21.01.2012

LE NOUVEAU LIVRE DE RANKY

Le nouveau livre de Ranky
 dans toutes les librairies

à partir du 16 février 2012

 COUVE ENCYCLO 1.jpg

Editions TrajectoirE

ISBN 2841975746

Distribué par DG diffusion

ZI de Bogues, rue Gutenberg

31750 ESCALQUENS

info@dgdiffusion.com

Tél 05 61 00 09 99

400 pages. Nombreuses photos.

En vente dans votre librairie habituelle

Ou commandez-le dès maintenant :

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www.amazon.fr

Un forum de discussion sera mis en place à la sortie de l'ouvrage. (16 FEVRIER 2012)


05.01.2012

LES GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Nostradamus : l'homme qui était, tout à la fois, astrologue, astronome, mage, médecin et mathématicien !

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 Nostradamus obtint son diplôme de docteur en médecine à l’âge de 30 ans à la faculté de Montpellier, où il aurait eu François Rabelais pour compagnon d'études.

 

Michel de Nostre-Dame naît rue du Viguier à Saint-Rémy-de-Provence, le 14 décembre 1503. Premier-né des 18 enfants (!) du couple, il est baptisé cinq jours plus tard. C'est Jean, son arrière grand-père maternel, médecin, botaniste, astronome et humaniste, qui assure son éducation et lui inculque le goût de la médecine et des étoiles. On dit que le jeune Michel témoigne très tôt d'un don de clairvoyance et se passionne pour l'étude des plantes médicinales, les "simples médecines".

La grande épidémie de peste de 1526, qui ravage la Provence, voit le jeune étudiant interrompre ses études pour voler au secours des pestiférés de Narbonne puis de Marseille, où il fait preuve d'une efficacité médicale certaine et d'un courage qui lui valent l'admiration de ses concitoyens.

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Nostradamus vole au secours des malades lors de l’épidémie de peste qui frappe la Provence en 1526.

 

À 26 ans, on le retrouve sur les bancs de la faculté de médecine de Montpellier dont il sort docteur en 1533. La légende veut qu'il eut pour compagnon d'études François Rabelais, de neuf ans son aîné, et que ce dernier lui aurait donné l'idée de composer un almanach, publication populaire très à la mode à cette époque, ce qui permettra à Nostradamus de s'assurer plus tard de confortables revenus.


L’étrange rencontre avec sa future épouse

Nanti de son diplôme de carabin mais point riche, Nostradamus parcourt durant quelques années le Midi de la France, pratiquant la médecine ambulante, soignant ici et là des pauvres, mais également des notables qu'attire sa jeune renommée. En chemin, il herborise, cueille des simples dans la garrigue, confectionne lotions, poudres et onguents qu'il vend à la criée les jours de marché. Il se livre aussi à sa passion secrète, l'astrologie, délivrant horoscopes et prédictions aux belles qui viennent le consulter, n'hésitant pas à leur offrir des fards de beauté, des élixirs de jouvence ou des philtres d'amour qui accroissent de beaucoup sa renommée.

On rapporte que les meilleures familles de l'Agenais invoquèrent toutes sortes de maladies pour envoyer leurs filles à marier chez le réputé médecin encore célibataire !

Un jour, Anne de Cabrejas, une jeune catalane de Perpignan, acheta un philtre d'amour à Nostradamus. Fine mouche, elle eut le culot de le provoquer en lui disant : « Je ne croirai en l'efficacité de votre philtre que si vous voulez bien l'essayer avec moi ! ». Le médecin lui répond, en badinant, qu'il relèvera le défi à la condition qu'elle veuille bien l'épouser. C'est ainsi qu'Anne et Michel unirent leur sort par les liens du mariage et donnèrent naissance à deux enfants !

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Anne de Cabrejas, une jeune catalane de Perpignan, acheta un philtre d'amour à Nostradamus... ce qui permit à ce dernier d'épouser la belle !


Dès son retour en Provence, Nostradamus est confronté à une nouvelle épidémie de peste, appelée le "charbon provençal" car elle laissait derrière elle ses victimes noires comme du charbon.

À Aix, la ville la plus touchée, Nostradamus s'attaque au mal avec sa ténacité coutumière, perfectionne son remède mis au point une décennie auparavant et sauve bon nombre de malades. Très en avance sur son temps, Nostradamus préconise de sévères mesures d'hygiène pour enrayer le mal, entreprenant le nettoyage systématique des maisons et des rues.

Mais sa réputation ne lui vaut pas que des honneurs. Les médecins, qui ont fui la peste sans prendre la peine de lutter contre l'épidémie, prétendent que c'est par magie et sorcellerie qu'il obtient ses succès. Or cette accusation peut se révéler mortelle en ces temps où l'Inquisition se déchaîne contre les mal-pensants, les penseurs originaux et les hérétiques de toutes sortes. Mais la publication de ses almanachs et ses consultations d'astrologie lui valent une réputation flatteuse, faisant davantage pour sa renommée que ses prouesses médicales.

 

1855, date de parution de ses célèbres Centuries

À Salon-de-Provence, Nostradamus vit bourgeoisement. Pour éviter que l'on jase sur ses travaux occultes, il se montre très pieux, est assidu à la messe, se confesse régulièrement et se met au mieux avec clercs et curé.

Mais tout change au printemps 1555, date à laquelle paraissent les trois premières Centuries complètes et une partie de la quatrième qui le rendront célèbre à travers les siècles. L'engouement pour ces prophéties, obscures et assez incompréhensibles, est immédiat. L'auteur expose à plusieurs reprises les raisons de cette obscurité : en ces temps d'Inquisition, on a vite fait de vous traîner devant un tribunal sous l'accusation d'hérésie ou de sorcellerie.

