vision à distance, les apparitions, la psychokinèse, la réincarnation, les poltergeists, la lévitation, les expériences de mort imminente, la transcommunication... Ainsi, la télépathie serait la coïncidence entre l'état de pensée de deux personnes. L'impression de « déjà-vu » ou de « déjà-vécu » est un phénomène pouvant s'expliquer par le déphasage des deux hémisphères cérébraux, la perception étant enregistrée par l'un d'eux avec une fraction de seconde de retard par rapport à l'autre. Mais il pourrait aussi s'agir d'une synchronicité entre une perception objective de notre psychisme et une image archétype réactivée par notre inconscient.

    J Ma : Vous appliquez également la synchronicité aux ovnis.

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    J Mo : En effet. Les ovnis pourraient être des hologrammes - des images fantômes - provenant d'une autre dimension et générés par des archétypes de l'inconscient collectif. Ils correspondraient à des mythes de l'Humanité ou à des préoccupations du moment : on explique ainsi la vague d'ovnis à forme de dirigeables vus aux États-Unis en 1897 (année où fut précisément lancé le premier dirigeable en métal), voire à des images de science-fiction publiées dans le passé. On peut également imaginer que les extraterrestres ne soient pas physiquement présents sur notre planète mais forment des hologrammes, captés sur Terre par une sorte de télépathie. Ceci expliquerait pourquoi les ovnis demeurent insaisissables, comme s'ils étaient sans matière, et peuvent fusionner entre eux ou se scinder en plusieurs parties et disparaître instantanément... tout en créant des effets palpables sur les témoins : paralysie, sommeil, distorsion du temps !

    BIBLIOGRAPHIE

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    Dans « ABC des coïncidences mystérieuses » (éditions Jacques Grancher), Jean Moisset démontre que le monde ne serait pas uniquement régi par une causalité aveugle (la fameuse relation de cause à effet) mais que les êtres, les choses et les événements seraient également reliés selon un ordre issu d'une autre dimension, hors de notre espace-temps.

     

    Ma rencontre avec Didier AUDINOT, chercheur de trésors

    par Jacques Mandorla

    Didier Audinot,chercheur de trésors,Templiers,préface,Jacques Mandorla,Facteur X

    Didier Audinot, historien, homme de presse et chercheur de trésors.

    BIO-EXPRESS

    À l'âge de 13 ans, Didier Audinot découvre au fond du jardin familial une arme enterrée durant l'Occupation. Cette première trouvaille forge sa vocation. Il se plonge alors dans la lecture des vieux grimoires, à l'affût du moindre indice pouvant le mettre sur la piste de trésors oubliés. Plus tard, diplômé d'histoire et d'archéologie, il se spécialise dans la détec­tion électronique et se met à importer en France plusieurs marques anglo-saxonnes de détecteurs, appelés aussi « poêles à frire » ! Sa vocation devenait alors son métier. Didier était aussi un homme de presse : il avait lancé deux magazines « Trésors de l’Histoire » en 1980 et « Trésors et Détection » en 1990. Il nous a quittés en juin 2011 à seulement 56 ans.

     MA RENCONTRE

    J’avais contacté Didier en 1995 pour lui demander d’écrire des articles sur les trésors dans l’encyclopédie du paranormal FACTEUR X dont j’étais le conseiller éditorial. Un peu, plus tard, il m’a amicalement demandé de préfacer son « Manuel de Détection et de Chasse aux Trésors » qui révèle les techniques permettant d'exhumer d'authentiques trésors. Puis, je l’ai interviewé en 1996 pour FACTEUR X.

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    Jacques Mandorla - Qu'entendez-vous par « trésor » ?

    Didier Audinot - La définition la plus exacte reste celle proposée par l'article 716 du Code civil : « Un trésor est toute chose cachée ». Contrairement à l'image d'Épinal, le trésor ne se présente pas nécessairement sous la forme d'un butin de monnaies et de bijoux précieux. Par exemple, la grotte ornée de Vallon-Pont-d'Arc, qui a été découverte par des autodidactes, est aussi un trésor, au sens historique du terme. J'ai moi-même trouvé des documents anciens d'une grande valeur historique. Ils étaient généralement cachés dans de faux livres ou sous des tabliers de cheminée, creux et faciles à ôter.

    JM - Existe-t-il encore beaucoup de trésors à découvrir en France ?

    DA - Après plus de 25 ans de carrière, je suis toujours surpris de constater que je découvre encore, chaque année, des trésors inédits par dizaines ! En estimant qu'à chaque génération fran­çaise un million de personnes sont susceptibles d'avoir caché leurs économies, cela représente 66 millions de trésors cachés depuis l'époque gallo-romaine ! C'est considérable et quoi qu'il arrive, bien supérieur à ce qui a pu être découvert jusqu'ici.

    JM - La France a connu dans son histoire des périodes très mouvementées. Lesquelles sont les plus riches en trésors ?

    DA - L'époque la plus riche en trésors enfouis reste celle des grandes invasions barbares, survenues en Gaule aux Ier et Ve siècles de notre ère. Pour éviter que leurs biens ne soient pillés, des cent­aines de milliers de riches gallo-romains enterrèrent or, argen­terie et bijoux avant de prendre la fuite. Le plus souvent, ils ne revinrent jamais les chercher !

    Personnellement je préfère d'autres périodes, également très généreuses en fortunes cachées : le Moyen Âge (en 1307, lors de l'arrestation des Templiers de France, des milliers de commanderies dissimulè­rent soigneusement leurs trésors) ou le XVIe siècle, quand les guerres de religion faisaient rage. Une multitude de trésors furent enfouis aussi bien par des grandes familles de France que par de simples paysans...

    Mais ma période favorite est la Révolution française. La noblesse émigra massivement, lais­sant derrière elle, dans toutes les régions de France des trésors très précieux, souvent constitués de monnaies d'une très gran­de valeur. Aujourd'hui, je consacre la majeure partie de mes investigations aux trésors datant cette période.

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    Jacques de Molay, le dernier Grand Maître des Templiers, fut brûlé vif en place de Grève en 1314, sur ordre du roi Philippe IV le Bel.

    JM - Les grands trésors mythiques - comme celui des Templiers ou des Cathares - sont recherchés depuis fort longtemps. Comment expliquez-vous qu'ils n'aient toujours pas été découverts ?

    DA - Il y a à cela plusieurs raisons. D'abord, cela fait seulement une quinzaine d'années qu'on utilise du matériel de détection élec­tronique pour rechercher les métaux enfouis. Le grand trésor de l’Ordre du Temple est convoité depuis le XIVe siècle :  beaucoup de chercheurs sont sans doute passés très près. Mais, faute de moyens de détection moderne, ils se sont trouvés dans l'impos­sibilité matérielle de vérifier leurs hypothèses concernant la cache éventuelle.

    De nombreux petits trésors de commande­ries ont bien été découverts, mais jamais le trésor de l'Ordre lui même. Il en va de même concernant les dépôts de la commu­nauté cathare et les nombreux trésors nazis. La seconde raison, c'est que beaucoup de chercheurs s'y prennent mal. Les candi­dats à la fortune sont nombreux, mais beaucoup sont obnubi­lés par de fausses pistes, ce que l'on appelle des leurres dans notre jargon. Il faut se méfier des dossiers trop bien ficelés que l'on trouve dans les ouvrages destinés au grand public...

    JM - Quels conseils donneriez-vous à un chercheur de trésors « en herbe » pour qu'il augmente ses chances de réussite ?

    DA - Deux règles de travail sont absolument fondamentales et conditionnent à elles seules le résultat des recherches. La pre­mière règle, c'est d'apprendre à chercher par soi-même, à foca­liser son attention sur les renseignements que nos propres inves­tigations livresques peuvent nous apporter. Il n'est pas un ouvrage d'Histoire locale ou régionale qui ne dévoile quelques pistes inédites et parfaitement exploitables grâce au matériel de recherche moderne. Là se trouvent les vrais trésors.

    La seconde règle, c'est d'être curieux et d'avoir l'œil furtif. Au cours de ma carrière, je me suis aperçu qu'à toutes les périodes de l'Histoire les gens font preuve d'une extraordi­naire ingéniosité pour aménager des caches dans des endroits les plus saugrenus.

    En Normandie par exemple, il est courant que de simples tas de pierres placés au bord des chemins recè­lent des trésors très anciens. Personne n'aurait songé à y cher­cher quelque chose. Certains de ces pierriers n'ont pas bougé depuis l'époque gauloise !

    Parfois c'est un simple symbole gravé sur un vieux mur, et près duquel des centaines de per­sonnes sont déjà passées sans s'interroger, qui vous donnera l'exact emplacement d'un trésor inédit.

    Pour être chercheur de trésors, il faut avoir gardé quelque part une âme d'enfant. Les enfants fouinent partout. D'ailleurs, ils font souvent des découvertes intéressantes. En 1954 à Saint-Wandrille (Seine­-Maritime), trois jeunes scouts, fouillant dans un mur de l'ab­baye couvert d'inscriptions, découvrirent 3 pots remplis au total de 501 pièces d'or d'époque Louis XV, toutes très rares. Il y en avait pour une fortune. Durant rois siècles personne n’avait songé à chercher ce qui pouvait se cacher derrière ces signes. Autre exemple plus récent : les 400 pièces en argent d’époque Louis XIII qu’un enfant de deux ans et demi, prénommé Adrien, a découvert en novembre 1997 en forêt de Domont (Val d’Oise).

    JM - Parmi les amateurs de trésors, certains se spécialisent dans la recherche des pépites d'or et des météorites. Y a-t-il dans ces cas­-là une technique de détection spécifique ?

    DA - Non. Les pépites sont en or pur et les météorites sont compo­sées de métaux rares. Les détecteurs de métaux répondent donc très bien à ce genre de cibles. Par exemple, la météorite de l'Aigle, qui est tombée sur l'Orne au début du XIX' siècle, a laissé un nombre incalculable de débris.

    Ils sont enterrés à peu de profondeur dans la campagne. Comme l'on connaît bien le périmètre « bombardé », la recherche est aisée. Certains de ces trésors stellaires valent plus que leur poids en métal jaune. Quant à l'or natif, il en existe deux catégo­ries : l'or des rivières, toujours accumulé dans des endroits spécifiques que sont les placers, et l'or en pépite, arraché des entrailles de la terre par les mouvements tectoniques. On a ainsi déterré dans un champ des Avols en Ardèche plusieurs pépites d'or pur pesant chacune près de 400 grammes. Elle étaient enfouies à peu de profondeur et grosses comme des pommes de terre ! Là où ces pépites ont été découvertes, il y en a nécessairement d'autres à exhumer.

    JM - Dans vos ouvrages, vous révélez au public l'existence de milliers de trésors insoupçonnés. Vous en réservez-vous quand même quelques-uns ?

    DA - Non, j'ai pris le parti de tout livrer au public, sans voile et avec la plus grande sincérité. Mais, bien sûr, je poursuis mes propres recherches : je travaille constamment sur quatre ou cinq dos­siers par an. Cela constitue mon « jardin secret ». Ces pistes ne sont pas connues du public et devraient me conduire à des for­tunes considérables. Il s'agit d'affaires singulièrement com­plexes, donc très lentes à exploiter. Cela dit, il m'arrive aussi de me rendre sur des sites mentionnés dans mes guides... et d'y trouver des éléments de dépôts, voire même des trésors, alors que d'autre chercheurs étaient passés avant moi. C'est le métier peut-être...

    JM - Quelle est la trouvaille dont vous soyez le plus fier ?

    DA - Il y en a plusieurs. L'une d'entre elles, c'est la découverte d'un dépôt de pièces d'argent enterré en forêt vers 1430, en pleine épopée de Jeanne d'Arc. D'un strict point de vue financier, ce trésor n'avait pas une grande valeur... mais la découverte de monnaies si anciennes n'a pas de prix. Elle nous permet de toucher du doigt l'Histoire elle­-même. Bien sûr, certaines trou­vailles procurent des satisfactions d'un tout autre ordre... comme ces napoléons en or que j'ai retrouvés dans la maison d'un vieil économe il y a une vingtaine d'années.

    JM - Quelle est votre plus grande déception ?

    DA - Oh, c'était en 1977. Avec trois coéquipiers, nous nous trou­vions à Doullens dans le département de la Somme, sur le site d'une très belle forteres­se militaire Renaissance, prise et reprise par les Français et les Espagnols au XVIIe siècle. Le détecteur de métaux se mit à sonner alors que nous parcourions les anciennes coursives souter­raines. À l'emplacement qu'il indiquait, nous découvrîmes tout un atelier de faux-monnayeurs : des coins à frapper, des emporte-pièces très rares, des maillets et des monnaies terminées. Cet atelier devait appartenir à des Espagnols qui occupaient cette région sous le règne de Louis XIII. Nous avons naïvement laissé en dépôt notre trouvaille à l'un des membres de l'association de sauve­garde de la citadelle... sans même demander un reçu. Depuis, elle a disparu de la réserve communale où elle avait été stockée, juste au moment où nous tentions de faire valoir nos droits. Quand on pense que l'Hôtel des Monnaies à Paris ne possède pas, lui-même, d'atelier com­plet datant de cette époque !

    JM - Comment définiriez-vous l'art de découvrir des trésors ?

    DA - C'est l'art de déchiffrer les signes que nos ancêtres ont dissémi­nés ici ou là. Le problème quand on cache quelque chose, c'est de le retrouver : nos ancêtres le savaient bien. C'est pourquoi ils dissimulaient leurs trésors dans des endroits significatifs : un carrefour de chemins, des monuments anciens et isolés, où ils laissaient le plus souvent des repères discrets mais visibles. Rechercher un trésor, c'est amusant comme un jeu de piste... et, en plus, cela peut faire de vous un homme riche !

    Ma rencontre avec le Père François Brune : le spécialiste du contact avec les morts par Jacques Mandorla

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     Merci à Yann-Érick pour ce beau portrait de l'ami François Brune !

    Site "Élévation" de Yann-Érick : http://elevation.over-blog.net/

    BIO-EXPRESS

    Le père François Brune est né le 18 août 1931 à Vernon dans l’Eure et il est décédé le 16 janvier 2019 à l’âge 87 ans.

    Prêtre catholique, membre de la compagnie de Saint-Sulpice, il fut titulaire en 1960 d’une licence en théologie de l’Institut catholique de Paris et d’une licence d’Écriture Sainte de l’Institut biblique de Rome. Il avait enseigné aux grands séminaires de Nantes, Rodez et Bayeux. En 1970, à la suite du concile Vatican II, il avait pris ses distances avec l’Église catholique. Il serait devenu orthodoxe à la fin de sa vie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal, en rapport avec la foi. Il a été l'un des spécialistes français dans le domaine de la transcommunication instrumentale, capacité qu’ont certaines personnes de communiquer avec les morts, au moyen d'outils techniques modernes : téléphone, téléviseur, magnétophone...

    MA PREMIÈRE RENCONTRE

    " Elle a eu lieu à la fin de l'année 1996. J’étais alors le conseiller éditorial de la revue Facteur X, encyclopédie du paranormal par fascicules. J’avais chargé l’un des journalistes de notre équipe, Nicolas Maillard, de faire l’interview du Père Brune, qu'il connaissait déjà. Il m’a proposé de l’accompagner. Nicolas était un journaliste très doué, excellent intervieweur, auteur de romans et brillant concepteur d’images en 3D. Il nous a quittés le 10 juillet 2000, beaucoup trop tôt : il avait seulement 31 ans ".

    Comment vous est venu cet intérêt pour la transcommunication instrumentale ?

    " Très tôt, au séminaire des Carmes où je suivais des études de philosophie et de théologie. C'est donc dans cet univers religieux que j’ai commencé à me consacrer aux phénomènes paranormaux. Enfant, j’étais sensible aux contes et légendes mais, cette fois, il s'agissait bel et bien de réalité ".

    Comment en êtes-vous venu à aborder ce phénomène de transcommunication ?

    " J'avais initialement eu des indications assez précises sur ce phénomène de voix enregistrées par magnétophone chez une Italienne, madame Alvisi. Puis, à l'occasion de conférences données en Allemagne sur les icônes ou sur la théologie, je profitais de mon voyage pour écumer les librairies. Passés les rayons sur les Écritures saintes ou la théologie, je recherchais des livres sur les expériences de mort imminente ou ayant trait à l'écriture automatique. C'est ainsi que j'ai découvert « Théorie et pratique de la transcommunication », l'ouvrage de référence écrit par Hildegard Schiifer. Mon éditeur m'a encouragé à rencontrer des chercheurs et à ne pas me contenter uniquement de livres. Je me suis donc enhardi et j'ai téléphoné à Hildegard Schäfer. Très aimable, elle a pris rendez-vous pour moi avec des amis au Luxembourg. Je m'y suis rendu le 22 juin 1987 et j'y ai été reçu. Ces personnes avaient demandé l'autorisation préalable de me recevoir à leurs correspondants réguliers dans l'au-delà et avaient heureusement obtenu le feu vert ! Ils leur avaient même demandé de me donner une copie de l'enregistrement à venir parce que, affirmaient-ils, je ferai beaucoup pour faire connaître ce genre de phénomène. Ce qui, a posteriori, semble exact ! J'ai été conduit à un petit laboratoire rempli d'appareils, où nous avons reçu un message transmis par le haut-parleur radio. Nous avions, hélas, un peu trop tardé en prenant le café et, lorsque nous sommes arrivés, la communication avait déjà commencé. Je pouvais comprendre le texte immédiatement parce qu'il était assez clair : seuls un ou deux mots m'échappaient, mais j'ai pu les identifier lors de la réécoute de l'enregistrement. Il s'agissait d'un message du chercheur Constantin Raudive, l'un des pionniers de la transcommunication instrumentale ".

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    Constantin Raudive (1909-1974)

    Quel était le contenu du message ?

    " Ce message disait que nous avions tort de craindre la mort - il est vrai que ce qui précède la mort peut être fort pénible mais pas la mort elle-même. Au contraire, de l'autre côté, la vraie vie commence -. Puis venait le message d'une entité étrange qui prétendait ne jamais avoir été incarnée, ni sur Terre ni dans un autre monde. Cette entité s'exprima tout d'abord en allemand, puis fit tout un discours en français, dont une citation de saint Paul sur le corps spirituel : « De la même façon qu'il y a des corps de poissons, d'oiseaux, d'hommes, il y a aussi des corps célestes et des corps spirituels ». Enfin, il y eut à nouveau quelques mots de Raudive évoquant ses premiers contacts et ses hésitations à admettre que cela venait vraiment de l'au-delà ".

    Quelle émotion ressent-on face à ce genre de phénomène ?

    " Honnêtement, cela ne m'a fait aucun choc. Cela m'a même paru tout à fait normal, d'abord par conviction religieuse et ensuite parce que les témoignages de la vie des Saints sont remplis de phénomènes étranges. Ces phénomènes se sont répétés bien des fois et ont été constatés par des milliers de témoins : il n'y a qu'à compter les ouvrages qui paraissent sur le sujet. La vie dans l'au-delà ne fait aucun doute pour moi depuis longtemps, et cela ne me choque pas qu'il puisse y avoir, de temps en temps, une communication entre l'au-delà et ce monde-ci. Ce qui est' plutôt anormal, c'est que les communications soient aussi difficiles ! "

    Quelles sont les techniques utilisées en transcommunication instrumentale ?

    " On a le magnétophone, le haut-parleur radio, puis l'écran de télévision. Il semble que le premier à l'avoir utilisé soit Klaus Schreiber, à Aix-la-Chapelle, même si des Italiens avaient déjà constaté le phénomène sans en faire état. Il y a eu ensuite l'écran d'ordinateur sur lequel apparaissent des images, mais aussi des textes. Enfin, il y a le téléphone et même le fax. En ce qui concerne les communications de l'au-delà reçues par téléphone, je possède la copie d'un livre édifiant sur le sujet, paru au Brésil en 1925. Mais l'écho de cet ouvrage s'est assez vite atténué et il est finalement tombé dans l'oubli ".

    La teneur des messages est-elle compatible avec la foi ?

    " À travers les médias électroniques, nous avons quelquefois des messages d'une grande valeur spirituelle, mais ils sont souvent très brefs. En revanche, les messages en écriture automatique peuvent remplir des volumes entiers et on peut y trouver une très forte aide spirituelle pour sa foi. Même si ces messages n'utilisent pas toujours les termes de la théologie officielle, on y retrouve l'essentiel du message chrétien ".

    La théologie officielle est-elle ouverte à ces phénomènes ?

    " Vous savez, je n'étais pas du tout satisfait de la théologie qu'on m'avait enseignée, alors j'ai cherché ailleurs. J'étais particulièrement déçu par Saint Thomas d'Aquin, considéré comme représentant la théologie officielle mais dont la première lecture fut pour moi épouvantable, à peine chrétienne. Par chance, je connaissais bien le grec ancien et j'ai pu lire directement les textes des pères grecs que les traducteurs avaient faussé en ramenant tout aux catégories connues en Occident ".

    La communication avec les morts est-elle officiellement autorisée par l'Église ?

    " Pendant très longtemps l'Église ne s'est pas du tout occupée de cela car, traditionnellement, il y avait une extrême réticence sur le sujet, en grande partie manifestée par le clergé. Cette attitude était notamment fort développée chez les Protestants qui sont plus proches de l'Ancien Testament et dont les textes sont, en effet, très clairs : « Tu n'invoqueras pas les morts, tu n'auras aucun contact avec ceux qui commettent ces abominations... ». Dans le Nouveau Testament, rien n'interdit la communication avec l'au-delà et il existe même deux textes, l'un de saint Paul et l'autre de saint Jean, qui évoquent la relation avec les esprits. Ces textes parlent plutôt de la nécessité de bien discerner entre les esprits pouvant nous nuire ou nous perturber et ceux qui peuvent nous aider. En réalité, si l'on est fidèle au Nouveau Testament, aux Évangiles et aux Épîtres, il n'y a pas d'interdiction absolue. Le clergé a beau avoir manifesté une extrême hostilité envers la communication avec les morts, celle-ci était tolérée de fait ".

    La situation évolue-t-elle avec les progrès techniques ?

    " En novembre 1996, un collaborateur régulier de l'Osservatore Romano, le journal « officieusement officiel » et « officiellement officieux » du Vatican, a transmis à l'ANSA, l'une des grandes agences de presse italienne, la publication suivante : l'Église n'interdirait plus le dialogue avec les morts, à condition que ce dialogue soit instauré dans un but religieux ou scientifique ".

    Que peuvent réellement apporter ces communications avec l'au-delà ?

    " Je constate que tout s'effondre dans la théologie occidentale, qu'elle soit catholique ou protestante. Nos théologiens et nos exégètes ne croient plus à grand chose et certainement pas aux phénomènes surnaturels survenant dans ce monde-ci. Peu à peu, ils éliminent tous les miracles et considèrent qu'il n'y en a jamais eu, ni dans l'Ancien, ni dans le Nouveau Testament. Ceux qui sont rapportés dans les Évangiles ne seraient, d'après eux, que des symboles, des métaphores destinées à faire comprendre un message. Tout devient évanescent. La foi s'effondre de l'intérieur, même si l'Église dispose encore de l'aide discrète des gouvernements qui espèrent maintenir ainsi l'un des derniers facteurs d'ordre moral. Dans les églises orthodoxes, heureusement, la foi chrétienne reste intacte. Aussi, selon moi, la possibilité de communications avec l'au-delà, les expériences proches de la mort et même plus généralement les phénomènes paranormaux peuvent aider, soit à trouver la foi soit à la conserver. Sans cela, Dieu deviendrait une sorte de « dieu honoraire », qui aurait pris sa retraite et aurait abandonné sa Création ! "

    Quelle est la place de Dieu dans tout ceci ?

    " On réduit peu à peu l'action de Dieu à ce qui s'est passé avant le « Big Bang » et à ce qui se passera après le « Big Crunch » : c'est à peu près la seule place que les scientifiques laissent encore libre aux théologiens, de plus en plus cernés par la vision scientifique et mécaniste du monde.  Or les communications avec l'au-delà se multiplient et je pense que cela fait partie du plan de Dieu. L'Église étant en rapide perte de vitesse, Dieu passe par d'autres voies qui nous amènent irrémédiablement à un renouveau spirituel. Grâce à ce processus, nous allons pouvoir rétablir le contact. Dieu ne nous abandonnera pas, cela ne fait aucun doute ".

     

    MA SECONDE RENCONTRE

    Elle a eu lieu en novembre 2003. Je travaillais sur le livre de la médium Dominique Vallée, paru l’année suivante sous le titre « Derrière le miroir… l’autre vie » (éditions Trajectoire). Je lui ai proposé de rencontrer le Père Brune et on s’est vus tous les trois dans un café, en bas de chez lui.

    Le père Brune (très décontracté : il est arrivé avec des chaussures de sport) a conseillé à Dominique de parler de ses perceptions personnelles en tant que médium, de l’existence éventuelle de son « guide », de ce qu’elle voit ou entend, des réactions de son entourage… Puis, le père Brune a poursuivi: « Les enfants médiums s’imaginent toujours que tout le monde voit des entités comme eux. Mais ils n’en parlent pas. Par pudeur. Quand ils prennent conscience de leur différence, commence une période de crise avec leur entourage. Crise pouvant aller parfois jusqu’à une extrême violence ».

    À la question : « Avez-vous connaissance de l’existence de certains signes ? », le père Brune nous a répondu : « Les médiums que j’ai rencontrés m’ont souvent parlé des signes envoyés par l’au-delà. Il s’agit presque toujours des mêmes symboles : oiseaux, fleurs, papillons… Je pense qu’il est plus facile, pour les disparus, de manipuler le cerveau des oiseaux. Pour les fleurs et les papillons, je n’ai pas d’explication ».

    Dominique lui évoque ensuite son travail d’aide à ceux qui ont perdu un être cher et d’accompagnement à ceux qui vont mourir. Réponse du père Brune : « Je considère que la notion de faire son deuil est aujourd’hui très mal gérée par les psychologues : pour eux, faire son deuil, c’est tourner la page. Ce qui revient à dire aux patients : « Oubliez et passez à autre chose ! ». On en retrouve d’ailleurs la trace dans l’expression « En faire son deuil ». En ce qui concerne l’accompagnement des mourants que vous pratiquez, je pense que certaines personnes sont élues pour supporter une importante souffrance. Ensuite, deux réactions sont possibles : soit il y a blocage dans la souffrance, soit il y a débordement d’amour qui permet d’en donner à d’autres. Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi elles doivent terminer leur vie dans d’atroces souffrances. Il faut aller, à mon sens, au-delà de cette espèce de marchandage de l’Ancien Testament qui consiste à dire : « Je n’ai rien fait de mal ou de répréhensible dans ma vie : alors pourquoi tant de souffrances ? ».

    La rencontre s'est terminée sur une question plus indiscrète : « Et vous-même, François, êtes-vous médium ? ». « Personnellement, je ne suis pas médium. D’ailleurs, ce n’est pas mon rôle. Ce qui m’intéresse, c’est de faire le lien entre les différentes recherches et la théologie. Dans les expériences de contact avec les morts, je ne suis pas l’eau du réservoir : je ne suis que le tuyau ».

     

    BIBLIOGRAPHIE

    Le Père Brune a écrit de nombreux livres passionnants. Son premier ouvrage « Les morts nous parlent » (éditions Philippe Lebaud) a été immédiatement un best-seller dès sa sortie en 1993 et a été traduit dans plusieurs langues. Dans ce livre, il fait le point sur les principales découvertes scientifiques en matière de transcommunication instrumentale : voix des morts sur bande magnétique, images vidéo de l'au-delà et images du passé filmées grâce au chronoviseur. Ce livre bouleverse les conceptions modernes, religieuses ou non, sur la mort.

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    Ma rencontre extra-ordinaire avec HAZIEL, angéologue,

    par Jacques Mandorla

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    BIO EXPRESS

    François Bernad-Termès, dit Haziel, est né à Gérone (Espagne) le 20 octobre 1925 dans une famille de « Marranes », appelés aussi « Nouveaux Chrétiens », qui étaient des Juifs convertis au christianisme au XVe siècle, lors de leur expulsion d’Espagne. D'abord officier de marine en Espagne, Haziel vient en France, dans les années 1950, pour enseigner l'espagnol, la philosophie et les sciences humaines dans les classes préparatoires aux grandes écoles françaises. Haziel a rédigé de très nombreux ouvrages sur la Kabbale, les anges gardiens, l'astrologie lunaire, les prophéties de saint Malachie, les fées, les gnomes et les ondines... De son vivant, il a été considéré comme l'expert mondial en « angéologie », cette spécialité qui étudie les créatures célestes, anges comme archanges. Il est mort en décembre 2015, à l'âge de 90 ans.

    MA RENCONTRE

    J'ai rencontré monsieur Haziel dans le courant de l'année 1997. Je lui ai proposé de l'interviewer pour l'encyclopédie FACTEUR X (120 fascicules), publiée par les Éditions Marshall-Cavendish, et dont j'étais le conseiller éditorial. Je lui avais proposé de nous voir soit chez lui, soit chez moi. Il m'a étonné en me disant que son éditrice, Nicole Bussière, exigeait que les interviews aient lieu uniquement dans les bureaux des éditions Bussière, au 34 de la rue Saint-Jacques (Paris 5e)... et qu'elle tenait à y assister en personne, ce qui fut fait ! Et pendant tout l'entretien, j'ai eu la désagréable impression que Haziel était sous contrôle ! J'ai même eu les pires difficultés pour le prendre en photo à la fin de l'interview !

    Jacques Mandorla - Quelle est votre religion ?

    Haziel - Je suis catholique apostolique romain. Mais j'ai beaucoup étudié les autres religions : juive, islamique... et je me suis rendu compte que les religions qui ont un Dieu unique adorent celui-ci comme une idole. Or, selon moi, on va inévitablement vers la fin des religions monothéistes, c'est-à-dire à Dieu unique, pour évoluer vers une sorte de polythéisme. La religion catholique est déjà sur ce chemin avec le concept de Trinité : père, fils et Saint-Esprit.

    JM - Haziel est-il un pseudonyme d'écrivain ?

    Haziel - Pas du tout ! C'est l'un de mes prénoms de naissance. Je m'appelle, en effet, François Haziel Bernad-Termès. Ce sont mes parents qui m'ont donné ce prénom. Il correspond à l'Ange du jour de ma naissance.

    JM - Vous étiez donc prédestiné, dès votre naissance, à vous intéresser aux Anges ?

    Haziel - Probablement. Chez moi, on a toujours vécu avec cette notion d'Anges Gardiens. Il faut dire que, depuis des siècles, ma famille vit dans la ville de Gérone, en Espagne, à mi-chemin entre Barcelone et Perpignan. Or, cette ville est réputée pour avoir une très forte tradition kabbaliste : il y a même un quartier réputé, le Call, où se rencontrent tous les spécialistes de cette science occulte, qui cherchent à communiquer avec le monde surnaturel. Mes ancêtres sont des marranes, c'est-à-dire des juifs convertis de force au catholicisme en 1492. J'ai donc eu une double éducation religieuse : juive et catholique. J'ajoute que ma ville natale Gérone est située aux pieds d'une montagne qui s'appelle « la montagne des Anges » !

    JM - Comment définissez-vous l'Ange Gardien ?

    Haziel - C'est une entité supérieure qui, dans le règne de la Vie, se situe au-dessus des hommes, dont le règne est plus élevé que celui des animaux, eux-mêmes étant situés au-dessus des végétaux et des minéraux. Les Archanges sont des Anges supérieurs. Tous sont au service de Dieu, que je préfère appeler « la Divinité ». Car elle est, pour moi, la femme, l'imagination, la matrice.

    JM - Vous dites que dans la tradition ésotérique, il existe une hiérarchie très détaillée entre Archanges et Anges.

    Haziel - C'est exact. On trouve 9 chœurs d'Anges dirigés chacun par un Archange, cet Ange supérieur qui canalise les énergies du système solaire. Chaque chœur est ensuite composé de 8 Anges Gardiens, ce qui fait un total de 72 Anges Gardiens.

    JM - Comment connaît-on son propre Ange Gardien ?

    Haziel - Chacun de nous possède un Ange Gardien en fonction de sa date de naissance. Par exemple, une personne née entre le 21 et le 25 mars, aura Véhuiah pour Ange Gardien. C'est d'ailleurs le premier des 72 Anges Gardiens, car il correspond à la date de début du printemps, saison favorable à la germination des plantes.

    JM - Quand on observe le nom des 72 Anges Gardiens, on constate qu'ils se terminent tous par « el » ou par « iah ». À quoi cela correspond-il ?

    Haziel - Tous les noms se terminant par « el » indiquent des Anges Gardiens de sexe masculin. Ceux dont les noms se terminent par « iah » sont de sexe féminin.

    JM - Mais on dit que les Anges n'ont pas de sexe !

    Haziel - En angéologie, ils ont un sexe. Dans l'univers, chaque élément a un pôle positif et un pôle négatif : c'est la base de toute création. Il n'y a pas d'exception à cette règle. Ainsi, les Anges Gardiens qui portent un nom de Dieu masculin sont dotés de caractéristiques cosmiques masculines, tandis que ceux qui portent un nom de Dieu féminin sont pourvus de caractéristiques féminines.

    JM - Comment prouver l'existence d'un Ange Gardien ?

    Haziel - C'est impossible. Mais on peut constater qu'ils existent bel et bien, en mesurant l'efficacité de nos prières. Ainsi, un jour, le docteur Farina, directeur de l'Ordre des médecins en Italie, m'a avoué : « Je ne crois pas du tout à l'existence des Anges Gardiens, mais je constate, par les témoignages de patients, que ça marche ! » Donc, que l'on soit croyant ou athée, il suffit d'essayer de s'adresser à son Ange Gardien et de mesurer ensuite les résultats obtenus.

    JM - Comment entrer en contact avec son Ange Gardien ?

    Haziel - Par deux moyens : la prière et l'action. La prière est une demande faite à votre Ange Gardien et l'action, c'est votre propre démarche positive.

    JM - Quel type de prière doit-on faire ?

    Haziel - À chaque Ange Gardien correspond une prière. Il existe donc, en tout, 72 prières différentes que j'ai publiées intégralement dans mon livre « Notre Ange Gardien existe », paru aux Éditions Bussière. Ce sont des textes remarquables écrits entre le XIe et le XIVe siècle après J.-C. par "Isaac l'aveuglant", surnommé ainsi parce qu'à Gérone où il vivait, on disait qu'il aveuglait par sa seule présence. Ces prières, qu'il fut le premier à mettre par écrit, remontent à Moïse. Elles avaient été transmises oralement jusqu'à lui.

    JM - À quoi sert exactement la prière ?

    Haziel -Toute prière élève la condition humaine et permet à chacun de concrétiser ses capacités, ses aptitudes, ses souhaits, ses projets. Si vous vous adressez à votre Ange Gardien par la prière, ce dernier vous donne la force intérieure qui active votre désir de réalisation ou de connaissance.

    JM - Comment cela fonctionne-t-il ?

    Haziel - Il suffit de formuler une prière pour que les entités supérieures se mobilisent afin de donner satisfaction à la personne. Car une loi cosmique oblige les Grands à répondre toujours positivement aux demandes de Petits. Surtout si ces demandes concernent notre bien-être matériel.

    JM - Quelqu'un qui a la force d'agir seul n'a donc aucun besoin de s'adresser à un Ange Gardien.

    Haziel - Absolument. Seuls doivent prier ceux qui n'ont pas confiance en eux, qui se sentent faibles ou déprimés.

    JM - Quand et combien de fois par jour doit-on prier ?

    Haziel - Il faut prier tous les jours votre Ange Gardien. Le nombre de fois n'a aucune importance. Ce qu'il faut, pour parvenir aux résultats souhaités, c'est mettre de l'intensité dans votre prière : au bout d'un certain temps, ça finira par donner des résultats. Cela prend du temps car la prière que vous faites à votre Ange Gardien est ensuite transmise par lui à l'Archange qui, lui-même, la transmet à « la Divinité ». Même si vous répétez sans cesse votre prière, il n'y a pas de phénomène de saturation. Vos prières iront rejoindre toutes les autres en formant ce qu'on appelle un « égrégore » qui est un ensemble d'énergies dans lequel puisent, par exemple, les magnétiseurs pour soulager la douleur de leurs patients.

    JM - Peut-on tout obtenir par la prière : santé, réussite, argent ou malheur d'autrui ?

    Haziel - L'Ange Gardien ne fait que le Bien. Ce qui importe, c'est que votre intention - appelée kawana par les kabbalistes - soit noble, généreuse et élevée. Et c'est l'intensité de votre prière qui vous fera avoir un résultat plus rapide.

    JM - Vous conseillez de prendre, en deuxième prénom, le nom de son propre Ange Gardien. Pourquoi ?

    Haziel - D'abord parce que c'est ce que mon père a fait avec moi et que ça m'a porté chance ! Mais je recommande surtout cela pour que chacun soit relié plus directement avec son Ange Gardien. C'est comme dans le catholicisme : le baptême vous relie à un saint. Pour moi, les Anges Gardiens sont les cousins germains des saints : ils en représentent une version plus moderne.

