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27/06/2017

HOMMAGE

AU REVOIR, PROFESSEUR CABROL !

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Par Jacques Mandorla

Le 16 juin 2017, les médias ont annoncé une triste nouvelle : la disparition À 90 ans du professeur Christian Cabrol. Il avait été le premier chirurgien à effectuer une greffe du cœur en Europe : c’était le 28 avril 1968, quatre mois seulement après la première mondiale du docteur Barnard. Il avait gentiment accepté que je l’interviewe le 16 juin 2011 (soit 6 ans, jour pour jour, avant sa mort : étrange coïncidence entre les deux dates anniversaires !) dans son bureau de la Pitié-Salpêtrière. Rencontre avec un homme sympathique, modeste et plein d’humour.

Jacques Mandorla : Professeur Christian Cabrol, d’où venez-vous ?

Professeur Christian Cabrol : Je suis né dans l’Aisne, en 1925, dans une famille dans laquelle tout le monde était agriculteur. Sauf mon grand-père qui, fils d’un berger des Cévennes, était médecin de campagne à Chézy-sur-Marne : il se déplaçait à domicile, réduisait les fractures, pratiquait des accouchements… C’est lui qui m’a incité à faire mes études de médecine à Paris, en me disant : « Ce n’est pas médecin que tu dois devenir, mais chirurgien ! ».

JM : Vous êtes devenu cardiologue : était-ce une vocation ou bien souhaitiez-vous, au départ, faire un autre métier ?

Pr. CC : Il aurait été logique que je succède à mon père dans la ferme, mais je n’étais pas assez costaud. En voyant mon grand-père pratiquer son métier, je voulais absolument le remplacer plus tard, en devenant médecin dans notre village !

JM : En deuxième année d’internat, vous optez pour la chirurgie du cœur. Pourquoi ?

Pr. CC : Je dois mon orientation au professeur Gaston Cordier qui était chirurgien des hôpitaux de Paris et enseignait l’anatomie à la Faculté de médecine : sous sa conduite, j’ai consacré quatre années et rédigé deux livres sur le poumon, devenant agrégé d’anatomie. Puis, Gaston Cordier m’a fait rencontrer le professeur Jean-Claude Rudler, auprès duquel j’ai appris la chirurgie du poumon. Ce dernier m’envoie ensuite chez le professeur D’Allaines, le grand chirurgien cardiaque de l’époque en France, qui me pousse à aller aux États-Unis et m’obtient, pour cela, une bourse. Je suis donc parti en 1956 à Minneapolis pour un apprentissage d'un an dans le laboratoire expérimental de chirurgie cardiaque à cœur ouvert du docteur Walton Lillehei. Ce dernier était à peine plus âgé que trois de ses jeunes résidents… qui allaient, plus tard, faire parler d’eux : le sud-africain Christiaan Barnard, l’américain Norman Shumway et moi. Walton Lillehei nous encourageait en répétant souvent : « Tout ce que l’esprit humain peut imaginer, la main de l’homme peut le réaliser ». À mon retour en France, je voulais absolument participer au développement de la chirurgie cardiaque qui sauverait tant de gens.

JM : Quel chirurgien cardiaque vous a le plus impressionné ?

Pr. CC : Incontestablement Norman Shumway qui a disparu en 2006 à l’âge de 83 ans et auprès duquel Barnard et moi avions appris la technique de la greffe ! Dans son petit service à l’Université de Stanford en Californie, il a mis au point la greffe du cœur chez le chien, mais il n’osait pas franchir le pas chez l’être humain, car la mort cérébrale, qui aurait permis de prélever un cœur, n’était pas légale aux États-Unis.

JM : C’est finalement Christiaan Barnard qui est passé à la postérité.

Pr. CC : Oui, c’est lui qui a osé le premier ! Il réalise la première transplantation cardiaque au monde le 3 décembre 1967. Norman Shumway fait sa première transplantation aux Etats-Unis, un mois plus tard, le 6 janvier 1968. Puis, un jour, ce dernier me téléphone pour me dire : « Qu’est-ce que vous attendez pour faire une greffe du cœur en Europe ? ». Stimulé par son appel, je réalise avec mon équipe la première greffe européenne le 28 avril 1968.

JM : Quel était la principale difficulté que vous avez rencontré ?

Pr. CC : Celle de prélever un coeur battant sur un cadavre en état de mort cérébrale, qu’il fallait maintenir artificiellement en vie. Sur le plan éthique, ce n’était pas évident. Jusqu’alors la définition de la mort reposait sur l'arrêt définitif du coeur et de la respiration, et non sur la mort cérébrale.

JM : Comment avez-vous fait en France ?

Pr. CC : Trois jours avant notre transplantation est paru un décret considérant la mort cérébrale comme signe de la fin de la vie ! En réalité, pour ces greffes, personne n’a parlé d’éthique. On nous disait : « Ce n’est pas un crime, c’est un miracle : continuez ! ». Savez-vous que, pour la seule année 1968, furent réalisées 102 greffes de cœur, car tous les services cardiaques du monde entier voulaient en faire ? Malheureusement, les patients vivaient peu de temps : 18 mois au maximum. Ainsi, sur ces 102 patients, un seul survécut très longtemps : Emmanuel Vitria, 48 ans, opéré le 27 novembre par l’équipe du Professeur Edmond Henry à Marseille et qui mourut 6 738 jours, soit plus de 18 ans, après l’opération !

JM : Pourquoi un tel taux d’échec ?

Pr. CC : Ce type d’opération ne sera maîtrisé que 12 ans plus tard, en 1980, quand la ciclosporine - un agent immuno-suppresseur qui combat le rejet des greffes - est découverte par le laboratoire Sandoz, devenu aujourd’hui Novartis. Norman Shumway sera le premier à utiliser la ciclosporine, puis je le ferai aussi : nous étions, en effet, l’une des rares équipes à continuer les greffes pendant ces douze années, malgré les échecs.

JM : Vous avez fondé l’Institut de cardiologie. Pourquoi ?

Pr. CC : L'Institut de cardiologie du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière est l'un des 5 pôles lourds de prise en charge des pathologies cardiovasculaires de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. L'Institut est rattaché à l'Université Paris VI, comprend de nombreuses structures de recherche et collabore avec de nombreuses unités de recherches externes dans tous les domaines cardiovasculaires : thrombose, insuffisance cardiaque, génétique,...

JM : Comment vous est venue cette idée de l’Institut ?