Cette publication vaut d'ailleurs à Nostradamus une comparution devant le Parlement de Dijon, où il doit s'expliquer. II s'y présente non comme devin mais comme mathématicien et astrologue, affirmant que c'est par de longs calculs et des observations astronomiques qu'il parvient à déduire certains événements à venir. Cette science étant parfaitement licite et reconnue, il ne sera pas inquiété.

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En 1855 paraît le livre « Les prophéties de M. Michel Nostradamus » qui deviendra célère. Une version enrichie sortira en 1568 chez l’éditeur lyonnais Benoist Rigaud.

 

Ami et confident des grands de ce monde

Passionnée par l'astrologie et les sciences occultes, la reine Catherine de Médicis, entendant parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Nostradamus, lui demande de venir à la Cour.

Le mage arrive à Paris le 15 août 1556, jour de la fête de Notre-Dame et s'installe au premier hôtel venu, l'hôtel Saint-Michel (étrange coïncidence !)… ce qui lui parut doublement de bon augure !

Puis la reine le reçoit au château de Blois où elle lui présente ses enfants et lui demande de dresser leur horoscope. On peut supposer que le mage déploie des trésors d'astuce et de diplomatie pour éviter de choquer la reine dans l'interprétation de ce qu'il voit dans le thème des jeunes princes : « Trois de vos quatre garçons porteront la couronne ».

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La reine Catherine de Médicis, ayant entendu parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Nostradamus, l’a fait venir immédiatement à la Cour.

 

 La reine, satisfaite des prédictions de Nostradamus (on le serait à moins !), le récompense et le consultera encore à plusieurs reprises. En 1564, elle le fera même nommer médecin et conseiller du roi Charles IX.

Mais le destin de Nostradamus bascule véritablement lorsque sera vérifiée la prédiction du 35e quatrain de sa première Centurie :

Le lion jeune le vieux surmontera,

En champ bellique par singulier duelle :

Dans cage d'or les yeux lui crèvera,

Deux classes une puis mourir mort cruelle.

Rappelons l'histoire.

Le 1er juillet 1559, pour honorer les noces de sa fille Elisabeth de France, le roi Henri II organise un tournoi rue Saint-Antoine. Le roi, passionné de duel, y participe lui-même et se mesure à plusieurs adversaires.

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Le roi de France Henri Il organise un tournoi pour célébrer les noces de sa fille Elisabeth.

 

À la tombée de la nuit, le duc de Savoie prie le roi de ne plus s'exposer à combattre alors qu'on n'y voit plus grand chose. Henri II ne l'écoute pas et défie Montgomery, jeune comte au faite de son art et célèbre pour sa vaillance : ce dernier se récuse à plusieurs reprises. Mais, pressé de toutes parts, il doit finalement combattre son roi. Hélas, Montgomery atteint accidentellement Henri II d'un coup si rude que sa lance pénètre le heaume doré d'Henri II et transperce un œil. Le monarque demeure entre la vie et la mort durant onze jours, avant de succomber.

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La mort du roi de France Henri Il en 1559, un oeil transpercé par une lance au cours d’un duel, avait été prédite par Nostradamus dans le 35e quatrain de sa première Centurie.

 

Etranges anecdotes autour de son tombeau

Nostradamus ne profitera pas longtemps de son extraordinaire divination à propos du roi : il meurt, en effet, sept ans plus tard, le 2 juillet 1566, en exigeant que sa tombe ne soit jamais ouverte.

Cependant, son dernier souhait ne sera pas respecté : 60 ans après sa mort, on rapporte que des profanateurs découvrirent, sur la poitrine du défunt, une plaque de cuivre portant une inscription maudissant la perfidie des gens qui ont troublé sa paix, tel jour à telle heure de l'année 1626 ! Soit exactement la date de la profanation de son tombeau !


On ignore s'il s'agit d'une légende inventée de toutes pièces. Ce qui est certain c'est qu'à Salon-de-Provence, dans le couvent des Cordeliers, se trouve une tombe sans ossements sur laquelle on peut lire cette épitaphe rédigé par sa veuve (il semblerait, selon certains historiens, que la véritable dépouille du mage se trouverait en réalité, depuis 1566 date de sa mort, dans la chapelle de la Vierge de l'église collégiale de San Lorenzo) :

Ici reposent les os de Michel Nostradamus,

le seul de tous les mortels digne d'écrire, avec une plume presque divine,

les grands événements qui, à l'avenir, arriveront dans l'univers selon l'influence des astres.

Il a vécu soixante-deux ans, six mois et dix-sept jours.

Postérité, n'envie point son repos.

Anne Ponce Gemelle de Salon souhaite à son époux la félicité éternelle

 

Nostradamus et Jean-Paul II

Selon diverses interprétations, l'une des plus importantes prédictions de Nostradamus concernant la fin du XXe siècle, révèle que le pape Jean-Paul II devait mourir en 1995 et que lui succèderaient seulement deux autres papes avant la chute définitive de l'Eglise de Rome (on retrouve là, étrangement, une prophétie déjà émise par Saint Malachie dont s'est certainement inspiré Nostradamus !).

Cet événement devait avoir lieu en juillet 1999, date considérée par Nostradamus comme celle du déclenchement de la Troisième Guerre mondiale et de l'Antéchrist, qu’il a évoquée dans le quatrain suivant :

L'an mil neuf cent nonante neuf sept mois,

Du ciel viendra un Grand Roy d'effrayeur

Ressuscité le Grand Roy d'Angolmois

Avant après Mars regner par bonheur.