    JM - Pouvez-vous nous donner des exemples de résultats obtenus grâce aux Anges Gardiens ?

    Haziel - Bien sûr. On peut adresser une prière de santé à son Ange Gardien en lui demandant une aide à la guérison... mais en continuant, bien entendu, de suivre les indications du médecin traitant. C'est ce que j'ai fait faire à mon cousin, alcoolique notoire, qui a ainsi réussi à s'en sortir. Autre exemple qui m'est cher : le 19 juillet 1936, en pleine guerre civile espagnole, trois soldats des forces communistes qui gravissaient la montagne des Anges à Gérone, ont pénétré dans le sanctuaire pour y voler tous les bijoux que mes ancêtres avaient offerts à la Vierge. En s'échappant, l'un des trois voleurs a trébuché sur un essaim d'abeilles et celles-ci se sont mises à les piquer tous les trois sur tout le corps. Souffrant atrocement, ils ont été guéris... par ma grand-mère au moyen de prières ! Pour la remercier, les voleurs lui ont alors donné les bijoux dérobés, parmi lesquels il y avait une couronne en platine, des boucles d'oreilles en or et des bagues avec des pierres précieuses !

    JM - Comment vivez-vous avec votre Ange Gardien personnel ?

    Haziel - J'entre en contact avec lui tous les matins, à mon réveil, avant de sortir de mon lit. Je passe en revue toutes les idées qui ont pu traverser mon esprit pendant la nuit et je définis avec mon Ange Gardien celles que je vais plus particulièrement développer au cours de la journée qui s'annonce. Même si les mystiques conseillent plutôt de se remémorer, le soir, les actes de la journée, je préfère faire cela le matin. Je considère en effet que, pendant la nuit, notre esprit évolue dans le monde astral et que le matin, au réveil, il est encore un peu dans ce monde : c'est donc le meilleur moment pour dialoguer avec son Ange Gardien.

    JM - Pour finir, quels conseils pouvez-vous donner aux lecteurs de FACTEUR X ?

    Haziel - Ayez soif de connaissance et développez votre volonté. Vous serez assuré d'accéder au bonheur et vous pourrez alors vous faire aider par les Anges Gardiens. La seule chose qu'il faut avoir, ce n'est pas la foi, mais la confiance.

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    BIBLIOGRAPHIE

    Haziel a écrit un nombre considérable de livres. Beaucoup ont été des best-sellers, comme « Communiquer avec son Ange Gardien », « Le grand livre des Invocations et des Exhortations », « Les pouvoirs de l'Ange Gardien » ou encore « Notre Ange Gardien existe ».

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    Commentaires

    Un grand merci monsieur Mandorla, pour avoir lu et me servir des livres d'Haziel régulièrement, je dois vous dire que je ne le connaissais qu'à travers son "prénom angélique". J'apprends ainsi qui il était, son parcours, ses conseils, cela est vraiment remarquable.

    Écrit par : Cyril | 08/12/2018

    Cela fait des années que j'étudie la prose de Razielet que je m'efforce d'être sur la même longueur d'onde. Merci pour cet interview qui me con forte dans les recherches philosophiques. Merci pour tout. Paix Profonde ! Amicales salutations. Romain glibert

    Écrit par : glibert | 09/12/2018

    Les commentaires sont fermés.

     

    Ma rencontre avec le docteur Michel Klein, vétérinaire

    par Jacques Mandorla

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    Michel Klein avec 5 bébés tigres qu'il a aidés à naître au jardin du Ranelagh (photo © Croizat, parue dans Télé 7 jours).

    BIO EXPRESS

    Michel Klein est né le 19 avril 1921 à Sighet, petite ville des Carpates située tout au Nord de la Roumanie. L’écrivain et prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, est né aussi dans cette petite bourgade de 27 000 habitants à l’époque. Il vivait en pleine nature, c’est pourquoi sa passion pour les animaux a commencé très tôt : enfant, il se sauvait de chez lui, au grand désespoir de ses parents, pour aller errer dans la montagne à la rencontre des ours bruns ! Puis, il quitte la Roumanie à l’âge de 16 ans à peine, pour aller en France rejoindre Jean, son frère médecin. S'il ne parlait pas du tout le français en arrivant, il l'a très vite appris à l’internat de Verneuil-sur-Avre !

    MA RENCONTRE

    Ma première rencontre avec Michel Klein (en dehors de suivre avec passion ses émissions à la télévision) date de la fin de l'année 2001. Je venais de co-écrire aux Éditions Grancher un livre intitulé « Soulagez votre animal par le magnétisme et les massages thérapeutiques »), avec mon amie Myriem Lacroix-Breton, magnétiseuse réputée, et cette dernière avait eu une idée géniale : « Et si on demandait au docteur Michel Klein de nous rédiger la préface de notre livre ? ». On parvient à trouver son numéro de téléphone et rendez-vous est pris. Je découvre alors qu'il habite à quelques centaines de mètres de chez moi, dans le 15e arrondissement de Paris. Une profonde amitié me lie depuis à Michel Klein, qui a eu l'extrême gentillesse de rédiger une autre préface, celle de mon dernier livre, paru fin 2016 : « Les ondes nocives » (Éditions Grancher).

    Voici l'intégralité de l'interview que m'a accordée notre sympathique « vétérinaire de la télé »... comme les médias l'ont surnommé !

    Jacques Mandorla : Vous êtes devenu vétérinaire, était-ce une vocation ou bien souhaitiez-vous, au départ, faire un autre métier ?

    Michel Klein : Je vais vous faire une confidence : j’aurais voulu être pilote dans l’armée de l’air ! Comme j’étais bon en maths, physique, chimie, j’aurais vraisemblablement pu réussir le concours d’entrée. Mais en juin 1940, juste après avoir obtenu mon bac Math Elem, j’ai fui à l’arrivée des troupes allemandes en allant à Toulouse. J’ai renoncé à devenir pilote à cause de la loi anti-juive du Gouvernement Pétain, qui venait d’être promulguée en octobre de la même année. Je me suis donc rabattu sur les études de vétérinaire.

    JM : Comment avez-vous débuté ?

    MK : J’ai donc commencé mes études à l’école de Toulouse, études que j’ai dû interrompre en 1943 avant de les reprendre, après la guerre, à Maisons-Alfort où j’ai terminé mes deux dernières années de scolarité. J’ai effectué mon premier stage à Montoire-sur-Loir chez Pierre Baude, un ami martiniquais qui a été diplômé deux ans avant moi : pour les fermiers de la région, je n’étais ni son « assistant », ni son « aide », mais seulement le « commis » ! À l’époque, les vétérinaires ne s’occupaient que des animaux de ferme : vaches, chevaux, porcs étaient, en effet, des bêtes plus nobles et surtout de plus grande valeur que les chats et les chiens ! À ce propos, je préfère utiliser le terme de « bête » à celui d’« animal ». En effet, quand on dit « bête », on fait référence à quelque chose de solide et de concret, à une réalité que l’on peut non seulement concevoir, mais aussi toucher. Alors que, pour moi, le terme « animal » est plus virtuel. En 1957, j'ouvre mon cabinet boulevard des Batignolles, que je quitte en 1981 pour rejoindre la clinique que j’ai conçue à Beaugrenelle (Paris 15e), à 100 mètres de la statue de la Liberté.

    JM : Vous avez atteint une formidable notoriété en devenant « le vétérinaire de la télévision » : comment êtes-vous arrivé sur le petit écran ?

    MK : En 1955, j'ai eu droit à mon premier reportage-photos dans le magazine « Détective » qui a consacré tout un article sur l'opération que j'ai faite d'un ours brun de l'Oural, appartenant au cirque Bouglione. Cet ours, nommé Charlie, avait été blessé gravement par un autre ours. Cette intervention s'est passée au Luna Park de la Porte Maillot, qui correspondrait aujourd'hui à la Foire du Trône. Moins d’un an après mon installation aux Batignolles, en 1958, je suis amené à réaliser une innovation en matière de chirurgie dentaire, probablement une première mondiale. Je dois raccourcir, dévitaliser et plomber les canines acérées de Golotte, une macaque appartenant à Martine Beauvais, l’attachée de presse des Bouglione. Cette dernière a fait filmer l'intervention par une équipe de télévision. C’étaient les débuts de l’ORTF : il n'y avait qu'une seule chaîne de télévision à l'époque, en noir et blanc, diffusant des programmes quelques heures par jour seulement ! L'opération que je réalise sur Golotte passe à l'antenne, ce qui me vaut d'être l'invité de l'unique émission du dimanche après-midi, intitulée « Au-delà de l’écran » et animée par Jean Nohain et André Leclerc. Je commence alors un long partenariat avec les médias.

    Les années 60 sont très riches en activités parmi lesquelles la création de l'émission « Je cherche un maître » pour faire adopter des chiens abandonnés et la participation en 1965 au long métrage de Frédéric Rossif nommé « Les animaux », documentaire qui montrait pour la première fois des animaux au ralenti, grâce à une caméra qui avait été utilisée lors des essais nucléaires français en Algérie. En 1966, j'ai proposé au PDG d'Antenne 2 Claude Contamine une idée d'émission que j'avais eue avec deux amis. Son titre :« Les animaux du monde ». malheureusement, comme cela se passe parfois, le PDG a été brusquement révoqué pendant les vacances ! Et à la rentrée, quelle ne fut pas ma surprise de voir à l'antenne une émission sur les animaux... portant mon titre exact et dans laquelle je n'étais pas impliqué !

    En 1977, j’ai participé aux débuts d'AB Productions de Claude Berda et Jean-Luc Azoulay et en 1987 à l'animation du « Club Dorothée » sur TF1. J'avais rencontré Dorothée 14 ans plus tôt en 1973, elle n'avait que 18 ans à l'époque et on animait avec le marionnettiste Blablatus « Les mercredis de la jeunesse », une émission dont Jacqueline Joubert, l'épouse de Georges de Caunes, était responsable.

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    Michel Klein a participé pendant dix ans à l’émission « Club Dorothée » sur TF1.

    JM : Puis en 1991 vous avez créé une émission !

    MK : Effectivement, j'ai conçu et animé l'émission « Terre Attention Danger » dont le générique expliquait bien mon combat : « Par la faute de l'Homme, de nombreuses espèces animales sont menacées de disparition. Si nous n'y prenons pas garde, un jour c'est l'Homme qui disparaîtra ! » (le générique existe sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=6xVPPdIANyw). À l’époque, j’étais précurseur en matière de défense des animaux : mon message était que l’explosion démographique de l’espèce dite humaine, se développant de façon exponentielle, allait mettre en danger la vie sur Terre, car les espèces animales seront alors obligées de céder la place. Or, notre planète n’étant qu’un vaste enclos, si les bêtes disparaissaient l’Homme disparaîtrait lui aussi, bien plus vite qu’il n’est apparu. J'ai toujours désigné « Les animaux dits sauvages » sous le vocable « Ne devant pas dépendre de l'homme » car le seul animal sauvage c'est l'homme. De plus, seules les bêtes sont capables de guérir les hommes de leur maladie chronique qui, paradoxalement, s’appelle la bêtise ! ».

    JM : Vous avez participé à la création de la première réserve animalière à Thoiry. De quelle manière êtes-vous intervenu ?

    MK : Jusqu’en 1966, il n’existait qu’un zoo au château de Thoiry, situé dans les Yvelines. C’est mon ami Jean Richard qui m’avait présenté au vicomte Paul de La Panouse. Un jour, on me demande de venir soigner un ours brun de l’Oural, grièvement blessé par un ours noir de l’Himalaya. Ce fut notre première rencontre. Par la suite, je revins à Thoiry pour m’occuper de Fanny, une femelle éléphant présentant des difficultés de croissance. Lors du déjeuner, en présence d’une fille Lazareff et d’un photographe de France Soir qui m’avaient accompagné pour réaliser un reportage, le vicomte évoque avec moi l'idée de créer une réserve où les animaux seraient en liberté, comme dans leurs pays d’origine, et les visiteurs dans leurs « cages automobiles » ! Puis l’idée est devenue réalité en 1968 : sachez que, la première année, le parc accueillit un million de visiteurs ! Depuis, le vicomte a ouvert deux autres parcs, auxquels j'ai participé : Sigean dans l’Aude et Peaugres en Ardèche.

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    Prêts pour l’opération d’un puissant crocodile : Michel Klein, assisté de Marie-Christine son épouse et de monsieur Karakava, présentateur de son numéro de crocodiles au Moulin Rouge.

    JM : En 1982, vous parvenez à convaincre Jacques Chirac, alors maire de Paris, de créer l’Ecole parisienne des chiens-guides d’aveugles. Comment avez-vous fait ?

    MK : J’ai effectivement eu l’idée, un jour, de proposer à monsieur Jacques Chirac de créer à Paris une école de chiens-guides pour personnes déficientes visuelles. Peu de temps après, le vendredi 11 novembre 1982, il m’appelle pour me demander si je peux passer le voir à la Mairie de Paris. Je me retrouve alors en tête à tête avec lui pendant deux heures ! Je lui présente mon projet d’école consistant à remettre gratuitement des chiens-guides à des personnes déficientes visuelles. Quarante-huit heures plus tard, le dimanche 13 novembre, monsieur le Maire réunit son état-major : l’école des chiens-guides de Paris est née ce jour-là ! Elle ouvre officiellement ses portes en 1987, dans le bois de Vincennes, face au rocher du zoo. En février 2018, l'École a fêté la remise de son 1 000e chien (il s'agit principalement de labradors et de golden retriever) !

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     Inauguration de l’école des chiens guides d’aveugles et malvoyants : Bernadette Chirac, Michel Klein et Jacques Chirac.

    JM : Pensez-vous que les animaux ont une sorte de 6e sens ?

    MK : Absolument ! Et je le pense depuis longtemps. Ainsi, en 1984, lors d’un colloque au Val-de-Grâce en présence de plus de 200 chirurgiens, on m'avait demandé de faire une intervention sur le thème des morsures du chien : j'ai présenté une étude concernant la dynamique de l'agressivité du chien. J’ai pu constater qu’il y avait, dans chaque cas, une faute humaine et non pas animale. J’ai pu démontrer ce que j’affirmais depuis longtemps par une métaphore : « Un chien qui renifle le bas du pantalon d'une personne sait ce qu’il y a dans sa caboche ! ». Et, en quelques minutes, le chien est capable d'établir le profil psychanalytique de cette personne. Il connaît sa pensée et ses intentions et, plus ou moins, son subconscient : il se fait ainsi une idée de sa personnalité. De nombreux chiens pourraient largement concurrencer, dans une certaine mesure, les psychanalystes ou les DRH ! Cela rejoint le long chapitre de la télépathie (transmission de pensées) que j'ai expliquée dans mon livre « L’avocat des bêtes » paru en 2006 aux Éditions Anne Carrière.

    JM : Vous vous êtes beaucoup intéressé à l'électromagnétisme. Qu'en concluez-vous ?

    MK : L’aspect légendaire du magnétisme est en train de devenir une réalité universelle. Non seulement tous les organismes vivants, mais les matières inertes, la croûte terrestre, le magma, l’espace intersidéral, les mouvements planétaires, en somme tout l’univers, fonctionne à base d’électromagnétisme. Certains individus, dont Myriem Lacroix-Breton, ont la chance d’avoir un équipement sensitif, dont nous connaissons la structure, qui permet d’une part d’induire des stimuli d’ordre thérapeutique et, d’autre part, d’enregistrer des informations lointaines de diverses catégories. L’authenticité probante est expliquée par le pistage à distance d’un animal ou d’une personne, repérés sur une carte et, bien entendu, retrouvés. Plusieurs exemples parfaitement confirmés, sans aucun subterfuge, en témoignent. De nombreuses personnes possèdent un pouvoir d’émission magnétique dans leurs mains, parfois transmis génétiquement, qu’ils peuvent appliquer dans un but thérapeutique assez varié, tant chez l’animal que chez l’homme. La plupart des exemples constatés permettent d’éliminer, dans une large mesure, le côté placebo ou l’autosuggestion. Depuis le début, en fréquentant les animaux, je me suis rendu compte de leur capacité à connaître nos intentions. Grâce à vous, Jacques, j'ai découvert le magnétisme quand vous m'avez parlé de l'ouvrage sur les sourciers écrit par le professeur Yves Rocard. C'est à partir de là que j'ai expliqué, dans mon livre « L’avocat des bêtes », comment la plupart des animaux peuvent capter les ondes électromagnétiques qui véhiculent les idées. En dehors des exceptions, la majorité des êtres humains sont presque dépourvus de cette capacité.

    JM : Si un jeune vous annonce qu’il veut devenir vétérinaire, quels conseils lui donneriez-vous ?

    MK : Je lui dirai : « Dans la vie, faites ce que vous avez envie de faire ! Celui qui réussit ce dont il a rêvé, c'est le bonheur ! ». Je lui demanderai aussi de maîtriser les disciplines scientifiques - maths, physique et chimie - car ces connaissances participent, à chaque instant, à l'exercice de son métier de vétérinaire. Je suis heureux d’avoir constaté que mes apparitions dans les médias - télévision, radio, presse - ont contribué à faire naître des vocations de vétérinaires chez les jeunes !

    JM : Pour conclure, vous allez fêter cette année vos 97 ans et l’on vous reconnaît toujours dans la rue : quel sentiment cela vous inspire-t-il ?

    MK : Cela démontre que je n’ai pas trop changé physiquement, malgré les années ! Ensuite, je pense que mon succès est probablement dû au fait qu’en tant que vétérinaire, j’ai toujours donné un maximum d'importance au bien-être et à la santé des bêtes en comparaison à celle donnée aux hommes.


    BIBLIOGRAPHIE

    « Ces bêtes qui m’ont fait homme » (Éditions Robert Laffont - 1976)

    « L’avocat des bêtes » (Éditions Anne Carrière - 2006)

    « Réussir son chien », co-écrit avec Michel Hasbrouck (Éditions Helvedog - 2010)

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    Ma rencontre avec le professeur CABROL, cardiologue

    par Jacques Mandorla

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    Souvenir de ma rencontre du 16 juin 2011 avec le professeur Cabrol.

     

    BIO EXPRESS

    Christian Cabrol est né dans l’Aisne, en 1925, dans une famille dans laquelle tout le monde était agriculteur. Sauf son grand-père qui, fils d’un berger des Cévennes, était médecin de campagne à Chézy-sur-Marne : il se déplaçait à domicile, réduisait les fractures, pratiquait des accouchements… C’est lui qui l’a incité à faire ses études de médecine à Paris, en lui disant : « Christian, ce n’est pas médecin que tu dois devenir, mais chirurgien ! ».

    Le professeur Cabrol deviendra célèbre en réalisant, avec son équipe, la première greffe du coeur en Europe  le 28 avril 1968, soit 4 mois et demi seulement après la première mondiale du chirurgien sud-africain Barnard.

    Il nous a quittés le 16 juin 2017.

    MA RENCONTRE

    J'ai pu rencontrer le professeur Christian Cabrol grâce à mon ami Michel Klein, le célèbre "vétérinaire de la tété" ! En effet, ils s'étaient connus lorsqu'ils faisaient leurs études médicales, l'un pour devenir cardiologue, l'autre pour devenir vétérinaire. Michel Klein avait 4 ans de plus que Christian Cabrol et, un jour, ils ont fini par se rencontrer... parce qu'ils sortaient avec la même fille !

    Le professeur Cabrol avait gentiment accepté que je l’interviewe le 16 juin 2011 (soit 6 ans, jour pour jour, avant sa mort : étrange phénomène de synchronicité entre les deux dates anniversaires !) dans son bureau de la Pitié-Salpêtrière. Je garde de cette rencontre le souvenir d'un homme très sympathique, d'une grande modestie et plein d’humour !

    Jacques Mandorla : Professeur, vous êtes devenu cardiologue. Était-ce une vocation ou bien souhaitiez-vous, au départ, faire un autre métier ?

    Professeur Christian Cabrol : Il aurait été logique que je succède à mon père dans la ferme, mais je n’étais pas assez costaud. En voyant mon grand-père pratiquer son métier, je voulais absolument le remplacer plus tard, en devenant médecin dans notre village !

    JM : En deuxième année d’internat, vous optez pour la chirurgie du cœur. Pourquoi ?

    Pr. CC : Je dois mon orientation au professeur Gaston Cordier qui était chirurgien des hôpitaux de Paris et enseignait l’anatomie à la Faculté de médecine : sous sa conduite, j’ai consacré quatre années et rédigé deux livres sur le poumon, devenant agrégé d’anatomie. Puis, Gaston Cordier m’a fait rencontrer le professeur Jean-Claude Rudler, auprès duquel j’ai appris la chirurgie du poumon. Ce dernier m’envoie ensuite chez le professeur D’Allaines, le grand chirurgien cardiaque de l’époque en France, qui me pousse à aller aux États-Unis et m’obtient, pour cela, une bourse. Je suis donc parti en 1956 à Minneapolis pour un apprentissage d'un an dans le laboratoire expérimental de chirurgie cardiaque à cœur ouvert du docteur Walton Lillehei. Ce dernier était à peine plus âgé que trois de ses jeunes résidents… qui allaient, plus tard, faire parler d’eux : le sud-africain Christiaan Barnard, l’américain Norman Shumway et moi. Walton Lillehei nous encourageait en répétant souvent : « Tout ce que l’esprit humain peut imaginer, la main de l’homme peut le réaliser ». À mon retour en France, je voulais absolument participer au développement de la chirurgie cardiaque qui sauverait tant de gens.

    JM : Quel chirurgien cardiaque vous a le plus impressionné ?

    Pr. CC : Incontestablement Norman Shumway qui a disparu en 2006 à l’âge de 83 ans et auprès duquel Barnard et moi avions appris la technique de la greffe ! Dans son petit service à l’Université de Stanford en Californie, il a mis au point la greffe du cœur chez le chien, mais il n’osait pas franchir le pas chez l’être humain, car la mort cérébrale, qui aurait permis de prélever un cœur, n’était pas légale aux États-Unis.

    JM : C’est finalement Christian Barnard qui est passé à la postérité.

    Pr. CC : Oui, c’est lui qui a osé le premier ! Il réalise la première transplantation cardiaque au monde le 3 décembre 1967. Norman Shumway fait sa première transplantation aux États-Unis, un mois plus tard, le 6 janvier 1968. Puis, un jour, ce dernier me téléphone pour me dire : « Qu’est-ce que vous attendez pour faire une greffe du cœur en Europe ? ». Stimulé par son appel, je réalise avec mon équipe la première greffe européenne le 28 avril 1968.

    JM : Quel était la principale difficulté que vous avez rencontrée ?

    Pr. CC : Celle de prélever un coeur battant sur un cadavre en état de mort cérébrale, qu’il fallait maintenir artificiellement en vie. Sur le plan éthique, ce n’était pas évident. Jusqu’alors la définition de la mort reposait sur l'arrêt définitif du coeur et de la respiration, et non sur la mort cérébrale.

    JM : Comment avez-vous fait en France ?

    Pr. CC : Trois jours avant notre transplantation est paru un décret considérant la mort cérébrale comme signe de la fin de la vie ! En réalité, pour ces greffes, personne n’a parlé d’éthique. On nous disait : « Ce n’est pas un crime, c’est un miracle : continuez ! ». Savez-vous que, pour la seule année 1968, furent réalisées 102 greffes de cœur, car tous les services cardiaques du monde entier voulaient en faire ? Malheureusement, les patients vivaient peu de temps : 18 mois au maximum. Ainsi, sur ces 102 patients, un seul survécut très longtemps : Emmanuel Vitria, 48 ans, opéré le 27 novembre par l’équipe du Professeur Edmond Henry à Marseille et qui mourut 6 738 jours, soit plus de 18 ans, après l’opération !

    JM : Pourquoi un tel taux d’échec ?

    Pr. CC : Ce type d’opération ne sera maîtrisé que 12 ans plus tard, en 1980, quand la ciclosporine - un agent immuno-suppresseur qui combat le rejet des greffes - est découverte par le laboratoire Sandoz, devenu aujourd’hui Novartis. Norman Shumway sera le premier à utiliser la ciclosporine, puis je le ferai aussi : nous étions, en effet, l’une des rares équipes à continuer les greffes pendant ces douze années, malgré les échecs.

    JM : Vous avez fondé l’Institut de cardiologie. Pourquoi ?

    Pr. CC : L'Institut de cardiologie du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière est l'un des 5 pôles lourds de prise en charge des pathologies cardiovasculaires de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. L'Institut est rattaché à l'Université Paris VI, comprend de nombreuses structures de recherche et collabore avec de nombreuses unités de recherches externes dans tous les domaines cardiovasculaires : thrombose, insuffisance cardiaque, génétique,...

    JM : Comment vous est venue cette idée de l’Institut ?

    Pr. CC : Elle remonte à fin août 1944, au moment où les chars du général Leclerc venaient de libérer Paris ! Je faisais ma première année de médecine. Cet événement m'a tellement marqué que, depuis, deux portraits du général me tiennent compagnie dans mon bureau. Il faut se souvenir qu'à cette époque les hôpitaux français étaient très en retard car, pendant l’occupation, les Allemands n’avaient rien fait pour la médecine. C’est le général de Gaulle qui modernisera les hôpitaux et en fera construire de nouveaux. J’ajoute qu’à leur arrivée sur notre territoire, les Américains nous apportaient de grandes nouveautés : pénicilline, anesthésie, réanimation, maîtrise de la transfusion sanguine… C’est cela qui a ensuite donné l’envie à toute une génération de « patrons » dynamiques, comme Jean Bernard, René Kuss ou Jean Hamburger, le père du chanteur Michel Berger, d’envoyer de jeunes médecins français aux États-Unis pour progresser.

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    Le professeur Cabrol vouait un véritable culte au général Leclerc qui, en héros, avait délivré Paris fin août 1944.

    JM : Pourquoi l’Institut de cardiologie a-t-il été ouvert bien plus tard ?

    Pr. CC : Un premier service de chirurgie cardiaque à la Pitié-Salpêtrière fut créé par notre équipe en 1972. Puis, j’ai rencontré Francis Bouygues qui s’est proposé de construire un Institut à ses frais. J’ai ensuite eu un entretien très bref avec Edouard Balladur (« Je n’ai que 7 minutes à vous consacrer ! »), puis avec Jacques Chirac, alors Premier Ministre (« Ce projet me plaît, mais il faudrait que je sois Président de la République. En attendant, rejoignez le Conseil du RPR ! »). J’ai dû aussi rencontrer les responsables du Parti Communiste et de la CGT, Georges Marchais et Henri Krazucki, qui est devenu ensuite mon ami ! Finalement, en 2001, après 15 ans d'efforts, a été créé l'Institut de Cardiologie du Groupe Hospitalier Pitié Salpetrière à Paris. Dans cet Institut, tout a été réuni pour reconnaître, traiter et suivre au mieux les personnes atteintes de maladies du cœur et des vaisseaux. On a rassemblé le matériel pour le diagnostic, en particulier les appareils d'imagerie, ceux pour les blocs opératoires et de ranimation, les soins médicaux, les laboratoires de biologie, l’annexe de la banque de sang et la pharmacie hospitalière. Ainsi, en regroupant tout dans un même bâtiment, on peut être opérationnel 24h/24h, tous les jours de l'année !

    JM : Vous avez aussi fondé l’association ADICARE. De quoi s’agit-il ?

    Pr. CC : Lorsque la construction de l'Institut de cardiologie de la Pitié Salpêtrière fut confiée en 1991 à l’Assistance Publique, celle-ci, conformément à sa vocation, le conçut essentiellement comme un centre de soins. Comme rien n'y était donc prévu pour l'enseignement et la recherche, j’ai décidé de créer ADICARE avec quatre confrères de l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris : les professeurs Jean-Pierre Bourdarias, Iradj Gandjbakhch, Claude Gibert et Yves Grosgogeat. ADICARE signifie « Association pour le développement et l’innovation en cardiologie, recherche et enseignement ». ADICARE a demandé à l’Assistance Publique, moyennant finances et selon une convention dûment établie, une surface dans l’Institut pour dispenser l’enseignement qui permet de transmettre le savoir et entreprendre la recherche qui permet d'améliorer les diagnostics et les traitements. Aujourd’hui ADICARE a la jouissance, pour 30 ans renouvelables, de locaux et d'un auditorium pour assurer l'enseignement, avec un système de vidéoconférences permettant de communiquer avec des centres français ou étrangers. Elle a également trois laboratoires de recherche qui poursuivent des projets, en particulier sur la coagulation sanguine, l'assistance circulatoire et les robots chirurgicaux. Depuis sa création, ADICARE œuvre pour la promotion du don d'organes, élue en 2009, « Cause nationale ». L’association réside au 56 boulevard Vincent Auriol 75013 Paris : elle est hébergée dans l’Institut de cardiologie et possède un site Internet : www.adicare.org

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    En 2008, la Poste a édité un timbre célébrant le 40e anniversaire de la première greffe du coeur en Europe.

    JM : Vous vous êtes engagé en politique. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

    Pr. CC : On a déjà évoqué le fait que suis entré au Conseil du RPR, à la demande de Jacques Chirac, alors Premier Ministre, en échange de la construction de l’Institut de cardiologie. Je dis souvent que, depuis, nous sommes quittes : à lui la Présidence de la République, à moi la réalisation de l’Institut ! J’ai été élu conseiller de Paris pour le 13e arrondissement en 1989 et réélu en 1995, ainsi que pour le 16e arrondissement en 2001. J’ai aussi siégé comme député au Parlement européen de 1994 à 1999.

    JM : Quel bilan tirez-vous de cet engagement politique ?

    Pr. CC : De mes deux carrières, médicale et politique, j’ai retenu une chose : en médecine, on essaye de former des jeunes et on est satisfait quand ils deviennent meilleurs que vous. En politique, cela n’arrive jamais ! En France, les politiques ont peur de former des gens qui pourraient prendre leur place !

    JM : Quand avez-vous arrêté de pratiquer la chirurgie cardiaque ?

    Pr. CC : En 1990, quand j’ai atteint la limite d’âge de 65 ans. Il faut reconnaître que, sur les dernières années, je me déplaçais beaucoup à l’étranger pour y donner des conférences et présenter nos résultats : un vrai « Cardiaque circus » ! Or, aujourd’hui, les techniques évoluent très vite et les jeunes sont plus au fait des innovations. Il fallait donc tout naturellement leur laisser la place.

    JM : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait se lancer dans la chirurgie du cœur ?

    Pr. CC : Je lui dirai de tout mettre en oeuvre pour réussir le très difficile concours de fin de première année de médecine, en s’efforçant de bien assimiler toutes les connaissances de base qui lui sont données. Mais aussi de ne pas oublier que la vie est faite de rencontres, d’opportunités et d’ouvertures : il lui faudra donc être prêt à les saisir ! Je lui préconiserai aussi de prendre du plaisir à travailler en équipe, car on n’est rien sans les autres. Enfin, je conclurai en lui conseillant la devise du général Leclerc : « Croire, vouloir et continuer ! ».

    BIBLIOGRAPHIE

    Le don de soi – Hachette - 1995

    De tout coeur : la nouvelle chirurgie cardiaque – Odile Jacob - 2006

    Au coeur de la vie : itinéraire d'un chirurgien d'exception – Flammarion - 2012

     

  • TELEVISION:DU BON ET DES SCANDALES

      LES PIEDS DANS LE PLAT POUR

    UNE MISE AU POING !

                                                par Ranky

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    Approchez, approchez, mesdames et Messieurs, le spectacle va commencer !

    Le vendredi 27 février 2015 a eu lieu un événement important, incroyable, sensationnel : en effet, à 22 heures 30 sur la chaîne TNT 23, a été rediffusé un documentaire sur les phénomènes paranormaux. On va pouvoir s'instruire, et je sais de quoi je parle : j'ai tourné dans ce documentaire !

    Mais je savais que je n’avais aucune chance de passer à l’antenne. La production de cette émission à fait ce que font 99% des producteurs de ce genre de thèmes : ne connaissant pas grand chose aux dossiers paranormaux, ils se sont servis de mes arguments pour fabriquer une importante partie de leur émission ainsi que des adresses et personnes par moi recommandées (comme le psychiatre Philippe Wallon, le spécialiste en télékinésie Jean-Pierre Girard ou Jacques Mandorla écrivain, journaliste d'investigation et spécialiste du psi, et plusieurs autres personnes).

    J’ai été interviewé pendant environ une heure et si mes arguments s’étaient révélés nuls cet « interrogatoire» n’aurait pas dépassé quelques minutes. Au contraire, Mathieu Nivôse, le journaliste, semblait emballé par mes déclarations et convaincu du bien-fondé de mon comité d'expertise. Il semblait emballé que l'on puisse engager, dans ce genre d'émission, des illusionnistes qu'il admettait être évidemment les mieux habilités pour
    faire le tri entre le vrai et le faux en matière de phénomènes dits paranormaux. On  allait enfin faire le ménage dans ce monde interlope.

    En effet, on reste pantois devant certaines performances incroyables des magiciens et force est d'admettre qu'ils doivent forcément être en mesure de détecter, avec plus de facilité, les trucages éventuellement employés par certains escrocs de la voyance et des phénomènes psi en général. Pour un peu, Monsieur Nivôse aurait convenu que ma démarche était d’utilité publique !

    Mais voilà, tous les moyens sont bons pour arriver à fabriquer des reportages dans lesquels une catégorie d'individus de télévision entretiennent l’obscurantisme qu’ils affirment combattre. Audimat oblige. Le créneau télévisuel du paranormal est très rentable. Tant pis pour les téléspectateurs lambda que l’on continue à confiner dans le monde trouble  du « surnaturel » qui pour moi n’existe pas, le paranormal étant, mais cela n’engage que moi, du normal pas encore expliqué. La question n’est pas de croire ou de ne pas croire, la question est de savoir.

    Si, dans le monde de la voyance qui est une réalité, pullulent des voyous, des escrocs et des profiteurs de la misère humaine, un large échantillon de ces rats de télé sont leurs complices.

    À un certain moment du tournage, Mathieu Nivôse m’a annoncé qu’il allait se rendre, sous quelques jours, en Suisse ou en Belgique, je ne me souviens plus, filmer un télékinésiste. Je lui ai alors proposé de l’accompagner afin de soumettre le "sujet psi » à un protocole sérieux. C’était l’occasion unique pour lui d'organiser une expérimentation imparable en direct sur le petit écran. J’ai instantanément appris que la prod n’avait pas de budget pour assumer des frais de voyage et peut-être une chambre d’hôtel, ce qui n’était même pas sûr car en avion on peut facilement faire un aller-retour dans la journée. J'ai alors proposé de payer le voyage de mes propres deniers, sans plus de succès. C’est à ce moment que j’ai compris, une fois de plus, qu’on tentait d’utiliser nos connaissances en les détournant de leur objectif.

    Et ce qui devait arriver est arrivé. Plusieurs expériences proposées dans ce film  semblent relever de la supercherie, de l’arnaque (j’ai même repéré à l’image deux accessoires, couramment vendus par un marchand de "trucs", bien connus des illusionnistes et qui ont servi à deux "tours de magie" pratiquement « authentifiés »  comme étant des facultés réelles) !

    Mais n’ayant pas été invité sur le terrain, il m’est honnêtement interdit d’en dénoncer la malversation éventuelle. Il faut apporter des preuves.

    On comprend mieux pourquoi cette bande de trouillards malhonnêtes ont coupé la totalité de mon interview qui aurait contrecarré leur projet.

    Pour ce qui est de l'honnêteté, les fabricants de ce genre d’émission ne s’encombrent pas les neurones avec de telles considérations.

    Malheureusement cette position lamentable d’une catégorie de gens de télé porte préjudice aux personnes douées de facultés particulières qui, bien évidemment, hésitent souvent à participer à ces reportages fourre-tout où le pire côtoie le meilleur.

    Ce n’est certes pas ainsi que l’on fait avancer la recherche.
                                                                                                  RANKY

    Rappelons que le Comité d'expertise et d'expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), créé par moi, est à l'origine de la dénonciation de nombreux scandales (voir les articles complets dans ce blog) :

    Les chirurgiens à mains nues qui prétendent opérer sans bistouri, sans douleur, uniquement avec leurs doigts.

    Le motard masqué filmé pour l'émission Mystère (TF1) traversant une partie de Paris les yeux bandés sous le contrôle d'un huissier de justice abusé.

    De nombreux faux voyants, médiums et spirites bidons.

    Mais ce comité à également authentifié les étonnantes capacités paranormales de  nombreux sujets psi : voyants guérisseurs, médiums, etc..

    ==============================

     

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    Dessin Magazine INAD.