Pr. CC : Elle remonte à fin août 1944, au moment où les chars du général Leclerc venaient de libérer Paris ! Je faisais ma première année de médecine. Cet événement m'a tellement marqué que, depuis, deux portraits du général me tiennent compagnie dans mon bureau. Il faut se souvenir qu'à cette époque les hôpitaux français étaient très en retard car, pendant l’occupation, les Allemands n’avaient rien fait pour la médecine. C’est le général de Gaulle qui modernisera les hôpitaux et en fera construire de nouveaux. J’ajoute qu’à leur arrivée sur notre territoire, les Américains nous apportaient de grandes nouveautés : pénicilline, anesthésie, réanimation, maîtrise de la transfusion sanguine… C’est cela qui a ensuite donné l’envie à toute une génération de « patrons » dynamiques, comme Jean Bernard, René Kuss ou Jean Hamburger, le père du chanteur Michel Berger, d’envoyer de jeunes médecins français aux États-Unis pour progresser.

JM : Pourquoi l’Institut de cardiologie a-t-il été ouvert bien plus tard ?

Pr. CC : Un premier service de chirurgie cardiaque à la Pitié-Salpêtrière fut créé par notre équipe en 1972. Puis, j’ai rencontré Francis Bouygues qui s’est proposé de construire un Institut à ses frais. J’ai ensuite eu un entretien très bref avec Edouard Balladur (« Je n’ai que 7 minutes à vous consacrer ! »), puis avec Jacques Chirac, alors Premier Ministre (« Ce projet me plaît, mais il faudrait que je sois Président de la République. En attendant, rejoignez le Conseil du RPR ! »). J’ai dû aussi rencontrer les responsables du Parti Communiste et de la CGT, Georges Marchais et Henri Krazucki, qui est devenu ensuite mon ami ! Finalement, en 2001, après 15 ans d'efforts, a été créé l'Institut de Cardiologie du Groupe Hospitalier Pitié Salpetrière à Paris. Dans cet Institut, tout a été réuni pour reconnaître, traiter et suivre au mieux les personnes atteintes de maladies du cœur et des vaisseaux. On a rassemblé le matériel pour le diagnostic, en particulier les appareils d'imagerie, ceux pour les blocs opératoires et de ranimation, les soins médicaux, les laboratoires de biologie, l’annexe de la banque de sang et la pharmacie hospitalière. Ainsi, en regroupant tout dans un même bâtiment, on peut être opérationnel 24h/24h, tous les jours de l'année !

JM : Vous avez aussi fondé l’association ADICARE. De quoi s’agit-il ?

Pr. CC : Lorsque la construction de l'Institut de cardiologie de la Pitié Salpêtrière fut confiée en 1991 à l’Assistance Publique, celle-ci, conformément à sa vocation, le conçut essentiellement comme un centre de soins. Comme rien n'y était donc prévu pour l'enseignement et la recherche, j’ai décidé de créer ADICARE avec quatre confrères de l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris : les professeurs Jean-Pierre Bourdarias, Iradj Gandjbakhch, Claude Gibert et Yves Grosgogeat. ADICARE signifie « Association pour le développement et l’innovation en cardiologie, recherche et enseignement ». ADICARE a demandé à l’Assistance Publique, moyennant finances et selon une convention dûment établie, une surface dans l’Institut pour dispenser l’enseignement qui permet de transmettre le savoir et entreprendre la recherche qui permet d'améliorer les diagnostics et les traitements. Aujourd’hui ADICARE a la jouissance, pour 30 ans renouvelables, de locaux et d'un auditorium pour assurer l'enseignement, avec un système de vidéoconférences permettant de communiquer avec des centres français ou étrangers. Elle a également trois laboratoires de recherche qui poursuivent des projets, en particulier sur la coagulation sanguine, l'assistance circulatoire et les robots chirurgicaux. Depuis sa création, ADICARE œuvre pour la promotion du don d'organes, élue en 2009, « Cause nationale ». L’association réside au 56 boulevard Vincent Auriol 75013 Paris : elle est hébergée dans l’Institut de cardiologie et possède un site Internet : www.adicare.org

JM : Vous vous êtes engagé en politique. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Pr. CC : On a déjà évoqué le fait que suis entré au Conseil du RPR, à la demande de Jacques Chirac, alors Premier Ministre, en échange de la construction de l’Institut de cardiologie. Je dis souvent que, depuis, nous sommes quittes : à lui la Présidence de la République, à moi la réalisation de l’Institut ! J’ai été élu conseiller de Paris pour le 13e arrondissement en 1989 et réélu en 1995, ainsi que pour le 16e arrondissement en 2001. J’ai aussi siégé comme député au Parlement européen de 1994 à 1999.

JM : Quel bilan tirez-vous de cet engagement politique ?

Pr. CC : De mes deux carrières, médicale et politique, j’ai retenu une chose : en médecine, on essaye de former des jeunes et on est satisfait quand ils deviennent meilleurs que vous. En politique, cela n’arrive jamais ! En France, les politiques ont peur de former des gens qui pourraient prendre leur place !

JM : Quand avez-vous arrêté de pratiquer la chirurgie cardiaque ?

Pr. CC : En 1990, quand j’ai atteint la limite d’âge de 65 ans. Il faut reconnaître que, sur les dernières années, je me déplaçais beaucoup à l’étranger pour y donner des conférences et présenter nos résultats : un vrai « Cardiaque circus » ! Or, aujourd’hui, les techniques évoluent très vite et les jeunes sont plus au fait des innovations. Il fallait donc tout naturellement leur laisser la place.

JM : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait se lancer dans la chirurgie du cœur ?

Pr. CC : Je lui dirai de tout mettre en oeuvre pour réussir le très difficile concours de fin de première année de médecine, en s’efforçant de bien assimiler toutes les connaissances de base qui lui sont données. Mais aussi de ne pas oublier que la vie est faite de rencontres, d’opportunités et d’ouvertures : il lui faudra donc être prêt à les saisir ! Je lui préconiserai aussi de prendre du plaisir à travailler en équipe, car on n’est rien sans les autres. Enfin, je conclurai en lui conseillant la devise du général Leclerc : « Croire, vouloir et continuer ! ».

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Souvenir de ma rencontre du 16 juin 2011 avec le professeur Cabrol.

15/05/2015

HOMMAGE A NOS AMIS DISPARUS

 

 

 

   

10/03/2014

HOMMAGE A BLONDINE

Salut l’artiste !

Mon complice et ami Ranky, avec qui j’ai créé ce blog Paranormal que nous animons ensemble, vient de perdre son épouse Blondine, avec laquelle il a partagé 43 années de bonheur et d’amour.