 

On sait finalement que rien de dramatique n'est arrivé à cette date : seul le couturier Paco Rabanne, ayant repris à son compte les prédictions de Nostradamus, s'est couvert de ridicule dans les médias à vouloir jouer les messies. Il a en effet annoncé, quelques jours avant l'éclipse solaire du 11 août 1999, que la station spatiale russe Mir allait s'écraser en France, provoquant ainsi des milliers de morts ! Cette prédiciton râtée lui a, d'ailleurs, coûté sa place de directeur artistique : les propriétaires de sa société l'ont, en effet, licencié pour "faute professionnelle" !

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Les mauvaises prédictions de Paco Rabanne lui ont coûté son job !


Finalement, le principal reproche qu’on peut faire à Nostradamus concerne la multiplicité des interprétations possibles de ses Centuries, qui peuvent être effectivement lues de nombreuses façons différentes.

Voici deux exemples de textes de Nostradmus, confrontés aux interprétations données par Jean-Charles de Fontbrune, l’un de ses exégètes. 

 

Centurie IX, Quatrain 55 : fin de la guerre de 14-18 et grippe espagnole ? 

L'horrible guerre qu'en Occident s'appreste,

L'an ensuivant viendra la pestilence :

Si fort terrible, que jeune, vieil, beste,

Sang,feu, Mercure. Mars, Jupiter en France.

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 Pour Jean-Charles de Fontbrune : « Mercure, dieu des voleurs, représente le pillage et Jupiter la lumière. Il se prépare une guerre horrible en Occident. L'année suivante sévira une pestilence si terrible qu'elle atteindra les jeunes comme les vieux et les animaux. Après le sang, le feu, le pillage et la guerre, la lumière reviendra en France.

La guerre de 1914-1918 fut une guerre entre puissances occidentales (France et Allemagne). L'épidémie de grippe espagnole fit, durant l'hiver 1918-1919, plus de vingt millions de morts ».

 

Centurie II, Quatrain 91 : l’annonce de la bombe atomique lâchée sur Hiroshima ?

Soleil levant un grand feu on verra,

Bruit et clarté vers Aquilon tendans,

Dedans le rond mort et cris l'on orra,

Par glaive, feu, faim, mort les attendans.

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Pour Jean-Charles de Fontbrune : « Orra est le futur du verbe ouïr. Les dégâts causés par l'arme atomique sont évalués, selon leur gravité, par des cercles concentriques. Au Japon (l'empire du Soleil-Levant), on verra un grand feu, du bruit et de la lumière (le vacarme et l'immense clarté créés par l'explosion atomique), vers la Russie (l'empire du Nord) qui occupe encore les îles Kouriles, ancien territoire japonais. Dans le cercle de mort, on entendra des cris. À cause de la guerre, du feu et de la faim les hommes attendront la mort ».

(Un grand merci pour son aide fort précieuse à notre ami Pierre Genève : il se reconnaîtra)


20.12.2011

BLOG INTIME : POÉSIE.

Cher(e) amie, cher ami,

Ouverts à la demande de nombreux internautes désirant mieux connaitre son parcours, voici une série d' espaces plus personnels, plus intimes, dont le fil conducteur est constitué principalement des écrits de Ranky, depuis l' adolescence jusqu'à maintenant.

Vous trouverez pour chacun de ceux-ci, une note complète, des commentaires, des extraits des ouvrages proposés.

Certains de ces livres sont aujourd'hui très rares. Il en reste cependant quelques exemplaires que vous pouvez acheter en CLIQUANT SUR : paranormal@orange.fr

N'hésitez pas à poser des questions, livrer vos commentaires ou  faire part de vos sentiments.

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                                                                                           Bonne promenade

a paraître

Les Sonnets

Les Cantilènes et la mort.

 A propos du sonnet.
 On dit, à ce propos, qu'un jour ce dieu bizarre [Apollon],
Voulant pousser à bout tous les rimeurs françois,
Inventa du Sonnet les rigoureuses lois;
Voulut qu'en deux quatrains, de mesure pareille,
La rime, avec deux sons, frappât huit fois l'oreille;
Et qu'ensuite six vers, artistement rangés,
Fussent en deux tercets par le sens partagés.
Surtout, de ce poème il bannit la licence;
Lui-même en mesura le nombre et la cadence;
Défendit qu'un vers faible y pût jamais entrer,
Ni qu'un mot déjà mis osât s'y remontrer.
Du reste, il l'enrichit d'une beauté suprême:
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Mais en vain mille auteurs y pensent arriver,
Et cet heureux phénix est encore à trouver.