     

    Le COMITÉ ILLUSIONNISTE D’EXPERTISE et D’EXPERIMENTATION des PHÉNOMÈNES PARANORMAUX (CIEEPP) mobilise tous ses experts sur les émissions télé traitant du Paranormal.
    En effet, certaines émissions, concoctées par des non-spécialistes, dévalorisent souvent le paranormal. Ces émissions feront désormais l’objet d’un compte-rendu à paraître les jours suivants sur notre
    Site/blog : http:// paranormal.blogspirit.com

     

    Super-Héros sur France 4

    Des gens aux pouvoirs extraordinaires

    NOTRE COMPTE-RENDU SUR L’ÉMISSION DES 2 ET 11 JANVIER 2011
    Ce film pouvait montrer avec exactitude, en direct, sans aucun subterfuge, les tests que nous proposons afin de faire la part du vrai et la part du faux dans les phénomènes dits paranormaux. L’occasion était belle de voir la progression d’une recherche honnête en montrant aussi de véritables expériences de mentalisme, alors qu’ils ont préféré montrer quelqu’un qui se dit mentaliste et qui donne l’impression qu’il lit dans la pensée, ce qui est totalement faux, car avant l’intervention il y a eu une préparation que l’on ne voit pas dans le film car elle expliquerait la façon de procéder.
    Le mentalisme ne consiste pas à dire à quelqu’un " J’inscris sur une feuille de papier certains gestes que vous allez accomplir : tirer la langue, vous asseoir,... par exemple " et à voir effectivementt les sujets choisis tirer la langue, ou s’asseoir sur le sol. Nous avons vu des expériences qui ne sont pas honnêtement montrées. Le mentalisme ce n’est pas ça.
    Il est indéniable que les expériences truquées sont bien plus spectaculaires que les véritables manifestations paranormales : ce n’est pas à nous, illusionnistes, que l’on fera croire le contraire. Si l’ on veut des images véritablement époustouflantes, il suffit de nous les demander. Seulement voilà, quand nous trichons nous le disons. Et quand d’autres trichent, nous le savons. À partir de ce moment-là, nous n’intéressons plus certains médias !
    Nous avions pourtant proposé nos services afin de dénoncer ou d’authentifier les diverses interventions. Il était bien convenu que nous aurions ce créneau. Or, nous nous retrouvons après 3 heures d’interview et trois heures de tournage avec 2 minutes 10 secondes d’antenne et le sentiment prédominant que le temps perdu a servi à nous extirper des noms et adresses de personnes qui, sans notre intervention, n’auraient pas accepté de tourner dans cette émission fourre-tout.

     Nous avons été piégés
    Que vient faire un " mental coach " dans ce fatras ?
    Est-ce pour donner du crédit au documentaire que Monsieur Debeix est appelé " Docteur " ? Si l’ expérience de la boule chauffante peut effectivement être exécutée par suggestion, la production du film est-elle certaine que c’est le cas dans cette séquence ?
    Sommes-nous certains que Monsieur Mangetout n'est pas, quelque part, un illusionniste ?

    paranormal,télévision,critique,abus,dechavanne,étrangeCette émission n’explique rien, même pas qui nous sommes et alors que le sujet Psi Pascal a parfaitement réussi son test : le public n’a sûrement rien compris à cette expérience puisque le montage du film a supprimé les images clef, sans doute pour ne pas dépasser le temps d’antenne.

    À ce jour, nous attendons toujours le réalisateur qui privilégiera l’honnêteté à l’audimat.  

     

    1) Au sein de notre Comité d'expertise,nous connaissons bien Michel Lotito dit monsieur Mangetout.

    2) Nous savons comment fonctionnent les expériences de mentalisme présentées comme étant réelles dans le film.

    3) Nous savons comment on met le feu par "la force de la pensée" à une boule de papier. (Expérience présentée comme étant réelle dans le film et que nous avions dénoncée dans une émission précédente) Etc...

    Signé : Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux. (CIEEPP)

     Titre de l'émission : Les Super-Héros
    Durée : 1 heure 10
    Auteur et réalisateur : Dimitri Grimblat
    Une production J2F Production avec la participation de France Télévisions.  

    Personnes de notre Comité d'expertise ayant participé au tournage du film pour la séquence Psychométrie :

      Ranky : Illusionniste professionnel, expert en phénomènes paranormaux truqués, président du CIEEPP. 

    Claude Géraldy : Illusionniste-mentaliste, expert en imitation de phénomènes extra-sensoriels (ESP). 

    Blondine : Illusionniste, spécialiste en télépathie, calcul prodige, divination de spectacle. 

    Jacques Mandorla : journaliste d’investigation, écrivain, spécialiste du paranormal 

    Pascal : sujet Psi.

    NOTE : Chères lectrices, chers lecteurs,

    Nous avons organisé cette session de tests avec le sérieux qui nous caractérise c'est-à-dire avec un e volonté permanente de recherche et le besoin de vous éclairer sur LA PART DU VRAI ET LA PART DU FAUX en ce qui concerne les phénomènes qualifiés de paranormaux.

    SESSION DE TESTS
    Organisée par le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP)
    Expériences de psychométrie.

    Date du tournage : samedi 22 mai 2010.
    Le protocole  d’expérience a été établi le vendredi 21 mai 2010 par les illusionnistes Ranky, Blondine et Claude Géraldy.

    IMPORTANT

    Nous, illusionnistes experts en phénomènes paranormaux, considérons que 9 expériences sur 10 de psychométrie présentées à la télévision sont susceptibles de comporter un subterfuge. Il existe un nombre important de procédés pour deviner par trucage les objets placés dans des boites ou des enveloppes : enveloppes marquées - fendues - à tiroir - découpées - doubles - anormalement froissées, etc-.

    Il existe même un produit capable de rendre un coin de l’enveloppe transparente pendant quelques secondes, juste le temps d’apercevoir un détail du dessin ou de la photo, ce qui permet ensuite d’utiliser par exemple le "Cold reading", qui est une technique servant à recueillir des informations en observant les réactions physiques et/ou verbales des personnes que le soi-disant médium a en face de lui.

    VOILA DES TESTS QUI CHANGENT BIEN DES CHOSES.

    Cette séquence filmée de psychométrie (il s’agit, pour le “médium”, de décrire le contenu d’une enveloppe opaque, cachetée, en respectant un protocole rigoureux) a été réalisée sous notre contrôle dans  des conditions maximales de sécurité.  
    La totalité de l’expérience à été filmée pour le documentaire de Dimitri Grimblat diffusé le 2 janvier 2011  à 22 heures 50 sur France Télévision.

     Signé : Le Comité des Illusionnistes pour l’expertise des Phénomènes Paranormaux.

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    LA SOIRÉE DE L’ÉTRANGE
    VENDREDI 25 AVRIL 2008
    20 H 50 SUR TF1
    Divertissement présenté par Christophe Dechavanne et Patrice Carmouze.

    INVITÉS DE L’EMISSION :
    Laurence Boccolini - la chanteuse Zaho - Omar et Fred.

    NOTRE AVIS

    UNE EXPERIENCE DE CLAIRAUDIENCE
    Le premier dossier concerne la clairaudience qui serait la faculté d’entendre des voix off délivrant des messages venant, selon certains médiums, de l’Au-Delà.
    Les images ont été filmées à Toulouse, lors d’une conférence donnée devant environ 150 personnes par le médium Henri Vignaud dont il ne s’agit pas ici de mettre en doute les capacités éventuelles. Mais force est de constater que l’émission LA SOIREE DE L’ETRANGE présente des séquences sans utiliser les services d’experts en paranormal et d’illusionnistes spécialisés, donc sans aucun protocole, donc sans aucune sécurité quant à la validité ou non des expériences.
    De toute évidence, les animateurs ignorent tout des techniques du “cold reading” qui permettent au “médium” de provoquer et de lire les réactions physiques des spectateurs afin d’obtenir les renseignements souhaités.

    EXEMPLE : Henri Vignaud dit “voir” une personne quittant la route et tombant dans un précipice.
    Un spectateur réagit et annonce qu’il s’agit de son meilleur ami qui a dérapé en faisant du ski et est tombé dans une crevasse. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais peu importe, l’expérience est enclenchée. Elle sera spectaculaire.
    A la fin de cette séquence, Christophe Dechavanne, voulant cautionner l’expérience, insiste sur l’étrangeté du fait que le médium, qui ne connait pourtant personne parmi les spectateurs, annonce que le beau-frère d’une dame est décédé.
    FAUX : c’est la dame qui dit "C'est mon beau-frère", pas le médium !
    La démarche de Henri Vignaud semble correspondre à une utilisation, inconsciente ou non, du “cold reading”. Mais n’étant pas présents, nous nous garderons bien de tirer une conclusion, quelle qu’elle soit.

    L’HOMME QUI ARRÊTE SON COEUR
    Le sujet se présente en show-man, avec une mise en scène soignée : ambulance, défibrillateur et autres matériels.
    Il ne faut pas confondre arrêt du coeur avec arrêt des pulsations cardiaques (qu’un magicien est capable de provoquer par compression d’une ou plusieurs artères à l’aide de différentes techniques illusionnistes). L’électrocardiograme plat est également réalisable, mais nous n’en donnerons pas ici la méthode. En combinant les deux subterfuges, on peut donc présenter un numéro très spectaculaire.

    CONCLUSION - Sans protocole, ni contrôle sérieux, l’expérience ne peut pas être annoncée comme probante, ainsi que l’émission tend à vouloir le faire croire. Personne ne peut affirmer quoi que ce soit concernant cette prestation, pas même nous puisque nous étions absents.
    L’expérience présentée de cette façon est irrecevable comme phénomène paranormal.

    LE CHÂTEAU HANTÉ
    La chanteuse Eve Angéli et le médium se sont prêtés à une séance spirite tournée comme un film d’épouvante : l’objectif non avoué est apparemment de maintenir un suspense destiné à limiter le zapping des téléspectateurs. Il ne se passe strictement aucun phénomène dit “paranormal” pendant ces séquences mais, indéniablement, une utilisation des frayeurs, semble-il réelles, de la chanteuse.
    Le médium est bien connu pour son intégrité et sa sincérité lors de ses interventions Radio et Télévisées.
    Mais là encore voici une émission qui ne répond pas aux attentes des téléspectateurs car elle dévalorise plutôt les sujets Psi et ne fait pas avancer d'un pouce la recherche paranormale.
    Il eut été pourtant simple d’établir un protocole imparable pour faire éclater la réalité éventuelle de manifestations paranormales.CONCLUSION : expérience intéressante, à refaire dans des conditions sécurisées.

    LA SÉANCE D’HYPNOSE
    Nous nous contenterons de publier le commentaire de Nicolas qui reflète l’opinion générale de nos nombreux amis internautes :
    "Bonjour. J'ai regardé l'émission " La soirée de l'étrange " du 25 avril. J'adore le paranormal, je passe des journées complètes à faire des recherches sur ce sujet. Il n'y a qu'a propos de l'hypnotisme où j'ai un gros doute, c'est-à-dire que je n'y crois pas. Le passage de l'émission où la personne hypnotise des membres du public n'a fait que confirmer mon opinion. C'était du grand n'importe quoi, les gens soi-disant "hypnotisés" ne savaient pas toujours comment réagir.
    Pour moi, l'hypnotiseur a dit à l'avance aux personnes de faire ce qui leur était demandé. Mais de là à parler d'hypnotisme...
    Je suis actuellement en train de lire le livre de Ranky " Le paranormal de mes yeux vu... ", mais je n'ai pas encore lu son chapitre sur l'hypnotisme. J'espère qu'il répondra à mes questions.

    Ecrit par Nicolas | 27.04.2008

    CONCLUSIONS GÉNÉRALES
    Au sein de notre comité, nous sommes effarés par le fait que des sujets dits psi se lancent dans des aventures télévisuelles sans aucune précaution ni sécurité, au risque d’être ridiculisés par des invités rigolards et d’une incorrection souvent à la limite de l’indécence.
    Les animateurs de LA SOIREE DE L’ETRANGE n’ont pas trompé le public puisqu’ils avaient annoncé cette émission comme un divertissement, certes en se servant du paranormal comme créneau porteur.
    Il est à remarquer que, lors de l’émission du 10 novembre 2007, nos experts-illusionnistes ayant réagit étaient au nombre de 18 et que cette fois-ci il ne sont plus que six.
    Il y a fort à parier que nous ne donnerons même plus notre avis sur la prochaine émission.

    Nombre d’experts illusionnistes répartis sur la France ayant donné leur avis : 6

    Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à donner votre avis sur les émissions en cliquant sur “ Commentaire “ en bas de page, ou sur :paranormal@orange.fr

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    LE PREMIER PASSAGE AU CRIBLE A EU LIEU LE SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 à 20 heures 50 sur TF1 pour l'émission :
    QUI SERA LE PROCHAIN ...
    Spécial Paranormal.
    Divertissement présenté par Christophe Dechavanne.


    NOTRE AVIS : sous la dénomination abusive “Spécial Paranormal” utilisée comme élément publicitaire, nous n’avons vu aucune prestation concernant les phénomènes Psi. Il s’agissait en fait de tours de prestidigitation.
    La seule intervention présentant une” psychokinèse” était aussi un “tour de magie” qui a été le prétexte, pour l'un des membres du jury, d'une attaque a priori du paranormal en général.
    Deux de nos magiciens ayant participé à l’émission déclarent avoir été mis au courant, en tout dernier lieu, qu’ils seraient jetés à la trappe si leur numéro n’était pas retenu par un jury composé, entre autres, d'Arturo Brachetti et d'Arthur Jugnot, dont on se demande bien ce qu’il sont venus faire dans cette galère. A moins qu’ils n’aient été également piégés ?
    Christophe Dechavanne paraissait quelquefois attristé et gêné de voir certains concurrents subir l’humiliation de la trappe. Nous lui décernons, malgré tout, un bon point pour sa sensibilité.
    Mais est-il vraiment obligé de présenter de telles émissions ?

    Nombre d’experts illusionnistes répartis sur la France ayant donné leur avis : 18.

    Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à donner votre avis sur les émissions en cliquant ici :

    paranormal@orange.fr

    Visitez aussi notre catégorie : PARANORMAL ET TELEVISION : DES PREUVES.

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    Paranormal et télévision des preuves
                                                       par RANKY
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    CONCLUSIONS GÉNÉRALES SUR LA SÉRIE D'ÉMISSIONS INTITULÉES "ENQUÊTES EXTRAORDINAIRES" DIFFUSÉES SUR M6
     Voici notre avis sur une nouvelle série d’émissions sur le “paranormal”, présentées par Stéphane ALLIX sur M6, intitulées ENQUÊTES EXTRAORDINAIRES et dans lesquelles, une fois de plus, les illusionnistes-experts, seuls capables de détecter les fraudes éventuelles, sont encore absents.

    Nous apprenons que ces documentaires qui seraient au nombre de cinq sont déjà tournés.
    La première émission intitulée : “Guérisseurs, magnétiseurs, barreurs de feu : quand la médecine fait appel à eux” ouvre la série qui parait prometteuse. C’est très intéressant, de bonne qualité avec des témoignages solides.
    La seconde émission pose l’interrogation : les animaux possèdent-ils un 6ème sens ? C’est plus convenu, un peu ressassé et regrettons de n’avoir pu émettre un avis lors du tournage, surtout sur le chat pressentant la mort d’êtres humains et la séquence sur les chevaux servant de “supports médiumniques”. Maintenant c’est trop tard !
    La troisième émission : “Ils sont revenus de la mort” traite des expériences de mort imminente. Stéphane Allix présente un documentaire incontournable, exceptionnellement riche, important et allant beaucoup plus loin que tout ce qui a été fait à ce jour. Nous délivrons à ce magazine une télévision d’honneur.

    IMPORTANT. Voici les spécialités ou les interventions de notre comité d'expertise des Phénomènes Paranormaux ( le seul Comité français reconnu par la communauté scientifique) dressent une barrière de sécurité indispensable aux journalistes et scientifiques voulant traiter sérieusement ces sujets particulièrement propices aux malversations et arnaques diverses.
    Cette liste est fournie avec les précautions qui s’imposent puisqu’à  ce jour nous ne connaissons pas les thèmes qui sont traités dans les prochaines émissions : télépathie- télékinésie- voyance- psychométrie- mentalisme- expériences de spiritisme- etc..

    Parmi 405 dossiers, dont 41 restent inexpliqués, à notre actif citons : les chirurgiens à mains nues- Les cas Uri Geller et Jean-Pierre Girard- Maud Kristen- Joseph  Mac Moneagle- le motard masqué- yogi Coudoux-  yogi Daubard- fakir Yvon Yva- etc...

    Voici quelques extraits du livre de l’illusionniste Ranky : "Le paranormal de mes yeux vu".
    ....La seule compétence scientifique est insuffisante et facile à abuser, comme l’histoire et notre expérience professionnelle nous le prouvent abondamment. C’est ainsi qu’il est arrivé, et arrive encore, à certains scientifiques de se laisser aller, en toute bonne foi, à trancher à tort et avec autorité, de problèmes dont ils ont cru avoir toutes les données réelles, et dont les ressorts secrets échappaient à leur compétence. Et c’est précisément là que les illusionnistes experts en imitation des effets parapsychologiques peuvent intervenir. Ces hommes de spectacles sont évidemment les mieux placés pour déterminer qui triche ou non. Et au sein du Comité Illusionniste d’expertise et d’expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), ces hommes connaissent bien leur métier.....
    ....Le grand mathématicien Henri Poincaré, à qui on avait proposé de vérifier si la célèbre Eusapia Palladino était une illusionniste ou si elle possédait des pouvoirs réels, déclina cette offre, en disant qu’un illusionniste le tromperait sans difficulté et que des prestidigitateurs compétents réussiraient mieux que lui à faire la lumière.....
    Il est illusoire et présomptueux de dire :”Je ne crois que ce que je vois”, ou “je crois ce que je vois”. Beaucoup de choses existent que nous ne voyons pas et beaucoup aussi sont autres que nous les voyons....
    L’insuffisance de notre observation, notre imagination, souvent mues par l’inconscient de nos craintes, ou de nos espoirs, le temps écoulé, perturbent l’exactitude de notre conviction, d’où la fragilité de tant de témoignages.
    L’authenticité de notre vision ( même conservée intacte par la photographie ou le cinéma) ne garantit en rien la réalité, sinon il faudrait admettre, (comme pourraient en témoigner des millions de gens dans le monde entier) que les lapins naissent bien dans les chapeaux des magiciens....
    Appeler un expert en trucage constitue pour le chercheur en parapsychologie une sécurité incontournable. Tout  journaliste qui entreprend une enquête et publie ses écrits ou ses films en les développant uniquement sur des interviews et des réactions personnelles sans demander l’avis du spécialiste en trucage risque de se tromper et d’induire facilement ses lecteurs en erreur....
    A partir  de maintenant, chacun doit se poser, à la lecture d’un article, à la vue d’un reportage sensationnel, la question suivante : “les illusionnistes experts ont-ils été interrogés sur ce “miracle” que l’on me présente ?” Si la réponse est non, alors le reportage en question risque de ne pas être sérieux.

    CONCLUSIONS SUR LES PREMIERES "ENQUETES EXTRAORDINAIRES"

    Nous serions désolés que des éléments douteux s’immiscent dans ces reportages si bien commencés et viennent assombrir le regard curieux,interrogateur, un peu naïf,  de Stéphane et ne transforme trop l’épatant présentateur en un “Allix au pays des merveilles” benêt.

    CONCLUSIONS GENERALES SUR LES 5 DOCUMENTAIRES " ENQUETES EXTRAORDINAIRES" :

    Le 5ème documentaire intitulé : prémonition, télépathie, voyance : avons-nous tous un sixième sens ? est dans la lignée des émissions précédentes. C’est très bien fait, bien documenté, intéressant, sans a priori.
    Notons cependant que le protocole d’expérimentation pour tester un des sujets PSI a été copié sur un protocole élaboré par notre comité d’expertise pour les besoins du film “Le 6ème sens” de Marie Monique Robin et ceci (on va se géner) appliqué à Joseph Mac Monéagle. (ben voyons !)  Ce protocole ne peut être utilisé que par des illusionnistes-experts car il comporte des subtilités ne pouvant être interprétées que par des hommes de l’art, ne serait-ce déjà que pour éliminer toute connivence entre les sujets testés et les fabricants du film :  réalisateurs, présentateurs, techniciens etc, etc... Or, dans le cas présent c’est la réalisatrice qui dirige les opérations, ce qui ne met pas en doute l'intégrité de celle-ci, mais il faut savoir que lorsque notre Comité d'Expertise intervient  tous les intervenants sont surveillés.
    Le protocole présenté par Stéphane Allix comporte donc plusieurs failles qui le rende nul et non avenu. D’ailleurs, un protocole ne  peut servir qu’une seule fois sous peine  de prendre le risque que celui-ci ne puisse être “décortiqué” et rendu inéfficace lors d’une seconde même expérience. 
    Rappelons également que l’emploi d’un huissier n’a aucune valeur dans ce genre d’expérience. Si cet officier de justice atteste qu’un bandeau est opaque, donc qu’il ne voit pas à travers, il a raison ; mais quand le magicien utilisera ce même bandeau il verra, lui, à travers car il aura déclenché le “truc” le permettant. A chacun son métier ! Mais l’équipe de ENQUÊTES EXTRAORDINAIRES a été capable de trouver des témoignages au fin fond des Etats-Unis, c’est-à-dire à des milliers de kilomètres, mais pas notre Comité d’Expertises qui se situe à 15 kilomètres de leurs bureaux.
     ______________________________________________________________________________________

    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpegUNE TELEVISION D’HONNEUR A CES EMISSIONS POUR L'APPORT DE LEUR PRECIEUX CONCOURS ET LE SERIEUX AVEC LEQUEL ELLES ONT PARTICIPE A LA RECHERCHE PARAPSYCHOLOGIQUE.
    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpeg
     
    Enquêtes extraordinaires M6 AUX FRONTIERES DE LA VIE "Ils sont revenus de la mort" présentée par Stéphane ALLIX. Réalisation : Maurice Ferlet.

     

    STEPHANE ALLIX 1.jpegDiffusion 3 juin 2010
    Expériences de mort imminente.

     

     

    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpegVendredi Magazine FR3 (avec Jean-Pierre Girard, Alfred Krantz, Robert Tocquet, Ranky, le commandant Tizané, HANS BENDER 1.jpgle professeur Hans Bender, REMY CHAUVIN 2 photo imi.jpgANDRE SANLAVILLE 1 .jpgLES PARANORMAUX 1.JPGle professeur Rémy Chauvin, l'astrologue Joelle de Gravellaine, l'hypnotiseur Alafourd, le journaliste Richard Rein, le docteur Nicole Gibrat, le magicologue André Sanlaville )

    Diffusion: 1er avril 1977

    De gauche à droite : Hans Bender- Rémy Chauvin- André Sanlaville-

     

    Photo extraite du film "Les Paranormaux" Vendredi Magazine FR3. De gauche à droite : Maître Sochard huissier de justice- Richard Rein réalisateur du film- Jean-Pierre Girard Sujet Psi- Ranky illusionniste

    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpegCable News International INC .Télévision Américaine (avec Assam Bassaf, Ranky )

    ASSAF BASSAM 1.jpg

     

     

    Diffusion 15 septembre 1988

     

    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpegCiel Mon Mardi de Christophe Dechavanne TF1 (avec Le chirurgien Guy Deloche, Fabrice Lucchini, Ranky)

    CIEL MON MARDI 1.JPG Diffusion 23 mai 1989

     

     

    de gauche à droite : Fabrice Lucchini, Christophe Dechavanne, Guy Deloche, Ranky. (Photo DR)

     

     

    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpegLa Parapsychologie à travers le Monde. Télévision américaine. (avec Jean-Pierre Girard, Ranky )

    Diffusion 15 décembre 1996
    Extrait de Reader’s Digest Association.
    Mysteries of the unexplained
    “POWER OF THE PARANORMAL”

    VHS PAL STEREO MIX -TRT : 57:33 -1/28/9

    PARANORMAL ET TELEVISION 2 .jpegLe sixième sens. La science face au paranormal de Marie Monique Robin (avec Maud Kristen: sujet psi, Ranky: Illusionniste expert, Mario Varvoglis : docteur en psychologie, Joseph Mac Moneagle: sujet psi, Norman Don : professeur de neurologie, Robert Gamel : guérisseur,  René Péoc'h : docteur en médecine biologie et anthropologie, Robert Morris : professeur en parapsychologie scientifique Université d'Edimbourg, Caroline Watt : professeur de parapsychologie Université d'Edimbourg, Jean Cabane : professeur de médecine)

    Maud et Ranky.jpgDiffusion : 19 janvier 2003.

    17 septembre2006.

    Canal + - La Cinq émission Théma.

     

    Ranky et Maud Kristen (Photo Idéale Audience)

     

     

  • MADEMOISELLE LENORMAND : LA VOYANTE DE NAPOLÉON

    Mademoiselle Lenormand : la voyante préférée de Napoléon Ier

     PAR JACQUES MANDORLA

    La vie de Marie-Anne Lenormand est étonnante à plus d'un titre : cette voyante verra en effet défiler, dans son cabinet, aussi bien de simples domestiques, femmes de chambre ou cousettes que de grands personnages comme Robespierre, Fouché, Talleyrand, Joséphine de Beauharnais ou Napoléon Bonaparte !

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    Mademoiselle Lenormand fut considérée, de son vivant, comme « la plus exceptionnelle diseuse de bonne aventure de tous les temps ». Pas moins !

     

    Née en 1772, Marie-Anne Lenormand, fille d'un drapier d'Alençon, entre toute gamine à 1'Abbaye Royale des Dames bénédictines de sa ville natale où elle se fait remarquer, dès son plus jeune âge, par une ardente imagination et un curieux talent de « prophétesse » (terme dont la langue française possède de très riches synonymes : pythonisse, pythie, devineresse, sibylle, aruspice, cassandre, diseuse de bonne aventure, clairvoyante, vaticinatrice, extralucide…).

     

    La rencontre avec Joséphine de Beauharnais

    En 1793, en pleine « Terreur » révolutionnaire, Marie-Anne s'enfuit, échappant de justesse à la rafle et trouve refuge dans un garni proche du Palais-Royal, où elle rencontre dame Gilbert, une habile tireuse de cartes acoquinée à un certain Flammermont, un garçon boulanger qui n'a pas froid aux yeux.

    À eux trois, ils décident d’associer leurs talents. Déguisée en pythonisse tour à tour italienne, bohémienne ou gitane, la jolie Marie-Anne dit l'avenir, la Gilbert tire les cartes alors que Flammermont va distribuer des prospectus et faire de la publicité auprès des commerçants du quartier.

    En quelques mois, Mademoiselle Lenormand apprend toutes les ficelles du métier et un jour, se sentant plus douée que ses compagnons, elle reprend sa liberté et s'installe à son compte : elle ouvre alors un cabinet d'écrivain public, qui sert de couverture à ses véritables activités de voyante.

    Elle réside au 5 de la rue de Tournon durant près d'un demi-siècle, accueillant une clientèle de personnalités : elle reçoit ainsi le peintre David, Robespierre, Saint-Just, Marat, Tallien et bien d'autres, ainsi que leurs égéries ou leurs compagnes.

    Mais sa carrière débute vraiment lorsqu'elle est régulièrement consultée par la ravissante Joséphine Tascher de la Pagerie, autrement dit la comtesse de Beauharnais. La première épouse de l'Empereur Napoléon Ier ne peut bientôt plus se passer de Mademoiselle Lenormand et la consulte à tout propos.

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    La carrière de Mademoiselle Lenormand débute vraiment lorsqu'elle est régulièrement consultée par Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier.

     

    Robespierre la consulte et est impressionné !

    Surdouée et cultivée, Mademoiselle Lenormand élargit la palette de ses techniques : elle étudie les anciens grimoires, manie les cartes avec adresse, lit dans les lignes de la main ou le marc de café, consulte le plomb fondu, le vif-argent (mercure), les blancs d'oeufs jetés dans l'eau claire, les miroirs brisés, le cristal de roche ou les cendres soufflées !

    Les consultants attendent leur tour dans le salon, avant d'être introduits par ordre de préséance, dans sa chambre à coucher. En réalité, l’une de ses assistantes se tient discrètement dans une pièce voisine, séparée du salon par une glace sans tain, afin d’observer et d’écouter les bavardages, qu'elle s'empresse ensuite d'aller rapporter à sa patronne, n'hésitant pas à lui confier tous les petits potins qui peuvent aider ses dons de voyance.

    Ce salon voit défiler tour à tour, hommes politiques, banquiers, duchesses, femmes du monde ou du demi-monde, actrices en vogue, tous disposés à payer très cher les paroles que la voyante distille avec parcimonie.

    Mais Mademoiselle Lenormand est très habile : elle travaille aussi pour toutes les bourses, y compris les plus modestes, disant la bonne aventure à de simples domestiques, valets, femmes de chambre, habilleuses, midinettes ou cousettes, qui payent 20 sous ses oracles de 4 sous et lui procurent, en échange de cet insigne honneur, des « tuyaux » inestimables sur les grands de ce monde au service desquels ils se trouvent.

    Dans ses mémoires, Mademoiselle Lenormand rapporte quelques piquantes anecdotes sur tous ces grands hommes qui terrorisent la France et viennent, humbles et tremblants, entendre les sentences prophétiques qu'elle leur distille au compte-gouttes devant son guéridon.

    Du terrible Robespierre, elle dit par exemple : « J'ai vu de bien près le farouche Maximilien et j'ai pu le juger, livré à lui-même. C'était un homme sans caractère. Superstitieux à l'excès, il se croyait envoyé par le Ciel pour coopérer à une entière régénération de la société. Je l'ai vu, en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes et même frissonner à la vue d'un 9 de pique ! ».

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    Mademoiselle Lenormand a livré, dans l'un de ses livres, ce témoignage étonnant :« Un jour, j’ai vu Robespierre, en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes et même frissonner à la vue d'un 9 de pique ! ».

     

    La prédiciton étonnante faite à Napoléon 1er

    Mademoiselle Lenormand reçoit à son cabinet tous les grands révolutionnaires, conseille Fouché, Barras, Madame de Staël, Talleyrand et est consultée à plusieurs reprises par Joséphine de Beauharnais et son mari Napoléon Bonaparte.

    Concernant ce dernier, elle affirme que, dans l'intimité, il ne se ne se moque pas du tout des arts divinatoires et qu'il lui arrive même de pratiquer l'astrologie de salon ou la chiromancie. D'ailleurs, Las Cases lui-même témoigne du fait que Napoléon a rendu un hommage tardif à la perspicacité de la voyante, en lui confiant un jour : « Elle m'a fait le dessin de l'île de Sainte-Hélène sur la boiserie de son appartement. Je savais tout cela en étant encore au faîte de ma puissance, mais je n'y attachai nullement foi ».

    En 1809, quelques jours avant la séparation des époux impériaux, Mademoiselle Lenormand rencontre secrètement Joséphine de Beauharnais, malgré l'interdiction que lui en a faite l'Empereur, qui redoute l'influence de l’extralucide. Apprenant ce rendez-vous, Napoléon, excédé, demande à Joseph Fouché, son ministre de la Police, d'arrêter la voyante et de la mettre en prison, avec l'ordre de ne la relâcher qu'après l'officialisation de son divorce !

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    Cette estampe, intitulée « Le divorce de Napoléon et Joséphine », montre l'évanouissement de Joséphine au Palais des Tuileries le 30 novembre 1809 : l’Empereur vient de l'informer de sa décision de divorcer.

     

    Fouché, habile négociateur, comprend très tôt l'intérêt qu'il peut tirer des rapports qu'il entretient avec Mademoiselle Lenormand. Aussi exerce-t-il un chantage permanent sur la voyante, qui lui apprend infiniment plus de petits secrets sur les gens qui défilent dans son cabinet que les rapports de ses propres limiers ! Certains documents, en effet, tendent â prouver que la voyante et le ministre étaient de mèche dans nombre de petites intrigues ourdies dans l'ombre.

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    Arrestation en 1809 de Mademoiselle Lenormand par Joseph Fouché, ministre de la Police.

     

    Sous les Cent Jours et la Restauration, le succès de la voyante ne se dément pas. Le retour des Emigrés développe encore sa clientèle. La vieille noblesse royaliste accourt rue de Tournon où elle remplace celle de l'Empire. Mademoiselle Lenormand exerce son art non seulement à Paris, mais aussi avec un égal succès dans toutes les grandes villes d'Europe, saluée comme la plus grande voyante de tous les temps. On la retrouve à Vienne, Genève, Saint-Pétersbourg et Venise.

    Un jour, très (trop !) sûre d'elle, Mademoiselle Lenormand prédit même qu'elle mourra en l'an de grâce 1896, à l'âge de 124 ans ! Mais le Ciel ne tient pas compte de sa prédiction puisqu’elle s'éteint en 1843, à 71 ans seulement, confite en dévotion, ayant abjuré ses pratiques magiques et reconnu la vanité de ses travaux.

    Elle laisse derrière elle une oeuvre importante qui comprend ses deux fameux ouvrages « Mémoires historiques et secrets de l'impératrice Joséphine » et « Les Souvenirs prophétiques d'une sibylle », mais surtout son superbe « Grand jeu de Mademoiselle Lenormand », jeu de tarots qu'elle crée à partir de légendes mythologiques et qui est encore aujourd'hui l'un des plus vendus au monde, avec le tarot de Marseille et l'Oracle de Belline.voyance,Lenormand,Napoléon,Fouché,Robespierre,Joséphine

    Quelques-unes des 54 cartes du Grand jeu de Mademoiselle Lenormand, créé par la célèbre voyante à partir des récits mythologiques de La Toison d'Or et de La Guerre de Troie.

     

    (Un grand merci pour son aide fort précieuse à notre ami Pierre Genève : il se reconnaîtra)

  • HOMMES PHÉNOMÈNES

     YOGI COUDOUX

    PARANORMAL OU ILLUSIONNISME ?

      NI L'UN NI L'AUTRE !

                                                                    Par RANKY

    Ne manquez surtout pas les 2 vidéos impressionnantes situées en fin d'article (la première a déjà été vue plus de 1 865  000 fois) !

    COUDOUX 1.jpgEngagé plusieurs années dans le Festival Mondial de la Magie, Paulin COUDOUX est un yogi dépassant tout ce que l'on peut imaginer dans la spécialité. Coudoux possède à son répertoire plus de deux cents figures de yoga, toutes plus fantastiques les unes que les autres.Il est le créateur de certaines postures qu'il est le seul à réaliser. De là à cataloguer ses performances dans la catégorie "paranormale" il n'y a qu'un pas que d'aucuns franchissent avec une désinvolture désarmante, surtout parmi les inconditionnels du "surnaturel" qui, nous le savons, n'existe pas.

    Cet athlète de 1m85 et 80 kilos parvient à s'introduire dans une boite en plastique transparent ayant pour dimension : hauteur 56 cm - largeur : 40 cm - profondeur : 41 cm. La porte par laquelle il s'introduit ne mesure que 23 cm de large !

    COUDOUX 2.jpg

    Une fois la porte fermée, la boîte est hermétique et Paulin peut y demeurer jusqu'à six heures durant. Défiant les lois naturelles de la vie, il est resté durant 45 minutes (sous contrôle médical) dans sa petite boîte transparente, immergée dans un aquarium, pour l'émission de Dominique Webb "LES MAGICIENS", en direct sur TF1.

    Paulin domine parfaitement sa respiration. Il faut savoir qu'un homme ordinaire inspire et expire 17 fois par minute. Coudoux se contente de 10 fois quand sa cage est hermétique à 95% et de 4 fois quand elle l'est à 100%.

    Le yogi Coudoux a réalisé un record de durée dans les salons Ricard, avenue des Champs- Elysées, devant des médecins, la presse et plusieurs illusionnistes parmi lesquels Gérard Majax, Claude Stavisky, Ranky, Blondine, etc..

    COUDOUX 3.JPG

    Pour réaliser cette posture le yogi Coudoux doit luxer ses deux épaules

    Ses prestations époustouflantes dépassent l'imagination et évidemment ne comportent aucun trucage. Il faut avoir le coeur bien accroché pour supporter la vue d'un genou ou d'une épaule qui se déboîte (photo ci-dessus) ou encore les mouvements rotatifs de ses intestins qu'il provoque par concentration.

    Engagé dans les mêmes tournées de spectacle, en Italie, au Maroc, en Syrie et bien sûr en France,  j'ai pu, au fil des mois, apprécier et admirer ses exploits incroyables. Mon épouse Blondine lui servait quelquefois de partenaire avec une crainte non dissimulée.

    RECORDS FANTASTIQUES.jpg

    On reconnait sur cette photo (1er rang): Claude Stavisky (2e à partir de la gauche) - Monsieur Mangetout (3e) - Blondine (5e) - Ranky (5e) - Le fakir Yvon Yva (7e) - Le yogi Coudoux (8e) - (Photo : journal Le Républicain lorrain)

     Un nombre important de médecins de diverses spécialités s'est intéressé à Paulin Coudoux qui a commencé à pratiquer le yoga à huit ans "pour connaître son corps". Aujourd'hui, dit-il "C'est le meilleur moyen pour parvenir à la Vérité, pour connaître toute chose". Il assure que sa technique est des plus simples : la domination totale de sa respiration et de son corps tout entier. Je veux bien le croire mais ce n'est quand même pas à la portée de tous et un mystère demeure total car il a été testé à différentes reprises sous le contrôle de cardiologues dans des expériences consistant à arrêter, non pas les pulsations cardiaques, ce que savent faire les illusionnistes en comprimant une artère, mais le coeur, et ceci pendant quinze secondes, ce qui laisserait des séquelles gravissimes et occasionnerait même le décès de tout individu ordinaire.

