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20/07/2022

COMPRENDRE LE PARANORMAL

Comprendre le paranormal

Par Ranky

Auteur de "Encyclopédie du Mystère"

(Éditions Trajectoire)

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J'y crois, j'y crois pas, telle n'est pas la question.

La question est de savoir.

Les progrès continuels de la science n’ont toujours pas réussi à nous débarrasser d’un obscurantisme omniprésent. Pour certains, et parmi eux des scientifiques, les phénomènes dits paranormaux ne sont qu’illusions, hallucinations, charlatanisme.
Pour d’autres scientifiques, plus rares, surtout en France, leur intérêt pour la recherche psi les font souvent reléguer, par leurs pairs, au rang d’illuminés qu’il faut stigmatiser. Une approche trop marquée sur le sujet peut nuire à leur évolution professionnelle quand ce n’est pas briser leur carrière.
De plus, les médias, et principalement la télévision, entretiennent une véritable désinformation permanente sur le sujet. Ils sont ainsi responsables de l’obscurantisme qu’ils prétendent quelquefois combattre.
Pourtant, ne pas étudier sérieusement le paranormal ouvre les portes aux mouvements sectaires et aux escrocs.
Pour beaucoup, en fait, le paranormal représente un ramassis de croyances et de superstitions. La raison en est simple : le manque d’esprit critique concernant le paranormal et qui ne fait pourtant pas défaut dans bien d’autres domaines est absent et aussi, le refus systématique d’adopter une démarche faite d’ouverture d’esprit et de bon sens, en se posant les questions suivantes :
Le paranormal existe-t-il ?
Quels travaux scientifiquement contrôlés ont été entrepris et combien ont abouti ?

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LE PARANORMAL SUPPOSÉ
Il est indéniable que le “paranormal” envahit, plus ou moins fréquemment et avec plus ou moins de force, la vie ordinaire de chacun d’entre-nous : éclairs divinatoires, rêves prémonitoires, visions, coïncidences, intuition exacerbée, inspiration créatrice spontanée  parfois géniale, sensibilité incontrôlable, etc. Tous ces ressentis peuvent, dans la majorité des cas, trouver une explication rationnelle dans des réactions physiques, physiologiques ou psychologiques déjà connues des spécialistes.

 

NE PAS VOIR DU PSI PARTOUT

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Lorsqu’un phénomène bizarre nous assaille, nous devons, avant de voir du psi partout, tenter de trouver une explication rationnelle, en somme faire preuve de scepticisme car c’est peut-être le hasard qui le produit. Mais attention : trop de scepticisme donne des explications limitées.
Cependant, certaines réactions peuvent échapper aux investigations les plus savantes, ou résister à l’analyse critique, simplement parce que ces phénomènes sont fugaces, aléatoires et non reproductibles. En cas d’événement douloureux, maladie grave, mort d’un proche, par exemple, certains êtres imaginent des “signes” pour se rassurer ou lutter contre des situations difficiles à faire face sur le plan affectif.
Si la croyance est trop forte, le doute s’éloigne et l’irrationnel s’installe.

LE PARANORMAL AVÉRÉ

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C’est l’impossibilité, pour des spécialistes: scientifiques, médecins, psychologues, psychiatres etc, de fournir une explication classique. Le phénomène reste, la plupart du temps, non reproductible et sans preuve. L’investigation demeure donc difficile et les explications aléatoires.
Seuls, des témoignages peuvent servir à la recherche parapsychologique et dans certains domaines seulement :
- Rêves prémonitoires
- États modifiés de conscience
- Guérisons spontanées
- Perception extra-sensorielle (télépathie, clairvoyance,etc)
- Poltergeist
Etc.

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LA PARAPSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

Paul-Louis Rabeyron
PAUL LOUIS RABEYRON 1.jpgEn France, il n’existe aucune université comprenant une chaire de parapsychologie.
Seuls deux enseignements existent : l’enseignement sceptique, appelé zététique, à l’université de Nice et l’enseignement de Paul-Louis Rabeyron à l’université catholique de Lyon.
L’Institut Métapsychique International (IMI), créé en 1919 et reconnue d’utilité publique, est la seule fondation Française, vouée à la recherche parapsychologique en utilisant les mêmes techniques que les autres disciplines scientifiques.
Pour trouver des universités hébergeant des chaires de parapsychologie, il faut se rendre aux États-Unis, en Belgique, dans les pays anglo-saxons, en Allemagne (Utrecht - Édimbourg).
Mais les travaux, entrepris sous protocoles scientifiquement contrôlés, restent méconnus car ils sont rarement publiés dans des revues dites “officielles” mais plutôt dans des magazines populaires.
Pour qu’une expérience scientifique soit reconnue par la communauté entière, il faut que n’importe lequel de ses membres soit capable de la reproduire.
Ce n’est pas le cas du domaine paranormal qui demeure hors cadre de la science et dont l’étude se cantonne entre réflexion et explication.
Les sujets Psi ne fonctionnent pas selon les lois ordinaires de la nature. Mais dans les autres pays, nous sommes dans le domaine de la recherche, nous ne sommes pas dans le domaine de la croyance dans lequel la France est confinée.

LE RÔLE DES ILLUSIONNISTES
J’ai tenu à rappeler dans ces quelques lignes, le plus simplement possible, une approche générale, certes succincte mais claire du paranormal, afin d’en cerner autant que faire se peut, l’extraordinaire complexité qui doit être confiée à la communauté scientifique, encore que celle-ci veuille bien s’en préoccuper. Chacun son métier !
Les connaissances des scientifiques, fussent-elles immenses, sont parfois faciles à abuser. A différentes reprises, au cours d’expérimentations, même en laboratoire, nous avons vu des pontes, juger à tort et péremptoirement, de “phénomènes” dont ils croyaient posséder toutes les données mais dont les ressorts secrets échappaient à leur compétence.
Et c’est précisément là que les illusionnistes experts peuvent intervenir. Ces artistes sont évidemment les mieux placés pour déterminer qui triche ou non.
Les connaissances particulières des illusionnistes peuvent leur permettre de constituer pour les chercheurs une barrière de sécurité contre les escrocs du paranormal.
Mais ces mêmes connaissances permettent aussi aux margoulins d’imiter des facultés étranges pour faire croire qu’ils possèdent des dons “surnaturels”.

 

TOUT D'ABORD UN RAPPEL DE LA MISSION DE NOTRE COMITÉ D'EXPERTISE.

 

C’est quoi le Psi ?

 

"Psi" est la 23ème lettre de l’alphabet grec sous laquelle sont répertoriés les phénomènes que l’on est incapable d’expliquer rationnellement. La parapsychologie, appelée aussi métapsychique, est l’étude scientifique des phénomènes réputés paranormaux. Scientifiquement, ces phénomènes peuvent se définir comme des interactions esprit-matière, impossibles à expliquer par nos cinq sens.

 

D'où notre définition : " Le paranormal est du normal pas encore expliqué ".


Les scientifiques ne valident une expérience que si elle est reproductible à volonté. Par exemple, dans le tour de la fumée de cigarette projetée à l’intérieur d’un bocal en verre obturé, la réaction chimique utilisée pour produire l’effet “magique” fonctionne à tous les coups. Il ne s’agit donc pas d’un phénomène Psi.
Cependant, un effet non reconnu par la science peut tout de même être bien réel. Ce n’est pas parce qu’une chose est inexpliquée qu’elle n’existe pas. L’inexpliqué d’hier est souvent expliqué aujourd’hui. De même, l’inexplicable d’aujourd’hui sera peut-être expliqué demain.
Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à ces pratiques “sulfureuses”, un maximum de personnes, chacune imprégnée de sa propre “bonne foi”, ont fait barrage à mes tentatives de recherches et même à  de simples tentatives d’explication :
1) Les margoulins des sciences occultes, jouant sur la crédulité humaine, furieux de mon intrusion dans leur domaine commercial.
2) Les inconditionnels des sciences occultes, toujours prêts à avaler n’importe quelle niaiserie.
3) Une majorité de scientifiques pas toujours très rationnels, qui refusent systématiquement d’étudier ces phénomènes inexpliqués appelés Psi. Déjà que dans leur propre domaine de recherche les apriorismes sont prédominants :
BOEING 747 Photo Wikipédia.jpg- Les plus lourds que l’air ne voleraient jamais en regard de la pesanteur qui plaque  tout sur la terre. Il n’avaient, apparemment, même pas observé les oiseaux qui sont bien des plus lourds que l’air, enfin, me semble-t-il ?

 


PHONOGRAPHE.jpg

 

 

- Le premier phonographe était un canular : il y avait un ventriloque dans la salle.

Les précurseurs sont presque toujours écartés :

Jean Rostand

JEAN ROSTAND.jpg- Jean Rostand, auteur de recherches sur la parthénogénèse expérimentale, fut copieusement décrié. Il disait : "Les pouvoirs de la science nous créent plus de soucis qu’ils ne nous apportent de lumières…".

 

 

William Harvey

WILLIAM HARVEY.jpg- Le médecin anglais William Harvey fut conspué lorsqu’il découvrit la circulation sanguine.

 

 

 

 

Ignaz Philipp Semelweis

Ignaz Philipp Semelweis.jpg- Le pouvoir désinfectant de l’eau de javel, donc l’invention de l’antisepsie, découvert par Ignaz Philipp Semelweis valut à ce docteur en obstétrique, d’être la risée de la communauté médicale pendant cinquante ans.

 

 

 

DES DÉCOUVERTES SUSPECTES
Mais le progrès continue et chaque siècle apporte de nouvelles hypothèses ou découvertes, quelquefois plus ou moins suspectes. Et la suspicion perdure, comme au Moyen Âge ! Avec, aujourd’hui encore, des dossiers controversés. Nous verrons pourtant un jour que l’homme invisible, comme dans les films de science fiction, deviendra une réalité scientifique.

JACQUES BENVÉNISTE, UN EMPÊCHEUR DE TOURNER EN ROND
 Le docteur Jacques Benvéniste pratiquait la réanimation à une époque où cette spécialité balbutiait encore, prouvant ainsi son esprit novateur, avant de découvrir l’activité de molécules mises en mémoire dans l’eau, et ses écrits mettront en fureur la communauté des biologistes.

LA MÉMOIRE DE L’EAU
Cette découverte concernant la lutte contre les allergies est pourtant d’une importance capitale pour la santé publique. 
Que pensez-vous qu’il arriva à notre homme visionnaire ? À cause de ses recherches “bizarroïdes”, Benvéniste fût relégué au rang de marginal, ses budgets  de recherches réduits, de même que son équipe et ses locaux. On le cantonna dans une baraque préfabriquée pour y attendre sa retraite, et surtout pour l’obliger à abandonner sa méthode expérimentale afin de ne plus perturber les “fonctionnaires de la recherche” par ses découvertes fumeuses.

Jacques Benvéniste dessiné par Patrice Serre. Photo Science-Frontières.
JACQUES BENVENISTE 1935-2005.jpg
Rabroué, insulté, il n’en continua pas moins ses recherches jusqu’à son décès précipité par ces barbaries et autres tortures morales.
Je traiterai ce dossier de “La mémoire de l’eau”, toujours considéré par la gent scientifique comme une aberration de l’esprit, donc classé Psi, dans un prochain article.
Dans le domaine de la recherche médicale, par exemple, il faut souvent attendre des décennies, et même parfois plus d’un siècle, pour enfin valider certaines techniques, et de surcroit se les approprier en vertu d’une monopolisation moyenâgeuse, au point de poursuivre pour exercice illégal de la médecine, les utilisateurs précédents et même les inventeurs de ces découvertes. Citons des méthodes aujourd’hui parfaitement fiables comme le magnétisme, l’hypnose médicale, l’acuponcture, et plus récemment l’homéopathie, l’ostéopathie, la phytothérapie, pour ne citer que celles-là.

4) Une majorité d’illusionnistes, estimée à l’époque à 97%, dont j’étais devenu dès les années 1970, la bête noire.
Sans être classé “Suppôt de Satan”, la plupart voyaient en moi un complice des voyous de la parapsychologie, même ceux qui ne se gênaient pas pour vendre des horoscopes lors de leurs séances de prestidigitation. Un comble !

Il n’est pas nécessaire d’être voyant pour deviner les difficultés engendrées par ces quatre catégories d’individus auxquelles ont pouvait encore ajouter une certaine presse.

Mais revenons à notre question : c’est quoi le Psi ?
La parapsychologie, appelée aussi métapsychique, est l’étude scientifique des phénomènes réputés paranormaux. Scientifiquement, ces phénomènes peuvent se définir comme des interactions esprit-matière, impossibles à expliquer par nos cinq sens.
Les définitions et le champ d’étude sont vastes et malgré mes études sérieuses sur le sujet, qui me permettent entre autres de pouvoir tenir conversation avec les chercheurs-spécialistes, je dois bien convenir que ces investigations n’entraient pas non plus, lors de mes premiers contacts avec le “paranormal”, dans le cadre de mes préoccupations primordiales.
Ce qui importait le plus à mes yeux, c’était principalement de faire le tri entre le vrai et le faux, de par mes connaissances et celles de certains confrères, de constituer une barrière de sécurité pour les chercheurs, dont un certain nombre m’ont ouvert les portes d’un savoir inhabituel.
Et c’est ainsi que j’ai dû me rendre à l’évidence : il existe bel et bien des phénomènes troublants qu’une conscience honnête ne peut pas rejeter, même si la raison le voudrait.
Ainsi les tensions qui m’opposaient à une majorité de collègues, qui assimilaient le Psi à des pratiques de spiritisme ou de sorcellerie, reposaient sur un vaste malentendu. Ils n’avaient pas compris le sens de mes interventions.

  CRÉATION D'UN COMITÉ D'EXPERTISE DES PHÉNOMÈNES PARANORMAUX

Le Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) a été créé en 1976 par l'illusionniste Ranky. Il est le seul comité reconnu par la communauté scientifique. Le but est de démasquer les fraudeurs et les escrocs du paranormal et d'authentifier les véritables phénomènes paranormaux.

Ranky et le journaliste d'investigation Jacques Mandorla animent depuis 2007 le blog http://paranormal.blogspirit où sont publiées les activités du comité et qui compte, à ce jour, plus de huit mille abonnés.

 LE BILAN DE 40 ANNÉES D'EXISTENCE DU COMITÉ

Le CIEEPP a étudié, à ce jour, 405 dossiers dont 46 manifestations restent inexpliquées.

Parmi les dossiers de tricheurs, figurent :


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 "Le motard masqué".

Une arnaque cautionnée par la télévision.

(Photo France-soir)

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 Les miracles d’Assaf Bassam

 qui affirmait que ses mains suintaient l’huile en priant la Vierge.

(Photo France-soir)

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Le scandale des chirurgiens à mains nues (aux Philippines... et ailleurs).

Cette photo est une démonstration effectuée pour la presse de l'époque mais il existe une réalité insoutenable que nous vous dévoileront au cours de ce dossier.

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 QUESTION : que fais donc ce garde du corps en arme d'un célèbre chirurgien à mains nues Philippin ? La réponse est époustouflante !

 


 Et encore d'autres dossiers:

Les feux spontanés de la ferme de Séron.

Le mystère de la maison sanglante.

Les agissements d’un nombre important de charlatans de la voyance, de l’hypnose, du spiritisme, etc..

 CE COMITÉ EST ÉGALEMENT A L'ORIGINE DE L'AUTHENTIFICATION DE PHÉNOMÈNES INCONTESTABLES DE :

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Clairvoyance

La voyante française Maud Kristen et le sujet américain Joseph Mac Moneagle

(émission « Le 6e sens » diffusée sur Canal +)

Et encore :

Médiumnité

Télépathie

Guérisons inexpliquées

Voyance

Télékinésie

Synchronicité

Hypnose

Radiesthésie

Magnétisme

etc...

 

Le CIEEPP : qui sommes nous ?

Convaincu de l’existence de phénomènes paranormaux, l’illusionniste professionnel Ranky crée en 1976 le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP).

Son but :
Défendre le paranormal par l'authentification des véritables capacités paranormales, mais aussi par la dénonciation des truqueurs.
En effet, tous les phénomènes produits par les médiums peuvent être imités par l’illusionnisme, c’est-à-dire par trucages, mais cela ne prouve pas que les véritables phénomènes n’existent pas.
Les illusionnistes spécialisés sont, bien évidemment, les mieux placés pour détecter les fraudes et le système d’investigation mis en place par ce comité français, le seul reconnu par des scientifiques du monde entier, permet d’effectuer un salutaire travail de ménage.

Qui sont les experts du Comité ?
Les experts, une trentaine actuellement, sont recrutés parmi les illusionnistes amateurs ou professionnels de haut niveau. Ils s’engagent, sous serment, à tester les sujets dits Psi en faisant preuve de probité intellectuelle, à s’abstenir de toute partialité, de jugement à priori et d’intolérance à l’égard de quelque croyance que ce soit. Toute attitude agressive de leur part entraîne l’exclusion immédiate.

Les missions du Comité
Les experts du CIEEPP peuvent suggérer des protocoles expérimentaux et éventuellement expliquer aux chercheurs comment ils peuvent être trompés par leur manque de connaissance des techniques illusionnistes, constituant ainsi une barrière de sécurité.
À ce titre, le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux est de plus en plus sollicité par des laboratoires scientifiques du monde entier. En France, on peut citer ses interventions dans des laboratoires prestigieux, tels que le Centre technique de l’aluminium Péchiney ou le Centre nucléaire de Grenoble.
Les experts du CIEEPP sont souvent atterrés à la vue de certains débats ou des inconditionnels du paranormal se heurtent à des rationalistes forcenés dans des empoignades dégradantes sur des sujets où ils avaient déjà décelé soit une supercherie, soit l’authenticité des faits.
Seulement, pour des raisons que l’on devine, leur présence n’est pas toujours souhaitée sur les plateaux de télévision. Mais quand cela survient, la vérité éclate au grand jour : comme ce fut le cas sur TF1, dans l’émission Mystères, pour « l’arnaque du motard masqué » où aujourd’hui encore planerait le doute si le Comité n’était pas intervenu… presque de force !

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Le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux a étudié à ce jour 405 dossiers, dont 46 manifestations restent inexpliquées.

Vous découvrirez sur ce blog une multitude de dossiers qui ont défrayé la chronique :
Le scandale des chirurgiens à mains nues,

Les feux spontanés de la ferme de Séron,

Le mystère de la maison sanglante,

Les statues qui pleurent des larmes de sang

Les agissements d'un nombre effrayant de charlatans de la voyance, de l'hypnose, du spiritisme, des médecines parallèles...etc

 

GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Les grands devins et astrologues de l'ère chrétienne

Dans l'Antiquité, les sciences divinatoires étaient un domaine réservé aux prêtres et se confondaient avec l'astronomie et les mathématiques. Mais tout va changer avec l'apparition des grands devins de l'ère chrétienne.

                                                                         Par Pierre Genève et Jacques Mandorla

Apollonius de Tyane, le voyant

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 Apollonius a prédit la fin de l'Empire romain 400 ans avant qu'elle ne survienne !

Apollonius (4 av. J.-C., 97 ap. J.-C.), fondateur d'une école de philosophie néoplatonicienne à Tyane (ville, aujourd’hui en ruines, qui était située dans l’actuelle région d’Anatolie, en Turquie), est l'auteur d'ouvrages traitant d'astrologie et de divination.

Grand voyageur, excellent orateur, il exhorte les foules à réformer leurs moeurs, à brider leurs désirs égoïstes et à vénérer les dieux. Il a un don de clairvoyance très prononcé et prédit la fin de l'Empire romain pour l'an 1230 de la fondation de Rome, ce qui correspond assez exactement à l'année 476 que les historiens retiennent pour dater la fin de l'Empire romain d'Occident !

En 86, Apollonius annonce publiquement que l'empereur Domitien règnera dix années, après quoi il mourra assassiné et un vieillard lui succédera pour peu de temps. Dix ans plus tard, discourant devant le peuple de Tyane, il s'arrête soudain dans sa péroraison et s'écrie: "Frappe, frappe le tyran! Le coup est porté ! Il est blessé ! Il chancelle ! Il tombe !" Au même moment, à des centaines de lieues de là, l'empereur Domitien est assassiné et Nerva, âgé de 70 ans, lui succède pour quelques mois.

On attribue à Apollonius d'extraordinaires miracles, notamment d'avoir ressuscité une jeune fille ou rendu la vue à un soldat dont les yeux furent crevés au combat.

On oppose parfois sa vie à celle du Christ : tous deux prophètes et thaumaturges, l'un est demeuré païen, l'autre a fondé une nouvelle religion triomphante.

 

Sainte Priscilla, la guérisseuse

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Saint Paul (à gauche), en train de converser avec ses disciples Aquila et Priscilla.

On connaît peu de choses de cette sainte légendaire qui vécut au 1er siècle de notre ère, à une époque de sévères persécutions.

La légende affirme qu'elle aide les pauvres, guérit les malades par la prière et l'imposition des mains, console les Chrétiens en leur prédisant, avec force détails encourageants, leur future vie au Paradis. Grâce à ses prédictions imagées et précises d'une vie meilleure après leur mort, les croyants voués au martyre endurent les tortures qui leur sont infligées, en chantant et louant Dieu.

Priscilla était mariée à Aquila : tous deux suivirent saint Paul à Corinthe puis à Ephèse afin de convertir de nombreux fidèles.

Sainte Priscilla a donné son nom à la plus ancienne et à la plus importante catacombe de Rome. En Angleterre, à la fin du XIXe siècle, elle est promue "Patronne des Voyantes et des Voyants" lors d'un Convent réunissant astrologues, guérisseurs et voyants du monde entier !

Maternus, l’astrologue

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Firmicus Maternus fut l'un des plus célèbres astrologues de l'ère chrétienne.

Firmicus Maternus (150-200), né à Syracuse, juriste romain amateur d'astronomie et d'astrologie, étudie l'influence des planètes sur le destin des hommes, dresse l'horoscope de personnages historiques ou légendaires tels Oedipe, Pâris, Homère, Ulysse, Platon, Archimède, César et Cléopâtre.

Selon la légende, il doit sa célébrité à sa prédiction de l'assassinat des 18e, 19e et 20e empereurs romains, entraînant la fin de la dynastie des Antonins et l'avènement des Sévères.

Carpocrate, le gnostique

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Carpocrate et les adeptes de sa secte gnostique s'adonnent à l'astrologie et à l'oniromancie, art divinatoire utilisant les rêves.

Philosophe platonicien d'Alexandrie, Carpocrate vit au Ile siècle de notre ère. Il est confronté aux idées du christianisme naissant et est connu comme un théologien gnostique, adepte des sciences divinatoires.

Carpocrate conçoit "un monde visible créé par des anges déchus de leur pureté originelle qui se sont unis à la matière universelle. La plupart des âmes humaines s'amalgament à des corps mortels en punition d'une faute primordiale, commise dans le monde invisible. Seules quelques-unes d'entre elles, restées fidèles à Dieu, telles les âmes de Jésus, de Platon, de Socrate et d'Aristote, sont incarnées pour la gloire de leur maître".

Vers 160, Carpocrate fonde la secte gnostique des Carpocratiens dont les adeptes véhiculent sa doctrine, souvent fluctuante et confuse, jusqu'au IVe siècle. Pour subsister, les adeptes s'adonnent à l'astrologie, à l'oniromancie (art divinatoire utilisant les rêves) et à quelques autres sciences divinatoires plus secrètes.

Comme d'autres groupuscules gnostiques, les disciples de Carpocrate se livrent à des excès de tous ordres, à l'abri de l'immunité que leur confère une doctrine considérant le Mal comme une création de Dieu, au même titre que le Bien.

Rejetés tant par les philosophes traditionnels que par l'Eglise, Carpocrate et ses adeptes sont pourtant courtisés et recherchés par quelques grands et riches personnages de leur temps dont ils favorisent les turpitudes, les débauches voire les crimes !

Saint Agapit, l’adolescent martyr

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Agapit est jeté dans la fosse aux lions, mais les fauves refusent de le dévorer.

Agapait vit à Palestrina, près de Rome, sous le règne de l'empereur romain Aurélien (214-275).

La légende affirme qu'enfant très précoce, il lit et écrit couramment le latin et le grec dès l'âge de 3 ans, qu'il est doué de clairvoyance et peut prédire, très à l'avance, les événements qui vont survenir.

Ainsi, vers l'âge de 15 ans, le jeune Agapit annonce la mort de l'empereur Claude II et "l'avènement d'un empereur cruel qui se prendra pour le Soleil et mourra assassiné moins de dix ans après son accession au trône".

Cette prédiction étant parvenue aux oreilles d’Aurélien qui vient d'être proclamé empereur par ses soldats, le monarque fait comparaître le jeune voyant devant le Préfet de la Cité. Torturé et condamné en sa qualité de chrétien, pressé d'abjurer sa foi, l'adolescent demeure ferme dans ses convictions et prédit même, sous les quolibets de la populace, que dans quelques années, grâce au signe de la Croix, un Empereur honoré et puissant embrassera la foi chrétienne.

Devant la foule qui le conspue, le jeune garçon, plongé dans un état second, chante les louanges du Seigneur, prophétise et, s'adressant personnellement aux personnes présentes qui l'insultent, leur prédit à voix haute les choses bonnes ou affligeantes qui·vont leur arriver. Ainsi, au gouverneur de la Cité, il annonce une mort soudaine et prochaine.

Au tribun Anastase, qui assiste sans broncher à ses tortures, il prédit sa conversion au christianisme. L'adolescent est jeté dans la fosse aux lions, mais les fauves, pourtant à jeun, refusent de le dévorer ce qui met le gouverneur si fort en colère qu'il en meurt d'une attaque sous les yeux de la foule atterrée !

Agapit est alors décapité, mais sa foi rayonnante, sa résistance à la torture, sa résolution sans faille et son étonnant don de voyance, amènent de nombreuses conversions dont celle du tribun Anastase qu'il a prédite ! Plus tard, l'Empire romain devenu chrétien, on édifie une basilique en l'honneur de saint Agapit martyr, dans sa ville de Palestrina.

 

Sainte Thaïs, la pécheresse

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Thaïs dut une partie de sa renommée à ses dons de voyance qu'elle n'hésiter pas à exercer au cours de ses séances amoureuses !

Célèbre courtisane égyptienne du IVe siècle après l-C., Thaïs vit une jeunesse ardente et tumultueuse.

Adulée par ses nombreux et riches amants, elle doit une partie de sa renommée à ses dons de voyance qu'elle exerce, d'après la légende, au cours même de ses séances amoureuses !

Thaïs est convertie à la foi chrétienne par Paphnuce, un jeune et bel ermite rencontré au cours d'un voyage dans le désert égyptien. La jeune pécheresse tente de le séduire, mais le saint homme résiste à ses avances.

Paphnuce la convertit, devient évêque, meurt en odeur de sainteté et, bien que resté célibataire, s'oppose au célibat du clergé. Il sera mutilé parce que chrétien : oeil droit crevé et tendon d'Achille de la jambe gauche coupé. C'est grâce à son influence que, dans les Eglises d'Orient, un homme peut continuer à vivre avec son épouse après son ordination.

Touchée alors par la grâce, Thaïs change de vie : elle se retire dans un couvent et vit cloîtrée dans une étroite cellule où nul n'a le droit de pénétrer, ne s’alimentant que de pain et d'eau durant plus de trois années.

Après trois ans de pénitence, elle sort de sa cellule et rejoint les autres religieuses, mais meurt deux semaines plus tard.

 

Al Farabi

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Al Farabi fut le trait d'union entre la pensée grecque et l'Islam.

Al Farabi (870-950) est l'un des esprits les plus brillants et les plus cultivés de son temps. Initié à Bagdad par des penseurs chrétiens, imprégné de philosophie grecque, Al Farabi est le trait d'union entre la pensée grecque et l'Islam. Il estime qu'Aristote et Platon, malgré leurs divergences, ont apporté au monde la vérité universelle (la « philosophia perennis ») seule capable d'éclairer et de résoudre les problèmes philosophiques qui se posent aux penseurs musulmans.

Philosophe mystique, il propose à ses pairs une philosophie du bonheur qui tranche avec le pessimisme inhérent à la religion chrétienne.

Au cours d'une nuit dans le désert, l'ange Gabriel lui apparaît. Al Farabi a alors la vision extraordinaire de tout l'avenir du monde, de l'instauration sur Terre de la Cité juste, du Royaume de la joie et du bonheur. Désormais, Al Farabi vit en parfaite harmonie avec le monde, prévoyant en toutes circonstances les événements avant qu'ils ne surviennent. Conseiller et astrologue de l'émir Sayt al-Dawla qui vit à Alep, il est souvent appelé en consultation par les grands et les puissants de son époque.

 

Raspoutine : illuminé, débauché, guérisseur et voyant

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Grigori Raspoutine (1872-1916), dont le nom vient du russe « raspoutsvo » (débauche), fut l'une des figures les plus controversées de l'histoire russe. Son influence sur le tsar et la tsarine fut telle qu'il sera assassiné.

Le jeune Grigori se serait révélé dès l'enfance comme un être à la sensibilité délicate, de tempérament fragile, mais d'une force spirituelle hors du commun. Doué d'un charisme extraordinaire, il séduisait les êtres qu'il côtoyait par son étrange regard fixe.

Il étonnait son entourage par son don inné de clairvoyance, prédisant avec justesse et précision les événements à venir, qu'ils soient fastes ou néfastes. On parlait aussi à mots couverts de son surprenant pouvoir de séduction sur les femmes qui succombaient toutes à son charme.

 

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Raspoutine aimait être entouré de nombreuses femmes sur lesquelles il exerçait son pouvoir de persuasion.

 

Selon les témoignages de ses ennemis, le jeune Grigori se livrait dès son plus jeune âge à la boisson et à la débauche. Mais, en même temps, il aurait possédé un ascendant exceptionnel sur les hommes et les bêtes dont il usait parfois pour le bien, mais surtout pour le mal. Doué d'une ruse naturelle hors du commun, il aurait été plus d'une fois pris en flagrant délit de vol et roué de coups, les autorités locales parvenant in extremis à l'arracher à la sévère justice des paysans.

 

Voyant et thaumaturge

À cette époque, d'innombrables vagabonds parcouraient l'immense Empire russe, vivant de l'hospitalité de ses habitants. Parmi eux des moines errants, des illuminés, des saints véritables. Raspoutine trouva refuge, quelque temps, dans un monastère où les autorités ecclésiastiques exilaient, pour les remettre dans le droit chemin, des prêtres dévoyés, pervers, criminels ou encore trop exaltés et s'étant livrés à des activités sectaires.

Grigori étonna les moines qu'il côtoyait par ses pouvoirs de persuasion et son indomptable volonté. Il apprenait par cœur des chapitres entiers des Saintes Écritures, pouvait réciter durant des heures des préceptes moraux, prêcher avec autorité et conviction.

Il pouvait se priver de nourriture et de sommeil durant des semaines, rester à genoux à marmonner des prières pendant des nuits entières. Cette conduite ascétique, considérée par son entourage comme celle d'un saint homme, lui valurent dans ce milieu pieux une très flatteuse renommée.

Raspoutine étonna également par ses surprenantes guérisons et ses étonnantes prophéties. Ainsi, en 1889, cinq ans avant l'avènement du tsar Nicolas II, il prédit à des intimes que celui-ci mourrait assassiné. À d'autres, il prophétisa « la fin de l'Empire russe dans 100 ans ».

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Cinq ans avant l'avènement du tsar Nicolas II, Raspoutine prédit que celui-ci mourrait assassiné.

 

Prédicateur itinérant

Après des années d'absence et après avoir parcouru des milliers de kilomètres, Grigori finit par rentrer chez lui. Sa femme et sa famille le reçurent comme l'enfant prodigue. En 1896, il s'autoproclama « Homme de Dieu » ! À partir de là, ses dons de guérison et de voyance lui attirèrent la sympathie de certains de ses compatriotes malgré l'anathème porté contre lui par le pope du village. On racontait, au cours des veillées, mille exploits attribués au saint homme : comment il guérit des animaux de ferme tombés malades, calma des chevaux fous, rendit la vue à un aveugle, permit à une femme stérile d'enfanter deux beaux enfants. Sa renommée était parvenue à Saint-Pétersbourg et l'Académie de la capitale annonça « qu'en Sibérie était apparu un prophète, un homme d'une clairvoyance divine, un parfait ascète, un faiseur de miracles du nom de Grigori ».

En quelques mois, Raspoutine devint la coqueluche des salons du tout Saint-Pétersbourg. Cette société élégante et oisive, vivant en vase clos, se passionnait pour les sciences occultes, la communication avec les esprits, les tables tournantes, les extralucides, les thaumaturges de tout acabit. Les femmes, auxquelles il était présenté, tombaient toutes sous le charme de son regard pénétrant. Grâce à elles, il se fit très vite quelques relations dont l'appui lui permit de se pousser plus avant dans le grand monde. Il succédait d'ailleurs à d'autres mages, un temps à la mode dans la capitale russe (comme nous l’avons évoqué dans un autre article), tels Maître Philippe de Lyon, Papus, le moine lliodore et quelques autres.

 

Il soulage le tsarévitch Alexis

La naissance en 1904 du tsarévitch Alexis fut pour la Russie, le tsar Nicolas II et son épouse, une époque heureuse et faste à laquelle succédèrent très vite la douleur et le drame, avec l'apparition chez Alexis des premiers symptômes de l'hémophilie (son sang ne coagule pas normalement). Appelée « maladie des rois », elle frappe essentiellement les individus de sexe masculin.

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Raspoutine utilisa ses capacités de guérisseurs pour soigner l'hémophilie dont souffrait Alexis, le fils du tsar.

 

Fragilisé par la tragédie de la défaite de l'Empire et sa tragédie familiale, le couple impérial se laissa subjuguer par Raspoutine qui parvint, en peu de temps, à exercer une influence incroyable sur le tsar et surtout sur son épouse. Les promesses de guérison de leur fils et les premières améliorations constatées chez l'enfant redonnèrent l'espoir aux monarques. Jouissant de la plus totale confiance de la tsarine, l'étrange moujik alla à sa guise dans la demeure, accéda librement aux chambres des quatre filles du tsar (les grandes-duchesses) et à celle du tsarévitch Alexis dont il soulagea à plusieurs reprises les douleurs, séduisit et lutina les servantes.

Persuadée que le saint homme pourrait sauver son fils de la terrible maladie, convaincue de la réalité de ses dons de thaumaturge et de voyance, certaine de la pureté de ses moeurs et de ses intentions, la tsarine lui accorda toute sa confiance. L'interrogeant souvent sur l'avenir du pays, sur la politique à suivre, sur la valeur ou la loyauté des serviteurs de l'État, Alexandra Féodorovna le laissera peu à peu s'immiscer dans les affaires de l'Etat et le défendra contre ses détracteurs de plus en plus nombreux.

 

Placé sous haute surveillance

Mais en 1908, le vent semble tourner. Des rapports effrayants émanant de l'Okhrana, la police secrète, circulent dans les plus hautes sphères de l'État. Stolypine, le président du conseil, ordonne une enquête et prévient l'empereur de son résultat. Afin d'éviter toute équivoque, Nicolas II donne des instructions pour que Raspoutine ne fréquente plus le palais sans nécessité absolue.

Les rencontres entre la tsarine et Raspoutine auront lieu désormais dans la maison d'Anna Viroubova, dame d'honneur et confidente. C'est une femme exaltée, adepte fanatique du Raspoutine et des sciences divinatoires et dont l’influence sur l'impératrice est immense.

Grâce à sa complicité active, le moine est au courant de tous les potins du palais et des affaires les plus intimes du couple impérial ce qui lui permet, lors des consultations en tête à tête avec Alexandra, de lui révéler des choses tellement précises que la naïve impératrice accepte comme des preuves irréfutables de ses dons de voyance.

Peu à peu, tous ceux qui, à un moment donné, ont cru dans la sincérité, la sainteté et le charisme de Raspoutine, se rendent compte qu'ils se sont trompés sur son compte. Mais la Tsarine refuse obstinément de lui retirer sa confiance. Elle croit fermement à ses pouvoirs surnaturels, à ses dons de guérison et de voyance, persuadée que lui seul peut sauver la vie du tsarévitch.

En 1911, comme la rumeur publique sur ses turpitudes enfle, Raspoutine estime qu'il vaut peut-être mieux s'éloigner pour quelque temps : il se rend en pèlerinage à Kiev, au Mont Athos (Grèce) puis à Jérusalem. Mais Alexandra le rappelle d’urgence : le tsarévitch est au plus mal. Cette fois, Raspoutine souhaite s'implanter durablement dans la place. Au cours d'une nuit de beuverie chez les tziganes, il profère à l'égard des souverains une prédiction menaçante : « Dieu a placé la famille impériale et la Russie sous ma seule sauvegarde. Si je venais à disparaître prématurément, le tsar, la tsarine et leurs cinq enfants périraient à leur tour dans la douleur et l'opprobre ».

 

Paroles prémonitoires

La Première Guerre mondiale offre un nouveau tremplin aux ambitions démesurées de Raspoutine. Devant cette situation incroyable d'un monarque omnipotent, maître de l'un des plus puissants empires de la planète, manipulé par un charlatan qui conduit le pays au désastre, quelques personnes se réunissent autour du jeune prince Félix Youssoupoff et décident secrètement d'éliminer Raspoutine. Dans la nuit du 29 décembre 1916, il est tué et son corps jeté dans la Néva. La nation soulagée applaudit.

Mais la guerre se poursuit, de plus en plus meurtrière, affamant et ruinant le pays, et cet acte de bravoure de quelques héroïques patriotes pour libérer la famille impériale du joug de son ange noir, ne la sauvera pas de la révolution qui gronde.

Au cours des mois qui suivent, alors que le pays court au désastre, Lénine s'empare du pouvoir et la sinistre prédiction de Raspoutine s'accomplira dans toute son horreur dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg : le tsar Nicolas II, la tsarine, leurs cinq enfants et quelques proches, périront sauvagement assassinés par les bolcheviks, sur l'ordre très probable de Lénine.

 

Les historiens pensent que l'ordre d'assassiner le tsar et sa famille est venu de Lénine lui-même.

 

Le verdict imparable de l’ADN

En 1990, les squelettes d’une partie de la famille impériale (Nicolas II, sa femme et trois de ses filles : Olga, Tatiana et Anastasia) sont retrouvés et exhumés, puis identifiés par une analyse ADN. Cette découverte met définitivement fin au mystère qu’avait fait planer, pendant plus de ans, une certaine Anne Anderson pourrait bien être Franziska Schwanzkowska, une ouvrière polonaise qui affirmait, depuis 1920, être la princesse Anastasia, la plus jeune fille de Nicolas II. D’ailleurs, en 1994, des tests ADN sont réalisés sur ce morceau d'intestin appartenant à Anna Anderson (décédée en 1984 aux États-Unis) et prouvent que Anna Anderson ne peut pas être Anastasia, ni même un membre de la famille Romanov. Jean des Cars, auteur de l'ouvrage « La saga des Romanov » apporte son témoignage : « Anna Anderson était une pauvre femme traumatisée physiquement et moralement par la guerre, à qui des escrocs avaient fait croire à son identité prestigieuse, totalement inventée, dans le but d'émouvoir, de convaincre et surtout de capter le magot impérial. À partir de sa ressemblance, ils lui ont fabriqué une mémoire avec assez d'habileté pour que certaines personnes succombent et valident l'invraisemblable. La malheureuse, en partie amnésique, avait sans doute fini par y croire elle-même, victime d'une monstrueuse manipulation, la pire puisque, à elle aussi, on répétait une supercherie ».

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En 1990 furent retrouvés les squelettes du tsar Nicolas II, de son épouse et de trois de ses filles.

 

Il manquait cependant les corps du tsarévitch Alexis, 13 ans, et de Maria, 19 ans, l'une des filles, qui auraient été brûlés comme le mentionne le rapport de Yourovsky qui a dirigé l'exécution en 1918. Après de nouvelles fouilles, les deux corps sont finalement retrouvés en août 2007. Et le verdict tombe le 30 avril 2008 lorsqu’un officiel russe annonce : « Le laboratoire de la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts aux États-Unis a confirmé l’identité des deux corps retrouvés : il s’agit bien de ceux de la princesse Maria et du tsarévitch Alexis. Nous avons à présent retrouvé la famille au grand complet ».

Le 17 juillet 1998, soit 80 ans jour pour jour après leur mort, les restes de la famille impériale sont inhumés à la cathédrale Pierre-et-Paul de Saint en présence des descendants de la famille Romanov et du président Eltsine qui a déclaré que « cet assassinat était un acte barbare ». Le tsar et sa famille ont été canonisés par l’Eglise orthodoxe russe en l’an 2000.

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 La famille impériale au grand complet, à l'époque où tout leur souriait.

 

19/07/2022

HISTOIRE ET PARANORMAL

 

Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ? (2e partie)

Par Jacques Mandorla

 

Image réalisée en 3D du visage du linceul de Turin.

 

Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide finalement de commander, en avril 1988, une expertise scientifique à trois laboratoires différents.

Pour cela, il autorise le prélèvement d’un échantillon du linceul en vue de sa datation au carbone 14. L’objectif est clair : il s’agit de savoir à quelle époque a été fabriqué le linceul, car ce test permet d’estimer quand a poussé le lin dont il est constitué.

 

Les tests scientifiques au Carbone 14 déclenchent une guerre d’experts

L’échantillon découpé est donc divisé en trois parties égales, puis remis pour analyse au Radiocarbon Accelerator Unit de l’Université d’Oxford, à l’Université d’Arizona et à l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich.

Les résultats fournis par les trois laboratoires sont identiques et sèment le trouble parmi les fidèles qui sont persuadés que le drap a contenu le corps de Jésus-Christ.

La datation au carbone 14 donne, en effet, une période comprise entre 1260 et 1390 : on se trouverait donc en présence d’un linceul du Moyen Âge.

Ces trois laboratoires étant sérieux et réputés, il semble difficile de croire qu'ils se soient tous trompés dans leurs mesures, commettant une erreur de treize siècles, ce qui est considérable.

De nombreux chercheurs réfutent cependant cette datation.

Certains avancent que les échantillons testés auraient été changés.

D'autres font remarquer que l’emplacement du prélèvement, sur un bord et dans un coin du drap, a été mal choisi. Cet endroit, très manipulé au cours des nombreuses ostensions (nom donné aux expositions publiques de la relique), aurait pu être restauré avec soin, ce qui aurait échappé aux experts.

 

Un faux créé par Léonard de Vinci ?

Chez ceux qui imaginent qu’il s’agit d’une œuvre datant du Moyen Âge, une hypothèse l’emporte largement. Comme on se trouve en présence d’une image qui n’est ni une peinture, ni un frottis sur cuivre, un seul homme de l'époque aurait, a priori, été capable de le réaliser : Léonard de Vinci !

En effet, l’image ressemble à une photographie : or, on sait que le peintre italien a construit une chambre obscure, boîte perforée d'un petit trou, qui est l'ancêtre de l'appareil photographique.

Mais dans quel but ? En fait, Léonard était un fervent adepte d'une religion hérétique : l'Église johannite, qui considère que le vrai Messie est saint Jean-Baptiste et non pas Jésus.

Mais cette hypothèse pose un problème de dates : Léonard de Vinci est né en 1452 et est mort en 1519. Cela n’est donc pas compatible avec les dates provenant des analyses des trois laboratoires scientifiques : 1260-1390 ! Sauf si l’artiste a utilisé un drap datant de cette époque et sur lequel il a réalisé ces images, deux siècles plus tard.

Le célèbre Léonard de Vinci est soupçonné, par certains, d’être l’auteur des images qui figurent sur le linceul de Turin.

 

Les « fantômes d’écriture » découverts par le chercheur français André Marion

Titulaire d'une maîtrise en électronique et d'un doctorat en physique nucléaire, André Marion est aujourd’hui responsable du Centre de numérisation et de traitement d'images à l'Institut d'optique théorique et appliquée d'Orsay, dans l’Essonne.

Dans son livre « Nouvelles découvertes sur le suaire de Turin », paru en 1998 chez Albin Michel, André Marion annonce qu’il a mis en évidence des lettres latines et grecques autour du visage de l'homme !

Il a pu travailler sur des documents d'excellente qualité : des tirages des clichés pris par Giuseppe Enrié en 1931 et plusieurs photos réalisées par Vernon Miller en 1978 dans différentes bandes spectrales allant de l'infrarouge à l'ultraviolet.

Grâce à un traitement particulier des images, André Marion parvient à mettre en évidence l’existence de lettres qu’il nomme « fantômes d’écriture ».

Voici comment il a défini cette expression lors de l’interview qu’il m’a accordée et que j’ai publiée dans la revue FACTEUR X n°47 : « Les inscriptions sont quasiment invisibles à l'œil nu. Une fois que l'on sait où elles se trouvent, on arrive néanmoins à percevoir des bribes de lettres et à les reconstituer de façon fugace, un peu fantomatique. Ces écritures ont vraisemblablement été effacées depuis de nombreux siècles. La meilleure preuve, c'est qu'aucune description, aucune copie ou représentation du linceul, n'en a jamais fait mention. On peut donc en déduire qu'elles sont très anciennes, en tout cas bien antérieures au Moyen Âge, et probablement antiques. Ces fantômes, que les techniques de la fin du XXe siècle ont permis de faire apparaître, seraient donc une preuve de l'origine antique du linceul... et constitueraient donc un argument supplémentaire allant à l'encontre de la datation par le Carbone 14 ! ».

Voici les principaux fantômes d’écriture relevés par André Marion.