                                                            Boileau, L'Art poétique


EN GUISE DE PREFACE
La lettre de Ranky

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous le savez, nous possédons presque tous une boite en carton, une sacoche, un tiroir de commode, un compartiment aménagé dans une armoire où nous accumulons certains documents qui marquent souvent la fin d’une période particulière de la vie, heureuse ou triste : lettres enrubannées, diplômes d’enfance, papiers ou objets hérités de parents ou amis disparus. Ces souvenirs nous suivent au cours de nos différents déménagements  et le contenant se remplit doucement au fil du temps qui passe.
Une vieille valise en bois m’accompagne ainsi depuis 50 ans. Elle n’est même pas fermée à clef et pourtant je ne regarde jamais son nostalgique contenu. Je ne fais que l’entrebailler quelquefois pour y jeter un souvenir de plus, puis j’oublie tout pendant des mois... des années...
Pourquoi a t-il fallu ces derniers jours que je fasse l’inventaire de ces souvenirs ?
C’est ainsi que j’ai retrouvé quelques écrits de jeunesse dont j’avais oublié l’existence même. J’ai redécouvert des sonnets datés de l’an 1960, tellement anciens que j’en ai eu le coeur chaviré, et en même temps, tellement jeunes, je veux dire sans âge, que j’ai décidé de vous les offrir.
En même temps me sont revenues quelques notions d’histoire du sonnet...
Le sonnet atteint une telle hauteur au XVI ème siècle qu’il semble vidé de sa substance à l’apogée du XVII ème. Voltaire en compose deux, et pas des mieux torchés, Chénier pas un seul, comme la majorité des poètes de l’Empire. Lamartine publie en 1820, anonymement, une plaquette intitulée “Méditation” dans laquelle aucun sonnet ne trouve place et chez Victor Hugo qui publie “Odes et Poésies diverses” en 1822 non plus. Décidément, le sonnet semble mort.
Il faut attendre 1826 pour que l’Académie annonce un concours intitulé “Discours sur l’histoire de la langue et de la littérature française depuis le commencement du XVI ème siècle jusqu’en 1610”.
C’est alors qu’un dénommé Sainte Beuve s’engage  dans le concours. Son sujet débute par la poésie où il découvre François Villon, du Bellay, Marot et autre Ronsard et surtout que de toutes les  formes de poésies, le sonnet est la plus belle. Il se met à en composer lui-même de fort beaux et en nombre important puisque sa production en comporte près de la moitié.
Il relance la mode du genre chez les contemporains.
Alfred de Musset s’y met hardiment et on en trouve de fort joliment  écrits dans ses “Contes d’Espagne et d’Italie”.
Lamartine ne s’y mettra jamais et Hugo n’en composera que cinq modestes et un sixième qui en réalité est le premier écrit et qui se révèle être un somptueux diamant dédié à Judith Gautier.
Tout le monde poétisant s’y met enfin. Gérard de Nerval en cisèle de magnifiques. Théophile  Gautier est prolixe et encourage de nombreux auteurs à “sonnétiser” : Leconte de Lisle, Théodore de Banville, Anatole France, Sully Prudhomme, tous “Les Parnassiens” pour finir à José Maria de Hérédia qui affirmera que le sonnet est la quintessence de la poésie. Hérédia  en fait, porte le sonnet sur les plus hauts sommets. Il touche au génie et engendre une multitude de disciples qui refont sans cesse “les trophées”.
Charles Baudelaire élabore une poésie intérieure qui crée une nouvelle vague alors que s’éteint le Parnasse. Baudelaire concocte des sonnets irréguliers, des tercets intervertis avec des quatrains, rimés différemment, des vers au nombre de pieds imprévus. Seule, l’idée poétique prédomine et tient lieu de règle absolue. C’est le génie de Baudelaire.
Mallarmé plonge dans le royaume du mystère et des ténèbres fréquenté par Nerval.
J’avais construit patiemment un panthéon personnel des “Sonnetisants” : Verlaine, Rimbaud, Albert Samain, Henri de Régnier, Paul Valéry, Edmond Haraucourt, Maurice Rollinat, Charles Péguy, Guillaume Appolinaire....
A l’époque je m’ étais amusé à “sonnetiser” moi-même, en amateur. Je  parlais en alexandrins, le plus souvent. Non seulement “j’alexandrinais mais j’octosyllabais, décasyllabais et monosyllabais” aussi :

                                                             FILLES

                                                              Belles
                                                              Sottes,
                                                              Elles
                                                              Dotent

                                                              En
                                                              Plis,
                                                              Sans
                                                              Cris,

                                                              Ces
                                                              Corps,
                                                              Pour

                                                              L’or
                                                              Des
                                                              Gourds.

        Témoin de mes “alexandrinades”, entre autres,“Sur le tombeau de  Charles de Gaulle“ texte émaillé de quelques maladresses  et très nettement inspiré par un antimilitarisme acharné plutôt que par anti-de Gaulle. Je finirais même par porter l’homme en admiration.

SUR LE TOMBEAU DE CHARLES DE GAULLE
Oui, Charles,  ta dépouille aujourd’hui a cent ans.
Ton marbre, nuit et jour, est battu  par le vent.
Le peuple  n’est plus là, grouillant et convulsé,
Comme au temps des splendeurs, celui de l’Elysée.
Ces hommes ont disparu, eux aussi, dans le temps.
De leurs fronts asservis, de leurs coeurs pantelants,
Il ne reste plus rien, rien de tes gens tabous,
Rien, ni d’eux, ni de toi  qui te tenait debout,
Officier d’apparat, bien grand et tout doré,
Avec tes chenapans, tous tes blousons dorés
Qui remplissaient leur coffre et puis faisaient la roue
Avec l’argent des gueux qu’ils mettaient à genoux.

Je peux bien te le dire et tu le comprendras,
Vois-tu mon Général : moi, je ne t’aimais pas.

Tu diras qu’aujourd’hui, je suis fier de clamer
A tu et puis à toi que l’on t’a oublié.
Mais oui, je le redis, sur ta prison de pierre :
Je suis content de moi. Mon livre de prière
Demeurera fermé car le temps est passé
Où tes laquais pourris m’eussent fait trépasser
Ou pour le moins finir dans quelque vieux cachot.
Tes poussières sont là. Dessus passe un vent chaud.
Une vague de blé se perd à l’horizon,
Ce sera fort bientôt, le temps des fenaisons.
Tu n’y changeras rien. Tu n’aimais pas la terre,
Ce qui te plaisait bien, c’était faire la guerre.
Ah ! oui, tu les tenais tous ces gens abusés
Qui partaient en chantant, qui allaient, qui allaient,
La Marseillaise au ventre, avec des yeux tout vides
Pendant que tu baillais, de ton abri splendide
Quelque plan de génie, à l’abri des obus,
Derrière des micros, bien calé sur ton cul.