    COUDOUX 4.jpgCoudoux s'est produit dans le monde entier, réalisant exploit après exploit. Ses nombreux records sont autant d'expériences qui lui permettent d'approfondir la connaissance du corps humain, de l'Univers, de la vie. Cet homme respire la sérénité. Pour lui, le fantastique et l'impossible sont quotidiens. Il en a fait sa règle de vie.

                                 

                                     

     

     

     

                                                                      Photo émission "C'est mon choix"

    Pour voir la vidéo (durée 9 minutes) de l'expérience exceptionnelle de Coudoux réalisée sur un plateau TV aux États-Unis (ce qui lui a valu de faire partie du Guinness des Records), cliquez dans l'image ci-dessous :

     

    Autre vidéo, tournée pour l'émission NORMAL PARANORMAL sur M6 (durée : 3 minutes 17 secondes) : le yogi Coudoux testé par un cardiologue !

    Pour en savoir plus :

    CENTRE YOGI COUDOUX

    LE MOULIN DE LA FORGE - 61700 CHAMPSECRET

    Tél : 02 33 37 08 57

    http://leyogi.com

     

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    MIRIN DAJO

    VOIR LA VIDÉO EN FIN DE DOSSIER

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    TRANSFIXIONS OU TRANSES FICTIONS ?


    MIRIN DAJO 1.jpgVoici le type parfait du phénomène dit “paranormal” qui perd cette classification à la lumière d’une explication scientifique.
    Le fakir nous propose des démonstrations issues d’une connaissance souvent empirique de l’anatomie et d’une expérience limitée dans la présentation du spectacle, en comptant souvent sur l’ignorance du spectateur dans le domaine physiologique pour laisser croire à son invulnérabilité. Le fakir se transperce les joues, la langue, avale et crache du feu, gravit des échelles de sabres, etc.
    Certaines parties du corps sont peu innervées et peuvent être transpercées, presque sans douleur.
    Mais dans ce domaine, d’autres exhibitions physiologiques paraissent impossibles à produire sans trucage, si bien qu’elles sont longtemps apparues comme des manifestations paranormales et parfois même “surnaturelles”.

    •                     Ce dossier est extrait du livre "ENCYCLOPEDIE DU MYSTERE" de Ranky
    •                                            récemment paru aux Editions Trajectoire.


    MIRIN DAJO : HOMME PHÉNOMÈNE
    Le cas de A.G. Henskes, né en 1912 à Rotterdam est exemplaire à ce sujet. Cet homme, encore tout jeune, abandonne subitement son travail d’ouvrier chef d’équipe et, sous le pseudonyme de Mirin Dajo, débute sa carrière par des numéros de Music-Hall, parce qu'à ses yeux c'est le seul moyen pour attirer l’attention du public. Il se produit d’abord dans les rues, puis dans les pubs en avalant des débris de verre et des lames de rasoir.
    En même temps, il fréquente assidûment, flanqué de son père, devenu son imprésario, des guérisseurs auprès desquels il se persuade de son invulnérabilité.
    C’est ainsi qu’un “magnétiseur”, nommé De Groot, lui en fournit la “preuve” en pratiquant sur lui sa première transfixion à l’aide d’un fleuret qui lui traverse l’abdomen ! Notre Hollandais, qui sort victorieux et indemne de cette épreuve, est maintenant convaincu qu’il a reçu un don surnaturel. Il se met alors en tête de prêcher la puissance de l’Esprit sur la matière et de prôner les chemins métaphysiques comme seuls vecteurs de guérison du corps.

    DES PERFORMANCES INCROYABLES
    Ses nombreuses démonstrations suscitent l’intérêt du corps médical, bien obligé d’admettre la réalité de ses performances : Mirin Dajo se fait transpercer le corps et il ne triche pas.

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    Mirin Dajo (Photo DR)

    De nombreuses radiographies, effectuées dans les hôpitaux de Zurich et de Bâle,  par les professeurs Bruner et Massini, entre autres, montrent que divers instruments traversent bel et bien les poumons, les reins, le foie et même le coeur de Mirin Dajo ! La société Pathé-Cinéma produit alors un film qui valide les exploits incroyables de cet homme hors du commun qui fera l’objet, au cours de sa carrière, de plus de cinq cents transfixions.
    Parce que les instruments qui le traversaient ne portaient aucune trace de sang, parce que la cicatrisation intervenait très rapidement, certains l’accusaient de trucage. Pour démentir ces fausses allégations, Mirin Dajo alla jusqu’à se faire transpercer par une épée ou des aiguilles creuses au bout desquelles on ajustait des tuyaux de caoutchouc, ce qui permettait de faire passer de l’eau de part en part.

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    Mirin Dajo testé par des sceptiques (Photo DR)

    Robert Toquet professeur à l’école d’anthropologie de Paris, professeur de sciences physiques, chimiques et naturelles et excellent illusionniste qui deviendra membre de notre Comité d’expertise en 1978, écarta toute possibilité de trucage.
    Robert Toquet reçut de Mirin Dajo la copie d’une lettre qui disait :“La possibilité miraculeuse que je possède est la conséquence d’une soumission volontaire à la Puissance Supérieure qui régit le monde. Au moment où la pointe de l’épée touche mon corps, je me remets entre les mains de cette Puissance.” 

    L’EXPLICATION SCIENTIFIQUE
    C’est le professeur Bessemans, de la faculté de médecine de Gand, avec qui Robert Tocquet était en relation,  qui pratiqua le premier de nombreuses expériences sur différents animaux : cobayes, lapins, souris et chiens. Le professeur Bessemans transperçait très doucement le thorax ou l’abdomen de ces animaux puis retirait, aussi lentement, les tiges employées sans que le sang ne coula des plaies. Ces animaux ne présentèrent jamais d’infection et continuèrent à vivre normalement. L’explication est donc physiologique.
     
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    Une radiographie de Mirin Dajo (Photo DR)

    Le paranormal est absent dans les transfixions de Mirin Dajo. Les fleurets introduits très lentement provoqueraient une distension des tissus et leur pointe glisserait, sans les endommager, sur les parois très résistantes des gros vaisseaux sanguins. La revue “La Presse Médicale” publia, sous la plume du docteur Richet, un article selon lequel l’absence de complications infectieuses serait due au fait que les instruments métalliques ne portent que peu de microbes car ils sont retenus à la surface de la peau et de l’hypoderme, et que les germes qui pénètrent dans le corps meurent sous l’action des anticorps.
    Mirin Dajo meurt le 26 mai 1948 de ce que l’on peut considérer, au vu de ses exploits,  comme étant un accident de travail ! Le 13 mai, en effet, il avale un stylet de trente cinq centimètres de longueur. L’opération chirurgicale mise en place pour extirper l’objet lui sera fatale. L’autopsie conclut à ”une mort consécutive à une infection générale”.
    Il est indéniable qu’un mystique tel que Mirin Dajo a mis en lumière certains aspect de la physiologie des organes. Cet homme a fait la démonstration que l’organisme est plein de ressources, capable de s’adapter aux blessures qui seraient mortelles, sans un entraînement soutenu et préalable, et que dans certaines conditions extrêmes, il développe probablement un pouvoir bactéricide plus important.

    POUR VOIR LA VIDÉO (extraite des actualités cinématographiques PATHÉ)

    CLIQUEZ SUR LA FLÈCHE AU CENTRE DE L'IMAGE :

    ATTENTION : ces images sont très dures et peuvent heurter les personnes sensibles.

     

  • LE MYSTÈRE DES RELIQUES

    Le mystère des reliques (1ère partie)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur de "Comment prier les saints guérisseurs", "Le Grand Livre des Porte-Bonheur", "66 tests pour développer vos capacités paranormales", "60 trésors fabuleux à découvrir", "ABC du magnétisme" et "ABC de la radiesthésie"

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    Dans toutes les croyances du monde, on vénère depuis l’Antiquité les restes physiques ou les objets de prophètes et de saints. Malheureusement, ces reliques étant excessivement rares, de nombreux faux sont proposés à l’adoration des foules et à la vente aux collectionneurs ! Voici un inventaire de ces trésors vénérés par les croyants.

    Le mot « reliques » vient du latin « reliquiae » qui signifie « les restes ». Dans notre Occident chrétien, le culte des reliques remonte à la crucifixion de Jésus-Christ après laquelle ses apôtres ont conservé précieusement des morceaux de la croix, des clous, des linges… Ainsi, le célèbre suaire de Turin, qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa mort, est considéré comme une relique par l’Église catholique (lire, sur ce blog, l'article : "Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ?").

    Ce culte des reliques n’a fait que s’accentuer avec la politique de persécution déclenchée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303. Mais dix ans plus tard, le christianisme a fini par être adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier, ce qui facilitera ensuite la conversion d’une grande partie du peuple de l’Empire romain.

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    Le tableau de Jean-Léon Gérôme « Dernières prières des martyrs chrétiens » évoque la persécution ordonnée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303 (1885 - Walters Art Gallery, Baltimore, USA).

    L'Église catholique a élaboré, à l’intention de ses fidèles, une classification précise des reliques :  elles sont dites « insignes » lorsqu'elles sont de grande dimension et qu'il s'agit d'une partie noble de la personne (corps entier, tête...), « notables » quand elles ne concernent qu’une partie du corps (mains, pieds...) et enfin « exiguës » si elles se réfèrent seulement à des morceaux du squelette (dents, doigts, os...).

     

    Des reliquaires de toutes formes

    Dès les premiers siècles du christianisme, afin de répondre à la forte demande des fidèles qui souhaitent vénérer des reliques de Jésus et de saints martyrs, on assiste à un double phénomène : le démembrement des reliques, puis leur translation. Le démembrement consistait en une sorte de dépeçage des cadavres des saints :  les squelettes étaient, en effet, divisés en de nombreux morceaux (crâne, vertèbres, doigts…) afin de pouvoir disposer d’un maximum de reliques. Puis on pratiquait la translation, c’est-à-dire le déplacement de ces différentes reliques de leur lieu d’origine vers d’autres endroits de dévotion, ce qui permettait d’augmenter le nombre de points de rassemblement des fidèles.

    Pour pouvoir transporter ces reliques, l’usage veut qu’on utilise des contenants spécifiques, appelés tout naturellement reliquaires. En général, ils sont offerts par de riches donateurs souhaitant, par ce geste, s’attirer une protection divine. Dès le Ve siècle, en Gaule, on conçoit des « châsses » (du latin capsa, coffre), imposants reliquaires-sarcophages qui contiennent une grande partie soit du squelette soit du corps momifié, et qu’on place sous l’autel des nouvelles églises construites en l’honneur du saint à vénérer.

    La châsse la plus connue est celle de Sainte Geneviève, devenue célèbre pour avoir empêché les Huns de conquérir Paris en l’an 451. Cette châsse, dans laquelle a été déposé le corps de la sainte à sa mort en 512, a fait l’objet de processions chaque fois que le peuple de Paris devait traverser des épreuves : ce fut ainsi le cas en l’an 1130, sous le règne de Louis le Gros, lorsqu’on adressa des prières à la sainte afin qu’elle délivre des milliers d’habitants de la capitale atteints du « mal des ardents », dont les symptômes sont des crises de folie et des hallucinations (on sait aujourd’hui que le responsable était un champignon, nommé ergot, présent dans le seigle… et qui, traité chimiquement dans les années 1960, donnera le LSD !).

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    En l’an 1130, le peuple de Paris pria la sainte pour être délivré du « mal des ardents », maladie due à l’ergot de seigle (tableau de Théodore-Pierre-Nicolas Maillot - 1885 - Panthéon, Paris).

    Au Moyen Âge, on se met à sceller chaque reliquaire dans une niche, appelée loculus et placée à l'intérieur de l'autel, ce qui permet de lutter ainsi contre le vol ! Puis, l’habitude est prise de sortir les reliques de leur cache, afin de les montrer aux fidèles (ce qu’on appelle une « ostension ») au cours de processions destinées, en réalité, à collecter des fonds ! Pour cela, on crée des reliquaires portatifs, appelés « monstrances », car ils vont à la rencontre des fidèles. Lors de ces cérémonies, il n’était pas rare qu’on signale l’apparition de miracles.

    Puis apparaissent des statues-reliquaires, dont  la plus connue est celle de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques (Aveyron) : elle a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures. Elle contient les restes d’une jeune fille de 13 ans, prénommée Foy et persécutée en 303 à Agen, en application de l'édit proclamé cette année-là par l’empereur romain Dioclétien.

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    La statue-reliquaire de Sainte-Foy de Conques (Aveyron) a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures.

    Quelques siècles plus tard sont créés des reliquaires dits « topiques », c’est-à-dire épousant la forme de la relique qui se trouve à l’intérieur : bras, main, doigt, tête ou jambe. L’un des plus beaux reliquaires topiques français a été façonné en 1700 par l’orfèvre rennais Jean Buchet : il s’agit d’un bras-reliquaire en argent, exposé dans l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique) et contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery. En pleine période de sécheresse, les habitants de la ville invoquaient ces saints, afin de faire tomber la pluie.

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    Le reliquaire topique de l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique)est un bras-reliquaire en argent contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery.

    À partir de 1793, pour lutter contre la destruction quasi systématique des reliquaires anciens par les révolutionnaires, l’Église privilégie les contenants de corps entiers, soit embaumés soit miraculeusement bien conservés (phénomène nommé « incorruptibilité »). Ces grands reliquaires sont pourvus de vitres afin que les fidèles puissent voir la dépouille du saint. Comme celle de Bernadette Soubirous (1844-1879), sainte béatifiée en 1925 à Lourdes. Sa châsse, faite de verre et de bronze, est aujourd’hui exposée dans la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

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    Le corps intact de Bernadette Soubirous, sainte béatifiée en 1925 à Lourdes, repose dans une châsse vitrée de la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

     

    L’énorme marché des fausses reliques

    Dès le VIe siècle, la demande de reliques est telle que le démembrement des squelettes des saints ne suffit plus ! Résultat : des faux se mettent à apparaître dans tout l’Occident ! Ainsi, une association spécialisée dans la vente des fausses reliques a pu être démantelée en l’an 835 à Rome : son responsable, un diacre du nom de Deusdona, n’hésitait pas à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville pour les vendre ensuite dans toute l’Europe comme des reliques de saints martyrs ! Il avait tellement de succès qu’il était même devenu le fournisseur exclusif de la Cour d’Aix-la-Chapelle !

    Il ne faut donc pas s’étonner si on a fini par trouver, dans différents lieux de culte à travers l'Europe, un inventaire à la Prévert : 12 têtes et 60 doigts de saint Jean, 15 bras de saint Jacques, 30 corps de saint Georges, 6 seins de sainte Agathe ou 3 têtes de saint Rémy ! Pourtant, ces multiplications aberrantes de la même relique semblaient ne pas gêner les fidèles de l’époque !

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    En l’an 835 à Rome, un diacre du nom de Deusdona n’hésita pas, afin de répondre à la demande, à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville, puis à les vendre comme reliques de martyrs !

    En 1215, le pape Innocent III profite du IVe Concile du Latran pour décréter : « Les reliques anciennes ne pourront être exposées que dans un reliquaire et aucune ne pourra être mise en vente. Quant aux reliques nouvelles, personne ne les exposera à la vénération publique avant qu’elles n’aient été approuvées par le pape ». Si le pape parle de vénération et non d’adoration, c’est parce que la religion catholique enseigne que seul Dieu est digne d’être adoré.

    La réaction la plus virulente viendra du théologien et pasteur français Jean Calvin (1509-1564), dans son livre « Le traité des reliques » paru en 1543 et inscrit, dès sa sortie, à l’Index des livres interdits : « C’est une chose notoire que la plupart des reliques qu'on montre partout sont fausses et ont été mises en avant par des moqueurs qui ont impudemment abusé le pauvre monde. Si on voulait ramasser tout ce qui s'est trouvé de pièces de la vraie croix, il y en aurait la charge d'un bon grand bateau. Partout où il y a une église qui porte les noms de Saint Pierre ou Saint Paul, il y a des reliques. Si on demande lesquelles, qu'on se souvienne de la cervelle de saint Pierre qui était conservée dans le grand autel de la ville de Genève : on trouva une pierre ponce. Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus qu'en voulant adorer les os d'un martyr, on risque d'adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d'un âne, d'un chien ou d'un cheval ».

    On comprend pourquoi, après cette attaque de Calvin contre les reliques et après la Réforme protestante, seuls les Catholiques et les Orthodoxes ont perpétué le culte des reliques.

     

    Les nombreuses reliques de la Passion de Jésus-Christ

    En avril 1204, lors de la Quatrième croisade, le siège de Constantinople est l'occasion, pour les Croisés, de voler les trésors des églises d'Orient, et plus particulièrement les reliques.

    Pour les Catholiques, les plus importantes sont celles liées à la mort de Jésus-Christ et appelées « reliques de la Passion » : la Sainte Couronne (la couronne d’épines posée sur la tête de Jésus), la Sainte Lance (avec laquelle un soldat romain perça le flanc du Christ), le Saint Sang (recueilli après sa mort), le Saint Prépuce (morceau de chair provenant de la circoncision de Jésus enfant !), la Sainte Croix (sur laquelle Jésus-Christ a été crucifié), les Saints Clous (qui ont maintenu Jésus attaché sur cette croix)...

    Peu de gens savent que l’empereur Charlemagne portait en permanence, autour de son cou, un pendentif contenant un morceau de la Sainte Croix en guise de porte-bonheur.

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    Reliquaire en argent doré, émaux champlevés et cuivre doré, contenant un morceau présumé du bois de la Sainte Croix, sur laquelle Jésus aurait été crucifié (vers 1160 - Musée du Louvre).

    La plus célèbre relique de la Passion de Jésus se trouve à Paris : il s’agit de la Sainte Couronne, acquise en 1239 par Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis.

    L’année précédente, Baudouin II (le dernier empereur latin de l’Empire romain d’Orient), à court d’argent, est contraint d’emprunter une somme considérable à un riche marchand vénitien du nom de Nicola Quirino, auquel il remet en gage la précieuse relique. À la date d’échéance, ne parvenant pas à rembourser, Baudouin II s’adresse à Saint-Louis dont il connaît l’engouement pour les reliques. Le roi de France accepte alors d’honorer les dettes abyssales de Baudouin II en rachetant la Sainte Couronne pour 135 000 livres tournois de l’époque (environ 5 millions d’euros aujourd’hui) !

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    Tableau « Ecce homo » peint par l’artiste hollandais Pierre-Paul Rubens, montrant la couronne d’épines enserrant la tête de Jésus-Christ (1612 - Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).

    Le 11 août 1239, la Couronne, portée sur leurs épaules par le Roi et l’un de ses frères, Robert Ier d’Artois, tous deux pieds nus en signe d’humilité, est conduite en procession jusqu’à la cathédrale de Sens. Elle est ensuite solennellement accueillie à Paris huit jours plus tard et placée dans la cathédrale Notre-Dame. Puis Saint Louis fait édifier en 1248 la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité pour abriter la précieuse relique, où elle est toujours conservée.

    Entre temps, en 1241, le roi parvient à acquérir d’autres reliques de la Passion, entreposées à Constantinople : un morceau de la Sainte Croix, du sang du Christ, une partie de la lance qui a transpercé Jésus, la Sainte Éponge et même du lait de la sainte Vierge ! Saint Louis paya une fortune tous ces trésors… dont l’authenticité n’a jamais été prouvée !

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    La Sainte Couronne, achetée par Saint Louis, est conservée à Paris, dans la Sainte-Chapelle de l'île de la Cité que le roi a faite spécialement édifier en 1248.

     

    L’étrange liquéfaction du sang de Saint Janvier

    Les habitants de la ville de Naples vénèrent une relique conservée précieusement dans la chapelle du Trésor de la cathédrale : une ampoule contenant du sang coagulé de Saint Janvier (San Gennaro, en italien), sang recueilli lors de l’exécution du martyr le 19 septembre 305, pendant les grandes persécutions de l’empereur romain Dioclétien. Ce sang, de couleur très foncée, est présenté depuis l’an 1337 au peuple de Naples, dans un reliquaire-monstrance, au cours d’une grande procession qui a lieu deux fois par an : le premier samedi de mai et le jour de l’anniversaire de la mort du saint. La tradition veut que si le sang coagulé dans l’ampoule se liquéfie lorsqu’il est présenté au peuple, aucune catastrophe ne s’abattra sur la ville cette année-là. Mais si le sang reste coagulé, le pire serait à craindre : éruption du Vésuve, tremblement de terre, épidémie…

    L’Église catholique refusant de prêter l’ampoule afin d’en faire analyser le contenu, trois scientifiques italiens ont décidé en 1991 de faire des essais en laboratoire afin de comprendre le phénomène : ils sont parvenus à créer un mélange à base de chlorure de fer, cendres de bois, sel de cuisine, eau et parchemin. La mixture obtenue possède les propriétés d’un « gel thixotrope », c’est-à-dire qui peut passer, par simple agitation, de l'état solide à l’état liquide, ou inversement. Exactement comme le sang de Saint Janvier. Est-ce l’explication scientifique du miracle ?

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    Deux fois par an, à Naples, le peuple de la ville attend que le sang du saint martyr Janvier se liquéfie dans son ampoule, signe annonciateur d’une année sans catastrophes.

    Dans le prochain article, nous verrons que les reliques ne sont pas vénérées uniquement dans la religion catholique, mais dans bien d’autres religions comme le bouddhisme, le judaïsme, l’islam… et aussi dans le monde profane.

    À SUIVRE

  • LES GRANDS DEVINS DE L'ANTIQUITÉ

    Les  grands devins de l'Antiquité

     par Pierre Genève et Jacques Mandorla

     

    Tant dans l'ancienne Perse que dans l'Égypte des Pharaons, les sciences divinatoires sont un domaine réservé aux prêtres. La "haute science" demeure secrète et anonyme, et l'astrologie, science savante entre toutes, se confond alors avec l'astronomie et les mathématiques.

    Dans l'Antiquité, l'oracle (mot venant du latin oris, bouche) est la personne par la bouche de laquelle parlent les dieux. L'oracle le plus connu est, sans conteste, la Pythie de Delphes, sur le mont Parnasse en Grèce. En réalité, il y a non pas une, mais de nombreuses pythies, choisies parmi des filles belles et vierges, se relayant à vie dans le temple d'Apollon.

    La pythie s'assoit sur un trépied, situé juste au-dessus de la fosse aux oracles, construite sur une faille volcanique d'où sortent des émanations sulfureuses. Pour entrer en transe, en plus de l'action hallucinogène des vapeurs, elle mâche des feuilles de laurier, la plante sacrée d'Apollon puis prononce des phrases incompréhensibles que les prêtres du temple se chargent ensuite d'interpréter. D'autres oracles placent un coq dans un cercle formé de nombreuses lettres et déposent un grain de blé sur chacune. Puis ils laissent l'animal picorer et interprètent uniquement les lettres sur lesquelles restent des grains auxquels le coq n'a pas touché.

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    La pythie en transe dans le temple d'Apollon.


    Autre devin de l'Antiquité : Cassandre, la fille de Priam, roi de Troie.
    La légende rapporte que Cassandre ayant demandé au dieu Apollon de lui enseigner l'art de la divination et qu'en échange elle lui donnerait sa virginité. Mais, après avoir été initiée par le dieu, Cassandre ne tint pas sa promesse et s'enfuit ! Apollon lui jeta alors un sort : personne ne crut alors aux prédictions de Cassandre, bien qu'elles fussent vraies ! 

    À noter qu'une expression a été créée pour la célébrer : "Jouer les Cassandre", c'est-à-dire faire des prédictions, être une devineresse, une pythonisse, une prophétesse, une diseuse de bonne aventure, une extralucide, une vaticinatrice, une voyante, une chiromancienne (lecture dans les lignes de la main), une cartomancienne (tarots), une rhabdomancienne (baguette de sourcier ou pendule), une géomancienne (lignes tracées sur le sol)...

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    Cassandre n'a pas tenu sa promesse faite à Apollon : lui donner sa virginité.

     

    Astrologues de la Rome impériale

    À Rome, les aruspices, encore appelés augures, sont des prêtres étrusques qui parviennent à tirer des présages en examinant les entrailles d'un animal (ils disent y discerner une projection sacrée du monde, de ses désordres et de ce qui le menace) ou bien en observant les éclairs, les éruptions volcaniques, le vol ou le chant des oiseaux. Ces présages sont ensuite consignés dans un registre appelé Annales. 

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    Foie en bronze, d'origine étrusque, avec différentes zones permettant de faire des prédictions.

     

    Les plus célèbres ouvrages de divination de la Rome païenne sont les Livres sibyllins, recueils antiques attribués à la sibylle de Cumes, ville située près de Naples. L'antre (on dirait aujourd'hui "son cabinet de voyante") dans lequel elle officiait a été découvert en 1925 par des archéologues. 

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    La Sybille de Cumes et l'antre dans lequel elle faisait ses prédictions.

     

    Ces livres sybillins ont été reconstitués, après l'incendie du Capitole, par un collège de pontifes : l'intérêt du pouvoir impérial est, en effet, de garder la haute main sur leur interprétation, afin d'éviter une dérive des prêtres qui en ont la gestion et la garde. La page de l'oracle, correspondant à l'année et lue par le grand pontife au cours d'une cérémonie solennelle durant laquelle il interprète aussi les prodiges survenus, a une énorme influence sur le peuple. 

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    Aruspices se préparant à faire des prédictions en étudiant les entrailles d'un animal.

     

    L'un des premiers adeptes de l'astrologie dont l'histoire a retenu le nom est Mystratès (vers 450-380 av. J.-C.), qui prédit à Marcus Furius Camillus que Rome, alors petite ville du Latium, deviendrait la cité la plus puissante de l'univers et la maîtresse du monde. À cette époque, les astrologues sont appelés familièrement mathématiciens, car ils sont pour la plupart d'éminents savants avant d'être des devins.

    Un de ceux qui laissera une empreinte durable dans l'histoire de l'astrologie est Petosiris (IVe siècle av. J.-C.), grand prêtre du dieu Thot à Hermopolis, grâce à la consultation privée qu'il accorde à Alexandre le Grand, après sa victoire sur les Perses d'Égypte. Petosiris est l'auteur présumé des fameuses Tables astrologiques qui seront consultées durant plusieurs siècles par les nobles dames de l'Antiquité, dont Juvénal se moquera dans ses Satires : "Elles ne prennent aucun rendez-vous, sans consulter préalablement leur Petosiris" !

    Mais l'astrologie, science noble pratiquée par les prêtres et les mathématiciens, devenue très à la mode dans l'Empire romain, va finir par accueillir sans discernement bonimenteurs et escrocs. Ceux-ci ne vont pas hésiter à se vanter de maîtriser les arcanes des astrologues égyptiens ou chaldéens, dont la réputation était ancienne et non usurpée. Ce que confirme l'écrivain Néroman dans sa Grande encyclopédie illustrée des Sciences occultes : "Dès que des exploiteurs incultes eurent pris possession de l'instrument astrologique, le souci d'en tirer profit étouffa celui de comprendre et de conserver les lois inaltérées".

    Heureusement, quelques praticiens de qualité vont, cependant, maintenir le flambeau de la "haute science".

     

    Tibère : un grand devin

    Le futur empereur romain Tibère (42 av. J.-C.-37 ap. J.-C) est connu pour avoir, durant toute sa vie, manifesté de surprenants dons de voyance. Ainsi, lors d'un entretien avec Galba, alors proconsul, Tibère finit par lui dire en grec : "Toi aussi, Galba, tu goûteras durant quelques jours à l'Empire", lui prédisant ce pouvoir que le proconsul obtiendra très tard et pour très peu de temps. Tibère est initié par Thrasylle (50 av. J.-C.-36 ap. J.-C), astrologue réputé qui enseigne à Rhodes les sciences divinatoires qu'il a lui-même apprises auprès des Chaldéens de Mésopotamie. Thrasylle gagne vite la confiance de Tibère, au point de devenir son conseiller et son plus fidèle ami.

    Dans sa villa de Capri, Tibère consulte volontiers les devins et astrologues professionnels dont il se propose d'éprouver la science et les pouvoirs occultes. Il les reçoit sur une terrasse dominant une falaise à pic sur la mer. Il a, à son service, un esclave vigoureux mais sourd-muet, seul témoin de ces consultations. L'esclave lui amène les devins par des escaliers secrets et, au retour, il les précipite dans la mer, afin d'ensevelir les secrets de son maître ! Un jour, par le même chemin, on amène Thrasylle, grimé, qui a quitté Rhodes pour tenter sa chance à Rome. Tibère ne reconnaît pas son ancien professeur en sciences occultes. Le devin étudie le ciel de Tibère et lui dévoile très habilement l'avenir. Ses réponses ayant frappé Tibère, ce dernier lui demande si, de son côté, il a pensé à faire son horoscope personnel de ce jour. Thrasylle observe alors la position des astres le concernant, pâlit et s'écrie: "Le moment est critique et je touche presque à ma dernière heure". Tibère le reconnaît alors, l'embrasse, le rassure sur ce qu'il vient de deviner et, regardant ses prédictions comme un oracle, l'admet définitivement dans sa plus intime confiance.

    Quelques années plus tard, l'astrologue Pammène (37-68 ap. J.-C.), très célèbre à Rome, prédit à Messaline, la jeune maîtresse de Néron, qu'elle l'épousera après l'assassinat de son mari. Et à Agrippine, mère de Néron, qui le consulte secrètement elle aussi sur le destin de son fils, il lui répond qu'il régnera pour tuer sa mère. "Soit, dit-elle, pourvu qu'il règne !". Pammène prédit également à Tigellinus, favori de Néron, animateur et complice de ses débauches et de ses crimes, cinq ans avant que l'événement ne se produise, qu'un immense incendie détruira la ville de Rome le 14 des calendes d'août 64. Enfin, il prédit aussi que Néron, alors en pleine gloire, se suicidera, abandonné de tous. 

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    L'astrologue Pammène a fait de remarquables prédictions concernant Néron et ses proches.

     

    Hypatie et Synésius

    Une des dernières étoiles éclatantes au firmament de l'astrologie antique est Hypatie, la fille du mathématicien Théon, née en 370. Elle enseigne à Alexandrie devenue chrétienne, la philosophie néo-platonicienne, les beautés de la géométrie et les secrets des astres. Un jour, son destin croise la route de Synésius de Cyrène. Ce philosophe, néo-platonicien lui aussi, est né à Ptolémaïs en Cyrénaïque (aujourd'hui la Libye). La petite histoire prétend que, venu à Alexandrie pour étudier les mathématiques, il rencontre Hypatie dans la rue. Les deux philosophes platoniciens tombent amoureux fous l'un de l'autre.

    Constatant qu'ils sont nés tous deux le même jour, Hypatie dresse leurs horoscopes et s'aperçoit que leur destin commun, écrit dans le ciel, veut qu'ils meurent de mort violente, le même jour de l'an 414, dans la ville de leur naissance. Hypatie décide de garder le secret pour elle. Le jour fatidique, pour protéger son amant dont elle sait qu'il est né à Ptolémaïs et non à Alexandrie, ce qui peut le sauver, elle le quitte de bon matin, le laissant endormi dans leur demeure. Dans la rue, elle est soudain assaillie par la populace, lapidée puis dépecée par des voyous qui abandonnent sa chair aux chiens errants et aux vautours. Quant à Synésius, on rapporte qu'il meurt le même jour que son amante, s'empoisonnant pour ne pas survivre à celle qu'il aimait tant. 

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    Synésius et Hypathie, nés le même jour, meurent le même jour de l'an 414.

    La vie exemplaire d'Hypatie et de Synésius, et leurs communes convictions, marquent la transition entre le monde érudit de l'Antiquité païenne et celui de la science du Moyen Âge, entièrement soumise aux dogmes religieux du christianisme. Or, contrairement à une idée reçue mais tout à fait fausse, l'astrologie n'a jamais été totalement condamnée par l'Église. 

  • EDGAR CAYCE :GÉNIAL CLAIRVOYANT

    Edgar Cayce : le génial et énigmatique clairvoyant américain

    Par Pierre Genève et Jacques Mandorla

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    Edgar Cayce (1877-1945), surnommé « le prophète dormant », a fourni, sous hypnose, des diagnostics étonnants et est parvenu à guérir des milliers de malades, déconcertant le monde médical. Aujourd'hui encore, savants et parapsychologues s'émerveillent de ses étranges pouvoirs.

    À l'âge de 21 ans, une maladie étrange, une sorte de laryngite pernicieuse alors inconnue des médecins, fait perdre l'usage de la voix au jeune Edgar. Aucun traitement ne parvient à le guérir.

    Dans son bourg de Hopskinville dans le Kentucky où il était né le 18 mars 1877, il fait alors la connaissance d'un photographe qui l'incite à faire ce métier qui sollicite davantage le regard que la voix, et devient son apprenti.

     

    Auto-guérison sous hypnose

    Puis un guérisseur et voyant de sa ville, Francis Layne, suggère à Edgar Cayce de décrire lui-même, une fois mis sous hypnose, la nature de son mal et le remède adéquat.

    Endormi, celui-ci se met soudain à décrire d'une voix grave, parfaitement normale, un peu emphatique, comme venue d'ailleurs, l'état de ses cordes vocales : « Oui, nous pouvons voir le corps. À l'état normal, le corps est incapable de parler en raison d'une paralysie partielle des muscles inférieurs des cordes vocales, due à une tension nerveuse. Il s'agit là d'un état psychologique produisant un effet physique. Pour s'en défaire, il faut activer par suggestion la circulation dans les parties malades pendant que le patient est inconscient ».

    C'est sa première "lecture" (« reading » en anglais), comme le clairvoyant appellera, plus tard, ses prestations dictées sous hypnose. Aussitôt, sans même le réveiller, Layne suggère à son patient, à haute voix, que sa circulation sanguine augmente dans les parties malades afin d'améliorer son état. Au bout d'une demi-heure, Edgar tousse pour s'éclaircir la voix et dit : « Tout va bien. Je suis guéri. Ordonnez que la circulation redevienne normale et que mon corps se réveille ».

    Layne procède alors comme son patient lui indique : Cayce s'éveille et parle normalement, pour la première fois depuis des mois !

    Puis, Cayce étant capable de voir son propre corps et de faire son propre diagnostic, Layne veut savoir s'il peut examiner de la même manière, sous hypnose, le corps d'autres personnes malades et d'en faire le diagnostic.

    Cayce, lui, demeure perplexe. Certes, il a retrouvé la voix, ce qui représente pour lui un énorme soulagement, ce qui lui permet de se perfectionner dans son métier de photographe et de gagner sa vie. Mais une fois guéri, il se demande si ce n'est pas dû à un simple effet du hasard.

    Cayce décide quand même d'entreprendre des lectures avec des patients. Or, de plus en plus de gens se disent effectivement soulagés ou guéris, à la suite de ces « lectures » et des prescriptions médicales conseillées. Mais, ce qui étonne le plus dans les diagnostics que le jeune homme formule sous hypnose, c'est leur précision anatomique et l'exactitude des termes médicaux utilisés. Or, à l'état de veille, Cayce ne connaît rien à la médecine, n'ayant jamais ouvert, de sa vie, un manuel d'anatomie ou de physiologie ! C'est comme s'il parle avec la voix d'un médecin qui aurait pris possession de son inconscient.

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    En octobre 1910 (Cayce a alors 33 ans), cette photographie a été volée au domicile de ses parents par un journaliste. Ce dernier la publie, peu de temps après, dans le New York Times sous le titre peu flatteur : « Sous hypnose, un illettré se transforme en médecin » !

     

    Guérisons spectaculaires

    Layne et Cayce pratiquent une sorte de voyance hypnotique, comme le rapporte Gina Cerrninara dans son livre « De nombreuses demeures » (Editions Adyar) : « Une adolescente de Selma, en Alabama, perd soudain la raison et est placée dans un hôpital psychiatrique. Son frère, bouleversé, fait appel à Cayce. Le voyant s'allonge, respire fort et profondément à plusieurs reprises et s'endort. Après un bref instant de silence, Cayce commence à parler comme le font la plupart des sujets sous hypnose lorsqu'on leur en donne l'ordre. Mais il se met à décrire l'état physique de la jeune malade comme si ses yeux sont des rayons X. Il indique de sa belle voix de bronze - une voix venue d'ailleurs - qu'une des dents de sagesse est incluse et comprime un nerf cervical. Il faut extraire cette dent pour supprimer la pression et ainsi ramener la jeune fille à l'état normal. Un chirurgien examine la bouche de la malade et confirme le diagnostic. Après son intervention, l'adolescente recouvre la raison ».