Le long de la joue gauche, André Marion met en lumière le mot « INNECE », qui pourrait être l’expression latine « IN NECEM » signifiant « Tu iras à la mort ».

Sur le cou : « HSOg », mot qui ressemble au mot grec « IHSOg », Jésus.

Sur le côté droit du visage : un mot très long faisant 3 cm de haut : « NNAZAPENNUS » : ce qui signifie « le Nazaréen » en grec.

Le chercheur André Marion est parvenu à identifier des lettres autour du visage du linceul.

 

Cette énigme sera-t-elle un jour résolue ?

Oui probablement, à condition que le Vatican accepte de confier, pour analyse, de nouveaux morceaux du linceul : pour cela, il faut que ceux-ci soient de surface suffisamment importante, mais surtout qu'ils soient prélevés sur des endroits bien différents les uns des autres.

FIN

Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ? (2e partie)

Par Jacques Mandorla

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Image réalisée en 3D du visage du linceul de Turin.

 

Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide finalement de commander, en avril 1988, une expertise scientifique à trois laboratoires différents.

Pour cela, il autorise le prélèvement d’un échantillon du linceul en vue de sa datation au carbone 14. L’objectif est clair : il s’agit de savoir à quelle époque a été fabriqué le linceul, car ce test permet d’estimer quand a poussé le lin dont il est constitué.

 

Les tests scientifiques au Carbone 14 déclenchent une guerre d’experts

L’échantillon découpé est donc divisé en trois parties égales, puis remis pour analyse au Radiocarbon Accelerator Unit de l’Université d’Oxford, à l’Université d’Arizona et à l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich.

Les résultats fournis par les trois laboratoires sont identiques et sèment le trouble parmi les fidèles qui sont persuadés que le drap a contenu le corps de Jésus-Christ.

La datation au carbone 14 donne, en effet, une période comprise entre 1260 et 1390 : on se trouverait donc en présence d’un linceul du Moyen Âge.

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Ces trois laboratoires étant sérieux et réputés, il semble difficile de croire qu'ils se soient tous trompés dans leurs mesures, commettant une erreur de treize siècles, ce qui est considérable.

De nombreux chercheurs réfutent cependant cette datation.

Certains avancent que les échantillons testés auraient été changés.

D'autres font remarquer que l’emplacement du prélèvement, sur un bord et dans un coin du drap, a été mal choisi. Cet endroit, très manipulé au cours des nombreuses ostensions (nom donné aux expositions publiques de la relique), aurait pu être restauré avec soin, ce qui aurait échappé aux experts.

 

Un faux créé par Léonard de Vinci ?

Chez ceux qui imaginent qu’il s’agit d’une œuvre datant du Moyen Âge, une hypothèse l’emporte largement. Comme on se trouve en présence d’une image qui n’est ni une peinture, ni un frottis sur cuivre, un seul homme de l'époque aurait, a priori, été capable de le réaliser : Léonard de Vinci !

En effet, l’image ressemble à une photographie : or, on sait que le peintre italien a construit une chambre obscure, boîte perforée d'un petit trou, qui est l'ancêtre de l'appareil photographique.

Mais dans quel but ? En fait, Léonard était un fervent adepte d'une religion hérétique : l'Église johannite, qui considère que le vrai Messie est saint Jean-Baptiste et non pas Jésus.

Mais cette hypothèse pose un problème de dates : Léonard de Vinci est né en 1452 et est mort en 1519. Cela n’est donc pas compatible avec les dates provenant des analyses des trois laboratoires scientifiques : 1260-1390 ! Sauf si l’artiste a utilisé un drap datant de cette époque et sur lequel il a réalisé ces images, deux siècles plus tard.

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Le célèbre Léonard de Vinci est soupçonné, par certains, d’être l’auteur des images qui figurent sur le linceul de Turin.

 

Les « fantômes d’écriture » découverts par le chercheur français André Marion

Titulaire d'une maîtrise en électronique et d'un doctorat en physique nucléaire, André Marion est aujourd’hui responsable du Centre de numérisation et de traitement d'images à l'Institut d'optique théorique et appliquée d'Orsay, dans l’Essonne.

Dans son livre « Nouvelles découvertes sur le suaire de Turin », paru en 1998 chez Albin Michel, André Marion annonce qu’il a mis en évidence des lettres latines et grecques autour du visage de l'homme !

Il a pu travailler sur des documents d'excellente qualité : des tirages des clichés pris par Giuseppe Enrié en 1931 et plusieurs photos réalisées par Vernon Miller en 1978 dans différentes bandes spectrales allant de l'infrarouge à l'ultraviolet.

Grâce à un traitement particulier des images, André Marion parvient à mettre en évidence l’existence de lettres qu’il nomme « fantômes d’écriture ».

Voici comment il a défini cette expression lors de l’interview qu’il m’a accordée et que j’ai publiée dans la revue FACTEUR X n°47 : « Les inscriptions sont quasiment invisibles à l'œil nu. Une fois que l'on sait où elles se trouvent, on arrive néanmoins à percevoir des bribes de lettres et à les reconstituer de façon fugace, un peu fantomatique. Ces écritures ont vraisemblablement été effacées depuis de nombreux siècles. La meilleure preuve, c'est qu'aucune description, aucune copie ou représentation du linceul, n'en a jamais fait mention. On peut donc en déduire qu'elles sont très anciennes, en tout cas bien antérieures au Moyen Âge, et probablement antiques. Ces fantômes, que les techniques de la fin du XXe siècle ont permis de faire apparaître, seraient donc une preuve de l'origine antique du linceul... et constitueraient donc un argument supplémentaire allant à l'encontre de la datation par le Carbone 14 ! ».

Voici les principaux fantômes d’écriture relevés par André Marion.

Le long de la joue gauche, André Marion met en lumière le mot « INNECE », qui pourrait être l’expression latine « IN NECEM » signifiant « Tu iras à la mort ».

Sur le cou : « HSOg », mot qui ressemble au mot grec « IHSOg », Jésus.

Sur le côté droit du visage : un mot très long faisant 3 cm de haut : « NNAZAPENNUS » : ce qui signifie « le Nazaréen » en grec.

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Le chercheur André Marion est parvenu à identifier des lettres autour du visage du linceul.

 

Cette énigme sera-t-elle un jour résolue ?

Oui probablement, à condition que le Vatican accepte de confier, pour analyse, de nouveaux morceaux du linceul : pour cela, il faut que ceux-ci soient de surface suffisamment importante, mais surtout qu'ils soient prélevés sur des endroits bien différents les uns des autres.

FIN

PSYCHOMÉTRIE

 Test : êtes-vous doué pour la psychométrie ?

Voir, en fin d'article, deux tests sympathiques à réaliser

      Extrait du livre de Jacques Mandorla

psychométrie,voyance,médium,salagrama,test,perception,objet

"66 tests pour développer vos capacités paranormales"

(Éditions Trajectoire)

 

 

 

 

Le terme de psychométrie signifie, au sens littéral, " mesure de l'âme " car il vient du grec "psyché", âme et "metron", mesure.

En réalité, ce mot fut inventé par un professeur de médecine américain du nom de Joseph Rodes Buchanann, qui le cita, pour la première fois, dans son ouvrage "Manual of Psychometry" (Manuel de psychométrie) paru en 1885.

Le mot "psychométrie" désigne la faculté, pour une personne, d'entrer en contact avec la mémoire d'un objet et de pouvoir ensuite raconter, instantanément et dans le détail, son histoire, son origine et certains événements marquants de sa vie passée, uniquement en prenant cet objet en mains et en se concentrant dessus.

De son côté, Tischner, dans son ouvrage "Introduction à la Parapsychologie" (Editions Payot) définit la psychométrie comme "le fait qu'un sujet sensitif, à l'aide d'un objet qu'on lui confie et qu'il tient en mains, est capable, de façon paranormale, de percevoir des éléments d'information concernant les personnes ayant eu un contact suffisant avec celui-ci".

La psychométrie va consister, pour le sujet Psi à retracer l'historique complet ou partiel, passé ou présent (exceptionnellement futur) d'un individu à l'aide d'objets familiers lui ayant appartenu. Plus ces objets ont un contenu affectif riche, plus ils se révéleront utiles au sensitif. Ce qui explique que l'on va lui confier des objets intimes : alliance, montre, photographies (récentes de préférence), lettres manuscrites originales, vêtements, pièces d'archéologie...

On l'aura compris, l'un des facteurs essentiels à une bonne psychométrie, est le choix d'objets ayant une implication psycho-affective marquée de la part de la personne bénéficiaire du travail sensible du médium. Une des applications privilégiées et des plus connues de la psychométrie est, sans nul doute, la recherche de personnes disparues. Mais d'autres utilisations, toutes aussi pertinentes, peuvent être mises en exergue selon les capacités du sujet : aide affective, résolution de problèmes, influence positive à distance, découverte de gisements de minerais, de nappes phréatiques...

À la recherche d’un trésor

Raymond Réant, aujourd'hui décédé, fut l'un des rares voyants français spécialisés en psychométrie : il a réalisé de nombreuses expériences dans son pavillon de Villeparisis.

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Raymond Réant fut l'un des rares voyants français spécialisés en psychométrie (ici, en action sur une tablette égyptienne).

Voici comment il m'a décrit sa façon de procéder : "Pour parvenir à des résultats, je me concentre fortement sur l'objet à étudier et, instantanément, j'aperçois des images qui représentent les moments forts de la vie et de l'environnement de cet objet. J'explique ce phénomène en affirmant que les choses qui nous entourent ont, un peu comme les êtres humains, une mémoire dans laquelle s'impriment les faits essentiels dont elles sont les témoins involontaires et immobiles. Ainsi, un jour, on m'a apporté une pierre provenant de la muraille d'un château féodal pour essayer de détecter un trésor. J'ai capté des images d'un meurtre perpétré à l'aide d'un poignard et qui mettait en scène des gens vêtus comme au Moyen Âge. Un peu plus tard, après recherche sur l'histoire du château, on découvrit qu'un crime avait bien eu lieu à cet endroit, plusieurs siècles auparavant. La pierre avait mémorisé comme un souvenir ou peut-être comme un cauchemar, ce meurtre du passé et c'est cela que j'avais capté !".

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En faisant de la psychométrie sur une pierre d'un château féodal, Raymond Réant n'a pas détecté la présence d'un trésor mais la commission d'un crime !

Test scientifique

Raymond Réant a été soumis, un jour, à une expérience étonnante, dirigée par le professeur François Saison, de l'université d'Orsay, expérience filmée et intitulée « La pierre ronde ».

Après avoir remis un fossile au voyant, il le laisse parler : "Je vois un coquillage, c'est une ammonite évidée, utilisée par des Indiens pour un usage religieux. J'entends une voix qui dit "salagraman" à l'instant même où un prêtre loge, dans la cavité du coquillage enveloppé par le galet, un tout petit document portant des inscriptions que je ne comprends pas. Je vois un grand fleuve. En m'élevant très haut, je le reconnais comme étant le Gange, dans la découpe du territoire indien ".

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Salagrama, pierre indienne sacrée provenant d'un affluent du Gange.

 Voici, à l'issue de cette expérience, le commentaire du professeur François Saison : "J'ignorais absolument tout de cet objet, sauf son origine indienne. Après bien des recherches, à la suite du mot "salagraman" donné par monsieur Réant, j'ai eu la joie de découvrir ce mot, écrit avec une lettre en moins, à la page 323 du "Dictionnaire des religions" de l'Abbé Bertrand édité en 1851, à l'article "salagrama" : petite pierre extrêmement vénérée en Inde par les Brahmanes qui la considèrent comme une métamorphose de Vishnou. C'est une sorte de coquille pétrifiée dans le genre des ammonites. On la trouve dans la rivière Cassai, un des affluents du Gange. Cette pierre est cependant assez rare. Les Brahmanes, après l'avoir lavée, la portent sur l'autel et la parfument. Ensuite ils distribuent à leurs .fidèles un peu d'eau qui l'a touchée. il n'est rien de plus efficace pour obtenir la rémission de tous ses péchés que d'avoir de l'eau dans laquelle on a lavé une pierre salagrama".

Testez vos capacités de psychométrie

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires sur les résultats que vous avez obtenus en pratiquant les tests ci-après en cliquant sur : paranormal@orange.fr

 TEST N°1 : LA PSYCHOMÉTRIE D’UN OBJET

Vous pouvez mesurer vos potentialités en psychométrie en demandant à des personnes de votre entourage de vous soumettre des objets "exotiques" (statuettes ou produits d'artisanat rapportés par des tiers d'un pays étranger) ou des objets personnels proposés par ceux qui assistent au test (montres anciennes, bijoux, vêtements... ).

Plus vous donnerez de détails sur l'objet (époque, origine géographique, description du propriétaire ... ), plus le test sera réussi.

 TEST N°2 : L’OBJET IMPRÉGNÉ

Prenez un objet en main : palpez-le, ressentez-le, imprégnez-vous en bien.

Passez ensuite dans la pièce d’à-côté et demandez à quelqu’un de bien cacher l’objet en votre absence. Puis revenez dans la pièce et efforcez-vous de retrouver l’objet : vous serez étonné du résultat !

 

TEST : AVEZ-VOUS DU MAGNÉTISME ?

Test : avez-vous du magnétisme ?

 Par Jacques Mandorla

Auteur du livre

"66 tests pour développer vos capacités paranormales"

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Éditions Trajectoire - 368 pages - Très nombreuses illustrations - 22 euros

En vente dans toutes les bonnes librairies, sur www.amazon.fr  et  www.fnac.fr

La vraie question n'est pas de savoir si vous avez du magnétisme : tout le monde en a. Non : il s'agit bien de savoir si vous en avez plus que la moyenne.

Pour cela, pratiquez le test de la magnétisation (appelée encore "momification") d'un citron.

Prenez un citron : posez-le sur une assiette, puis placez vos deux mains à 2 centimètres au-dessus. La bonne position pour magnétiser est celle indiquée par le dessin ci-après.

MAINS.jpg
Conservez cette position pendant environ 10 minutes : vous êtes en train de "magnétiser" le citron.

Faites cette opération deux fois par jour : une fois le matin et une fois le soir.

IMPORTANT

Pendant vos séances de magnétisaton du citron, pensez mentalement au résultat final que vous souhaitez obtenir : "Je transmets tout mon magnétisme à ce citron, afin de parvenir à le momifier".

Voici, en photo, à quoi vous devez parvenir après plusieurs jours de magnétisation.

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À gauche, le citron au départ du test.
À droite, le citron momifié après plusieurs jours : il a rapetissé, devenant sec et dur !

 

TRANSMETTEZ-NOUS VOS RÉSULTATS !

N'hésitez pas à nous transmettre vos résultats sous forme de commentaires (durée du test, sensations,...) et de photos, à l'adresse email de notre blog : paranormal@orange.fr.

 

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 Le livre qui révèle tous les secrets de l'énergie des mains !

Auteur Jacques Mandorla - Préface de Maurice Mességué

Éditions Grancher - 258 pages - Nombreuses illustrations - 22 €

Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

Nous avons tous du magnétisme ! Grâce à mon livre ABC DU MAGNÉTISME, vous allez mieux comprendre les phénomènes liés à votre magnétisme personnel : énergie des mains, aura, hypnose, influence du cosmos...

Si vous voulez savoir comment les guérisseurs parviennent à soigner en utilisant cette énergie issue du corps humain et - pourquoi pas - apprendre à magnétiser vous-même afin de soulager les bobos de votre entourage, ce livre de 260 pages est fait pour vous !

  • - Apprendre à utiliser votre magnétisme, en vous proposant de faire chez vous de nombreux tests (faciles pour les débutants, moyens et difficiles pour ceux qui souhaitent se perfectionner), en suivant attentivement les conseils de préparation et en étudiant dans le détail les 4 grandes techniques existantes : classique, empirique, orientale (reiki) et magique.
  • - Comprendre comment le magnétisme peut guérir : techniques de l'imposition des mains et des passes magnétiques, pratique en direct ou à distance, types de maladies pouvant être traitées, utilité des aimants...
  • - Prendre connaissance, par des témoignages réels, de l’existence de guérisons étonnantes, obtenues par des magnétiseurs professionnels.
  • - Mesurer tout ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais guérisseur.
  • - Découvrir les travaux scientifiques du professeur Yves Rocard, qui expliquent pourquoi chacun d'entre nous réussit à obtenir des résultats en magnétisme et en radiesthésie.

Après avoir lu ce livre ABC DU MAGNÉTISME, vous aurez un autre regard sur les pouvoirs étonnants de l'Homme.

TEST DES FLEURS SÉCHÉES

 Une expérience incroyable, à faire chez vous : le test des fleurs séchées !
Par Ranky

Auteur de l'Encyclopédie du Mystère (Éditions Trajectoire)

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Regardez bien cette photographie. Il s’agit du portrait de Julien, un membre de la famille de Ranky. Décédé en 1970, cet homme, doué d’une mémoire fabuleuse et d’un savoir immense, possédait un ascendant extraordinaire sur les personnes qui l’approchaient. Tout son être dégageait un magnétisme envoûtant et bénéfique. Cette photo est la dernière prise avant sa mort.

Le premier fait extraordinaire se produisit à peine un mois après le décès. Prenant quelques violettes, nous les avons placées près de la photo. En une dizaine de jours, ces violettes se sont immortalisées.

Ayant remarqué le phénomène, nous avons placé à nouveau d’autres fleurs près du portrait. Résultats identiques : toutes les fleurs sèchent en peu de temps. Quelques variétés réputées durer longtemps, dans un vase rempli d’eau, ont subi le même sort : les fleurs sèchent, sans perdre un seul pétale. Les roses grimpantes, de nature fragile, perdent vite leurs pétales qui ont tôt fait de former un tapis sur le sol. Pourtant, toutes les roses placées près de la photographie s’immortalisent en 10 ou 15 jours et les pétales ne tombent pas.

Nous en possédons des cartons pleins. Bien sûr, nous avons tenté de trouver une explication à ce phénomène qui se reproduit depuis plusieurs décennies. À ce jour, nous n’en possédons pas.

Que les fleurs soient dans l’eau, sans eau ou dans un pot rempli de terre, le résultat est identique. Nous avions pensé que le degré hygrométrique de l’air pouvait agir. Nous avons donc sans arrêt déplacé la photo, la changeant de pièce, du rez-de-chaussée au sous-sol : toujours le même résultat !

Si nous coupons deux fleurs venant du même pied, celle posée près de la photo sèche, l’autre meurt en perdant ses pétales.

Au cours du séchage qui devient visible vers le 8ème jour, si nous enlevons la photo, la fleur arrête de sécher, perd ses pétales et souvent se met à pourrir.

Une photo identique se trouvait en Saône-et-Loire, dans l’appartement de la veuve de Julien : le même phénomène se produisait, dans n’importe quelle pièce, en n’importe quelle saison et dans toutes les conditions !

Reproduisez chez vous cette expérience étonnante
Pour cela, c'est très simple : il vous suffit d'imprimer cette photo (ou de nous demander de vous l'envoyer par mail) puis de la poser chez vous, à l’endroit que vous voulez, et de fleurir celle-ci comme s’il s’agissait d’un de vos proches disparus.

Voici quelques précautions concernant les fleurs. Vous devez les choisir en "bonne santé", les couper avec précaution, de façon à ne pas déchirer les pétales ou abîmer les queues. Si, au cours de vos expériences, quelques pétales tombent, cela proviendra probablement d’une blessure de la fleur.

À noter que le séchage des fleurs s’accompagne souvent d’autres manifestations mystérieuses : déplacements d’objets, bruits, etc.

Ce test est paru dans diverses revues et magazines. Nous avons reçu plus d’une centaine de lettres de lecteurs ayant tenté l’expérience avec succès, mais "bizarrement", aucune missive émanant d’un scientifique. Mais nous savons qu’ils ont des préoccupations autrement plus importantes !

MERCI DE NOUS FAIRE PART DU RÉSULTAT DE VOTRE TEST EN NOUS LAISSANT UN COMMENTAIRE.

UN ÉTRANGE TALISMAN

 L’étrange talisman ésotérique de la Reine Catherine de Médicis

En 1589, sur son lit de mort, la Reine Catherine de Médicis lègue à Henri 1er de Mesmes un mystérieux coffret fermé, avec ordre de ne jamais l'ouvrir, sous aucun prétexte. Elle seule sait ce qu’il contient. Mais, en 1826, la famille de Mesmes ne respecte pas le pacte de son ancêtre et ouvre le coffret !

Par Jacques Mandorla

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Portrait de Catherine de Médicis peint vers 1555 par un artiste inconnu (Galerie des Offices, Florence).

 

Ce que l'Histoire a surtout retenu de la Reine Catherine de Médicis (1519-1589), épouse du Roi Henri II, c’est qu'elle fut l'instigatrice du terrible massacre perpétré contre les protestants à Paris, le 24 août 1572, jour de la fête de saint Barthélémy.

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Catherine de Médicis le jour du massacre de la Saint-Barthélémy (tableau d’Édouard Debat-Ponsan - 1880 – Musée du Louvre).

 

La Reine consulte Nostradamus

Peu de gens savent que Catherine de Médicis fut une grande passionnée d'astrologie et de sciences occultes. Ainsi, elle fera appel aux deux plus grands devins de son époque.

La Reine, ayant entendu parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Michel de Nostre-Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus, l’invite en août 1556 au château de Blois : elle lui présente ses enfants et lui demande de dresser leur horoscope. Le mage révèle alors : « Trois de vos quatre garçons porteront la couronne ». L’avenir lui donnera raison : François, Charles et Henri deviendront rois de France. La Reine, satisfaite des prédictions de Nostradamus (on le serait à moins !), lui offre une importante récompense et le consultera encore à plusieurs reprises. Jusqu’à la dramatique prédiction de Nostradamus annonçant qu’Henri II, l’époux de Catherine de Médicis mourra au cours d’un tournoi, un oeil transpercé par la lance de son adversaire.

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Le mage Nostradamus a été consulté régulièrement par Catherine de Médicis (estampe de 1870 - Réunion des Musées Nationaux).

 

Après la mort de Nostradamus, Catherine de Médicis fait appel en 1571 à l'astrologue Cosme Ruggieri qui est originaire de Florence comme elle. On sait, de source sûre, que la Reine tient fortement compte de son avis, notamment sur la décision à prendre concernant les princes protestants détenus depuis la Saint-Barthélemy.

 

Un mystérieux coffret qu’il était interdit d’ouvrir

Si, à la Cour du Roi, la passion de Catherine de Médicis pour l’ésotérisme est bien connue, personne ne sait par contre que, peu avant sa mort, elle lègue à Henri 1er de Mesmes un coffret, fermé et sans la clé, avec l’ordre de ne jamais l'ouvrir, sous aucun prétexte. Elle seule sait ce qu’il contient.

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Coffret similaire à celui offert par Catherine de Médicis à Henri Ier de Mesmes et contenant le mystérieux talisman.

 

Ce monsieur de Mesmes, qui mourut en 1596 soit sept ans après la Reine, était conseiller d’Etat, magistrat et député de Paris. Étant très proche de la Reine, il n’est pas étonnant que celle-ci lui ait confié sur son lit de mort un aussi précieux cadeau.

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Henri Ier de Mesmes à qui Catherine de Médicis offrit son coffret avec l’ordre de ne jamais l’ouvrir sous aucun prétexte (estampe Claude Mellan – 1644 – Musée Beaux-Arts de Nancy).

 

Il faudra attendre l’an 1696, soit 107 ans après la mort de la Reine, pour découvrir, dans un opuscule paru à Londres et intitulé « L'art d'assassiner les rois, enseigné par les Jésuites à Louis XIV et à Jacques II », ce qui s’était exactement passé le jour de la remise du coffret : « Catherine de Médicis fit appeler Monsieur de Mesmes et lui confia une boîte métallique bien fermée à clef et lui dit qu’elle avait jugé à propos de lui remettre entre les mains ce sacré dépôt qui était le plus riche trésor qu'elle eût dans le monde, avec ordre de ne l'ouvrir jamais ni de le donner à personne, à moins que ce ne fût par son commandement signé de sa propre main. Elle engagea Monsieur de Mesmes à faire serment qu'il tiendrait parole, sous peine d'encourir sa haine et son indignation. La Reine étant morte sans retirer la boîte des mains de M. de Mesmes et celui-ci étant pareillement décédé, les héritiers de M. de Mesmes la gardèrent longtemps dans leur famille sans l'ouvrir ».

On sait que ce coffret était garni de velours à l’intérieur et avait été conservé à Laval (Mayenne) dans la famille de Mesmes, sans que personne ne trahisse la promesse que leur ancêtre fit à la Reine. Jusqu'en 1826, soit presque deux siècles et demi plus tard, date à laquelle la curiosité fut la plus forte !

Une chronique de l’époque évoque ce manquement à la parole donnée à la Reine : « Le temps, qui fait oublier toutes choses, rendit les descendants de M. de Mesmes assez curieux pour ouvrir le coffret, dans l'intention d'y trouver un trésor inestimable. La boîte étant ouverte, on trouva une chose qui fit horreur et produisit le dernier étonnement : c'était une médaille en métal inconnu, ovale, en forme de bouclier, semblable à celles que les anciens Romains consacraient à leurs faux dieux. La gravure de cette médaille représentait Catherine de Médicis faisant offrande au démon ».

Cet objet est qualifié de médaille : en réalité, comme il comporte de nombreux signes et symboles ésotériques, il s’agit en fait d’un talisman.

En faisant des recherches dans des documents anciens, je suis parvenu à trouver des informations sur cet étonnant objet dans le livre « Discours merveilleux de la pie, actions et déportements de Catherine de Médicis » d’un écrivain du nom d'Henri Estienne (1531-1598), contemporain de la Reine : « Cette Princesse portait toujours sur elle ce talisman. Il était de la façon et de la fabrique du sieur Régnier, fameux mathématicien qui passait pour magicien et en qui elle avait beaucoup de confiance. On prétend que la vertu de cet objet était pour gouverner souverainement et connaître l'avenir, et qu'il était composé de sang humain, de sang de bouc et de plusieurs sortes de métaux fondus ensemble sous quelques constellations particulières, qui avaient rapport à la nativité de cette Princesse. L'original de ce talisman, qui fut trouvé et cassé après sa mort, est à présent conservé au Cabinet de curiosités de l'abbé Fauvel qui l'a fait ainsi graver et copier très fidèlement ».

Ce texte appelle quelques remarques : le sieur Régnier, cité ici, est probablement la francisation du nom de Cosme Ruggieri, l'astrologue florentin de la Reine dont nous avons déjà parlé..., Reine que l’auteur Henri Estienne rabaisse, au passage, au rang de « Princesse » ! Le rite de consécration évoqué correspond bien aux rites de magie connus au Moyen Âge : sang humain, sang de bouc, métaux fondus ensemble à certaines dates pour bénéficier d'influences cosmiques particulières. Par contre, toutes les recherches en archives que j'ai personnellement menées pour retrouver la trace de cet abbé Fauvel et de son original du talisman sont, hélas, restées vaines. 

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Dessins de l'avers et du revers du talisman de la Reine, décrits par Henri Estienne dans son livre « Discours merveilleux de la pie, actions et déportements de Catherine de Médicis ».

 

Découverte d’un second exemplaire du talisman !

Vingt-deux ans plus tard, en 1848, on trouva un nouvel exemplaire de ce talisman à Baussy, près de Bayeux (Calvados). Edmond Lambert, bibliothécaire de la ville, déclare juste après l'avoir étudié : « Il est à peu près identique à celui de la famille de Mesmes. Ce talisman aurait été conçu par Jean Fernel d'Amiens, premier médecin d’Henri II, qui avait reçu de grands bienfaits de la Reine. Il lui aurait présenté cette médaille en guise d'étrennes parce qu'elle aimait les images symboliques et que, dans la plupart des fêtes qu'elle donnait à la Cour, elle faisait distribuer des médailles de cette sorte ».

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Jean Fernel d'Amiens, premier médecin d’Henri II, aurait conçu le talisman de la Reine.

 

L'existence de talismans différents prouve qu'il y a eu plusieurs séries fabriquées du vivant de Catherine de Médicis. Ce que confirment les chroniques de l'époque, qui font état de fêtes grandioses données par la Reine dans ses châteaux de Blois et de Chaumont-sur-Loire, fêtes au cours desquelles la Reine distribuait ses talismans aux invités !

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Catherine de Médicis organisait de grandes fêtes dans son château de Chaumont-sur-Loire, au cours desquelles elle distribuait ses talismans aux invités.

 

À quoi correspondent ces mystérieux signes ?

Pour Edmond Lambert : « Ce talisman se rapporte indubitablement au roi Henri II et à sa famille. À l’avers, sous la figure d'Isis à tête d'épervier, il faut voir Catherine de Médicis. Henri II, sous les traits de Jupiter, l'aigle placé dans ses jambes, tient le sceptre fleurdelisé d'une main et de l'autre un livre qui doit être celui du destin. Isis lui fait voir, dans un miroir magique qu'elle tient et lui présente, la destinée de ses enfants. L'exergue présente trois lettres couronnées et deux qui ne le sont pas, à savoir : F, initiale de François, dauphin, qui devint roi sous le nom de François II. K pour Karl, initiale de Charles, duc d'Orléans, qui fut roi sous le titre de Charles IX le 5 décembre 1580. A, initiale d'Alexandre, duc d'Anjou, puis d'Orléans, qui prit le nom d'Henri III en mémoire de son père, lors de son avènement au trône en 1574. MG, sigle de Marguerite de France, née en 1553, qui fut une des plus belles et des plus spirituelles personnes de son temps. C'est la première femme d’Henri IV, qui fut aussi la dernière des Valois. Le mot OXIEL est un souhait pour l'avenir, comme « Plût à Dieu que les choses se passent ainsi ». Au revers est reproduite une image de Vénus dans une complète nudité. HAGIEL, dans l'ouvrage d’Agrippa, confirme cette désignation de Vénus. La présence du sigle MG pour Marguerite de France prouve que le talisman trouvé à Baussy a dû être exécuté entre 1552 et 1554 ».

Il faudra encore attendre 90 ans pour que le chercheur Jean Marquès-Rivière donne, en 1938, dans son livre « Amulettes, talismans et pantacles », plus de précisions sur l'exemplaire de Laval : « Sur l’avers, la figure nue serait celle de Catherine de Médicis elle-même sous les traits de Vénus. Le revers nous présente un pantacle incontestablement jupitérien. Le dieu assis est Jupiter, ayant devant lui l'aigle de Ganymède. Un Génie à tête d'Anubis lui présente un miroir magique ».

En faisant personnellement des recherches complémentaires dans différents grimoires anciens, j’ai pu comprendre que si Catherine de Médicis consulte le miroir magique, c’est pour savoir ce que l’avenir va lui réserver. Elle est représentée sous la forme d’une femme à tête d'oiseau et pieds d'aigle, tenant une flèche : ces symboles sont caractéristiques de Vénus. Le roi qui lui fait face est Henri II, son époux, assis avec un aigle entre les jambes et tenant un sceptre dans sa main gauche : ce personnage incarne effectivement Jupiter.

Par ailleurs, j’ai découvert les interprétations des différents noms inscrits en majuscules. Ainsi, ANAEL est le nom de l’ange de Vénus et génie du vendredi (ce qui semble signifier que c’était probablement le jour le plus favorable pour fabriquer le talisman). HE est la 5e lettre de l’alphabet hébraïque, signe de la maternité divine. HANIEL représente l’archange de Vénus qui s’occupe des humains sur le plan sentimental et sexuel. EBVLEB caractérise BELZÉBUTH, le prince des démons. Enfin, ASMODÉE est le démon destructeur qui préside au signe du Taureau.

 

Un troisième exemplaire découvert !

À noter que, très récemment, en 1998, un troisième talisman a été trouvé, à l'aide d'un détecteur de métaux, sur la plage de Bray-Dunes, une station balnéaire du département du Nord, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Dunkerque. Cette trouvaille confirme qu’on doit pouvoir découvrir d’autres spécimens de ce talisman rarissime.

Quand on pense que la Bibliothèque nationale de France (BnF), dont la mission est de recueillir, conserver et enrichir notre patrimoine documentaire, ne possède même pas un exemplaire original de ce talisman, mais seulement un surmoulage de celui trouvé en 1826 dans le coffret de la famille de Mesmes à Laval ! On imagine alors la valeur que représenterait toute nouvelle trouvaille !

 

Pour en savoir plus sur les porte-bonheur

De nombreux objets ont, à travers les siècles, servi de porte-bonheur. Les spécialistes répartissent ces objets en deux catégories : les objets prophylactiques, censés prévenir une maladie et les objets apotropaïques, destinés à conjurer le mauvais sort (ou mauvais œil).

Voici les principaux porte-bonheur, classés dans l'ordre alphabétique.

 Amulette

Petit objet qu'on porte sur soi dans l'idée superstitieuse qu'il préserve des maladies, dangers, accidents, sortilèges, événements fâcheux, maléfices, souffrances physiques et morales.

 

Abrasax

Objet représentant un être monstrueux, avec une tête de coq, un corps d'homme dont la main droite tient un fouet et la gauche un bouclier, et des jambes en forme de serpents ! Chacune des parties du corps de cette entité monstrueuse avait sa raison d'être sur le plan symbolique : la tête de coq signifiait la vigilance, le bouclier la protection, le fouet l'autorité et les serpents le mystère de l'éternité.

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L’abrasax représente un être monstrueux, avec une tête de coq, un corps d'homme et des jambes en forme de serpents.

 

Charme

Formule d'incantation magique qui était censée donner une bonne protection. Par exemple, on répétait trois fois de suite, à voix haute : « Hax, pax, max » pour se protéger d’une attaque éventuelle d’un animal agressif.

 

Ex-voto

Objet symbolique que l'on porte sur soi ou que l'on place dans un lieu de culte, en accomplissement d'un vœu ou en remerciement d'une grâce obtenue : guérison d'une maladie, protection contre les naufrages, espoir de bonnes récoltes...

 

Fétiche

Objet, sculpté dans le bois ou la pierre, auquel on attribue un pouvoir magique capable d'attirer la chance et d'écarter les dangers. On l'appelle aussi « grigri ». Ce sont les colonisateurs occidentaux qui ont baptisé, par ce mot, les objets de culte qu'ils découvrirent chez les peuples dits primitifs.

 

Mascotte

Ce terme vient du provençal « mascoto » signifiant « protecteur de la maison ». À la fin du XIXe siècle, au moment de l’essor de l’industrie automobile, on donna même ce nom aux bouchons de radiateurs afin de protéger les conducteurs des dangers de la route !

 

Pantacle

Objet censé posséder des vertus magiques de protection contre les forces diaboliques.

 

Phylactère

Fragment de texte saint ou de relique qui sert de porte-bonheur. Il faut noter que ce terme désigne aussi les bulles des bandes dessinées dans lesquelles sont placés les textes !

 

Talisman

Objet sur lequel sont inscrits ou gravés des signes consacrés et auquel on attribue des vertus magiques de protection.

 

Un livre à lire : des centaines de porte-bonheur (et leurs vertus) à découvrir

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"Le Grand Livre des Porte-Bonheur" par Jacques Mandorla

Éditions Trajectoires

462 pages couleurs - 24,95 euros

 

LA FIN DU MONDE PRÉDITE PAR LES MAYAS

LA FIN DU MONDE PRÉDITE PAR LES MAYAS

par Jacques Mandorla

LA FIN DU MONDE PRÉDITELa civilisation maya, qui s’est développée en Amérique centrale dans les régions du sud du Mexique (Chiapas et Yucatan), au Guatemala, au Belize, au Salvador et au Honduras occidental, est aussi connue que son homologue inca du Pérou.

Mais ce ne sont pas ses sites archéologiques célèbres (Tikal, Palenque, Chichen Itza...) qui font actuellement la une de l’actualité, mais une prophétie qu’ils auraient émises il y a plusieurs siècles, avant que cette civilisation ne disparaisse définitivement.

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Depuis plusieurs années circule une inquiétante rumeur : selon le calendrier maya, visible sur de nombreuses pierres gravées, la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012 !

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Le vecteur principal de cette annonce apocalyptique étant, comme souvent, le Web. Mais pas seulement.

Déjà, en 1987, l’auteur américain José Argüelles (mort en mars 2011) s'est inspiré de cette hypothèse dans son livre « Le facteur maya ».

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Selon le calendrier maya, le système solaire changerait de cycle tous les 5 125 ans. Sachant que, selon les Mayas, la Terre est née à une date qui correspond, pour nous, à 3 113 avant J.C., la fin du monde arrivera en 2012 !

Pour les « mayanistes » du mouvement New Age américain, cette date marquera un changement dans la conscience mondiale et le début d’une nouvelle ère.

Mais pour d’autres, cette date annonce un cataclysme reposant sur trois possibilités de phénomènes.

La première hypothèse évoque une inversion du champ magnétique de la Terre, c’est-à-dire que le Pôle Nord deviendra le Pôle Sud et vice versa. C’est ce que traite le réalisateur allemand Roland Emmerich dans son film intitulé « 2012 ».

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La seconde hypothèse met en avant un alignement particulier entre plusieurs planètes et le Soleil.

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Enfin, la troisième hypothèse fait état de la chute d’un astéroïde percutant notre planète à très grande vitesse.

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Quelle que soit l’hypothèse retenue, les tenants de la théorie cataclysmique affirment que ce phénomène occasionnera des séismes et des tsunamis d'une formidable ampleur.

La quasi totalité des scientifiques réfutent toutes ces hypothèses qui ne reposent, selon eux, sur aucune théorie astronomique fiable...

Dans notre précédent article, nous avons évoqué la prédiction de la fin du monde pour le 21 décembre 2012… citée par certains auteurs faisant référence, selon eux, à des textes et au calendrier des Mayas.

Sur Internet, on assiste à un véritable déferlement de littérature à portée apocalyptique : il y a actuellement plus de 2 500 000 pages consacrées à cette fin du monde 2012 !

 Cette prédiction appelle plusieurs remarques.

1) L’écriture maya commence à être déchiffrée depuis quelques années seulement : les spécialistes estiment qu’on a identifié environ 50 % des « glyphes » (signes d’écriture) de cette civilisation précolombienne. Or, en ce qui concerne cette prédiction dite « des Mayas », les archéologues n’ont trouvé aucun texte original qui aurait été écrit par cette civilisation et qui ferait référence à ce cataclysme annoncé. En réalité, il s’agit d’interprétations récentes, fondées sur le fait que, pour les Mayas, le système solaire changerait de cycle tous les 5 125 ans.

50 % des signes (gyphes) de la langue des Mayas sont actuellement déchiffrés.

 2) À ce jour, l’annonce de la fin du monde est la… 183e depuis la chute de l’Empire Romain (on peut quand même se demander comment les scientifiques ont réussi à établir une statistique aussi précise !). Et les 182 précédentes ont toutes été erronées : on se souvient de Paco Rabanne jouant les Nostradamus il y a quelques années, ce qui lui a valu d’être licencié par les propriétaires des marques portant son nom !

Paco Rabanne a payé cher ses prédictions erronées.

 3) De nombreuses dérives sectaires risquent d’apparaître d’ici la date fatidique, faisant craindre aux autorités de nombreux pays des drames comme ceux du « suicide » de 16 membres de l’Ordre du Temple Solaire en 1995 dans le Vercors. Ou pire, de celui de 914 adeptes du Temple des Peuples, secte de Jim Jones, empoisonnés au cyanure de potassium, le 18 novembre 1978 à Jonestown, au Guyana.

     

Au Guyana, en 1978, Jim Jones, le gourou de la secte du Temple des Peuples, a entraîné tous ses adeptes dans la mort.

 4) On dit que les Renseignements Généraux français auraient constaté, ces derniers mois, des « mouvements inhabituels de population » dans deux départements français : les Pyrénées-Orientales et l’Aude.

À Lamanère, petit village de 60 âmes des Pyrénées-Orientales (c'est le village situé le plus au sud de la France continentale), des bunkers ont été construits pour faire face à la fin du monde !

Et à Bugarach (Aude), la folie s’est emparée de cette commune de 200 habitants : en effet, une rumeur circule que seule cette bourgade, connue pour son « pech » (un pic culminant à 1 200 m d’altitude), sera épargnée ! Une sorte d’arche de Noé en quelque sorte. Résultat : les prix de l’immobilier ont été multipliés par quatre ! Et des milliers de personnes commencent déjà à affluer sur le site, depuis plusieurs mois : participants à des stages ésotériques, thérapeutes de tout poil, adeptes du New Age, pratiquants d'expériences de survie en pleine nature, chercheurs d’OVNI, chasseurs du fameux trésor de l’abbé Saunière…

 5) Pour les archéologues et les scientifiques, la prédiction n'a rien de dramatique : 2012 représente en effet la fin du cycle de 5 125 ans auquel croyaient les Mayas et annoncerait juste un renouveau, c'est-à-dire le début d'un nouveau cycle, sans cataclysme.

 6) Rappelons, pour terminer, que notre Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) se tient à la disposition de toute personne capable de prédire un événement d’ordre national ou planétaire et se propose de lui faire passer gratuitement des tests scientifiques, en présence d’experts, permettant d’évaluer ses capacités paranormales.

 En conclusion :

-      soit le 21 décembre 2012 notre planète sombre dans le néant et, dans ce cas, bravo aux Nostradamus modernes qui l’avaient prédit ! Et adieu à tous...

 -      soit il ne se passe rien ce jour-là, la vie reprend son cours et on en reparle ensemble le 22 décembre au matin !

 

 

 

 

 

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ? (1ère partie)

Par Jacques Mandorla

Le linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ, est exposé à partir du 19 avril 2015 et pendant deux mois à Turin (Italie). Un million de personnes ont déjà réservé leur place pour assister à cette exposition publique (nommée « ostension » en langage liturgique, dont la dernière a eu lieu en 2010) !

  

À gauche, photo du linceul tel qu’on peut le voir à Turin. À droite, la même image, en négatif, révèle plus de détails.

Le linceul de Turin est un tissu en lin de 1,13 m de large sur 4,40 m de long, épais de seulement 3 mm, qui dévoile l'image en négatif d'un homme de haute taille, nu et barbu, semblant porter des traces de crucifixion.

Il est aujourd’hui conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, en Italie, et propose une fantastique énigme : s'agit-il d'une contrefaçon médiévale réalisée par un artiste génial ou bien d’un drap ayant véritablement enveloppé Jésus lorsqu'il fut mis au tombeau ?

Dernière ostension du linceul à Turin en 2010.

 

Disparu au cours du sac de Constantinople

Cette relique est qualifiée de linceul, ce mot venant du latin « linteum », désignant une pièce de lin qui servait à l'ensevelissement des morts. Il ne faut pas la confondre, comme cela arrive souvent, avec un suaire, terme issu du latin « sudarium » qui est un mouchoir servant à essuyer la sueur d’un visage. En effet, sur le linceul de Turin, fréquemment appelé par erreur « Saint Suaire », on voit le corps tout entier d’un homme, et pas seulement son visage.

Tout commence au VIe siècle, lorsqu’un drap sacré est signalé à Edesse, l'actuelle Sanliurfa, ville du sud-est de la Turquie. Pour certains, cette relique, connue à l’époque sous le nom de « mandylion », pourrait être l’actuel linceul de Turin, plié en huit de manière à ne laisser voir que le visage.

Ce mandylion est ensuite transféré à Constantinople en 944 où il disparaît en 1204 lors du sac de la ville au cours de la Quatrième croisade.

Le 1er août 1205, Théodore Ange, neveu d'un empereur byzantin, écrit au pape Innocent III pour se plaindre du pillage : « Les Francs se sont appropriés les reliques des saints, dont la plus sacrée d'entre toutes, le drap dans lequel notre Seigneur Jésus-Christ fut enveloppé après sa mort et avant sa résurrection. Nous savons que le drap sacré est conservé à Athènes par les pillards ».

Effectivement, un linceul apparaît la même année à Athènes chez le duc Othon de la Roche, lequel a participé à la prise de Constantinople l'année précédente. Aurait-il volé le linceul dans l’église de Blachernes où il était pieusement conservé ?

Un fait est certain : en 1357, on retrouve le linceul chez Geoffroy de Charny, seigneur de Lirey, un village situé près de Troyes, en Champagne. Or Geoffroy de Charny a épousé l'arrière-petite-fille d'Othon de la Roche ! Geoffroy de Charny offre la relique à l’église collégiale de Lirey, où elle est vénérée par les nombreux pèlerins qui passent la voir.

Enseigne de pèlerinage du XIVe siècle (musée de Cluny à Paris) et représentant le linceul de Turin au-dessus des blasons des familles de Charny et de Vergy (illustration de 1865).

La relique est ensuite cédée à la maison de Savoie qui en obtient l'authentification par le pape Sixte IV en 1471.. Elle est alors conservée à Chambéry où, malheureusement, un incendie l’endommage partiellement en 1532, comme en témoignent les parties brûlées de l'étoffe encore visibles aujourd’hui.

Puis elle est définitivement transférée à Turin,nouvelle capitale des ducs de Savoie.

 

Les premières photos révèlent une image extraordinaire

On ne parle plus du linceul jusqu’en 1898. À cette époque, l’art de la photographie commence à entrer dans les mœurs. Ce qui donne l’idée à un photographe turinois du nom de Secondo Pia de prendre des clichés du linceul. C’est une idée de génie car, au développement du négatif, on voit apparaître des détails invisibles à l’œil nu !

On reconnaît un homme mesurant environ 1m80 et arborant des cheveux longs, une moustache et une barbe. Il est nu et son corps porte des traces de coups et de flagellation, ainsi que des plaies multiples.