Quand l’orage se tût, qu’il ne resta plus rien,
Que tout fût bien brûlé, les gens et puis les biens,
Tu traversa la mer et sous l’arc magnifique
D’un drapeau sans éclat, te fis une tunique.
Oh ! que la guerre est belle et que ce fût grandiose !
Et il fallait te voir, dans cette apothéose,
Te regardant marcher, dessous ton auréole,
Avec ces étendards dansant la farandole,
Ces clairons, ces tambours, ces chars et ces canons,
Et tous ces hommes las, passant comme un frisson.

Plein d’orgueil, tu partis, en héros fatigué,
Pour goûter pleinement le repos du guerrier,
Et préparer déjà, du fond de ta retraite,
Dans ton crâne dément, de nouvelles conquêtes.
Trop vieux pour guerroyer ? Faire prendre les armes ?
Soit, tu te battras, seul, en usant d’un faux charme,
Et ta plume sera, la pointe d’une épée,
Pour conter en détail, cette grande épopée

Puis, avec des affiches, et un front prolifique,
Tu repris ton chemin, à coups de politique.

L’histoire te servit et tu te servis d’elle :
Nos enfants combattaient, oh ! oui, je m’en rappelle,
Dans quelque colonie qui nous voulait braver.
N’écoutant que ta foi, tu revins nous sauver !
Tu ne te sentais bien, que les deux bras en V,
L’orgueil et la grandeur, l’ivresse t’enlevaient.
Que d’abominations, de crimes perpétrés
Au nom des utopies et au nom du progrès !
Tu nous volais nos sous, lorgnais le panthéon,
Te prenais pour Hitler ou pour Napoléon,
Avec tous tes soldats et tes huissiers devant.
Mais, vois-tu, la France n’était pas un divan,
Les français des putains ! Un soir tu le compris.
Tu étais très malin et n’en fût pas surpris.

Depuis longtemps déjà, celà grondait au loin.
Les hommes dans un jour, en serrant les deux poings,
Montèrent dans la rue, comme devenus fous.
Ils en avaient assez, de porter le licou,
De labourer les champs où récoltaient les autres,
De se tenir pliés, de jouer les apôtres.
Ils en avaient assez de voir ces grands soldats
Mourant toujours au lit et jamais au combat !

A regarder d’en haut, toute cette cohorte,
A regarder ces gens, s’agiter à ta porte,
Cette masse énorme, monter comme une houle,
Tu en devins tout pâle et la tête un peu saoûle.
Tes bajoues frémirent dessous ton maquillage,
Et tes mentons aussi. Tout ton maquignonnage
D’un coup mis fût mis à jour. On découvrit ta pègre.
Tu  demeuras tout seul, sans un roi, sans un nègre,
Sans un seul argentier pour lustrer ton blason.
Tu t’enferma chez toi, avec ta déraison.

Oui, Charles, ta dépouille aujourd’hui a cent ans.
Ton marbre nuit et jour, est battu par le vent.
Je peux bien te le dire et tu le comprendras,
Vois-tu mon Général : moi, je ne t’aimais pas.

Le texte daté de février 1967, n’avait pas retrouvé le mode sonnet. D’ailleurs, depuis “Les Cantilènes et la mort” je n’en ai plus commis un seul.
J’ai eu ma période, en l’an 1960... mais de là à se prendre pour Rimbaud ...!!

Et soudain, je me découvre bien orgueilleux à me croire si modeste .  C’est peut-être la raison pour laquelle je parodie  la si pudique poésie du charmant Félix Arvers pour en faire le frontispice naïf de ce présent recueil dont vous me direz peut-être, chère lectrice, cher lecteur, avoir eu tort ou bien raison d’exhumer de ma vieille valise en bois.

                                                                                   François Ranky


               LE SONNET D’ARVERS

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu ;
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.

Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas;

A l’austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle :
“Quelle est donc cette femme ?” et ne comprendra pas.

                                            Félix ARVERS.
                                       (Mes heures perdues)


Les Cantilènes
FRONTISPICE
Variation sur le sonnet d’Arvers

Mon livre a son secret, mes vers ont leur mystère :
Univers éternel en un moment conçu.
J’en ai caché la clef mais l’endroit je dois taire,
Car seul l’adepte né, l’a toujours bien connu.

Hélas, il passera peut-être inaperçu,
Jamais assez coté pour n’être solitaire,
Et j’aurais avec lui, fait mon temps sur la terre,
Jusqu’au bout incompris et n’ayant rien reçu

De la foule aveuglée, sans aucune idée tendre,
Qui fera son chemin, distraite et sans entendre,
Cette modeste voix élevée sur ses pas ;

Aux malsaines passions, pieusement fidèle,
Elle dira lisant ces vers donnant des ailes :
“Quel est donc ce langage ?” et ne comprendra pas.
                               
                                Ranky

DEDICACE
             Au lecteur

Je te donne ce coeur,
Afin que tout ton soûl,
Tu jouisses du Moût,
De mes longues rancoeurs ;

Prends-le, chair, sang et boue,
Et sous ton pied le mouds,
Pour tirer la liqueur
Qui éteint les aigreurs ;

Cet antre de douleur,
Prends-le, puisque toujours,
Il faut que tu te vautres,

Pour adoucir tes jours,
Et tes propres malheurs,
Dans les malheurs des autres.