Au cours de l’émouvante cérémonie religieuse qui a eu lieu le mercredi 5 mars 2014 en l’église Saint-Martin de Bonneuil-sur-Marne, Ranky a lu le vibrant hommage à sa chère épouse, ci-après.

Jacques Mandorla

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Blondine est native d’Autun en Saône-et-Loire. Son brevet professionnel de coiffeuse esthéticienne acquis, elle « monte » avec peu d’argent en poche à Paris où elle loue une chambre de bonne. Ne trouvant pas immédiatement une place dans la coiffure, elle se lance dans la représentation en maroquinerie, en faisant du porte-à-porte. Peu de temps après, elle décroche une place chez Carita, mais apprécie assez mal ce milieu manquant singulièrement d’humanisme. Elle se met en quête d’une place répondant mieux à ses aspirations et à son mode de vie et trouve un engagement dans un salon à dimension plus humaine à Neuilly-sur-Seine.

Parallèlement, Blondine étudie la mécanographie, puis l’informatique, où ses capacités lui verront offrir des places très enviées mais manquant, une fois de plus, à son goût de contacts humains sincères. Elle se lance toutefois dans la mise en route des machines les plus évoluées  des sociétés Burroughs et IBM, où son goût naturel pour la convivialité et le contact avec la clientèle peut avoir libre cours.

En 1970, elle fait la rencontre du magicien Ranky. Elle abandonne tout pour partir en tournées de récitals de magie, donnés dans les hôtels de cure thermale. Elle apprend les bases du métier d’artiste sur le terrain.

Dotée d’une facilité d’adaptation exceptionnelle, elle assimile les règles de l’illusionnisme. Elle est rapidement en mesure de présenter un numéro de télépathie et un autre de calculatrice prodige, intitulé : « La femme qui bat les machines à calculer ».

Monsieur Bernard Ywanne, alors maire de Bonneuil-sur-Marne, les unit par les liens du mariage le 25 octobre 1975.

Blondine devient la partenaire idéale qui contribuera, pour une large part, à propulser le couple sur les scènes des théâtres les plus prestigieux, des plus  belles discothèques et, consécration méritée due au talent et au travail, jusqu’au Festival Mondial de la Magie présenté annuellement à l’Olympia Bruno Coquatrix.

Blondine était d’une droiture, d’une honnêteté irréprochable. Elle ne supportait pas le mensonge et la méchanceté. Lorsqu’elle donnait son amitié, c’était à vie. Et quand on lui faisait des « misères », comme elle disait gentiment, même si elle ne pouvait pas oublier, elle était toujours prête à pardonner. Elle disait aussi : « L’argent, il en faut pour vivre mais quand cet argent devient un but unique dans la vie, il peut tout gâcher ».

Très belle, très intelligente, d’une grande sensibilité, elle aurait pu prétendre à des situations très élevées, mais de cela elle ne voulait pas, ne cessant de penser que les milieux faux-bourgeois ou parvenus ne correspondaient pas à ses aspirations.

Blondine ne souhaitait qu’une seule chose dans la vie : aimer et être aimée. Et cela, elle l’a réussi.

Cher Monsieur,
Je viens d'avoir Yann-Eric Pailleret au téléphone qui m'a appris le décès de votre épouse.
Je tiens à vous faire part de ma peine la plus profonde car j'ai toujours entendu dire que vous étiez très attachés l'un à l'autre et je forme le vœu que vous trouviez, au-delà de ces vicissitudes, la sérénité à laquelle vous avez le droit.
En espérant vous rencontrer prochainement, je vous présente mes plus amicales pensées.
Jean-Michel Grandsire

Cher François,
Après t'avoir eu au téléphone et que tu m'aies annoncé le départ de Blondine, j'ai laissé passer quelques jours. je sais combien dans ces moments là on a besoin de tenter de se retrouver. N'ayant pas de nouvelles, je me suis inquiétée et j'ai pensé que tu préférais faire silence.
Jean Claude Carton m'a prévenu via facebook et je lui ai répondu que je savais, t'ayant eu la veille.
De tout coeur avec toi
Dominique Vallée

Monsieur Ranky,
Je suis profondément affecté par cette nouvelle,  d'autant plus que j'avais beaucoup d'estime pour votre épouse.
Je vous présente mes  plus sincères condoléances et vous souhaite de vous relever de cette terrible épreuve le mieux possible.
Amicalement
Paul Chalom Zaoui

Cher ami,
Je viens juste d'apprendre la mauvaise nouvelle et de tout mon cœur reçois mes condoléances sincères car je t'ai connu bien sûr avec Blondine.
Courage
Bernard Darber

Cher Monsieur Ranky,
Je viens d’apprendre le décès de votre épouse par le biais de la newsletter du site Paranormal et en suis bien attristée pour vous et votre famille. Je vous présente mes plus sincères condoléances et suis avec vous de tout cœur dans ce moment de grande peine.
Amitiés de Marie Vergès


Très cher ami Ranky.
Je viens de terminer la lecture du texte que vous avez écrit pour Blondine. C'est un très beau texte très digne. Votre pudeur m'impressionne, toute cette vie ensemble et tant d'événements partagés avec votre épouse sont un ciment si solide que rien ne pourra jamais l'altérer. Je vous souhaite très sincèrement une puissante résilience pour continuer en compagnie de l'invisible présence. Merci d'accepter ma très amicale accolade.
Jean-Claude Secondé

Très cher Ranky
Je ne vous connais pas personnellement mais je suis de tout coeur avec vous dans ce terrible moment.
Denis

Très cher Ranky,
J'ai fait connaissance avec vous et Blondine en lisant votre magnifique livre " ENCYCLOPÉDIE DU MYSTÈRE" et ensuite par notre correspondance, car nous sommes sur les mêmes longueurs d'ondes de respect, de droiture et d'honnêteté envers les autre et le monde.
Ranky, en apprenant cette triste nouvelle, je veux vous dire que mes pensées vont vers vous pour soulager un peu votre peine, car le départ de Blondine me touche au fond de moi même, et je sais combien doit être douloureuse pour vous son absence.

Geneviève Rémy de Baker

Bonsoir
 J'étais moi aussi présent le mercredi 5 mars en l'église Saint Martin de Bonneuil et au cimetière
 pour un dernier adieu à Blondine, charmante femme à l'écoute de tous.
Je reste en contact avec notre ami Ranky
Cordialement
Alain GASTON
 

10/05/2013

HOMMAGE A NOS AMIS DISPARUS

 
HOMMAGE À NOS AMIS DISPARUS
Jean-Claude CARTON
Jacques BENVENISTE
Rémy CHAUVIN
Nicolas MAILLARD
Claude STAVISKY
Jean MOISSET
Christian FECHNER
Pierre EDERNAC
Claude GERALDY
 
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4022779957.jpgJean-Claude CARTON au milieu des étoiles

 

 

 

 

 

 

1578056311.jpgNotre ami Jean-Claude Carton nous a quitté, emporté par une maladie foudroyante. Avec une lucidité et un courage stupéfiants, il à accompli son travail, sa passion, jusqu’au bout. Quelques jours avant son départ dans les étoiles, et malgré une lourde thérapie qui le privait en partie de la parole, il était encore aux manettes de la première webTV dont il était le co-fondateur le 11 septembre 2012.