Illustration montrant la position du corps dans le linceul.

Le drap comporte deux « images » du même homme. L’une où il est vu de face les mains croisées. L’autre de dos, dans une position couchée, mais non naturelle pour un cadavre allongé : en effet, certains médecins pensent que le corps a subi une rigidité cadavérique due à une mort violente.

Ces traces proviendraient du contact du drap avec le corps sanguinolent de l'homme martyrisé et des analyses ont montré qu’elles sont composées de sang, de sérum, de bile et d'autres liquides physiologiques.

Très vite, deux camps s’opposent : ceux qui estiment se trouver en présence d’une confirmation de l’existence de Jésus-Christ et, de l’autre, ceux qui disent que la foi ne suffit pas et qu’il faut des preuves scientifiques avant de conclure quoi que ce soit.

Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide alors de commander, en avril 1988, une expertise à trois laboratoires différents.

À SUIVRE

Ces portes étranges qui s’ouvrent sur le passé 

Par Jacques Mandorla

Certains lieux semblent avoir enregistré, à jamais, la mémoire d’événements importants, étonnants ou dramatiques qui resurgissent ensuite, à l’identique, bien des années plus tard. Ces lieux particuliers sont désignés sous le nom de « portes du passé » et mettent en scène des êtres à allure fantomatique.

Dans l’Antiquité grecque, le site de la bataille de Marathon(qui eut lieu en 490 avant notre ère), situé à 40 km au sud d’Athènes, était déjà réputé constituer une porte vers le passé. À date régulière, des témoins ont dit se retrouver transportés en pleine bataille entre Grecs et Perses.

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Le site de la bataille de Marathon (qui eut lieu en 490 avant notre ère), situé à 40 km au sud d’Athènes, serait une "porte du passé".

 

L’exemple le plus spectaculaire de ce phénomène s’est, de l'avis de beaucoup de spécialistes, passé en France pendant l'été de l'année 1901.

 

Versailles, porte royale vers le passé ?

Le poète Jean Cocteau écrivit dans la préface du livre Les fantômes de Trianon paru en 1959 : « Si, un jour, les avions volaient à la vitesse de la lumière, ils atteindraient un univers dont une porte s’est ouverte par erreur le 10 août 1901 pour Miss Moberly et Miss Jourdain ».

Il faisait allusion à un phénomène extraordinaire qui s’était passé, au début du XXe siècle, au château de Versailles. Ce jour-là, dans l’après-midi, deux touristes anglaises Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain ont décidé de visiter le célèbre château.

Charlotte Moberly (1846-1937) est la fille d’un responsable de l’Église d’Angleterre. Âgée de 55 ans, elle exerce la fonction de principale d’un collège de filles à Oxford. Elle vient juste de recruter comme adjointe Eleanor Jourdain (1863-1924), âgée de 38 ans. En août 1901, les deux amies décident d'aller visiter la France et, plus particulièrement, le château de Versailles.

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Les deux Anglaises Eleanor Jourdain (à gauche) et Charlotte Moberly affirment avoir vécu une étrange aventure en août 1901 dans le parc du château de Versailles.

 

Au cours de leur visite, elles se dirigent vers le Petit Trianon, sans connaître le bon chemin. Le temps est couvert. Elles ont alors l’impression de pénétrer dans un univers qu'on qualifierait aujourd'hui de virtuel. Elles disent avoir aperçu une femme en train de secouer une nappe blanche et deux jardiniers qui conversent près d’une brouette, tous habillés en tenues d'époque royale.

Les deux visiteuses ressentent une impression grandissante d’inquiétude. Le paysage leur paraît irréel, semblable à une tapisserie.

Près d’un petit kiosque, un homme arrive en courant et leur dit : « Mesdames, il ne faut pas passer par là. Par ici, cherchez la maison ». Plus loin, effectivement, apparaît la maison, le Petit Trianon : sur le devant, une dame semble lire : ses cheveux sont blonds et elle est coiffée d’un chapeau de paille : elle ressemble étrangement à Marie-Antoinette. Les deux touristes anglaises se sont-elles réellement retrouvées face à la Reine, remontant le temps jusqu’en 1789 ?

Puis, un jeune homme leur demande de le suivre. Elles quittent alors les jardins de Trianon.

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Le deux Anglaises se dirigent vers le Petit Trianon, sans connaître le bon chemin. Elles ont alors l’impression de pénétrer dans un univers qu'on qualifierait aujourd'hui de virtuel.

 

Miss Jourdain retournera, seule, à deux reprises sur les lieux. Cinq mois plus tard, le 2 janvier 1902, elle dit avoir vu deux hommes vêtus de tuniques qui remplissent une charrette de fagots, puis avoir entendu des voix de femmes alors qu’en même temps retentit une étrange musique. Elle y retourne 6 ans et demi plus tard, pour la troisième fois : le 12 septembre 1908, elle assiste à la dispute de deux femmes.

Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain ont raconté leur étrange histoire dans un livre intitulé An adventure dont la première édition parut à Londres en 1911. L’édition française, sortie en 1959 et préfacée par Jean Cocteau, a pour titre Les fantômes de Trianon.

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Marie-Antoinette en chemise (portrait peint en 1783 par Elisabeth Vigée Le Brun). Sur ce tableau, elle porte un chapeau de paille comme celui décrit par les deux Anglaises.

 

Hasards curieux ou analogies troublantes

Différents faits ont été notés par les chercheurs en paranormal. Ainsi, un petit kiosque avait été prévu dans le nord du jardin par Antoine Richard, le jardinier de Marie-Antoinette. Ce kiosque figure sur un plan soumis en 1774 par celui-ci, mais n’a jamais réalisé. Pour le chercheur Robert Amadou : « Il semblerait que les demoiselles eussent pris connaissance des projets déçus du jardinier, plutôt que de la réalité historique du passé ».

Par ailleurs, un autre chercheur, Guy Lambert, remarque qu’elles n’ont pas signalé des éléments appartenant au Petit Trianon de 1789, comme le Jeu de Bague ou le Belvédère : ne serait-ce pas plutôt l'édifice de 1774 qu’elles auraient visité ? En effet, si l’on porte sur un plan des jardins du Petit Trianon les divers épisodes de l’aventure, ceux-ci se concentrent alors autour de la maison du jardinier Antoine Richard.

Toutefois, il semble qu’un pavillon correspondant au signalement du kiosque existait réellement en 1774. Les Anglaises auraient donc vu le Trianon de 1774, et il ne serait pas nécessaire d’invoquer un rêve de jardinier.

 

Quand les apparitions se succèdent à Versailles

Étrangement, depuis 1901, ce phénomène n’a cessé de se reproduire dans le Parc du château de Versailles : 1908 (la famille Crooke aurait rencontré, par deux fois, une femme en train de dessiner), 1928, 1935, 1937, 1938, 1949, 1955 (le 21 mai, un avoué londonien et son épouse disent avoir croisé, dans une allée du parc, une femme en robe jaune et deux hommes avec des vêtements du XVIIIe siècle).

Comme la plupart des témoignages proviennent de sujets de sa gracieuse Majesté, on peut se demander si ces derniers ne seraient pas plus sensibles que les autres à la présence de fantômes !

L’écrivain français Jean-Jacques Barloy a tenté une analyse statistique des divers témoignages. Des constantes reviennent souvent : une femme, des hommes en tricornes, une atmosphère chargée d’électricité, des témoins oppressés. Il a, de plus, recueilli plusieurs témoignages contemporains inédits : une visiteuse de Trianon aperçoit, parmi les arbres, une femme en robe longue avec une ombrelle (printemps 1965). Une autre voit des vitrines pleines de perruques. Deux dames remarquent des femmes avec des chapeaux en forme de bateaux et les retrouvent ensuite, très ressemblantes, sur un tableau. Des dizaines de visiteurs aperçoivent des lumières qui éclairent le théâtre et se déplacent. Un témoin voit, d’une chambre de Trianon, des femmes en robes de cour qui dansent...

 

Tentatives d’explication

De très nombreuses hypothèses ont été formulées pour cet étrange phénomène qui se serait déroulé dans le parc du château de Versailles. Voici les 8 principales.

Hypothèse n°1 : les deux Anglaises auraient monté un canular. Celui-ci aurait tellement bien fonctionné qu’elles ne purent dire la vérité ensuite, d'une part pour ne pas se ridiculiser et d'autre part afin de ne pas freiner les ventes de leur livre An adventure qui obtint un grand succès en librairie.

Hypothèse n°2 : elles auraient rencontré des personnages costumés en train de répéter l’une animations des fêtes que le comte Robert de Montesquiou-Fezensac donnait à l’époque dans le parc de Trianon. Cependant, après vérification, aucune fête n’a eu lieu ce jour-là à Versailles.

Hypothèse n°3 : il s’agirait d’une hallucination ou plutôt d’une mislocation, c’est-à-dire d’une fausse localisation des objets à la suite de perceptions confuses et d’interprétations erronées. Les deux demoiselles auraient vu des objets ou des personnages réels, mais elles auraient ensuite tout embrouillé, peut-être sous l’effet d’un repas trop arrosé. Pourtant, on peut objecter que le décor décrit par elles diffère vraiment trop de celui de 1901.

Hypothèse n°4 : il s’agirait d’un rêve éveillé. En 1954, Léon Rey, archiviste paléographe, attire l’attention sur un point important et fort étrange du récit de Miss Jourdain et de Miss Moberly : la description du kiosque. Ce kiosque ne correspond à aucun bâtiment existant en 1901, mais on sait qu’un kiosque avait été prévu dans le nord du jardin par Antoine Richard, le jardinier de Marie-Antoinette, puisqu’il figure sur un plan soumis en 1774 par celui-ci, mais ne fut jamais réalisé.

Hypothèse n°5 : il s’agirait d’un rêve fait par Marie-Antoinette et perçu télépathiquement par les deux Anglaises. Miss Jourdain et Miss Moberly ont peut-être capté un rêve, non pas celui d’un jardinier, mais celui de Marie-Antoinette. Cette hypothèse est de Miss Moberly elle-même. Le dernier chapitre de leur livre, écrit par elle seule, est intitulé Une rêverie. Miss Moberly s’intéresse à ce qui s’est passé le 10 août 1792. Ce jour-là, 109 ans jour pour jour avant qu'elles ne se rendent à Versailles, eut lieu un étrange événement historique : Louis XVI, Marie-Antoinette et d’autres membres de la famille royale entrent, de bonne heure le matin, dans la salle où est réunie l’Assemblée législative. À l‘extérieur, au-delà des grilles, la foule hurle des menaces à l’encontre du roi. L’Assemblée ne permet pas à la famille royale de se placer à l’endroit qui lui est normalement dévolu, mais la refoule dans une sorte de réduit plutôt inconfortable : elle y restera jusqu’à dix heures du soir. Louis XVI a droit à un repas, mais on ne sait si c’est le cas de la reine.

Hypothèse n°6 : on serait en présence d’une connaissance paranormale. Miss Jourdain et Miss Moberly auraient pu avoir bénéficié d'informations sur les jardins de Trianon à la suite d'une relation télépathique avec une personne ayant eu accès à des documents historiques.

Hypothèse n°7 : certains radiesthésistes estiment que Versailles serait un site fortement chargé en énergie. Le château serait alors le théâtre de phénomènes surnaturels car des courants telluriques y parcourraient le sol. Des chercheurs se demandent d’ailleurs si ce n’est pas la connaissance de l'existence de telles particularités qui aurait incité Louis XIV à choisir Versailles comme capitale royale.

Hypothèse n°8 : cette porte du temps serait explicable par la théorie de la relativité d'Einstein

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« Ces dames ont trébuché dans le temps » aurait dit Albert Einstein en évoquant l’étrange aventure des deux Anglaises à Versailles, après avoir émis sa théorie de la relativité quatre ans plus tard, en 1905.

Selon le célèbre physicien, il est en effet théoriquement possible, pour les deux Anglaises de voir Marie-Antoinette se promener dans les jardins de Versailles en 1789, à condition de se situer dans l’espace à 112 années-lumières de la Terre et de regarder vers celle-ci avec un puissant télescope : elles y verraient alors les images d’événements ayant eu lieu 112 ans auparavant !

Il s’agit là du thème de l’univers parallèle qui intéresse les physiciens, les romanciers et les cinéastes. Nous vivons dans un univers à quatre dimensions : la longueur, la largeur, la hauteur et le temps. Les trois premières peuvent être parcourues dans les deux sens. Le temps, lui, ne peut l’être que dans un sens seulement et à une vitesse constante. On peut donc imaginer un autre univers, un autre espace-temps, où le temps pourrait, lui aussi, être parcouru dans les deux sens et à vitesse variable.

Supposons que ces deux univers - comparables à deux trains roulant sur des voies parallèles - entrent parfois en collision, et que des portes s’ouvrent alors, permettant de passer de l’un à l’autre. On appelle ces portes des « points de conjonction spatio-temporels ».

Emboîtant le pas d’Einstein, plusieurs physiciens n’hésitent pas aujourd’hui à affirmer que les fameux trous noirs de l’espace, ces masses de matière dense qui aspirent les étoiles, pourraient parfaitement jouer le rôle de portes du passé.

À SUIVRE

 

Ces portes étranges qui s’ouvrent sur le passé 

Par Jacques Mandorla

Dans notre précédent article, nous avons étudié le cas célèbre et extraordinaire des visions de deux touristes anglaises dans le parc du château de Versailles en août 1901. Voici d’autres exemples de portes du passé, et même du futur, existant en France !

Rappelons que certains lieux semblent avoir enregistré, à jamais, la mémoire d’événements importants, étonnants ou dramatiques qui resurgissent ensuite, à l’identique, bien des années plus tard. Ces lieux particuliers sont désignés sous le nom de « portes du passé » et mettent souvent en scène des êtres à allure plutôt fantomatique.

L’étrange aventure qu’auraient vécu les deux touristes anglaises Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain dans le parc du château de Versailles n’est pas la seule porte du passé dans notre hexagone (voir la première partie de cette article). On en trouve beaucoup d’autres, identifiables parce qu’elles ont vu se dérouler de terribles batailles (les témoins disent entendre des chocs d’armures et d’épées, des cris de guerre et des galops de chevaux !) ou parce qu’on voit apparaître des personnages dans leurs habits d’époque.

Voici quelques exemples, classés par ordre chronologique.

 

Préhistoire

Dans la forêt de Juvigny-sous-Andaine (Orne), il est fréquent que des promeneurs ou chasseurs égarés se retrouvent dans une clairière, attirés par les lueurs de grands feux, visibles de loin : des hommes aux mines patibulaires, vêtus de la façon frustre, principalement de peaux de bêtes, se partagent, au milieu des flammes, un immense banquet pris sur une carcasse animale. Ils vivent dans des huttes, plantées autour de la place commune éclairée par un brasier.

Tous ceux qui ont observé un moment cette scène ont pensé être tombés en pleine préhistoire. Or, il se trouve que la forêt d’Andaine, riche en polissoirs, était, à l'époque de l’Âge du bronze, parsemée de petits villages forestiers.

Dans la forêt de Juvigny-sous-Andaine, des promeneurs disent apercevoir parfois des hommes de l'époque préhistorique.

An 52 avant J.-C.

À saint-étienne-du-Vigan (haute-Loire), encore aujourd’hui, des témoins affirment entendre régulièrement des cliquetis d’armes, des galops des chevaux et des cris de soldats semblant provenir d’une bataille dans le ciel.

Or, on se situe sur le lieu exact où une tribu gauloise fut massacrée par l’armée romaine en pleine Guerre des Gaules menée par Jules César (52 avant Jésus-Christ).

À saint-étienne-du-Vigan, des témoins disent entendre les fracas d'une bataille entre Gaulois et Romains.

 An 778

À Urepel (Pyrénées-Atlantiques), des deux côtés de la frontière franco-espagnole, des paysans disent percevoir, à dates régulières, les bruits d’armes, les hennissements des chevaux et les hurlements des combattants de la bataille de Roncevaux qui eut lieu le 15 août 778.

C’est au cours de ce combat que mourut, son épée Durandal à la main, le célèbre comte Roland qui dirigeait l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne.

À Urepel, des gens sont persuadés d'entendre les cris des combattants de la bataille de Roncevaux au cours de laquelle mourut Roland.

 

An 1364

À Auray (Morbihan) eut lieu, le 29 septembre 1364, une terrible bataille entre deux familles rivales de Bretagne : les Blois et les Montfort.

Depuis, des témoins projetés involontairement en pleine guerre de Cent Ans déclarent voir des chevaliers couverts de sang, armes à la main.

Ces vues du passé seraient la cause d’inexplicables décès par crise cardiaque, constatés chez des paysans de la région, retrouvés raides morts au petit matin, dans les sinistres marécages.

À Auray, des témoins projetés involontairement en pleine guerre de Cent Ans déclarent voir des chevaliers couverts de sang, armes à la main.

An 1573

À Saint-Martin-Lys (Aude), certaines nuits du 15 août, on entend des cloches tinter, puis des chants liturgiques grégoriens s’élever des ruines de l’ancienne abbaye de Lez, les voix étant renvoyées comme des échos par les vieux pans de murailles.

En 1573, l’abbaye fut prise par des huguenots qui en faisaient le siège. C’était au soir du 15 août. Au cours de la nuit, ils massacrèrent les 200 moines dont les corps mutilés furent retrouvés le surlendemain par des paysans au lieu-dit La Plage. Depuis, les vestiges de l’abbaye semblent franchir les barrières du temps à cette date-anniversaire du 15 août.
À la fin du XIXe siècle, l’ingénieur Ernest Cros, un physicien qui habitait la région, passa une partie d'un 15 août dans les ruines. En bon rationaliste, il émit alors l'hypothèse que le phénomène était dû à des « règles physiques inexpliquées ».

 

À Saint-Martin-Lys, on entend des chants liturgiques grégoriens s’élever des ruines de l’ancienne abbaye de Lez.

An 1627

À Saint-Martin-de-Ré, sur l’île du même nom, près du vieux pont, une tentative de débarquement de troupes anglaises fut réduite à néant par un terrible combat avec les forces royales et catholiques de Louis XIII, sous le commandement du Cardinal de Richelieu. Ce fut  un épisode historique de la Guerre de Trente ans. 

Depuis, il est arrivé à des riverains, déambulant sur ce pont, de se retrouver soudainement projetés dans cette année-là. Les manifestations perçues sont uniquement sonores : gémissements de mourants et cris de guerre mille fois répétés, comme « Tue ! Tue ! ».

   

À Saint-Martin-de-Ré, des riverains, déambulant sur le vieux pont, se retrouvent soudainement projetés dans la Guerre de Trente ans.

An 1903

À Clamart (aujourd’hui dans le département des Hauts-de-Seine), en février 1903, un gamin nommé Jean-Louis Clartant vit avec sa mère dans une tour avec un pigeonnier, près de la mairie. Une nuit, il aperçoit dans l’embrasure d’une porte un chevalier en armure, âgé d’environ 50 ans, avec de gros sourcils et d’épaisses moustaches. Il affirme voir son épée déchirer de nombreuses mailles du fichu de sa mère ! Celle-ci n’ayant rien vu est persuadée que c’est son fils qui a abîmé son vêtement.

L’affaire connaît un curieux rebondissement en 1970 : une historienne de Clamart, Germaine Deschamps, fait l’étude généalogique des personnes ayant habité la tour. Elle découvre alors qu’un chevalier y avait vécu entre 1426 et 1451 : un certain Guillaume d’Esprée, Grand fauconnier du Roi de France, habillé comme les Gens d’Armes, ce corps d’élite créé en 1440 par Charles VII dit Le Victorieux. Le pigeonnier existait déjà et servait au chevalier à élever des pigeons pour nourrir ses nombreux invités !

En 1972, la mairie de Clamart n'a d'ailleurs pas hésité à faire apposer une plaque pour célébrer cet événement !

La tour avec pigeonnier située à Clamart, a été le siège d'un étrange phénomène en 1903 !

 

An 1925

À Paris s’est déroulée une étrange histoire de porte du passé. Elle a été racontée par l’écrivain Claude Seignolle dans son livre paru en 1969 et intitulé Invitation au château de l’étrange. Jean Romier, étudiant en médecine âgé de 24 ans, profite d’une belle fin d’après-midi de printemps pour aller réviser ses cours sur l’une des chaises des jardins du Luxembourg.  Il est abordé par un vieil homme à redingote du nom d’Alphonse Berruyer. En fin de conversation, le vieillard propose une invitation pour le jeudi suivant, à un petit concert de musique de chambre, donné dans son appartement de la rue de Vaugirard.

Claude Seignolle a relaté dans son livre "Invitation au château de l’étrange" l'étonnane histoire arrivée à Jean Romier, étudiant en médecine de 24 ans.

Le jeudi suivant, Jean Romier se rend chez Mr Berruyer. Au cours de cette soirée, il a une longue conversation avec un jeune séminariste passionné de musique. Puis, vers 22 heures, le jeune homme salue ses hôtes un à un et descend le bel escalier de l’immeuble. Il n’a fait que quelques pas dehors, lorsqu’il ressent le désir de fumer une cigarette. Il s’aperçoit alors qu’il a oublié son briquet chez Mr Berruyer.

Il remonte l’escalier et sonne. Personne n’ouvre. À force de tambouriner à la porte, le concierge de l’immeuble, alerté, monte. Il répond à Jean Romier qu'il veut parler à monsieur Berruyer : « Monsieur Berruyer ? Connais pas ! Il y a 20 ans que l’appartement est inoccupé ! ». On se retrouve au commissariat du quartier en présence d’un certain Mr Mauger, propriétaire de l’appartement en question. Le récit du jeune homme, pris pour un cambrioleur, étonne tout le monde. En réalité, Mr Berruyer était un aïeul de Mr Mauger et il a bien occupé l’appartement, mais il était mort depuis plus de 20 ans !

On se décide finalement à ouvrir les portes de l’appartement : les sols sont couverts de poussière. Sur un meuble, une photographie : Jean Romier reconnaît le jeune séminariste avec lequel il avait pris tant de plaisir à discuter ! Mr Mauger lui répond du tac au tac : « Cela m’étonnerait beaucoup que vous ayez pu parler avec lui ce soir : c’était mon grand-oncle et il est mort en Afrique où il était missionnaire ! ». Jean Romier n’en revient pas : « Mais il y a à peine 3 heures, nous étions là, au bord de cette cheminée, à causer en fumant ». Tout en disant cela, il s’approche du tablier de marbre de la vieille cheminée, le bras tendu : là, il voit son briquet… couvert de poussière !

 

An 1951

À Puys (Seine-Maritime), le 4 août 1951, Dorothy et Agnès Norton, deux Anglaises (encore !) en vacances près de Dieppe, disent avoir entendu à 4 heures du matin « des cris, des rafales d’armes à feu, des bruits d’avion, des explosions d’obus » provenant de la plage.

Neuf ans plus tôt, le 19 août 1942, eut lieu à cet endroit l’opération Jubilée, répétition du débarquement de 1944, qui impliqua 3 bataillons canadiens et un commando de la Marine Royale britannique. Le bilan fut terrible : 1 200 morts et 2 500 blessés.

Faut-il croire aux portes du futur ?

À côté des portes du passé qui projettent des témoins dans de surprenantes batailles historiques, il existerait aussi des portes laissant entrevoir l’avenir.

La plus étonnante serait située à Crussol, près de Saint-Péray, en Ardèche. Et, insigne honneur, elle a été expérimentée par Bonaparte en personne, lequel confia un jour dans les salons des Tuileries son témoignage à une comtesse qui écrira un livre intitulé Mémoires de Madame de Rémusat 1802-1808, retraçant la vie à la Cour au temps de Napoléon Ier.

Bonaparte confia, un jour, à la comtesse de Rémusat avoir,  jeune sous-lieutenant, pénétré une porte du futur dans les ruines du château de Crussol en Ardèche.

 

En 1786, Bonaparte vient d’être reçu sous-lieutenant. Il n’a que 17 ans et est alors affecté au régiment d’artillerie de La Fère basé à Valence. Un jour de permission, il visite le château en ruines de Crussol, construit au XIIe siècle par un seigneur local nommé Gérald Bastet. Intrigué par une étonnante fenêtre ovale en forme d’œil-de-boeuf, le jeune caporal escalade le mur et se réfugie à l’intérieur de cette ouverture pour méditer.

Des années plus tard, il a affirmé avoir alors vu défiler des images très nettes des futures grandes batailles de sa Campagne d’Italie et d’une grandiose cérémonie de sacre dont il serait le héros et dans laquelle il figurait, tenant entre ses mains un sceptre et une boule représentant le Monde. Puis un violent orage a éclaté au-dessus des ruines, effaçant brusquement toutes ces visions.

Napoléon, très superstitieux, pensait que ce trou de Crussol était l’un de ces yeux ouverts en permanence, dans lesquels peuvent s’entrevoir les grands moments de l’avenir.

Ruines du château de Crussol : on aperçoit l'oeil-de-boeuf ovale dans lequel Bonaparte s'est installé, voyant alors - dira-t-il - défiler des images très nettes de son avenir.

Dans le prochain article, nous verrons qu'il existe beaucoup d'autres portes du passé en France… et nous évoquerons aussi l'existence de la porte du futur qui s'ouvrit devant les yeux de Bonaparte, jeune caporal de 17 ans, dans les ruines du château de Crussol !

ARCHÉOLOGIE ET PARANORMAL

Crânes de cristal et fin du monde !

                                                      Par Jacques Mandorla

Dans le milieu de l’ésotérisme, une énigme passionne de nombreux chercheurs du monde entier : elle fait référence à 13 mystérieux crânes de cristal qui pourraient sauver, paraît-il, notre planète de l’apocalypse… le 21 décembre prochain !  Nous avons mené notre enquête...

 

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Selon une légende ancienne, le jour où 12 crânes de cristal d’origine précolombienne seront regroupés en cercle autour d’un 13e, notre planète sera sauvée d'une destruction certaine !

 

Sur de nombreux sites Internet circule, depuis plusieurs années, une étrange rumeur : le jour où 12 crânes de cristal de roche (nommé aussi quartz) d’origine précolombienne (inca, aztèque et maya), seront regroupés en cercle autour d’un 13e, notre planète sera sauvée d'une destruction certaine !

Ce « buzz », répandu par les adeptes du New Age, fait allusion à la date du 21 décembre 2012, jour du solstice d’hiver, que nous avons déjà évoquée dans deux précédents articles consacrés, sur ce blog, aux légendes mayas : pour certains, cette date est interprétée comme étant celle de la fin du monde ou, de façon moins dramatique, comme celle de l’arrivée d’un nouveau cycle.

Selon cette légende, ces 13 crânes de cristal renfermeraient d'importantes informations sur les origines de l'humanité, ainsi que les réponses à quelques-uns des grands mystères de la vie et de l'univers.

Personne ne sait, malheureusement, quels sont précisément les 13 crânes de cristal « élus » : en effet, on en dénombre plusieurs centaines de par le monde ! Même Heinrich Himmler, le redouté chef des SS allemands, en possédait un mesurant 17 cm de haut et pesant 9,2 kg. Ce crâne serait aujourd’hui la propriété du journaliste suisse Luc Bürgin.

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 Heinrich Himmler, le redouté chef des SS allemands, possédait un crâne de cristal mesurant 17 cm de haut et pesant 9,2 kg, aujourd’hui la propriété d’un journaliste suisse.

 

Parmi ces centaines de crânes, nous en avons sélectionnés 7 qui méritent qu’on les étudie de plus près, car leur histoire n’est pas banale.

 

Le « crâne du destin » d'Anna Mitchell-Hedges

Anna est la fille adoptive de l’explorateur anglais Frederick Mitchell-Hedges (1882-1959). Elle est décédée en 2007 à l’âge de 100 ans, près de Toronto au Canada où il elle vivait.

Elle affirme avoir découvert en 1924 un crâne de cristal de 13 cm de haut, pesant 5 kg : cette année-là, elle accompagne son père lors d’une expédition de fouilles dans les ruines d’une ancienne cité maya à Lubaantun au Belize (ex-Honduras britannique), petit pays situé entre le Mexique et le Guatemala. Elle aurait fait cette trouvaille dans les ruines d’une pyramide, le jour anniversaire de ses 17 ans (étrange coïncidence !) et sans témoins.

Ce crâne est composé de deux pièces distinctes (la mâchoire est amovible), taillées dans le même morceau de quartz.

Mais la vérité a éclaté le jour où a été retrouvée une note, écrite de la main d'un des anciens conservateurs du British Museum, mentionnant qu'un crâne en cristal de roche avait été mis en vente chez Sotheby, à Londres, le 15 septembre 1943, sous la référence « Lot 54 ». On y lit que « le musée avait essayé d'acquérir le crâne, mais en vain car il avait été, à l'époque, acheté par le marchand d'art londonien Sydney Burney, puis vendu à un certain Mitchell-Hedges pour 400 livres » !

Le crâne n’était donc pas chez les Mitchell-Hedges depuis 1924, comme Anna le prétendait, mais seulement depuis 1943.

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Anna Mitchell-Hedges a prétendu avoir découvert seule ce crâne de cristal, en 1924, dans une ancienne cité maya à Lubaantun au Belize (ex-Honduras britannique). On a aujourd’hui la preuve qu’elle a menti.

 

Le crâne « Sha Na Ra » de Nick Nocerino

Nick Nocerino, décédé en 2004, était un étrange personnage : il se disait maître chaman et guérisseur, intéressé par l’occultisme et la magie blanche (Wicca).

En 1955, il fonde la Society of Crystal Skulls International (Société internationale des crânes de cristal) avec, pour mission, de rechercher et d’étudier tous les crânes de cristal existant sur la planète.

Il possédait lui-même un crâne de cristal, appelé « Sha Na Ra » du nom d’un de ses amis guérisseurs, qui aurait été découvert vers la fin des années 1990, lors d’une exploration archéologique à Guerrero, au Mexique, par des archéologues qui suivirent ses propres indications de fouilles ! Malheureusement pour lui, aucun archéologue n’a jamais confirmé ce récit.

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Nick Nocerino, au cours d’une séance destinée à percevoir des informations « télépathiques » qui seraient émises par son crâne de cristal « Sha Na Ra ».

 

Le crâne  « Max » de Jo-Ann Parks

L’histoire de ce crâne est liée à un personnage peu fiable, nommé Norbu Chen, ex-marine de l’armée américaine né en 1934, de son vrai nom Charles Vernon Alexander, qui se prétend guérisseur. Il affirme avoir suivi l’enseignement de la secte bouddhiste tibétaine des Bonnets Rouges et avoir rencontré, en Amérique centrale, des prêtres mexicains pratiquant d’anciens rites mayas, qui lui auraient offert un crâne de cristal, surnommé « Max », découvert au cours des années 1920 dans une tombe au Guatemala.

Un jour, Norbu Chen rencontre Carl et son épouse Jo-Ann Parks à son cabinet de Houston (Texas), où ils viennent le consulter dans l’espoir de faire soigner leur petite fille de 12 ans Diana, atteinte d’un cancer des os. Les parents rapportent que, grâce à son aide et à celle de « Max », leur fillette parvint à vivre trois ans de plus.

Norbu Chen offre alors l'objet sacré à Jo-Ann Parks. Cette dernière, ne sachant qu'en faire, dit l’avoir oublié au fond d'un placard pendant sept ans, jusqu'à une étrange nuit où elle affirme recevoir un message de la part du crâne : « Max m’a dit avoir quelque chose d'important à dévoiler au monde et m’a conseillé de rechercher un homme qui m’apportera la réponse ». Rien ne se passe jusqu'au jour où, devant son poste de télévision, elle voit un reportage sur un certain Nick Nocerino. Elle prend alors contact avec lui, en se disant qu'il est certainement l'homme qu'elle devait chercher. Étrangement, Nick Nocerino lui confiera par la suite qu'il avait déjà entendu parler de Max et était sur ses traces depuis… 1949 ! Information difficile à vérifier.

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Jo-Ann Parks présente son crâne de cristal baptisé « Max » et offert par Norbu Chen, un guérisseur très controversé aux États-Unis (photo : www.moncranedecristal.com)

Le « crâne à la croix reliquaire » de Norma Redo

Norma Redo est une riche décoratrice d’intérieur vivant à Mexico : elle affirme que le crâne qu’elle possède est dans sa famille depuis les années 1840. On sait avec certitude que l'orifice qu'il présente à son sommet a été créé pour y inclure une croix, d'où son nom. Le crâne est posé sur une base en or, comportant plusieurs personnages gravés et une scène miniature de crucifixion.

L’archéologue Andrew Rankin, de l’Université Kingston de Londres, a déterminé que ce crâne a été sculpté dans le même type de cristal que celui du gobelet, datant d’environ 1 000 ans et trouvé dans la tombe n°7 du site zapotèque de Monte Alban au Mexique.

La croix, faite d’or et de quartz, porte le millésime de 1571, mais rien ne prouve qu’elle est contemporaine du crâne. Celui-ci ayant subi des modifications, l'incertitude demeure quant à son authenticité. D’autant plus que des analyses scientifiques ont montré la présence de traces d'usinage industriel, technique inconnue des populations précolombiennes.

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Le crâne de cristal de Norma Redo possède, au sommet, un orifice destiné à recevoir une croix reliquaire portant le millésime de 1571.

 

Le crâne du Quai Branly (Paris)

Ce crâne de cristal ressemble beaucoup à celui d’Anna Mitchell-Hedges. Seule différence : sa mâchoire n'est pas séparée du reste du crâne. Mesurant 11 cm de haut et pesant 2,8 kg, translucide et en un seul bloc, il possède au sommet un orifice destiné probablement à recevoir un crucifix, comme le crâne de Norma Redo.

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Ce crâne de cristal a été vendu par Eugène Boban à l’explorateur Alphonse Pinart, qui le céda en 1878 au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme, puis musée du quai Branly où il réside toujours.

 

Après avoir longtemps été considéré comme un chef-d’œuvre aztèque représentant le dieu de la mort Mictecacihuatl, il est aujourd’hui considéré comme un modèle fabriqué au XIXe siècle en Allemagne à partir de quartz brésilien et passé entre les mains de l’antiquaire français Eugène Boban, dont le nom véritable était André Eugène Boban-Duvergé (1834-1908).

Beaucoup de pièces précolombiennes (vraies ou fausses !) vendues en France dans la deuxième moitié du XIXe siècle ont transité, en effet, par lui. Ainsi, en 1875, Boban a vendu près de 2 000 objets (dont ce crâne de cristal) à l’explorateur Alphonse Pinart, qui les céda en 1878 au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme, puis musée du quai Branly où il réside toujours. À noter que ce fut le premier crâne de cristal à entrer dans un musée.

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Eugène Boban, célèbre antiquaire français du XIXe siècle, n’avait pas beaucoup de scrupules : il était spécialisé dans la vente d’objets précolombiens… vrais ou faux !

 

Le crâne du British Museum (Londres)

Ce crâne, sculpté dans du quartz brésilien opaque, aurait été vendu, au milieu des années 1890, par l’inévitable antiquaire français Eugène Boban ! Ce dernier a affirmé l’avoir acquis auprès d’un mercenaire mexicain, qui l’aurait lui-même trouvé dans une cité maya localisée au Mexique. Ces faits sont, malheureusement, invérifiables !

Boban a d’abord proposé ce crâne, sans succès, à la Smithsonian Institution de Washington. Il parvient finalement à le vendre au célèbre joaillier Tiffany's, installé à New York depuis 1837, auquel le British Museum le rachète en 1898 pour l’exposer : il est alors présenté comme un objet précolombien. Jusqu’en 2004 où des experts décèlent des traces d’outil métallique, matériel qui était totalement inconnu des sociétés sud-américaines de l’époque. Le British Museum a immédiatement rédigé un nouveau texte sur l’étiquette de présentation : « Ce crâne de cristal date de la fin du 19e siècle. Il était auparavant considéré comme aztèque, mais de récentes recherches prouvent qu’il est d’origine européenne ».

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Le British Museum a modifié le texte sur l’étiquette accompagnant son crâne de cristal, précisant : « Fin du 19e siècle. Il était auparavant considéré comme aztèque, mais de récentes recherches prouvent qu’il est d’origine européenne ».

 

Le crâne de la Smithsonian Institution (Washington)

Ce crâne a une histoire étonnante : un jour de 1990, la Smithsonian Institution, établissement de recherche scientifique situé à Washington et géré par le Gouvernement américain, reçoit un colis contenant un crâne accompagné d’une carte de visite : « Ce crâne aztèque en cristal, qui aurait appartenu au Président mexicain Porfirio Diaz, a été acheté à Mexico en 1960. Je l’offre sans contrepartie à la Smithsonian Institution. Je souhaite, bien entendu, rester anonyme ».

Si ce crâne a réellement appartenu au dirigeant mexicain, qui vécut entre 1830 et 1915, il est donc âgé d’un siècle au minimum.

Sa caractéristique est d’être le plus grand des crânes de cristal connus : il mesure, en effet, 25 cm de haut et pèse 14 kg ! Il n'est pas transparent, mais translucide et trouble. Sa mâchoire inférieure n’est pas séparée du crâne.

Il a été soumis à diverses expertises scientifiques effectuées, d’un côté, par Jane Walsh (voir plus loin) et, de l’autre, par Margaret Sax, spécialiste de l’analyse d’usure au British Museum de Londres et Ian Freestone, professeur à l’Université de Cardiff. Ces derniers ont détecté, au moyen d’un microscope électronique, des traces de disque de cuivre ou d'acier ayant permis de polir ce crâne. L'artisan a dû également utiliser un abrasif afin de faciliter son travail : des particules de carborundum ont, en effet, été trouvées grâce à une analyse aux rayons X. Or, le carborundum est un abrasif de synthèse relativement récent puisqu’il n’a été inventé qu’en 1893 par le chimiste américain Edward Goodrich Acheson. Ce crâne appartenait-il aussi à Eugène Boban ? C'est fort possible car, à cette époque, Eugène Boban était alors en pleine activité, puisqu’il n’est mort qu’en 1908.

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Ce crâne, offert en 1990 à la Smithsonian Institution par un donateur anonyme, aurait appartenu à un ancien Président du Mexique, Porfirio Diaz (1830-1915).

 

Des tests scientifiques imparables

Un fait est certain : à ce jour, aucun archéologue professionnel n’a encore directement découvert de crânes de cristal lors de fouilles officielles.

Pour faire le tri entre vrais et faux crânes de cristal, il est donc préférable de se référer aux travaux entrepris par différents scientifiques. Les plus pertinents sont ceux de Jane Walsh, chercheuse à la Smithsonian Institution de Washington. Voici les principaux résultats de ses analyses effectuées en 2005.

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Les travaux scientifiques de Jane Walsh, chercheuse à la Smithsonian Institution de Washington, ont permis délucider l'énigme des crânes de cristal.

 

Pour elle, les crânes les plus anciens, comme ceux de Londres et de Paris, sont des faux, fabriqués en Allemagne entre 1867 et 1886, à partir de quartz venant du Brésil. Ils proviennent tous de la même source : Eugène Boban, cet antiquaire français qui a longtemps vécu au Mexique du trafic de vrais (mais aussi de faux !) objets archéologiques.

La technique employée par Jane Walsh consiste à nettoyer d’abord le crâne au moyen d’une brosse, en insistant principalement sur les endroits ayant demandé le plus de soin lors de leur réalisation, comme les yeux et les dents. Puis, à effectuer un moulage, au moyen d’une résine, des parties à étudier. Enfin, à examiner ces moulages au microscope électronique à très fort grossissement.

Ainsi, Jane Walsh a pu détecter, sur la surface du crâne du British Museum, des marques droites et parfaitement espacées, qui démontrent qu’une meule de polissage moderne a été utilisée. En effet, un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties de façon aléatoire.

Par ailleurs, il faut noter que la technique de datation au Carbone 14 ne permet pas de connaître l’âge d’un cristal. Fort heureusement, il existe une autre technique, fondée sur l'hydratation du quartz et créée par Jonathon Ericson, archéologue de l'université d'Irvine en Californie. Dès qu’un morceau de quartz subit une fêlure, l'eau y pénètre et forme une couche d'hydratation. L'épaisseur de la couche est alors mesurée à l’aide d’un faisceau de particules d'azote, déterminant ainsi quand l'objet a été produit. Cette méthode a ainsi permis de déterminer que le crâne du British Museum a été fabriqué dans une période comprise entre 1770 et 1920, dates qui sont cohérentes avec celles données par Jane Walsh (1867-1886). Ce crâne n’a donc rien de précolombien.

Et la légende maya de la fin du monde liée à ces crânes ne tient plus. Alors rendez-vous le 22 décembre 2012 au matin !

 

TÉLÉPATHIE

La télépathie,

étonnante faculté paranormale

 Par Jacques Mandorla

Auteur du livre "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

(Éditions Trajectoire)

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Le mot télépathie (du grec télé, à distance et pathos, ce qu'on éprouve) est utilisé pour évoquer la communication à distance par la pensée. Dans le langage courant, on utilise plus souvent l'expression "transmission de pensée".

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Ce terme est apparu relativement récemment dans notre langue (1882), venant directement de l'anglais telepathy, mot créé par un chercheur célèbre, Frederic Myers (1843-1901), l'un des fondateurs de la Society for Psychical Research (S.P.R.), la fameuse Société de Recherche Psychique anglaise.

Pour Myers, "la télépathie est une communication des impressions d'un esprit à un autre esprit, en dehors des voies sensorielles connues.

Pour sa part, le docteur Alexis Carrel, auteur du best-seller "L'homme, cet inconnu", a donné une définition de la télépathie très personnelle et imagée : "L'homme peut se prolonger dans l'espace de façon plus positive encore. Au cours des phénomènes télépathiques, il projette instantanément au loin une partie de lui-même, une sorte d'émanation, qui va rejoindre un parent ou un ami. "

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Deux personnalités qui se sont intéressées à la télépathie : l'Anglais Frederic Myers (à gauche), l'un des fondateurs de la Society for Psychical Research et le Français Alexis Carrel, auteur du best-seller "L'homme, cet inconnu",

La télépathie s'intéresse donc essentiellement à la communication privilégiée entre l'émetteur d'un message télépathique (appelé l'agent) et le récepteur (appelé percipient).

Assez vite, on s'est demandé si la télépathie n'était pas constituée par des ondes invisibles à l'image des ondes radio ou des ondes radar. Certains se mirent même en tête de prouver l'existence d'un rayonnement entre l'agent et le percipient. Sans succès et à la grande joie des scientifiques. Ainsi, le plus grand physicien de tous les temps, Albert Einstein, ne croyait pas du tout à la télépathie pour la simple et bonne raison, disait-il, qu'elle défiait les lois fondamentales de la physique. Il ne pouvait concevoir, en effet, que la télépathie ne soit pas affectée par la distance existant entre l'agent et le percipient. Car cela était en totale contradiction avec la loi selon laquelle l'énergie s'affaiblit inexorablement avec la distance.

Entre les deux guerres mondiales, les recherches en matière de télépathie les plus avancées étaient faites en France, grâce aux travaux du docteur Eugène Osty, de René Warcollier et du docteur Claude Richet. Ce dernier a beaucoup travaillé avec le même télépathe : l'ingénieur Stéphan Ossowiecki qui possédait le pouvoir étonnant d'indiquer pratiquement tout le temps, sans erreur, le contenu exact de phrases ou de dessins inscrits sur des papiers mis dans des enveloppes cachetées.

Voici un exemple d'expérience effectuée sur Ossowiecki à Varsovie en 1922. On lui remit une lettre cachetée sous double enveloppe et dont le texte avait été préalablement lu par le docteur Richet qui s'efforçait, au cours de la séance, de le transmettre par télépathie à Ossowiecki.  Au bout de sept minutes, Ossowiecki se mit à parler : "Dans cette lettre, on parle du docteur Richet. Il est dit que son génie est aussi grand que son coeur. La personne qui a écrit cette lettre a signé de son nom et de son prénom ". Lorsqu'on décacheta les deux enveloppes, on trouva le texte suivant : "Le professeur Charles Richet est aussi émouvant par les qualités sublimes du coeur que par son génie scientifique. Signé Anna de Noailles ".

 L’étonnant Wolf Messing

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Le polonais Wolf Messing réussit une expérience de télépathie qui étonna (et concerna personnellement) Albert Einstein !

L'un des plus grands télépathes de ce siècle fut probablement le polonais Wolf Messing. Alors qu’il n’avait que 16 ans, en 1915, il faisait des expériences devant les plus grandes personnalités mondiales de l'époque. Ainsi Albert Einstein lui-même l'invita à Vienne dans son appartement. Il avait invité aussi son grand ami, le père de la psychanalyse : Sigmund Freud. Ce dernier proposa à Messing de faire une expérience télépathique dans laquelle lui, Freud, tiendrait le rôle d'émetteur. Messing accepta et reçut l'ordre mental de Freud lui indiquant d'aller dans la salle de bains prendre une pince à épiler, avec laquelle il devait arracher des poils de la moustache d'Albert Einstein ! Ce qu'il exécuta parfaitement et fit éclater de rire l'inventeur de la théorie de la relativité.

En 1927, Messing se rendit en Inde où il rencontra le mahatma Gandhi. Ce dernier, connaissant les capacités télépathiques de Messing, lui suggéra mentalement l'instruction de prendre la flûte qui était sur la table de son bureau et de la donner à une des personnes présentes dans la pièce. Ce que fit Messing. L'homme qui reçut la flûte se mit à en jouer devant l'assistance. Tout à coup, un panier posé sur le sol commença alors à bouger et un cobra menaçant en sortit, se balançant au rythme lancinant de la musique émise par la flûte !
En 1937, Messing prédit dans un journal allemand qu'Hitler mourrait s'il osait s'aventurer un jour à l'Est de l'Europe. Cette prophétie eut pour conséquence d'irriter fortement le führer... qui mit la tête du télépathe à prix pour 200 000 marks !