                                     Ranky

A SUIVRE

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Flirt
0d1abe35223e5afcb2633fb9cc0f924e.jpgRecueil de poésies de jeunesse. Du temps ou Ranky n'avait pas encore de pseudonyme, son nom étant François Brousset.
32 pages.
Editions de la Salamandre.
Parution 1960.

IL RESTE QUELQUES EXEMPLAIRES NEUFS (DISPONIBLES DE SUITE)

1) Etablissez un chèque ou un mandat de 8 euros (TOUT COMPRIS)  à l’ordre de Ranky.
2) Adressez votre courrier à cette adresse :
Secrétariat Ranky 29, rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.
3) Vous recevrez votre exemplaire NEUF (dédicacé sur demande) par retour du courrier.

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10.12.2011

VIENT DE PARAÎTRE

LE LIVRE DES PROPHETIES de Alain MOREAU

LE LIVRE DES PROPHETIES.jpg-Peut-on connaître certains aspects de l’avenir de notre planète ? Les prophéties datées se vérifient-elles parfois ?
-Nostradamus était-il un historien ou un prophète,  et que valent ses “prophéties” ?
-Qui sera Pierre le Romain, le personnage  qui, d’après la prophétie des papes, succédera à Benoît XVI, lequel correspond à la lllème et dernière devise latine de la prophétie dite de Malachie ?
-Que penser des prophéties bibliques  (Apocalypse de saint-Jean, etc..) pour notre époque ?  -Existe t-il un code secret dans l’Ancien Testament ?
-Y aura t-il, comme le suggèrent de nombreuses sources (apparitions mariales, communications  médiumniques...), des catastrophes d’ampleur planétaire ?
-Le “troisième secret” de Fatima a t-il été réellement révélé ?
-Comment la prière et la méditation agiraient-elles dans la prévention de catastrophes d’ampleur planétaire ?

ALAIN MOREAU PORTRAIT 1.jpgAlain Moreau s’efforce de répondre à toutes ces questions dans cet ouvrage de référence ainsi qu’à d’autres sujets : millénarisme et fin du Monde, apocalypse et groupes sectaires.
Il évoque les différentes sources relatives aux prophéties concernant la période dite de la Fin des Temps, compare ces sources, montre les rapprochements et les oppositions que l’on trouve au niveau de celles-ci, tout en s’efforcant de démêler le vrai du faux. Alain Moreau privilégie, dans cette analyse, les éclaircissements apportés par les données extraites de la littérature ésotérique et médiumnique contemporaine.
Un ouvrage passionnant !

Titre : Le livre des prophéties

Editions : Le temps présent.

Le site de Alain Moreau : www.mondenouveau.fr

Le site de l'éditeur : www.parasciences.net

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Guérir par la prière : est-ce possible ?

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Ce livre de Jacques Mandorla propose 125 prières, en réponse à de nombreuses maladies, prières dédiées à des saints et à des saintes illustres qui ont marqué l’histoire du christianisme.

Il s’utilise de façon simple et pratique : si vous souhaitez une aide spirituelle en liaison avec une maladie déterminée, il vous suffit de vous reporter directement à la maladie concernée, en vous référant à son classement alphabétique.

À chaque article sur une maladie, vous trouverez : les principaux faits, souvent étonnants, de la vie de chaque saint, la date de sa fête dans le calendrier, les professions dont il est éventuellement le Patron, la prière personnalisée à lui faire.

Le tout illustré d'un dessin ancien, souvent gravé sur bois, représentant ce saint.

Voici un exemple, sous forme de 3 pages tirées du livre, présentant une affection (l'hémorragie), une biographie de la sainte (Lucie) qu'il faut prier et, enfin, la prière à faire pour essayer de parvenir à un soulagement.

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Editions Trajectoire - 424 pages - 24 euros

En vente sur : www.amazon.fr et www.fnac.fr

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UN LIVRE INCONTOURNABLE SUR LES TRÉSORS

À OFFRIR POUR LES FÊTES !

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Trésors terrestres et sous-marins - Ces fabuleux trésors et leur chasse effrénée

Éditions Arthaud – 192 pages – 39 euros

En vente sur Internet : www.amazon.fr et www.fnac.fr

Erick Surcouf est l’un des plus célèbres chercheurs français de trésors archéologiques sous-marins.

Il possède un patronyme pas toujours facile à porter : il est, en effet l’arrière-arrière-arrière petit neveu du célèbre corsaire breton Robert Surcouf, né à Saint­-Malo en 1773. Pas étonnant, donc, s’il se passionne pour la recherche de trésors et principalement ceux engloutis au fond des mers : cela doit faire partie de son ADN !

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Erick Surcouf vient de remonter à la surface un plat de la dynastie Yuan (1260-1368) trouvé dans l’épave d’une jonque chinoise en Indonésie.

Pour Erick Surcouf, la recherche archéologique sous­-marine privée fait de lui un homme heureux : « Je pense que c’est l’activité la plus extraordinaire qui soit. Plaise à Dieu, d’innombrables trésors demeurent encore enfouis ou engloutis : ils représentent une part des rêves de l’humanité. En effet, les hommes seraient en proie à une grande détresse s’ils n’avaient, pour égayer leur vie, le refuge inexpugnable du rêve ».

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À ce jour, Erick Surcouf a déjà trouvé une dizaine d’épaves dans différentes mers du globe (Haïti, Mozambique, île Maurice, Seychelles, îles Tuamotu en Polynésie, Indonésie) : galions espagnols, navires des Compagnies des Indes, caraques portugaises, jonques chinoises et navires pirates.