    Autre sujet d'étonnement : Cayce peut non seulement guérir un sujet en sa présence, mais également à distance. Il suffit qu'au cours de la suggestion, on lui indique le nom exact du malade et l'endroit précis où le sujet se trouve au moment de la "lecture". Cent fois, en présence de sceptiques, Cayce décrit à distance, avec une surprenante exactitude, non seulement l'intérieur du corps de son patient, mais aussi son physique, ses vêtements, son environnement. C'est ainsi, tout au long de sa carrière, que Cayce exarninera et guérira des malades dans le monde entier.

     

    Tentative de déstabilisation

    Certains observateurs, très sceptiques quant à cette capacité étonnante, essayent évidemment de mettre sa clairvoyance en défaut, en dressant des pièges tels que malades imaginaires, faux noms, adresses inexistantes. C'est ce que tente de faire, un jour, William Bates, chroniqueur scientifique new-yorkais de renom, en lui demandant d'examiner sa sœur Béatrice. Or Bates n'a pas de sœur et invente, pour elle, une adresse imaginaire.

    Sous hypnose, Cayce décrit la jeune femme, précisant qu'elle joue du violon et qu'elle est en parfaite santé. Il suggère seulement qu'elle fasse examiner sa vue par un ophtalmologiste car elle souffre d'une myopie qui doit certainement beaucoup la fatiguer dans son travail d'enseignante ! En son for intérieur, Bates jubile. Cette fois, il tient la preuve que Cayce n'est qu'un vulgaire charlatan et il publie, dans sa revue scientifique, la "lecture" du célèbre clairvoyant, précisant le nom de Béatrice Bates, ainsi que l'adresse et la description que Cayce en a faites. Quinze jours après la parution de la revue, on apporte à William Bates une lettre d'une lectrice, signée d'une certaine Béatrice Bates, affirmant qu'elle habite bien à l'adresse indiquée, qu'elle est institutrice, qu'elle joue du violon et qu'elle vient de consulter un ophtalmologiste qui lui a prescrit des lunettes pour corriger sa myopie !

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    Illustration montrant Franz-Anton Mesmer (1734-1818), le créateur du "magnétisme animal", en train d'utiliser l'hypnotisme. Tableau peint en 1887 représentant l'une des célèbres leçons d'hypnose de Charcot à l'hôpital de la Salpétrière, à Paris.

     

    Aventuriers et spéculateurs

    Layne lui ayant appris à se plonger lui-même en un état second et à se dicter sa "lecture", Edgar Cayce n'a plus besoin d'un praticien pour le mettre sous hypnose. Il procède alors toujours de la même manière : il se déchausse, ôte sa cravate, s'étend sur un divan la tête orientée vers le sud, les pieds vers le nord et, fermant les yeux, se met en complète détente. Quelques respirations profondes et il "part". Les expériences peuvent avoir lieu aussi bien de nuit comme de jour.

    La renommée et le succès des guérisons et des voyances d'Edgar Cayce incitent alors des gens de toutes sortes à bénéficier de ses dons de clairvoyance. Ainsi, des spéculateurs en Bourse, des présidents de compagnies pétrolières, des marchands internationaux, des chercheurs de trésors, des joueurs professionnels... sollicitent Cayce afin d'obtenir des conseils pour faire fortune ! À plusieurs reprises, Cayce se laisse persuader d'essayer, à titre d'expérience, de donner des "lectures" de cette nature. S'il réussit quelquefois à prédire le résultat exact d'une course de chevaux et, plus rarement, l'emplacement précis où un forage pétrolier se révélerait fructueux, il échoue le plus souvent dans cet exercice et se réveille épuisé et mécontent de lui-même.

     

    Les attributs du Divin

    Edgar Cayce acquiert très vite la conviction qu'il n'est qu'un instrument, qu'un canal - un « channel » - et qu'il ne doit se servir du don qui lui a été donné que dans un seul but : venir en aide aux malades.

    Pourtant, durant des années, Cayce continue d'exercer sa profession de photographe car il n'accepte aucune rémunération pour ses "lectures". Puis le jour où, submergé par les demandes de consultations, il doit exercer la voyance à temps complet, il donne quand même des "lectures" gratuites aux gens dans le besoin et n'accepte des honoraires ou des cadeaux, parfois somptueux, que de la part des gens riches.

    À aucun moment, Edgar Cayce ne prétend jouir de facultés extraordinaires ou ne se considère comme un prophète des temps modernes. Il est convaincu que chacun détient, en son âme, les attributs du Divin, prêts à être éveillés, cultivés et employés à des fins altruistes. En outre, il encouragera toute sa vie les gens à tester par eux-mêmes la validité des notions exposées dans les "lectures".

     

    L’Atlantide

    En 1940, Cayce a affirmé que des vestiges de l’Atlantide seraient trouvés en 1968 ou 1969 devant les côtes des îles Bimini : « Le continent de l'Atlantide occupait une position située entre le golfe du Mexique, d'une part, et la Méditerranée d'autre part. On trouvera des preuves de l'existence de ce continent perdu dans les Pyrénées, au Maroc, au Honduras britannique, au Yucatán et aux États-Unis. Il reste certaines émergences qui devaient, à une époque ou une autre, faire partie de ce vaste continent. Les Indes occidentales britanniques ou Bahamas sont parmi ces vestiges. Si l'on effectuait des sondages géologiques dans ces îles, et notamment aux abords de Bimini, on trouverait certainement des preuves déterminantes ».

    Or, en septembre 1968, des blocs de pierre alignés sur 70 mètres de long et sur 10 m de large, appelés « the Bimini Road » (la route Bimini), sont découverts par des plongeurs au large de Paradise Point à North Bimini (Bahamas). Ce mur cyclopéen serait-il l'un des vestiges du continent disparu de l’Atlantide, évoqué par Edgar Cayce ?

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    Ces étranges blocs de pierre, situés près de l'île de Bimini (Bahamas), sont-ils des restes du mythique continent disparu de l'Atlantide dont Edgar Cayce avait parlé ?

     

    Les lectures de Cayce

    Au cours de sa vie, Edgar Cayce réalisa, au total, 14 306 "lectures" sous hypnose, réparties ainsi :

    - 9 603 "lectures physiques" (se rapportant à la santé et à la médecine),

    - 1 920 "lectures de vie" (concernant l'esprit l'âme, la réincarnation et l'astrologie),

    - 956 "lectures spéciales" (sur l'Atlantide, l'Égypte, les questions mondiales, les préceptes pour le développement spirituel, la guérison par la prière),

    - 747 "lectures d'affaires" (touchant à des problèmes financiers, industriels ou commerciaux),

    - 630 "lectures oniriques" (concernant les rêves),

    - 450 "lectures mentales-spirituelles" (relatives à des conseils spécifiques d'ordre mental ou spirituel).

    Aujourd'hui, toutes ces "lectures" sont consultables au sein de l'A.R.E. (Association for Research and Enlightenment), organisation internationale chargée d'analyser et de diffuser l'œuvre d'Edgar Cayce. Fondée en 1931 à Virginia Beach, en Virginie (USA), l'A.R.E. organise des conférences, des voyages, des rencontres, publie deux revues bimestrielles et de nombreux livres.

    Site Internet de l'A.R.E. : www.edgarcayce.org

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     Depuis 1931, l'ARE est basée à Virginia Beach aux Etats-Unis. Elle détient les compte-rendus des 14 306 lectures faites par Edgar Cayce tout au long de sa vie.

     

    L'une des lectures les plus étonnantes

    Cayce donnait souvent des recettes thérapeutiques aux patients qui le consultaient. Un jour, sous hypnose, il préconise à une malade un médicament nommé « Clarawater ». Aucune pharmacie des Etats-Unis ne connaissant ce produit, la patiente décide de passer une petite annonce dans un magazine médical. Sans résultat. Cayce accepte alors de se mettre à nouveau sous hypnose afin de décrire la composition du « Clarawater ». Il donne alors la recette suivante : sauge, ambre gris (substance provenant du cachalot) à dissoudre dans de l’alcool de grain, cannelle et gin.

    Quelques jours plus tard, la patiente reçoit une réponse à sa petite annonce : elle a mis plusieurs semaines à lui parvenir car elle provient de... France ! Dans cette missive, un homme révèle que son père, aujourd'hui décédé, était pharmacien et avait autrefois inventé et vendu un médicament dont il joignait la recette dans son courrier. Elle était en tout point identique à celle donnée par Edgar Cayce !

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    Sous hypnose, Cayce fournit à une patiente la recette précise d'un médicament qui avait été inventé, des années plus tôt, par un pharmacien français !

     

    Cayce n'était pas infaillible

    Pour être tout à fait objectifs, signalons qu'Edgar Cayce n’a pas toujours fait des prédictions infaillibles : il lui est arrivé de se tromper. Voici, à titre d'exemples, deux prédictions erronées qu'il a faites dans les années 1940 :

    - " En 1968 la Chine sera complètement convertie au christianisme "

    - " En 1999 aura lieu un cataclysme mondial de grande envergure ".

     

  • NOSTRADAMUS

    Nostradamus : l'homme qui était, tout à la fois, astrologue, astronome, mage, médecin et mathématicien !

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     Nostradamus obtint son diplôme de docteur en médecine à l’âge de 30 ans à la faculté de Montpellier, où il aurait eu François Rabelais pour compagnon d'études.

     

    Michel de Nostre-Dame naît rue du Viguier à Saint-Rémy-de-Provence, le 14 décembre 1503. Premier-né des 18 enfants (!) du couple, il est baptisé cinq jours plus tard. C'est Jean, son arrière grand-père maternel, médecin, botaniste, astronome et humaniste, qui assure son éducation et lui inculque le goût de la médecine et des étoiles. On dit que le jeune Michel témoigne très tôt d'un don de clairvoyance et se passionne pour l'étude des plantes médicinales, les "simples médecines".

    La grande épidémie de peste de 1526, qui ravage la Provence, voit le jeune étudiant interrompre ses études pour voler au secours des pestiférés de Narbonne puis de Marseille, où il fait preuve d'une efficacité médicale certaine et d'un courage qui lui valent l'admiration de ses concitoyens.

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    Nostradamus vole au secours des malades lors de l’épidémie de peste qui frappe la Provence en 1526.

     

    À 26 ans, on le retrouve sur les bancs de la faculté de médecine de Montpellier dont il sort docteur en 1533. La légende veut qu'il eut pour compagnon d'études François Rabelais, de neuf ans son aîné, et que ce dernier lui aurait donné l'idée de composer un almanach, publication populaire très à la mode à cette époque, ce qui permettra à Nostradamus de s'assurer plus tard de confortables revenus.

     

    L’étrange rencontre avec sa future épouse

    Nanti de son diplôme de carabin mais point riche, Nostradamus parcourt durant quelques années le Midi de la France, pratiquant la médecine ambulante, soignant ici et là des pauvres, mais également des notables qu'attire sa jeune renommée. En chemin, il herborise, cueille des simples dans la garrigue, confectionne lotions, poudres et onguents qu'il vend à la criée les jours de marché. Il se livre aussi à sa passion secrète, l'astrologie, délivrant horoscopes et prédictions aux belles qui viennent le consulter, n'hésitant pas à leur offrir des fards de beauté, des élixirs de jouvence ou des philtres d'amour qui accroissent de beaucoup sa renommée.

    On rapporte que les meilleures familles de l'Agenais invoquèrent toutes sortes de maladies pour envoyer leurs filles à marier chez le réputé médecin encore célibataire !

    Un jour, Anne de Cabrejas, une jeune catalane de Perpignan, acheta un philtre d'amour à Nostradamus. Fine mouche, elle eut le culot de le provoquer en lui disant : « Je ne croirai en l'efficacité de votre philtre que si vous voulez bien l'essayer avec moi ! ». Le médecin lui répond, en badinant, qu'il relèvera le défi à la condition qu'elle veuille bien l'épouser. C'est ainsi qu'Anne et Michel unirent leur sort par les liens du mariage et donnèrent naissance à deux enfants !

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    Anne de Cabrejas, une jeune catalane de Perpignan, acheta un philtre d'amour à Nostradamus... ce qui permit à ce dernier d'épouser la belle !

     

    Dès son retour en Provence, Nostradamus est confronté à une nouvelle épidémie de peste, appelée le "charbon provençal" car elle laissait derrière elle ses victimes noires comme du charbon.

    À Aix, la ville la plus touchée, Nostradamus s'attaque au mal avec sa ténacité coutumière, perfectionne son remède mis au point une décennie auparavant et sauve bon nombre de malades. Très en avance sur son temps, Nostradamus préconise de sévères mesures d'hygiène pour enrayer le mal, entreprenant le nettoyage systématique des maisons et des rues.

    Mais sa réputation ne lui vaut pas que des honneurs. Les médecins, qui ont fui la peste sans prendre la peine de lutter contre l'épidémie, prétendent que c'est par magie et sorcellerie qu'il obtient ses succès. Or cette accusation peut se révéler mortelle en ces temps où l'Inquisition se déchaîne contre les mal-pensants, les penseurs originaux et les hérétiques de toutes sortes. Mais la publication de ses almanachs et ses consultations d'astrologie lui valent une réputation flatteuse, faisant davantage pour sa renommée que ses prouesses médicales.

     

    1855, date de parution de ses célèbres Centuries

    À Salon-de-Provence, Nostradamus vit bourgeoisement. Pour éviter que l'on jase sur ses travaux occultes, il se montre très pieux, est assidu à la messe, se confesse régulièrement et se met au mieux avec clercs et curé.

    Mais tout change au printemps 1555, date à laquelle paraissent les trois premières Centuries complètes et une partie de la quatrième qui le rendront célèbre à travers les siècles. L'engouement pour ces prophéties, obscures et assez incompréhensibles, est immédiat. L'auteur expose à plusieurs reprises les raisons de cette obscurité : en ces temps d'Inquisition, on a vite fait de vous traîner devant un tribunal sous l'accusation d'hérésie ou de sorcellerie.

    Cette publication vaut d'ailleurs à Nostradamus une comparution devant le Parlement de Dijon, où il doit s'expliquer. II s'y présente non comme devin mais comme mathématicien et astrologue, affirmant que c'est par de longs calculs et des observations astronomiques qu'il parvient à déduire certains événements à venir. Cette science étant parfaitement licite et reconnue, il ne sera pas inquiété.

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    En 1855 paraît le livre « Les prophéties de M. Michel Nostradamus » qui deviendra célère. Une version enrichie sortira en 1568 chez l’éditeur lyonnais Benoist Rigaud.

     

    Ami et confident des grands de ce monde

    Passionnée par l'astrologie et les sciences occultes, la reine Catherine de Médicis, entendant parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Nostradamus, lui demande de venir à la Cour.

    Le mage arrive à Paris le 15 août 1556, jour de la fête de Notre-Dame et s'installe au premier hôtel venu, l'hôtel Saint-Michel (étrange coïncidence !)… ce qui lui parut doublement de bon augure !

    Puis la reine le reçoit au château de Blois où elle lui présente ses enfants et lui demande de dresser leur horoscope. On peut supposer que le mage déploie des trésors d'astuce et de diplomatie pour éviter de choquer la reine dans l'interprétation de ce qu'il voit dans le thème des jeunes princes : « Trois de vos quatre garçons porteront la couronne ».

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    La reine Catherine de Médicis, ayant entendu parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Nostradamus, l’a fait venir immédiatement à la Cour.

     

     La reine, satisfaite des prédictions de Nostradamus (on le serait à moins !), le récompense et le consultera encore à plusieurs reprises. En 1564, elle le fera même nommer médecin et conseiller du roi Charles IX.

    Mais le destin de Nostradamus bascule véritablement lorsque sera vérifiée la prédiction du 35e quatrain de sa première Centurie :

    Le lion jeune le vieux surmontera,

    En champ bellique par singulier duelle :

    Dans cage d'or les yeux lui crèvera,

    Deux classes une puis mourir mort cruelle.

    Rappelons l'histoire.

    Le 1er juillet 1559, pour honorer les noces de sa fille Elisabeth de France, le roi Henri II organise un tournoi rue Saint-Antoine. Le roi, passionné de duel, y participe lui-même et se mesure à plusieurs adversaires.

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    Le roi de France Henri Il organise un tournoi pour célébrer les noces de sa fille Elisabeth.

     

    À la tombée de la nuit, le duc de Savoie prie le roi de ne plus s'exposer à combattre alors qu'on n'y voit plus grand chose. Henri II ne l'écoute pas et défie Montgomery, jeune comte au faite de son art et célèbre pour sa vaillance : ce dernier se récuse à plusieurs reprises. Mais, pressé de toutes parts, il doit finalement combattre son roi. Hélas, Montgomery atteint accidentellement Henri II d'un coup si rude que sa lance pénètre le heaume doré d'Henri II et transperce un œil. Le monarque demeure entre la vie et la mort durant onze jours, avant de succomber.

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    La mort du roi de France Henri Il en 1559, un oeil transpercé par une lance au cours d’un duel, avait été prédite par Nostradamus dans le 35e quatrain de sa première Centurie.

     

    Etranges anecdotes autour de son tombeau

    Nostradamus ne profitera pas longtemps de son extraordinaire divination à propos du roi : il meurt, en effet, sept ans plus tard, le 2 juillet 1566, en exigeant que sa tombe ne soit jamais ouverte.

    Cependant, son dernier souhait ne sera pas respecté : 60 ans après sa mort, on rapporte que des profanateurs découvrirent, sur la poitrine du défunt, une plaque de cuivre portant une inscription maudissant la perfidie des gens qui ont troublé sa paix, tel jour à telle heure de l'année 1626 ! Soit exactement la date de la profanation de son tombeau !


    On ignore s'il s'agit d'une légende inventée de toutes pièces. Ce qui est certain c'est qu'à Salon-de-Provence, dans le couvent des Cordeliers, se trouve une tombe sans ossements sur laquelle on peut lire cette épitaphe rédigé par sa veuve (il semblerait, selon certains historiens, que la véritable dépouille du mage se trouverait en réalité, depuis 1566 date de sa mort, dans la chapelle de la Vierge de l'église collégiale de San Lorenzo) :

    Ici reposent les os de Michel Nostradamus,

    le seul de tous les mortels digne d'écrire, avec une plume presque divine,

    les grands événements qui, à l'avenir, arriveront dans l'univers selon l'influence des astres.

    Il a vécu soixante-deux ans, six mois et dix-sept jours.

    Postérité, n'envie point son repos.

    Anne Ponce Gemelle de Salon souhaite à son époux la félicité éternelle

     

    Nostradamus et Jean-Paul II

    Selon diverses interprétations, l'une des plus importantes prédictions de Nostradamus concernant la fin du XXe siècle, révèle que le pape Jean-Paul II devait mourir en 1995 et que lui succèderaient seulement deux autres papes avant la chute définitive de l'Eglise de Rome (on retrouve là, étrangement, une prophétie déjà émise par Saint Malachie dont s'est certainement inspiré Nostradamus !).

    Cet événement devait avoir lieu en juillet 1999, date considérée par Nostradamus comme celle du déclenchement de la Troisième Guerre mondiale et de l'Antéchrist, qu’il a évoquée dans le quatrain suivant :

    L'an mil neuf cent nonante neuf sept mois,

    Du ciel viendra un Grand Roy d'effrayeur

    Ressuscité le Grand Roy d'Angolmois

    Avant après Mars regner par bonheur.

     

    On sait finalement que rien de dramatique n'est arrivé à cette date : seul le couturier Paco Rabanne, ayant repris à son compte les prédictions de Nostradamus, s'est couvert de ridicule dans les médias à vouloir jouer les messies. Il a en effet annoncé, quelques jours avant l'éclipse solaire du 11 août 1999, que la station spatiale russe Mir allait s'écraser en France, provoquant ainsi des milliers de morts ! Cette prédiciton râtée lui a, d'ailleurs, coûté sa place de directeur artistique : les propriétaires de sa société l'ont, en effet, licencié pour "faute professionnelle" !

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    Les mauvaises prédictions de Paco Rabanne lui ont coûté son job !

     

    Finalement, le principal reproche qu’on peut faire à Nostradamus concerne la multiplicité des interprétations possibles de ses Centuries, qui peuvent être effectivement lues de nombreuses façons différentes.

    Voici deux exemples de textes de Nostradmus, confrontés aux interprétations données par Jean-Charles de Fontbrune, l’un de ses exégètes. 

     

    Centurie IX, Quatrain 55 : fin de la guerre de 14-18 et grippe espagnole ? 

    L'horrible guerre qu'en Occident s'appreste,

    L'an ensuivant viendra la pestilence :

    Si fort terrible, que jeune, vieil, beste,

    Sang,feu, Mercure. Mars, Jupiter en France.

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     Pour Jean-Charles de Fontbrune : « Mercure, dieu des voleurs, représente le pillage et Jupiter la lumière. Il se prépare une guerre horrible en Occident. L'année suivante sévira une pestilence si terrible qu'elle atteindra les jeunes comme les vieux et les animaux. Après le sang, le feu, le pillage et la guerre, la lumière reviendra en France.

    La guerre de 1914-1918 fut une guerre entre puissances occidentales (France et Allemagne). L'épidémie de grippe espagnole fit, durant l'hiver 1918-1919, plus de vingt millions de morts ».

     

    Centurie II, Quatrain 91 : l’annonce de la bombe atomique lâchée sur Hiroshima ?

    Soleil levant un grand feu on verra,

    Bruit et clarté vers Aquilon tendans,

    Dedans le rond mort et cris l'on orra,

    Par glaive, feu, faim, mort les attendans.

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    Pour Jean-Charles de Fontbrune : « Orra est le futur du verbe ouïr. Les dégâts causés par l'arme atomique sont évalués, selon leur gravité, par des cercles concentriques. Au Japon (l'empire du Soleil-Levant), on verra un grand feu, du bruit et de la lumière (le vacarme et l'immense clarté créés par l'explosion atomique), vers la Russie (l'empire du Nord) qui occupe encore les îles Kouriles, ancien territoire japonais. Dans le cercle de mort, on entendra des cris. À cause de la guerre, du feu et de la faim les hommes attendront la mort ».

    (Un grand merci pour son aide fort précieuse à notre ami Pierre Genève : il se reconnaîtra)

     

  • JOSEPH,L'INTERPRÊTE DES SONGES DU PHARAON

    Joseph, l'interprète des songes du Pharaon

     Par Charly Samson et Jacques Mandorla

     

    Les songes, définis comme des voyances révélées au dormeur, sont toujours difficiles à interpréter. Pourtant, un homme nommé Joseph a su décoder les songes d'un Pharaon, influençant ainsi l'histoire de notre civilisation.

     

    Le récit que nous rapporte la Bible (Genèse, XXXVll-L) se situe en des temps pour lesquels réalité et légendes sont intimement liées. Il concerne l'extraordinaire aventure de Joseph, fils préféré du patriarche Jacob et de son épouse Rachel.

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    La rencontre de Jacob et Rachel.

     

    Le prix de la jalousie

    Ses frères sont d'autant plus jaloux que Joseph leur raconte certains de ses songes : "Nous sommes en train de lier nos gerbes et voilà que la mienne se lève et se tient droite, tandis que les vôtres se prosternent devant elle ! ".

    Ce songe de Joseph attise la haine de ses frères, obligeant Jacob à le réprimander : "Va-t-il falloir que ta mère, tes frères et moi, nous nous prosternions à terre devant toi ?".

    Excédés, les frères de Joseph décident alors de le tuer. Préférant ne pas se souiller de son sang, ils vont dans le désert et le jètent vivant dans une citerne vide. Par chance, arrive au même moment une caravane d'Ismaélites, dont les chameaux sont chargés d'aromates, de baume et de myrrhe à destination de l'Égypte. Pour vingt pièces d'argent, Joseph est vendu à ces marchands qui l'emmènent comme esclave en Égypte. Là, il est revendu à Putiphar, officier et chef des gardes de Pharaon, tandis que ses frères, de retour à la maison, annoncent à Jacob que son fils préféré est mort.

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    Joseph est vendu, par ses propres frères, à des marchands nomades.

     

    Rêves en prison

    Joseph, qui n'a que 17 ans, vit dans la maison de son maître Putiphar, qui reconnaît rapidement ses mérites et le met à la tête de sa maison, lui confiant la gestion de tous ses biens. Mais l'épouse de Putiphar, irritée par une position aussi privilégiée accordée à un étranger, et par ses avances repoussées, use alors de stratagèmes pour éliminer Joseph. Putiphar, excédé, finit par le faire interner dans la prison où sont détenus les prisonniers du roi. C'est une chance pour Joseph, qui ne tarde pas à gagner la faveur du chef de la prison, lequel n'hésite pas à lui confier des tâches administratives importantes.

    Un jour, le panetier et le grand échanson du Pharaon, ayant mécontenté leur souverain, arrivent dans la prison : Joseph est mis à leur service. Un matin, il les trouve attristés après une nuit où ils ont fait, chacun, un songe important que personne n'est capable d'interpréter. Ils racontent ces rêves à Joseph, qui les interprète facilement et, plus tard, après leur libération, constatent la rigoureuse exactitude de ces interprétations.

     

    Les songes du Pharaon: 14 vaches et 14 épis de blé

    Deux ans après ces faits, Pharaon, dans son palais, fait un songe qui le trouble fortement. Dans son sommeil, il voit surgir du Nil sept vaches belles et grasses qui se mettent à paître. Puis, sept autres vaches, laides et maigres, qui dévorent les premières.

    Pharaon s'éveille brusquement, mal à l'aise, puis se rendort. Mais un nouveau songe vient le visiter : sept épis de blé, gros et beaux, sortent d'une même tige, suivis de sept autres épis, maigres et desséchés par le vent, qui se mettent à dévorer les gros épis.

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    Les songes de Pharaon : 7 vaches grasses et 7 vaches maigres, puis 7 beaux épis de blé et 7 épis dessechés.

     

    À son réveil, Pharaon convoque tous les devins et sages de l'Égypte, et leur raconte ses deux songes : hélas pour lui, personne ne peut les interpréter. C'est alors que le grand échanson fait le récit de sa rencontre en prison avec un jeune Hébreu, et de son interprétation exacte de ses songes et de ceux du panetier. Pharaon demande qu'on lui amène Joseph sur le champ.

    Mis face au Pharaon, Joseph explique le rêve de celui-ci : "Ce double songe n'en forme qu'un. Dieu vous révèle ce qu'il va faire. Les sept vaches grasses sont sept années d'abondance et les sept vaches maigres, sept années de disette. La signification est la même pour les épis. Voici ce qui va advenir : il y aura sept années de grande abondance pour toute l'Égypte, puis viendront sept années de disette qui feront oublier cette abondance. La famine sera sévère et désolera le pays. Le songe s'est présenté deux fois, ce qui signifie que son exécution est proche. Il vous faut choisir très vite un homme sage et avisé et le placer à la tête du pays. Puis des intendants doivent réquisitionner le cinquième des récoltes durant les sept années d'abondance. Ces provisions constitueront une réserve qui sera utilisée durant les années de famine".

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    Joseph donne au Pharaon l'interprétation de ses songes.

     

    Joseph, premier ministre

    Pharaon nomme immédiatement Joseph à la tête de l'Égypte et lui déclare : "Tout mon peuple obéira à ta parole. Seul le trône me fera plus grand que toi". Les sept années de fertilité permettent à Joseph de faire entasser, dans chaque ville, d'importantes réserves qui font dire au peuple : "Il entasse du blé comme le sable de la mer : il y en a tant qu'il n'est plus possible de le compter".

    Au terme de ces sept années, Joseph épouse Asenet, fille d'un prêtre d'Égypte, qui lui donne deux fils, Manassé et Ephraïm. Puis, commencent les sept années de grande disette. Quand le peuple réclame du pain au Pharaon, celui-ci répond : "Adressez-vous à Joseph et faites ce qu'il vous dira". Joseph ouvre alors les greniers et vend des vivres aux Egyptiens. Mais la famine touche aussi les habitants des pays voisins, qui viennent en Égypte acheter du grain.

    Au pays de Canaan, le patriarche Jacob, souffrant de cette terrible disette et apprenant qu'on vend du blé en Égypte, y envoie ses fils, sauf Benjamin, le plus jeune. Ceux -ci sont obligés de s'adresser à Joseph car, étant gouverneur de la région, il est le seul à pouvoir vendre du blé. Ils se prosternent devant lui, face contre terre, sans même le reconnaître. Mais Joseph, lui, les reconnaît et se souvient de ses songes d'enfant. D'un ton rude, il accuse ses frères d'espionnage et demande des informations sur leur famille.

    Prétextant vouloir vérifier leurs dires, il décide d'enfermer un de ses frères en prison, en attendant que les autres lui amènent Benjamin. Puis, lorsqu'ils sont tous de retour, Joseph les invite à manger avec lui, ce qui les effraye car ils craignent un piège. Effectivement, Joseph leur fait subir d'autres épreuves pour les humilier, puis finit par se faire reconnaître d'eux.

    Avec l'accord de Pharaon, Joseph fait charger leurs bêtes de victuailles et renvoie ses frères au pays de Canaan, en leur demandant de revenir en Égypte avec Jacob et Rachel : "Quittez sans regret ce que vous devez laisser car ce qu'il y a de meilleur dans toute l'Égypte est à vous".

    Jacob hésite mais, une nuit, il fait un songe dans lequel Dieu lui annonce : "Ne crains point d'aller en Égypte car tu y feras une grande nation. Je descendrai avec toi en Égypte et je t'en ferai remonter". C'est ainsi qu'un grand nombre d'Hébreux arrivent en Égypte avec femmes, enfants et troupeaux, pour y vivre sous la loi de Joseph.

    Ce dernier vivra jusqu'à 110 ans et, après avoir été embaumé, sera inhumé sur place.

     

    De Joseph à Moise

    Installés en Égypte où ils sont bien acceptés, les Hébreux finissent par constituer une force qui va inquiéter le pouvoir. Si ses interprétations des songes du Pharaon ont permis à Joseph de faire venir son peuple en Égypte, le nombre de ces "travailleurs migrants" va devenir trop important et en obliger certains à partir en exil, sous le commandement d'un chef : Moïse.

    Si nous n'avons pas de certitude quant à ses origines, Hébreu ou Égyptien, on sait que Moïse est un initié ayant fréquenté les "Écoles de Mystères", réservées à l'élite et aux prêtres. La Bible indique "qu'il a été élevé dans la sagesse des Égyptiens", c'est-à-dire dans leur science. De plus, Moïse est général des armées du Pharaon et, à ce titre, participe à la conquête de l'Éthiopie. Voilà pourquoi, pour guider son peuple dans le désert, il connaît, entre autres, l'emplacement des places fortes à éviter.

    L'Égypte est l'une des civilisations les plus réputées de l'Antiquité. Les Grecs y puisent leurs connaissances en mathématiques, géométrie, philosophie et donnent de nouveaux noms au fondateur mythique de cette étonnante nation : Thot devenant Hermès Trismégiste, le "Trois fois grand".

    Puis les Romains héritent de ce savoir et nous-mêmes sommes les héritiers de leur Empire. C'est pourquoi, notre civilisation est souvent qualifiée de judéo-chrétienne car l'exode des Hébreux, avec son aboutissement à Jérusalem, a permis l'éclosion de trois des plus grandes religions actuelles : l'hébraïsme, la chrétienté et l'islam, issues d'une même souche. Tout cela grâce à un "petit travailleur migrant" de l'Antiquité qui s'appelait Joseph et savait interpréter les songes.

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    Moïse est un initié qui a fréquenté les Écoles de Mystères, réservées à l'élite et aux prêtres.

     

  • PHILIPPE DE LYON : CONSEILLET DU TSAR NICOLAS 2

    Maître Philippe de Lyon : le conseiller secret du tsar Nicolas II

                                                                   Par Jacques Mandorla

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    Mage, guérisseur, prophète et voyant, Maître Philippe de Lyon fut l'une des figures les plus mystérieuses et les plus attachantes de l'ésotérisme de la fin du XIXe siècle. Conseiller occulte de nombreux grands de ce monde, il soignait riches ou pauvres avec la même foi.

    Nizier Anthelme Philippe, plus connu sous le nom de Maître Philippe de Lyon (1849-1905), ressentit très tôt les premiers symptômes des étranges pouvoirs qui se développèrent en lui par la suite, comme il l’a écrit : « Dès 6 ans, j'avais souvent la vision très nette d'événements, avant qu'ils ne surviennent et je savais, avec précision, ce que pensaient les personnes de mon entourage ou ce qu'elles allaient faire. Et dès l'âge de 13 ans, j'obtenais des guérisons alors que j'étais encore incapable de me rendre compte des choses étranges qui s'opéraient en moi ».

    En 1863, à l'âge de 14 ans, le jeune Nizier quitte son village natal de Loisieux en Savoie, pieds nus mais l'enthousiasme chevillé au coeur, pour aller vivre chez son oncle, établi à Lyon comme boucher.

    Un jour, il guérit ce dernier qui s'était grièvement blessé d'un coup de hachoir en regardant fixement la main qui saigne, en se mettant mentalement en prière et en suppliant Dieu de raccommoder le pouce détaché qui ne tenait plus à la main que par un lambeau de peau.

    Un guérisseur qui veut devenir médecin

    Parallèlement aux soins dispensés aux plus pauvres et désireux d'étudier la médecine pour laquelle il se sent une forte vocation, il s'inscrit comme auditeur libre à la Faculté de Médecine de Lyon. La tradition affirme que le jeune homme y obtient spontanément de nombreuses guérisons inexplicables qui intriguent son patron, mais suscitent la jalousie parmi les étudiants et les assistants, mécontents de voir cet empirique sans fortune braconner sur leur chasse gardée.

    Un jour, une jeune femme souffrant le martyre, arrive à la consultation des urgences de l'hôpital sur une civière, sans que le patron ne parvienne à diagnostiquer son mal avec précision. Elle se plaint d'essoufflement, de violentes douleurs sur le côté et ne parvient pas à tenir sur ses jambes. Dès qu’il la voit, le jeune Nizier affirme d'une voix timide que la patiente est atteinte « d'une double embolie pulmonaire ». Sous les yeux ébahis du patron, de ses assistants et du personnel hospitalier présents à la consultation, le jeune homme annonce alors simplement à la malade, tel Jésus-Christ : « Lève-toi! Maintenant, tu es guérie ! ». La patiente se lève instantanément, soulagée de ses douleurs et de son essoufflement, à la surprise de tous !

    La méthode de guérison de Maître Philippe était purement spirituelle. Il ne touchait guère ses patients et les magnétisait rarement. Il leur parlait, les interrogeait, priait à voix haute devant eux, et avec eux. Il exerçait son sacerdoce en public, parfois devant plusieurs dizaines de personnes, parmi lesquelles des médecins venus observer ce phénomène.

    Rencontre historique avec Papus

    À Lyon, le jeune empirique fréquente des spirites ainsi que des adeptes de l’Ordre Martiniste, une confrérie franc-maçonne de la mouvance rosicrucienne, ce qui l’incite à choisir son surnom de « Maître ». À cette occasion, il rencontre le docteur Gérard Encausse, plus connu dans les milieux ésotériques sous le pseudonyme de Papus et fondateur de cet Ordre. Ce dernier assiste, en disciple, à plusieurs consultations de Maître Philippe et relate, dans différents écrits, comment opère son maître.

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    Le docteur Gérard Encausse, plus connu dans les milieux ésotériques sous le pseudonyme de Papus, fut  le fondateur de l’Ordre Martiniste.

     

    Grâce au témoignage de Papus, on sait que, durant les consultations, Maître Philippe paraît parfois en état second et prononce à voix haute des paroles étranges qui, sur le moment, semblent incompréhensibles : prédictions, prophéties, flashes de voyance ne deviennent souvent intelligibles pour ses interlocuteurs que le jour où elles se réalisent.

    Ainsi, Papus raconte qu’il est, un jour, le témoin d’un phénomène de voyance étonnant. À un homme qui vient assister à l’une de ses séances, Maître Philippe annonce : « Monsieur, le 28 juillet 1884, à 3 heures, vous avez étranglé une femme. Ne craignez rien, moi seul vous ai vu, mais la police ne va pas tarder à vous découvrir. Si vous demandez tout de suite pardon au Ciel, elle ne vous trouvera pas ». L’homme tombe alors à genoux et implore le pardon du Ciel !

    Il est remplacé auprès du tsar par Raspoutine

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    Le tsar Nicolas II a appelé Maître Philippe pour soigner son fils Alexis qui souffre d’hémophilie.

     Au cours d'une vie entièrement consacrée aux malades et aux pauvres, Maître Philippe trouve quand même le moyen de voyager beaucoup. Sa célébrité est telle qu'il est consulté par quelques grands de ce monde.

    Ainsi, il conseille le chancelier Bismarck, démarche qui lui vaut d'être ensuite étroitement surveillé par la police française qui pense qu’il est un espion ! Il soigne le Bey de Tunis et le Sultan de Constantinople.

    Il séjourne aussi à la Cour de Russie auprès du Tsar Nicolas II (1868-1918) pour soigner le Tsarévitch Alexis qui souffre d’hémophilie.

    En Russie, il est docteur en médecine, médecin de l'armée russe et Conseiller de l'État russe avec rang de général !

    Son influence grandissante inquiète tellement l'Eglise orthodoxe que celle-ci parvient à introduire Raspoutine à la cour de Saint-Pétersbourg !