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Staline exigea de Wolf Messing qu'il utilise ses dons de télépathe... pour réaliser un hold-up réel dans une banque de Moscou !

En 1939, fuyant la terreur nazie, Messing s'enfuit en Russie où il rencontra l'année suivante Joseph Staline. Le dictateur, au courant de ses pouvoirs télépathiques, lui fit faire plusieurs expériences particulièrement difficiles, pour ne pas dire impossibles. L'une consista à pratiquer un véritable hold-up dans une banque de Moscou, uniquement par la puissance de son esprit. Messing présenta au caissier une feuille de papier blanc, tout en ordonnant mentalement de lui remettre 100 000 roubles. Selon les deux fonctionnaires de police désignés par Staline pour contrôler l'expérience, le caissier donna réellement les 100 000 roubles à Messing... qui lui rendit quelques secondes après l'expérience, déclenchant un malaise cardiaque, heureusement non mortel, chez le caissier !

Autre expérience exigée par Staline : Messing devait pénétrer dans la datcha du dictateur à Kuntsevo, sans laissez-passer et malgré la présence de très nombreux gardes entourant sa maison de campagne et rendant impossible toute entrée sans autorisation. Messing réussit pourtant à pénétrer dans la datcha et à surprendre Staline dans son bureau. Il commenta sa réussite en expliquant  qu'il avait suggéré mentalement aux gardes : "Laissez-moi passer, je suis Beria !"(Beria était le chef de la police secrète de Staline, régulièrement invité dans sa datcha). L'ordre télépathique envoyé aux gardes avait parfaitement fonctionné alors que, physiquement, Beria et Messing n'ont aucune ressemblance !

Toutes ces expériences réussies permirent à Messing d'être totalement protégé par Staline et de pouvoir bien gagner sa vie en faisant librement, sur le territoire soviétique, des spectacles où il présentait son art télépathique.

Certains historiens sont persuadés qu'en échange de cette surprenante liberté accordée en pleine dictature, Messing a pratiqué des actions secrètes de télépathie, au profit de Staline, dans les domaines politique ou militaire.

Wolf Messing : télépathe ou illusionniste ?

Ranky, créateur du Comité illusionniste d’expertise et d’expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), co-fondateur de ce blog et auteur, entre autres, de "l'Encyclopédie du Mystère" (Editions Trajectoire), nous dévoile la vérité sur Wolf Messing.

C’était un illusionniste dont on connaît bien le parcours. Né près de Varsovie en 1899, il débute sa carrière de magicien dans un cirque puis est engagé dans une  troupe d’artistes où il est remarqué par l’agence Goskoncert.

Il met alors au point un numéro de télépathie dont il révèle à un journal, à quelques confrères magiciens et à l’Académie de médecine de Russie  une partie de la technique en ces termes : « Il ne s’agit pas de lecture de la pensée mais plutôt, si je peux m’exprimer ainsi, de lecture des muscles... Lorsque quelqu’un pense intensément à quelque chose, les neurones envoient des impulsions à tous les muscles de l’organisme. Leurs mouvements, insensibles pour un oeil non averti, peuvent aisément être ressentis par les miens. Souvent je parviens à lire les pensées sans aucun contact. Dans ce cas, c’est la fréquence de la respiration, le battement du pouls, le timbre de la voix, l’aspect de la démarche…, qui me servent d’indice... ».

Wolf Messing initia sa femme Aida Mikhailovna, qui l’accompagna un temps dans ses prestations, puis il employa de 1961 à 1974 un assistant magicien nommé Ivan Ovskaya. 

Par contre, les “exploits” décrits dans les journaux et magazines sont bien réels, considérés comme des capacités télépathiques authentiques par les tenants du “surnaturel” et des numéros de music-hall par ses confrères illusionnistes.

Messing avait atteint une très grande notoriété en se produisant devant des sommités politiques alors qu’une multitude de magiciens faisaient la même chose en donnant leur spectacle dans les cirques et les foires. Il est d’ailleurs fort possible que les pontes de l’époque aient été abusés car le talent de cet homme était immense.

 Les expériences de Messing expliquées par le Cumberlandisme

Wolf Messing employait une technique nommée « Cumberlandisme », terme venant du nom de Stuart Cumberland (1857-1922), un magicien anglais s’étant intéressé le premier à cette méthode de “divination”.

Voici une explication simplifiée de cette technique demandant évidemment un long entraînement. L’illusionniste sort de la salle où a lieu l’expérience. L’auditoire se met d’accord sur le choix d’une des cartes retournées sur la table, par exemple la dame de carreau. L’illusionniste rentre dans la salle. Il place en face de lui le spectateur qui a montré la carte choisie à l’auditoire, puis retourne toutes les cartes. « Voici la carte choisie ! » dit-il en désignant la dame de carreau. Pour le spectateur, c’est la télépathie qui a permis de retrouver la carte. Tout trucage paraît impossible sauf en cas de compérage. Or, il n’y a pas de compère. Il n’y a pas de télépathie non plus. L’illusionniste observe le témoin et détecte le moindre signe physique quand il retourne la bonne carte : mouvement des lèvres, relâchement dans la position d’une main, sursaut musculaire ou nerveux…, un signe imperceptible que l’illusionniste peut aussi détecter chez les témoins de l’expérience et qui est provoqué au moment précis où la dame de carreau dans notre exemple est retournée : une jambe qui remue, un visage qui se modifie, une tête qui bouge et tout signe inconscient d’approbation du résultat positif.

Il est à noter que le sujet, et même l’auditoire presque entier, adoptent la plupart du temps des visages impassibles et une immobilité corporelle car ils s’efforcent de mettre l’illusionniste dans l’impossibilité de deviner quoi que ce soit. Cette attitude pourrait faire penser, à juste titre, qu’ils ont une petite idée de la technique pouvant être employée. En réalité, ils jouent en faveur de l’illusionniste : plus ils veulent demeurer immobiles, plus les signes seront nets pour l’expérimentateur. Ce sont donc les mouvements involontaires inconscients qui permettent de lire dans la pensée.

Ces expériences peuvent aussi se faire par contact musculaire. La méthode permet de retrouver des objets dissimulés (voir le test n°3 que nous vous proposons dans notre 3e article). Si elle est effectuée par un illusionniste, ce dernier tient alors la main du spectateur et c’est ce spectateur qui le guide inconsciemment vers la cachette par de légers mouvements de ses muscles : hésitations, résistance, tressaillements, doigts qui bougent,… finissent par désigner l’endroit choisi.

Les scientifiques et la télépathie

Nous avons déjà signalé qu'entre les deux guerres, la France a sans doute été le pays le plus en avance sur les travaux concernant la télépathie, grâce, entre autres, aux recherches du docteur Claude Richet, de René Warcollier et d'Eugène Osty.

Le docteur Eugène Osty, qui fut le président de l'Institut Métapsychique de Paris et l'auteur de La connaissance supranormale, a fait beaucoup d'expériences dans les années 1920 et 30 sur des sujets aux fortes facultés parapsychologiques comme, par exemple, Pascal Forthuny et Jeanne Laplace.

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Le docteur Eugène Osty, qui fut le président de l'Institut Métapsychique de Paris, a fait beaucoup d'expériences sur la télépathie dans les années 1920 et 30.

Il a résumé le fruit de ses recherches sur la télépathie en 4 conclusions principales :

1) Ce phénomène est indépendant de la distance entre les deux sujets (il est curieux de noter que, cinquante ans plus tard, on a revérifié cette donnée, lors de l'expérience de télépathie qui eut lieu en 1971 au cours du vol spatial Apollo 14 : l'astronaute Edgar Mitchell essaya de transmettre, avec succès semble-t-il, alors qu'il était en orbite autour de la Lune, les symboles des cartes de Zener (voir le principe de ces cartes dans la troisième partie) à quatre sujets récepteurs sélectionnés, résidant sur Terre.

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Une expérience de télépathie aurait eu lieu en 1971 avec l'astronaute Edgar Mitchell servant d'émetteur, au cours du vol spatial Apollo 14.

 

2) Les facultés psy sont sujettes à des "éclipses". Ainsi, un choc émotionnel peut faire apparaître ou disparaître cette faculté chez un individu.

3) Les états affectifs se transmettent beaucoup plus facilement que les idées intellectuelles.

4) Il existe une complémentarité affective très forte entre l'émetteur (agent) et le récepteur (percipient).

Par contre, pour l'ingénieur français René Warcollier, mort en 1962, "le subconscient peut être considéré comme contenant fréquemment le message télépathique exact. A peu près comme un cliché non développé contient une photographie et que, lors du développement par le révélateur, c'est-à-dire lors de l'émersion dans le conscient, le message se déforme par un mécanisme analogue à celui de l'illusion ".

René Warcollier, encouragé par le docteur Osty, a beaucoup travaillé sur la télépathie expérimentale, employant systématiquement des batteries d'agents et de percipients afin d'obtenir des statistiques les plus fiables possibles.

Ces recherches ont été centrées sur la télépathie sensorielle et surtout sur la télépathie visuelle car pour Warcollier "les images spontanées qui apparaissent dans l'esprit d'un percipient sont aussi involontaires que ses mouvements musculaires. Cela m'a semblé plus approprié à ma recherche particulière : détecter une image déterminée et surtout une sensation visuelle."

À travers ses recherches, René Warcollier s'est rendu compte d'un fait essentiel : si les expériences se faisaient dans un climat sympathique, ses sujets obtenaient des résultats nettement meilleurs. Ainsi, le taux de succès des tests télépathiques passa de 6% à 35% lorsqu'il améliora l'ambiance des conditions d'expérimentation !

Voici ci-après le résultat d’un test réalisé par deux télépathes de René Warcollier :

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À gauche, l'image envoyée par l'émetteur et, à droite, le dessin exécuté par le récepteur du message télépathique.

Dans le prochain article, nous évoquerons les relations télépathiques étonnantes mère/enfant d'une part, et entre jumeaux d'autre part.

 

La télépathie, étonnante faculté paranormale

Si la France disposait encore, dans les années 1950, d'une sensible avance dans la recherche, les Soviétiques et les Américains ont non seulement rattrapé leur retard, mais ils nous ont, depuis, dépassés.

Hélas, tous les travaux scientifiques français sur la télépathie se sont arrêtés à la fin des années 1980. Personne, depuis, ne poursuit dans notre pays d'expériences sur la télépathie.

Ce qui laisse la voie totalement libre aux chercheurs américains comme le psychiatre Jan Ehrenwald ou encore Thomas Bouchard.

La relation télépathique entre mère et enfant

Le psychiatre Jan Ehrenwald pense que la télépathie existe entre une mère et son enfant.

La télépathie étant une relation mentale entre deux individus, des chercheurs on voulu mesurer si elle n'est pas encore plus puissante lorsqu'il existe des liens affectifs entre l'agent et le percipient.

Ainsi, le psychiatre Jan Ehrenwald est persuadé que la télépathie est fréquente entre une mère et son enfant. Pour lui, la télépathie s'est probablement développée chez le bébé afin de lui fournir un moyen de communication efficace avec sa mère et cela avant même qu'il ne sache parler. Puis, dès l'acquisition du langage, la télépathie n'étant plus indispensable, elle disparaît.

La thèse d'Ehrenwald n'est nullement fantaisiste : elle a été confirmée en laboratoire, à l'Université du Montana où des chercheurs ont étudié les réactions physiques d'une mère alors qu'on exposait sa fille à une situation effrayante. On tirait des balles de revolver à blanc sur la fille, pendant que la mère se trouvait très loin, dans autre une pièce où elle ne pouvait ni voir ni entendre !

Il s'agissait de savoir si la mère était capable de ressentir télépathiquement le danger menaçant sa fille et si cela se traduisait en même temps, chez elle, par un stress ou une angoisse. La réponse apportée par les scientifiques de l'Université du Montana est affirmative. Ils ont, en effet, enregistré d'importantes réactions émotives de la part des mères, ce qui prouve qu'il existe bien un lien télépathique entre deux personnes ayant été reliées entre elles, pendant la grossesse, par un cordon ombilical.

 Les relations télépathiques entre jumeaux

On savait déjà, pour l'avoir observé de nombreuses fois, que lors de la mort de l'un des jumeaux, il se passe un phénomène étrange, appelé "synchronie de la mort".

Cette mort est immédiatement ressentie par l'autre, bien qu'il n'en ait pas été informé. Cela prouve que l'information se transmet par télépathie entre deux êtres, l'un émetteur, l'autre récepteur, non seulement très proches affectivement, mais aussi presque identiques (certains diraient "clones"), compte tenu de leur ressemblance physique et psychique.

Ainsi, en 1957, les plus vieux jumeaux de l'Hexagone cette année-là, moururent à deux jours d'intervalle. Le premier, Jérome Hacquart, s'était éteint le 3 février en Haute-Saône. Son frère Emile fut pris de malaises et mourut 48 heures plus tard, alors qu'il ignorait la disparition de son frère !

On a même réussi à mesurer la distance la plus longue reliant télépathiquement des jumeaux : le record du monde appartient à des soeurs jumelles anglaises qui moururent le même jour. C'était le 20 avril 1961, elles avaient 70 ans et étaient séparées par 9 780 kilomètres au moment de leur mort : l'une s'éteignant en Angleterre et l'autre au Cap (Afrique du Sud) !

Ce lien télépathique gémellaire a été étudié par l'Américain Thomas Bouchard, professeur au département psychologie de l'Université du Minnesota : "Les jumeaux sont profondément différents des autres humains. Il est rare qu'ils aient des destinées véritablement ordinaires. À tout instant de leur existence, qui n'est jamais totalement individuelle, l'étrange peut surgir et ouvrir des portes inattendues sur l'insondable énigme des facultés perdues de l'être humain."

L'Américain Thomas Bouchard a étudié les relations télépathiques entre jumeaux.

Le professeur Bouchard a ainsi constaté, par exemple, que si on anesthésie cliniquement un jumeau, l'autre s'endort au même moment à des milliers de kilomètres de là !

Ou encore que si on pince jusqu'au sang le bras d'un jumeau, on verra apparaître la même tache rouge sur le bras de l'autre, quelle que soit la distance qui les sépare !

Sachant qu'il naît 16 000 jumeaux par an en France, voilà un remarquable échantillon à la disposition des chercheurs en parapsychologie.

 L’expérience américaine du Nautilus

En juillet 1959 aurait été réalisée une expérience télépathique dans le Nautilus.

La plus formidable expérience jamais réalisée en matière de télépathie, à part celle d'Apollo 14 (évoquée dans la première partie de l’article), est celle du sous-marin nucléaire américain Nautilus qui eut lieu en juillet 1959.

C'est la revue française Science et Vie qui révéla l'affaire, en février 1960, dans un article où on apprenait que les Américains auraient réussi à émettre et à recevoir des messages télépathiques entre une base terrestre et un sous-marin.

Le protocole était le suivant : deux fois par jour, pendant deux semaines, un sujet doué en télépathie et sélectionné dans la fameuse Duke University (où officiait le très célèbre Joseph Banks Rhine dont nous parlerons plus longuement dans la troisième parti de cet article) essayait d'émettre par télépathie, d'un local situé dans l'Université, des images précises à un percipient qui se trouvait à bord du sous-marin Nautilus, naviguant à 2 000 kilomètres de là, en plein océan Atlantique. L'article de Science et Vie signalait même une réussite de 70% dans la transmission des messages télépathiques. La Navy américaine a toujours démenti formellement l'existence de cette expérience, dont certains pensent que non seulement elle a vraiment eu lieu mais surtout qu'elle a pu servir à des fins militaires. Les communications télépathiques sont, en effet,  indétectables par radar, transmissibles à longue distance et très difficiles, pour ne pas dire impossibles, à perturber.

À la suite de cette expérience, il fut décidé de créer un organisme, le S.R.I. (Stanford Research Institute) chargé de mener à bien des expériences de télépathie originales. Comme travailler avec la Navy afin de déterminer si des sujets télépathes pouvaient localiser des sous-marins soviétiques en plongée profonde.

Ou avec la CIA (c'est le projet Stargate) dont l'objectif était l'étude des techniques de perceptions à distance. Ces études furent menées par deux physiciens, Russell Targ et Harold Puthoff à l'aide d'un voyant célèbre aux Etats-Unis : Ingo Swann. L'un des tests consistait à demander au voyant d'essayer de lire à distance les codes utilisés par une base militaire souterraine secrète, située en Virginie, codes inscrits dans des documents déposés dans un coffre de cette base. Ces recherches étant classées "Secret Defense", aucun résultat concernant cette expérience n'a, bien sûr, été publié.

 Les recherches soviétiques

Parallèlement aux travaux américains les Soviétiques, surtout à l’époque de la guerre froide, ne restaient pas inactifs. Leonid Vassiliev, titulaire de la chaire de physiologie de l'université de Leningrad et lauréat du prix Lénine, étudiait depuis de très nombreuses années les effets à distance de la suggestion mentale. Les Américains ont d'ailleurs affirmé que les premiers vols spatiaux soviétiques (celui de Youri Gagarine mais aussi les suivants) ont été utilisés par le docteur Vassiliev pour des expériences de télépathie.

Au moment précis où les Américains menaient leur expérience de télépathie avec le Nautilus, les Soviétiques faisaient de même avec des lapins comme émetteurs et récepteurs ! Cette expérience consista à embarquer à bord d'un sous-marin une portée de lapereaux nouveau-nés tout en laissant leur mère à terre. Un lapereau était tué toutes les heures : cela se traduisait instantanément par des modifications d'ondes cérébrales chez la mère, prouvant qu'il existait une relation télépathique entre la mère et ses petits.

Les Soviétiques ont mené des recherches sur la télépathie dans des domaines très variés, dont certains sont vraiment éloignés de l'armée puisqu'ils ont même utilisé la télépathie jusque dans le jeu d'échecs. Ainsi, lors de la confrontation de 1984 pour le titre de champion du monde entre le dissident Kasparov et le communiste Karpov, il a été dit que ce dernier était assisté d'un télépathe, situé au premier rang du public. Ce télépathe devait perturber Kasparov en lui envoyant des messages destinés à le déconcentrer : le but final étant de le faire perdre pour récupérer le titre de champion du monde !

On a dit que Kasparov, qui a réussi à conserver son titre, a riposté en recrutant lui aussi un télépathe chargé de neutraliser mentalement... le télépathe de Karpov.

On a dit que Karpov et Kasparov avaient été aidés, chacun, par un télépathe !

Tentatives d’explication

Si on fait la synthèse de toutes les recherches effectuées sur la télépathie, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis ou en ex-Union Soviétique, on peut dégager 4 explications possibles :

1) L'explication électromagnétique : cette hypothèse a surgi juste après la découverte, en 1888, par Hertz des ondes électromagnétiques. Le parallèle a alors semblé si séduisant aux parapsychologues qu'ils se mirent à penser que la télépathie pourrait fonctionner de façon équivalente. Mais personne n'a encore réussi à démontrer que le cerveau de l'agent émet des ondes d'ordre électromagnétique en direction du percipient.

2) L'explication gravitationnelle : certains chercheurs estiment qu'il existe, chez l'homme, un champ gravitationnel émettant des ondes en rapport avec des particules appelées tachyons, dont la vitesse serait supérieure à celle de la lumière (ce qui est en contradiction totale avec la théorie de la relativité d'Einstein). Ce champ gravitationnel serait pour le docteur Hoffmann (ancien collaborateur d'Einstein) "le siège des facultés paranormales de l'individu et possèderait une ressemblance avec la force qui transmet l'information télépathique, l'une comme l'autre agissant à de très grandes distances et passant à travers tous les obstacles". À ce jour, cette hypothèse n'est toujours pas validée.

3) L'explication psychosociologique : cette hypothèse repose sur le fait que la relation télépathique entre deux sujets est fondée sur l'existence d'un point commun entre l'émetteur et le récepteur, ce qui doit permettre alors à ces deux esprits d'établir des communications plus riches. Mais personne n'a encore identifié de quel point commun exact il s'agit.

4) L’explication spirituelle : un certain nombre d'auteurs considèrent la télépathie comme surnaturelle, provenant d'une sorte d'Esprit divin. Cela rejoint alors les croyances chrétiennes de relation des âmes et de communion des saints. Ce qui évite alors de chercher des preuves matérielles.

Dans le prochain article, nous évoquerons les formidables capacités possédées par les meilleurs sujets télépathes et nous vous proposerons des tests pour mesurer les vôtres.

À SUIVRE

 Possédez-vous des capacités télépathiques ?

Pour le savoir, faites les tests proposés en fin d’article

La télépathie se définit, on l'a vu dans la première partie de cet article, comme la communication à distance par la pensée entre deux personnes.

La télépathie se définit, on l'a vu dans la première partie de cet article, comme la communication à distance par la pensée entre deux personnes.

Les travaux les plus poussés en matière de télépathie furent incontestablement ceux de Joseph Banks Rhine, responsable du département de psychologie à la Duke University de Durham (Caroline du Nord).

L'Américain Joseph Banks Rhine a effectué de nombreuses expérimentations sur la télépathie dans son département de la Duke University.

Rhine fut le premier à appliquer les méthodes statistiques à l'étude de la parapsychologie et à avoir un esprit très ouvert : " J'ai essayé de comprendre certains phénomènes qui, bien qu'ils ne cadrent pas avec les lois naturelles reconnues, n'en existent pas moins dans l'univers. "

Les cartes de Zener

Pour pouvoir travailler scientifiquement, Rhine demanda à l'un de ses confrères, Karl Zener, psychologue spécialisé dans les tests de perception, de créer un dispositif qui pourrait servir très simplement mais très efficacement à tester des sujets en télépathie. Zener se mit à réfléchir à des symboles universels, suffisamment différents les uns des autres, pour éviter tout risque de confusion chez les émetteurs et les récepteurs.

Karl Zener, psychologue spécialisé dans les tests de perception, a créé un jeu de cartes destiné aux tests de télépathie.

Karl Zener dessina ainsi une série de cinq cartes portant chacune un symbole simple : le cercle, la croix, les ondulations, le carré et l'étoile. Ces cartes, appelées aujourd'hui cartes de Zener, sont fréquemment utilisées lors des expériences de télépathie. Voici leur représentation.

Les 5 cartes servant aux tests de télépathie ont été créées par Karl Zener.

Les expériences, menées par Rhine à partir des cartes de Zener, sont très simples : toutes les 30 secondes, l'émetteur doit retourner une carte, se concentrer dessus et la poser face contre table. De son côté, le percipient, situé dans une autre pièce, note chaque carte telle qu'il l'a ressent.

À la fin de la première série de 25 cartes, il faut les mélanger à nouveau, puis recommencer ainsi, 4 fois de suite. Au total, l'exercice aura donc concerné 125 cartes de Zener.

Chaque jeu de 25 cartes contenant 5 cartes de chaque symbole, la probabilité  qu'une personne devine 5 cartes correctement sur les 25, est de 20%. Sur d'excellents sujets télépathes, Rhine a obtenu des résultats du double de ceux donnés par le hasard.

De même, à l'image de certains de ses confrères,  Rhine constata que l'humeur de ses sujets affectait leurs facultés télépathiques : en effet, ceux-ci réussissaient généralement mieux quand ils étaient soit encouragés soit mis au défi. Rhine cita un jour le challenge qu'il avait proposé à un de ses sujets : il lui donnerait 100 dollars pour chaque bonne carte trouvée. Stimulé par cet enjeu, le sujet réussit le score parfait (et exceptionnel) en devinant les 25 cartes d'affilée ! Il gagna donc 2 500 dollars comme promis. Statistiquement, il n'avait qu'une chance sur un milliard de milliards de réussir ! La motivation financière avait donc plus que décuplé sa concentration et provoqué un résultat exceptionnel. En revanche, Rhine constata que ses sujets avaient tendance à se tromper plus souvent lorsqu'ils étaient contrariés, fatigués ou déprimés.

Vous pouvez vous aussi faire le test des cartes de Zener car elles sont maintenant disponibles dans certains points de vente en France.

Aujourd'hui, afin de diminuer les risques d'erreur, de nombreux laboratoires de recherche télépathique ont préféré remplacer les cartes de Zener par des appareils électroniques. Ces appareils, appelés Random Event Generators (Inducteurs de Séries Fortuites), sont  très utiles car les statisticiens ont établi que l'être humain ne semble pas en mesure, lorsqu'on le soumet à des expériences, d'opérer un choix relevant uniquement du hasard seul. Ainsi lorsqu'on demande à plusieurs personnes de choisir un chiffre compris entre 1 et 10, on devrait obtenir une répartition identique de tous les nombres. Or, on  constate qu'un plus grand nombre de sujets choisit le 7. Probablement pour des raisons de symbolisme ou de superstition !

Les caractéristiques d’un bon télépathe

Sachez qu'il n'y a pas un profil unique, mais plutôt des caractéristiques détectées par les scientifiques à partir des réactions mesurées sur leurs sujets.

Pour le magazine scientifique américain Nature, les personnes obtenant de bons résultats en télépathie doivent d'abord être entièrement relaxées. Car un trop grand effort sollicitant le conscient risquait de faire échouer toute expérience, de même qu'un climat tendu et plein d'hostilité entourant les sujets.

Pour le docteur américain Samuel Soal, les meilleurs résultats sont obtenus avec des sujets de type émotif, illogique, intuitif. C’est pourquoi, il affirme que les femmes sont plus douées pour les tests que les hommes, les enfants plus que les adultes et les sujets extravertis meilleurs que les introvertis. Dans la majorité des cas, la confiance en soi est le facteur psychologique le plus favorable. Enfin, les drogues dépressives abaissent la moyenne des résultats, alors que l'alcool pris à petite dose et la caféine élèvent cette moyenne.

Une étude américaine a aussi montré qu'au moment de la transmission télépathique, on constate une hausse de l'activité électrique du cerveau et une baisse du tonus musculaire. Ces réactions ressemblent étrangement à celles enregistrées sur des yogis en méditation : diminution du taux respiratoire, augmentation de la pression d'acide carbonique dans les poumons, augmentation de l'oxygène dans le cerveau. Et cette étude conclut que les sujets les plus doués pour la télépathie sont plutôt ceux qui suivent un régime végétarien. Car si la viande accroît directement l'acidité du sang ce qui fait alors baisser la quantité d'acide carbonique, un régime végétal fournit l'effet contraire : réduction de l'acidité et augmentation de la pression d'acide carbonique.

 

Attention aux tricheurs !

Dans son Encyclopédie du Mystère, Ranky publie une lettre ouverte adressée en mars 1976 par son ami André Sanlaville, Maître Magicien, à ses confrères illusionnistes et considérée comme la lettre fondatrice du Comité illusionniste d’expertise et d’expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), dans laquelle est évoquée la fraude de certains sujets : « Je crois que toute personne, même douée de facultés paranormales, est amenée à suppléer à ces facultés par la fraude si elle est tenue de réussir pour satisfaire un public qui attend d’elle quelque chose de spectaculaire. Uri Geller a reconnu dans son livre qu’il avait triché sur scène pour une expérience de télépathie sur le conseil de son manager qui lui avait dit que ce serait plus spectaculaire. J’ai eu moi-même dans mes spectacles des hypnotiseurs qui n’utilisaient pas de compères et qui se sont résolus à en prendre pour être assurés d’une réussite minimale. Si nombre d’illusionnistes en veulent à Geller, c’est parce qu’il n’admet pas être un magicien comme eux et qu’ils croient qu’il veut les snober et jouer les Superman ».

Uri Geller a reconnu avoir triché sur scène pour réussir une expérience de télépathie.

Testez vos capacités télépathiques

Les 3 tests que nous vous proposons ci-après vont vous permettre de vérifier la puissance de vos capacités télépathiques.

Merci d’envoyer vos résultats, soit en écrivant un commentaire à la fin de cet article, soit en nous adressant un courriel à : paranormal@orange.fr

 

Test n°1 : se faire appeler au téléphone

Ce test permet de mesurer l'existence d'une forte action télépathique entre deux personnes dont l'une, le récepteur, n'est pas du tout au courant de l'expérience.

Le test consiste, en effet, à établir un contact à distance avec une autre personne, à son insu, et avec pour seul support sa photo.

À une heure précise, vous vous concentrez sur la photo de cette personne en vous disant mentalement : "Appelle-moi au téléphone maintenant".

Concentrez-vous très fort sur cette idée et vérifiez au bout de combien de temps votre "cobaye" va vous appeler et s'il a bien ressenti la nécessité de vous contacter au moment même où vous émettez votre message télépathique.

Attention : ne considérez pas que vous avez échoué si votre "cobaye" vous donne de ses nouvelles avec du retard. Il pouvait se trouver simplement très loin d'un téléphone au moment où vous avez émis votre message télépathique.

 

Test n°2 : faire agir quelqu’un à son insu

Il existe des variantes à ce test, à pratiquer non plus sur des personnes que vous ne voyez pas, mais sur des gens se trouvant entièrement dans votre champ visuel.

L'exercice consiste à vous installer à une terrasse de café par exemple et à réussir à faire regarder sa montre à une personne au moment précis où vous l'aurez vous-même décidé. Ou bien à la faire lever du siège sur lequel elle est assise ou encore à la faire retourner vers vous (surtout si elle est du sexe opposé, c'est plus agréable et ça peut créer des liens!).

Pour cela, il faut transmettre un message télépathique du type : "Je veux que vous regardiez votre montre maintenant. Vous devez impérativement regarder votre montre. C'est capital pour vous. Faites-le sans tarder. Maintenant ! "

Et tout en émettant mentalement ce message, n'oubliez pas de diriger votre regard vers le cerveau de la personne sur laquelle vous pratiquez cet exercice afin de renforcer votre efficacité télépathique.

Attention, cependant, de ne pas vous faire repérer à cause d'un regard trop agressif !

Notez aussi au bout de combien de temps l'action demandée se réalise car plus le résultat arrive tard, plus la réussite pourra être mise sur le compte du hasard.

 

Test n°3 : faire trouver un objet caché

Ce test est proposé par Jean-Pierre Girard, auteur du livre « Psychic ou le pouvoir de l’esprit sur la matière » (Editions Filipacchi) et célèbre sujet-psi français.

Choisissez un objet d’assez petite taille (bague, montre, stylo, briquet…) et cachez-le dans un endroit où il ne peut pas être vu directement. Demandez ensuite à l’un de vos amis, qui aura attendu dans une autre pièce, de rechercher cet objet. Influencez-le alors télépathiquement en lui indiquant mentalement l’endroit où trouver cet objet.

 

 

 

 

18/07/2022

MANDORLA : RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES DE JACQUES MANDORLA

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

 

Ma rencontre avec Coluche, comique inclassable

par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Michel Gérard Joseph Colucci est né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Son père est peintre en bâtiment et sa mère fleuriste. Il obtient son certificat d'études en 1958 mais niera toujours l'avoir obtenu... malgré les preuves fournies par sa mère ! Il sèche souvent l'école pour traîner avec une bande à Montrouge... et se fait même arrêter pour des bagarres et un vol de sac à main sur la voie publique !

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La photo anthropométrique de Michel Colucci figure dans les archives de la Police. Elle a été prise le 22 août 1953 : il n'a pas encore 9 ans !

Michel Colucci fait plein de petits boulots où il ne reste pas longtemps : télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, assistant-préparateur en pharmacie, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes, fleuriste... En 1969, à 25 ans, sa destinée va changer : il rejoint la troupe de Romain Bouteille, qui vient de créer un café-théâtre nommé « Le Café de la Gare ». Mais Coluche n'y restera pas longtemps : il se fera virer l'année suivante pour son comportement trop agressif et trop individualiste.

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La troupe du « Café de la Gare » - De haut en bas et de gauche à droite : Coluche, Romain Bouteille, Rufus, Patrick Dewaere et Sotha (ex-compagne de Romain Bouteille, puis première épouse de Patrick Dewaere).

Fin 1971, Michel Colucci crée son propre café-théâtre : « Au vrai chic parisien ». En 1984, il obtient la consécration avec un César du meilleur acteur pour son rôle dans le film de Claude Berri « Tchao Pantin ». En 1985, il crée « Les Restos du coeur » justifiant sa démarche de la façon suivante : « Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre ». Le 19 juin 1986, au volant de sa moto, il percute un camion et meurt sur le coup à Opio (Alpes-Maritimes).

 MA RENCONTRE

Depuis l'année 1968 et mon arrivée à Paris pour mon cursus à l'ESCP (École Supérieure de Commerce de Paris), je réside à la Cité internationale des étudiants dans le 14e arrondissement de Paris. Je fréquente assidument les cafés-théâtres de la capitale et cela me donne alors l'idée de créer une petite troupe (chanteurs, transformistes,...) qui passe dans différents pavillons de cette Cité universitaire. Dans cette troupe, je fais des numéros de mime.

Un jour de 1973, en fin d'après-midi, je me promène dans le quartier Montparnasse avec l'espoir de discuter avec des comédiens de café-théâtres et pour mieux connaître les ficelles du métier. C'est dans l'impasse d'Odessa (aujourd'hui elle n'existe plus : un parking a été construit à la place) que j'ai fait une rencontre extra-ordinaire. Au n°16 de l'impasse, j'avais vu les premières pièces de Romain Bouteille dans son « Café de la Gare ». Mais ce jour-là, surprise : le « Café de la Gare » a disparu, remplacé par une nouvelle salle, nommée « Au vrai chic parisien ». Une troupe inconnue présente un spectacle intitulé « Ginette Lacaze 1960 » et sous-titré « Chronique des moeurs chantée », une sorte d'hommage à la comédie musicale et aux yéyés. Je m'achète un billet... et je me retrouve avec une dizaine d'autres spectateurs seulement ! Maigre public alors que le spectacle était vraiment bien ficelé et très vivant. Sur scène, il y a des musiciens de qualité, dirigés par Xavier, le fils de l'acteur Jean-Marc Thibaud : ce groupe de musiciens sera célèbre, des années plus tard, sous le nom d'Orchestre du Splendid !

Un mec avec une salopette zébrée

Le lendemain, en fin d'après-midi, je retourne sur place pour tenter de discuter avec les comédiens. Quand j'arrive devant le café-théâtre, il n' y a qu'un seul acteur de la pièce, celui qui joue le rôle d'un rocker appelé Bobby : c'est lui qui, à mon avis, possède le talent comique le plus affirmé de toute la troupe. De son vrai nom Michel Colucci, il se fait appeler « Coluche » : il n'est pas habillé en rocker, comme dans le spectacle, mais il est engoncé dans une salopette zébrée verticalement et porte, sur le nez, de petites lunettes métalliques rondes. Il a créé et mis en scène la pièce, alors que Xavier Thibaud a écrit la musique.

On papote, on parle de nos origines italiennes communes. Je lui demande si la pièce « Ginette Lacaze 1960 » lui permet de bien vivre. Il me répond que c'est la galère, que 50% de la faible recette sont prises par la propriétaire de la salle et que les autres 50% sont donnés à part égale aux acteurs de la pièce. Pour me le prouver, il me montre un petit carnet dans lequel il tient lui-même les comptes au jour le jour !

De son côté, Michel me demande ce que je fais dans la vie : je lui dit que je suis publicitaire. « Ah, j'aimerais bien que tu me fasses faire de la publicité ! Ça rapporte du pognon, ça ! ». Je lui promets d'y penser. En attendant, je lui dit que je viendrai voir, à nouveau, sa pièce le lendemain soir. « Appelle-moi à l'entrée, je te ferai rentrer à l'oeil ! ».

Paul Lederman fait signer un contrat à Coluche

Le lendemain, je retourne « Au vrai chic parisien » avec une bonne amie, Anne-Marie Sargueil. Elle trouve le spectacle si génial qu'elle me dit qu'elle va en parler à l'un de ses amis qui est dans le « show-business ». Elle m'apprendra, quelques jours plus tard, qu'elle est venue avec cet ami, tous deux accompagnés par un producteur : Paul Lederman ! Celui-ci avait été, entre autres, le manager de Claude François, Mike Brant, Thierry le Luron et le sera, plus tard, du trio des Inconnus. Mon amie Anne-Marie me révélera aussi que Paul Lederman, qui est connu pour détecter les artistes ayant un très fort potentiel de réussite, s'est rendu dans les coulisses, le soir-même à la fin du spectacle, pour convaincre Coluche de signer un contrat avec lui ! Ce qui a été fait.

Coluche et la publicité Francorusse

Un jour de l'hiver 1973, après avoir été relancé plusieurs fois par Michel, j'ai enfin l'opportunité de lui proposer un « cachet » publicitaire. L'un de mes clients, la société d'entremets Francorusse (connue pour son célèbre slogan « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert » ) lance un nouveau produit.

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Publicité (à l'époque on parlait de « réclame ») pour Francorusse, avec son célèbre slogan : « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert ».

Il s'agit d'organiser une tournée de présentation du nouveau produit Francorusse auprès des directeurs de supermarchés et d'hypermarchés dans toute la France. J'ai une idée : je propose au responsable Marketing de Francorusse de remplacer l'habituelle conférence avec projection d'informations sur écran à l'aide de transparents (le logiciel PowerPoint n'existait pas encore à l'époque !) par une petite pièce de théâtre avec un maître d'école, vêtu d'une blouse grise, qui présenterait au tableau noir tous les éléments caractéristiques du nouveau dessert. Et pour le rôle d'instituteur, je propose Michel, encore très peu connu. Le responsable de Francorusse trouve l'idée intéressante et veut rencontrer le comédien. Michel est aux anges et la rémunération pour le rôle est très alléchante.

On organise donc une réunion dans mon agence de publicité, située rue des Francs-Bourgeois dans le Marais. Michel arrive en Solex : dans la cour de l'immeuble, je lui dis d'être relax et de ne pas faire de provocation devant le responsable de chez Francorusse qui est un « mec en costard-cravate », sérieux et fier de son nouveau produit. La rencontre se passe très bien : Michel joue à l'instituteur, argumente devant le tableau noir et fait rire l'auditoire. Jusqu'à la conclusion pour laquelle il s'enflamme et proclame : « À la fin, je propose de prendre tous les produits que j'ai présentés pour les balancer dans le groupe de commerçants : ce sera une véritable bataille de boules de neige ! On va se fendre la gueule ! ».

Je raccompagne Michel qui repart sur son Solex, après lui avoir dit : « Mais pourquoi as-tu déliré lors de la conclusion ? ». Il me répond : « Ils avaient l'air trop sérieux : j'ai voulu détendre l'atmosphère ! ». Puis je retourne dans la réunion. Mon client est outré : on a osé plaisanter avec son produit. Pire, le dévaloriser : c'est inadmissible ! On a donc fait la tournée de conférences avec la projection de transparents : classique et sans originalité.

Mais Michel ne m'en porte pas grief. La preuve, il me rappelle un jour pour me parler... de soucoupes volantes !

Coluche et les OVNI de Germigny-des-Prés

Un matin de septembre 1975, Michel m'appelle pour me demander : « Jacques, tu t'intéresses toujours à ces conneries de soucoupes volantes ? ». Je lui avais, en effet, évoqué un jour que j'étais enquêteur officiel pour un petit magazine, intitulé « Lumières dans la nuit » (la revue m'avait attribué le « matricule » d'enquêteur n°2338. À mon avis, ça devait plutôt être mon numéro d'abonné !) et que je cherchais des cas d'observations en France sur lesquels pouvoir faire une investigation journalistique. Je réponds donc à Michel : « Oui, je m'intéresse toujours au sujet ». Il me rétorque : « Alors, je vais te brancher sur un cas important. Ma prof de piano, France Olivia, a assisté cet été à de drôles de phénomènes dans le ciel. Appelle-la de ma part ».

À l'époque, on parlait de « soucoupes volantes » ou de MOC (« Mystérieux Objets Célestes ». L'appellation OVNI (« Objet Volant Non Identifié » interviendra plus tard, copiée sur l'expression anglo-saxonne UFO (« Unidentified Flying Object »).

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Michel me communique le numéro de téléphone de France Olivia, sa prof de piano : elle accepte gentiment de me rencontrer chez elle, courant janvier 1976. Au cours d'un sympathique entretien, elle m'apprend qu'elle a organisé en août 1975 des concerts de musique dans l'église de Germigny-des-Prés (l'une des plus anciennes églises de France, rare exemple du style architectural carolingien), un village du Loiret de 700 habitants situé à 27 km d'Orléans. France Olivia me précise : « Pendant 17 soirs d'affilée, on a vu deux objets à environ 500 mètres du sol : le premier objet de couleur rose se plaçait au-dessus du village de Saint-Martin d'Abbat et le second, de couleur jaune-blanc très lumineux, stationnait au-dessus de l'église de Germigny-des-Prés. Ils avaient tous les deux la forme d'un chapeau de curé avec un faisceau lumineux jaillissant du dessus » (voir ci-après les dessins que j'ai réalisés d'après son témoignage). Le mois suivant cet entretien, je me suis rendu sur place pendant 3 jours afin de rencontrer d'éventuels témoins du phénomène : j'ai pu en trouver 5 (dont le facteur du village) : tous m'ont décrit le même phénomène répétitif qui a duré 17 soirées.

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Coluche me pousse à faire du café-théâtre

En 1970, tout frais sorti diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Paris, j'ai eu la chance et l'honneur d'être recruté par la célèbre agence de publicité Publicis, fondée par Marcel Bleustein-Blanchet et située tout en haut des Champs Élysées, au-dessus du Drugstore. C'est dans cette agence que je rencontre Marie-José Gélamur et Claude Moreau, deux amis passionnés de spectacle.

Michel me disait souvent : « Tu devrais te lancer dans le café-théâtre : c'est sympa ! ». Encore fallait-il trouver quoi faire sur scène et avec qui. La réponse viendra dans le courant de l'année 1976 : avec Marie-José Gélamur et Claude Moreau, on décide de monter un spectacle sur le concept de « Magie-Comédie », c'est-à-dire des sketches liés entre eux par des tours de magie. Claude était le magicien (il pratiquait cet art depuis des années, en très bon amateur), Marie-José jouait la partenaire du magicien et moi Groucho Marx ! J'avais trouvé un titre « Les tribulations d'un pékin à Paris », honteusement « inspiré » de celui d'un film de Philippe de Broca : « Les tribulations d'un Chinois en Chine », sorti en 1965 avec Jean-Paul Belmondo en vedette !

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Notre trio du café d'Edgar dans la pièce de « Magie-Comédie » intitulée « Les tribulations d'un pékin à Paris » : Marie-José Gélamur, Claude Moreau le magicien et moi en Groucho Marx !

Claude Moreau réussit à nous faire engager pour deux mois au Café d'Edgar, café-théâtre situé rue Edgar Quinet dans le XIVe arrondissement de Paris... non loin du "Vrai chic parisien" de Michel ! Nous avons été placés dans la plus petite des deux salles, la grande salle présentant un « one woman-show » de Dominique Lavanant, une vrai star à l'époque : elle y jouait le rôle d'une « aubergine » qui raconte sa pénible vie de contractuelle.

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Le « one-woman show », avec Dominique Lavanant en aubergine, faisait un véritable tabac au Café d'Edgar.

Notre contrat était clair : on devait impérativement jouer s'il y avait 5 spectateurs ou plus. Les débuts de semaine, quelques minutes avant le début de notre spectacle (22h30), on avait 2 ou 3 spectateurs. On s'apprêtait donc à rentrer chez nous. Puis, soudainement, notre salle de 50 places se remplissait... comme par miracle ! On a compris assez vite ce qui se passait : Dominique Lavanant faisant salle comble, une partie des personnes refoulées à l'entrée se disaient : « Où peut-on encore voir un spectacle à cette heure-ci ? ». Résultat : des gens entraient dans notre petite salle et assistaient à notre « Magie-Comédie » ! Notre orgueil en a pris un coup : les spectateurs ne venaient pas pour nous ! Par chance, quelques jours plus tard, Le Nouvel Obs et Le Figaro nous avaient sélectionnés dans les spectacles à voir, ce qui nous a rabattu du monde... et remonté le moral ! Une très belle expérience... mais heureusement que nous étions tous les trois salariés car il nous aurait été impossible de vivre professionnellement du spectacle !

Quand je pense à ma rencontre extra-ordinaire avec Michel, je me dis que, sans lui, je n'aurais peut-être jamais eu la formidable chance de monter sur la scène d'un café-théâtre !

MA RENCONTRE EXTRA-ORDINAIRE AVEC BELLINE, VOYANT,

par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Marcel Forget est né en 1924. Il d'abord exercé le métier de brocanteur. En 1955, il ouvre sous le pseudonyme de « Belline » un cabinet de consultation au 45 de la rue Fontaine dans le 9e arrondissement de Paris, tout près de la place Blanche. Il a cessé ses activités de voyant à la fin des années 1980. On ignore précisément quand il est décédé (1994 ? 2004 ?) et où il est enterré.

Si des lecteurs possèdent des informations à ce sujet, merci d'avoir la gentillesse de nous les communiquer à : paranormal@orange.fr

MA RENCONTRE

Belline, considéré comme l'un des meilleurs voyants du monde, m'a reçu un jour d'avril 1984 dans son cabinet. Depuis plus de 2 ans, il refusait de rencontrer des journalistes. Exceptionnellement, pour le magazine « Confidences » dans lequel j'avais une rubrique intitulée « Pour le plaisir de mieux-vivre », il avait accepté mon interview. J'avais trouvé face à moi un homme de 60 ans, fatigué (comme le montre bien la photo de lui que j'ai prise le jour de notre rencontre), mais extrêmement chaleureux, et qui avait conservé une très grande lucidité par rapport aux événements qui bouleversèrent la planète.