Jean-Claude était conscient de ce qu’il était, conscient de son caractère inflexible, de ses idées souvent dérangeantes. Et tant pis pour ceux auxquels ça ne plaisait pas. Il était tranquille, simplement parce ce qu’il était profondément honnête. Tous ses amis vous le diront.

Jean-Claude cultivait le goût du paranormal, de l’étrange, de l’inexpliqué et de tout ce qui le faisait passer, au niveau des grincheux, pour un personnage hors norme, surréaliste.   

Jean-Claude c’est plusieurs milliers d’heures d’antenne, plus de 3 000 invités sur les radios qu’il a animées : Ici et maintenant - Radio Enghien - et sa propre antenne.

Un travail et un homme qui imposaient le respect.

                                                                           Au revoir l'artiste

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webTV etoile du coeur

 http://edc.radio.free.fr

 

 

 

 

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Jacques Benveniste : scientifique visionnaire, empêcheur de penser en rond

                                                                                                         Par Ranky

Extrait du livre de Ranky : Le paranormal de mes yeux vu (Éditions Trajectoire)

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La mémoire de l'eau.

 Ancien interne des hôpitaux de Paris, puis chef de clinique, cet homme faisait de la réanimation à une époque où cette spécialité balbutiait encore, comme quoi Jacques Benveniste a toujours été un novateur.

C'est la recherche qui l'intéresse et qu'il pratique aux Etats-Unis où il découvre une nouvelle molécule. De retour en France il s'intéresse à l'allergie, sujet peu étudié et qui touche pourtant près de quinze millions d'individus.

Il s'aperçoit alors, avec son équipe, que l'eau peut reproduire l'activité de molécules et ses écrits font hurler la communauté des biologistes. En effet, ayant obtenu un produit déclenchant l'allergie, ce produit dilué ne devait plus, "normalement" générer un seul phénomène allergique. Extraordinaire !

Alors que le produit tellement dilué a disparu de l'éprouvette, il continue à produire un effet. On peut donc observer une activité dans l'eau qui ne contient plus de molécules, comme si le liquide se souvenait avoir vu cette molécule, d'où l'expression "la mémoire de l'eau". En fait, l'eau est moins importante que le message qu'y laissent les molécules. C'est cela le terrain d'investigation de Jacques Benveniste.

 L'empêcheur de penser en rond.

3231077727.jpgA cause de ces recherches "bizarroïdes", Benveniste est relégué au rang des marginaux.

Du coup, les budgets sont réduits, de même que les locaux. Notre "illuminé" se retrouve dans une baraque préfabriquée où il pourra attendre sa retraite en abandonnant la méthode expérimentale, et sans perturber les fonctionnaires de la recherche par des découvertes "fumeuses".

 

 

 

 

 Le Visionnaire.

Jacques Benveniste dessiné par Patrice Serres.

4039613333.jpgMais avec une équipe elle aussi réduite, Jacques Benveniste continue ses recherches et découvre que l'activité de molécules complexes peut être effacée à l'aide d'un champ magnétique, exactement comme on peut effacer un son sur une image, sur une bande de magnétophone ou un DVD.

De là à pouvoir transférer ces informations magnétiques d'une éprouvette à l'autre à l'aide d'un fil, il n'y a qu'un pas. Celui-ci est franchi et l'équipe Benveniste réussi à enregistrer cette activité sur un ordinateur, car ces molécules (ou leur "mémoire") communiquent si elles possèdent la même vibration.

Voici donc, peut-être, un médicament anti-allergique qui pourra être administré à partir d'une carte à puce, par téléphone ou autre moyen sonore. Cette invention pourrait bien ouvrir la porte à une médication numérique.

 Utopie ou découverte géniale ?

Alors utopie ? Découverte géniale ? Mais de là à mettre cet homme au pilori, après qu'il fût membre de conseils scientifiques de très haut niveau, avoir fait partie des 40 sages dirigeant la recherche française et avoir été investi des fonctions de conseiller ministériel, il y a une marge que je n'oserai pas franchir sans honte.

Jacques Benveniste n'est pas un marginal : c'est un chercheur. Il n'est pas un théoricien, c'est un expérimentateur qui sait emprunter des chemins de traverse qui mènent souvent à des découvertes qui paraissaient pourtant impossibles et qui sont aujourd'hui l'évidence même.

 Mon opinion.

Moi, petit magicien, je n'ai pas à juger de la réalité ou non de ces découvertes.

Je n'en ai pas la capacité n'ayant aucune formation scientifique, mais cet homme ne méritait pas d'être mis au banc des accusés, vilipendé, rabroué, insulté au point sans doute de contribuer à précipiter son décès.

Certains scientifiques sont souvent aptes à préserver la vie, mais ils sont aussi capables de provoquer la mort, même sans intention de la donner. C'est mon opinion.

 Mes rencontres avec Jacques Benveniste.

J'ai rencontré Jacques Benveniste à différentes reprises et, sous un air parfois taciturne et même bourru, il cachait une sensibilité incroyable.

Tous ses amis le savaient, qui lui ont d'ailleurs rendu un hommage émouvant dans le numéro 102 de décembre 2004 du magazine "Science-Frontière" créé par Jean-Yves Casgha,  qui lui est entièrement consacré et dans lequel on retrouve la retranscription d'une interview pour France télévision, réalisée par Claude Rauber avec des entretiens de Cathy Nivez où il concluait par une phrase qui ne cesse de m'interpeler : " L'homme est ce qu'il fait, il n'est ni ce qu'il dit, ni ce qu'il croit... Il est ce qu'il fait...".

1327717743.jpgLuc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008, co-découvreur du virus du SIDA, a repris les travaux de Jacques Benveniste sur la mémoire de l'eau.

Luc Montagnier et son équipe ont réussi, avec succès, à enregistrer des ondes électromagnétiques provenant d’une eau où de l’ADN a été fortement dilué, puis ils ont envoyé cet enregistrement par mail à un laboratoire italien qui a soumis un échantillon d’eau pure à cet enregistrement.