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    Raspoutine a fini par prendre la place de Maître Philippe auprès du Tsar.

     Étrangement, en 1905, juste après la mort de Maître Philippe, Papus est appelé par le Tsar afin de lutter contre l'influence de Raspoutine. Malgré tous ses efforts, Papus n'y parvient pas, mais réalise cependant une séance de spiritisme au cours de laquelle il évoque, dit-on, le fantôme du Tsar Alexandre Ill, le propre père de Nicolas II. Papus rentré à Paris, Raspoutine continuera d'avoir une forte influence à la Cour de Saint-Pétersbourg jusqu'à son élimination par le Prince loussoupov en 1916.

     

    Modeste jusqu'à sa mort

    Contrairement à d'autres grands initiés et occultistes d'alors, Maître Philippe a refusé obstinément toute sa vie de rompre avec l'Église catholique. Malgré ses convictions profondes proches de la philosophie martiniste, il ne voulait pas être considéré comme un mage, un spirite, un homme chargé de pouvoirs occultes. De sa voix douce, il affirmait : « Je ne suis que le simple berger, le mandataire, et tout ce que je fais, ce n'est pas moi qui le fais, c'est Jésus, Celui à la volonté de qui rien ne résiste ».

    Étranges prédictions

    Après la révolution de 1917, un officier de la garde du tsar Nicolas II, du nom de Spiridov, se réfugie en France où il se marie avec une noble russe ruinée.

    En 1991, son petit-fils Serge trouve par hasard dans un secrétaire un abondant courrier relatant les hauts faits de Maître Philippe. On y lit par exemple, à la date de janvier 1905, ces étranges prédictions : « Maître Philippe écrivit au Tsar Nicolas II une longue lettre en forme de testament, l'informant qu'il quitterait son apparence terrestre le 2 août 1905 (il mourut exactement ce jour-là ! NDLR). Il lui annonçait aussi la chute de l'Empire russe pour la décennie suivante, le massacre des Chrétiens et de toute la famille impériale. Il voyait un siècle d'horreurs et d'obscurantisme pour la Russie ».

    Il est enterré au cimetière de Loyasse à Lyon.

     

    Quelques aphorismes de Maître Philippe

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    ANIMAUX

    « L’animal est sur le chemin de l'Homme. La charité absolue pour l'animal nous est demandée. Ne l'oubliez jamais ».

    CHARITÉ

    « Faites le bien, mais il ne faut pas le faire de façon que tout le monde le sache. Si un laboureur sème des graines, il les recouvre de terre pour les faire germer ».

    DIEU

    « Quoique vous demandiez à Dieu, avec foi, humilité et confiance, vous l'obtiendrez de Lui. Dieu est amour, Il donne ce que nous lui demandons ».

    ESPRITS

    « Les prophètes qui ont obtenu des guérisons, et Notre Seigneur Jésus-Christ, n'opéraient pas, comme le disent et le croient certaines personnes, par le secours de quelques esprits. Notre Seigneur n'avait besoin de personne car Il n'était pas, comme d'aucuns le croient, un homme supérieur. Il était Dieu ».

                                      Tous nos remerciements amicaux à Pierre Genève : il se reconnaîtra.

     

     

     

  • ART MÉDIUMNIQUE

     

    ART MÉDIUMNIQUE 

    par RANKY

    L’art médiumnique apparaît au XIXème siècle en même temps que le spiritisme.
    L’artiste classé dans cette catégorie n’a reçu aucune formation dans un domaine où il est brusquement projeté : musique, sculpture, peinture , poésie, écriture.
     A un moment imprévu de leur vie et sans aucun apprentissage, certaines personnes acquièrent soudainement des dons artistiques accompagnés du  bagage technique permettant de les exprimer. Ces connaissances subites de choses réputées inconnaissables selon nos raisonnements habituels sont étudiés en parapsychologie sous le nom de métagnomie.
    Le peintre Jean Dubuffet a collectionné  beaucoup de ces oeuvres en marge de l’art officiel répertorié, les baptisant “Art brut”. Dubuffet donne de ces créations une explication rationnelle : elles  seraient le résultat d’une position d’isolement, de misère ou de maladie mentale sinon de dons spirites.
    Curieusement, la majorité de ces artistes ont tous pour facteur déclenchant de leur vocation, le spiritisme.
    Quelle qu’en soit l’explication, ces artistes possèdent la faculté de produire en un temps souvent très court des oeuvres quelquefois fort complexes, souvent d’une grande qualité ne répondant toutefois jamais aux canons de l’art officiel, et sans aucune approche préalable du sujet (étude, réflexion, esquisses, etc..).
    Le docteur Eugène Osty a étudié plusieurs de ces artistes d’un regard exclusivement métapsychique, c’est-à-dire en étudiant les mécanismes psychologiques, sans tenir compte de  la qualité  artistique des oeuvres.
    L’art médiumnique s’éloigne toujours de la représentation classique au profit d’une représentation symbolique. D’après les tenants du spiritisme auxquels je laisse cette théorie, le "perisprit" qui serait une “enveloppe” survivant à la mort s’exprimerait par des figures libérées de la contrainte réglementaire, de la volonté de l’exécutant, produisant ainsi une création artistique différente. Curieusement, ces créations artistiques abstraites contiennent pourtant des animaux, des visages humains et des motifs floraux.
    L’art spirite ou médiumnique est pratiqué par des artistes ayant exclu le conditionnement culturel et le conformisme social. Ils ne s’attribuent pas la parenté de leurs oeuvres mais prétendent tous être des intermédiaires des “esprits”.

    COUVE ENCYCLO DU MYSTERE.jpgLes dossiers qui suivent sont  des extraits du livre de Ranky.

    ENCYCLOPEDIE DU MYSTERE.

     

    Encyclopédie du mystère de Ranky est classé au 1er mai 2013

                                                  chez Amazon : 7165 sur 1.500.000 livres.

    LE FACTEUR CHEVAL
                1836-1924
    LE FACTEUR CHEVAL 1836-1924.jpgSon certificat d’études en poche il entre comme apprenti boulanger, métier qu’il exercera quelques années seulement. A 31 ans il devient facteur à Hauterives dans la Drôme.
    Son éveil à la sculpture se produit à plus de 40 ans.  En livrant son courrier il heurte une pierre dont la forme le fascine et sera en quelque sorte la première pierre de son “palais idéal” qu’il mettra 33 ans à construire de façon intuitive.
    Dès le lendemain, repassant au même endroit il découvre d’autres pierres aussi singulières dont il rempli ses poches pour les ramener chez lui. Un peu plus tard il utilisera un panier, puis une brouette.  Très tard, chaque soir, à la lumière d’une lampe à pétrole il élabore en rêve sa construction à venir. 
    Puis il passe à la partie ouvrière. Les 20 premières années sont réservées à la construction de la façade Est. Il entame ensuite une phase de construction vers le Nord : deux cascades - le monument égyptien - des grottes - puis,  vers le sud : le temple hindou gardé par les trois géants : César, Vercingétorix et Archimède.
    Il termine par la façade Ouest, avec des alcôves remplies de miniatures du monde entier. Une mosquée, un temple Hindou, la Maison Carrée d’Alger, un Château du Moyen-âge, un  Chalet Suisse.
    Une galerie d’une vingtaine de mètres de long, ornée de sculptures permet d’accéder par des escaliers à une terrasse de même dimension. On trouve dans son oeuvre des styles  architecturaux puisés dans la bible, la mythologie égyptienne et hindoue.  Le palais est terminé en 1912.

    LE PALAIS IDEAL DU FACTEUR CHEVAL.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ferdinand Cheval souhaitait reposer au sein de son oeuvre mais la loi française l’interdisant il attaque la construction de son tombeau dans le cimetière communal de Hauterives.

    LA BROUETTE DU FACTEUR CHEVAL.jpg
    La brouette du facteur Cheval (Photo DR)

     

    Il reprend sa brouette en 1914  et construit en 8 ans un deuxième chef d’oeuvre. Le facteur Cheval  meurt en 1924. Le palais idéal et le tombeau sont aujourd’hui classés monuments historiques.
     

     

     

     

    LE TOMBEAU DU SILENCE ET DU REPOS SANS FIN.JPG

     

    Le tombeau du silence et du repos sans fin

    « Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur ; à présent voici mon étrange histoire où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité. »
               Ferdinand Cheval, 15 mars 1905.

     

     

     

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    AUGUSTIN LESAGE
     Augustin Lesage est l'un des cas les plus extraordinaires de la peinture dite médiumnique. Bien sûr, autour du personnage une légende s’est créée : mineur de fond dans le Nord de la France, il aurait entendu une voix lui annonçant “un jour tu seras peintre”. Assistant l’année suivante à une séance de spiritisme, des messages lui confirment cette orientation artistique et il se met donc à dessiner sous la dictée des “esprits”. Bientôt, il se met à peindre des tableaux de grande dimension dont les motifs représentent des constructions architecturales miniaturisées incroyablement complexes.
    Augustin Lesage, qui n’a aucune notion de l’art pictural, réalise une première oeuvre à connotation orientale. La technique est sûre, le geste précis. Il applique la peinture sans dessin préalable, sans hésiter, sans aucune retouche et étonne les spécialistes du monde artistique. Il dit ”Je fais ce qu’on me dit de faire”.


    AUGUSTIN LESAGE 1876-1954.jpg                                        Augustin Lesage 1876-1954


    Lesage installe sur un mur de sa cuisine  une toile de 3 mètres de côté . Son pinceau est attiré par le coin droit supérieur de cette toile et, après environ un mois où il ne se passe rien, sa main l’entraîne et il commence à appliquer la peinture de gauche à droite. Chaque jour, pendant deux ans, en rentrant de la mine de charbon où il travaille, il s’installe devant la toile et continue à la couvrir.  La pièce où il a installé cette toile ne lui permet pas de la déplier complètement et un des côtés reste donc enroulé. L’exiguïté de la pièce ne lui permet pas non plus le recul nécessaire pour l’examiner dans son ensemble. Lesage peint donc en descendant le long de sa toile, mécaniquement, sans temps de réflexion et avec une précision époustouflante.
    Pendant l’ exécution d’une de ses toiles les “esprits” lui annoncent que la fresque originale se trouve dans un tombeau qu’il visitera  au cours d’un voyage prochain. Effectivement, Lesage et quelques compagnons partent dans les environs de Louxor où, visitant la tombe d’un égyptien du nom de Ména, ils découvrent sur l'un des murs la même scène qu’il avait peinte et intitulée “La maison égyptienne”.
    Le milieu spirite s’empare aussitôt de l’anecdote, voulant prouver ainsi que Lesage posséde bien des capacités médiumniques.

    ENQUÊTE-EXPRESS DE NOTRE COMITÉ

    Peinture ornementale d'Augustin Lesage

    PEINTURE ORNEMENTALE DE AUGUSTIN LESAGE.jpg Il faut savoir que si Auguste Lesage n’avait pas vu la fresque égyptienne avant de peindre son tableau, la découverte de cette fresque était recensée dans un livre datant de 1905 et citée dans quelques revues de 1930.

    Mais cette révélation n’enlève rien à la mystérieuse puissance de son oeuvre qui est immense puisqu’elle comprend environ 800 toiles dont quelques-unes sont visibles aux Musées d’Art moderne de Lille et de Paris

    Sans aucune formation picturale, par le biais du spiritisme Auguste Lesage préfigure trois des mouvements majeurs artistiques du XXème siècle : l’art abstrait, le surréalisme et l’art brut.

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  • CONTACTS AVEC L'AU-DELÀ

    Le dialogue avec les morts (1ère partie)

     Par Jacques Mandorla

    Extrait du livre

    "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

    (Éditions Trajectoire)

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    Le dialogue avec les morts, nommé aussi spiritisme, est une science occulte fondée sur l'existence, les manifestations et l'enseignement des esprits avec lesquels existe une possibilité de communication, par l'intermédiaire ou non d'un médium.

    Le mot « spiritisme » a été inventé en 1857 par le français Allan Kardec qui s'est inspiré du mot anglais spirit signifiant esprit.

    La communication avec les esprits de l'au-delà a toujours été considérée comme normale par l'Église puisque dans sa première épître aux Corinthiens, Saint Paul parle du « discernement des esprits », ce don qui consiste à distinguer ceux qui peuvent aider les hommes et ceux qui peuvent leur nuire.

     

    Les sœurs Fox et monsieur Splitfoot

    Pour la majorité des chercheurs, le début du spiritisme coïncide avec l'aventure des soeurs Fox. Tout débuta le 31 mars 1848, dans une petite maison de Hydesville (État de New York) habitée par le couple Fox et leurs deux plus jeunes filles Margareth, treize ans et Kate, douze ans.

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    Les deux soeurs Fox : Margareth (à gauche) et Kate.

    La famille Fox venait d'emménager trois mois plus tôt dans cette demeure réputée hantée. Les deux jeunes filles, souvent laissées seules par leurs parents, n'allaient pas à l'école : elles traînaient, à longueur de journée, leur ennui dans la fermette familiale. Cet ennui disparut totalement cette fameuse nuit du 31 mars 1848, au cours de laquelle elles entendirent des bruits étranges, se manifestant sous forme de coups (raps en anglais) frappés sur des meubles, au plancher ou au plafond.

    On raconte que Kate, la cadette, eut l'idée de parler à voix haute comme si elle s'adressait à une entité responsable des bruits : « Monsieur Splitfoot, faites comme moi ! » dit-elle en frappant plusieurs fois dans ses mains. L'entité qu'elle avait baptisée Splitfoot, c'est-à-dire « pied fourchu » comme s'il s'agissait du diable, lui aurait paraît-il répondu en frappant plusieurs coups.

    Puis madame Fox, la mère, aurait créé un code de communication aujourd'hui mondialement utilisé : pour répondre « Non », l'esprit doit frapper un coup, pour répondre « Oui », deux coups. On rapporta qu'à la question « Êtes-vous un esprit ? », Madame Fox obtint deux coups en guise de réponse.

    Après enquête, il apparut que l'esprit avec lequel 1es jeunes filles Fox étaient entrées en communication pouvait être celui d'un ancien colporteur, assassiné dans cette maison par le précédent locataire.

    Curieusement, un demi-siècle plus tard, on retrouva dans les caves de la maison les ossements d'un individu, mais on ne réussit pas à faire le rapprochement entre le colporteur et le squelette.

    Très vite, la nouvelle des conversations des filles Fox avec l'esprit parcourut la ville et une foule nombreuse se précipita dans leur demeure.

    Un certain Lewis enquêta même auprès de la famille Fox et de ses voisins, puis publia le premier livre de toute l'histoire du spiritisme, intitulé : « Rapport sur les bruits mystérieux entendus dans la maison de M. John Fox ». Cet opuscule contribua à rendre immédiatement très populaire les sœurs Fox et leur esprit.

    Cependant personne, à cette époque, n'avait émis l'hypothèse que les sœurs Fox aient pu monter de toutes pièces un canular. Pourtant cette thèse est aujourd'hui défendue par plusieurs chercheurs. En effet, il semblerait que Margaret et Kate avaient pris l'habitude le soir, au lit, de jouer à faire rebondir, sur le plancher de leur chambre, une pomme attachée à une corde. Leur mère aurait été abusée par ce jeu qu'elles finirent par affiner en faisant alors, paraît-il, craquer les articulations de leurs orteils contre les montants de leur lit. Mais on ne dispose, hélas, d'aucune preuve permettant de savoir si cette supercherie fut ou non réelle.

     

    Engouement dans les Cours royales

    La seule chose dont on soit sûr, c'est que la technique de contact avec les morts était lancée. Et bien lancée. On rapporte que 5 années seulement après l'aventure des sœurs Fox, on comptait déjà plus de 30 000 médiums en Amérique !

    L'Anglais Augustus de Morgan relata cet engouement avec une pointe d'humour britannique : « Le spiritisme est tombé sur les Américains comme la vérole, et les médiums ont envahi le pays avant que les gens sains aient pu enfermer lesdits premiers chez les fous ».

    Ce mouvement s'étendit ensuite à toute l'Europe où plus une seule soirée n'eut lieu sans que la maîtresse de maison ne demande à ses invités d'entrer en contact avec les esprits des morts, en faisant tourner les tables.

    Cette pratique de la table tournante, mise au point par les sœurs Fox, consiste à considérer que l'esprit du mort se manifeste en faisant bouger, léviter ou balancer la table autour de laquelle se concentrent les personnes pratiquant une séance. Ce jeu de société gagna même les plus prestigieuses cours royales d'Europe puisque des séances de spiritisme eurent lieu aussi bien chez la reine Victoria que chez l'empereur Napoléon III.

     

    Hippolyte Rivail, alias Allan Kardec

    Quand le spiritisme arriva à Paris, tout auréolé de la légende des sœurs Fox, il intéressa un enseignant du nom d'Hippolyte Rivail (1804-1869) qui, comme Saint Thomas, déclara : « J'y croirai quand je verrai tourner des tables de mes propres yeux ».

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    Allan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Rivail (1804-1869). À droite, sa tombe au Père-Lachaise est continuellement fleurie. Sur le fronton, on peut lire : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ». Kardec avait dit, de son vivant : « Après ma mort, si vous passez me voir, posez la main sur la nuque de la statue qui surplombera ma tombe, puis faites un voeu. Si vous êtes exaucé, revenez avec des fleurs ».

    En 1855, pour se forger une opinion personnelle, Rivail décida d'assister à une séance de spiritisme consacrée à l'écriture automatique. À la fin de l'expérience, sa réaction fut immédiate : « Je voyais bien que, sous cette futilité apparente, il se passait quelque chose de très significatif et de très sérieux : la révélation d'une nouvelle loi en quelque sorte. Je décidai d'approfondir cela ».

    Rivail consacra dès lors tout son temps à l'étude des phénomènes de spiritisme et publia en 1857 les résultats de ses enquêtes dans un livre, devenu aujourd'hui la Bible de tous les passionnés de spiritisme : « Le livre des esprits », qu'il signa de son pseudonyme, Allan Kardec. Rivail expliqua que ce pseudonyme lui avait été proposé par les esprits et qu'il venait d'un de ses ancêtres, druide breton.

    Pour Kardec, il existe un monde visible et un monde invisible. À notre naissance, nous disposons d'une forme matérielle temporelle et périssable qui disparaît à notre mort physique. Seul demeure l'esprit de ce corps. Pour lui, le spiritisme n'est en aucun cas une nouvelle religion, mais plutôt une philosophie qui étudie la relation du monde physique avec le monde des esprits.

    Allan Kardec doit plutôt être considéré comme l'un des premiers parapsychologues de l'histoire, animé d'un esprit curieux et plein de bon sens : « J'ai étudié ces faits avec beaucoup de soin et de persévérance. Je les ai assemblés, comparés et j'en ai tiré des conclusions. Non ! Les morts ne sombrent pas dans le néant. Ils vivent dans d'autres sphères de réalité selon leurs mérites sur la Terre et ils brûlent d'envie d'entrer en contact avec ceux qui sont restés de ce côté-ci de la porte ».

    Kardec sera le véritable déclencheur du phénomène spirite en France. Sa doctrine, répandue par « Le livre des esprits » et par un deuxième ouvrage « Le livre des médiums », qui rencontrera le même succès, va toucher toutes les couches de la société.

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    Les livres de Kardec seront traduits en plusieurs langues, ce qui permettra à ses idées d'être véhiculées dans de nombreux pays et tout particulièrement au Brésil. C'est là, en effet, qu'un adepte de Kardec, Adolfo Bezerra de Menezes (1831-1900), docteur et homme d'État, a donné au spiritisme le rang de religion nationale.

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    Le docteur brésilien Adolfo Bezerra de Menezes (1831-1900).

    On estime qu'aujourd'hui, grâce à lui, il y a plus de 20 millions d'adeptes du spiritisme au Brésil, où plusieurs timbres, portant l'effigie de Kardec, ont été émis, rendant ainsi célèbre celui qui écrivit : « Le spiritisme doit se débarrasser de superstition et d'ignorance pour ne garder que ce qui est réel et véritable. Il a porté un coup mortel au matérialisme en faisant ressortir les résultats inéluctables du mal et en soulignant la nécessité du bien. Quant à la vie future, elle n'est plus du domaine imaginaire, ni même un simple espoir : elle est devenue un fait bien réel ».

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    Timbre à l'effigie de Kardec, émis en 1957 au Brésil. 

    À SUIVRE

    Dans le prochain article :

    « Madame Blavatsky et la Société Théosophique »

    « La Society for Psychical Research » en action

    « Le channeling »

  • RADIESTHÉSIE

    Affaire Jacques Aymar : quand la baguette de sourcier résout une énigme policière !

    Par Jacques MANDORLA

    Extrait du livre « La radiesthésie »

    Éditions Trajectoire - 316 pages - Très nombreuses illustrations - 20 euros

    En vente sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

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    Ce fait divers extraordinaire défraya la chronique à la fin du XVIIe siècle. Tout commence le 5 juillet 1692 à Lyon. De bon matin, un marchand de vin constate que son voisin, qui exerce le même métier que lui, n’a toujours pas ouvert sa boutique.

    Il avertit la police qui force alors la porte et découvre, dans la cave, les corps du propriétaire et de sa femme, assassinés à coups de serpe. Au rez-de-chaussée du magasin, le tiroir-caisse a été forcé et la recette volée.

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    Jacques Aymar fut un baguettisant célèbre de la fin du XVIIe siècle.

     

    Le sourcier entre en scène

    L’enquête ne donnant rien, on décide de faire appel, malgré un certain scepticisme, à un paysan du Dauphiné, âgé d’une trentaine d’années et se nommant Jacques Aymar.

    Sourcier réputé dans sa région, il trouvait des sources et pouvait même, dit-on, repérer la présence d’un homme dans un tonneau ! Par contre, lorsqu’il réussissait ses expériences, cela se passait toujours dans la souffrance : son corps tremblait et il se mettait à transpirer abondamment, comme pris d’une forte fièvre. Muni d’une attestation du curé de sa paroisse certifiant qu’il était bon catholique mais, en aucun cas, fou ou jeteur de sorts (sic !), Jacques Aymar arrive à Lyon. Il est tout de suite amené sur les lieux du crime.

    Armé d’une baguette, il détecte un trajet invisible qui, d’après lui, aurait été emprunté par le criminel et se décide à suivre cette trace. Partant de la maison du crime, il traverse une partie de Lyon, passe sur la Saône, enjambe le pont du Rhône et pénètre dans un des quartiers de la ville : La Guillotière. Là, Aymar, toujours « guidé » par sa baguette, se dirige vers la maison d’un jardinier, tout étonné de voir arriver chez lui des policiers et des magistrats, précédés par un individu qui conduit le groupe au moyen d’une baguette !

     

    Le coupable désigné par la baguette !

    Dans la pièce principale, Aymar voit sa baguette pointer vers trois escabeaux, puis vers l'un des enfants du jardinier qui, tremblant de peur, témoigne alors avoir vu entrer dans la maison, le 5 juillet, trois hommes dont un bossu. Après lui avoir demandé à boire, ils s’étaient assis sur les trois escabeaux indiqués par Aymar puis étaient repartis en direction de Vienne, en longeant le fleuve.

    La poursuite allait amener les enquêteurs, toujours précédés d’Aymar, à travers Vienne, Saint-Vallier, Tain, Valence, pour se terminer à Beaucaire. Là, Aymar se dirigea vers la prison où il fut pris de tremblements violents et désigna une cellule dans laquelle était enfermé... un bossu, arrêté le jour même pour avoir volé du pain chez un boulanger. Le bossu finit par avouer avoir assassiné, avec deux complices, le marchand de vin et sa femme ! Il fut roué vif place des Terreaux à Lyon, le 20 août, soit six semaines à peine après le double crime. L’enquête, grâce à Aymar et à sa baguette, avait été menée tambour battant.

    Cette affaire eut un énorme retentissement dans toute la France et déclencha un engouement sans précédent pour la rhabdomancie, terme utilisé pour qualifier la technique de divination au moyen de la baguette de sourcier. Dès l’année suivante, en 1693, parurent de très nombreux livres sur le sujet : le plus célèbre fut celui de l’abbé de Vallemont dont nous allons parler un peu plus loin.

     

    Un hommage mérité

    Deux siècles plus tard, en 1880, le docteur Louis Figuier rendit, dans son livre Les mystères de la science, un hommage mérité au travail effectué par Aymar : « L’unique agent qui a découvert le criminel et qui l’a mis entre les mains de la justice, c’est un homme à baguette, le Dauphinois Jacques Aymar. Voilà des faits qui ont paru et qui doivent paraître encore réunir tous les caractères de certitude que peut exiger la foi humaine. Personne n’a donc hésité, à l’époque où ils se sont produits, à leur accorder pleine créance. On ne songea pas un moment à les mettre en doute, seulement on s’occupa beaucoup de les interpréter et chacun les commenta à sa manière. L’événement extraordinaire, dont la cité lyonnaise avait été le théâtre, eut donc pour résultat d’attirer vivement l’attention du public vers les merveilles de la baguette divinatoire. Ce n’était pas, en effet, la première fois que l’on entendait parler, en France, des usages de la baguette : elle était, depuis longtemps, populaire dans les campagnes. Mais elle avait été réservée, jusqu’à cette époque, à la solution de difficultés d’un ordre secondaire : à la recherche des eaux souterraines, à la détermination des limites contestées d’un héritage, en un mot au jugement des petits différends des campagnards. L’événement de Lyon vit agrandir tout d’un coup la sphère d’action et les applications de la baguette. Des hameaux, elle pénétra dans les villes, elle passa du vulgaire au savant. C’est, en effet, entre des hommes fort instruits que cette matière épineuse se traita à partir de cette époque et l’on mit à contribution, pour essayer de l’éclaircir, tous les systèmes de philosophie, de physique et de théologie qui étaient alors en faveur. Cela devait être, puisque la vertu de la baguette divinatoire, si longtemps considérée comme une superstition populaire, venait de prendre rang parmi les dispositions juridiques ».

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    Le docteur Louis Figuier, auteur du livre "Les mystères de la science" paru en 1880, dans lequel il a écrit un vibrant hommage au baguettisant Jacques Aymar.

     

    Les explications de l’abbé de Vallemont

    À l’époque où eut lieu le fait divers, un auteur se distingua des autres par le retentissement qu’il donna à l’affaire Aymar : l’abbé de Vallemont, de son vrai nom Pierre Le Lorrain. Jésuite et professeur de physique au Collège Louis-le-Grand, il tenta d’expliquer l’affaire Aymar dans son ouvrage La Physique Occulte ou Traité de la baguette divinatoire.

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    L'ouvrage de l'abbé de Vallemont, intitulé "La Physique Occulte ou Traité de la baguette divinatoire", est paru en 1693, une année seulement après le célèbre fait divers de Lyon.

    Dans son livre, l’abbé a émis une hypothèse personnelle concernant la résolution de l'affaire au moyen de la baguette : pour lui, le tremblement de la baguette était dû au sourcier. Son explication était la suivante : des esprits subtils provenant de l’eau ou de l’homme (et spécialement résistants pour les criminels) passeraient dans les deux branches de la baguette de coudrier pleines de pores. Lors d’un crime, les atomes crochus de la victime et du criminel étaient exacerbés et se maintenaient en éveil. C’est pourquoi, sur le lieu du délit ou sur le passage du criminel, ils réagissaient. Pour l’abbé de Vallemont, c’est de cette façon que Jacques Aymar aurait élucidé l’affaire ! Le livre rencontra, dès sa sortie, un immense succès.

     

    L'Église excommunie tous les baguettisants !

    Huit ans plus tard, le 26 octobre 1701, l’Inquisition décide de mettre cet ouvrage à l’index, ainsi que tous ceux qui prônaient l’usage de la baguette. Elle confondait allégrement sourcellerie et sorcellerie ! De plus, elle décide d'excommunier toutes les personnes pratiquant l'usage de la baguette ! Mais cela n’empêcha pourtant pas l'éditeur de rééditer le livre de nombreuses fois.

    Pour appuyer sa démarche, l’Église finance alors en 1702 le livre du Père Pierre Lebrun, prêtre de l’Oratoire, intitulé  "Histoire critique des pratiques superstitieuses qui ont séduit les peuples et embarrassé les savants" : dans cet ouvrage, l'auteur estime que la rhabdomancie est liée au démon et à la magie !

    On rapporte qu’à la lecture de cet ouvrage, une demoiselle du nom d’Ollivet, qui avait le don de faire tourner la baguette sur les métaux et les eaux, fut totalement bouleversée. Très pieuse, elle pria alors Dieu de ne plus laisser sa baguette réagir dans ses mains. Et l’histoire raconte qu’elle fut exaucée...

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     L'ouvrage du Père Pierre Lebrun, intitulé "Histoire critique des pratiques superstitieuses qui ont séduit les peuples et embarrassé les savants", est paru en 1702.

  • INTERVIEW DE RANKY PAR JACQUES MANDORLA

    INTERVIEW DE RANKY

                                                                                            Par Jacque Mandorla

    Pour ce blog PARANORMAL, Jacques Mandorla journaliste d’investigation et auteur, entre autres, de « Croyez aux dons qui sont en vous », « ABC du Magnétisme » et « Le Guide des Guérisseurs », a rencontré Ranky et son épouse Blondine chez eux, afin de parler des vrais et des faux dons paranormaux.
    medium_Mandorla.9.jpg
    Voici le compte rendu intégral de cette interview.
    Ranky a créé, en 1976, le Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP).
    Ce Comité, qu’il préside, réunit une vingtaine d'illusionnistes-experts français de haut niveau.
    medium_PORTRAIT_9_interview_.8.jpgChacun y a sa spécialité dans des disciplines distinctes : arts divinatoires, hypnose, télépathie, calcul mental, astrologie, Yi King, perception extra-sensorielle, radiesthésie, manipulation mentale, aberrations de la perception...


    Jacques Mandorla : « Quelle est la mission de votre Comité ? »
    Ranky : « Si des personnes parviennent à imiter de nombreux phénomènes Psi, cela ne prouve pas que le paranormal n'existe pas. Bien au contraire. Notre mission, c'est de prouver qu'il existe, en débusquant les arnaques. Voilà pourquoi les membres du Comité sont rompus à la simulation des phénomènes paranormaux. Métaux à mémoire, informatique, plaques thermo-sensibles... : nous connaissons tous les trucs. On s'attaque aux arnaqueurs de haute volée, dont certains arrivent à tromper le grand public, tels ces « chirurgiens à mains nues » ou cet ingénieur qui disait avoir inventé une machine à guérir le cancer et la maladie de Charcot. Tous sont des exploiteurs de la crédulité et de la misère humaines qui arrivent à tromper le grand public, en s’appuyant sur les médias. Ainsi, TF1 a diffusé dans l'émission « Mystères » un reportage au cours duquel on voyait un motard, une cagoule sur la tête, traverser les embouteillages parisiens en moto... sans aucune difficulté ! Le présentateur le faisait passer pour un médium doué d'un pouvoir extraordinaire. Mais, en fait, ce motard ne réalisait qu'un vulgaire tour de magie avec une cagoule truquée, parvenant à tromper l'huissier de justice mandaté par TF1. Le 10 février 1994, je fis refaire au motard l'expérience devant des caméras : il échoua lamentablement, car j'avais neutralisé sa cagoule, en plaçant sur ses yeux une balle de mousse, puis du coton, le tout fermement maintenu par du sparadrap noir. Sa cagoule truquée ne lui était plus d'aucun secours. Si je me suis acharné contre ce motard qui prétendait traverser Paris, les yeux bandés, en entrant en état de décorporation, faculté qui existe réellement, c'est non seulement parce qu'il utilisait une attraction d'illusionniste, mais surtout parce qu'il envisageait d'ouvrir un cabinet de thérapeute, grâce à l'énorme publicité qu'il avait obtenue à la télévision ! Ce personnage pouvait ainsi devenir un vrai danger public ».

    Jacques Mandorla : « Quels sujets Psi étudiez actuellement ? »
    Ranky : « Nous travaillons sur deux dossiers fantastiques. Le premier concerne un jeune médium étonnant : il entend des opéras, avec chœurs et solistes. Le plus extraordinaire, c'est que les chanteurs lui délivrent des messages, comme l'emplacement exact de trésors artistiques lesquels, après vérification, existent vraiment, alors qu'ils n'avaient même pas été répertoriés par les historiens ou les archéologues. Ainsi, pendant plusieurs soirées consécutives, une voix très aiguë et très pure répétait à l'oreille de notre médium le nom d'un village et d'une colonne brisée. Nous avons fini par retrouver ce village, où il ne s'était jamais rendu auparavant. Là, à notre grande stupéfaction, nous avons découvert une tombe dans laquelle reposait un castrat et comportant une colonne cassée : c'est peut-être sa voix, très aiguë et très pure, que le médium avait entendue ! Ce dernier n’entend pas de musique classique connue, mais des compositions originales qu’il nous chante : nous les enregistrons alors sur bande magnétique, puis nous les transcrivons sur papier. Un compositeur nous a assuré que c'était parfait au niveau de la ligne mélodique et de l'harmonie. Or, il faut savoir que ce jeune médium ne connaît pas la musique ! ».

    Jacques Mandorla : « Et quel est l'autre cas extraordinaire ? »
    Ranky : « Il s'agit d'un monsieur très âgé qui a le don de voyance. Posez-lui n'importe quelle question : il s'absente mentalement une minute à peine, comme s'il attendait un message venant d'un autre monde, puis il vous répond. Et la réponse vous laisse pantois. L'extraordinaire, c'est que l'expérience est répétitive : ça marche à chaque fois. Il faut l'entendre pour le croire. Si, par exemple, vous l'emmenez sur un chemin qui traverse une propriété privée ou un village - lieux qu'il n'a évidemment jamais visités -, il transcrira des scènes du passé ou de l'avenir, qui ont eu ou auront pour théâtre l'endroit où il se trouve. Ainsi, s'étant arrêté un jour en face d'une maison nouvellement construite, il nous décrivit, avec une justesse prodigieuse, la bâtisse qui s'élevait jadis à cet endroit ! ».

    Jacques Mandorla : « Quel est le bilan de votre Comité ? »
    Ranky : « En 30 années d'existence, notre Comité a étudié 300 dossiers, dont plus de 40 restent inexpliqués à ce jour. Il s'agit notamment de cas de psychokinèse étudiés par un laboratoire américain, de cas de voyance tout à fait déroutants et de guérisons que les médecins n'ont pu expliquer ».

    Jacques Mandorla : « Qu’aimeriez-vous dire aux internautes du site/blog Paranormal ? »
    Ranky : « Une chose très importante : le champ du surnaturel se rétrécit à mesure que la science fait de nouvelles découvertes. Mais un problème résolu engendre aussi de nouvelles questions, si bien que les questions de l'inconnu ne cesseront jamais de nous interpeller. La notion de paranormal matérialise les angoisses métaphysiques de l'Homme. L’irrationnel n'est pas seulement ce qui n'est pas encore expliqué. En tant qu'expert-illusonniste, je ne veux pas perdre de vue que c'est une dimension incontournable et essentielle de l'Univers et de l'Homme. Ma mission et celle du Comité, c'est de faire en sorte que ce grand mystère ne soit pas perverti par quelques charlatans ».

    Jacques Mandorla :
    « Si une personne pense posséder un don de type paranormal, que lui conseillez-vous ? »

    Ranky : « Je lui propose deux choses. Si elle est très motivée, qu’elle vienne faire tester ses capacités paranormales devant notre Comité. Si elle veut attendre un peu, qu’elle fasse d’abord le test des fleurs séchées ».

    Jacques Mandorla :
    « De quoi s’agit-il ? »

    Ranky : « C’est un test étonnant, très simple à faire chez soi. Imprimez la photo de cet homme inconnu se prénommant Julien, mort en 1970, posez-la à l’endroit que vous désirez et placez, à côté, des fleurs en bonne santé, coupées avec précaution, sans déchirer les pétales ou abîmer les queues. Vous constaterez alors que toutes les fleurs, quelles que soient leurs variétés, y compris les roses, sèchent entre huit et dix jours, sans perdre un seul pétale ! ».

    Jacques Mandorla :
    « Comment expliquez-vous cela ? »

    Ranky : « Je n’ai toujours pas trouvé d’explication à ce phénomène. Que les fleurs soient dans ou hors de l’eau, que l’on change la photo de place : le résultat est le même. Si vous coupez deux fleurs venant du même pied, celle posée près de la photo sèche, et l’autre meurt en perdant ses pétales. Si on enlève la photo en cours de test, la fleur arrête de sécher et perd alors ses pétales. Enfin, étrangement, ce test ne marche qu’avec cette photo ».