 Monsieur Belline, vous êtes certainement le voyant français le plus célèbre de notre époque. Vous avez été consulté par les plus grands de ce monde et le philosophe Gabriel Marcel vous a même surnommé le« Prince des Voyants ». Or, je vous sens triste, amer, désabusé.

Triste oui, amer non. Triste parce que le 5 août 1969 j'ai perdu mon fils unique Michel dans un accident de la route. Depuis ce jour, ma vie n'a plus le même sens. Ensuite parce que les gens que je reçois sont de plus en plus angoissés, inquiets de leur avenir. Or vous savez, sans doute, qu'un voyant « absorbe » beaucoup d'énergie venant de ses clients. On peut dire que j'endosse tous les problèmes, toutes les préoccupations, tous les désespoirs que je capte chez la personne qui me fait face.

À quel moment avez-vous pris conscience de votre capacité de voyance ?

Dans un sanatorium situé dans les Alpes, alors que j'étais soigné de la tuberculose ! Un matin, j'ai ressenti des douleurs dans le ventre. J'ai compris que ce n'était pas moi qui souffrait, mais mon voisin de chambre : j'ai pensé qu'il faisait une occlusion intestinale... ce que le médecin confirma ! La maladie qui me clouait encore au lit avait donc été l'épreuve nécessaire à la libération d'une faculté dont je ne soupçonnais pas la puissance avant d'entrer dans ce sanatorium.

Vous avez publié en 1972, chez Robert Laffont, un livre très émouvant dans lequel vous racontez votre expérience de contact avec votre fils Michel.

J'ai intitulé ce livre « La troisième oreille, à l'écoute de l'au-delà ». Deux heures avant le drame, en pleine nuit, je m'étais brusquement réveillé, pressentant le pire. Puis, en 1971, soit deux ans après la disparition de Michel, je l'entends me parler distinctement alors que mon épouse, à mes côtés, ne percevait aucun son. Ce « dialogue » durera près de deux ans.

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Quelle conclusion tirez-vous de cette expérience étonnante ?

Une double conclusion : d'une part, la communication avec un être cher est exceptionnelle mais angoissante et, d'autre part, cette relation prouve qu'une certaine vie existe après la mort.

Pourquoi avoir intitulé votre livre « La troisième oreille » ?

Cette expression est apparue lors d'un dialogue avec mon fils. Je lui ai demandé où il était. Il m'a répondu « C'est un tourbillon, comme dans un rêve. Une assemblée de sons, d'idées, de couleurs différentes. Une lumière qui jamais n'aveugle. Des sons sous forme de douces vibrations. La lumière produite la lumière et d'elle jaillissent des sons ». Je lui ai alors dit : « Lorsque je t'appelle, tu perçois des sons. Cela signifie-t-il donc que l'homme possède une troisième oreille ? ». Il m'a répondu « Oui, une oreille pour une autre dimension ».

Depuis la sortie de mon livre, j'ai reçu de très nombreux témoignages de gens qui ont vécu le même phénomène que le mien.

Vous avez réalisé des prédictions spectaculaires, toutes authentifiées. Je pense à l'annonce de la mort d'Eisenhower, publiée dans France-Soir 3 mois avant sa crise cardiaque fatale. Ou bien à la clairvoyance des barricades de Mai 68, relatée dans « Le Parisien Libéré» fin septembre 1966. Ou encore à la vision prémonitoire de l'accident tragique qui a coûté la vie à Claude François. Comment parvenez-vous à faire de type de prédictions ?

Dans le cas de Dwight Eisenhower et de Mai 68, j'ai vu des images mentales, des flashs fulgurants. À partir de ces chocs visuels, le clairvoyant doit ensuite interpréter ce qu'il a perçu. Ainsi pour Eisenhower, j'ai vu le président américain sur un terrain de golf se plier brusquement et porter la main à son cœur.

Pour Mai 68, j'ai vu des manifestants courir dans tous les sens, des rues barrées par des tas de pierres et le général de Gaulle... essayant de les enlever.

Pour Claude François, je suis bouleversé encore aujourd'hui. Car c'était un ami, qui venait me consulter régulièrement. Un jour, un cliché mental m'apparut : je vis Claude François dans une barque qui prenait l'eau. Et je m'entendis lui dire, par un phénomène de résonance intérieure, c'est-à-dire que les mots sortaient de ma bouche comme s'ils étaient dictés par un autre que moi : « Méfiez-vous des voyages en mer ou des baignades! ». Hélas, je n'avais pas réussi à interpréter correctement le fait que la barque tragique serait sa baignoire.

Vous avez créé un jeu de cartes divinatoires nommé « L'oracle Belline ». Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?

C'est une histoire étonnante où le hasard et la chance ont joué un grand rôle ! Un jour, l'une de mes clientes m'annonce qu'elle va déménager et qu'elle possède des documents sur la voyance qui pourraient m'intéresser. Je me rends chez elle et je découvre un manuscrit et un jeu de cartes. Je m'aperçois alors qu'il s'agit d'éléments ayant appartenu à un mage très connu au XIXe siècle et qui avait habité à cet endroit. Cette personne s'appelait Jules Charles Ernest Billaudot (1829-1881), mais consultait sous le pseudonyme de « Mage Edmond ». Mon « Oracle » est un hommage rendu à ce voyant.

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Le Mage Edmond

UN ÉTRANGE PHÉNOMÈNE SURVENU PENDANT L'INTERVIEW !

Avant de commencer l'interview, Belline que je remerciais sincèrement de m'avoir accordé la faveur d'un rendez-vous, tint à me mettre en garde : « Si vous enregistrez notre conversation, vous risquez de ne rien avoir sur votre bande magnétique. C'est déjà arrivé très souvent dans passé avec d'autres journalistes. J'ignore ce qu'il se produit exactement, mais le fait est réel ». J'ai alors cru à une boutade, d'autant plus que j'en étais à ma sixième interview consécutive, que j'utilise le même matériel chaque fois et qu'aucun problème technique ne s'est jamais posé jusqu'à présent. Pendant tout l'entretien, j'ai d'ailleurs vérifié à plusieurs reprises le déroulement de la bande. Tout fut normal. Après avoir pris congé de Belline, je suis rentré chez moi afin d'écouter l'enregistrement et de commencer la rédaction de mon article.

Surprise : il n'y avait qu'un souffle permanent sur la cassette-audio ! Aucun mot de notre dialogue n'avait été enregistré ! Heureusement, j'avais pris des notes écrites pendant l'entretien. J'ajoute que j'ai immédiatement essayé le magnétophone : il a enregistré parfaitement ma voix ! Me suis-je trouvé face à un phénomène paranormal, une sorte « d'effet Belline » ? Ou bien y avait-il, dans le cabinet, un appareil brouilleur d'ondes ?

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Cabinet de Belline, exposé au musée des Arts et Traditions Populaires (Mucem à Marseille).

Ma rencontre avec Jacques Montagner, magnétiseur

                        par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Jacques Montagner est né à Condom (Gers) le vendredi 13 août 1937 à 13h : et, malgré tout ces « signes » qui auraient pu en inquiéter plus d'un, il n'était pas du tout superstitieux ! Il nous a quittés en octobre 2006, à l'âge de 69 ans.

Sa carrière de magnétiseur a commencé de façon étonnante. Possédant un atelier de réparations d'engins agricoles, il participe régulièrement à des réunions à la Chambre de commerce du Gers où il rencontre le célèbre herboriste (aujourd'hui on dirait « phytothérapeute »), surnommé « le Pape des plantes », Maurice Mességué qui officiait à Fleurance.

Un jour de 1976, Mességué dit à Montagner : « Vous possédez un magnétisme très fort : vous devriez pratiquer cette technique pour soigner gratuitement les gens de votre entourage ! ». Montagner, ne connaissant pas du tout le sujet, demande à Mességué de lui expliquer en quoi consiste cette technique de soins. Les résultats sont si spectaculaires que, l'année suivante, Montagner ferme son atelier de réparations et ouvre un cabinet où il pratique professionnellement le magnétisme !

En 1988, Maurice Mességué m'a gentiment proposé d'écrire la préface de mon livre « ABC du magnétisme » (éditions Grancher) dans laquelle il n'hésite pas à préciser : « Jacques Montagner, que j'ai guidé dans ses premiers pas, je le considère, et de loin, comme le meilleur magnétiseur de France ».

MA RENCONTRE

Ma première rencontre avec Jacques Montagner date d'avril 1985. J'étais en train d'enquêter sur le monde des guérisseurs français, dans le but de publier, avec Françoise Simpère ma co-auteur, « Le guide des guérisseurs et autres thérapeutes » aux éditions Philippe Lebaud.

Le principe de cette enquête était le suivant : prendre un rendez-vous sous un pseudo, me faire magnétiser, payer en espèces (afin de ne pas laisser mes coordonnées sur un chèque) et, enfin, rédiger une fiche résumant les points positifs et négatifs de la séance.

Parmi les 350 guérisseurs traités dans la première édition figurait Jacques Montagner. Il officiait chez lui à Rueil-Malmaison. Ma séance fut unique, en ce sens que je notais plusieurs phénomènes étonnants, que je n'ai jamais rencontrés chez les autres magnétiseurs.

Premier phénomène : dès que Montagner a placé ses deux mains derrière mon crâne, je ressentis immédiatement une très forte chaleur émanant de ses paumes et envahissant ma nuque.

Deuxième phénomène : à la fin de la séance qui dura 20 minutes, je me mis debout et je fus pris de vertiges, ce qui m'obligea à m'asseoir un instant.

Enfin et surtout, troisième phénomène, je ressentis pendant toute la journée des « douleurs » dans mon crâne, mais pas comme une migraine classique : des douleurs uniquement dans les arcades sourcilières ! Étrange.

La réponse me sera apportée quelques semaines après la sortie du livre en 1986. Je reçus une lettre manuscrite de 3 pages, signée d'un des plus grands physiciens français : le professeur Yves Rocard (le père de l'ancien premier ministre Michel Rocard) ! Il venait de tomber, par hasard, sur notre livre et avait découvert mon récit des douleurs ressenties après la séance de magnétisme chez Jacques Montagner : pour lui, cela confirmait sa théorie que l'être humain possède des cristaux de magnétite (c'est-à-dire de la pierre d'aimant naturel) dans les arcades sourcilières ! Ce fait fut ensuite vérifié, l'année suivante, par le biologiste anglais Robin Baker, de l'université de Manchester, qui trouva de la magnétite dans des crânes de personnes décédées ! Au total, le professeur Yves Rocard a trouvé 8 endroits différents, dans le corps humain, contenant de la magnétite.

Au cours de l'imposition de ses mains sur mon crâne, Jacques Montagner avait donc excité la magnétite contenue dans mes arcades !

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Photo Kirlian de l'énergie émise par la main droite du magnétiseur Jacques Montagner

 BIBLIOGRAPHIE

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ABC du magnétisme (éditions Grancher)

Dans ce livre, j'ai consacré un très long chapitre à Jacques Montagner avec, entre autres, une interview en profondeur où le magnétiseur révèle la méthode qu'il a mise au point pour magnétiser.

Par ailleurs, Jacques Montagner donne de nombreux exemples de cas qu'il est parvenu à traiter avec succès (zona, eczéma, stress,...).

Je consacre aussi un autre chapitre aux résultats qu'il a obtenus lors de tests scientifiques effectués, à ma demande, par le professeur Yves Rocard.

 

 

 

Ma rencontre avec Colette Silvestre, tarologue  par Jacques Mandorla

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BIO-EXPRESS

Après une scolarité classique, Colette Silvestre entre, sur concours, dans l'administration. Trois ans plus tard, trouvant cette activité trop monotone, elle rejoint le groupe de presse Hersant. Le milieu journalistique, beaucoup plus vivant, convient davantage à son besoin de communiquer, d'écrire et d'échanger. Cette expérience, très riche et pleine d'enseignements, va durer dix ans et lui laisser un excellent souvenir. Mais, pour des raisons personnelles, elle est obligée d'abandonner cette activité et s'oriente alors vers le monde de l'édition d'ouvrages ésotériques.

Colette Silvestre réalise alors que sa voie est dans la tarologie, une science fondée sur l'étude des cartes du tarot. C'est son talent dans la lecture de l'agencement de ces cartes, lecture plus longue que les cartes à jouer ordinaires et comportant des figures différentes, qui lui a permis d'exercer dans un domaine qui la passionne depuis son plus jeune âge.

MA RENCONTRE

J'ai rencontré Colette Silvestre en 1988 lors d'un dîner organisé par notre éditeur commun Michel Grancher, qui avait eu l'excellente idée de réunir les auteurs des ouvrages de son incontournable collection "ABC" : ce soir-là, en tant qu'auteur de "ABC du magnétisme", j'ai fait la connaissance entre autres de Colette Silvestre ("ABC des tarots") et de Jean-Daniel Fermier ("ABC de la numérologie"), avec lesquels j'ai gardé des liens amicaux encore jusqu'à aujourd'hui.

Pour cette rubrique RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES, j'ai voulu en savoir plus sur cette discipline qu'est la tarologie, en interviewant Colette Silvestre.

Jacques Mandorla : Comment vous présentez-vous aux gens : tarologue, cartomancienne ou bien tireuse de cartes ?

Colette Silvestre : « Tireuse de cartes » ou « cartomancienne » sont des termes tout à fait exacts, mais qui ne correspondent plus à notre époque actuelle. Dans l'esprit de certaines personnes, ils sont même un peu péjoratifs. De nombreuses expressions changent avec le temps et avec la mode. De même qu'un sourd devient un malentendant, un aveugle un malvoyant ou une concierge une gardienne d'immeuble, les termes de « tireuse de cartes » et de « cartomancienne » sont aujourd'hui remplacés par ceux de « tarologue » ou même parfois de « conseillère en relations humaines » ! Il ne faut pas oublier que, dans le passé, on lisait l'avenir en utilisant un simple jeu de belote de 32 cartes, et c'est ce qui a donné le mot « cartomancie ». Aujourd'hui le tarot (dont le jeu présente 22 arcanes majeurs essentiels aux interprétations, plus 56 arcanes mineurs complémentaires destinés à affiner ou à compléter ces interprétations) est devenu le support principal des consultations. La récente appellation de « tarologue » semble plaire davantage que « tireuse de cartes », devenue à tort synonyme de charlatanisme.

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Le terme "tarologue" remplace aujourd'hui ceux de "cartomancienne" et de "tireuse de cartes".

 

JM : Comment est née cette passion chez vous ?

CS : Plutôt que de parler de passion, je préfère évoquer un intérêt fondé sur la curiosité. Attirée, dès l'âge de vingt ans, par le mystère qui entourait les cartes, je pris plaisir à consulter cartomanciennes et tarologues. J'étais surprise de voir qu'une simple lecture d'images permet de faire des prédictions qui, avec le temps, s'avéraient exactes. La curiosité m'a donc poussée à vouloir en savoir plus, à comprendre comment les cartes pouvaient répondre à nos questions et cette démarche est devenue une véritable passion au fil du temps.

JM : Comment définiriez-vous votre rôle ?

CS : C'est une activité de conseil, destinée à soulager les plaies et les bosses de l'âme et qui demande patience, compréhension et amour des autres. Si l'interprétation du tarot réclame de l'intuition, il ne faut pas négliger la logique et la psychologie pour aider à résoudre certaines préoccupations des consultants.

JM : Que représente, pour vous, un jeu de tarot ?

CS : Au départ, le tarot a été pour moi un objet de collection. Les couleurs, les formes, les graphismes des lames m'avaient incitée à collectionner différents jeux. On ne peut pas rester insensible aux véritables œuvres d'art que sont les tarots de Visconti, de Scapini, de Charles VI ou, plus récemment, celui de Dali. Par la suite, compte tenu de l'intérêt que je portais à l'interprétation de ces lames, j'ai compris que le tarot était un traité de psychologie en images, un livre de sagesse et de connaissance, un chemin initiatique riche d'enseignements. Si le tarot éveille notre imagination par ses images colorées et artistiques, il permet aussi de méditer et de dialoguer avec soi-même et d'avancer sur la voie du chemin intérieur.

JM : Quel est votre jeu de tarot préféré ?

CS : Je reste fidèle aux 22 arcanes majeurs du tarot, ce qui ne signifie pas qu'il s'agit du tarot de Marseille ! Je travaille toujours avec des jeux dont les images me plaisent et me parlent, mais il m'arrive souvent d'en changer. J'ai une préférence pour les Tarots italiens et actuellement j'utilise un tarot de Scapini, sur un thème de Roméo et Juliette. Bien entendu, je n'oublie pas l'Oracle de Venise, un jeu de ma propre création !

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L'Oracle de Venise : un jeu (cartes + livret) créé par Colette Silvestre et qui se présente dans un élégant coffret (éditions Grancher).

 

JM : En quoi le tarot est-il différent des autres techniques de divination ?

CS : Généralement utilisé à des fins divinatoires, le tarot peut aussi devenir un support très différent. L'interprète peut orienter la lecture des symboles, selon ses conventions et ses méthodes, vers des interprétations psychologiques, karmiques, spirituelles ou kabbalistiques.

JM : À quoi sert exactement le tarot ?

CS : Le tarot est très révélateur de la personnalité d'un individu. Chaque lame détermine les forces et les faiblesses du consultant. Il donne des informations précises sur ses émotions intérieures et cet aspect est nécessaire pour les prévisions qui pourront être faites. Le tarot est également une technique de divination mais il n'a pas le pouvoir d'influencer les événements. Simple messager, il aide à prendre des décisions, à orienter des choix, à cerner les facteurs positifs ou négatifs d'une situation, à saisir les opportunités ou à éviter les conflits, mais rien ne sera possible sans l'investissement personnel du consultant. Le tarot informe et le consultant est libre d'accepter ou de refuser l'information qui lui est transmise. Les gens viennent chercher l'espoir d'une amélioration de leur vie quotidienne, un réconfort et un éclaircissement sur leur vie future. Le tarot délivre donc un message d'espoir et d'amour. Que serait la vie sans espoir et, surtout, sans amour ? Si le tarot vous intéresse, sachez que vous pouvez lui faire confiance car c'est un ami fidèle et sincère qui ne vous décevra jamais.

JM : Qui consulte les tarologues ?

CS : En consultation, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Émotives et intuitives, elles se laissent aller à leurs états d'âme, sans éprouver de gêne à exprimer ce qu'elles ressentent. Les hommes sont plus fiers et n'apprécient pas de se montrer dans une position fragile. Ils réagissent également avec plus de logique et de raisonnement et considèrent qu'aller voir une cartomancienne est un truc de bonne femme. Ils se moquent gentiment, ils sourient malicieusement mais la curiosité les pousse souvent à vouloir en savoir plus !

JM : Vous ne consultez plus depuis deux décennies déjà. Pourquoi ?

CS : Par manque de temps. Les consultations demandent une grande disponibilité. Après de nombreuses années au service d'une clientèle parfois très exigeante, je consacre désormais mon temps à écrire des livres et à dispenser des cours d'initiation et de perfectionnement.

JM : Quand vous consultiez, comment travailliez-vous face à un consultant ?

CS : Je l'informe d'abord sur ce que je peux lui apporter et sur mes limites. J'avoue n'avoir aucun don exceptionnel de voyance ou de médiumnité et que je ne suis pas en mesure d'entrer en contact avec un esprit. Le consultant doit également savoir que la lecture du tarot ne va pas résoudre tous ses problèmes. Par ailleurs, je n'acceptais pas qu'une tierce personne assiste à la consultation : pour moi, le tête-à-tête est très important pour dialoguer sans avoir à être attentif à la personne dont la présence peut d'ailleurs provoquer une gêne ou une vibration négative. Enfin, la disponibilité du consultant devait être entière. Je n'ai jamais imposé de durée précise : selon les difficultés, une consultation pouvait varier d'une heure à une heure trente.

JM : Aviez-vous des difficultés à assumer l'attente des consultants ?

CS : Oui. L'intuition et la psychologie sont sans cesse en éveil pour comprendre les difficultés de la personne qui attend beaucoup de sa consultation. Il faut rester à son écoute, savoir ne pas la juger quelle que soit sa demande et rester impartial, sans jamais se projeter dans ses préoccupations. Certains cas sont faciles à analyser mais il arrive que l'on rencontre des personnes dont la situation est vraiment douloureuse. On ne peut pas rester insensible à certaines misères et si on ne peut régler tous les problèmes, on doit au moins apporter une aide morale.

JM : N'importe qui peut-il apprendre le tarot ?

CS : Le tarot est un livre d'images à la portée de tous. Il n'est donc pas nécessaire d'avoir un don particulier pour lire les arcanes du tarot. Le futur initié doit savoir qu'en s'investissant dans cette démarche, il découvrira une autre manière de penser. Philosophie et psychologie viendront ajouter à son étude une nouvelle orientation. Le travail de lecture développe l'intuition et permet ensuite de ressentir des émotions et des sensations plus fortes en soi-même. Il n'y a aucun danger à travailler et lire le tarot, mais celui-ci ne doit pas devenir une béquille dont on ne peut plus se passer. Ce support doit être utilisé à des fins d'aide et de soutien et, en aucun cas, comme une sanction.

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JM : Quelle est votre plus belle réussite en consultation ? 

CS : Fort heureusement, il y en a eu beaucoup. Si je devais n'en garder qu'une, ce serait la réconciliation très heureuse d'un couple au bord de la séparation. Je rappelle qu'un individu a parfaitement le droit d'accepter ou de refuser les informations et les conseils donnés par les lames de tarot. Dans le cas de cette femme, il y a eu de sa part une confiance totale dans les messages du tarot et une mise en application des conseils : le résultat a été très positif. Celui qui a toute confiance dans le tarot et qui n'hésite pas à faire les démarches nécessaires pour atteindre ses objectifs parviendra à dépasser les épreuves.

JM : Quel est votre plus cruel échec ?

CS : Un échec douloureux vous oblige à une remise en question totale par rapport à cette profession. En 1997, j'ai été bouleversée par le suicide d'une cliente fidèle depuis cinq ans. Après un investissement sérieux et sincère dans une mission humanitaire, cette femme de 55 ans s'est laissée aller à des tensions émotionnelles de plus en plus fortes pour sombrer finalement dans une grave dépression. Je n'ai sans doute pas suffisamment insisté sur la nécessité de lui faire suivre une thérapie et je n'ai pas imaginé un instant qu'elle puisse passer à l'acte. Mais peut-on réellement espérer que mes mots auraient été suffisants pour lui permettre de reprendre goût à la vie ?

JM : Vous avez écrit récemment un livre sur « Le 6e sens » : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le sujet ?

CS : Bien que le sixième sens ne soit pas explicable, la science ne nie pas son existence et admet que nous possédons TOUS cette inestimable faculté. Ce sixième sens, nommé différemment intuition, pressentiment ou instinct, nous prévient des avantages et inconvénients d'une situation ou d'un évènement, nous met en garde face aux dangers et nous pousse à des actions positives pour l'avenir. S'il nous parait très naturel de voir, d'entendre, de se sentir, d'apprécier le goût ou de ressentir des sensations par le toucher, pourquoi refuser d'utiliser le sixième sens toujours prêt à nous donner des informations pour notre bien ? Apprendre à développer son sixième sens, c'est découvrir un message entre notre sagesse intérieure et notre conscient : il est la lumière qui éclaire notre vie.

JM : Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

CS : Je collabore à une nouvelle revue trimestrielle qui vient d'être lancée par un ami, Frédéric Pudleitner. Son titre : DESTINÉA, positionné comme le magazine positif du spirituel et du mieux-vivre. Le numéro 1 est sorti en janvier 2018 (j'ai écrit un article "À la découverte du Tarot de Marseille") et le numéro 2 fin mars ("La loi d'attraction : on attire ce que l'on pense"). Dans le numéro 3, qui paraîtra fin juin, je publierai un article sur "Le sixième sens".

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JM : Puisque vous ne consultez plus, quelle activité vous occupe aujourd'hui ?

CS : J'enseigne le Tarot de Marseille, l'Oracle de Belline et la Numérologie, en cours de groupe à la librairie La Cornaline dans le 9e arrondissement. Cet enseignement me prend beaucoup de temps car il s'étale sur toute l'année scolaire. En plus de cet enseignement traditionnel, je propose des ateliers de perfectionnement, afin de former mes élèves à pratiquer ensuite professionnellement. Je fais des animations « Questions-Réponses », au cours lesquelles les participants me soumettent leurs interrogations personnelles, et je leur réponds à l'aide du tarot de Marseille. J'anime également des conférences sur différents sujets comme le 6ème sens, la loi d'attraction, l'association du tarot et de la numérologie ou encore celle du tarot et des chakras…

Pour en savoir plus sur les cours et animations de Colette Silvestre, n'hésitez pas à consulter son site Internet : http://colettesilvestre.fr/Index.html

 

BIBLIOGRAPHIE

Colette Silvestre a écrit plus d'une quarantaine de livres, disponibles sur www.amazon.fr, www.fnac.fr ou à la librairie La Cornaline, 62 rue Saint-Lazare, 75009 Paris.

Voici 4 de ses ouvrages incontournables.

LES 21 PORTES DES ARCANES DU TAROT DE MARSEILLE ET D'OSWALD WIRTH

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Cet ouvrage vous invite à entrer dans le jeu de tarot, en passant une à une 21 portes destinées à vous faire découvrir les secrets des arcanes majeurs. Trois personnages vous accompagnent au cours de ce voyage et trois regards différents vous font part de leur ressenti personnel à chaque ouverture de porte : le Mat critique et sévère mais chargé de curiosité, le profane ancré dans le monde de la Matière et l'initié dont la démarche est avant tout un voyage de l'âme qui ouvre la voie de la compassion et de l'amour universel. Au bout de la route après l'ouverture des 21 portes, quel sera votre propre regard ? Éditions Exergue – 363 pages – 23,90 €

 

LA LOI D'ATTRACTION PAR LE TAROT

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Cet ouvrage vous aide à comprendre que vous êtes seul maître de vos pensées et que vous attirez tout ce que vos pensez : c'est la Loi de l'Univers ou Loi d'attraction. Adopter cette loi et croire en sa force, c'est attirer à soi tout ce que l'on désire pour être heureux et, dans un même temps éloigner tout ce que l'on ne souhaite pas voir intervenir dans notre vie pour ternir notre bonheur et joie de vivre. Les arcanes du Tarot aideront, grâce à leurs symboles, à envoyer les messages dans l'Univers et, grâce à ce support, tout deviendra plus facile et plus clair. Éditions Trajectoire – 170 pages – 18,25 €

 

LE COURS DE TAROT DE COLETTE SILVESTRE

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Quelles sont les origines du tarot ? À quoi sert le tarot ? Comment l'aborder et, surtout comment le pratiquer ? Faut-il un don ? Cet ouvrage a été conçu non seulement pour répondre à toutes les questions que l'on se pose autour du tarot, mais aussi pour permettre de l'étudier avec facilité en toute simplicité. Ce cours de tarot est à la portée de tous, du débutant à l'élève confirmé. Rédigé en termes clairs et précis, il permet de comprendre rapidement la technique conduisant à des interprétations prévisionnelles dans les domaines de la vie quotidienne tels que le travail, l'argent, l'amour, la santé, la sexualité, la spiritualité… Éditions Grancher – 288 pages – 20 €

 

DÉVELOPPER SON 6ème SENS

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Nul n'ignore l'importance et l'utilité de nos cinq sens et pourtant nous sommes loin de les utiliser à bon escient et surtout d'en tirer tous les profits qu'ils sont en mesure de nous procurer. En sachant être à l'écoute de vos cinq sens et en apprenant à les exploiter, vous constaterez des améliorations de votre quotidien de façon positive. Ce travail sur les cinq sens a une grande importance car il permettra au sixième sens de se manifester spontanément et de façon différente selon la nature, le caractère, la personnalité et la sensibilité des individus. Éditions Trajectoire – 112 pages – 18,25 €

 

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    Ma rencontre avec Jean-Louis Crozier, radiesthésiste

  • par Jacques Mandorla

     

    BIO EXPRESS

    Jean-Louis Crozier est né en 1944. Il est décédé le 31 décembre 2008. La journée, il  exerçait son métier de magnétiseur dans son cabinet à Aubenas (Ardèche). Le soir (et souvent la nuit !), en tant que radiesthésiste, il aidait bénévolement les enquêteurs (Gendarmerie, Police ou Pompiers) afin de leur permettre de retrouver des personnes disparues, au moyen de son pendule.

    Son grand-père paternel était sourcier et l'avait initié, chaque année pendant les vacances scolaires d'été, à la recherche de sources dans les environs du petit village ardéchois de Flaviac. Il a ainsi débuté la radiesthésie... à l'âge de 5 ans ! Et sa mère soignait les brûlures par conjuration. Il était donc né sous une double bonne étoile.

    Aujourd'hui, sa fille Stéphanie a repris le cabinet d'Aubenas où elle pratique professionnellement magnétisme et radiesthésie.

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    Jean-Louis Crozier dans son cabinet d'Aubenas, en pleine recherche d'un disparu (photo Jacques Mandorla)

    MA RENCONTRE

     En 1989, j'ai appelé Jean-Louis Crozier pour lui demander s'il acceptait de collaborer au livre que je commençait à écrire, intitulé "ABC de la radiesthésie". Il était d'accord mais il m'avoua qu'il n'avait pas de temps disponible. Je lui ai donc fait la proposition suivante : " À la fin de chacun des chapitres, je vous laisse carte blanche pour vous exprimer, même si vous n'êtes pas d'accord avec moi. De plus, je consacrerai un chapitre entier à vos recherches de disparus ".

    C'était parti ! Quelques semaines plus tard, j'ai passé plusieurs jours chez lui à Aubenas. j'ai alors découvert quelqu'un de très modeste, toujours à l'écoute. On a d'abord parlé de son métier de magnétiseur : il consultait en direct dans son cabinet, mais il "soignait" aussi sur photo à distance, ce qui est plus plus étonnant ! 

    Mais c'est son côté "chercheur de disparus" qui m'a le plus intrigué. Comment faisait-il pour réussir à aider les enquêteurs, simplement en faisant balancer son pendule au-dessus d'une photo (" Je préfère quand elle est en noir et blanc, j'obtiens de meilleurs résultats ! " me disait-il), tout en restant tranquillement chez lui à Aubenas : en effet, il n'avait pas besoin d'aller sur le terrain. Quand il m'a appris que, depuis son premier cas de disparu en 1960, il notait tout dans de petits cahiers d'écolier, j'ai demandé à les étudier. À l'intérieur : des centaines de recherches, très bien présentées : " Nom de la personne - Date de disparition - Nom de l'enquêteur qui l'a contacté - Dernier endroit où a été vue la personne disparue". Puis suivaient d'autres colonnes où il indiquait ses hypothèses : "Personne morte ou vivante - Lieu précis où chercher la personne - Conclusion fournie par l'enquêteur ".

    Sa notoriété a véritablement "explosé" en 1974 quand le journaliste Georges de Caunes (le père de l'animateur Antoine de Caunes) l'a invité dans son émission "Le coeur et la raison'" sur Radio Monte Carlo. Dans les jours qui ont suivi, la station a reçu des milliers d'appels d'auditeurs venant de toute la France et demandant des consultations en magnétisme ou en radiesthésie ! "Ma carrière professionnelle venait de débuter !".

    Au total, entre 1960 et 2008, Jean-Louis Crozier aura travaillé sur 1 200 cas de personnes disparues (soit, en moyenne, une recherche tous les 15 jours) dont 400 ont été résolus, à ce jour, par les enquêteurs. Sur ces 400 personnes retrouvées, 270 (soit les 2/3) l'ont été à l'endroit exact indiqué par lui ! Et ces 270 personnes ont toutes été trouvées dans l'état ("Mort ou vivant") qu'il avait précisé : 100% de réussite !

    Pour faire ses recherches, Jean-Louis Crozier a créé un pendule personnel, réalisé par un artisan de la région. Ce pendule en laiton se distingue des autres pendules par son poids élevé (100 g), sa longue pointe (5 cm) et sa très courte chaîne : "La longue pointe me permet d'être le plus précis possible sur les cartes IGN au 1/25 000e sur lesquelles je travaille".

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    Dessin du pendule personnel de Jean-Louis Crozier

    J'ai, un jour, demandé à Jean-Louis Crozier ce qu'il ressent lors d'une recherche de disparus. Voici sa réponse : "Lorsque je recherche un disparu, je deviens une sorte de radar ! Je m'explique : j'ai l'impression que j'émets des ondes mentales à 360 degrés, donc dans toutes les directions. Comme je travaille à partir d'une photo sur laquelle je pose ma main gauche, je pense que les ondes que je diffuse sont chargées de celles de la personne recherchée, dont on pourrait dire que j'ai détecté la longueur d'onde spécifique. À un certain moment de mon travail, j'approche du disparu sur la carte d'état-major : je reçois alors un écho en retour. J'ai retrouvé la personne. Mon « radar » personnel a fonctionné et j'ai perçu le « bip » caractéristique. Mais si, sur un vrai radar, le bip est sonore, dans mon cas il est visuel : c'est le moment où le pendule tourne. En ce qui concerne les échos de personnes mortes qu'on me demande de trouver, j'ai constaté qu'ils étaient de puissance différente: les meilleurs échos sont, pour moi, ceux qui proviennent d'un disparu se trouvant sous l'eau. J'ai coutume de dire que l'eau est « porteuse » d'échos. Puis viennent les échos de personnes sur terre et enfin ceux de gens enterrés. Dans ce cas, l'écho m'apparaît étouffé".

    TESTS AVEC LE PROFESSEUR YVES ROCARD (1903-1992)
    radiesthésie,pendule,Crozier,Rocard,Chauvin,disparus,magnétisme,police,gendarmerieLe lundi 18 juin 1990, alors que Jean-Louis Crozier était de passage à Paris (il était invité, le soir même, dans l'émission "Stars 90" de Michel Drucker), je l'ai emmené le matin chez le célèbre physicien Yves Rocard. Ce dernier lui a alors fait subir plusieurs expériences destinées à évaluer ses capacités radiesthésiques : ce que le professeur appelle le test de la sensibilité sourcière. Il s'agit de savoir au bout de combien d'oscillations un pendule, tenu par le professeur Rocard, se mettra à tourner pendant que le sujet à tester pose sa main droite verticalement, les doigts vers le haut, sur l'arcade sourcilière gauche du professeur. Eh bien, le pendule quitta ses oscillations longitudinales au bout de 11 balancements, pour se mettre alors à tourner dans le sens anti-horaire. Conclusions du professeur Yves Rocard : « Jean-Louis Crozier est un magnétiseur confortablement doué, possédant beaucoup de magnétite dans les articulations des doigts ». Il faut noter que, chez le "commun des mortels", la moyenne des balancements se situe, selon le professeur Yves Rocard, entre 25 et 30.

    BIBLIOGRAPHIE

    L'homme du dernier espoir Éditions Tchou 1984.

    L'énergie au bout des mains Éditions Grancher 1994

    ABC de la radiesthésie (co-écrit avec Jacques Mandorla) - Éditions Grancher 1991 - Ouvrage réédité et enrichi en 2014 - 316 pages - 82 illustrations

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    Préface de l'ABC de la radiesthésie par le Professeur Rémy CHAUVIN (1913-2009)

    radiesthésie,pendule,Crozier,Rocard,Chauvin,disparus,magnétisme,police,gendarmerie" Je viens de lire l'ABC de la radiesthésie de Jacques Mandorla, écrit en collaboration avec Jean-Louis Crozier et franchement, je suis surpris, agréablement. Je m'attendais au pire, ayant lu je ne sais combien d'ouvrages similaires (quand je dis lu : au bout d'un quart d'heure, l'ouvrage vous tombe des mains). Or, j'ai affaire à un travail très clairement rédigé, précédé d'un historique bien construit et par-dessus le marché animé d'un scepticisme de bon aloi. Qu'on m'entende bien : je ne mets pas en doute les capacités vraiment étonnantes de certaines personnes, qu'elles s'intitulent voyantes ou radiesthésistes; au contraire, j'ai eu des exemples personnels qui m'ont convaincu. Mais ce dont je doute fort, ce qui m'irrite comme tout scientifique, ce sont les théories plus folles les unes que les autres et les « appareils de mesure » ou prétendus tels, qui visent à accroître la capacité paranormale de celui qui les emploie. Quand j'entends parler d'ondes, c'est tout juste si je ne sortirais pas mon revolver ... si j'en avais un. Avouons plutôt que les faits existent et que nous n'y comprenons rien. La grande difficulté dans l'étude du paranormal c'est l'absence, justement, d'une théorie : la physique et la biologie sont trop jeunes encore, sans doute. Rien ne sert donc d'employer des termes savants empruntés à la physique alors qu'il ne s'agit manifestement de rien de tel. Dans le chapitre qui est consacré à l'un des personnages les plus étonnants de cette époque (Jean-Louis Crozier), nous sommes sur un terrain plus solide. Le point intéressant, c'est non seulement la faculté qu'a notre sujet de retrouver des personnes disparues, à l'aide de la prospection sur carte, mais aussi le fait qu'il se prête avec la meilleure grâce du monde à l'expérimentation. Je retiens tout particulièrement l'expérience du « faux disparu» tentée avec la télévision, en présence d'un huissier, et l'expérience dite « du jeu de la bataille navale» que Crozier gagne à distance. D'ailleurs, ce qui est rare c'est la complaisance avec laquelle Crozier se prête aux desiderata des scientifiques, ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde. Nous tenons en lui « un grand sujet » comme il en apparaît bien rarement. Espérons que nous saurons en profiter. Quant à l'explication... Encore une fois, Crozier semble faire à peu près n'importe quoi à distance et peu importe cette distance. Quel dommage que nous n'ayons pas même une tentative d'explication ! Sauf peut-être ce que m'a dit un de mes amis, scientifique de haut renom, qui lui aussi fait couramment de la vision à distance. Je lui demandais : « Mais quand vous suivez tel ou tel sujet à distance, cela est incompréhensible, puisque votre corps reste loin de lui ! ». « Eh! me répondit-il, je ne me déplace pas, ni en corps ni en esprit : c'est le temps et l'espace qui sont momentanément annulés ».

 

Ma rencontre avec Raymond Réant, parapsychologue

par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Raymond Réant (1928-1997) est né à Liévin dans le Pas-de-Calais. Élevé dans une famille protestante, il a été très tôt confronté aux phénomènes paranormaux car ses grands-parents maternels étaient médiums. Il a affirmé avoir vécu sa première expérience de voyage hors du corps le soir même de son anniversaire de 36 ans. Il s'est intéressé à la plupart des techniques paranormales : la psychométrie, la radiesthésie, l'influence à distance, le voyage hors du corps, les guérisons spirituelles,... Il enseignait toutes ces techniques dans son pavillon de Villeparisis (Seine-et-Marne). Il est décédé en 1997 à l'âge de 69 ans.

MA RENCONTRE

J'ai rencontré Raymond Réant en 1991, sur un stand que TF1 avait créé lors d'un Salon Porte de Versailles. Nous avions été invités par la chaîne afin de présenter nos livres respectifs. J'ai donc passé la journée avec lui, évoquant de nombreux sujets liés à la parapsychologie.

Nous nous sommes revus plusieurs fois ensuite afin que je l'interviewe : je passais alors du temps avec lui, dans son petit pavillon de Villeparisis.

Le personnage était très sympathique et d'un abord très facile mais surtout il était resté très simple... malgré les fortes ventes de ses livres, publiés dans les années 1980 (voir, plus loin sa bibliographie) : cela ne lui était jamais « monté à la tête ».

Un jour, il m'a fait une confidence étonnante. Alors que je lui disais qu'il était toujours optimiste et d'une égale humeur, il me confia : « Il n'y a qu'une chose qui m'a touchée : certains journalistes, dans leur interview, m'ont comparé à Séraphin Lampion, l'un des personnages de Tintin, un vendeur d'assurances casse-pieds et peu sympathique. Tout cela parce qu'on a la même petite moustache ! ».

Une expérience de psychométrie pour la recherche d'un trésor

La psychométrie, terme créé en 1885 aux États-Unis par le docteur Buchanan (du grec psukhé, âme et metron, mesure), désigne la capacité possédée par une personne de raconter l'histoire d'un objet, son origine et certains événements marquants de sa vie passée, uniquement en le prenant en mains et en se concentrant dessus.

Raymond Réant fut l’un des voyants français les plus sollicités par les scientifiques pour faire des expériences de psychométrie, parfois destinées à des recherches de trésors.

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Voici comment il m’a décrit sa méthode lors d’une interview qu’il m’avait accordée : « Pour parvenir à des résultats, je me concentre fortement sur l'objet à étudier et instantanément j'aperçois des images qui représentent les moments forts de la vie et de l'environnement de cet objet. J'explique ce phénomène en affirmant que les choses qui nous entourent ont, un peu comme les êtres humains, une mémoire dans laquelle s'impriment les faits essentiels dont elles sont les témoins involontaires et immobile. Ainsi, un jour, on m'a apporté une pierre provenant de la muraille d'un château féodal pour essayer de détecter la présence d'un trésor. J'ai capté des images d'un meurtre perpétré à l'aide d'un poignard et mettant en scène des gens vêtus comme au Moyen Age. Un peu plus tard, après recherche sur l'histoire du château, on découvrit qu'un crime avait bien eu lieu à cet endroit, plusieurs siècles auparavant. La pierre avait mémorisé comme un souvenir, ou peut-être comme un cauchemar, ce meurtre du passé et c'est cela que j'avais capté ! ».

Finalement, en plus de la révélation d’un crime commis dans le château, Raymond Réant a pu localiser une cache dans un mur, cache qui s’est hélas révélée vide : le trésor avait donc probablement été découvert, bien avant la réalisation de l’expérience de psychométrie !

Test scientifique réalisé avec Raymond Réant

Raymond Réant a été soumis, un jour, à une expérience étonnante, dirigée par le professeur François Saison, de l'université d'Orsay, expérience filmée et intitulée « La pierre ronde ».

Après avoir remis un fossile au voyant, le scientifique le laisse parler : « Je vois un coquillage : c'est une ammonite évidée, utilisée par des Indiens pour un usage religieux. J'entends une voix qui dit "salagraman" à l'instant même un prêtre loge, dans la cavité du coquillage enveloppé par le galet, un tout petit document portant des inscriptions que je ne comprends pas. Je vois un grand fleuve. En m'élevant très haut, je le reconnais comme étant le Gange, dans la découpe du territoire indien ».

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Voici, à l'issue de cette expérience, le commentaire du professeur François Saison : « J'ignorais absolument tout de cet objet, sauf son origine indienne. Après bien des recherches, à la suite du mot "salagraman" donné par monsieur Réant, j'ai eu la joie de découvrir ce mot, écrit avec une lettre en moins, à la page 323 du "Dictionnaire des religions" de l'Abbé Bertrand édité en 1851, à l'article "salagrama" : petite pierre extrêmement vénérée en Inde par les Brahmanes qui la considèrent comme une métamorphose de Vishnou. C'est une sorte de coquille pétrifiée dans le genre des ammonites. On la trouve dans la rivière Cassai, un des affluents du Gange. Cette pierre est cependant assez rare. Les Brahmanes, après l'avoir lavée, la portent sur l'autel et la parfument. Ensuite ils distribuent à leurs .fidèles un peu d'eau qui l'a touchée. il n'est rien de plus efficace pour obtenir la rémission de tous ses péchés que d'avoir de l'eau dans laquelle on a lavé une pierre salagrama ».

Testez vos capacités de psychométrie (test proposé par Raymond Réant)

Mesurez vos potentialités en psychométrie en demandant à des personnes de votre entourage de vous soumettre des objets "exotiques" (statuettes ou produits d'artisanat rapportés par des tiers d'un pays étranger) ou des objets personnels proposés par ceux qui assistent au test (montres anciennes, bijoux, vêtements...). Aucune information ne doit vous être donnée lors de la présentation des objets.

Puis prenez un objet en main : palpez-le, ressentez-le, imprégnez-vous en bien. Plus vous donnerez de détails sur l'objet (époque, origine géographique, description du propriétaire...), plus le test sera réussi.

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires sur les résultats obtenus à : paranormal@orange.fr

 BIBLIOGRAPHIE

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Parapsychologie pratique pour tous Éditions du Rocher (1982)

Pratiquez la parapsychologie Éditions du Rocher (1985)

La parapsychologie et l'invisible Éditions du Rocher (1986)

 

1995 - Ma rencontre extra-ordinaire avec Jean MOISSET, traqueur de coïncidences

par Jacques Mandorla

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BIO-EXPRESS

Jean, Ernest, Émile MOISSET est  né à Meaux le 31 décembre 1924 sous le signe du Capricorne. Il est décédé en novembre 2010 à près de 86 ans.

Passionné par les phénomènes paranormaux depuis son plus jeune âge (il intégra alors la société des Amis de l'Institut Métapsychique International), Jean Moisset a trouvé une extraordinaire voie d'étude quand, en 1985, il a constaté d'étranges coïncidences entre les jours anniversaire de naissance et de mort de son père. Dès lors, sa chasse aux coïncidences va devenir presque obsessionnelle, au point de s'entendre dire par le professeur Pierre Solié : « Ne pensez plus aux coïncidences, sinon vous risquez la névrose ! ». Passant outre ce conseil, il a continué des recherches qui se sont très vite traduites par la parution d'un premier livre « Énigmatiques coïncidences et unité du monde » (éditions Présence).