Et l’ADN a bien été reconstruit en Italie par la PCR (technique, utilisée par la police scientifique, qui permet de reconstituer l’ADN à partir d’un fragment) : 98% d’éléments communs entre les deux ADN !

Pour lire l'article paru dans "Stop mensonges", cliquez sur le lien ci-dessous. Et, quand vous serez parvenu à la fin du texte, ne manquez pas de visionner l'excellent reportage sur "La mémoire de l'eau" (durée 52 minutes)

http://stopmensonges.com/on-a-retrouve-la-memoire-de-leau-jacques-benveniste-luc-montagnier/

   
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REMY CHAUVIN.jpegNous sommes orphelins...
On a beau savoir que c'est dans l'ordre des choses, lorsque nos amis s'en vont, le séisme est violent. Le Professeur Rémy Chauvin, professeur honoraire à la Sorbonne comme on dit parce qu'on sait bien que ces puits de science sans fond, toujours curieux, toujours assoiffés de comprendre davantage le monde, ne sont jamais à la retraite...Rémy, éthologue de génie, spécialiste des abeilles, des fourmis et des oies, iconoclaste fier de n'être jamais dans la pensée unique s'était aussi aventuré sur les voies de l'étude du paranormal, ou de la vie extraterrestre. Il y a trente ans, seul contre tous, il pronostiquait la présence d'eau sur Mars avec des arguments de fin biologiste qu'il était... Je cite Terre TV "C'est lui qui m'avait fait découvrir l'expérience de Miller et tout ce qu'on pouvait en déduire, c'est lui qui m'avait fait découvrir les pierres martiennes découvertes sur la Terre...Jamais avare d'anecdotes, récitant indifféremment des poèmes en latin ou des pages entières de l'Odyssée en grec classique, caustique, drôle, tendre, impertinent et toujours rigoureux, Rémy était une figure emblématique du Festival Science Frontières auquel il avait cru dès la première édition. Et comme rien, jamais, n'arrive par hasard, c'est son portrait qu'il y a bientôt trois ans nous avions mis en video N°1 dans la banque d'images de TerreTv... Salut, Rémy, nous on sait bien que comme d'habitude, dans la grande salle du théâtre de l'Univers, tu fais semblant de dormir. Et comme d'habitude, au moment où nous nous y attendrons le moins, tu vas poser LA question, celle qui prouve non seulement que tu n'as pas perdu une seconde du débat sur la scène, mais qu'en plus tu sais déjà comment nous amener à l'étape suivante. Les savants, s'ils ont de la mémoire, diront qu'on a perdu un grand chercheur, mais tes amis savent qu'on a perdu un grand bonhomme...Et pour murmurer à tes côtés pendant ce long voyage, ce vers de l'Odyssée que tu aimais tant: "Lorsque parut l'aurore aux doigts de rose...."
                                                                      Jean-Yves Casgha

Nous nous associons ici à Jean-Yves Casgha et à son équipe Sciences-Frontières pour rendre hommage à Rémy Chauvin, homme d'exception, savant génial, et notre ami.

Rémy Chauvin : un scientifique paranormal
Rémy Chauvin a beau être un scientifique établi, les "bizarreries" comme la puissance de l’esprit l’ont toujours attiré. Découvrez ce portrait vidéo d’un scientifique iconoclaste, au franc parler décapant. en tapant : http://citoyenactif.20minutes-blog.fr dans votre moteur de recherche.

Salut l'artiste !

Ma rencontre avec Rémy Chauvin

                                                         par Jacques Mandorla

ABC RADIESTHESIE.jpg

" En 1991, je m'apprêtais à faire publier aux Editions GRANCHER le livre ABC DE LA RADIESTHÉSIE que j'avais co-écrit avec Jean-Louis CROZIER, le plus célèbre radiesthésiste français.

On se disait, tous les deux, qu'il nous fallait une préface d'un scientifique ouvert aux questions du paranormal. Jean-Louis CROZIER proposa d'en parler au professeur Rémy CHAUVIN qu'il avait déjà rencontré au cours de sa carrière.

Je contactai donc monsieur CHAUVIN de sa part : quelle ne fut pas ma surprise lorsque, spontanément, ce dernier accepta de nous rédiger une préface ! ".

Jacques MANDORLA

Voici le texte intégral de cette préface

« Je viens de lire l'ABC de la radiesthésie de Jacques Mandorla, écrit en collaboration avec Jean-Louis Crozier, et franchement, je suis surpris, agréablement.

Je m'attendais au pire, ayant lu je ne sais combien d'ouvrages similaires (quand je dis lu : au bout d'un quart d'heure, l'ouvrage vous tombe des mains). Or, j'ai affaire à un travail très clairement rédigé, précédé d'un historique bien construit et, par-dessus le marché, animé d'un scepticisme de bon aloi.

Qu'on m'entende bien : je ne mets pas en doute les capacités vraiment étonnantes de certaines personnes, qu'elles s'intitulent voyantes ou radiesthésistes; au contraire, j'ai eu des exemples personnels qui m'ont convaincu. Mais ce dont je doute fort, ce qui m'irrite comme tout scientifique, ce sont les théories plus folles les unes que les autres et les « appareils de mesure » ou prétendus tels, qui visent à accroître la capacité paranormale de celui qui les emploie.

Quand j'entends parler d'ondes, c'est tout juste si je ne sortirais pas mon revolver ... si j'en avais un. Or Jacques Mandorla expose d'abord impartialement lesdites théories et n'oublie pas de mentionner les « ondes ». Mais cela étant fait, il ne manque pas de dire franchement que tout cela n'a de science que l'apparence (je répète que je parle des théories et non des faits).

Avouons plutôt que les faits existent et que nous n'y comprenons rien. La grande difficulté, dans l'étude du paranormal, c'est l'absence, justement, d'une théorie : la physique et la biologie sont trop jeunes encore, sans doute. Rien ne sert donc d'employer des termes savants empruntés à la physique alors qu'il ne s'agit manifestement de rien de tel.

Mais dans la seconde partie, qui est consacrée à un des personnages les plus étonnants de cette époque, Jean-Louis Crozier, nous sommes sur un terrain plus solide. Il ne s'agit pas du tout, à mon avis, de radiesthésie au sens du Professeur Rocard : la prospection à distance que pratique Crozier, même s'il se sert d'un pendule, n'a rien de commun avec le geste du pendulisant qui cherche une source sur le terrain.

Le point intéressant, c'est non seulement la faculté qu'a notre sujet de retrouver des personnes disparues, à l'aide de la prospection sur carte, mais aussi le fait qu'il se prête, avec la meilleure grâce du monde, à l'expérimentation.