    Jacques Mandorla : « Vous avez déjà proposé ce test à d’autres personnes ? »
    Ranky : « Bien sûr. J’ai reçu de très nombreux témoignages de personnes ayant pratiqué ce test. Parmi mon courrier, j’ai trouvé un jour cette lettre étonnante : « J'ai acheté des roses à peine ouvertes et j’en ai prélevé deux du bouquet, que j'ai placées dans un petit vase en verre, sur une étagère, devant la photo. Il est important de noter qu’à côté du vase, sur la même étagère, se trouve mon poste de radio. Puis, je suis sortie pour faire mes courses et déjeuner avec une amie, ne rentrant chez moi que vers quinze heures. À mon retour, j’ai eu la surprise de voir que le vase était tombé par terre et avait été pulvérisé ! À cet endroit, je pose d’habitude un bougeoir en porcelaine qui, lui, n'est jamais tombé une seule fois. J'ai ramassé les deux roses qui étaient à terre, parmi les débris de verre, et je les ai mises dans un autre vase, en cuivre cette fois. J’ai aussi décidé de ne pas y mettre d’eau. Pourtant, les deux roses ont séché assez vite, mais sans perdre leurs pétales, comme si elles s’étaient immortalisées ! Je n’en revenais pas ! Puis, une autre fois, j'ai mis un autre vase, avec deux fleurs à l’intérieur, à côté du vase en cuivre. En rentrant d’un rendez-vous, j’ai trouvé les deux vases par terre ! Je ne comprends rien à ce qui se passe. Pensez-vous que ces chutes d’objets soient dues aux vibrations de mon poste de radio ? Sinon, quelle peut en être la cause ? ».

    Jacques Mandorla : « Qu’en pensez-vous ? »
    Ranky : « Je n’ai trouvé aucune explication. Pour ma part, je pense que le poste de radio n’est en aucune façon responsable de la chute des vases. Si encore, cette personne avait d’énormes haut-parleurs de sono professionnelle, les vibrations des membranes pourraient éventuellement créer un souffle suffisamment fort pour faire chuter un objet pas trop lourd. Les explications, auxquelles on peut plutôt penser, sont de trois ordres. Soit l’étagère est située en plein courant d’air. Soit il s’agit de phénomènes de poltergeist, c’est-à-dire de déplacements d’objets sans action volontaire de la part de cette personne, mais plutôt liée à son inconscient. Soit l’explication reste à trouver ! ».

    Jacques Mandorla : « Vous n’ignorez pas que j’ai proposé votre test dans mon livre « Croyez aux dons qui sont en vous ». Voici le sympathique témoignage que j’ai reçu de la part de monsieur B. Faupin habitant à Reims : « J’ai fait le test des fleurs séchées : voilà trois semaines aujourd’hui que j’ai acheté des roses rouges que j’ai mises dans un vase avec de l’eau, à côté de la photo. Les roses ont séché peu à peu et sont devenues marron. Mais aucune n’a perdu ses pétales. Maintenant, que dois-je faire ? Je n’ose pas les jeter à la poubelle ! ».
    Ranky : « Encore une confirmation de plus ! ».

  • VOYAGE HORS DU CORPS

    Le voyage hors du corps : mythe ou réalité ?

                             Par Jacques MANDORLA et RANKY

    Auteur du livre « 66 tests pour développer vos capacités paranormales : voyance, psychométrie, télépathie, psychokinèse, magnétisme, radiesthésie, hypnose, dialogue avec les morts et décorporation »

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    Éditeur : Trajectoire - 368 pages - 80 illustrations - 22 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

    Des milliers de témoignages évoquent le fascinant et mystérieux phénomène du « voyage hors du corps ». Celui-ci, qui peut se matérialiser de différentes manières, est connu sous de nombreuses appellations : décorporation, dédoublement, "OBE" (Out of the Body Experience), "N.D.E." (Near Death Experience), lévitation, don d’ubiquité, téléportation... + Un test étonnant à faire chez vous (voir en fin de cet article)

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    Gravure de l’artiste italien Luigi Schia­vonetti, intitulée «The soul leaves the body at the moment of death » (1808).

    Le voyage hors du corps est défini comme la sensation, pour un individu, de quitter mentalement son corps physique pour se retrouver virtuellement à un autre endroit, au moyen d'un autre corps, invisible celui-là, appelé par certains chercheurs « corps astral » ou « corps éthérique ».

    Les témoignages relatifs à ce phénomène proviennent de deux sources distinctes

    La première source est constituée de personnes ayant été plongées dans un coma profond (suite à un accident de la route, une maladie grave, un stress très violent…) au cours duquel elles sont considérées, pendant une certaine période, comme mortes cliniquement, mais reviennent ensuite à la vie. On parle alors de « N.D.E. » (Near Death Experience) ou encore d’état de mort imminente (E.M.I.), d’expérience de mort approchée (E.M.A.), d’expérience aux frontières de la mort, d’expérience de mort-retour… Rappelons qu'aujourd'hui une personne est médicalement déclarée en mort clinique lorsque ses tracés d'encéphalogramme et d'électrocardiogramme sont entièrement plats, et non plus lorsque son coeur s'est arrêté de battre.

    La seconde source est constituée de personnes tentant des expériences ayant pour objectif de se « décorporer » volontairement (voir le test proposé en fin d'article).

    Trois autres phénomènes, beaucoup plus rares, font partie du même concept : la lévitation, l’ubiquité et la téléportation

    La lévitation est l’élévation du corps physique dans l'espace, sans appui ni aide matérielle. Le cas le plus célèbre est celui du moine italien Joseph de Copertino (1603-1663). Il embarrassa beaucoup le Vatican car il perturbait très souvent les messes dominicales célébrées dans son monastère, s'élevant brusquement dans les airs devant les yeux ébahis des autres moines ! Le meilleur témoignage que l'on possède est celui de l'ambassadeur d'Espagne à la Cour papale qui, en 1645, se rendit au monastère de Grottaglie où Copertino vivait : « Il se mit à voler une douzaine de pas au-dessus de la tête des assistants, jusqu'au pied de la statue de la Vierge Marie. Peu après lui avoir rendu hommage, il redescendit au sol puis retourna tout droit à sa cellule, nous laissant là interloqués ».

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    Au XVIIe siècle, le moine italien Joseph de Copertino a été vu par de nombreux témoins en pleine lévitation au monastère de Grottaglie où il vivait (gravure anonyme de 1880).

    L'ubiquité (du latin ubique, en tout lieu), appelée aussi « bilocation », survient quand une personne est vue physiquement à deux endroits en même temps. L’écrivain Marcel Aymé évoque ce phénomène dans son ouvrage « Le passe-muraille », publié en 1941 : « Il y avait à Montmartre, dans la rue de l'Abreuvoir, une jeune femme prénommée Sabine qui possédait le don d'ubiquité. Elle pouvait à son gré se multiplier et se trouver, de corps et d'esprit, en tant de lieux qu'il lui plaisait souhaiter ».

    Enfin, la téléportation est le fait, pour un personnage, de se déplacer instantanément d’un point à un autre à la vitesse de la lumière, comme le relatent de nombreux auteurs de science-fiction dans leurs romans. Ce phénomène n’est encore, à ce jour, qu’à l’état de recherche théorique, pourtant certains spécialistes ne désespèrent pas de pouvoir le réaliser dans le futur : pour s’en convaincre, ils affirment que l’invention de l’hologramme en représente la première étape.

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     Illustration du phénomène de téléportation sur la couverture du magazine américain « Science Fiction Quarterly », paru dans les années 1950 (Collection Agence martienne)

    Un phénomène présent dans toutes les civilisations

    Pour les sceptiques, les phénomènes de voyage hors du corps ne sont que des hallucinations, des rêves ou parfois même de la supercherie pure et simple.

    Les convaincus, à l'opposé, soutiennent que la meilleure preuve de la réalité du voyage hors du corps repose sur la véracité des récits fournis par tous ceux qui ont vécu une telle expérience. C'est le cas du docteur américain Charles Tart, fondateur de la psychologie transpersonnelle : « Étant donné sa distribution apparemment universelle dans toutes les cultures et à travers toute l'histoire, le dédoublement constitue ce que le psychiatre Carl Jung appelle une expérience archétypique, donc potentiellement accessible à de nombreux êtres humains, pour la simple raison qu'elle participe de la nature humaine ».

    Les voyages hors du corps sont relatés, depuis des millénaires, dans de nombreuses civilisations

    Les premiers écrits de l'Inde mentionnent que, parmi les huit « siddhis » (pouvoirs surnaturels) de l'être humain, le sixième est celui « qui permet de voler dans le ciel ».

    Pour les Égyptiens de l’époque des pharaons, chaque personne possédait, à côté du corps physique, un autre corps, appelé « ba », ayant la forme d'un oiseau à visage humain, symbole de ce qui peut échapper aux lois de la pesanteur.

    L'Ancien Testament relate que le prophète Élisée parvint à déjouer l'attaque des Syriens en se transportant virtuellement dans la chambre du roi syrien pour y lire ses plans d'attaque ! La bataille, le lendemain, ne fut plus alors qu'une simple formalité pour Élisée.

    Dans la religion chrétienne, des chercheurs ont relevé de nombreux cas de voyage hors du corps, comme ceux de Jésus-Christ, lors de sa résurrection, ou de Saint Paul qui mentionne, dans l'épître aux Corinthiens, « la corde d'argent » qui relierait le corps spirituel au corps physique et serait un véritable cordon ombilical des voyageurs de l'astral. Ce cordon est décrit, par ceux qui disent l'avoir vu, comme une sorte de câble d'apparence élastique, censé donner à la personne qui voyage l'énergie qui la maintient en vie. Toute rupture du cordon signifierait une mort immédiate.

    Chez les Indiens d'Amérique du Nord, on dit que les « chamans » possèdent le pouvoir de quitter leur corps, par leur simple volonté, afin d'accompagner l'âme des morts jusqu'à la terre des ancêtres.

    Les témoignages d'Hemingway et de Lindbergh

    De nombreux écrivains ont raconté leurs propres expériences en matière de voyage hors du corps : Aldous Huxley, Arthur Koestler, Emily Brontë, Guy de Maupassant, Jack London... Ou encore Ernest Hemingway qui, au moment précis où des éclats d'obus lui criblèrent les jambes, en juillet 1918, vécut alors une expérience de voyage hors du corps : « Mon âme, ou quelque chose qui sortait de mon corps comme quand vous tirez un mouchoir de soie de votre poche, se déploya autour de moi, puis revint et réintégra mon corps : mais je n'étais pas mort ».

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    Une autre célébrité du vingtième siècle vécut aussi une expérience de voyage hors du corps : Charles Lindbergh. Celle-ci survint au cours de son inoubliable traversée en solitaire de l'Atlantique de mai 1927, à bord du Spirit of Saint Louis. Alors qu'il en était à sa vingt-deuxième heure de vol, Lindbergh fut enveloppé d'un épais brouillard et commença à ressentir les effets de la fatigue : « J'étais hors du temps et de la matière. Je sentis que je me séparais de mon corps tout comme j'imagine l'esprit se dégageant de notre forme corporelle. Je flottais dans le cockpit, à travers le fuselage, puis j'obliquais vers le haut, à l'extérieur de l'appareil, avant de prendre une forme qui, j'en avais conscience, ne ressemblait en rien à la forme humaine que j'avais laissée dans un avion volant à grande vitesse. Mais je restais lié à mon corps par un long câble si ténu qu'un simple souffle aurait pu le rompre ».

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    Les 11 phases d'un voyage hors du corps, selon le docteur Raymond Moody

    L’Américain Raymond Moody, docteur en philosophie, est le premier chercheur à avoir popularisé le sujet. Dans son best-seller « Life after life » (« La vie après la vie »), paru en 1975, Moody analyse 150 témoignages de personnes revenues à la vie.

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    Il appela ce phénomène « N.D.E. » (Near Death Experience), expérience de mort imminente (E.M.I.), et découvrit l’existence de 11 phases caractéristiques et communes à tous ces cas :

    1) L'insolite : les rescapés de la mort ont beaucoup de mal à décrire, en termes clairs et simples, le monde dans lequel ils entrent.

    2) L'audition du verdict : la plupart des dédoublés assurent avoir entendu les personnes autour d'elles - médecins ou simples passants - les déclarer morts. Cependant ils sont incapables de bouger ou de parler pour manifester qu'ils sont toujours vivants.

    3) Le sentiment de sérénité : dans la situation de mort imminente, les gens ne ressentent plus de douleur mais, au contraire, une sensation agréable.

    4) Le bruit : les dédoublés n'entendent plus les bruits environnants, mais des sons inhabituels comme de la musique très belle ou, à l'inverse, des bourdonnements insupportables.

    5) Le tunnel obscur : la majorité des sujets se sentent comme aspirés dans un tunnel obscur, un puits ou un espace tubulaire.

    6) L'abandon du corps : à l'issue de la traversée du tunnel, les sujets ressentent alors un phénomène de décorporation, c'est-à-dire de dédoublement entre leur corps physique et leur corps astral.

    7) La rencontre avec les autres : les personnes qui approchent de la mort semblent alors rencontrer des parents, des amis ou des entités spirituelles qui veulent faciliter leur passage vers la mort.

    8) L'être de lumière : ce phénomène est certainement la caractéristique la plus importante des N.D.E. La lumière est d'abord pâle, puis elle augmente d'intensité pour devenir éclatante, sans éblouir le sujet. Cet être de lumière semble donner amour et chaleur et son identification est liée à la croyance religieuse de l'individu (le Christ pour un chrétien, un ange pour un israélite...).

    9) Le défilé de la vie : la plupart des dédoublés voient défiler en accéléré -comme les "flash-back" d'un film - les séquences importantes de leur vie.

    10) La frontière : certaines personnes disent avoir aperçu comme une limite, une porte ou une barrière symbolisant la ligne de séparation entre la vie et la mort.

    11) Le retour : tous ceux qui témoignent de leur voyage aux portes de la mort en sont bien sûr revenus, sinon ils ne pourraient pas en parler. Pourtant, certaines personnes disent avoir lutté afin de ne pas revenir dans leur corps physique.

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    Dans « La montée des bienheureux vers l'empyrée », tableau peint par Jérôme Bosch vers 1505, la vision du tunnel représenterait, selon certains chercheurs, une expérience de mort imminente (musée du palais Grimani - Venise).

    Quinze ans après la parution du best-seller de Raymond Moody, le phénomène de N.D.E. a connu une médiatisation planétaire grâce à la sortie du film « L'expérience interdite », réalisé en 1990 par Joël Schumacher, avec Kiefer Sutherland et Julia Roberts dans les rôles principaux.

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    Le phénomène de N.D.E. a été mondialement médiatisé en 1990 grâce lors de la sortie du film « L'expérience interdite » réalisé par Joël Schumacher, avec Kiefer Sutherland et Julia Roberts dans les rôles principaux.

    Existe-t-il des preuves scientifiques du voyage hors du corps ?

    Une  importante étude scientifique sur les N.D.E. a été réalisée récemment (2008) par le « Coma Science Group », dépendant du Centre de Recherches du Cyclotron et du Département de Neurologie de l’Université de Liège (Belgique). Le rapport qui a été publié, intitulé « Expériences de mort imminente : phénomènes paranormaux ou neurologiques ? », propose une nouvelle hypothèse : « Les N.D.E. sont des phénomènes physiologi­ques et neurologiques qui ont, de tout temps, suscité la curiosité et généré des mythes et légendes. La vision d’un tunnel et d’une lumière brillante, l’entrée dans un autre monde sont des caractéristiques des N.D.E. qui ont pris une signi­fication spirituelle pour de nombreuses person­nes. Différents auteurs ont proposé des modèles transcendantaux ou psychologiques. Cependant, des études neuroscientifiques menées dans diffé­rents contextes, dans lesquels peuvent apparaître des O.B.E., montrent un rôle important de la jonc­tion temporo-pariétale, région associée à l’inté­gration des informations multisensorielles et à la conscience de soi. L’étude des O.B.E. pourrait permettre de connaître les fonctions et les structu­res qui sous-tendent les aspects de la conscience en condition normale telles que la conscience corporelle, la perspective visuo-spatiale égocen­trique, la conscience de soi et l’agentivité c’est-à-dire la conscience d’être l’agent, l’acteur de nos actions, pensées et sentiments ».

    TEST : essayez de voyager hors de votre corps

    Voici une expérience que vous pouvez tranquillement réaliser chez vous.

    Méthodologie

    Allongez-vous sur un canapé ou un lit. Faites l'obscurité et veillez à ne pas être dérangé. Vérifiez que vos vêtements soient amples et ne vous serrent pas. Relaxez-vous mentalement et physiquement. Fermez les yeux et respirez avec régularité, la bouche légèrement entr'ouverte.

    Vous allez maintenant glisser vers le sommeil en vous concentrant sur une image qui vous apaise. Dès que vous ressentez les vibrations, contrôlez-les en les guidant consciemment à travers votre corps, de la tête aux pieds et inversement. Quand vous aurez réussi à provoquer ces ondes vibratoires, vous pouvez maintenant quitter votre corps : pour cela, concentrez-vous en pensant fortement combien il serait agréable de flotter dans l'air. Fixez-vous sur ces pensées et votre forme astrale devrait alors commencer à s'élever. Quand vous souhaitez revenir à votre corps physique, concentrez-vous sur la réunion de vos deux corps : le corps mental que vous souhaitez quitter et le corps physique que vous voulez retrouver.

    Test de la boîte

    Faites mettre, par un tiers, cinq objets différents dans une boîte fermée. L'objectif consiste à vous dédoubler mentalement afin de vous rendre, par l'intermédiaire de votre corps astral, à l'intérieur de la boîte et d'y « voir » distinctement chacun des objets. Faites ensuite comparer votre description à la liste exacte des cinq objets se trouvant réellement dans la boîte… en essayant de faire aussi bien que le médium américain Alex Tanous, testé pendant les années 1970 par le docteur Karlis Osis. Alex Tanous est, en effet, parvenu à en identifier 58% !

    Merci de nous transmettre vos témoignages sur : paranormal@orange.fr

    Dans notre prochaine newsletter, nous diffuserons la seconde partie de cet article, consacrée à 3 témoignages de personnes ayant expérimenté une sortie hors de leur corps.

    Le voyage hors du corps : mythe ou réalité ?(2ème partie)

    Voici 3 remarquables témoignages de décorporation

    Deux de ces 3 témoignages ont été recueillis par Ranky et publiés dans son livre "Le paranormal de mes yeux vu..." et le troisième par Jacques Mandorla dans son livre "66 tests pour développer vos capacités paranormales".

    Faite nous part de vos remarques et suggestions sur notre email : paranormal@orange.fr

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    TÉMOIGNAGE N°1 (recueilli par Ranky)

    Claude Stavisky, le magicien qui sortait de son corps

    Claude Stavisky, illusionniste, membre de notre Comité d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (C.I.E.E.P.P., que j’ai fondé en 1976 avec plusieurs amis illusionnistes), m'a raconté les lévitations de corps qu'il faisait vers l'âge de huit ou neuf ans.

    Il s'allongeait sur son lit, les jambes bien tendues, les bras le long du corps, les yeux ouverts. Au bout d'à peine une minute, il sentait son corps s'élever lentement jusqu'au plafond. Il pouvait demeurer en suspension de nombreuses secondes, mais s'il avait la malencontreuse idée de bouger, il redescendait rapidement avec l'impression de tomber du lit.

    Claude s'amusait à cet exercice qu'il pouvait répéter à volonté, presque chaque soir, au coucher. Puis, ayant grandi, il ne tenta plus ce genre d'expériences qu'il avait réalisées des dizaines de fois.

    Vers l'âge de dix ans, lors de l'incarcération de sa mère à la prison de la Roquette pour des suites douloureuses de l'affaire concernant son père Alexandre en 1934, Claude souffrit terriblement de cette séparation qui avait engendré en lui une faculté étrange :celle de faire venir sa mère près de son lit.

    Le processus était rigoureusement le même que celui des lévitations de son corps : une fois couché, il étendait les jambes, plaçait les bras le long du corps, sans fermer les yeux, et sa mère apparaissait, debout, bien vivante. Mais dès qu'il approchait la main pour la toucher, même avec des ruses d'indien, sa mère disparaissait instantanément.

    Comme pour les élévations de son corps, il faisait naître l'apparition quand il voulait. Le phénomène dura tout le temps de la durée de la détention de sa mère, soit environ un mois.

    Beaucoup plus tard, devenu adulte, Claude Stavisky fit un grand nombre de tentatives pour retrouver cette capacité mystérieuse, mais il n'y parvint plus jamais.

    Claude STAVISKY Par RANKY

    STAVISKY CLAUDE 1.jpg
    Claude Stavisky, personnage énigmatique hors du commun, était une figure du milieu de l’illusionnisme. Pendant de longues années il a été membre de la Fédération Française des Artistes prestidigitateurs (FFAP) et du Cercle Français  de l’Illusion Jules Dhôtel.
    Il était membre, très actif, du Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) et avait, à ce titre, participé à de nombreux tests de sujets Psi, notamment à des expériences de télépathie, de voyance ou encore de psychocinèse (avec Jean-Pierre Girard, entre autres). Sa vie durant, il a exercé sa grande passion : la prestidigitation.

    Les clients des restaurants savaient-ils que l’illusionniste qui se produisait de table en table était le fils d’Alexandre Stavisky, héros d’une célèbre affaire qui provoqua en 1934 des émeutes et fit vaciller la République ?
    images-2.jpgAlexandre Stavisky, aventurier-illusionniste de la finance, avait bâti une fortune colossale sur la corruption de la classe politique de son époque. Stavisky, “l’homme aux 32 non-lieux”, l’Arsène Lupin de la IIIème République” qui muselait avocats, policiers, journalistes, députés et ministres en leur distribuant des enveloppes bien garnies. Stavisky, l’homme qui en savait trop et qui, au moment d’être inculpé, est “suicidé” d'une balle dans la tête (à 3 mètres de distance!). “L’affaire Stavisky” eut de nombreuses conséquences : suicides de plusieurs personnages, notamment d’un conseiller à la Cour d’Appel, chute de deux gouvernements et violentes émeutes fascistes de février 1934, qui ont bien failli faire tomber la République.

    Arlette Stavisky la maman de Claude (à droite de le photo) et Michelle à gauche.
    STAVISKY MICHELLE ARLETTE CLAUDE.jpgMais, dans la vie, tout n’est pas qu’illusion, témoin l’internement  de Claude enfant, par sa propre mère, dans un hôpital psychiatrique - lui disait “chez les fous !”- par un coup de baguette magique, manipulée par on ne sait trop quel sorcier ! Allez-donc savoir ! Près de quatorze ans d’enfermement dans un asile où il découvre la prestidigitation, le goût des mises en scène magiques et des mystifications théâtrales. Il demande à sa mère, exilée en Amérique, de remplacer les gâteries habituelles de ses quelques colis annuels par de l’argent, “pour acheter des livres de magie et des tours !”.
    Vers les années 1950, des tourneurs en cinéma se produisent de commune en commune et l’un d’eux cherche un assistant. La direction de l’asile lui confiera Claude. Vers 23 ans commence pour lui une existence de nomade. Mais l’aide-projectionniste continue ses exercices de dextérité entre le documentaire et le film, car son rêve ne le quitte pas : il sera magicien ! Son patron le présentera en audition devant la grande famille du cirque Bauer qui l’engagera pour la saison 1955. Claude restera chez les Bauer jusqu’en 1958. Pendant quatre années, il présentera sous le pseudonyme de Fougestas, puis Vitiskas, ensuite sous celui de Prince Frankestas et enfin Prince Stavisky, le poste de radio éclipsé, le bonneteau aux liquides, le cadre de Bacchus et une version personnelle du panier indien dans lequel il enfermait sa partenaire, la transperçait d’épées comme une pelote d’épingles et d’où elle ressortait souriante et indemne sous les applaudissements du public.
    Ce qui l’intéressait le plus, ainsi qu’il l’explique dans son livre “ Stavisky était mon père” (éditions N°1 - 1995), c’était d’inventer ses propres tours, de créer quelque chose de nouveau, d’absolument original.

    images-1.jpg

    Il ne voulait pas copier et imiter bêtement ce qui était dit dans un livre. Il voulait devenir un artiste, un vrai. Aucune difficulté ne le rebutait, au contraire. Il choisissait un exemple dans un livre, puis l’analysait à fond, le disséquait comme avec une souris de laboratoire, lui ouvrait les entrailles pour voir exactement de quoi il était fait. Ensuite il déclinait toutes les variations possibles du même tour. Il a toujours pratiqué ainsi : lorsqu’il s’attaquait à un tour, il l’épuisait entièrement, l’exploitait jusque dans ses moindres détails. Il se disait maniaque et perfectionniste de la prestidigitation. C’était vrai.

    Claude au cirque Médrano
    1056200515.2.jpgEt comme le travail finit presque toujours par payer, il connut quelques engagements prestigieux comme au cirque Médrano par exemple. Il eut, à diverses reprises, les honneurs de la télévision. Puis, plus tard, il donna des spectacles de close-up, c’est-à-dire de “magie de près”, chez les particuliers et dans les restaurants. Il avait pris goût à cette forme de prestidigitation plus confidentielle, permettant de réaliser des tours au nez et à la barbe des spectateurs.

    Claude Stavisky à la télévision.
    STAVISKY CLAUDE 4 TELE.jpg Claude n’était jamais aussi heureux que lorsqu’il nous accompagnait  dans nos spectacles de discothèque ou nos tournées de théâtre, surtout lorsque nous produisions notre show complet, avec toute notre petite troupe composée  de cinq ou six artistes. Il était sûr alors d’avoir intégré  “sa famille”. Toujours prêt à se rendre utile, il nous est resté fidèle pendant près de quarante ans. C’est la prestidigitation qui permit à Claude, sa vie durant, de supporter son nom si lourd à porter, car ce n’est pas facile d’être le fils de “l’escroc”. Jusqu’à son dernier souffle, Claude, illusionniste de père en fils, aura voulu illusionner son public et par là-même, quelque part, s’illusionner aussi lui-même.                Ranky

    images-3.jpg“STAVISKY” avec Jean-Paul Belmondo, Annie Duperey, Michel Lonsdale, Charles Boyer, Claude Rich, François Périer, est un film d'Alain Resnais et Jorge Semprun. 1974.

    Claude Stavisky, case N°105 du columbarium de Bonneuil-sur-Marne.

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    TÉMOIGNAGE N°2 (recueilli par Ranky)

    Alexandre et son médicament hypnotique

    Alexandre, avec qui j'ai entretenu de longues conversations téléphoniques, m'a fait un jour parvenir cette lettre, véritable compte rendu de ses expériences de voyage hors du corps, en vue de tenter d'éclaircir ce phénomène qui le passionnait et le préoccupait en même temps.

    « Amis du paranormal, bonjour. Voici mon récit. Tout commença le 31 mars 1997. J'avais alors 21 ans et pesais plus de 100 kg. Ce jour-là, pour la 4e fois dans ma vie, je recommençais un régime. Aujourd'hui, j'ai perdu 40 kg et j'ai plus ou moins bien maintenu, par rapport à mes 3 premiers échecs complets.Vers la fin de ce régime, en juillet, il commença à m'arriver de drôles de choses, des trucs bizarres... Finalement, j'ai bien dû me rendre à l'évidence, je pouvais sortir de mon corps, le soir, en essayant de m'endormir. Je pouvais "détacher" mon âme de mon enveloppe charnelle. Je pense qu'il s'agit simplement de la première étape de la mort. Voici comment cela se passe, toujours de la même manière, étape par étape. À préciser que je ressens tout ce qui se passe dans mon cerveau. Je dois aussi vous préciser que c'est grâce au Stilnox® que je peux me décorporer. Sans Stilnox, en me concentrant, j'arrive à provoquer les cercles, mais jamais (à ce jour) je n'ai pu aller plus loin ! Hors de mon corps c'est génial : je "flotte" librement dans l'air, en direction du plafond. Je suis alors plongé dans un noir lumineux. Je garde un certain contact avec mon corps terrestre, car parfois, il y a des mains, des corps qui me frôlent, mais mon corps terrestre devient comme un fantôme ! Car ces mains, ces corps, me traversent de part en part ! Si vous pouviez sentir comme cela semble réel ! C'est comme si une vraie main me serrait avec force le bras ! Et ces corps, ces sexes en érection, me paraissent si durs et si réels que je mis des mois à ne plus en avoir peur puisqu'il n'y a, en fait, absolument rien. Je suis complètement seul dans ma chambre. J'ai une question : pensez-vous que ces mains, ces corps qui me frôlent et me traversent sont des morts avec lesquels j'entre en contact? Mes sorties hors du corps sont sensiblement pareilles les unes des autres. Je "vois" aussi parfois un "tunnel", comme dans la 4e dimension ! Je n'ai jamais essayé d'y entrer, parce que j'aurais trop peur de ne plus pouvoir en ressortir et rejoindre mon corps ! Il y a pourtant une "sortie" qui me reste unique : décorporé, je "montais" assez vite et je me sentais en pleine béatitude ! Tout d'un coup, j'ai "vu" un rectangle blanc crème s'allumer et s'éteindre. Après ça, je me suis senti redescendre dans mon corps à grande vitesse et j'ai "atterri" dedans violemment ! Ce soir-là, je n'ai pas pu ressortir de mon corps. Pensez-vous que j'ai vu Dieu ? Il me reste une dernière chose à vous dire, quelque chose que j'ai la faculté de faire sans Stilnox®, sans aucun médicament : lorsque je vais sur le matelas vibromasseur de ma grand'mère, lorsqu'il s'arrête tout seul après 20 minutes, je sors de mon corps, je passe à travers le fauteuil, et je reviens dans mon corps. Le tout dure 2 à 3 secondes. C'est très bizarre ! J'ai une dernière question à vous poser : j'ai lu plusieurs livres sur le sujet (Moody, Kubler-Ross, Jeanne Guesné...). Il paraît qu'il y a des personnes, plus ou moins dans le même cas que moi, qui décorporées voyagent librement hors de leur corps. Moi, je n'arrive pas à faire cela, je "monte" et je "descends", c’est tout ce que je peux faire pour l'instant... Connaîtriez-vous un moyen qui me permettrait de voyager "librement" hors de mon corps, comme eux ? Cela serait franchement génial !!! Je pourrais ainsi visiter le monde entier sans bouger de mon lit ! Certains disent faire comme cela le tour de la Terre en quelques secondes !!! Avec mes meilleures salutations ». Alexandre

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    L’avis de Ranky

    Alexandre est un garçon charmant, très sympathique, d'une correction impeccable, érudit et parfaitement équilibré. La description détaillée des effets ressentis lors de ses "sorties de corps" ne peut en aucun cas être mise sur le compte de l'affabulation. Nous tenons cette affirmation d'un spécialiste en la matière qui, malheureusement, n'avait pas pu donner suite à ce dossier.

    Alexandre raconte que c'est vers la fin de son quatrième régime amaigrissant que les phénomènes décrits se déclenchent. Il dit aussi prendre du Stilnox® et que ses décorporations sont impossibles sans ce médicament, sauf lorsqu'il se sert du matelas vibromasseur de sa grand-mère où là, sans aucun autre médicament, l'expérience peut quand même avoir lieu.

    Il m'est impossible de donner une explication rationnelle sur ce cas, mais j'ai eu la curiosité de consulter un ouvrage médical spécialisé : le Stilnox® est un médicament hypnotique dont la durée de prescription est limitée à quatre semaines. Il est prescrit pour des troubles sévères du sommeil : insomnie occasionnelle ou transitoire. Les contre-indications sont nombreuses. Certains symptômes d'intolérance sont d'apparence banale, mais d'autres dénotent une dangerosité forte pouvant aller, dans certains cas, jusqu'au décès. Ce médicament peut favoriser des effets décrits par Alexandre : épisode confusionnel, dépersonnalisation, déréalisation, phénomènes hallucinatoires, modification de la libido ...

    Pour moi, la décorporation d'Alexandre n'est peut-être pas entièrement un mystère !

    TÉMOIGNAGE N°3 (recueilli par Jacques Mandorla)

    Une autre histoire de médicament

    Voici ce qu'a écrit un lecteur du livre de Jacques Mandorla ("66 tests pour développer vos pouvoirs paranormaux") et qui témoigne sous ses initiales D. L. : "Je suis enseignant dans un lycée technique et je me passionne pour la parapsychologie depuis une dizaine d'années. Le fait le plus insolite que j'ai vécu s'est produit alors que je testais des soins par magnétisme à distance sur la personne de mon beau-frère, ingénieur au CNRS, atteint de la maladie de Crohn. Une nuit, alors que je dormais profondément, j'ai eu l'impression de me retrouver dans son intestin et j'ai pu voir très nettement sa paroi intestinale où avaient lieu des saignements. Puis, sans transition, je me suis retrouvé dans une chambre. Sur la table de nuit, j'ai vu une boîte de médicaments contenant des gélules de couleur rouge et blanche. J'ai alors entendu comme une voix me dire : Il ne faut pas qu'il les prenne. Je me suis alors réveillé en sursaut : il était trois heures du matin et je pensais que je perdais la tête. Le lendemain matin, j'ai téléphoné à mon beau-frère, qui habitait en banlieue parisienne, et je lui ai raconté mon étrange rêve. Il m'a alors confirmé la couleur des gélules qu'il n'avait pas encore prises. Avant de raccrocher, il a dit qu'il me rappellerait le soir même, après avoir passé un examen à l'hôpital dans l'après-midi. L'examen confirma les saignements et les médecins interdirent formellement à mon beau-frère d'utiliser les gélules car c'était un médicament expérimental dont les effets secondaires n'était pas connus. Je n'ai jamais eu d'autres songes de cette sorte. Mon beau-frère est aujourd'hui guéri, comme je peux m'en rendre compte chaque été, chez moi à La Teste, où il vient me rendre visite ".

     

     

     

  • ANIMAUX ET LES PHENOMENES PSI

    DES COMPORTEMENTS MYSTÉRIEUX ASSIMILÉS À DES PHÉNOMÈNES PARANORMAUX.

                                                Par Ranky


    Nos frères inférieurs, comme se complaisent à les classer certains “esprits avancés”, nous sont bien souvent supérieurs, notamment en ce qui concerne certains sens - tels les saumons qui quittent la mer pour ensuite parcourir fleuves et rivières pendant plusieurs milliers de kilomètres avant de retrouver le torrent où ils sont nés. Il n’y a là rien de surnaturel  ni de paranormal. Il s’agit probablement d’une mémoire innée pour la conservation de la race.

    RANKY BLONDINE ANIMAUX 1.jpg

     

     

     

    Un numéro de magie ou nous utilisons les belles capacités des chiens.

     

    Lorsqu’un chien  retrouve la maison de ses maîtres, il est permis de penser que son odorat très développé est à l’origine de ce que nous prenons pour une performance. Un chien correctement dressé et entraîné peut, après avoir senti une odeur imprégnant un morceau de tissu, suivre la trace d’un bandit, d’un alpiniste perdu en montagne ou d’une victime de tremblement de terre. Certaines races de chien sont même spécialisées dans la détection des cachettes de drogues.

    Mais comme chez l’homme, il existe chez l’animal des comportements mystérieux assimilés à des phénomènes paranormaux.
    Plus question de parler d’odorat lorsqu’un chat parcourt un millier de kilomètres pour retrouver sa maison ou son maître. A l’instar de certains oiseaux migrateurs et certaines races de pigeons, le chat semble posséder une sorte de boussole.

    Voici une expérience facile à réaliser : enfermez votre chat dans un sac ou son panier

    Kiwi le Magnifique.

    habituel  et emmenez-le  loin de chez lui. HUBERT PAUGAM 4KIWI LE MAGNIFIQUE.jpgArrivé  à la destination choisie, posez le panier toujours fermé à même le sol et attendez une minute. Enfin, ouvrez le panier et vous constaterez que votre chat sortira du panier en prenant immédiatement, dans 100 % des cas, la direction de sa maison ! S’agit-il d’un lien télépathique vers un lieu ou vers son propriétaire ? Il est bien difficile de répondre  à cette question. 

    On a aussi retrouvé des chats et des chiens, que l’on croyait disparus, sur la tombe de leur maître décédé.
    Certains sens répertoriés chez l’animal semblent indispensables à la survie de l’espèce, et dans des situations de stress, d’émotion, de peur, ces sens peuvent se trouver décuplés.
    L’animal, comme l’homme, semble doté d’une perception fondamentale inexpliquée. Des chiens hurlent à la mort quand ils sentent leur maître en danger, même si celui-ci se trouve géographiquement très éloigné.

    Lorsque le maître d’un chien est malade, l’animal change de comportement et souvent demeure prostré au pied du lit, mange moins et ne joue plus. 
    Le lien télépathique semble plus tangible dans les épreuves, que lorsque nous sommes dans un état de vie normale, ce qui tendrait à prouver que ces perceptions extra-sensorielles serviraient à conserver notre équilibre.

    Dans cette hypothèse, toute manifestation parapsychologique serait l’indice d’un inconscient collectif à la dimension cosmique, commun à toutes les espèces, animales ou humaines.

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    Les poussins du docteur Péoc'h

    Voir la vidéo en fin de dossier

                                                                           par Ranky

    Ambroise Roux, PDG de la Compagnie Générale d’Électricité créa dans ses services un laboratoire d’électronique qui permit en 1977 de fabriquer un générateur numérique aléatoire imaginé par un physicien allemand, dans le but d’étudier l’action éventuelle de l’esprit sur la matière.
    L’ingénieur français Pierre Janin élabora un appareil de ce type : le tychoscope.