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MA RENCONTRE

C’est mon ami Marc Schweizer, homme aux talents multiples (écrivain, journaliste, éditeur, fondateur de la revue et du site SCIENCE ET MAGIE…) qui, un jour, m’a dit : « Tu devrais rencontrer Jean Moisset : c’est un infatigable traqueur de coïncidences ! ».

Je pris alors rendez-vous pour une interview qui parut en 1996 dans le magazine FACTEUR X dont j’étais le conseiller éditorial.

Jacques Mandorla : Qu'est-ce qu'une coïncidence ordinaire ?

Jean Moisset : Parmi la multitude de faits observés ou d'informations perçues par chacun d'entre nous, il est normal que, de temps à autre, surviennent des coïncidences, c'est-à-dire des rencontres fortuites ou des événements simultanés présentant une ressemblance. Ces coïncidences, en général d'une grande banalité, sont explicables par les probabilités. Voici, en vrac, quelques exemples : vous vous apercevez, en parlant à un inconnu, que vous avez un ami commun. Vous pensez à votre mère qui vous téléphone chaque semaine et elle vous appelle à ce moment-là. Vous cherchez un livre épuisé et, le même jour, vous l'apercevez dans la vitrine d'un bouquiniste. Vous prononcez un mot et vous l'entendez au même instant à la radio ou à la télé...

J Ma : Est-ce la même chose que la loi des séries ?

J Mo : Non. La sérialité ou « loi des séries », étudiée par le biologiste autrichien Kammerer (1880-1926), est une répétition d'événements, choses, symboles analogues ou identiques dans le temps et/ou dans l'espace. Elle fait l'objet de dictons célèbres : « Jamais deux sans trois » ou encore « Un malheur n'arrive jamais seul ». Voici quelques exemples de sérialité : l'annonce par les médias, le même jour, de plusieurs accidents de même nature (déraillement de trains par exemple); une suite d'événements vécus par une personne, soit heureux (période de chance), soit malheureux (série noire), bien connue par la plupart d'entre nous; au loto, la sortie d'un même numéro plusieurs tirages de suite (sérialité dans le temps) ou de plusieurs numéros voisins au même tirage (sérialité dans l'espace). Ou encore la répétition de faits inopinés présentant une ressemblance : ainsi, vous êtes invité à déjeuner et la maîtresse de maison vous sert un petit salé aux lentilles. Or, l'avant-veille, vous aviez déjà mangé ce plat chez vous et la veille chez des parents.

J Ma : Qu’est-ce alors que la synchronicité ?

J Mo : La synchronicité est plus complexe que la sérialité. Il s'agit des coïncidences dont le caractère mystérieux nous laisse un sentiment troublant, indéfinissable. On dit alors que la coïncidence est « signifiante », c'est-à-dire chargée de sens. Elle se caractérise par le fait que le psychisme de la personne est plus impliqué que dans une simple coïncidence et que sa probabilité d'occurrence est plus faible. Cela procure un sentiment d'importance au sein de l'Univers, comme s'il s'agissait d'un « clin d'œil » du destin ...

J Ma : Avez-vous un exemple expliquant clairement la différence entre coïncidence simple, sérialité et synchronicité ?

J Mo : Essayons. Durant vos vacances, vous rencontrez par hasard un couple d'amis. C'est une coïncidence. Si, en plus de cette rencontre, vous retrouvez deux autres amis séjournant dans la même station balnéaire, il s'agit d'une sérialité. Enfin, vous habitez Metz et vous vous rendez en vacances à Antibes. Au cours du voyage, vous pensez - en voyant une affiche publicitaire sur la Polynésie - à des amis partis vivre à Tahiti et dont vous n'avez plus de nouvelles depuis 18 ans. Après être descendu à l'hôtel, vous allez à plage et installez votre serviette sur le sable avant de vous baigner. Vous vous apercevez alors, avec stupéfaction, que vos plus proches voisins sont les amis tahitiens en question ! C'est une synchronicité.

J Ma : Vous tenez le psychiatre Carl Gustav Jung pour l’inventeur du concept de synchronicité

J Mo : Absolument. Jung fut, jusqu'à leur rupture, le disciple préféré et le plus proche de Sigmund Freud, le théoricien de l'inconscient individuel. Puis Jung s'écarta des thèses de son maître en créant la psychologie analytique, fondée notamment sur l'idée de l'inconscient collectif et des archétypes pouvant expliquer la création de synchronicités. Jung a mis au point le principe de la synchronicité avec le physicien américain d'origine autrichienne Wolfgang Pauli (1900-1958), prix Nobel de physique en 1945. Ils définirent la synchronicité comme « une coïncidence temporelle sans lien causal, entre un état psychique donné et un ou plusieurs événements extérieurs objectifs, offrant un parallélisme de sens avec cet état subjectif du moment ». L'un des cas de synchronicité les plus étonnants auxquels Jung fut confronté survint lors d'une séance, dans son cabinet. Sa patiente lui racontait un rêve où elle recevait un scarabée d'or en cadeau. Au même moment, Jung entendit un bruit à la fenêtre. Il s'approcha, aperçut un insecte sur la vitre, le captura et constata alors qu'il s'agissait d'un scarabée !

Selon Jung, il existerait un « inconscient collectif » situé dans une autre dimension, hors de l'espace-temps, sorte de supraconscience cosmique de l'Humanité à laquelle nous serions reliés par notre inconscient personnel. Dans cet inconscient collectif se constitueraient des « centres d'énergie psychique potentielle » appelés archétypes. Les archétypes représentent des thèmes, des mythes, des images symboliques... qui peuvent être aussi nombreux que variés : le cosmique, le sentiment religieux, l'ange gardien, le paradis, le conte de fée, le diable, l'enfer, la Terre, la nuit, la mère, le père, la grand-mère, le vieux sage, l'homme fort, le séducteur, la femme fatale, etc.

J Ma : Avez-vous un exemple personnel de synchronicité ?

J Mo : Bien sûr. J'habitais Nice depuis quelques mois. Je me réveille un matin avec un torticolis très douloureux, semblable aux crises que j'avais à l'époque où j'habitais Paris. Je me mets soudain à penser au docteur parisien qui m'avait soigné pour une arthrose cervicale. Je décide d'aller faire quelques achats avenue Jean Médecin et, soudain, je tombe nez à nez avec ce praticien qui se trouvait à Nice pour un congrès ! Non seulement j'ai pensé à mon médecin parisien et je l'ai rencontré une heure après à Nice, mais cela s'est passé… avenue Médecin !

J Ma : Existe-t-il un phénomène unique de synchronicité ?

J Mo : Non. Il existe plusieurs variantes : les synchronicités décalées dans le temps (c’est la prémonition) ou dans l'espace (c’est la clairvoyance), qui ne peuvent être vérifiées qu'après coup. Les synchronicités par identité de pensée instantanée entre deux personnes, sans événement extérieur objectif : c'est la télépathie. Exemple : vous pensez à un ami dont vous n'avez pas eu de nouvelles depuis longtemps. Au même moment, votre téléphone sonne : c'est lui ! Les synchronicités à présage consistent en la perception de signes symboliques (souvent des nombres) par une personne, annonçant la survenance prochaine d'événements favorables ou désagréables, selon leur nature et l'interprétation qu'en fait le témoin. Enfin, il existe aussi des synchronicités généalogiques (le cas de Cendrine, que j’ai rencontrée à Nice, dont cinq parents proches sont morts un 12 mai) ou familiales (notamment entre jumeaux) et les rétro-synchronicités historiques comme celle entre Abraham Lincoln et John Kennedy.

J Ma : Pouvez-vous nous parler de cette rétro-synchronicité historique entre Abraham Lincoln (1809-1865) et John Kennedy 1917-1963) ?

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J Mo : Bien sûr. Les coïncidences sont troublantes. En voici quelques-unes. Lincoln a été élu Président des États-Unis en 1860 et Kennedy en 1960. Ils ont, tous les deux, été tués d’une balle dans la tête un vendredi, en présence de leur épouse. John Wilkes Booth, l’assassin de Lincoln, était né en 1839 et Lee Harvey Oswald en 1939 : tous les deux ont été abattus avant d’être jugés. Leurs nom et prénom comportent 15 lettres. La secrétaire de Kennedy s’appelait Lincoln. La voiture dans laquelle Kennedy a été tué était de marque Lincoln.

J Ma : Pouvez-vous nous donner d’autres exemples de synchronicité ?

J Mo : Bien sûr. Le premier concerne le célèbre Camille Flammarion (1842-1925), fondateur de la Société astronomique de France. Il décide de faire son voyage de noces en montgolfière et propose au curé ayant béni son union d’accompagner le couple. Le curé accepta avec plaisir mais, la veille du départ, il se récuse car il doit aller déjeuner chez des parents au bord de la Marne. Flammarion et son épouse s'envolent donc seuls. Or, par un concours de circonstances extraordinaires, la montgolfière est dirigée par le vent... à l'aplomb du jardin où le curé était en train de déjeuner en famille ! Autre exemple. En 1820, après 5 naufrages consécutifs, Peter Richley est recueilli par le paquebot « City of Leeds », en route vers l'Australie. À son bord se trouve une vieille dame qui recherche son fils disparu depuis près de dix uns. Souffrante, elle le réclame dans son délire. Le médecin du bord décide de demander au naufragé Peter Richley, qui ressemble au fils que la vieille dame lui a décrit, de se faire passer pour son fils afin d'adoucir ses derniers instants. Stupéfaction de ce dernier lorsqu'il reconnaît sa propre mère, Sarah Richley, laquelle se rétablit rapidement ! Troisième exemple. En 1915, deux soldats sont admis séparément dans un hôpital militaire de Bohème. Tous les deux ont 19 ans, souffrent de pneumonie, sont nés en Silésie, sont volontaires dans le Train des Équipages et, dernier point, s'appellent Franz Richter !

J Ma : Quand les synchronicités surviennent-elles ?

J Mo : On a constaté que certaines circonstances étaient propices aux synchronicités. Citons les états médiumniques, mystiques ou modifiés de conscience (hypnose, NDE... ), les liens affectifs et empathiques très étroits (jumeaux), les situations dramatiques, les maladies graves, les difficultés sociales, les troubles psychiques, la recherche spirituelle, la création artistique, les découvertes scientifiques ...

J Ma : Selon vous, certains phénomènes paranormaux s'expliqueraient par la synchronicité

J Mo : C'est vrai. Quand on compare les phénomènes psy avec la synchronicité, on leur trouve des points communs : ils ont un caractère spontané, sont difficilement reproductibles et sont pratiquement inexplicables par la science. La synchronicité pourrait expliquer la télépathie, la prémonition, la clairvoyance, la vision à distance, les apparitions, la psychokinèse, la réincarnation, les poltergeists, la lévitation, les expériences de mort imminente, la transcommunication... Ainsi, la télépathie serait la coïncidence entre l'état de pensée de deux personnes. L'impression de « déjà-vu » ou de « déjà-vécu » est un phénomène pouvant s'expliquer par le déphasage des deux hémisphères cérébraux, la perception étant enregistrée par l'un d'eux avec une fraction de seconde de retard par rapport à l'autre. Mais il pourrait aussi s'agir d'une synchronicité entre une perception objective de notre psychisme et une image archétype réactivée par notre inconscient.

J Ma : Vous appliquez également la synchronicité aux ovnis.

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J Mo : En effet. Les ovnis pourraient être des hologrammes - des images fantômes - provenant d'une autre dimension et générés par des archétypes de l'inconscient collectif. Ils correspondraient à des mythes de l'Humanité ou à des préoccupations du moment : on explique ainsi la vague d'ovnis à forme de dirigeables vus aux États-Unis en 1897 (année où fut précisément lancé le premier dirigeable en métal), voire à des images de science-fiction publiées dans le passé. On peut également imaginer que les extraterrestres ne soient pas physiquement présents sur notre planète mais forment des hologrammes, captés sur Terre par une sorte de télépathie. Ceci expliquerait pourquoi les ovnis demeurent insaisissables, comme s'ils étaient sans matière, et peuvent fusionner entre eux ou se scinder en plusieurs parties et disparaître instantanément... tout en créant des effets palpables sur les témoins : paralysie, sommeil, distorsion du temps !

BIBLIOGRAPHIE

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Dans « ABC des coïncidences mystérieuses » (éditions Jacques Grancher), Jean Moisset démontre que le monde ne serait pas uniquement régi par une causalité aveugle (la fameuse relation de cause à effet) mais que les êtres, les choses et les événements seraient également reliés selon un ordre issu d'une autre dimension, hors de notre espace-temps.

 

Ma rencontre avec Didier AUDINOT, chercheur de trésors

par Jacques Mandorla

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Didier Audinot, historien, homme de presse et chercheur de trésors.

BIO-EXPRESS

À l'âge de 13 ans, Didier Audinot découvre au fond du jardin familial une arme enterrée durant l'Occupation. Cette première trouvaille forge sa vocation. Il se plonge alors dans la lecture des vieux grimoires, à l'affût du moindre indice pouvant le mettre sur la piste de trésors oubliés. Plus tard, diplômé d'histoire et d'archéologie, il se spécialise dans la détec­tion électronique et se met à importer en France plusieurs marques anglo-saxonnes de détecteurs, appelés aussi « poêles à frire » ! Sa vocation devenait alors son métier. Didier était aussi un homme de presse : il avait lancé deux magazines « Trésors de l’Histoire » en 1980 et « Trésors et Détection » en 1990. Il nous a quittés en juin 2011 à seulement 56 ans.

 MA RENCONTRE

J’avais contacté Didier en 1995 pour lui demander d’écrire des articles sur les trésors dans l’encyclopédie du paranormal FACTEUR X dont j’étais le conseiller éditorial. Un peu, plus tard, il m’a amicalement demandé de préfacer son « Manuel de Détection et de Chasse aux Trésors » qui révèle les techniques permettant d'exhumer d'authentiques trésors. Puis, je l’ai interviewé en 1996 pour FACTEUR X.

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Jacques Mandorla - Qu'entendez-vous par « trésor » ?

Didier Audinot - La définition la plus exacte reste celle proposée par l'article 716 du Code civil : « Un trésor est toute chose cachée ». Contrairement à l'image d'Épinal, le trésor ne se présente pas nécessairement sous la forme d'un butin de monnaies et de bijoux précieux. Par exemple, la grotte ornée de Vallon-Pont-d'Arc, qui a été découverte par des autodidactes, est aussi un trésor, au sens historique du terme. J'ai moi-même trouvé des documents anciens d'une grande valeur historique. Ils étaient généralement cachés dans de faux livres ou sous des tabliers de cheminée, creux et faciles à ôter.

JM - Existe-t-il encore beaucoup de trésors à découvrir en France ?

DA - Après plus de 25 ans de carrière, je suis toujours surpris de constater que je découvre encore, chaque année, des trésors inédits par dizaines ! En estimant qu'à chaque génération fran­çaise un million de personnes sont susceptibles d'avoir caché leurs économies, cela représente 66 millions de trésors cachés depuis l'époque gallo-romaine ! C'est considérable et quoi qu'il arrive, bien supérieur à ce qui a pu être découvert jusqu'ici.

JM - La France a connu dans son histoire des périodes très mouvementées. Lesquelles sont les plus riches en trésors ?

DA - L'époque la plus riche en trésors enfouis reste celle des grandes invasions barbares, survenues en Gaule aux Ier et Ve siècles de notre ère. Pour éviter que leurs biens ne soient pillés, des cent­aines de milliers de riches gallo-romains enterrèrent or, argen­terie et bijoux avant de prendre la fuite. Le plus souvent, ils ne revinrent jamais les chercher !

Personnellement je préfère d'autres périodes, également très généreuses en fortunes cachées : le Moyen Âge (en 1307, lors de l'arrestation des Templiers de France, des milliers de commanderies dissimulè­rent soigneusement leurs trésors) ou le XVIe siècle, quand les guerres de religion faisaient rage. Une multitude de trésors furent enfouis aussi bien par des grandes familles de France que par de simples paysans...

Mais ma période favorite est la Révolution française. La noblesse émigra massivement, lais­sant derrière elle, dans toutes les régions de France des trésors très précieux, souvent constitués de monnaies d'une très gran­de valeur. Aujourd'hui, je consacre la majeure partie de mes investigations aux trésors datant cette période.

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Jacques de Molay, le dernier Grand Maître des Templiers, fut brûlé vif en place de Grève en 1314, sur ordre du roi Philippe IV le Bel.

JM - Les grands trésors mythiques - comme celui des Templiers ou des Cathares - sont recherchés depuis fort longtemps. Comment expliquez-vous qu'ils n'aient toujours pas été découverts ?

DA - Il y a à cela plusieurs raisons. D'abord, cela fait seulement une quinzaine d'années qu'on utilise du matériel de détection élec­tronique pour rechercher les métaux enfouis. Le grand trésor de l’Ordre du Temple est convoité depuis le XIVe siècle :  beaucoup de chercheurs sont sans doute passés très près. Mais, faute de moyens de détection moderne, ils se sont trouvés dans l'impos­sibilité matérielle de vérifier leurs hypothèses concernant la cache éventuelle.

De nombreux petits trésors de commande­ries ont bien été découverts, mais jamais le trésor de l'Ordre lui même. Il en va de même concernant les dépôts de la commu­nauté cathare et les nombreux trésors nazis. La seconde raison, c'est que beaucoup de chercheurs s'y prennent mal. Les candi­dats à la fortune sont nombreux, mais beaucoup sont obnubi­lés par de fausses pistes, ce que l'on appelle des leurres dans notre jargon. Il faut se méfier des dossiers trop bien ficelés que l'on trouve dans les ouvrages destinés au grand public...

JM - Quels conseils donneriez-vous à un chercheur de trésors « en herbe » pour qu'il augmente ses chances de réussite ?

DA - Deux règles de travail sont absolument fondamentales et conditionnent à elles seules le résultat des recherches. La pre­mière règle, c'est d'apprendre à chercher par soi-même, à foca­liser son attention sur les renseignements que nos propres inves­tigations livresques peuvent nous apporter. Il n'est pas un ouvrage d'Histoire locale ou régionale qui ne dévoile quelques pistes inédites et parfaitement exploitables grâce au matériel de recherche moderne. Là se trouvent les vrais trésors.

La seconde règle, c'est d'être curieux et d'avoir l'œil furtif. Au cours de ma carrière, je me suis aperçu qu'à toutes les périodes de l'Histoire les gens font preuve d'une extraordi­naire ingéniosité pour aménager des caches dans des endroits les plus saugrenus.

En Normandie par exemple, il est courant que de simples tas de pierres placés au bord des chemins recè­lent des trésors très anciens. Personne n'aurait songé à y cher­cher quelque chose. Certains de ces pierriers n'ont pas bougé depuis l'époque gauloise !

Parfois c'est un simple symbole gravé sur un vieux mur, et près duquel des centaines de per­sonnes sont déjà passées sans s'interroger, qui vous donnera l'exact emplacement d'un trésor inédit.

Pour être chercheur de trésors, il faut avoir gardé quelque part une âme d'enfant. Les enfants fouinent partout. D'ailleurs, ils font souvent des découvertes intéressantes. En 1954 à Saint-Wandrille (Seine­-Maritime), trois jeunes scouts, fouillant dans un mur de l'ab­baye couvert d'inscriptions, découvrirent 3 pots remplis au total de 501 pièces d'or d'époque Louis XV, toutes très rares. Il y en avait pour une fortune. Durant rois siècles personne n’avait songé à chercher ce qui pouvait se cacher derrière ces signes. Autre exemple plus récent : les 400 pièces en argent d’époque Louis XIII qu’un enfant de deux ans et demi, prénommé Adrien, a découvert en novembre 1997 en forêt de Domont (Val d’Oise).

JM - Parmi les amateurs de trésors, certains se spécialisent dans la recherche des pépites d'or et des météorites. Y a-t-il dans ces cas­-là une technique de détection spécifique ?

DA - Non. Les pépites sont en or pur et les météorites sont compo­sées de métaux rares. Les détecteurs de métaux répondent donc très bien à ce genre de cibles. Par exemple, la météorite de l'Aigle, qui est tombée sur l'Orne au début du XIX' siècle, a laissé un nombre incalculable de débris.

Ils sont enterrés à peu de profondeur dans la campagne. Comme l'on connaît bien le périmètre « bombardé », la recherche est aisée. Certains de ces trésors stellaires valent plus que leur poids en métal jaune. Quant à l'or natif, il en existe deux catégo­ries : l'or des rivières, toujours accumulé dans des endroits spécifiques que sont les placers, et l'or en pépite, arraché des entrailles de la terre par les mouvements tectoniques. On a ainsi déterré dans un champ des Avols en Ardèche plusieurs pépites d'or pur pesant chacune près de 400 grammes. Elle étaient enfouies à peu de profondeur et grosses comme des pommes de terre ! Là où ces pépites ont été découvertes, il y en a nécessairement d'autres à exhumer.

JM - Dans vos ouvrages, vous révélez au public l'existence de milliers de trésors insoupçonnés. Vous en réservez-vous quand même quelques-uns ?

DA - Non, j'ai pris le parti de tout livrer au public, sans voile et avec la plus grande sincérité. Mais, bien sûr, je poursuis mes propres recherches : je travaille constamment sur quatre ou cinq dos­siers par an. Cela constitue mon « jardin secret ». Ces pistes ne sont pas connues du public et devraient me conduire à des for­tunes considérables. Il s'agit d'affaires singulièrement com­plexes, donc très lentes à exploiter. Cela dit, il m'arrive aussi de me rendre sur des sites mentionnés dans mes guides... et d'y trouver des éléments de dépôts, voire même des trésors, alors que d'autre chercheurs étaient passés avant moi. C'est le métier peut-être...

JM - Quelle est la trouvaille dont vous soyez le plus fier ?

DA - Il y en a plusieurs. L'une d'entre elles, c'est la découverte d'un dépôt de pièces d'argent enterré en forêt vers 1430, en pleine épopée de Jeanne d'Arc. D'un strict point de vue financier, ce trésor n'avait pas une grande valeur... mais la découverte de monnaies si anciennes n'a pas de prix. Elle nous permet de toucher du doigt l'Histoire elle­-même. Bien sûr, certaines trou­vailles procurent des satisfactions d'un tout autre ordre... comme ces napoléons en or que j'ai retrouvés dans la maison d'un vieil économe il y a une vingtaine d'années.

JM - Quelle est votre plus grande déception ?

DA - Oh, c'était en 1977. Avec trois coéquipiers, nous nous trou­vions à Doullens dans le département de la Somme, sur le site d'une très belle forteres­se militaire Renaissance, prise et reprise par les Français et les Espagnols au XVIIe siècle. Le détecteur de métaux se mit à sonner alors que nous parcourions les anciennes coursives souter­raines. À l'emplacement qu'il indiquait, nous découvrîmes tout un atelier de faux-monnayeurs : des coins à frapper, des emporte-pièces très rares, des maillets et des monnaies terminées. Cet atelier devait appartenir à des Espagnols qui occupaient cette région sous le règne de Louis XIII. Nous avons naïvement laissé en dépôt notre trouvaille à l'un des membres de l'association de sauve­garde de la citadelle... sans même demander un reçu. Depuis, elle a disparu de la réserve communale où elle avait été stockée, juste au moment où nous tentions de faire valoir nos droits. Quand on pense que l'Hôtel des Monnaies à Paris ne possède pas, lui-même, d'atelier com­plet datant de cette époque !

JM - Comment définiriez-vous l'art de découvrir des trésors ?

DA - C'est l'art de déchiffrer les signes que nos ancêtres ont dissémi­nés ici ou là. Le problème quand on cache quelque chose, c'est de le retrouver : nos ancêtres le savaient bien. C'est pourquoi ils dissimulaient leurs trésors dans des endroits significatifs : un carrefour de chemins, des monuments anciens et isolés, où ils laissaient le plus souvent des repères discrets mais visibles. Rechercher un trésor, c'est amusant comme un jeu de piste... et, en plus, cela peut faire de vous un homme riche !

Ma rencontre avec le Père François Brune : le spécialiste du contact avec les morts par Jacques Mandorla

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 Merci à Yann-Érick pour ce beau portrait de l'ami François Brune !

Site "Élévation" de Yann-Érick : http://elevation.over-blog.net/

BIO-EXPRESS

Le père François Brune est né le 18 août 1931 à Vernon dans l’Eure et il est décédé le 16 janvier 2019 à l’âge 87 ans.

Prêtre catholique, membre de la compagnie de Saint-Sulpice, il fut titulaire en 1960 d’une licence en théologie de l’Institut catholique de Paris et d’une licence d’Écriture Sainte de l’Institut biblique de Rome. Il avait enseigné aux grands séminaires de Nantes, Rodez et Bayeux. En 1970, à la suite du concile Vatican II, il avait pris ses distances avec l’Église catholique. Il serait devenu orthodoxe à la fin de sa vie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal, en rapport avec la foi. Il a été l'un des spécialistes français dans le domaine de la transcommunication instrumentale, capacité qu’ont certaines personnes de communiquer avec les morts, au moyen d'outils techniques modernes : téléphone, téléviseur, magnétophone...

MA PREMIÈRE RENCONTRE

" Elle a eu lieu à la fin de l'année 1996. J’étais alors le conseiller éditorial de la revue Facteur X, encyclopédie du paranormal par fascicules. J’avais chargé l’un des journalistes de notre équipe, Nicolas Maillard, de faire l’interview du Père Brune, qu'il connaissait déjà. Il m’a proposé de l’accompagner. Nicolas était un journaliste très doué, excellent intervieweur, auteur de romans et brillant concepteur d’images en 3D. Il nous a quittés le 10 juillet 2000, beaucoup trop tôt : il avait seulement 31 ans ".

Comment vous est venu cet intérêt pour la transcommunication instrumentale ?

" Très tôt, au séminaire des Carmes où je suivais des études de philosophie et de théologie. C'est donc dans cet univers religieux que j’ai commencé à me consacrer aux phénomènes paranormaux. Enfant, j’étais sensible aux contes et légendes mais, cette fois, il s'agissait bel et bien de réalité ".

Comment en êtes-vous venu à aborder ce phénomène de transcommunication ?

" J'avais initialement eu des indications assez précises sur ce phénomène de voix enregistrées par magnétophone chez une Italienne, madame Alvisi. Puis, à l'occasion de conférences données en Allemagne sur les icônes ou sur la théologie, je profitais de mon voyage pour écumer les librairies. Passés les rayons sur les Écritures saintes ou la théologie, je recherchais des livres sur les expériences de mort imminente ou ayant trait à l'écriture automatique. C'est ainsi que j'ai découvert « Théorie et pratique de la transcommunication », l'ouvrage de référence écrit par Hildegard Schiifer. Mon éditeur m'a encouragé à rencontrer des chercheurs et à ne pas me contenter uniquement de livres. Je me suis donc enhardi et j'ai téléphoné à Hildegard Schäfer. Très aimable, elle a pris rendez-vous pour moi avec des amis au Luxembourg. Je m'y suis rendu le 22 juin 1987 et j'y ai été reçu. Ces personnes avaient demandé l'autorisation préalable de me recevoir à leurs correspondants réguliers dans l'au-delà et avaient heureusement obtenu le feu vert ! Ils leur avaient même demandé de me donner une copie de l'enregistrement à venir parce que, affirmaient-ils, je ferai beaucoup pour faire connaître ce genre de phénomène. Ce qui, a posteriori, semble exact ! J'ai été conduit à un petit laboratoire rempli d'appareils, où nous avons reçu un message transmis par le haut-parleur radio. Nous avions, hélas, un peu trop tardé en prenant le café et, lorsque nous sommes arrivés, la communication avait déjà commencé. Je pouvais comprendre le texte immédiatement parce qu'il était assez clair : seuls un ou deux mots m'échappaient, mais j'ai pu les identifier lors de la réécoute de l'enregistrement. Il s'agissait d'un message du chercheur Constantin Raudive, l'un des pionniers de la transcommunication instrumentale ".

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Constantin Raudive (1909-1974)

Quel était le contenu du message ?

" Ce message disait que nous avions tort de craindre la mort - il est vrai que ce qui précède la mort peut être fort pénible mais pas la mort elle-même. Au contraire, de l'autre côté, la vraie vie commence -. Puis venait le message d'une entité étrange qui prétendait ne jamais avoir été incarnée, ni sur Terre ni dans un autre monde. Cette entité s'exprima tout d'abord en allemand, puis fit tout un discours en français, dont une citation de saint Paul sur le corps spirituel : « De la même façon qu'il y a des corps de poissons, d'oiseaux, d'hommes, il y a aussi des corps célestes et des corps spirituels ». Enfin, il y eut à nouveau quelques mots de Raudive évoquant ses premiers contacts et ses hésitations à admettre que cela venait vraiment de l'au-delà ".

Quelle émotion ressent-on face à ce genre de phénomène ?

" Honnêtement, cela ne m'a fait aucun choc. Cela m'a même paru tout à fait normal, d'abord par conviction religieuse et ensuite parce que les témoignages de la vie des Saints sont remplis de phénomènes étranges. Ces phénomènes se sont répétés bien des fois et ont été constatés par des milliers de témoins : il n'y a qu'à compter les ouvrages qui paraissent sur le sujet. La vie dans l'au-delà ne fait aucun doute pour moi depuis longtemps, et cela ne me choque pas qu'il puisse y avoir, de temps en temps, une communication entre l'au-delà et ce monde-ci. Ce qui est' plutôt anormal, c'est que les communications soient aussi difficiles ! "

Quelles sont les techniques utilisées en transcommunication instrumentale ?

" On a le magnétophone, le haut-parleur radio, puis l'écran de télévision. Il semble que le premier à l'avoir utilisé soit Klaus Schreiber, à Aix-la-Chapelle, même si des Italiens avaient déjà constaté le phénomène sans en faire état. Il y a eu ensuite l'écran d'ordinateur sur lequel apparaissent des images, mais aussi des textes. Enfin, il y a le téléphone et même le fax. En ce qui concerne les communications de l'au-delà reçues par téléphone, je possède la copie d'un livre édifiant sur le sujet, paru au Brésil en 1925. Mais l'écho de cet ouvrage s'est assez vite atténué et il est finalement tombé dans l'oubli ".

La teneur des messages est-elle compatible avec la foi ?

" À travers les médias électroniques, nous avons quelquefois des messages d'une grande valeur spirituelle, mais ils sont souvent très brefs. En revanche, les messages en écriture automatique peuvent remplir des volumes entiers et on peut y trouver une très forte aide spirituelle pour sa foi. Même si ces messages n'utilisent pas toujours les termes de la théologie officielle, on y retrouve l'essentiel du message chrétien ".

La théologie officielle est-elle ouverte à ces phénomènes ?

" Vous savez, je n'étais pas du tout satisfait de la théologie qu'on m'avait enseignée, alors j'ai cherché ailleurs. J'étais particulièrement déçu par Saint Thomas d'Aquin, considéré comme représentant la théologie officielle mais dont la première lecture fut pour moi épouvantable, à peine chrétienne. Par chance, je connaissais bien le grec ancien et j'ai pu lire directement les textes des pères grecs que les traducteurs avaient faussé en ramenant tout aux catégories connues en Occident ".

La communication avec les morts est-elle officiellement autorisée par l'Église ?

" Pendant très longtemps l'Église ne s'est pas du tout occupée de cela car, traditionnellement, il y avait une extrême réticence sur le sujet, en grande partie manifestée par le clergé. Cette attitude était notamment fort développée chez les Protestants qui sont plus proches de l'Ancien Testament et dont les textes sont, en effet, très clairs : « Tu n'invoqueras pas les morts, tu n'auras aucun contact avec ceux qui commettent ces abominations... ». Dans le Nouveau Testament, rien n'interdit la communication avec l'au-delà et il existe même deux textes, l'un de saint Paul et l'autre de saint Jean, qui évoquent la relation avec les esprits. Ces textes parlent plutôt de la nécessité de bien discerner entre les esprits pouvant nous nuire ou nous perturber et ceux qui peuvent nous aider. En réalité, si l'on est fidèle au Nouveau Testament, aux Évangiles et aux Épîtres, il n'y a pas d'interdiction absolue. Le clergé a beau avoir manifesté une extrême hostilité envers la communication avec les morts, celle-ci était tolérée de fait ".

La situation évolue-t-elle avec les progrès techniques ?

" En novembre 1996, un collaborateur régulier de l'Osservatore Romano, le journal « officieusement officiel » et « officiellement officieux » du Vatican, a transmis à l'ANSA, l'une des grandes agences de presse italienne, la publication suivante : l'Église n'interdirait plus le dialogue avec les morts, à condition que ce dialogue soit instauré dans un but religieux ou scientifique ".

Que peuvent réellement apporter ces communications avec l'au-delà ?

" Je constate que tout s'effondre dans la théologie occidentale, qu'elle soit catholique ou protestante. Nos théologiens et nos exégètes ne croient plus à grand chose et certainement pas aux phénomènes surnaturels survenant dans ce monde-ci. Peu à peu, ils éliminent tous les miracles et considèrent qu'il n'y en a jamais eu, ni dans l'Ancien, ni dans le Nouveau Testament. Ceux qui sont rapportés dans les Évangiles ne seraient, d'après eux, que des symboles, des métaphores destinées à faire comprendre un message. Tout devient évanescent. La foi s'effondre de l'intérieur, même si l'Église dispose encore de l'aide discrète des gouvernements qui espèrent maintenir ainsi l'un des derniers facteurs d'ordre moral. Dans les églises orthodoxes, heureusement, la foi chrétienne reste intacte. Aussi, selon moi, la possibilité de communications avec l'au-delà, les expériences proches de la mort et même plus généralement les phénomènes paranormaux peuvent aider, soit à trouver la foi soit à la conserver. Sans cela, Dieu deviendrait une sorte de « dieu honoraire », qui aurait pris sa retraite et aurait abandonné sa Création ! "

Quelle est la place de Dieu dans tout ceci ?

" On réduit peu à peu l'action de Dieu à ce qui s'est passé avant le « Big Bang » et à ce qui se passera après le « Big Crunch » : c'est à peu près la seule place que les scientifiques laissent encore libre aux théologiens, de plus en plus cernés par la vision scientifique et mécaniste du monde.  Or les communications avec l'au-delà se multiplient et je pense que cela fait partie du plan de Dieu. L'Église étant en rapide perte de vitesse, Dieu passe par d'autres voies qui nous amènent irrémédiablement à un renouveau spirituel. Grâce à ce processus, nous allons pouvoir rétablir le contact. Dieu ne nous abandonnera pas, cela ne fait aucun doute ".

 

MA SECONDE RENCONTRE

Elle a eu lieu en novembre 2003. Je travaillais sur le livre de la médium Dominique Vallée, paru l’année suivante sous le titre « Derrière le miroir… l’autre vie » (éditions Trajectoire). Je lui ai proposé de rencontrer le Père Brune et on s’est vus tous les trois dans un café, en bas de chez lui.

Le père Brune (très décontracté : il est arrivé avec des chaussures de sport) a conseillé à Dominique de parler de ses perceptions personnelles en tant que médium, de l’existence éventuelle de son « guide », de ce qu’elle voit ou entend, des réactions de son entourage… Puis, le père Brune a poursuivi: « Les enfants médiums s’imaginent toujours que tout le monde voit des entités comme eux. Mais ils n’en parlent pas. Par pudeur. Quand ils prennent conscience de leur différence, commence une période de crise avec leur entourage. Crise pouvant aller parfois jusqu’à une extrême violence ».

À la question : « Avez-vous connaissance de l’existence de certains signes ? », le père Brune nous a répondu : « Les médiums que j’ai rencontrés m’ont souvent parlé des signes envoyés par l’au-delà. Il s’agit presque toujours des mêmes symboles : oiseaux, fleurs, papillons… Je pense qu’il est plus facile, pour les disparus, de manipuler le cerveau des oiseaux. Pour les fleurs et les papillons, je n’ai pas d’explication ».

Dominique lui évoque ensuite son travail d’aide à ceux qui ont perdu un être cher et d’accompagnement à ceux qui vont mourir. Réponse du père Brune : « Je considère que la notion de faire son deuil est aujourd’hui très mal gérée par les psychologues : pour eux, faire son deuil, c’est tourner la page. Ce qui revient à dire aux patients : « Oubliez et passez à autre chose ! ». On en retrouve d’ailleurs la trace dans l’expression « En faire son deuil ». En ce qui concerne l’accompagnement des mourants que vous pratiquez, je pense que certaines personnes sont élues pour supporter une importante souffrance. Ensuite, deux réactions sont possibles : soit il y a blocage dans la souffrance, soit il y a débordement d’amour qui permet d’en donner à d’autres. Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi elles doivent terminer leur vie dans d’atroces souffrances. Il faut aller, à mon sens, au-delà de cette espèce de marchandage de l’Ancien Testament qui consiste à dire : « Je n’ai rien fait de mal ou de répréhensible dans ma vie : alors pourquoi tant de souffrances ? ».

La rencontre s'est terminée sur une question plus indiscrète : « Et vous-même, François, êtes-vous médium ? ». « Personnellement, je ne suis pas médium. D’ailleurs, ce n’est pas mon rôle. Ce qui m’intéresse, c’est de faire le lien entre les différentes recherches et la théologie. Dans les expériences de contact avec les morts, je ne suis pas l’eau du réservoir : je ne suis que le tuyau ».

 

BIBLIOGRAPHIE

Le Père Brune a écrit de nombreux livres passionnants. Son premier ouvrage « Les morts nous parlent » (éditions Philippe Lebaud) a été immédiatement un best-seller dès sa sortie en 1993 et a été traduit dans plusieurs langues. Dans ce livre, il fait le point sur les principales découvertes scientifiques en matière de transcommunication instrumentale : voix des morts sur bande magnétique, images vidéo de l'au-delà et images du passé filmées grâce au chronoviseur. Ce livre bouleverse les conceptions modernes, religieuses ou non, sur la mort.

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Ma rencontre extra-ordinaire avec HAZIEL, angéologue,

par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

François Bernad-Termès, dit Haziel, est né à Gérone (Espagne) le 20 octobre 1925 dans une famille de « Marranes », appelés aussi « Nouveaux Chrétiens », qui étaient des Juifs convertis au christianisme au XVe siècle, lors de leur expulsion d’Espagne. D'abord officier de marine en Espagne, Haziel vient en France, dans les années 1950, pour enseigner l'espagnol, la philosophie et les sciences humaines dans les classes préparatoires aux grandes écoles françaises. Haziel a rédigé de très nombreux ouvrages sur la Kabbale, les anges gardiens, l'astrologie lunaire, les prophéties de saint Malachie, les fées, les gnomes et les ondines... De son vivant, il a été considéré comme l'expert mondial en « angéologie », cette spécialité qui étudie les créatures célestes, anges comme archanges. Il est mort en décembre 2015, à l'âge de 90 ans.

MA RENCONTRE

J'ai rencontré monsieur Haziel dans le courant de l'année 1997. Je lui ai proposé de l'interviewer pour l'encyclopédie FACTEUR X (120 fascicules), publiée par les Éditions Marshall-Cavendish, et dont j'étais le conseiller éditorial. Je lui avais proposé de nous voir soit chez lui, soit chez moi. Il m'a étonné en me disant que son éditrice, Nicole Bussière, exigeait que les interviews aient lieu uniquement dans les bureaux des éditions Bussière, au 34 de la rue Saint-Jacques (Paris 5e)... et qu'elle tenait à y assister en personne, ce qui fut fait ! Et pendant tout l'entretien, j'ai eu la désagréable impression que Haziel était sous contrôle ! J'ai même eu les pires difficultés pour le prendre en photo à la fin de l'interview !

Jacques Mandorla - Quelle est votre religion ?

Haziel - Je suis catholique apostolique romain. Mais j'ai beaucoup étudié les autres religions : juive, islamique... et je me suis rendu compte que les religions qui ont un Dieu unique adorent celui-ci comme une idole. Or, selon moi, on va inévitablement vers la fin des religions monothéistes, c'est-à-dire à Dieu unique, pour évoluer vers une sorte de polythéisme. La religion catholique est déjà sur ce chemin avec le concept de Trinité : père, fils et Saint-Esprit.

JM - Haziel est-il un pseudonyme d'écrivain ?

Haziel - Pas du tout ! C'est l'un de mes prénoms de naissance. Je m'appelle, en effet, François Haziel Bernad-Termès. Ce sont mes parents qui m'ont donné ce prénom. Il correspond à l'Ange du jour de ma naissance.

JM - Vous étiez donc prédestiné, dès votre naissance, à vous intéresser aux Anges ?

Haziel - Probablement. Chez moi, on a toujours vécu avec cette notion d'Anges Gardiens. Il faut dire que, depuis des siècles, ma famille vit dans la ville de Gérone, en Espagne, à mi-chemin entre Barcelone et Perpignan. Or, cette ville est réputée pour avoir une très forte tradition kabbaliste : il y a même un quartier réputé, le Call, où se rencontrent tous les spécialistes de cette science occulte, qui cherchent à communiquer avec le monde surnaturel. Mes ancêtres sont des marranes, c'est-à-dire des juifs convertis de force au catholicisme en 1492. J'ai donc eu une double éducation religieuse : juive et catholique. J'ajoute que ma ville natale Gérone est située aux pieds d'une montagne qui s'appelle « la montagne des Anges » !

JM - Comment définissez-vous l'Ange Gardien ?

Haziel - C'est une entité supérieure qui, dans le règne de la Vie, se situe au-dessus des hommes, dont le règne est plus élevé que celui des animaux, eux-mêmes étant situés au-dessus des végétaux et des minéraux. Les Archanges sont des Anges supérieurs. Tous sont au service de Dieu, que je préfère appeler « la Divinité ». Car elle est, pour moi, la femme, l'imagination, la matrice.

JM - Vous dites que dans la tradition ésotérique, il existe une hiérarchie très détaillée entre Archanges et Anges.

Haziel - C'est exact. On trouve 9 chœurs d'Anges dirigés chacun par un Archange, cet Ange supérieur qui canalise les énergies du système solaire. Chaque chœur est ensuite composé de 8 Anges Gardiens, ce qui fait un total de 72 Anges Gardiens.

JM - Comment connaît-on son propre Ange Gardien ?

Haziel - Chacun de nous possède un Ange Gardien en fonction de sa date de naissance. Par exemple, une personne née entre le 21 et le 25 mars, aura Véhuiah pour Ange Gardien. C'est d'ailleurs le premier des 72 Anges Gardiens, car il correspond à la date de début du printemps, saison favorable à la germination des plantes.

JM - Quand on observe le nom des 72 Anges Gardiens, on constate qu'ils se terminent tous par « el » ou par « iah ». À quoi cela correspond-il ?

Haziel - Tous les noms se terminant par « el » indiquent des Anges Gardiens de sexe masculin. Ceux dont les noms se terminent par « iah » sont de sexe féminin.

JM - Mais on dit que les Anges n'ont pas de sexe !

Haziel - En angéologie, ils ont un sexe. Dans l'univers, chaque élément a un pôle positif et un pôle négatif : c'est la base de toute création. Il n'y a pas d'exception à cette règle. Ainsi, les Anges Gardiens qui portent un nom de Dieu masculin sont dotés de caractéristiques cosmiques masculines, tandis que ceux qui portent un nom de Dieu féminin sont pourvus de caractéristiques féminines.

JM - Comment prouver l'existence d'un Ange Gardien ?

Haziel - C'est impossible. Mais on peut constater qu'ils existent bel et bien, en mesurant l'efficacité de nos prières. Ainsi, un jour, le docteur Farina, directeur de l'Ordre des médecins en Italie, m'a avoué : « Je ne crois pas du tout à l'existence des Anges Gardiens, mais je constate, par les témoignages de patients, que ça marche ! » Donc, que l'on soit croyant ou athée, il suffit d'essayer de s'adresser à son Ange Gardien et de mesurer ensuite les résultats obtenus.

JM - Comment entrer en contact avec son Ange Gardien ?

Haziel - Par deux moyens : la prière et l'action. La prière est une demande faite à votre Ange Gardien et l'action, c'est votre propre démarche positive.

JM - Quel type de prière doit-on faire ?

Haziel - À chaque Ange Gardien correspond une prière. Il existe donc, en tout, 72 prières différentes que j'ai publiées intégralement dans mon livre « Notre Ange Gardien existe », paru aux Éditions Bussière. Ce sont des textes remarquables écrits entre le XIe et le XIVe siècle après J.-C. par "Isaac l'aveuglant", surnommé ainsi parce qu'à Gérone où il vivait, on disait qu'il aveuglait par sa seule présence. Ces prières, qu'il fut le premier à mettre par écrit, remontent à Moïse. Elles avaient été transmises oralement jusqu'à lui.

JM - À quoi sert exactement la prière ?

Haziel -Toute prière élève la condition humaine et permet à chacun de concrétiser ses capacités, ses aptitudes, ses souhaits, ses projets. Si vous vous adressez à votre Ange Gardien par la prière, ce dernier vous donne la force intérieure qui active votre désir de réalisation ou de connaissance.

JM - Comment cela fonctionne-t-il ?

Haziel - Il suffit de formuler une prière pour que les entités supérieures se mobilisent afin de donner satisfaction à la personne. Car une loi cosmique oblige les Grands à répondre toujours positivement aux demandes de Petits. Surtout si ces demandes concernent notre bien-être matériel.

JM - Quelqu'un qui a la force d'agir seul n'a donc aucun besoin de s'adresser à un Ange Gardien.

Haziel - Absolument. Seuls doivent prier ceux qui n'ont pas confiance en eux, qui se sentent faibles ou déprimés.