Je retiens tout particulièrement l'expérience du « faux disparu » tentée avec la télévision, en présence d'un huissier, et l'expérience dite « du jeu de la bataille navale que Crozier gagne à distance. D'ailleurs, ce qui est rare c'est la complaisance avec laquelle Crozier se prête aux desiderata des scientifiques, ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde. Nous tenons en lui « un grand sujet » comme il en apparaît bien rarement. Espérons que nous saurons en profiter.

Quant à l'explication ... Encore une fois, Crozier semble faire à peu près n'importe quoi à distance et peu importe cette distance. Quel dommage que nous n'ayons pas même une tentative d'explication ! Sauf peut-être ce que m'a dit un de mes amis, scientifique de haut renom, qui lui aussi fait couramment de la vision à distance. Je lui demandais.

- « Mais quand vous suivez tel ou tel sujet à distance, cela est incompréhensible, puisque votre corps reste loin de lui !

- Eh! me répondit-il, je ne me déplace pas, ni en corps ni en esprit : c'est le temps et l'espace qui sont momentanément annulés ».

C'est ce qui nous est décrit, sans doute, en de nombreuses occasions, dans le livre ABC de la radiesthésie de Jacques Mandorla et Jean-Louis Crozier ».

                                                                                Professeur Rémy CHAUVIN

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Jean-Louis CROZIER, en plein travail de recherche de personne disparue.

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Nicolas MAILLARD

Par Jacques Mandorla

Nous avons tenu à célébrer, sur notre blog, la mémoire d’un ami trop tôt disparu, le 10 juillet 2000 à l’âge de 31 ans seulement : Nicolas Maillard.

Le voici, ci-dessous, photographié par Yves Bosson, fondateur de l’Agence Martienne, la plus grande banque française de photos sur le paranormal.
Créée en 1999, l'Agence Martienne possède plusieurs dizaines de milliers d'images et de photos originales : photos d’ovnis (soucoupes volantes), de phénomènes paranormaux, de créatures mystérieuses (monstre du Loch Ness, yéti…), de portraits de spécialistes du paranormal ou d'auteurs de science-fiction, de robots..., mais aussi de très nombreuses et rares illustrations de science-fiction (dont les couvertures des fameux « pulps » américains), de science populaire, de para-sciences...

Adresse : www.agence-martienne.fr/

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Nicolas Maillard, photographié par Yves Bosson, fondateur de l’Agence Martienne.
© Yves Bosson / Agence Martienne

Un formidable journaliste d’investigation
Nicolas s’est fait connaître en 1995 pour son active participation au magazine « Mystères », version papier de l’émission éponyme diffusée sur TF1 et animée par Alexandre Baloud.
Cette revue, dirigée par Jean-Yves Casgha, fondateur de Science Frontières, a très bien vulgarisé l’étude des phénomènes paranormaux dans ses 19 numéros, parus entre mai 1993 et avril 1995.

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Le dernier numéro de la revue "Mystères" dans laquelle Nicolas a écrit un remarquable article sur "L'affaire de la mémoire de l'eau", étonnante découverte du chercheur français de l'Unité 200 à l'INSERM Jacques Benveniste.

Puis, Nicolas a collaboré à l’émission « L'Odyssée de l'Etrange », animée par Jacques Pradel, toujours sur TF1, pour laquelle il mena l'enquête sur le célèbre et très controversé film qui a été appelé « l’autopsie de l'extraterrestre ».

Un brillant collaborateur de FACTEUR X

Jacques Mandorla a personnellement rencontré Nicolas en 1994, au moment où l’éditeur anglais Marshall Cavendish l’a chargé de lancer en France l’encyclopédie du paranormal « FACTEUR X ».
À la demande de Jacques Mandorla, Nicolas a tout de suite accepté d’écrire plusieurs articles pour cette encyclopédie, comme celui consacré à « l’extraterrestre de Roswell ».

Voici les 6 pages de cet article

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Allez voir le site Internet de Nicolas
Un an avant sa mort, Nicolas avait créé un site Internet : n’hésitez pas à aller voir.

Adresse : http://nicolas.maillard.free.fr

Sur ce site, on y découvre des textes inédits : un conte, un roman intitulé "Soleils", téléchargeable sur son site, et plusieurs nouvelles. Des écrits étonnants par leur modernité.
En revanche, vous ne trouverez aucun texte déjà publié comme "Les mécanismes de l'étrange" (collectif sous la direction de Jean-Yves Casgha - Editions Le Rocher), "Le Livre de l'Essentiel 2" (collectif sous la direction de Patrice Van Eersel - Editions Albin Michel) et "Le Livre des Rêves" (en collaboration avec Sylvain Michelet et Roger Ripert - Editions Albin Michel).

Toujours sur ce site, on peut aussi y admirer une exposition virtuelle, consacrée à la fin du monde et intitulée « Apocalypsis ».
Nicolas avait conçu d’exceptionnelles illustrations en 3 D. Comme « Chrysler Tower » ci-dessous.

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On visite aussi une exposition nommée « Hallucinations » qui présente d’autres images conçues sur ordinateur et qui démontrent le talent créatif hors pair qu’avait Nicolas. Comme « Ville solitaire » ou « Pyramides » (ci-dessous) ou encore « Grain de sable », visuel que nous avons pris pour logo de notre blog, en hommage à son talent.

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Enfin, dernière rubrique de son site : sa « Collection personnelle de documents déclassifiés » provenant des Services secrets américains et concernant les phénomènes paranormaux.

Allez surfer sur le site de Nicolas : vous vous rendrez bien vite compte qu’il était vraiment en avance sur son temps.

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Claude STAVISKY

                                                                                                    Par RANKY

STAVISKY CLAUDE 1.jpg Claude Stavisky, personnage hors du commun, savant dosage d’énigmatisme et de sympathie était une figure du milieu de l’illusionnisme. Pendant de longues années il a été membre de la Fédération Française des Artistes prestidigitateurs (FFAP) et du Cercle Français  de l’Illusion Jules Dhôtel.
Il était membre, très actif, du Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) et avait à ce titre participé à de nombreux tests de sujets Psi, notamment à des expériences de télépathie, de voyance ou encore de psychocinèse ( Jean-Pierre Girard, entre autres )
Sa vie durant, il a exercé sa grande passion : la prestidigitation.