    RENE PEOC'H 4.jpgLe tychoscope est une sorte de petite boîte cylindrique munie de roulettes et contenant un moteur lui permettant de se déplacer dans toutes les directions de façon aléatoire.

    L’appareil est équipé d’un crayon permettant d’inscrire sur de grandes feuilles de papier, les itinéraires parcourus.

     

     

    (NOTE DE Ranky)  MON POINT DE VUE SUR LE MYSTERE PSYCHOCINETIQUE.
    " Il s’agit pour les sujets prétendus PSI d’essayer d’attirer vers eux le petit robot, par la force de leur pensée.
    Une expérimentation, réalisée sur plus de 100 sujets a donné des résultats probants puisque 40% de ceux-ci ont réussi à diriger le robot vers un point désigné à l’avance, démontrant ainsi la réalité de la psychocinèse qui serait l’influence de l’esprit sur la matière.
    J'ai assisté personnellement à ces déplacements, notamment dans divers laboratoires  de recherche nucléaire ou j'étais présent  afin d’éviter des fraudes éventuelles : échange d’éprouvettes, manipulation d’échantillon de métal, etc. ou des sujets auraient modifié la structure interne du métal, ce que les parapsychologues et quelques scientifiques ont baptisé "Psychocinèse" et pour lesquelles moi-même et plusieurs collègues n'ont pu trouver d'explication illusionniste.
    Ces “manifestations troublantes” restent  très mystérieuses pour moi. Le phénomène constaté à  plusieurs reprises demeure inexpliqué et ne prouve pas qu'il s'agit d' action de l'esprit sur la matière. Dans ce domaine très controversé, la parole appartient aux scientifiques ".

    REMY CHAUVIN  photo imi.jpg

    Le professeur Rémy Chauvin, biologiste-entomologiste- professeur honoraire à la Sorbonne- docteur ès sciences- maître de recherche-

    Le tychoscope a aussi été employé en expérimentation animale, notamment par le professeur Rémy Chauvin. Le moteur réglé afin d’émettre des sons désagréables pour les souris, on constata que celles-ci, prisonnières dans une cage avec le tychoscope, parvenaient à éloigner celui-ci, semblant ainsi faire preuve d’une capacité psychocinétique.

     

     

                                                 LA THEORIE DE KONRAD LORENZ
                                            PRIX NOBEL DE BIOLOGIE, CONFIRMÉE.

    KONRAD LORENZ.jpgKonrad Lorenz. Prix Nobel.
    Photo Dr
     Ce robot a permis au docteur Péoc’h de confirmer la théorie dite de “l’empreinte”, élaborée par le biologiste Konrad Lorenz, prix Nobel, selon laquelle un oiseau conditionné adopte tout objet qui bouge ou fait du bruit comme étant sa mère. Le docteur René Péoc’h, fasciné par cette possibilité, a entrepris des travaux sur des poussins.

    RENE PEOC'H 1.jpg

     

     

    Le docteur René Péoc’h avec l’un des poussins ayant participé à ses expériences.
    (Vue extraite du film “La science face au paranormal” de Marie-Monique Robin)

     


    René Péoc'h pratique d’abord ses essais, en mettant à longueur de semaine, pendant une heure par jour, les poussins en contact avec ses chaussures. Et le résultat est probant. Les poussins le suivent quand il se déplace. Il fera ensuite des essais avec le petit robot qui sera pareillement adopté par les poussins qui le prennent en affection.
    L’expérience est encore plus extraordinaire lorsqu’on enferme le poussin dans une cage transparente. Le robot qui se déplace de façon aléatoire, à l’extérieur de la cage de verre, va être influencé et finir par se diriger, en moins d’une demi-heure, vers le poussin, comme si celui-ci avait une action par la pensée pour l’attirer vers lui,jusqu’à finir par venir se coller contre la vitre, semblant accréditer la thèse que la volonté du poussin à contrecarré les lois du hasard.

    RENE PEOC'H 2.jpg

     

    Le poussin, dans sa cage de verre, attire le robot vers lui.
    (Vue extraite du film “La science face au paranormal” de Marie-Monique Robin)

     

     

    René Péoc’h organise plus de 600 expériences avec près de 2500 poussins. Tous les graphiques réalisés par le petit robot sont stockés et sembleraient prouver que l’esprit a bel et bien une influence sur la matière. Les statistiques démontrent que le robot se déplace près de trois fois plus vers la cage transparente contenant le poussin que vers une autre direction.
    Il est remarquable de constater que les poussins ayant leur propre mère poule ne sont pas intéressés par le robot et celui-ci ne se déplace pratiquement jamais vers la cage.

                                 NORMAL ? PARANORMAL ?
    C’est la preuve que c’est bien le conditionnement du poussin qui fait la différence de trajectoire du robot. Aucune loi physique ne permet l’explication du phénomène. Alors, Normal ? Paranormal ? On ne peut que constater la réalité du phénomène. Une réalité que l’on se doit d’étudier.
    Mais une fois de plus, il est navrant de constater que le docteur René Péoc’h subit beaucoup plus de critiques que d’encouragements à poursuivre ses travaux. Certains scientifiques bornés, (si, si, ça existe!!) véritables fonctionnaires de la recherche, refusent d’étudier ce phénomène alors qu’il en existe en physique souvent d’autres pas plus visibles, comme le temps, l’énergie, les forces, les dimensions de l’espace qui font bien partie de l’immatériel et de l’invisible, où là aussi, on est dans l’ignorance.
    René Péoc’h fait partie de ces chercheurs qui ne craignent pas de compromettre leur carrière en raison de l’obscurantisme qui continue à régner en France. Mais ça, on le savait déjà !

                                                                                                                 Ranky

    Pour voir la vidéo, cliquez sur la flèche :









  • CONTACTS AVEC L'AU-DELÀ

    Le dialogue avec les morts (2e partie)

     Par Jacques Mandorla

    Extrait du livre "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

    (Éditions Trajectoire)

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    Madame Blavatsky et la Société Théosophique

    Quelques années après la mort d'Allan Kardec, une femme originaire de Russie, s'inspirant de ses travaux, va défrayer la chronique : elle se nomme Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891).

    Cette femme, surnommée H.P.B. par ses adeptes, ne passait pas inaperçue, avec ses cent kilos, sa tenue vestimentaire toujours négligée et son langage vulgaire. Ce qui frappait surtout ceux qui la rencontraient, c'était la profondeur de son regard bleu hypnotique.

    Madame Blavatsky arrive en 1873 aux États-Unis où elle déclare qu'elle va consacrer toute sa vie aux vérités bénies du spiritisme. À l'issue de sa rencontre avec Henry Olcott, un colonel passionné d'occultisme, elle décide de créer une secte, baptisée d'abord la Fraternité de Louxor, devenue deux ans plus tard la Société Théosophique.

    La doctrine de cette société a été rédigée dans un énorme ouvrage de 1 200 pages, intitulé Isis dévoilée et qui aurait été dicté à Madame Blavatsky, selon ses dires, par « les maîtres de la sagesse au moyen de la lumière astrale et des guides spirituels ». Ce livre, très confus, mélange allégrement bouddhisme, hindouisme, taoïsme, kabbale, Agrippa, Pythagore, l'Atlantide, la Lémurie... ! La doctrine théosophique de Madame Blavatsky prêchait la fraternité universelle et l'étude comparative des religions, des mystères inexpliqués de la nature et des pouvoirs latents de l'homme.

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    Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891), surnommée H.P.B. par ses adeptes.

    Trois ans après la création de la Société Théosophique, Madame Blavatsky s'exila en Inde parce qu'elle affirmait y être guidée quotidiennement dans ses pensées par les mahatmas (grandes âmes) de ce pays.

    Toutes sortes de supercheries furent découvertes au cours des nombreuses séances de spiritisme que réalisa Madame Blavatsky. Elle-même ne s'en cachait d'ailleurs pas puisqu'elle déclara un jour, sans paraître le moins du monde gênée : « Tout est dans la manière. Les gens pensent voir ce qu'ils ne voient pas. Que peut-on bien faire, quand pour mener les hommes, il faut les tromper ? Car, presque toujours, plus le phénomène est simple plus il est sot, et plus il est manifeste plus il a de chance de réussir ».

     

    La Society for Psychical Research en action

    Les tricheries de Madame Blavatsky ont été dénoncées en 1884 par la Society for Psychical Research (S.P.R.), le plus sérieux organisme d'étude des phénomènes paranormaux, créé le 5 janvier 1882 en Angleterre, à l'initiative d'un professeur de physique, Sir William Barrett  (1844-1925), à gauche sur la photo, et de trois de ses amis : Edmund Gurney, Henry Sidgewick et Frederick Myers.

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    Les fondateurs de la "Society for Psychical Research" (S.P.R.) : Sir William Barrett, Edmund Gurney, Henry Sidgewick et Frederick Myers.

    Frederick Myers a bien résumé l'état d'esprit qui animait ce groupe à sa fondation  : « Nous avions le sentiment que l'heure était enfin venue : le mystère, demeuré caché aux mortels depuis que le monde est monde, allait se révéler au grand jour et le tout premier pigeon voyageur venait d'arriver dans ce camp d'hommes assiégés ».

    Désormais, tout phénomène étrange serait étudié scientifiquement par l'un des membres de la S.P.R. Les escrocs, les manipulateurs, les créateurs de supercherie allaient commencer à s'inquiéter : maintenant, ils seraient traqués sans relâche.

    Ce fut le cas de madame Blavatsky : « Nous considérons Madame Blavatsky non pas comme le porte-parole de mages occultes ni comme une simple et ordinaire aventurière. Nous pensons que son souvenir restera impérissable comme celui du plus parfait, du plus ingénieux et du plus intéressant des imposteurs de l'histoire ! ».

    Ce jugement péremptoire et définitif n'a d'ailleurs pas empêché le développement important de la Société Théosophique, non seulement du vivant d'Helena Blavatsky, mais aussi après sa mort puisqu’elle compte encore, de nos jours, près de 50 000 adeptes dans le monde !

     

    La technique du channeling

    On ne peut conclure l'histoire du spiritisme sans mentionner un mouvement qui, après être né aux États-Unis, s’est répandu dans le monde entier : le channelling ou « canalisation d'énergies ».

    Le channeling ressemble fortement au spiritisme, sauf que le médium est remplacé par une personne servant de canal (channel en anglais) qui se considère comme une sorte de téléphone humain ou de télévision captant les communications avec l'au-delà. Certains « canaliseurs » d'énergie affirment même se brancher, non pas sur des personnes disparues, mais sur des entités cosmiques : anges, extra-terrestres, elfes ...

    C'est le cas de Jane Roberts, poète et romancière de l'État de New York, qui dit être le canal d'une entité s'appelant Seth. Tout commença le 9 septembre 1963 alors qu'elle était assise à sa table de travail et attendait l'inspiration avant d'écrire : « Tout à coup, une fantastique avalanche d'idées originales envahit mon cerveau avec une force extraordinaire. Comme si quelqu'un m'avait fait prendre, à mon insu, un comprimé de LSD. J'avais l'impression que ma tête était une radio hurlant à plein volume. Comme si le monde physique était, en fait, aussi fin que du papier de soie, cachant une infinité de dimensions. Et c'était comme si j'étais, tout à coup, projetée à travers ce papier de soie, percevant le bruit de quelque chose qui se déchire violemment. Mon corps était bien assis devant la table, mais mes mains gribouillaient rageusement les mots et les idées qui jaillissaient dans ma tête ».

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    Jane Roberts, poète et romancière de l'État de New York, disait être le canal d'une entité s'appelant Seth.

    Avant de mourir en 1984, Jane Roberts a publié cinq livres qu'elle affirmait avoir été dictés par l'entité Seth. Tous ces livres ont remporté un immense succès aux États-Unis.

    Bien d'autres personnes se prétendent être des canaux d’énergie. Comme J.Z. (Judy Zebra) Knight, née en 1946, véritable star aujourd'hui aux États-Unis, affirmant communiquer avec un certain Ramtha, un guerrier qui aurait vécu il y a 35 000 ans sur l'hypothétique continent de Lémurie qu'il quitta pour partir à la conquête d'un autre hypothétique continent : l'Atlantide.

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    Judy Zebra Knight affirme communiquer avec un certain Ramtha.

    Toutes ces élucubrations n'ont pas empêché J.Z. Knight de compter des milliers d'adeptes sur le territoire américain dont beaucoup viennent se former dans l’établissement qu’elle a créé : la Ramtha’s School of Enlightenment... et qui lui rapporte beaucoup d'argent !

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    On pourrait citer encore des centaines d'autres cas de « canaliseurs » d'énergie, comptant chacun des milliers de disciples.

    Pour la psychologue Susan Rothbaum, il y a toujours, chez les gourous du channelling, répétition du même processus : « Ils débutent toujours leurs discours par un message simple sur la générosité et l'amour. Puis ce discours se complique pour devenir baroque, paranoïaque et effrayant ».

  • L’ERREUR FATALE DE LA STAR DES VOYANTES AMÉRICAINES

    L'ERREUR FATALE DE LA STAR DES VOYANTES AMÉRICAINES

                                                 Par Jacques Mandorla

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    La plupart des prédictions de voyants et voyantes sont inoffensives… qu’elles se réalisent ou pas. Mais, quand elles ne sont pas maîtrisées dans leur communication au consultant, elles peuvent alors avoir des effets dévastateurs !

    C’est ce qui est arrivé en 2007 à la plus populaire des voyantes aux Etats-Unis : Sylvia Browne.

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    Sylvia Browne : la voyante qui a fini par indisposer toute l’Amérique !

    Née en 1936 à Kansas City, dans le Missouri, Sylvia Browne (de son vrai nom, Sylvia Shoemaker) se définit comme « spiritual teacher and psychic - guidance for your soul », soit en français, « maître spirituel et voyante – guide pour votre âme ».

    Recherchant la médiatisation à tout prix, elle réussit à être interviewée dans de nombreux magazines ou à participer à d’importants shows télévisés. Son leitmotiv : « Faites-moi faire des prédictions et vous verrez le résultat ! ».

     Elle ne relève pas le défi de James Randi

    Le célèbre illusionniste américain, débusqueur de faux talents paranormaux, James Randi (l’homologue et presque homonyme de notre Ranky national !) lui propose le 3 septembre 2001, au cours du célèbre show télévisé de Larry King, de démontrer ses capacités paranormales au cours de tests scientifiques qu’il est prêt à lui faire passer.

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    James Randi a lancé un défi à Sylvia Browne,

    pouvant lui permettre de gagner un million de dollars !

    Ces tests sont semblables à ceux proposés en France par le Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP), fondé et présidé par Ranky. À la seule différence (fondamentale !) que le CIEEPP ne facture pas ses prestations aux sujets testés... comme le fait malheureusement Randi, ce qui est déontologiquement criticable !

    À la clé du défi de James Randi : 1 million de dollars de prime en cas de réussite ! En direct dans l’émission de Larry King, Sylvia Browne accepte officiellement de relever le défi. Mais, près de 10 ans plus tard, elle n’a toujours pas pris rendez-vous avec Randi afin de passer les tests ! 

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    C'est au cours du célèbre talk-show de Larry King, diffusé sur CNN depuis 1985 et qui s’est achevé à la fin de l’année 2010, que Randi a défié Sylvia Browne.

    Statistiques en berne

    Lors de ses passages dans les médias, Sylvia Browne accepte de faire des prédictions en direct devant des millions de téléspectateurs. Hélas pour elle, beaucoup de ses prédictions sont erronées. En voici quelques-unes :

    -      Bill Clinton n’a rien fait avec Monica Lewinsky 

    -      Le cancer du sein sera définitivement guéri en 1999 

    -      2002 : Oussama Ben Laden est mort.

    -      2003 : Janet McDonald (auteure américaine vivant en France) la consulte et se voit prédire « une très longue vie » : elle écrit alors un article sur cette prédiction, mais meurt quatre ans plus tard en 2007 d’un cancer du sein, à l’âge de 53 ans seulement.

     Voyance et business !

    Malgré tous ses échecs, la voyante annonce dans ses nombreux messages publicitaires un taux de réussite faramineux de 85 % !

    Ce taux très vendeur attire évidemment à elle de nombreux consultants qui, s’ils veulent bénéficier de ses conseils et prédictions, doivent payer 850 dollars pour une consultation téléphonique de 20 minutes !

    Autre preuve que l’argent l’attire fortement : le 21 mars 2011 (elle a 75 ans), alors qu’elle est en vacances à Hawaï, elle doit être hospitalisée en urgence pour des problèmes cardiaques. Sans se démonter, elle demande sur son site Internet <www.sylviabrowne.com> qu’on lui envoie des dons pour l’aider à guérir !

    Mais son plus gros business provient des fonds récoltés par son « Église gnostique chrétienne » : c’est ainsi qu’elle décrit  la « Society of Novus Spiritus » qu’elle a fondée en 1986. Sorte de secte, cette entreprise lui procure un chiffre d’affaires de 3 millions de dollars, en moyenne, par an ! Il faut dire que la voyante possède un esprit marketing très développé : à ce jour, elle commercialise plus de 40 livres, CD ou DVD où elle se met en avant, ainsi qu’une douzaine de bijoux à vertus ésotériques ! Le tout est promu sur son site Internet.

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    Deux des nombreux livres, CD et DVD vendus par la voyante :

    " Tous les animaux domestiques vont au Ciel " et " La vérité sur les voyants ".

     Voyance et faits-divers

    Lassés par son comportement provocateur dans les médias où elle se donne l’image d’une voyante pratiquement infaillible, Ryan Shaffer et Agatha Jadwiszczok, journalistes au « Skeptical Inquirer », décident d’étudier 115 de ses prédictions, toutes faites sur les trois dernières années et concernant uniquement des cas de personnes disparues ou assassinées.

    Dans 90 de ces cas, encore non résolus au moment de l’étude, les prédictions qu’elle a faites sont trop floues pour aider les enquêteurs.

    Dans les 25 autres cas, l’enquête a été résolue par la police : sur ces 25 cas, Sylvia Browne n’a trouvé aucune bonne réponse !

     Voici quelques exemples de ses échecs.

    1999 : disparition au Texas de la petite Opal Sanderford âgée de 6 ans. Browne annonce qu’elle a été emmenée au Japon dans la ville de Kukouro où elle est soumise à un esclavage par un pédophile. Or, non seulement cette ville n’existe pas au Japon, mais en août de la même année le kidnappeur, un certain Richard Franks, est arrêté. Les restes de l’enfant sont retrouvés en décembre 2003 : l’autopsie montre qu’Opal a été tuée d’un coup porté à la tête, dès les premières heures de son enlèvement.

    Novembre 2000 : disparition en Illinois de Ryan Katcher âgée de 19 ans. Pour Browne, elle a été assassinée et son corps se trouve dans un puits d’une mine de fer. La jeune fille est morte suite à un accident : elle est retrouvée noyée dans sa voiture, tombée dans un étang.

    2002 : Holly Krewson a disparu 7 ans plus tôt en 1995. Pour Browne, la jeune fille vit à Hollywood et travaille comme danseuse dans une boîte de nuit. En 2006, on identifie son cadavre grâce à son empreinte dentaire : il avait été retrouvé en 1996 à San Diego, mais la police n’avait pas pu mettre un nom dessus à l’époque.

    La même année, on recherche Lynda McClelland : pour Browne, elle a été enlevée par un individu portant les initiales « M J » et emmenée à Orlando, en Floride, où elle est toujours vivante. Son cadavre est malheureusement retrouvé enterré à 3 kilomètres de chez elle en Pennsylvanie. Le coupable est David Repasky, le propre gendre de madame McClelland qui, détail morbide, était présent lors de la prédiction faite par la voyante !

     La terrible affaire Shawn Hornbeck

    C’est elle qui va causer la perte de Sylvia Browne et l’effondrement de sa crédibilité aux Etats-Unis.

    En 2003, la voyante est consultée à propos de la disparition à Richwoods, Missouri, le 6 octobre 2002, de Shawn Hornbeck, un garçon de 11 ans. Il allait rendre visite, à vélo, à un ami. Ses parents réagissent immédiatement et collent des milliers d’affiches dans toute la région. Sans succès.

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    L’affiche éditée par les parents de Shawn Hornbeck dès la disparition de ce dernier.

     En direct à la télévision, la voyante annonce aux parents, avec assurance et un manque total de psychologie : « Votre fils a été enlevé par un homme très grand, possédant de longues « dreadlocks » et au volant d’une voiture noire et bleue. Hélas, Shawn est mort et son cadavre se trouve près de deux gros rochers à 30 km au sud-ouest de Richwoods, dans une région boisée ».

    L’annonce fait l’effet d’un véritable coup de bambou sur la tête des parents !

    Finalement, l’enfant sera retrouvé 4 ans plus tard, le 12 janvier 2007. Vivant ! Il avait été enlevé par un homme aux cheveux courts, conduisant une camionnette blanche, donc sans aucun rapport avec la description de la voyante.

    La police l’a découvert par hasard alors qu’elle était sur la piste de l’enlèvement d’un autre garçon : William Ownby, 13 ans, kidnappé le 8 janvier 2007.

    Quatre jours plus tard, les enquêteurs arrêtent le coupable : il s’agit d’un dénommé Michael Devlin, 42 ans, gérant d’une pizzeria, dans l’appartement duquel on découvre les deux enfants ! Des témoins avaient vu William monter à bord d’une camionnette blanche.

    Pendant les quatre ans de détention de Shawn, Devlin a fait passer ce dernier pour son fils, ce qui n'a alerté ni le propriétaire de l'appartement, ni les voisins ! Et Shawn, en présence de ces personnes, ne réagissait pas : probablement en raison de ce que les psychologues nomment le "syndrome de Stockholm" (le prisonnier ressent une sorte d'empathie pour son ravisseur).

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    Michael Devlin, le pédophile auteur du rapt de deux enfants, dont Shawn Hornbeck.

     Devlin a été condamné à 74 peines cumulées de prison à vie (!) pour rapts et actes de pédophilie, à quoi s’ajoutent 170 ans pour avoir pris des photos pornographiques de Shawn lors de la captivité. Autant dire qu’il mourra en détention.

    Shawn Hornbeck, qui a eu 19 ans en 2011, a révélé peu après sa libération : « En captivité, il ne s’est pas passé une seule journée sans que je craigne pour ma vie. À mon retour chez moi, j’ai appris qu’on pensait que j’avais été soit renversé par une voiture puis enterré, soit que j’avais découvert un trafic de drogue et que j’avais été exécuté pour ne pas témoigner. J’ai su que mes parents s’étaient battus sans relâche, collant dans toute la région des affiches avec mon portrait. Chaque jour, je priais pour revoir un jour ma famille car je savais qu’elle me cherchait. Mon vœu a finalement été exaucé. Depuis, j’essaye de me reconstruire et de rattraper le temps perdu ».

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    Shawn Hornbeck, juste après sa libération par la police.

     De son côté, Sylvia Browne a été attaquée de toutes parts dans les médias, qui ne se sont pas gênés pour critiquer son arrogance et son manque évident de tact. Il n'est pas certain qu'elle s'en remette facilement...

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    Sylvia Browne, très marquée après sa dramatique gestion de l'affaire Shawn Hornbeck.

     

  • MYSTERES DE LA VIE ORDINAIRE

    Mystères de la vie ordinaire des animaux

    Par Ranky

    Auteur de l'Encyclopédie du Mystère (Éditions Trajectoire)

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    Nos frères inférieurs, comme se complaisent à le dire certains « esprits avancés », nous sont bien souvent supérieurs dans certains domaines, notamment en ce qui concerne les sens - tels les saumons qui quittent la mer pour ensuite parcourir fleuves et rivières pendant plusieurs milliers de kilomètres, avant de retrouver le torrent où ils sont nés.

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    II n'y a là rien de surnaturel ni de paranormal. II s'agit probablement d'une mémoire innée pour la conservation de la race.

    Lorsqu'un chien retrouve la maison de ses maîtres, il est permis de penser que son odorat très développé est à l'origine de ce que nous prenons pour une performance. Un chien correctement dressé et entraîné peut, après avoir senti une odeur imprégnant un morceau de tissu, suivre la trace d'un bandit, d'un alpiniste perdu en montagne ou d'une victime de tremblement de terre. Certaines races de chiens sont même spécialisées dans la détection des caches de drogues.

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    Mais comme chez l'homme ou dans le monde végétal, il existe chez l'animal des comportements mystérieux assimilés à des phénomènes paranormaux.

    Plus question de parler d'odorat lorsqu'un chat parcourt un millier de kilomètres pour retrouver sa maison ou son maître. À l'instar de certains oiseaux migrateurs et de certaines races de pigeons, le chat semble posséder une sorte de boussole.

    Si vous enfermez votre chat dans un sac et que vous le lâchez, même très loin de chez lui, vous constaterez qu'il prendra immédiatement la direction de sa maison.

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    S'agit-il d'un lien télépathique vers un lieu ou vers son propriétaire ? Il est bien difficile de répondre à cette question.

    Pourtant on a retrouvé des chats et des chiens, que l'on croyait disparus, sur la tombe de leur maître décédé.

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    Certains sens, répertoriés chez l'animal, semblent indispensables à la survie de l'espèce, mais dans des situations de stress, d'émotion, de peur, ces sens peuvent se trouver décuplés.

    L'animal, comme l'homme, semble doté d'une perception fondamentale inexpliquée. Des chiens hurlent à la mort quand ils sentent leur maître en danger, même si celui-ci se trouve géographiquement très éloigné.

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    Lorsque le maître d'un chien est malade, l'animal change de comportement et demeure souvent prostré au pied du lit, mange moins et ne joue plus.

    Le lien télépathique semble plus tangible dans les épreuves que lorsque nous sommes dans un état de vie normale, ce qui tendrait à prouver que ces perceptions extrasensorielles serviraient à conserver notre équilibre. Dans cette hypothèse, toute manifestation paranormale serait l'indice d'un inconscient collectif à la dimension cosmique, commun à toutes les espèces, qu'elles soient végétales, animales ou humaines.

    Dans la prochaine newsletter, un passage du livre de Ghislaine de Carli : "Les animaux et le phénomène psy".

  • ESPRITS FRAPPEURS ET FARCEURS-1

    Esprits frappeurs et farceurs

    (1ère partie)

    Extraits du livre de Ranky

    "Vérité et illusions de la parapsychologie"

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    Dans cet ouvrage, Ranky livre ses premières confidences et révélations : une première mondiale sur " l'illusionnisme et le paranormal ". Avis aux collectionneurs : cet ouvrage est aujourd'hui introuvable !
    224 pages.
    Éditions Dervy.
    Parution : mars 1996.

    OFFRE EXCEPTIONNELLE  : 5 euros + 2,90 euros de port

     

    Quelques exemplaires neufs, encore disponibles chez l'auteur

    1) Établissez un chèque ou un mandat de 7,90 euros à l’ordre de : Ranky.
    2) Adressez votre courrier à  :
    " Secrétariat de Ranky, 29 rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne ".
    3) Vous recevrez votre exemplaire NEUF (dédicacé sur demande) par retour du courrier.

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    Coups dans les murs, bruits insolites, odeurs nauséabondes, meubles qui se déplacent, jets de pierres, craquements sinistres, lévitations d'objets et de personnes, feux se déclarant spontanément en différents endroits, voix venant d'on ne sait où, voilà le répertoire des esprits frappeurs et quelquefois farceurs.

    Les premiers comptes rendus de ces faits étranges appelés Poltergeist, polter voulant dire « bruit » et Geist « esprit », remontent au Xe siècle et nous viennent d'Allemagne. On parle aussi pour ces phénomènes de « petite et grande hantise ». Quand ils se produisent dans une habitation ou un lieu, quels que soient les habitants, il s'agit de grande hantise. S'ils sont attachés à la présence d'une personne vivante, disparaissent lorsque celle-ci s'éloigne et réapparaissent lorsqu'elle revient, on parle de petite hantise.

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    Déjà à partir de 1100, l'Église catalogua ces phénomènes d'origine diabolique, mais il faudra attendre 1599 pour qu'un certain Martin Del Rio tente d'établir une classification des différentes manifestations connues à l'époque. De 1800 à 1930, il est de mode pour les médiums spirites de faire tourner guéridons, chaises, tables et même pianos, ainsi que le fit le célèbre Daniel Dunglas Home. Tout cela était trop beau pour être vrai et parmi les médiums célèbres, il n'existe pas de cas qui n'ait été soldé au moins une fois ou deux par un constat de tricherie, découverte par un non-illusionniste.

    Le cas le plus spectaculaire de ces dernières décennies aurait eu lieu en 1977 dans une banlieue de Londres. Plus de 1500 manifestations auraient été relevées par des psychologue.s, hommes d'église, médecins, photographes, journalistes. Des bruits de pas, des coups dans les murs, ainsi que des voix auraient été enregistrés au magnétophone. Pendant plus de un an, des cuillers et des fourchettes se seraient tordues toutes seules, des feux auraient éclaté spontanément un peu partout et les manifestations se seraient achevées par l'envol d'une cuisinière à gaz et d'un lit, même par la lévitation d'une petite fille en pleine crise pubertaire.

    Malheureusement, en 1978, malgré notre demande pressante, nous n'avons pas été convoqués. Aujourd'hui encore nous sommes systématiquement écartés des manifestations, sauf lorsque nous nous y immisçons déguisés en journalistes ou en techniciens de télévision.

    En réalité, tous ces phénomènes semblent se produire dans un milieu restreint d'individus composé principalement de membres d'une même famille, d'observateurs, journalistes et « spécialistes », déterminés à tirer d'une situation savamment entretenue une publicité aux buts non avoués. Nous apprenons alors par les médias, en même temps que le public, que les pièces où ont lieu ces phénomènes baissent brutalement de température, que des appareils électriques se détraquent, des ampoules explosent, des télés se mettent en marche ou s'arrêtent toutes seules.

    Les théories sur ces phénomènes ont évolué. Aujourd'hui on ne se penche plus sur les esprits et les démons pour les expliquer. Les parapsychologues ont abandonné l'idée de « force cosmique » avancée par Paracelse au XVIe siècle pour une force de pensée et une force physique qui se produiraient concomitarnrnent. L'origine de cette énergie très mystérieuse, dont on a pensé longtemps qu'elle était liée à des états émotionnels engendrés par des tensions sexuelles, serait donc causée par une conjonction de phénomènes physiologiques et psychologiques.

    Durant les expériences, l'activité du cerveau du sujet augmenterait considérablement ainsi que le champ magnétique de son corps. Les dialogues avec les esprits ne seraient en fait que des mouvements incontrôlés d'objets, provoqués par le ou les médiums. D~ns le domaine particulier des esprits frappeurs, cette nouvelle orientation des recherches psychocinétiques a commencé vers les années quarante. Depuis cette date, des hommes compétents ont étudié un nombre suffisamment important d'effets pour qu'ils soient apparemment reconnus indubitables, mais nous attendons toujours que les «spécialistes» en la matière nous fassent assister à ces manifestations. En tout cas, les expérimentations effectuées au sein de notre comité d'expertise - une quinzaine au total - n'ont jamais donné aucun résultat tendant à étayer la véracité de leur thèse.

    Jusqu'à preuve du contraire, la plupart des phénomènes décrits ici et là servent surtout à alimenter des romans, des films fantastiques et une presse à sensation.

    Les courts récits authentiques qui suivent démontrent cette récupération omniprésente, depuis l'imaginaire des enfants jusqu'aux faits les plus monstrueux.

     

    Le lustre qui parle

    Photo DR

    chehoma-rambouillet-GM.jpgJ'étais âgé d'une dizaine d'années et mon frère et moi dormions dans ce que nous appelions en famille la « chambre du fond », séparée des autres par un long et sombre couloir. J'avais toujours l'impression étrange que cette chambre ne faisait pas partie du reste de l'appartement. Elle ne servait qu'à dormir et nous n'y jouions jamais. Un de ses murs était orienté vers la mer. Lorsque la lumière était éteinte, nous écoutions les vagues battre la digue avec une cadence uniforme qui éveillait en nous des sentiments de crainte face à la force incommensurable de la nature.

    - Tu as entendu, dis-je une nuit à mon frère, on dirait que quelqu'un a parlé...

    - Je ne sais pas ce que c'est... Écoute, ça continue, on dirait qu'il y a quelqu'un qui frappe aux carreaux de la fenêtre !

    Je ne sais pas lequel, de mon frère et moi, était le plus effrayé. Des coups secs, espacés de deux ou trois secondes résonnaient maintenant dans la pièce. Je n'osais plus bouger, même pas sortir le bras de dessous les draps pour allumer la lumière. Finalement je me décidai à basculer l'interrupteur. Le bruit cessa instantanément. Il n'y avait personne, ni dans la chambre ni derrière les carreaux. D'ailleurs nous habitions au premier étage.

    - Il y a peut-être. quelqu'un dans le placard ? lança mon frère anxieusement.

    J'étais paralysé de peur.

    - Ce n'est pas possible, lui dis-je, il est fermé à clef.

    Au bout de cinq minutes de silence nous nous décidâmes à éteindre la lumière. Instantanément un crissement sinistre, comme une espèce de soupir, se fit entendre et des coups métalliques retentirent de nouveau.

    - Ça recommence !

    - Allume la lumière.

    J'éclairai de nouveau la chambre et de nouveau le bruit cessa. Il n'y avait toujours personne. Je dis à mon frère : - Tu crois que si j'éteins encore, ça va recommencer ?

    - Il faut essayer.

    Nous fîmes l'expérience une bonne vingtaine de fois, avec toujours les mêmes résultats. Impossible pour nous de déterminer provenance de ces bruits inquiétants. Le lendemain, j'interrogeai ma mère.

    - Maman, les fantômes existent-ils ?

    - Seulement dans les livres, me répondit-elle.

    Je n'étais pas rassuré pour autant. Le jeu nous fit surmonter notre peur. Chaque soir, nous interrogions notre fantôme. Nous comptions les messages : « Si on entend plus de dix bruits consécutifs, nous gagnerons le match de foot de demain. »

    Jusqu'au jour où notre mère enleva, par souci d'économie, deux ampoules du lustre de la chambre. Pendant plusieurs soirs, nous n'entendîmes plus que le bruit de la mer. J'eus l'idée alors de remettre les deux ampoules en place : aussitôt les manifestations recommencèrent.

    L'explication était toute rationnelle : lorsque la lumière était allumée, l'enchevêtrement métallique du vieux lustre, composé de fil de fer, de coupelles, de rondelles de laiton et de perles, se dilatait et lorsqu'on éteignait, la rétractation du métal en se refroidissant donnait un concert des plus inquiétants. L'imaginaire des enfants faisait le reste.

     

    La Vierge qui marche

    Photo DR

    13025896-les-statues-de-saintes-femmes-dans-l-glise-catholique-romaine.jpgCamille Miot était une toute petite femme de plus de 90 ans. Maigre, sèche, nerveuse, elle riait souvent de tout et de rien, sauf d'un mystère étonnant qui se produisait à longueur d'année dans son studio. Celui-ci était le dernier d'une impasse de Berck, se terminant par un haut mur de parpaings. Le mystère, qui habitait les lieux, émanait d'une statue polychrome sculptée dans le bois et mesurant environ 60 centimètres de hauteur. Cette représentation très belle de la Vierge trônait sur un bahut en chêne toujours encombré de fleurs et de photos. La statuette possédait la particularité de se déplacer au cours de la nuit et il n'était pas rare qu'elle accomplît des trajets de près de un mètre .

    Camille, bouleversée par ce prodige, racontait à qui voulait l'entendre que l'âme de la Sainte Vierge habitait la statue et la protégeait. Si on la priait, la Vierge intercédait aux demandes de ceux qui croyaient en elle. De fait, un assez grand nombre de personnes du quartier affirmaient que leurs prières étaient souvent exaucées. Il ne se passait pas une journée sans que quelqu'un vînt prier ou remercier la Madone pour un miracle réalisé.

    Les gens venaient surtout les mardis et vendredis, car la statue envoyait les mercredis et samedis des messages plus nets encore que les autres jours. Jusqu'au jour où je découvris, tout à fait fortuitement, la cause du phénomène.

    Le bahut était adossé contre un mur derrière lequel passait, à travers une prairie, une route menant au centre-ville. Soudain les bruits de freins d'un camion attirèrent notre attention. Je vis, en même temps, la statue bouger et avancer de quatre ou cinq centimètres. À peine une minute plus tard, le chauffeur remit son moteur en marche et redémarra bruyamment. La statue avança encore. Ainsi, les véhicules, empruntant cette route, transmettaient des vibrations suffisantes pour déplacer l'objet dont je m'aperçus, un peu plus tard, que son socle n'était plus très plan. Les mercredis et samedis étaient jours de gros marché et les camions chargés de légumes passaient sans discontinuer.

    Je ne révélai jamais à Camille ma découverte, de peur de la décevoir. Elle put continuer à vénérer la Vierge Marie, à la prier et à croire en sa protection.

    (suite de l’article dans la prochaine newsletter)