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 « Pour moi, une épave ne représente pas uniquement les restes d'un navire dans lequel je cherche des pièces d'or, mais aussi un drame dans la vie d'un groupe de marins : collision avec des récifs, explosion des soutes... En remontant à la surfa­ce les objets qui étaient à bord, on permet d’aider le pays où a lieu la récupération des vestiges de l’épave, ainsi que le pays d'origine du navire, à retrouver une partie de leur patri­moine ».

 La prochaine épave d’Erick Surcouf est déjà choisie : il s’agit de celle du Soleil d’Orient qui est probablement l'une des plus riches par son inestimable valeur historique, culturelle et archéologique. Il s'agit d'un vaisseau, envoyé par le roi de Siam en 1681 et rempli de cadeaux fabuleux pour le roi de France Louis XIV, qui a sombré au large de Madagascar.

Le chercheur précise : « Après les longues études que j’ai entreprises depuis plus de 30 ans, je pense savoir à 99 % où se trouve l’épave : elle est assez profonde, mais reste accessible ».

Un ouvrage passionnant

Ce livre « Trésors terrestres et sous-marins - Ces fabuleux trésors et leur chasse effrénée » est un très bel ouvrage, de grand format et à l’élégante couverture cartonnée.

Il est divisé en 3 grandes parties :

1) Les grands trésors terrestres : du trésor de Toutankhamon à celui des Nazis en passant, entre autres, par l’énigme des trésors de Rennes-le-Château, des Templiers ou des Incas.

2) Les plus importants trésors sous-marins : 18 épaves fabuleuses sont passées en revue, parmi lesquelles certaines ont été retrouvées comme Nuestra Señora de Atocha et d’autres gisent encore au fond des mers et n’attendent plus qu’à être remontées comme le Soleil d’Orient.

3) Enfin, Erick Surcouf fournit la liste et la carte des emplacements géographiques des 20 plus grands trésors restant à découvrir

À noter que cet ouvrage offre une iconographie exceptionnelle de près de 200 documents et illustrations, dont beaucoup ont été très peu publiés à ce jour.

Pour en savoir plus

Site Internet : www.surcouf-erick.com

Email : ericksurcouf@aol.com

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11.11.2011

LES GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Mademoiselle Lenormand : la voyante préférée de Napoléon Ier


La vie de Marie-Anne Lenormand est étonnante à plus d'un titre : cette voyante verra en effet défiler, dans son cabinet, aussi bien de simples domestiques, femmes de chambre ou cousettes que de grands personnages comme Robespierre, Fouché, Talleyrand, Joséphine de Beauharnais ou Napoléon Bonaparte !

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Mademoiselle Lenormand fut considérée, de son vivant, comme « la plus exceptionnelle diseuse de bonne aventure de tous les temps ». Pas moins !


Née en 1772, Marie-Anne Lenormand, fille d'un drapier d'Alençon, entre toute gamine à 1'Abbaye Royale des Dames bénédictines de sa ville natale où elle se fait remarquer, dès son plus jeune âge, par une ardente imagination et un curieux talent de « prophétesse » (terme dont la langue française possède de très riches synonymes : pythonisse, pythie, devineresse, sibylle, aruspice, cassandre, diseuse de bonne aventure, clairvoyante, vaticinatrice, extralucide…).

 

La rencontre avec Joséphine de Beauharnais

En 1793, en pleine « Terreur » révolutionnaire, Marie-Anne s'enfuit, échappant de justesse à la rafle et trouve refuge dans un garni proche du Palais-Royal, où elle rencontre dame Gilbert, une habile tireuse de cartes acoquinée à un certain Flammermont, un garçon boulanger qui n'a pas froid aux yeux.

À eux trois, ils décident d’associer leurs talents. Déguisée en pythonisse tour à tour italienne, bohémienne ou gitane, la jolie Marie-Anne dit l'avenir, la Gilbert tire les cartes alors que Flammermont va distribuer des prospectus et faire de la publicité auprès des commerçants du quartier.

En quelques mois, Mademoiselle Lenormand apprend toutes les ficelles du métier et un jour, se sentant plus douée que ses compagnons, elle reprend sa liberté et s'installe à son compte : elle ouvre alors un cabinet d'écrivain public, qui sert de couverture à ses véritables activités de voyante.

Elle réside au 5 de la rue de Tournon durant près d'un demi-siècle, accueillant une clientèle de personnalités : elle reçoit ainsi le peintre David, Robespierre, Saint-Just, Marat, Tallien et bien d'autres, ainsi que leurs égéries ou leurs compagnes.

Mais sa carrière débute vraiment lorsqu'elle est régulièrement consultée par la ravissante Joséphine Tascher de la Pagerie, autrement dit la comtesse de Beauharnais. La première épouse de l'Empereur Napoléon Ier ne peut bientôt plus se passer de Mademoiselle Lenormand et la consulte à tout propos.

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La carrière de Mademoiselle Lenormand débute vraiment lorsqu'elle est régulièrement consultée par Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier.


Robespierre la consulte et est impressionné !

Surdouée et cultivée, Mademoiselle Lenormand élargit la palette de ses techniques : elle étudie les anciens grimoires, manie les cartes avec adresse, lit dans les lignes de la main ou le marc de café, consulte le plomb fondu, le vif-argent (mercure), les blancs d'oeufs jetés dans l'eau claire, les miroirs brisés, le cristal de roche ou les cendres soufflées !

Les consultants attendent leur tour dans le salon, avant d'être introduits par ordre de préséance, dans sa chambre à coucher. En réalité, l’une de ses assistantes se tient discrètement dans une pièce voisine, séparée du salon par une glace sans tain, afin d’observer et d’écouter les bavardages, qu'elle s'empresse ensuite d'aller rapporter à sa patronne, n'hésitant pas à lui confier tous les petits potins qui peuvent aider ses dons de voyance.