Les clients des restaurants savaient-ils que l’illusionniste qui se produisait de table en table était le fils d’Alexandre Stavisky, héros d’une célèbre affaire qui provoqua en 1934 des émeutes et fit vasciller la république ?
Alexandre Stavisky, aventurier-illusionniste de la finance, avait bâti une fortune colossale sur la corruption de la classe politique de son époque. Stavisky, “l’homme aux 32 non-lieux”, l’Arsène Lupin de la III ème République” qui muselait avocats, policiers, journalistes, députés et ministres en leur distribuant des enveloppes bien garnies. Stavisky, l’homme qui en savait trop et qui, au moment d’être inculpé, est “suicidé” d'une balle dans la tête.( à 3 mètres de distance!). “L’affaire Stavisky” eut de nombreuses conséquences : suicides de plusieurs personnages, notamment d’un conseiller à la cour d’appel; chute de deux gouvernements, et les violentes émeutes fascistes de février 1934, qui ont bien failli faire tomber la République.
Mais dans la vie, tout n’est pas qu’illusion, témoin l’internement  de Claude enfant, par sa propre mère, dans un hôpital psychiatrique - lui disait “chez les fous!”- par un coup de baguette magique manipulée par on ne sait trop quel sorcier! Allez-donc savoir ! Près de quatorze ans d’enfermement dans un asile ou il découvre la prestidigitation, le goût des mises en scène magiques et des mystifications théatrales. Il demande à sa mère, exilée en Amérique, de supprimer les gateries habituelles de ses quelques colis annuels, par de l’argent, “pour acheter des livres de magie et des tours !”.
STAVISKY CLAUDE 2 MEDRANO .jpg Vers les années 1950, des tourneurs en cinéma se produisent de commune en commune et l’un d’eux cherche un assistant. La direction de l’asile lui confiera Claude. Vers 23 ans commence pour lui, une existence de nomade. Mais l’aide- projectionniste continue ses exercices de dextérité entre le documentaire et le film, car son rêve ne le quitte pas : il sera magicien ! C’est son patron, qui le présentera en audition devant la grande famille du cirque Bauer qui l’engagera pour la saison 1955. Claude restera chez les Bauer jusqu’en 1958. Pendant quatre années il présentera sous le pseudonyme de Fougestas, puis Vitiskas, ensuite sous celui de Prince Frankestas et enfin Prince Stavisky, le poste de radio éclipsé, le bonneteau aux liquides, le cadre de Bacchus et une version personnelle du panier indien dans lequel il enfermait sa partenaire, la transperçait d’épées comme une pelote d’épingles et d’où elle ressortait souriante et indemne sous les applaudissements du public.
Ce qui l’intéressait le plus, ainsi qu’il l’explique dans son livre (1) c’était d’inventer ses propres tours, de créer quelque chose de nouveau, d’absolument original. Il ne voulait pas copier et imiter bêtement ce qui était dit dans un livre. Il voulait devenir un artiste, un vrai. Aucune difficulté ne le rebutait, au contraire. Il choisissait un exemple dans un livre, puis l’analysait à fond, le disséquait comme une souris  de laboratoire, il lui ouvrait les entrailles pour voir exactement de quoi il était fait. Ensuite il déclinait toutes les variations possibles du même tour. Il a toujours pratiqué ainsi : lorsqu’il s’attaquait à un tour, il l’épuisait entièrement l’exploitait jusque dans ses moindres détails. Il se disait maniaque et perfectionniste de la prestidigitation. C’était vrai.
Et comme le travail finit presque toujours par payer, il connut quelques engagements prestigieux comme au cirque Médrano par exemple. Il connut à diverses reprises, les honneurs de la télévision. Puis, plus tard, il donna des spectacles de close-up, c’est-à-dire de “magie de près”, chez les particuliers et dans les restaurants. Il avait pris goût à cette forme de prestidigitation plus confidentielle permettant de réaliser des tours au nez et à la barbe des spectateurs.
STAVISKY CLAUDE 4 TELE.jpg Claude n’était jamais aussi heureux que lorsqu’il nous accompagnait  dans nos spectacles de discothèque ou nos tournées de théatre, surtout lorsque nous produisions notre show complet, avec toute notre petite troupe composée  de cinq ou six artistes. Il était sûr alors d’avoir intégré  “sa famille.” Toujours prêt à se rendre utile, il nous est resté fidèle pendant près de quarante ans. 
C’est la prestidigitation qui permit à Claude, sa vie durant, de supporter son nom si lourd à porter, car ce n’est pas facile d’être le fils de “l’escroc”.
Jusqu’à son dernier souffle, Claude, illusionniste de père en fils, aura voulu illusionner son public et par là-même, quelque part, s’illusionner aussi lui-même.

                                                                                                     Ranky

(1) Claude est l’auteur de “ Stavisky était mon père”. Editions N°1. 1995.

“STAVISKY” avec Jean-Paul Belmondo, Annie Duperey, Michel Lonsdale, Charles Boyer, Claude Rich, François Périer, est un film de Alain Resnais et Jorge Semprun. 1974.

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Jean MOISSET

Par Marc Schweizer

Jean, Ernest, Émile MOISSET, né à Meaux le 31 décembre 1924 sous le signe du Capricorne, vient de décéder en novembre 2010. Passsionné par la synchronicité, il avait écrit plusieurs ouvrages sur le sujet.

Voici, en guise d'hommage, une biographie écrite par notre ami Marc Schweizer, fondateur de la revue et du site SCIENCE ET MAGIE.

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" Enfant de constitution chétive, il effectue de longs séjours à l'Institut Calot de Berck-sur-Mer, un organisme catholique administré par les Sœurs, afin de traiter son rachitisme. C'est là, au cours d'émouvantes processions sur la plage, accompagnées de cantiques, qu'il prend contact avec la spiritualité. Ces rites l'impressionnent beaucoup. Il est en train de vivre une sorte de quête de l'absolu.

Il s'intéresse donc très tôt au sens de l'existence de l'homme et de l'univers. Il étudie les philosophies orientales et les phénomènes paranormaux, sans a priori, mais sans perdre son esprit critique. Jean Moisset précise qu'il est catholique non pratiquant.

Après le certificat d'études primaires, il eut beaucoup de difficultés pour trouver un travail qui lui convienne. Son premier emploi fut celui de commis charcutier, en 1939. Il apprend à tuer le cochon, à confectionner boudins et saucisses. Mais il doit cesser cette activité en 1940, en raison de l'occupation allemande, des restrictions alimentaires et des difficultés de toutes sortes qui s'en suivent. (son patron est retenu prisonnier en Allemagne).

Un de ses meilleurs souvenirs de cette époque : les soirées passées à jouer à la belote avec sa patronne. Ensuite, durant quelques mois, le jeune Moisset sera apprenti électricien.