JM - Quand et combien de fois par jour doit-on prier ?

Haziel - Il faut prier tous les jours votre Ange Gardien. Le nombre de fois n'a aucune importance. Ce qu'il faut, pour parvenir aux résultats souhaités, c'est mettre de l'intensité dans votre prière : au bout d'un certain temps, ça finira par donner des résultats. Cela prend du temps car la prière que vous faites à votre Ange Gardien est ensuite transmise par lui à l'Archange qui, lui-même, la transmet à « la Divinité ». Même si vous répétez sans cesse votre prière, il n'y a pas de phénomène de saturation. Vos prières iront rejoindre toutes les autres en formant ce qu'on appelle un « égrégore » qui est un ensemble d'énergies dans lequel puisent, par exemple, les magnétiseurs pour soulager la douleur de leurs patients.

JM - Peut-on tout obtenir par la prière : santé, réussite, argent ou malheur d'autrui ?

Haziel - L'Ange Gardien ne fait que le Bien. Ce qui importe, c'est que votre intention - appelée kawana par les kabbalistes - soit noble, généreuse et élevée. Et c'est l'intensité de votre prière qui vous fera avoir un résultat plus rapide.

JM - Vous conseillez de prendre, en deuxième prénom, le nom de son propre Ange Gardien. Pourquoi ?

Haziel - D'abord parce que c'est ce que mon père a fait avec moi et que ça m'a porté chance ! Mais je recommande surtout cela pour que chacun soit relié plus directement avec son Ange Gardien. C'est comme dans le catholicisme : le baptême vous relie à un saint. Pour moi, les Anges Gardiens sont les cousins germains des saints : ils en représentent une version plus moderne.

JM - Pouvez-vous nous donner des exemples de résultats obtenus grâce aux Anges Gardiens ?

Haziel - Bien sûr. On peut adresser une prière de santé à son Ange Gardien en lui demandant une aide à la guérison... mais en continuant, bien entendu, de suivre les indications du médecin traitant. C'est ce que j'ai fait faire à mon cousin, alcoolique notoire, qui a ainsi réussi à s'en sortir. Autre exemple qui m'est cher : le 19 juillet 1936, en pleine guerre civile espagnole, trois soldats des forces communistes qui gravissaient la montagne des Anges à Gérone, ont pénétré dans le sanctuaire pour y voler tous les bijoux que mes ancêtres avaient offerts à la Vierge. En s'échappant, l'un des trois voleurs a trébuché sur un essaim d'abeilles et celles-ci se sont mises à les piquer tous les trois sur tout le corps. Souffrant atrocement, ils ont été guéris... par ma grand-mère au moyen de prières ! Pour la remercier, les voleurs lui ont alors donné les bijoux dérobés, parmi lesquels il y avait une couronne en platine, des boucles d'oreilles en or et des bagues avec des pierres précieuses !

JM - Comment vivez-vous avec votre Ange Gardien personnel ?

Haziel - J'entre en contact avec lui tous les matins, à mon réveil, avant de sortir de mon lit. Je passe en revue toutes les idées qui ont pu traverser mon esprit pendant la nuit et je définis avec mon Ange Gardien celles que je vais plus particulièrement développer au cours de la journée qui s'annonce. Même si les mystiques conseillent plutôt de se remémorer, le soir, les actes de la journée, je préfère faire cela le matin. Je considère en effet que, pendant la nuit, notre esprit évolue dans le monde astral et que le matin, au réveil, il est encore un peu dans ce monde : c'est donc le meilleur moment pour dialoguer avec son Ange Gardien.

JM - Pour finir, quels conseils pouvez-vous donner aux lecteurs de FACTEUR X ?

Haziel - Ayez soif de connaissance et développez votre volonté. Vous serez assuré d'accéder au bonheur et vous pourrez alors vous faire aider par les Anges Gardiens. La seule chose qu'il faut avoir, ce n'est pas la foi, mais la confiance.

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BIBLIOGRAPHIE

Haziel a écrit un nombre considérable de livres. Beaucoup ont été des best-sellers, comme « Communiquer avec son Ange Gardien », « Le grand livre des Invocations et des Exhortations », « Les pouvoirs de l'Ange Gardien » ou encore « Notre Ange Gardien existe ».

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Commentaires

Un grand merci monsieur Mandorla, pour avoir lu et me servir des livres d'Haziel régulièrement, je dois vous dire que je ne le connaissais qu'à travers son "prénom angélique". J'apprends ainsi qui il était, son parcours, ses conseils, cela est vraiment remarquable.

Écrit par : Cyril | 08/12/2018

Cela fait des années que j'étudie la prose de Razielet que je m'efforce d'être sur la même longueur d'onde. Merci pour cet interview qui me con forte dans les recherches philosophiques. Merci pour tout. Paix Profonde ! Amicales salutations. Romain glibert

Écrit par : glibert | 09/12/2018

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Ma rencontre avec le docteur Michel Klein, vétérinaire

par Jacques Mandorla

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Michel Klein avec 5 bébés tigres qu'il a aidés à naître au jardin du Ranelagh (photo © Croizat, parue dans Télé 7 jours).

BIO EXPRESS

Michel Klein est né le 19 avril 1921 à Sighet, petite ville des Carpates située tout au Nord de la Roumanie. L’écrivain et prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, est né aussi dans cette petite bourgade de 27 000 habitants à l’époque. Il vivait en pleine nature, c’est pourquoi sa passion pour les animaux a commencé très tôt : enfant, il se sauvait de chez lui, au grand désespoir de ses parents, pour aller errer dans la montagne à la rencontre des ours bruns ! Puis, il quitte la Roumanie à l’âge de 16 ans à peine, pour aller en France rejoindre Jean, son frère médecin. S'il ne parlait pas du tout le français en arrivant, il l'a très vite appris à l’internat de Verneuil-sur-Avre !

MA RENCONTRE

Ma première rencontre avec Michel Klein (en dehors de suivre avec passion ses émissions à la télévision) date de la fin de l'année 2001. Je venais de co-écrire aux Éditions Grancher un livre intitulé « Soulagez votre animal par le magnétisme et les massages thérapeutiques »), avec mon amie Myriem Lacroix-Breton, magnétiseuse réputée, et cette dernière avait eu une idée géniale : « Et si on demandait au docteur Michel Klein de nous rédiger la préface de notre livre ? ». On parvient à trouver son numéro de téléphone et rendez-vous est pris. Je découvre alors qu'il habite à quelques centaines de mètres de chez moi, dans le 15e arrondissement de Paris. Une profonde amitié me lie depuis à Michel Klein, qui a eu l'extrême gentillesse de rédiger une autre préface, celle de mon dernier livre, paru fin 2016 : « Les ondes nocives » (Éditions Grancher).

Voici l'intégralité de l'interview que m'a accordée notre sympathique « vétérinaire de la télé »... comme les médias l'ont surnommé !

Jacques Mandorla : Vous êtes devenu vétérinaire, était-ce une vocation ou bien souhaitiez-vous, au départ, faire un autre métier ?

Michel Klein : Je vais vous faire une confidence : j’aurais voulu être pilote dans l’armée de l’air ! Comme j’étais bon en maths, physique, chimie, j’aurais vraisemblablement pu réussir le concours d’entrée. Mais en juin 1940, juste après avoir obtenu mon bac Math Elem, j’ai fui à l’arrivée des troupes allemandes en allant à Toulouse. J’ai renoncé à devenir pilote à cause de la loi anti-juive du Gouvernement Pétain, qui venait d’être promulguée en octobre de la même année. Je me suis donc rabattu sur les études de vétérinaire.

JM : Comment avez-vous débuté ?

MK : J’ai donc commencé mes études à l’école de Toulouse, études que j’ai dû interrompre en 1943 avant de les reprendre, après la guerre, à Maisons-Alfort où j’ai terminé mes deux dernières années de scolarité. J’ai effectué mon premier stage à Montoire-sur-Loir chez Pierre Baude, un ami martiniquais qui a été diplômé deux ans avant moi : pour les fermiers de la région, je n’étais ni son « assistant », ni son « aide », mais seulement le « commis » ! À l’époque, les vétérinaires ne s’occupaient que des animaux de ferme : vaches, chevaux, porcs étaient, en effet, des bêtes plus nobles et surtout de plus grande valeur que les chats et les chiens ! À ce propos, je préfère utiliser le terme de « bête » à celui d’« animal ». En effet, quand on dit « bête », on fait référence à quelque chose de solide et de concret, à une réalité que l’on peut non seulement concevoir, mais aussi toucher. Alors que, pour moi, le terme « animal » est plus virtuel. En 1957, j'ouvre mon cabinet boulevard des Batignolles, que je quitte en 1981 pour rejoindre la clinique que j’ai conçue à Beaugrenelle (Paris 15e), à 100 mètres de la statue de la Liberté.

JM : Vous avez atteint une formidable notoriété en devenant « le vétérinaire de la télévision » : comment êtes-vous arrivé sur le petit écran ?

MK : En 1955, j'ai eu droit à mon premier reportage-photos dans le magazine « Détective » qui a consacré tout un article sur l'opération que j'ai faite d'un ours brun de l'Oural, appartenant au cirque Bouglione. Cet ours, nommé Charlie, avait été blessé gravement par un autre ours. Cette intervention s'est passée au Luna Park de la Porte Maillot, qui correspondrait aujourd'hui à la Foire du Trône. Moins d’un an après mon installation aux Batignolles, en 1958, je suis amené à réaliser une innovation en matière de chirurgie dentaire, probablement une première mondiale. Je dois raccourcir, dévitaliser et plomber les canines acérées de Golotte, une macaque appartenant à Martine Beauvais, l’attachée de presse des Bouglione. Cette dernière a fait filmer l'intervention par une équipe de télévision. C’étaient les débuts de l’ORTF : il n'y avait qu'une seule chaîne de télévision à l'époque, en noir et blanc, diffusant des programmes quelques heures par jour seulement ! L'opération que je réalise sur Golotte passe à l'antenne, ce qui me vaut d'être l'invité de l'unique émission du dimanche après-midi, intitulée « Au-delà de l’écran » et animée par Jean Nohain et André Leclerc. Je commence alors un long partenariat avec les médias.

Les années 60 sont très riches en activités parmi lesquelles la création de l'émission « Je cherche un maître » pour faire adopter des chiens abandonnés et la participation en 1965 au long métrage de Frédéric Rossif nommé « Les animaux », documentaire qui montrait pour la première fois des animaux au ralenti, grâce à une caméra qui avait été utilisée lors des essais nucléaires français en Algérie. En 1966, j'ai proposé au PDG d'Antenne 2 Claude Contamine une idée d'émission que j'avais eue avec deux amis. Son titre :« Les animaux du monde ». malheureusement, comme cela se passe parfois, le PDG a été brusquement révoqué pendant les vacances ! Et à la rentrée, quelle ne fut pas ma surprise de voir à l'antenne une émission sur les animaux... portant mon titre exact et dans laquelle je n'étais pas impliqué !

En 1977, j’ai participé aux débuts d'AB Productions de Claude Berda et Jean-Luc Azoulay et en 1987 à l'animation du « Club Dorothée » sur TF1. J'avais rencontré Dorothée 14 ans plus tôt en 1973, elle n'avait que 18 ans à l'époque et on animait avec le marionnettiste Blablatus « Les mercredis de la jeunesse », une émission dont Jacqueline Joubert, l'épouse de Georges de Caunes, était responsable.

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Michel Klein a participé pendant dix ans à l’émission « Club Dorothée » sur TF1.

JM : Puis en 1991 vous avez créé une émission !

MK : Effectivement, j'ai conçu et animé l'émission « Terre Attention Danger » dont le générique expliquait bien mon combat : « Par la faute de l'Homme, de nombreuses espèces animales sont menacées de disparition. Si nous n'y prenons pas garde, un jour c'est l'Homme qui disparaîtra ! » (le générique existe sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=6xVPPdIANyw). À l’époque, j’étais précurseur en matière de défense des animaux : mon message était que l’explosion démographique de l’espèce dite humaine, se développant de façon exponentielle, allait mettre en danger la vie sur Terre, car les espèces animales seront alors obligées de céder la place. Or, notre planète n’étant qu’un vaste enclos, si les bêtes disparaissaient l’Homme disparaîtrait lui aussi, bien plus vite qu’il n’est apparu. J'ai toujours désigné « Les animaux dits sauvages » sous le vocable « Ne devant pas dépendre de l'homme » car le seul animal sauvage c'est l'homme. De plus, seules les bêtes sont capables de guérir les hommes de leur maladie chronique qui, paradoxalement, s’appelle la bêtise ! ».

JM : Vous avez participé à la création de la première réserve animalière à Thoiry. De quelle manière êtes-vous intervenu ?

MK : Jusqu’en 1966, il n’existait qu’un zoo au château de Thoiry, situé dans les Yvelines. C’est mon ami Jean Richard qui m’avait présenté au vicomte Paul de La Panouse. Un jour, on me demande de venir soigner un ours brun de l’Oural, grièvement blessé par un ours noir de l’Himalaya. Ce fut notre première rencontre. Par la suite, je revins à Thoiry pour m’occuper de Fanny, une femelle éléphant présentant des difficultés de croissance. Lors du déjeuner, en présence d’une fille Lazareff et d’un photographe de France Soir qui m’avaient accompagné pour réaliser un reportage, le vicomte évoque avec moi l'idée de créer une réserve où les animaux seraient en liberté, comme dans leurs pays d’origine, et les visiteurs dans leurs « cages automobiles » ! Puis l’idée est devenue réalité en 1968 : sachez que, la première année, le parc accueillit un million de visiteurs ! Depuis, le vicomte a ouvert deux autres parcs, auxquels j'ai participé : Sigean dans l’Aude et Peaugres en Ardèche.

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Prêts pour l’opération d’un puissant crocodile : Michel Klein, assisté de Marie-Christine son épouse et de monsieur Karakava, présentateur de son numéro de crocodiles au Moulin Rouge.

JM : En 1982, vous parvenez à convaincre Jacques Chirac, alors maire de Paris, de créer l’Ecole parisienne des chiens-guides d’aveugles. Comment avez-vous fait ?

MK : J’ai effectivement eu l’idée, un jour, de proposer à monsieur Jacques Chirac de créer à Paris une école de chiens-guides pour personnes déficientes visuelles. Peu de temps après, le vendredi 11 novembre 1982, il m’appelle pour me demander si je peux passer le voir à la Mairie de Paris. Je me retrouve alors en tête à tête avec lui pendant deux heures ! Je lui présente mon projet d’école consistant à remettre gratuitement des chiens-guides à des personnes déficientes visuelles. Quarante-huit heures plus tard, le dimanche 13 novembre, monsieur le Maire réunit son état-major : l’école des chiens-guides de Paris est née ce jour-là ! Elle ouvre officiellement ses portes en 1987, dans le bois de Vincennes, face au rocher du zoo. En février 2018, l'École a fêté la remise de son 1 000e chien (il s'agit principalement de labradors et de golden retriever) !

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 Inauguration de l’école des chiens guides d’aveugles et malvoyants : Bernadette Chirac, Michel Klein et Jacques Chirac.

JM : Pensez-vous que les animaux ont une sorte de 6e sens ?

MK : Absolument ! Et je le pense depuis longtemps. Ainsi, en 1984, lors d’un colloque au Val-de-Grâce en présence de plus de 200 chirurgiens, on m'avait demandé de faire une intervention sur le thème des morsures du chien : j'ai présenté une étude concernant la dynamique de l'agressivité du chien. J’ai pu constater qu’il y avait, dans chaque cas, une faute humaine et non pas animale. J’ai pu démontrer ce que j’affirmais depuis longtemps par une métaphore : « Un chien qui renifle le bas du pantalon d'une personne sait ce qu’il y a dans sa caboche ! ». Et, en quelques minutes, le chien est capable d'établir le profil psychanalytique de cette personne. Il connaît sa pensée et ses intentions et, plus ou moins, son subconscient : il se fait ainsi une idée de sa personnalité. De nombreux chiens pourraient largement concurrencer, dans une certaine mesure, les psychanalystes ou les DRH ! Cela rejoint le long chapitre de la télépathie (transmission de pensées) que j'ai expliquée dans mon livre « L’avocat des bêtes » paru en 2006 aux Éditions Anne Carrière.

JM : Vous vous êtes beaucoup intéressé à l'électromagnétisme. Qu'en concluez-vous ?

MK : L’aspect légendaire du magnétisme est en train de devenir une réalité universelle. Non seulement tous les organismes vivants, mais les matières inertes, la croûte terrestre, le magma, l’espace intersidéral, les mouvements planétaires, en somme tout l’univers, fonctionne à base d’électromagnétisme. Certains individus, dont Myriem Lacroix-Breton, ont la chance d’avoir un équipement sensitif, dont nous connaissons la structure, qui permet d’une part d’induire des stimuli d’ordre thérapeutique et, d’autre part, d’enregistrer des informations lointaines de diverses catégories. L’authenticité probante est expliquée par le pistage à distance d’un animal ou d’une personne, repérés sur une carte et, bien entendu, retrouvés. Plusieurs exemples parfaitement confirmés, sans aucun subterfuge, en témoignent. De nombreuses personnes possèdent un pouvoir d’émission magnétique dans leurs mains, parfois transmis génétiquement, qu’ils peuvent appliquer dans un but thérapeutique assez varié, tant chez l’animal que chez l’homme. La plupart des exemples constatés permettent d’éliminer, dans une large mesure, le côté placebo ou l’autosuggestion. Depuis le début, en fréquentant les animaux, je me suis rendu compte de leur capacité à connaître nos intentions. Grâce à vous, Jacques, j'ai découvert le magnétisme quand vous m'avez parlé de l'ouvrage sur les sourciers écrit par le professeur Yves Rocard. C'est à partir de là que j'ai expliqué, dans mon livre « L’avocat des bêtes », comment la plupart des animaux peuvent capter les ondes électromagnétiques qui véhiculent les idées. En dehors des exceptions, la majorité des êtres humains sont presque dépourvus de cette capacité.

JM : Si un jeune vous annonce qu’il veut devenir vétérinaire, quels conseils lui donneriez-vous ?

MK : Je lui dirai : « Dans la vie, faites ce que vous avez envie de faire ! Celui qui réussit ce dont il a rêvé, c'est le bonheur ! ». Je lui demanderai aussi de maîtriser les disciplines scientifiques - maths, physique et chimie - car ces connaissances participent, à chaque instant, à l'exercice de son métier de vétérinaire. Je suis heureux d’avoir constaté que mes apparitions dans les médias - télévision, radio, presse - ont contribué à faire naître des vocations de vétérinaires chez les jeunes !

JM : Pour conclure, vous allez fêter cette année vos 97 ans et l’on vous reconnaît toujours dans la rue : quel sentiment cela vous inspire-t-il ?

MK : Cela démontre que je n’ai pas trop changé physiquement, malgré les années ! Ensuite, je pense que mon succès est probablement dû au fait qu’en tant que vétérinaire, j’ai toujours donné un maximum d'importance au bien-être et à la santé des bêtes en comparaison à celle donnée aux hommes.


BIBLIOGRAPHIE

« Ces bêtes qui m’ont fait homme » (Éditions Robert Laffont - 1976)

« L’avocat des bêtes » (Éditions Anne Carrière - 2006)

« Réussir son chien », co-écrit avec Michel Hasbrouck (Éditions Helvedog - 2010)

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Ma rencontre avec le professeur CABROL, cardiologue

par Jacques Mandorla

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Souvenir de ma rencontre du 16 juin 2011 avec le professeur Cabrol.

 

BIO EXPRESS

Christian Cabrol est né dans l’Aisne, en 1925, dans une famille dans laquelle tout le monde était agriculteur. Sauf son grand-père qui, fils d’un berger des Cévennes, était médecin de campagne à Chézy-sur-Marne : il se déplaçait à domicile, réduisait les fractures, pratiquait des accouchements… C’est lui qui l’a incité à faire ses études de médecine à Paris, en lui disant : « Christian, ce n’est pas médecin que tu dois devenir, mais chirurgien ! ».

Le professeur Cabrol deviendra célèbre en réalisant, avec son équipe, la première greffe du coeur en Europe  le 28 avril 1968, soit 4 mois et demi seulement après la première mondiale du chirurgien sud-africain Barnard.

Il nous a quittés le 16 juin 2017.

MA RENCONTRE

J'ai pu rencontrer le professeur Christian Cabrol grâce à mon ami Michel Klein, le célèbre "vétérinaire de la tété" ! En effet, ils s'étaient connus lorsqu'ils faisaient leurs études médicales, l'un pour devenir cardiologue, l'autre pour devenir vétérinaire. Michel Klein avait 4 ans de plus que Christian Cabrol et, un jour, ils ont fini par se rencontrer... parce qu'ils sortaient avec la même fille !

Le professeur Cabrol avait gentiment accepté que je l’interviewe le 16 juin 2011 (soit 6 ans, jour pour jour, avant sa mort : étrange phénomène de synchronicité entre les deux dates anniversaires !) dans son bureau de la Pitié-Salpêtrière. Je garde de cette rencontre le souvenir d'un homme très sympathique, d'une grande modestie et plein d’humour !

Jacques Mandorla : Professeur, vous êtes devenu cardiologue. Était-ce une vocation ou bien souhaitiez-vous, au départ, faire un autre métier ?

Professeur Christian Cabrol : Il aurait été logique que je succède à mon père dans la ferme, mais je n’étais pas assez costaud. En voyant mon grand-père pratiquer son métier, je voulais absolument le remplacer plus tard, en devenant médecin dans notre village !

JM : En deuxième année d’internat, vous optez pour la chirurgie du cœur. Pourquoi ?

Pr. CC : Je dois mon orientation au professeur Gaston Cordier qui était chirurgien des hôpitaux de Paris et enseignait l’anatomie à la Faculté de médecine : sous sa conduite, j’ai consacré quatre années et rédigé deux livres sur le poumon, devenant agrégé d’anatomie. Puis, Gaston Cordier m’a fait rencontrer le professeur Jean-Claude Rudler, auprès duquel j’ai appris la chirurgie du poumon. Ce dernier m’envoie ensuite chez le professeur D’Allaines, le grand chirurgien cardiaque de l’époque en France, qui me pousse à aller aux États-Unis et m’obtient, pour cela, une bourse. Je suis donc parti en 1956 à Minneapolis pour un apprentissage d'un an dans le laboratoire expérimental de chirurgie cardiaque à cœur ouvert du docteur Walton Lillehei. Ce dernier était à peine plus âgé que trois de ses jeunes résidents… qui allaient, plus tard, faire parler d’eux : le sud-africain Christiaan Barnard, l’américain Norman Shumway et moi. Walton Lillehei nous encourageait en répétant souvent : « Tout ce que l’esprit humain peut imaginer, la main de l’homme peut le réaliser ». À mon retour en France, je voulais absolument participer au développement de la chirurgie cardiaque qui sauverait tant de gens.

JM : Quel chirurgien cardiaque vous a le plus impressionné ?

Pr. CC : Incontestablement Norman Shumway qui a disparu en 2006 à l’âge de 83 ans et auprès duquel Barnard et moi avions appris la technique de la greffe ! Dans son petit service à l’Université de Stanford en Californie, il a mis au point la greffe du cœur chez le chien, mais il n’osait pas franchir le pas chez l’être humain, car la mort cérébrale, qui aurait permis de prélever un cœur, n’était pas légale aux États-Unis.

JM : C’est finalement Christian Barnard qui est passé à la postérité.

Pr. CC : Oui, c’est lui qui a osé le premier ! Il réalise la première transplantation cardiaque au monde le 3 décembre 1967. Norman Shumway fait sa première transplantation aux États-Unis, un mois plus tard, le 6 janvier 1968. Puis, un jour, ce dernier me téléphone pour me dire : « Qu’est-ce que vous attendez pour faire une greffe du cœur en Europe ? ». Stimulé par son appel, je réalise avec mon équipe la première greffe européenne le 28 avril 1968.

JM : Quel était la principale difficulté que vous avez rencontrée ?

Pr. CC : Celle de prélever un coeur battant sur un cadavre en état de mort cérébrale, qu’il fallait maintenir artificiellement en vie. Sur le plan éthique, ce n’était pas évident. Jusqu’alors la définition de la mort reposait sur l'arrêt définitif du coeur et de la respiration, et non sur la mort cérébrale.

JM : Comment avez-vous fait en France ?

Pr. CC : Trois jours avant notre transplantation est paru un décret considérant la mort cérébrale comme signe de la fin de la vie ! En réalité, pour ces greffes, personne n’a parlé d’éthique. On nous disait : « Ce n’est pas un crime, c’est un miracle : continuez ! ». Savez-vous que, pour la seule année 1968, furent réalisées 102 greffes de cœur, car tous les services cardiaques du monde entier voulaient en faire ? Malheureusement, les patients vivaient peu de temps : 18 mois au maximum. Ainsi, sur ces 102 patients, un seul survécut très longtemps : Emmanuel Vitria, 48 ans, opéré le 27 novembre par l’équipe du Professeur Edmond Henry à Marseille et qui mourut 6 738 jours, soit plus de 18 ans, après l’opération !

JM : Pourquoi un tel taux d’échec ?

Pr. CC : Ce type d’opération ne sera maîtrisé que 12 ans plus tard, en 1980, quand la ciclosporine - un agent immuno-suppresseur qui combat le rejet des greffes - est découverte par le laboratoire Sandoz, devenu aujourd’hui Novartis. Norman Shumway sera le premier à utiliser la ciclosporine, puis je le ferai aussi : nous étions, en effet, l’une des rares équipes à continuer les greffes pendant ces douze années, malgré les échecs.

JM : Vous avez fondé l’Institut de cardiologie. Pourquoi ?

Pr. CC : L'Institut de cardiologie du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière est l'un des 5 pôles lourds de prise en charge des pathologies cardiovasculaires de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. L'Institut est rattaché à l'Université Paris VI, comprend de nombreuses structures de recherche et collabore avec de nombreuses unités de recherches externes dans tous les domaines cardiovasculaires : thrombose, insuffisance cardiaque, génétique,...

JM : Comment vous est venue cette idée de l’Institut ?

Pr. CC : Elle remonte à fin août 1944, au moment où les chars du général Leclerc venaient de libérer Paris ! Je faisais ma première année de médecine. Cet événement m'a tellement marqué que, depuis, deux portraits du général me tiennent compagnie dans mon bureau. Il faut se souvenir qu'à cette époque les hôpitaux français étaient très en retard car, pendant l’occupation, les Allemands n’avaient rien fait pour la médecine. C’est le général de Gaulle qui modernisera les hôpitaux et en fera construire de nouveaux. J’ajoute qu’à leur arrivée sur notre territoire, les Américains nous apportaient de grandes nouveautés : pénicilline, anesthésie, réanimation, maîtrise de la transfusion sanguine… C’est cela qui a ensuite donné l’envie à toute une génération de « patrons » dynamiques, comme Jean Bernard, René Kuss ou Jean Hamburger, le père du chanteur Michel Berger, d’envoyer de jeunes médecins français aux États-Unis pour progresser.

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Le professeur Cabrol vouait un véritable culte au général Leclerc qui, en héros, avait délivré Paris fin août 1944.

JM : Pourquoi l’Institut de cardiologie a-t-il été ouvert bien plus tard ?

Pr. CC : Un premier service de chirurgie cardiaque à la Pitié-Salpêtrière fut créé par notre équipe en 1972. Puis, j’ai rencontré Francis Bouygues qui s’est proposé de construire un Institut à ses frais. J’ai ensuite eu un entretien très bref avec Edouard Balladur (« Je n’ai que 7 minutes à vous consacrer ! »), puis avec Jacques Chirac, alors Premier Ministre (« Ce projet me plaît, mais il faudrait que je sois Président de la République. En attendant, rejoignez le Conseil du RPR ! »). J’ai dû aussi rencontrer les responsables du Parti Communiste et de la CGT, Georges Marchais et Henri Krazucki, qui est devenu ensuite mon ami ! Finalement, en 2001, après 15 ans d'efforts, a été créé l'Institut de Cardiologie du Groupe Hospitalier Pitié Salpetrière à Paris. Dans cet Institut, tout a été réuni pour reconnaître, traiter et suivre au mieux les personnes atteintes de maladies du cœur et des vaisseaux. On a rassemblé le matériel pour le diagnostic, en particulier les appareils d'imagerie, ceux pour les blocs opératoires et de ranimation, les soins médicaux, les laboratoires de biologie, l’annexe de la banque de sang et la pharmacie hospitalière. Ainsi, en regroupant tout dans un même bâtiment, on peut être opérationnel 24h/24h, tous les jours de l'année !

JM : Vous avez aussi fondé l’association ADICARE. De quoi s’agit-il ?

Pr. CC : Lorsque la construction de l'Institut de cardiologie de la Pitié Salpêtrière fut confiée en 1991 à l’Assistance Publique, celle-ci, conformément à sa vocation, le conçut essentiellement comme un centre de soins. Comme rien n'y était donc prévu pour l'enseignement et la recherche, j’ai décidé de créer ADICARE avec quatre confrères de l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris : les professeurs Jean-Pierre Bourdarias, Iradj Gandjbakhch, Claude Gibert et Yves Grosgogeat. ADICARE signifie « Association pour le développement et l’innovation en cardiologie, recherche et enseignement ». ADICARE a demandé à l’Assistance Publique, moyennant finances et selon une convention dûment établie, une surface dans l’Institut pour dispenser l’enseignement qui permet de transmettre le savoir et entreprendre la recherche qui permet d'améliorer les diagnostics et les traitements. Aujourd’hui ADICARE a la jouissance, pour 30 ans renouvelables, de locaux et d'un auditorium pour assurer l'enseignement, avec un système de vidéoconférences permettant de communiquer avec des centres français ou étrangers. Elle a également trois laboratoires de recherche qui poursuivent des projets, en particulier sur la coagulation sanguine, l'assistance circulatoire et les robots chirurgicaux. Depuis sa création, ADICARE œuvre pour la promotion du don d'organes, élue en 2009, « Cause nationale ». L’association réside au 56 boulevard Vincent Auriol 75013 Paris : elle est hébergée dans l’Institut de cardiologie et possède un site Internet : www.adicare.org

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En 2008, la Poste a édité un timbre célébrant le 40e anniversaire de la première greffe du coeur en Europe.

JM : Vous vous êtes engagé en politique. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Pr. CC : On a déjà évoqué le fait que suis entré au Conseil du RPR, à la demande de Jacques Chirac, alors Premier Ministre, en échange de la construction de l’Institut de cardiologie. Je dis souvent que, depuis, nous sommes quittes : à lui la Présidence de la République, à moi la réalisation de l’Institut ! J’ai été élu conseiller de Paris pour le 13e arrondissement en 1989 et réélu en 1995, ainsi que pour le 16e arrondissement en 2001. J’ai aussi siégé comme député au Parlement européen de 1994 à 1999.

JM : Quel bilan tirez-vous de cet engagement politique ?

Pr. CC : De mes deux carrières, médicale et politique, j’ai retenu une chose : en médecine, on essaye de former des jeunes et on est satisfait quand ils deviennent meilleurs que vous. En politique, cela n’arrive jamais ! En France, les politiques ont peur de former des gens qui pourraient prendre leur place !

JM : Quand avez-vous arrêté de pratiquer la chirurgie cardiaque ?

Pr. CC : En 1990, quand j’ai atteint la limite d’âge de 65 ans. Il faut reconnaître que, sur les dernières années, je me déplaçais beaucoup à l’étranger pour y donner des conférences et présenter nos résultats : un vrai « Cardiaque circus » ! Or, aujourd’hui, les techniques évoluent très vite et les jeunes sont plus au fait des innovations. Il fallait donc tout naturellement leur laisser la place.

JM : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait se lancer dans la chirurgie du cœur ?

Pr. CC : Je lui dirai de tout mettre en oeuvre pour réussir le très difficile concours de fin de première année de médecine, en s’efforçant de bien assimiler toutes les connaissances de base qui lui sont données. Mais aussi de ne pas oublier que la vie est faite de rencontres, d’opportunités et d’ouvertures : il lui faudra donc être prêt à les saisir ! Je lui préconiserai aussi de prendre du plaisir à travailler en équipe, car on n’est rien sans les autres. Enfin, je conclurai en lui conseillant la devise du général Leclerc : « Croire, vouloir et continuer ! ».

BIBLIOGRAPHIE

Le don de soi – Hachette - 1995

De tout coeur : la nouvelle chirurgie cardiaque – Odile Jacob - 2006

Au coeur de la vie : itinéraire d'un chirurgien d'exception – Flammarion - 2012

 

PARANORMAL et TELEVISION : DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

  LES PIEDS DANS LE PLAT POUR

UNE MISE AU POING !

                                            par Ranky

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Approchez, approchez, mesdames et Messieurs, le spectacle va commencer !

Le vendredi 27 février 2015 a eu lieu un événement important, incroyable, sensationnel : en effet, à 22 heures 30 sur la chaîne TNT 23, a été rediffusé un documentaire sur les phénomènes paranormaux. On va pouvoir s'instruire, et je sais de quoi je parle : j'ai tourné dans ce documentaire !

Mais je savais que je n’avais aucune chance de passer à l’antenne. La production de cette émission à fait ce que font 99% des producteurs de ce genre de thèmes : ne connaissant pas grand chose aux dossiers paranormaux, ils se sont servis de mes arguments pour fabriquer une importante partie de leur émission ainsi que des adresses et personnes par moi recommandées (comme le psychiatre Philippe Wallon, le spécialiste en télékinésie Jean-Pierre Girard ou Jacques Mandorla écrivain, journaliste d'investigation et spécialiste du psi, et plusieurs autres personnes).

J’ai été interviewé pendant environ une heure et si mes arguments s’étaient révélés nuls cet « interrogatoire» n’aurait pas dépassé quelques minutes. Au contraire, Mathieu Nivôse, le journaliste, semblait emballé par mes déclarations et convaincu du bien-fondé de mon comité d'expertise. Il semblait emballé que l'on puisse engager, dans ce genre d'émission, des illusionnistes qu'il admettait être évidemment les mieux habilités pour
faire le tri entre le vrai et le faux en matière de phénomènes dits paranormaux. On  allait enfin faire le ménage dans ce monde interlope.

En effet, on reste pantois devant certaines performances incroyables des magiciens et force est d'admettre qu'ils doivent forcément être en mesure de détecter, avec plus de facilité, les trucages éventuellement employés par certains escrocs de la voyance et des phénomènes psi en général. Pour un peu, Monsieur Nivôse aurait convenu que ma démarche était d’utilité publique !

Mais voilà, tous les moyens sont bons pour arriver à fabriquer des reportages dans lesquels une catégorie d'individus de télévision entretiennent l’obscurantisme qu’ils affirment combattre. Audimat oblige. Le créneau télévisuel du paranormal est très rentable. Tant pis pour les téléspectateurs lambda que l’on continue à confiner dans le monde trouble  du « surnaturel » qui pour moi n’existe pas, le paranormal étant, mais cela n’engage que moi, du normal pas encore expliqué. La question n’est pas de croire ou de ne pas croire, la question est de savoir.

Si, dans le monde de la voyance qui est une réalité, pullulent des voyous, des escrocs et des profiteurs de la misère humaine, un large échantillon de ces rats de télé sont leurs complices.

À un certain moment du tournage, Mathieu Nivôse m’a annoncé qu’il allait se rendre, sous quelques jours, en Suisse ou en Belgique, je ne me souviens plus, filmer un télékinésiste. Je lui ai alors proposé de l’accompagner afin de soumettre le "sujet psi » à un protocole sérieux. C’était l’occasion unique pour lui d'organiser une expérimentation imparable en direct sur le petit écran. J’ai instantanément appris que la prod n’avait pas de budget pour assumer des frais de voyage et peut-être une chambre d’hôtel, ce qui n’était même pas sûr car en avion on peut facilement faire un aller-retour dans la journée. J'ai alors proposé de payer le voyage de mes propres deniers, sans plus de succès. C’est à ce moment que j’ai compris, une fois de plus, qu’on tentait d’utiliser nos connaissances en les détournant de leur objectif.

Et ce qui devait arriver est arrivé. Plusieurs expériences proposées dans ce film  semblent relever de la supercherie, de l’arnaque (j’ai même repéré à l’image deux accessoires, couramment vendus par un marchand de "trucs", bien connus des illusionnistes et qui ont servi à deux "tours de magie" pratiquement « authentifiés »  comme étant des facultés réelles) !

Mais n’ayant pas été invité sur le terrain, il m’est honnêtement interdit d’en dénoncer la malversation éventuelle. Il faut apporter des preuves.

On comprend mieux pourquoi cette bande de trouillards malhonnêtes ont coupé la totalité de mon interview qui aurait contrecarré leur projet.

Pour ce qui est de l'honnêteté, les fabricants de ce genre d’émission ne s’encombrent pas les neurones avec de telles considérations.

Malheureusement cette position lamentable d’une catégorie de gens de télé porte préjudice aux personnes douées de facultés particulières qui, bien évidemment, hésitent souvent à participer à ces reportages fourre-tout où le pire côtoie le meilleur.

Ce n’est certes pas ainsi que l’on fait avancer la recherche.
                                                                                              RANKY

Rappelons que le Comité d'expertise et d'expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), créé par moi, est à l'origine de la dénonciation de nombreux scandales (voir les articles complets dans ce blog) :

Les chirurgiens à mains nues qui prétendent opérer sans bistouri, sans douleur, uniquement avec leurs doigts.

Le motard masqué filmé pour l'émission Mystère (TF1) traversant une partie de Paris les yeux bandés sous le contrôle d'un huissier de justice abusé.

De nombreux faux voyants, médiums et spirites bidons.

Mais ce comité à également authentifié les étonnantes capacités paranormales de  nombreux sujets psi : voyants guérisseurs, médiums, etc..

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Dessin Magazine INAD.

 

Le COMITÉ ILLUSIONNISTE D’EXPERTISE et D’EXPERIMENTATION des PHÉNOMÈNES PARANORMAUX (CIEEPP) mobilise tous ses experts sur les émissions télé traitant du Paranormal.
En effet, certaines émissions, concoctées par des non-spécialistes, dévalorisent souvent le paranormal. Ces émissions feront désormais l’objet d’un compte-rendu à paraître les jours suivants sur notre
Site/blog : http:// paranormal.blogspirit.com

 

Super-Héros sur France 4

Des gens aux pouvoirs extraordinaires

NOTRE COMPTE-RENDU SUR L’ÉMISSION DES 2 ET 11 JANVIER 2011
Ce film pouvait montrer avec exactitude, en direct, sans aucun subterfuge, les tests que nous proposons afin de faire la part du vrai et la part du faux dans les phénomènes dits paranormaux. L’occasion était belle de voir la progression d’une recherche honnête en montrant aussi de véritables expériences de mentalisme, alors qu’ils ont préféré montrer quelqu’un qui se dit mentaliste et qui donne l’impression qu’il lit dans la pensée, ce qui est totalement faux, car avant l’intervention il y a eu une préparation que l’on ne voit pas dans le film car elle expliquerait la façon de procéder.
Le mentalisme ne consiste pas à dire à quelqu’un " J’inscris sur une feuille de papier certains gestes que vous allez accomplir : tirer la langue, vous asseoir,... par exemple " et à voir effectivementt les sujets choisis tirer la langue, ou s’asseoir sur le sol. Nous avons vu des expériences qui ne sont pas honnêtement montrées. Le mentalisme ce n’est pas ça.
Il est indéniable que les expériences truquées sont bien plus spectaculaires que les véritables manifestations paranormales : ce n’est pas à nous, illusionnistes, que l’on fera croire le contraire. Si l’ on veut des images véritablement époustouflantes, il suffit de nous les demander. Seulement voilà, quand nous trichons nous le disons. Et quand d’autres trichent, nous le savons. À partir de ce moment-là, nous n’intéressons plus certains médias !
Nous avions pourtant proposé nos services afin de dénoncer ou d’authentifier les diverses interventions. Il était bien convenu que nous aurions ce créneau. Or, nous nous retrouvons après 3 heures d’interview et trois heures de tournage avec 2 minutes 10 secondes d’antenne et le sentiment prédominant que le temps perdu a servi à nous extirper des noms et adresses de personnes qui, sans notre intervention, n’auraient pas accepté de tourner dans cette émission fourre-tout.

 Nous avons été piégés
Que vient faire un " mental coach " dans ce fatras ?
Est-ce pour donner du crédit au documentaire que Monsieur Debeix est appelé " Docteur " ? Si l’ expérience de la boule chauffante peut effectivement être exécutée par suggestion, la production du film est-elle certaine que c’est le cas dans cette séquence ?
Sommes-nous certains que Monsieur Mangetout n'est pas, quelque part, un illusionniste ?

paranormal,télévision,critique,abus,dechavanne,étrangeCette émission n’explique rien, même pas qui nous sommes et alors que le sujet Psi Pascal a parfaitement réussi son test : le public n’a sûrement rien compris à cette expérience puisque le montage du film a supprimé les images clef, sans doute pour ne pas dépasser le temps d’antenne.

À ce jour, nous attendons toujours le réalisateur qui privilégiera l’honnêteté à l’audimat.  

 

1) Au sein de notre Comité d'expertise,nous connaissons bien Michel Lotito dit monsieur Mangetout.

2) Nous savons comment fonctionnent les expériences de mentalisme présentées comme étant réelles dans le film.

3) Nous savons comment on met le feu par "la force de la pensée" à une boule de papier. (Expérience présentée comme étant réelle dans le film et que nous avions dénoncée dans une émission précédente) Etc...

Signé : Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux. (CIEEPP)

 Titre de l'émission : Les Super-Héros
Durée : 1 heure 10
Auteur et réalisateur : Dimitri Grimblat
Une production J2F Production avec la participation de France Télévisions.  

Personnes de notre Comité d'expertise ayant participé au tournage du film pour la séquence Psychométrie :

  Ranky : Illusionniste professionnel, expert en phénomènes paranormaux truqués, président du CIEEPP. 

Claude Géraldy : Illusionniste-mentaliste, expert en imitation de phénomènes extra-sensoriels (ESP). 

Blondine : Illusionniste, spécialiste en télépathie, calcul prodige, divination de spectacle. 

Jacques Mandorla : journaliste d’investigation, écrivain, spécialiste du paranormal 

Pascal : sujet Psi.

NOTE : Chères lectrices, chers lecteurs,

Nous avons organisé cette session de tests avec le sérieux qui nous caractérise c'est-à-dire avec un e volonté permanente de recherche et le besoin de vous éclairer sur LA PART DU VRAI ET LA PART DU FAUX en ce qui concerne les phénomènes qualifiés de paranormaux.

SESSION DE TESTS
Organisée par le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP)
Expériences de psychométrie.

Date du tournage : samedi 22 mai 2010.
Le protocole  d’expérience a été établi le vendredi 21 mai 2010 par les illusionnistes Ranky, Blondine et Claude Géraldy.

IMPORTANT

Nous, illusionnistes experts en phénomènes paranormaux, considérons que 9 expériences sur 10 de psychométrie présentées à la télévision sont susceptibles de comporter un subterfuge. Il existe un nombre important de procédés pour deviner par trucage les objets placés dans des boites ou des enveloppes : enveloppes marquées - fendues - à tiroir - découpées - doubles - anormalement froissées, etc-.

Il existe même un produit capable de rendre un coin de l’enveloppe transparente pendant quelques secondes, juste le temps d’apercevoir un détail du dessin ou de la photo, ce qui permet ensuite d’utiliser par exemple le "Cold reading", qui est une technique servant à recueillir des informations en observant les réactions physiques et/ou verbales des personnes que le soi-disant médium a en face de lui.

VOILA DES TESTS QUI CHANGENT BIEN DES CHOSES.

Cette séquence filmée de psychométrie (il s’agit, pour le “médium”, de décrire le contenu d’une enveloppe opaque, cachetée, en respectant un protocole rigoureux) a été réalisée sous notre contrôle dans  des conditions maximales de sécurité.  
La totalité de l’expérience à été filmée pour le documentaire de Dimitri Grimblat diffusé le 2 janvier 2011  à 22 heures 50 sur France Télévision.

 Signé : Le Comité des Illusionnistes pour l’expertise des Phénomènes Paranormaux.

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LA SOIRÉE DE L’ÉTRANGE
VENDREDI 25 AVRIL 2008
20 H 50 SUR TF1
Divertissement présenté par Christophe Dechavanne et Patrice Carmouze.

INVITÉS DE L’EMISSION :
Laurence Boccolini - la chanteuse Zaho - Omar et Fred.

NOTRE AVIS

UNE EXPERIENCE DE CLAIRAUDIENCE
Le premier dossier concerne la clairaudience qui serait la faculté d’entendre des voix off délivrant des messages venant, selon certains médiums, de l’Au-Delà.
Les images ont été filmées à Toulouse, lors d’une conférence donnée devant environ 150 personnes par le médium Henri Vignaud dont il ne s’agit pas ici de mettre en doute les capacités éventuelles. Mais force est de constater que l’émission LA SOIREE DE L’ETRANGE présente des séquences sans utiliser les services d’experts en paranormal et d’illusionnistes spécialisés, donc sans aucun protocole, donc sans aucune sécurité quant à la validité ou non des expériences.
De toute évidence, les animateurs ignorent tout des techniques du “cold reading” qui permettent au “médium” de provoquer et de lire les réactions physiques des spectateurs afin d’obtenir les renseignements souhaités.