Ce salon voit défiler tour à tour, hommes politiques, banquiers, duchesses, femmes du monde ou du demi-monde, actrices en vogue, tous disposés à payer très cher les paroles que la voyante distille avec parcimonie.

Mais Mademoiselle Lenormand est très habile : elle travaille aussi pour toutes les bourses, y compris les plus modestes, disant la bonne aventure à de simples domestiques, valets, femmes de chambre, habilleuses, midinettes ou cousettes, qui payent 20 sous ses oracles de 4 sous et lui procurent, en échange de cet insigne honneur, des « tuyaux » inestimables sur les grands de ce monde au service desquels ils se trouvent.

Dans ses mémoires, Mademoiselle Lenormand rapporte quelques piquantes anecdotes sur tous ces grands hommes qui terrorisent la France et viennent, humbles et tremblants, entendre les sentences prophétiques qu'elle leur distille au compte-gouttes devant son guéridon.

Du terrible Robespierre, elle dit par exemple : « J'ai vu de bien près le farouche Maximilien et j'ai pu le juger, livré à lui-même. C'était un homme sans caractère. Superstitieux à l'excès, il se croyait envoyé par le Ciel pour coopérer à une entière régénération de la société. Je l'ai vu, en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes et même frissonner à la vue d'un 9 de pique ! ».

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Mademoiselle Lenormand a livré, dans l'un de ses livres, ce témoignage étonnant :« Un jour, j’ai vu Robespierre, en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes et même frissonner à la vue d'un 9 de pique ! ».


La prédiciton étonnante faite à Napoléon 1er

Mademoiselle Lenormand reçoit à son cabinet tous les grands révolutionnaires, conseille Fouché, Barras, Madame de Staël, Talleyrand et est consultée à plusieurs reprises par Joséphine de Beauharnais et son mari Napoléon Bonaparte.

Concernant ce dernier, elle affirme que, dans l'intimité, il ne se ne se moque pas du tout des arts divinatoires et qu'il lui arrive même de pratiquer l'astrologie de salon ou la chiromancie. D'ailleurs, Las Cases lui-même témoigne du fait que Napoléon a rendu un hommage tardif à la perspicacité de la voyante, en lui confiant un jour : « Elle m'a fait le dessin de l'île de Sainte-Hélène sur la boiserie de son appartement. Je savais tout cela en étant encore au faîte de ma puissance, mais je n'y attachai nullement foi ».

En 1809, quelques jours avant la séparation des époux impériaux, Mademoiselle Lenormand rencontre secrètement Joséphine de Beauharnais, malgré l'interdiction que lui en a faite l'Empereur, qui redoute l'influence de l’extralucide. Apprenant ce rendez-vous, Napoléon, excédé, demande à Joseph Fouché, son ministre de la Police, d'arrêter la voyante et de la mettre en prison, avec l'ordre de ne la relâcher qu'après l'officialisation de son divorce !

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Cette estampe, intitulée « Le divorce de Napoléon et Joséphine », montre l'évanouissement de Joséphine au Palais des Tuileries le 30 novembre 1809 : l’Empereur vient de l'informer de sa décision de divorcer.


Fouché, habile négociateur, comprend très tôt l'intérêt qu'il peut tirer des rapports qu'il entretient avec Mademoiselle Lenormand. Aussi exerce-t-il un chantage permanent sur la voyante, qui lui apprend infiniment plus de petits secrets sur les gens qui défilent dans son cabinet que les rapports de ses propres limiers ! Certains documents, en effet, tendent â prouver que la voyante et le ministre étaient de mèche dans nombre de petites intrigues ourdies dans l'ombre.

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Arrestation en 1809 de Mademoiselle Lenormand par Joseph Fouché, ministre de la Police.


Sous les Cent Jours et la Restauration, le succès de la voyante ne se dément pas. Le retour des Emigrés développe encore sa clientèle. La vieille noblesse royaliste accourt rue de Tournon où elle remplace celle de l'Empire. Mademoiselle Lenormand exerce son art non seulement à Paris, mais aussi avec un égal succès dans toutes les grandes villes d'Europe, saluée comme la plus grande voyante de tous les temps. On la retrouve à Vienne, Genève, Saint-Pétersbourg et Venise.

Un jour, très (trop !) sûre d'elle, Mademoiselle Lenormand prédit même qu'elle mourra en l'an de grâce 1896, à l'âge de 124 ans ! Mais le Ciel ne tient pas compte de sa prédiction puisqu’elle s'éteint en 1843, à 71 ans seulement, confite en dévotion, ayant abjuré ses pratiques magiques et reconnu la vanité de ses travaux.

Elle laisse derrière elle une oeuvre importante qui comprend ses deux fameux ouvrages « Mémoires historiques et secrets de l'impératrice Joséphine » et « Les Souvenirs prophétiques d'une sibylle », mais surtout son superbe « Grand jeu de Mademoiselle Lenormand », jeu de tarots qu'elle crée à partir de légendes mythologiques et qui est encore aujourd'hui l'un des plus vendus au monde, avec le tarot de Marseille et l'Oracle de Belline.voyance,Lenormand,Napoléon,Fouché,Robespierre,Joséphine

Quelques-unes des 54 cartes du Grand jeu de Mademoiselle Lenormand, créé par la célèbre voyante à partir des récits mythologiques de La Toison d'Or et de La Guerre de Troie.


(Un grand merci pour son aide fort précieuse à notre ami Pierre Genève : il se reconnaîtra)