 Il entre dans une banque

Finalement, il trouve une place d'employé de banque, à l'agence de la Banque Nationale du Commerce et de l'Industrie de Meaux (Seine & Marne), où il travaille durant 6 années, notamment comme démarcheur. Il parcourt la région de Meaux à vélo (Trilport, Fublaines, Etrépilly, Esbly, Couilly-Pont-aux-Dames, Claye-Souilly, etc.), pour effectuer auprès d'une clientèle disséminée, les opérations bancaires courantes : retraits et remises de caisse, paiement des coupons et placement d'obligations à l'émission.

Au cours de ses tournées, il déjeune et dîne souvent chez l'habitant. En cette période de rationnement et de pénurie, ces expéditions dans les campagnes lui permettent de ramener du ravitaillement pour sa famille et ses amis. Au retour, les sacoches de sa bicyclette sont régulièrement lestées de savoureux pains de blé, de beurre, de lait, d'oeufs, de cochonailles, de volailles et de légumes.

Une fois par semaine, il tient également la permanence périodique de la BNCI à Couilly-Pont-aux-Dames, et ouvre son bureau de banque itinérant dans l'atelier de deux demoiselles couturières.

L'une d'elles est clairvoyante. Ainsi, notre jeune banquier assistera à d'intéressantes séances de voyance. La couturière prédit à Jean Moisset qu'il poursuivra bientôt sa carrière à Paris, ce qui ne manquera pas d'arriver.

En 1944, requis par les Allemands mais restant en France, il participe à divers travaux de déblaiement, de reconstruction ou de maçonnerie suite aux dégâts causés par l'aviation alliée. Libéré au bout de quelques jours comme tous les employés de banque, il reprend son travail chez son employeur. A la Libération, sa classe est exemptée de service militaire mais astreinte à un an de préparation militaire, les week-ends.

A la BNCI, Jean Moisset passe avec succès les examens du CAP et du Brevet professionnel. En 1947, il entre à la Banque de l'Union Européenne à Paris, où il effectue le reste de sa carrière, avenue de l'Opéra. Cet établissement sera absorbé par le CIC lui même contrôlé par le Crédit Mutuel.

En parallèle, J.M. poursuit ses études, obtient le diplôme du Centre d'Études Supérieures de Banque qui correspond à un doctorat. Durant son activité professionnelle, il publie une plaquette sur les conventions fiscales franco-étrangères.

Tiré à 1.000 exemplaires, cet ouvrage d'une quarantaine de pages fut diffusé aux correspondants de la banque, dans le monde entier. Cette publication sera rééditée pendant plusieurs années, même après son départ de la banque.

 Passionné par la spiritualité et le paranormal

Jean Moisset quitte ses activités financières avant l'âge de la retraite (il est alors chef de service), pour se consacrer à des recherches sur la spiritualité et le paranormal qui le passionnent. Il étudie en particulier la parapsychologie, les OVNI, le Yoga, la médecine, la loi des séries... Inscrit à l'association des Amis de l'Institut Métapsychique International (IMI), il participe à ses travaux.

Au début, il ne s'intéresse guère à la synchronicité, car il n'a pas encore connu de coïncidences vraiment signifiantes. Sa mère décède en 1980, son père en 1986. Ce n'est qu'après la mort de son père que Jean Moisset devient le jouet de coïncidences curieuses. Les phénomènes de synchronicité se multiplient dans sa vie. En prenant connaissance des écrits de Jung, de Pauli et de quelques autres scientifiques, il comprend que les coïncidences qu'il vit sont exceptionnelles. C'est ainsi qu'en étudiant d'abord ce qui lui arrive, en tant que sujet synchronistique, Jean Moisset deviendra le spécialiste de cette discipline.

Depuis quelques années, il partage son temps et ses activités dans la recherche, écrivant des articles très fouillés et des livres remarquables sur le hasard, les fractales, la parapsychologie, les coïncidences et la synchronicité dont il est aujourd'hui l'un des plus éminents spécialistes ".

Marc SCHWEIZER

 

L'un des ouvrages de Jean MOISSET :

ABC des coïncidences mystérieuses (Editions Grancher)

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Voir le dossier : LA SYNCHRONICITÉ

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  Christian FECHNER

Par Magicus

 
CHRISTIAN FECHNER 2.jpegChristian Fechner, producteur de cinéma à qui l’on doit entre autres : L’aile ou la cuisse, Papy fait de la résistance et autres “Charlots” nous a quittés fin novembre 2008.
Christian Fechner était un passionné de prestidigitation, primé devant 2000 magiciens pour ses inventions, conservateur du patrimoine des illusionnistes par le biais d’une imposante bibliothèque et d’objets de scène.
Christian Fechner, esprit d’avant garde, n’a jamais cessé de nous encourager dans la mission entreprise au sein du Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (Cieepp) dont il était membre du Comité de soutien depuis les années 1980.
FILMOGRAPHIE
établie par William Eston

* Le Grand bazar (1973)
* Je sais rien mais je dirai tout (1973)
* Celine et Julie vont en bateau (1974)
* La Moutarde me monte au nez (1974)
* La Course à l'échalote (1976)
* L'Aile ou la cuisse (1976)
* L'Animal (1977)
* La Zizanie (1978)
* Bête mais discipliné (1979)
* L'Avare (1979)
* Viens chez moi, j'habite chez une copine (1980)
* La Soupe aux choux (1981)
* Ma femme s'appelle reviens (1981)
* Circulez y'a rien à voir (1983)
* Le Ruffian (1983)
* Papy fait de la résistance (1983)
* Les Spécialistes (1984)
* Marche a l'ombre (1984)
* Le Mariage du siècle (1985)
* Moi vouloir toi (1985)
* Black Mic Mac (1986)
* Les Frères Pétard (1986)
* Camille Claudel (1987)
* Série télévisée 'David Lansdy' (1988)
* Mes meilleurs copains (1988)
* La Gamine (1992)
* Les Amants du Pont Neuf (1992)
* Voyage à Rome (1992 )
* Le Bâtard de Dieu (1993)
* Elisa (1994)
* Tout doit disparaître (1996)
* Un Amour de Sorcière (1997)
* Une chance sur deux (1997)
* Les Enfants du marais (1998)
* La Fille sur le Pont (1999)
* La Tour Montparnasse infernale (2000)
* Un crime au paradis (2000)
* Chouchou (2002)
* Moyen Man (2002)
* L'Incruste (2003).javascript:;

Nous nous associons ici à MAGICUS le magazine N°1 des magiciens pour rendre hommage à cet homme talentueux et plein d’humilité comme tous les grands artistes.

 

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Pierre EDERNAC

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Claude GERALDY

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