EXEMPLE : Henri Vignaud dit “voir” une personne quittant la route et tombant dans un précipice.
Un spectateur réagit et annonce qu’il s’agit de son meilleur ami qui a dérapé en faisant du ski et est tombé dans une crevasse. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais peu importe, l’expérience est enclenchée. Elle sera spectaculaire.
A la fin de cette séquence, Christophe Dechavanne, voulant cautionner l’expérience, insiste sur l’étrangeté du fait que le médium, qui ne connait pourtant personne parmi les spectateurs, annonce que le beau-frère d’une dame est décédé.
FAUX : c’est la dame qui dit "C'est mon beau-frère", pas le médium !
La démarche de Henri Vignaud semble correspondre à une utilisation, inconsciente ou non, du “cold reading”. Mais n’étant pas présents, nous nous garderons bien de tirer une conclusion, quelle qu’elle soit.

L’HOMME QUI ARRÊTE SON COEUR
Le sujet se présente en show-man, avec une mise en scène soignée : ambulance, défibrillateur et autres matériels.
Il ne faut pas confondre arrêt du coeur avec arrêt des pulsations cardiaques (qu’un magicien est capable de provoquer par compression d’une ou plusieurs artères à l’aide de différentes techniques illusionnistes). L’électrocardiograme plat est également réalisable, mais nous n’en donnerons pas ici la méthode. En combinant les deux subterfuges, on peut donc présenter un numéro très spectaculaire.

CONCLUSION - Sans protocole, ni contrôle sérieux, l’expérience ne peut pas être annoncée comme probante, ainsi que l’émission tend à vouloir le faire croire. Personne ne peut affirmer quoi que ce soit concernant cette prestation, pas même nous puisque nous étions absents.
L’expérience présentée de cette façon est irrecevable comme phénomène paranormal.

LE CHÂTEAU HANTÉ
La chanteuse Eve Angéli et le médium se sont prêtés à une séance spirite tournée comme un film d’épouvante : l’objectif non avoué est apparemment de maintenir un suspense destiné à limiter le zapping des téléspectateurs. Il ne se passe strictement aucun phénomène dit “paranormal” pendant ces séquences mais, indéniablement, une utilisation des frayeurs, semble-il réelles, de la chanteuse.
Le médium est bien connu pour son intégrité et sa sincérité lors de ses interventions Radio et Télévisées.
Mais là encore voici une émission qui ne répond pas aux attentes des téléspectateurs car elle dévalorise plutôt les sujets Psi et ne fait pas avancer d'un pouce la recherche paranormale.
Il eut été pourtant simple d’établir un protocole imparable pour faire éclater la réalité éventuelle de manifestations paranormales.CONCLUSION : expérience intéressante, à refaire dans des conditions sécurisées.

LA SÉANCE D’HYPNOSE
Nous nous contenterons de publier le commentaire de Nicolas qui reflète l’opinion générale de nos nombreux amis internautes :
"Bonjour. J'ai regardé l'émission " La soirée de l'étrange " du 25 avril. J'adore le paranormal, je passe des journées complètes à faire des recherches sur ce sujet. Il n'y a qu'a propos de l'hypnotisme où j'ai un gros doute, c'est-à-dire que je n'y crois pas. Le passage de l'émission où la personne hypnotise des membres du public n'a fait que confirmer mon opinion. C'était du grand n'importe quoi, les gens soi-disant "hypnotisés" ne savaient pas toujours comment réagir.
Pour moi, l'hypnotiseur a dit à l'avance aux personnes de faire ce qui leur était demandé. Mais de là à parler d'hypnotisme...
Je suis actuellement en train de lire le livre de Ranky " Le paranormal de mes yeux vu... ", mais je n'ai pas encore lu son chapitre sur l'hypnotisme. J'espère qu'il répondra à mes questions.

Ecrit par Nicolas | 27.04.2008

CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Au sein de notre comité, nous sommes effarés par le fait que des sujets dits psi se lancent dans des aventures télévisuelles sans aucune précaution ni sécurité, au risque d’être ridiculisés par des invités rigolards et d’une incorrection souvent à la limite de l’indécence.
Les animateurs de LA SOIREE DE L’ETRANGE n’ont pas trompé le public puisqu’ils avaient annoncé cette émission comme un divertissement, certes en se servant du paranormal comme créneau porteur.
Il est à remarquer que, lors de l’émission du 10 novembre 2007, nos experts-illusionnistes ayant réagit étaient au nombre de 18 et que cette fois-ci il ne sont plus que six.
Il y a fort à parier que nous ne donnerons même plus notre avis sur la prochaine émission.

Nombre d’experts illusionnistes répartis sur la France ayant donné leur avis : 6

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à donner votre avis sur les émissions en cliquant sur “ Commentaire “ en bas de page, ou sur :paranormal@orange.fr

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LE PREMIER PASSAGE AU CRIBLE A EU LIEU LE SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 à 20 heures 50 sur TF1 pour l'émission :
QUI SERA LE PROCHAIN ...
Spécial Paranormal.
Divertissement présenté par Christophe Dechavanne.


NOTRE AVIS : sous la dénomination abusive “Spécial Paranormal” utilisée comme élément publicitaire, nous n’avons vu aucune prestation concernant les phénomènes Psi. Il s’agissait en fait de tours de prestidigitation.
La seule intervention présentant une” psychokinèse” était aussi un “tour de magie” qui a été le prétexte, pour l'un des membres du jury, d'une attaque a priori du paranormal en général.
Deux de nos magiciens ayant participé à l’émission déclarent avoir été mis au courant, en tout dernier lieu, qu’ils seraient jetés à la trappe si leur numéro n’était pas retenu par un jury composé, entre autres, d'Arturo Brachetti et d'Arthur Jugnot, dont on se demande bien ce qu’il sont venus faire dans cette galère. A moins qu’ils n’aient été également piégés ?
Christophe Dechavanne paraissait quelquefois attristé et gêné de voir certains concurrents subir l’humiliation de la trappe. Nous lui décernons, malgré tout, un bon point pour sa sensibilité.
Mais est-il vraiment obligé de présenter de telles émissions ?

Nombre d’experts illusionnistes répartis sur la France ayant donné leur avis : 18.

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à donner votre avis sur les émissions en cliquant ici :

paranormal@orange.fr

Visitez aussi notre catégorie : PARANORMAL ET TELEVISION : DES PREUVES.

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GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Mademoiselle Lenormand : la voyante préférée de Napoléon Ier

 PAR JACQUES MANDORLA

La vie de Marie-Anne Lenormand est étonnante à plus d'un titre : cette voyante verra en effet défiler, dans son cabinet, aussi bien de simples domestiques, femmes de chambre ou cousettes que de grands personnages comme Robespierre, Fouché, Talleyrand, Joséphine de Beauharnais ou Napoléon Bonaparte !

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Mademoiselle Lenormand fut considérée, de son vivant, comme « la plus exceptionnelle diseuse de bonne aventure de tous les temps ». Pas moins !

 

Née en 1772, Marie-Anne Lenormand, fille d'un drapier d'Alençon, entre toute gamine à 1'Abbaye Royale des Dames bénédictines de sa ville natale où elle se fait remarquer, dès son plus jeune âge, par une ardente imagination et un curieux talent de « prophétesse » (terme dont la langue française possède de très riches synonymes : pythonisse, pythie, devineresse, sibylle, aruspice, cassandre, diseuse de bonne aventure, clairvoyante, vaticinatrice, extralucide…).

 

La rencontre avec Joséphine de Beauharnais

En 1793, en pleine « Terreur » révolutionnaire, Marie-Anne s'enfuit, échappant de justesse à la rafle et trouve refuge dans un garni proche du Palais-Royal, où elle rencontre dame Gilbert, une habile tireuse de cartes acoquinée à un certain Flammermont, un garçon boulanger qui n'a pas froid aux yeux.

À eux trois, ils décident d’associer leurs talents. Déguisée en pythonisse tour à tour italienne, bohémienne ou gitane, la jolie Marie-Anne dit l'avenir, la Gilbert tire les cartes alors que Flammermont va distribuer des prospectus et faire de la publicité auprès des commerçants du quartier.

En quelques mois, Mademoiselle Lenormand apprend toutes les ficelles du métier et un jour, se sentant plus douée que ses compagnons, elle reprend sa liberté et s'installe à son compte : elle ouvre alors un cabinet d'écrivain public, qui sert de couverture à ses véritables activités de voyante.

Elle réside au 5 de la rue de Tournon durant près d'un demi-siècle, accueillant une clientèle de personnalités : elle reçoit ainsi le peintre David, Robespierre, Saint-Just, Marat, Tallien et bien d'autres, ainsi que leurs égéries ou leurs compagnes.

Mais sa carrière débute vraiment lorsqu'elle est régulièrement consultée par la ravissante Joséphine Tascher de la Pagerie, autrement dit la comtesse de Beauharnais. La première épouse de l'Empereur Napoléon Ier ne peut bientôt plus se passer de Mademoiselle Lenormand et la consulte à tout propos.

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La carrière de Mademoiselle Lenormand débute vraiment lorsqu'elle est régulièrement consultée par Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier.

 

Robespierre la consulte et est impressionné !

Surdouée et cultivée, Mademoiselle Lenormand élargit la palette de ses techniques : elle étudie les anciens grimoires, manie les cartes avec adresse, lit dans les lignes de la main ou le marc de café, consulte le plomb fondu, le vif-argent (mercure), les blancs d'oeufs jetés dans l'eau claire, les miroirs brisés, le cristal de roche ou les cendres soufflées !

Les consultants attendent leur tour dans le salon, avant d'être introduits par ordre de préséance, dans sa chambre à coucher. En réalité, l’une de ses assistantes se tient discrètement dans une pièce voisine, séparée du salon par une glace sans tain, afin d’observer et d’écouter les bavardages, qu'elle s'empresse ensuite d'aller rapporter à sa patronne, n'hésitant pas à lui confier tous les petits potins qui peuvent aider ses dons de voyance.

Ce salon voit défiler tour à tour, hommes politiques, banquiers, duchesses, femmes du monde ou du demi-monde, actrices en vogue, tous disposés à payer très cher les paroles que la voyante distille avec parcimonie.

Mais Mademoiselle Lenormand est très habile : elle travaille aussi pour toutes les bourses, y compris les plus modestes, disant la bonne aventure à de simples domestiques, valets, femmes de chambre, habilleuses, midinettes ou cousettes, qui payent 20 sous ses oracles de 4 sous et lui procurent, en échange de cet insigne honneur, des « tuyaux » inestimables sur les grands de ce monde au service desquels ils se trouvent.

Dans ses mémoires, Mademoiselle Lenormand rapporte quelques piquantes anecdotes sur tous ces grands hommes qui terrorisent la France et viennent, humbles et tremblants, entendre les sentences prophétiques qu'elle leur distille au compte-gouttes devant son guéridon.

Du terrible Robespierre, elle dit par exemple : « J'ai vu de bien près le farouche Maximilien et j'ai pu le juger, livré à lui-même. C'était un homme sans caractère. Superstitieux à l'excès, il se croyait envoyé par le Ciel pour coopérer à une entière régénération de la société. Je l'ai vu, en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes et même frissonner à la vue d'un 9 de pique ! ».

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Mademoiselle Lenormand a livré, dans l'un de ses livres, ce témoignage étonnant :« Un jour, j’ai vu Robespierre, en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes et même frissonner à la vue d'un 9 de pique ! ».

 

La prédiciton étonnante faite à Napoléon 1er

Mademoiselle Lenormand reçoit à son cabinet tous les grands révolutionnaires, conseille Fouché, Barras, Madame de Staël, Talleyrand et est consultée à plusieurs reprises par Joséphine de Beauharnais et son mari Napoléon Bonaparte.

Concernant ce dernier, elle affirme que, dans l'intimité, il ne se ne se moque pas du tout des arts divinatoires et qu'il lui arrive même de pratiquer l'astrologie de salon ou la chiromancie. D'ailleurs, Las Cases lui-même témoigne du fait que Napoléon a rendu un hommage tardif à la perspicacité de la voyante, en lui confiant un jour : « Elle m'a fait le dessin de l'île de Sainte-Hélène sur la boiserie de son appartement. Je savais tout cela en étant encore au faîte de ma puissance, mais je n'y attachai nullement foi ».

En 1809, quelques jours avant la séparation des époux impériaux, Mademoiselle Lenormand rencontre secrètement Joséphine de Beauharnais, malgré l'interdiction que lui en a faite l'Empereur, qui redoute l'influence de l’extralucide. Apprenant ce rendez-vous, Napoléon, excédé, demande à Joseph Fouché, son ministre de la Police, d'arrêter la voyante et de la mettre en prison, avec l'ordre de ne la relâcher qu'après l'officialisation de son divorce !

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Cette estampe, intitulée « Le divorce de Napoléon et Joséphine », montre l'évanouissement de Joséphine au Palais des Tuileries le 30 novembre 1809 : l’Empereur vient de l'informer de sa décision de divorcer.

 

Fouché, habile négociateur, comprend très tôt l'intérêt qu'il peut tirer des rapports qu'il entretient avec Mademoiselle Lenormand. Aussi exerce-t-il un chantage permanent sur la voyante, qui lui apprend infiniment plus de petits secrets sur les gens qui défilent dans son cabinet que les rapports de ses propres limiers ! Certains documents, en effet, tendent â prouver que la voyante et le ministre étaient de mèche dans nombre de petites intrigues ourdies dans l'ombre.

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Arrestation en 1809 de Mademoiselle Lenormand par Joseph Fouché, ministre de la Police.

 

Sous les Cent Jours et la Restauration, le succès de la voyante ne se dément pas. Le retour des Emigrés développe encore sa clientèle. La vieille noblesse royaliste accourt rue de Tournon où elle remplace celle de l'Empire. Mademoiselle Lenormand exerce son art non seulement à Paris, mais aussi avec un égal succès dans toutes les grandes villes d'Europe, saluée comme la plus grande voyante de tous les temps. On la retrouve à Vienne, Genève, Saint-Pétersbourg et Venise.

Un jour, très (trop !) sûre d'elle, Mademoiselle Lenormand prédit même qu'elle mourra en l'an de grâce 1896, à l'âge de 124 ans ! Mais le Ciel ne tient pas compte de sa prédiction puisqu’elle s'éteint en 1843, à 71 ans seulement, confite en dévotion, ayant abjuré ses pratiques magiques et reconnu la vanité de ses travaux.

Elle laisse derrière elle une oeuvre importante qui comprend ses deux fameux ouvrages « Mémoires historiques et secrets de l'impératrice Joséphine » et « Les Souvenirs prophétiques d'une sibylle », mais surtout son superbe « Grand jeu de Mademoiselle Lenormand », jeu de tarots qu'elle crée à partir de légendes mythologiques et qui est encore aujourd'hui l'un des plus vendus au monde, avec le tarot de Marseille et l'Oracle de Belline.voyance,Lenormand,Napoléon,Fouché,Robespierre,Joséphine

Quelques-unes des 54 cartes du Grand jeu de Mademoiselle Lenormand, créé par la célèbre voyante à partir des récits mythologiques de La Toison d'Or et de La Guerre de Troie.

 

(Un grand merci pour son aide fort précieuse à notre ami Pierre Genève : il se reconnaîtra)

ACTUALITÉS

Jean-Daniel FERMIER, le grand numérologue français, vient de nous quitter Par Jacques Mandorla

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Jean-Daniel Fermier nous a quittés le 26 mai 2019. C'est l’auteur qui a fait découvrir et aimer la numérologie aux Français. Disciple de l’Américain Kevin Avery, il avait publié de nombreux livres dont son best-seller ABC DE LA NUMÉROLOGIE, paru en avril 1984 aux Éditions Grancher.

Dans les années 1990, Jean-Daniel avait mis au point un outil informatique qui permettait de gérer des demandes d’études numérologiques par correspondance. Ensemble, nous avons monté des opérations rédactionnelles avec les plus grands magazines féminins : Elle, Marie Claire, Marie France,…

Merci, Jean-Daniel, pour ta gentillesse, ta disponibilité et pour tous ces agréables moments passés ensemble.

INTERVIEW

Ma première rencontre avec Jean-Daniel a eu lieu à l’occasion de la sortie de son livre ABC DE LA NUMÉROLOGIE. Voici l’interview qu’il m’avait alors accordée et qui est parue en juin 1984 dans la revue Confidences.

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Jacques Mandorla - La profession de numérologue est une profession récente et peu connue. De quoi s'agit-il ?

Jean-Daniel Fermier - C'est vrai, professionnellement, en France, la numérologie n'en est qu'à ses débuts. Je suis un des rares numérologues qui pratique cela comme un métier. Mais, aux États-Unis, les numérologues sont très recherchés par les politiciens (Reagan, Carter, Nixon… ont un numérologue attitré qui les conseille), par les hommes d'affaires afin de créer une entreprise au moment le plus favorable et aussi par le grand public.

JM - Quelles personnes vous consultent et pourquoi viennent-elles chez vous ?

J-D F - J'ai une clientèle constituée en grande majorité de femmes. Elles viennent souvent me voir, après avoir vu un astrologue ou une voyante, pour avoir un complément d'informations. La numérologie, en effet, permet une bonne analyse du caractère de l'individu. De plus, à l'aide de la date de naissance d'une personne, on peut tracer ce qu'on appelle « le chemin de vie », c'est-à-dire les prévisions de ce que sera le futur. Par rapport à l'astrologie, vous remarquez qu'on ne prend pas en compte l'heure et le lieu de naissance. La date seule suffit.

JM - Vous avez parlé de politiciens ou d'hommes d'affaires. Que recherchent-ils dans cette approche ?

J-D F - D'après les Anciens, les nombres régissent l'univers. Ils émettent des vibrations et ces vibrations ont une influence sur les êtres humains, leur caractère, leur personnalité. Mais, dans d'autres domaines, comme les affaires, il est important d'avoir une raison sociale ou une marque de produit avec une bonne vibration, ce qui lui donnera plus de chance de réussite auprès du public. Dans ce cas, le nombre d'expression 8 est le plus favorable. Par exemple, celui de Coca-Cola est 8. C'est le signe d'un succès industriel et financier.

JM – Dans quels autres domaines utilise-t-on la numérologie ?

J-D F - Le spectacle, le cinéma ou la chanson sont des secteurs où le meilleur nombre d'expression est le 9, car il exprime la popularité, le succès auprès des autres. En France, par exemple, Annie Girardot ou Bernard Pivot ont 9 pour nombre d'expression. Pour lancer une marque commerciale ou pour choisir un nom d'artiste, vous voyez que le conseil d'un numérologue peut être judicieux.

JM - Cela signifie-t-il que l'on choisira le prénom d'un enfant en fonction du nom de famille pour déterminer son caractère ?

J-D F - C'est exact. Cela se pratique couramment aux États-Unis où de nombreux couples donnent à leur enfant un certain prénom afin que le bébé ait les meilleures chances possibles dans la vie. Ce nombre est appelé « nombre cosmique ». On l'obtient en additionnant le nombre d'expression (nom + prénom) et la date de naissance (jour + mois + année avec 4 chiffres). C'est ce nombre que les passionnés de numérologie jouent aussi, en priorité, au tiercé ou au loto !

HOMMES PHÉNOMÈNES

 YOGI COUDOUX

PARANORMAL OU ILLUSIONNISME ?

  NI L'UN NI L'AUTRE !

                                                                Par RANKY

Ne manquez surtout pas les 2 vidéos impressionnantes situées en fin d'article (la première a déjà été vue plus de 1 865  000 fois) !

COUDOUX 1.jpgEngagé plusieurs années dans le Festival Mondial de la Magie, Paulin COUDOUX est un yogi dépassant tout ce que l'on peut imaginer dans la spécialité. Coudoux possède à son répertoire plus de deux cents figures de yoga, toutes plus fantastiques les unes que les autres.Il est le créateur de certaines postures qu'il est le seul à réaliser. De là à cataloguer ses performances dans la catégorie "paranormale" il n'y a qu'un pas que d'aucuns franchissent avec une désinvolture désarmante, surtout parmi les inconditionnels du "surnaturel" qui, nous le savons, n'existe pas.

Cet athlète de 1m85 et 80 kilos parvient à s'introduire dans une boite en plastique transparent ayant pour dimension : hauteur 56 cm - largeur : 40 cm - profondeur : 41 cm. La porte par laquelle il s'introduit ne mesure que 23 cm de large !

COUDOUX 2.jpg

Une fois la porte fermée, la boîte est hermétique et Paulin peut y demeurer jusqu'à six heures durant. Défiant les lois naturelles de la vie, il est resté durant 45 minutes (sous contrôle médical) dans sa petite boîte transparente, immergée dans un aquarium, pour l'émission de Dominique Webb "LES MAGICIENS", en direct sur TF1.

Paulin domine parfaitement sa respiration. Il faut savoir qu'un homme ordinaire inspire et expire 17 fois par minute. Coudoux se contente de 10 fois quand sa cage est hermétique à 95% et de 4 fois quand elle l'est à 100%.

Le yogi Coudoux a réalisé un record de durée dans les salons Ricard, avenue des Champs- Elysées, devant des médecins, la presse et plusieurs illusionnistes parmi lesquels Gérard Majax, Claude Stavisky, Ranky, Blondine, etc..

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Pour réaliser cette posture le yogi Coudoux doit luxer ses deux épaules

Ses prestations époustouflantes dépassent l'imagination et évidemment ne comportent aucun trucage. Il faut avoir le coeur bien accroché pour supporter la vue d'un genou ou d'une épaule qui se déboîte (photo ci-dessus) ou encore les mouvements rotatifs de ses intestins qu'il provoque par concentration.

Engagé dans les mêmes tournées de spectacle, en Italie, au Maroc, en Syrie et bien sûr en France,  j'ai pu, au fil des mois, apprécier et admirer ses exploits incroyables. Mon épouse Blondine lui servait quelquefois de partenaire avec une crainte non dissimulée.

RECORDS FANTASTIQUES.jpg

On reconnait sur cette photo (1er rang): Claude Stavisky (2e à partir de la gauche) - Monsieur Mangetout (3e) - Blondine (5e) - Ranky (5e) - Le fakir Yvon Yva (7e) - Le yogi Coudoux (8e) - (Photo : journal Le Républicain lorrain)

 Un nombre important de médecins de diverses spécialités s'est intéressé à Paulin Coudoux qui a commencé à pratiquer le yoga à huit ans "pour connaître son corps". Aujourd'hui, dit-il "C'est le meilleur moyen pour parvenir à la Vérité, pour connaître toute chose". Il assure que sa technique est des plus simples : la domination totale de sa respiration et de son corps tout entier. Je veux bien le croire mais ce n'est quand même pas à la portée de tous et un mystère demeure total car il a été testé à différentes reprises sous le contrôle de cardiologues dans des expériences consistant à arrêter, non pas les pulsations cardiaques, ce que savent faire les illusionnistes en comprimant une artère, mais le coeur, et ceci pendant quinze secondes, ce qui laisserait des séquelles gravissimes et occasionnerait même le décès de tout individu ordinaire.

COUDOUX 4.jpgCoudoux s'est produit dans le monde entier, réalisant exploit après exploit. Ses nombreux records sont autant d'expériences qui lui permettent d'approfondir la connaissance du corps humain, de l'Univers, de la vie. Cet homme respire la sérénité. Pour lui, le fantastique et l'impossible sont quotidiens. Il en a fait sa règle de vie.

                             

                                 

 

 

 

                                                                  Photo émission "C'est mon choix"

Pour voir la vidéo (durée 9 minutes) de l'expérience exceptionnelle de Coudoux réalisée sur un plateau TV aux États-Unis (ce qui lui a valu de faire partie du Guinness des Records), cliquez dans l'image ci-dessous :

 

Autre vidéo, tournée pour l'émission NORMAL PARANORMAL sur M6 (durée : 3 minutes 17 secondes) : le yogi Coudoux testé par un cardiologue !

Pour en savoir plus :

CENTRE YOGI COUDOUX

LE MOULIN DE LA FORGE - 61700 CHAMPSECRET

Tél : 02 33 37 08 57

http://leyogi.com

 

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MIRIN DAJO

VOIR LA VIDÉO EN FIN DE DOSSIER

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TRANSFIXIONS OU TRANSES FICTIONS ?


MIRIN DAJO 1.jpgVoici le type parfait du phénomène dit “paranormal” qui perd cette classification à la lumière d’une explication scientifique.
Le fakir nous propose des démonstrations issues d’une connaissance souvent empirique de l’anatomie et d’une expérience limitée dans la présentation du spectacle, en comptant souvent sur l’ignorance du spectateur dans le domaine physiologique pour laisser croire à son invulnérabilité. Le fakir se transperce les joues, la langue, avale et crache du feu, gravit des échelles de sabres, etc.
Certaines parties du corps sont peu innervées et peuvent être transpercées, presque sans douleur.
Mais dans ce domaine, d’autres exhibitions physiologiques paraissent impossibles à produire sans trucage, si bien qu’elles sont longtemps apparues comme des manifestations paranormales et parfois même “surnaturelles”.

  •                     Ce dossier est extrait du livre "ENCYCLOPEDIE DU MYSTERE" de Ranky
  •                                            récemment paru aux Editions Trajectoire.


MIRIN DAJO : HOMME PHÉNOMÈNE
Le cas de A.G. Henskes, né en 1912 à Rotterdam est exemplaire à ce sujet. Cet homme, encore tout jeune, abandonne subitement son travail d’ouvrier chef d’équipe et, sous le pseudonyme de Mirin Dajo, débute sa carrière par des numéros de Music-Hall, parce qu'à ses yeux c'est le seul moyen pour attirer l’attention du public. Il se produit d’abord dans les rues, puis dans les pubs en avalant des débris de verre et des lames de rasoir.
En même temps, il fréquente assidûment, flanqué de son père, devenu son imprésario, des guérisseurs auprès desquels il se persuade de son invulnérabilité.
C’est ainsi qu’un “magnétiseur”, nommé De Groot, lui en fournit la “preuve” en pratiquant sur lui sa première transfixion à l’aide d’un fleuret qui lui traverse l’abdomen ! Notre Hollandais, qui sort victorieux et indemne de cette épreuve, est maintenant convaincu qu’il a reçu un don surnaturel. Il se met alors en tête de prêcher la puissance de l’Esprit sur la matière et de prôner les chemins métaphysiques comme seuls vecteurs de guérison du corps.

DES PERFORMANCES INCROYABLES
Ses nombreuses démonstrations suscitent l’intérêt du corps médical, bien obligé d’admettre la réalité de ses performances : Mirin Dajo se fait transpercer le corps et il ne triche pas.

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Mirin Dajo (Photo DR)

De nombreuses radiographies, effectuées dans les hôpitaux de Zurich et de Bâle,  par les professeurs Bruner et Massini, entre autres, montrent que divers instruments traversent bel et bien les poumons, les reins, le foie et même le coeur de Mirin Dajo ! La société Pathé-Cinéma produit alors un film qui valide les exploits incroyables de cet homme hors du commun qui fera l’objet, au cours de sa carrière, de plus de cinq cents transfixions.
Parce que les instruments qui le traversaient ne portaient aucune trace de sang, parce que la cicatrisation intervenait très rapidement, certains l’accusaient de trucage. Pour démentir ces fausses allégations, Mirin Dajo alla jusqu’à se faire transpercer par une épée ou des aiguilles creuses au bout desquelles on ajustait des tuyaux de caoutchouc, ce qui permettait de faire passer de l’eau de part en part.

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Mirin Dajo testé par des sceptiques (Photo DR)

Robert Toquet professeur à l’école d’anthropologie de Paris, professeur de sciences physiques, chimiques et naturelles et excellent illusionniste qui deviendra membre de notre Comité d’expertise en 1978, écarta toute possibilité de trucage.
Robert Toquet reçut de Mirin Dajo la copie d’une lettre qui disait :“La possibilité miraculeuse que je possède est la conséquence d’une soumission volontaire à la Puissance Supérieure qui régit le monde. Au moment où la pointe de l’épée touche mon corps, je me remets entre les mains de cette Puissance.” 

L’EXPLICATION SCIENTIFIQUE
C’est le professeur Bessemans, de la faculté de médecine de Gand, avec qui Robert Tocquet était en relation,  qui pratiqua le premier de nombreuses expériences sur différents animaux : cobayes, lapins, souris et chiens. Le professeur Bessemans transperçait très doucement le thorax ou l’abdomen de ces animaux puis retirait, aussi lentement, les tiges employées sans que le sang ne coula des plaies. Ces animaux ne présentèrent jamais d’infection et continuèrent à vivre normalement. L’explication est donc physiologique.
 
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Une radiographie de Mirin Dajo (Photo DR)

Le paranormal est absent dans les transfixions de Mirin Dajo. Les fleurets introduits très lentement provoqueraient une distension des tissus et leur pointe glisserait, sans les endommager, sur les parois très résistantes des gros vaisseaux sanguins. La revue “La Presse Médicale” publia, sous la plume du docteur Richet, un article selon lequel l’absence de complications infectieuses serait due au fait que les instruments métalliques ne portent que peu de microbes car ils sont retenus à la surface de la peau et de l’hypoderme, et que les germes qui pénètrent dans le corps meurent sous l’action des anticorps.
Mirin Dajo meurt le 26 mai 1948 de ce que l’on peut considérer, au vu de ses exploits,  comme étant un accident de travail ! Le 13 mai, en effet, il avale un stylet de trente cinq centimètres de longueur. L’opération chirurgicale mise en place pour extirper l’objet lui sera fatale. L’autopsie conclut à ”une mort consécutive à une infection générale”.
Il est indéniable qu’un mystique tel que Mirin Dajo a mis en lumière certains aspect de la physiologie des organes. Cet homme a fait la démonstration que l’organisme est plein de ressources, capable de s’adapter aux blessures qui seraient mortelles, sans un entraînement soutenu et préalable, et que dans certaines conditions extrêmes, il développe probablement un pouvoir bactéricide plus important.

POUR VOIR LA VIDÉO (extraite des actualités cinématographiques PATHÉ)

CLIQUEZ SUR LA FLÈCHE AU CENTRE DE L'IMAGE :

ATTENTION : ces images sont très dures et peuvent heurter les personnes sensibles.

 

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le mystère des reliques (1ère partie)

Par Jacques MANDORLA

Auteur de "Comment prier les saints guérisseurs", "Le Grand Livre des Porte-Bonheur", "66 tests pour développer vos capacités paranormales", "60 trésors fabuleux à découvrir", "ABC du magnétisme" et "ABC de la radiesthésie"

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Dans toutes les croyances du monde, on vénère depuis l’Antiquité les restes physiques ou les objets de prophètes et de saints. Malheureusement, ces reliques étant excessivement rares, de nombreux faux sont proposés à l’adoration des foules et à la vente aux collectionneurs ! Voici un inventaire de ces trésors vénérés par les croyants.

Le mot « reliques » vient du latin « reliquiae » qui signifie « les restes ». Dans notre Occident chrétien, le culte des reliques remonte à la crucifixion de Jésus-Christ après laquelle ses apôtres ont conservé précieusement des morceaux de la croix, des clous, des linges… Ainsi, le célèbre suaire de Turin, qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa mort, est considéré comme une relique par l’Église catholique (lire, sur ce blog, l'article : "Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ?").

Ce culte des reliques n’a fait que s’accentuer avec la politique de persécution déclenchée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303. Mais dix ans plus tard, le christianisme a fini par être adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier, ce qui facilitera ensuite la conversion d’une grande partie du peuple de l’Empire romain.

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Le tableau de Jean-Léon Gérôme « Dernières prières des martyrs chrétiens » évoque la persécution ordonnée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303 (1885 - Walters Art Gallery, Baltimore, USA).

L'Église catholique a élaboré, à l’intention de ses fidèles, une classification précise des reliques :  elles sont dites « insignes » lorsqu'elles sont de grande dimension et qu'il s'agit d'une partie noble de la personne (corps entier, tête...), « notables » quand elles ne concernent qu’une partie du corps (mains, pieds...) et enfin « exiguës » si elles se réfèrent seulement à des morceaux du squelette (dents, doigts, os...).

 

Des reliquaires de toutes formes

Dès les premiers siècles du christianisme, afin de répondre à la forte demande des fidèles qui souhaitent vénérer des reliques de Jésus et de saints martyrs, on assiste à un double phénomène : le démembrement des reliques, puis leur translation. Le démembrement consistait en une sorte de dépeçage des cadavres des saints :  les squelettes étaient, en effet, divisés en de nombreux morceaux (crâne, vertèbres, doigts…) afin de pouvoir disposer d’un maximum de reliques. Puis on pratiquait la translation, c’est-à-dire le déplacement de ces différentes reliques de leur lieu d’origine vers d’autres endroits de dévotion, ce qui permettait d’augmenter le nombre de points de rassemblement des fidèles.

Pour pouvoir transporter ces reliques, l’usage veut qu’on utilise des contenants spécifiques, appelés tout naturellement reliquaires. En général, ils sont offerts par de riches donateurs souhaitant, par ce geste, s’attirer une protection divine. Dès le Ve siècle, en Gaule, on conçoit des « châsses » (du latin capsa, coffre), imposants reliquaires-sarcophages qui contiennent une grande partie soit du squelette soit du corps momifié, et qu’on place sous l’autel des nouvelles églises construites en l’honneur du saint à vénérer.

La châsse la plus connue est celle de Sainte Geneviève, devenue célèbre pour avoir empêché les Huns de conquérir Paris en l’an 451. Cette châsse, dans laquelle a été déposé le corps de la sainte à sa mort en 512, a fait l’objet de processions chaque fois que le peuple de Paris devait traverser des épreuves : ce fut ainsi le cas en l’an 1130, sous le règne de Louis le Gros, lorsqu’on adressa des prières à la sainte afin qu’elle délivre des milliers d’habitants de la capitale atteints du « mal des ardents », dont les symptômes sont des crises de folie et des hallucinations (on sait aujourd’hui que le responsable était un champignon, nommé ergot, présent dans le seigle… et qui, traité chimiquement dans les années 1960, donnera le LSD !).

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En l’an 1130, le peuple de Paris pria la sainte pour être délivré du « mal des ardents », maladie due à l’ergot de seigle (tableau de Théodore-Pierre-Nicolas Maillot - 1885 - Panthéon, Paris).

Au Moyen Âge, on se met à sceller chaque reliquaire dans une niche, appelée loculus et placée à l'intérieur de l'autel, ce qui permet de lutter ainsi contre le vol ! Puis, l’habitude est prise de sortir les reliques de leur cache, afin de les montrer aux fidèles (ce qu’on appelle une « ostension ») au cours de processions destinées, en réalité, à collecter des fonds ! Pour cela, on crée des reliquaires portatifs, appelés « monstrances », car ils vont à la rencontre des fidèles. Lors de ces cérémonies, il n’était pas rare qu’on signale l’apparition de miracles.

Puis apparaissent des statues-reliquaires, dont  la plus connue est celle de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques (Aveyron) : elle a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures. Elle contient les restes d’une jeune fille de 13 ans, prénommée Foy et persécutée en 303 à Agen, en application de l'édit proclamé cette année-là par l’empereur romain Dioclétien.

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La statue-reliquaire de Sainte-Foy de Conques (Aveyron) a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures.

Quelques siècles plus tard sont créés des reliquaires dits « topiques », c’est-à-dire épousant la forme de la relique qui se trouve à l’intérieur : bras, main, doigt, tête ou jambe. L’un des plus beaux reliquaires topiques français a été façonné en 1700 par l’orfèvre rennais Jean Buchet : il s’agit d’un bras-reliquaire en argent, exposé dans l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique) et contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery. En pleine période de sécheresse, les habitants de la ville invoquaient ces saints, afin de faire tomber la pluie.

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Le reliquaire topique de l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique)est un bras-reliquaire en argent contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery.

À partir de 1793, pour lutter contre la destruction quasi systématique des reliquaires anciens par les révolutionnaires, l’Église privilégie les contenants de corps entiers, soit embaumés soit miraculeusement bien conservés (phénomène nommé « incorruptibilité »). Ces grands reliquaires sont pourvus de vitres afin que les fidèles puissent voir la dépouille du saint. Comme celle de Bernadette Soubirous (1844-1879), sainte béatifiée en 1925 à Lourdes. Sa châsse, faite de verre et de bronze, est aujourd’hui exposée dans la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

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Le corps intact de Bernadette Soubirous, sainte béatifiée en 1925 à Lourdes, repose dans une châsse vitrée de la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

 

L’énorme marché des fausses reliques

Dès le VIe siècle, la demande de reliques est telle que le démembrement des squelettes des saints ne suffit plus ! Résultat : des faux se mettent à apparaître dans tout l’Occident ! Ainsi, une association spécialisée dans la vente des fausses reliques a pu être démantelée en l’an 835 à Rome : son responsable, un diacre du nom de Deusdona, n’hésitait pas à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville pour les vendre ensuite dans toute l’Europe comme des reliques de saints martyrs ! Il avait tellement de succès qu’il était même devenu le fournisseur exclusif de la Cour d’Aix-la-Chapelle !

Il ne faut donc pas s’étonner si on a fini par trouver, dans différents lieux de culte à travers l'Europe, un inventaire à la Prévert : 12 têtes et 60 doigts de saint Jean, 15 bras de saint Jacques, 30 corps de saint Georges, 6 seins de sainte Agathe ou 3 têtes de saint Rémy ! Pourtant, ces multiplications aberrantes de la même relique semblaient ne pas gêner les fidèles de l’époque !

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En l’an 835 à Rome, un diacre du nom de Deusdona n’hésita pas, afin de répondre à la demande, à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville, puis à les vendre comme reliques de martyrs !

En 1215, le pape Innocent III profite du IVe Concile du Latran pour décréter : « Les reliques anciennes ne pourront être exposées que dans un reliquaire et aucune ne pourra être mise en vente. Quant aux reliques nouvelles, personne ne les exposera à la vénération publique avant qu’elles n’aient été approuvées par le pape ». Si le pape parle de vénération et non d’adoration, c’est parce que la religion catholique enseigne que seul Dieu est digne d’être adoré.

La réaction la plus virulente viendra du théologien et pasteur français Jean Calvin (1509-1564), dans son livre « Le traité des reliques » paru en 1543 et inscrit, dès sa sortie, à l’Index des livres interdits : « C’est une chose notoire que la plupart des reliques qu'on montre partout sont fausses et ont été mises en avant par des moqueurs qui ont impudemment abusé le pauvre monde. Si on voulait ramasser tout ce qui s'est trouvé de pièces de la vraie croix, il y en aurait la charge d'un bon grand bateau. Partout où il y a une église qui porte les noms de Saint Pierre ou Saint Paul, il y a des reliques. Si on demande lesquelles, qu'on se souvienne de la cervelle de saint Pierre qui était conservée dans le grand autel de la ville de Genève : on trouva une pierre ponce. Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus qu'en voulant adorer les os d'un martyr, on risque d'adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d'un âne, d'un chien ou d'un cheval ».

On comprend pourquoi, après cette attaque de Calvin contre les reliques et après la Réforme protestante, seuls les Catholiques et les Orthodoxes ont perpétué le culte des reliques.

 

Les nombreuses reliques de la Passion de Jésus-Christ

En avril 1204, lors de la Quatrième croisade, le siège de Constantinople est l'occasion, pour les Croisés, de voler les trésors des églises d'Orient, et plus particulièrement les reliques.

Pour les Catholiques, les plus importantes sont celles liées à la mort de Jésus-Christ et appelées « reliques de la Passion » : la Sainte Couronne (la couronne d’épines posée sur la tête de Jésus), la Sainte Lance (avec laquelle un soldat romain perça le flanc du Christ), le Saint Sang (recueilli après sa mort), le Saint Prépuce (morceau de chair provenant de la circoncision de Jésus enfant !), la Sainte Croix (sur laquelle Jésus-Christ a été crucifié), les Saints Clous (qui ont maintenu Jésus attaché sur cette croix)...

Peu de gens savent que l’empereur Charlemagne portait en permanence, autour de son cou, un pendentif contenant un morceau de la Sainte Croix en guise de porte-bonheur.

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Reliquaire en argent doré, émaux champlevés et cuivre doré, contenant un morceau présumé du bois de la Sainte Croix, sur laquelle Jésus aurait été crucifié (vers 1160 - Musée du Louvre).

La plus célèbre relique de la Passion de Jésus se trouve à Paris : il s’agit de la Sainte Couronne, acquise en 1239 par Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis.

L’année précédente, Baudouin II (le dernier empereur latin de l’Empire romain d’Orient), à court d’argent, est contraint d’emprunter une somme considérable à un riche marchand vénitien du nom de Nicola Quirino, auquel il remet en gage la précieuse relique. À la date d’échéance, ne parvenant pas à rembourser, Baudouin II s’adresse à Saint-Louis dont il connaît l’engouement pour les reliques. Le roi de France accepte alors d’honorer les dettes abyssales de Baudouin II en rachetant la Sainte Couronne pour 135 000 livres tournois de l’époque (environ 5 millions d’euros aujourd’hui) !

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Tableau « Ecce homo » peint par l’artiste hollandais Pierre-Paul Rubens, montrant la couronne d’épines enserrant la tête de Jésus-Christ (1612 - Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).

Le 11 août 1239, la Couronne, portée sur leurs épaules par le Roi et l’un de ses frères, Robert Ier d’Artois, tous deux pieds nus en signe d’humilité, est conduite en procession jusqu’à la cathédrale de Sens. Elle est ensuite solennellement accueillie à Paris huit jours plus tard et placée dans la cathédrale Notre-Dame. Puis Saint Louis fait édifier en 1248 la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité pour abriter la précieuse relique, où elle est toujours conservée.

Entre temps, en 1241, le roi parvient à acquérir d’autres reliques de la Passion, entreposées à Constantinople : un morceau de la Sainte Croix, du sang du Christ, une partie de la lance qui a transpercé Jésus, la Sainte Éponge et même du lait de la sainte Vierge ! Saint Louis paya une fortune tous ces trésors… dont l’authenticité n’a jamais été prouvée !

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La Sainte Couronne, achetée par Saint Louis, est conservée à Paris, dans la Sainte-Chapelle de l'île de la Cité que le roi a faite spécialement édifier en 1248.

 

L’étrange liquéfaction du sang de Saint Janvier

Les habitants de la ville de Naples vénèrent une relique conservée précieusement dans la chapelle du Trésor de la cathédrale : une ampoule contenant du sang coagulé de Saint Janvier (San Gennaro, en italien), sang recueilli lors de l’exécution du martyr le 19 septembre 305, pendant les grandes persécutions de l’empereur romain Dioclétien. Ce sang, de couleur très foncée, est présenté depuis l’an 1337 au peuple de Naples, dans un reliquaire-monstrance, au cours d’une grande procession qui a lieu deux fois par an : le premier samedi de mai et le jour de l’anniversaire de la mort du saint. La tradition veut que si le sang coagulé dans l’ampoule se liquéfie lorsqu’il est présenté au peuple, aucune catastrophe ne s’abattra sur la ville cette année-là. Mais si le sang reste coagulé, le pire serait à craindre : éruption du Vésuve, tremblement de terre, épidémie…

L’Église catholique refusant de prêter l’ampoule afin d’en faire analyser le contenu, trois scientifiques italiens ont décidé en 1991 de faire des essais en laboratoire afin de comprendre le phénomène : ils sont parvenus à créer un mélange à base de chlorure de fer, cendres de bois, sel de cuisine, eau et parchemin. La mixture obtenue possède les propriétés d’un « gel thixotrope », c’est-à-dire qui peut passer, par simple agitation, de l'état solide à l’état liquide, ou inversement. Exactement comme le sang de Saint Janvier. Est-ce l’explication scientifique du miracle ?

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Deux fois par an, à Naples, le peuple de la ville attend que le sang du saint martyr Janvier se liquéfie dans son ampoule, signe annonciateur d’une année sans catastrophes.

Dans le prochain article, nous verrons que les reliques ne sont pas vénérées uniquement dans la religion catholique, mais dans bien d’autres religions comme le bouddhisme, le judaïsme, l’islam… et aussi dans le monde profane.

À SUIVRE

GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Les  grands devins de l'Antiquité

 par Pierre Genève et Jacques Mandorla

 

Tant dans l'ancienne Perse que dans l'Égypte des Pharaons, les sciences divinatoires sont un domaine réservé aux prêtres. La "haute science" demeure secrète et anonyme, et l'astrologie, science savante entre toutes, se confond alors avec l'astronomie et les mathématiques.

Dans l'Antiquité, l'oracle (mot venant du latin oris, bouche) est la personne par la bouche de laquelle parlent les dieux. L'oracle le plus connu est, sans conteste, la Pythie de Delphes, sur le mont Parnasse en Grèce. En réalité, il y a non pas une, mais de nombreuses pythies, choisies parmi des filles belles et vierges, se relayant à vie dans le temple d'Apollon.

La pythie s'assoit sur un trépied, situé juste au-dessus de la fosse aux oracles, construite sur une faille volcanique d'où sortent des émanations sulfureuses. Pour entrer en transe, en plus de l'action hallucinogène des vapeurs, elle mâche des feuilles de laurier, la plante sacrée d'Apollon puis prononce des phrases incompréhensibles que les prêtres du temple se chargent ensuite d'interpréter. D'autres oracles placent un coq dans un cercle formé de nombreuses lettres et déposent un grain de blé sur chacune. Puis ils laissent l'animal picorer et interprètent uniquement les lettres sur lesquelles restent des grains auxquels le coq n'a pas touché.

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La pythie en transe dans le temple d'Apollon.


Autre devin de l'Antiquité : Cassandre, la fille de Priam, roi de Troie.
La légende rapporte que Cassandre ayant demandé au dieu Apollon de lui enseigner l'art de la divination et qu'en échange elle lui donnerait sa virginité. Mais, après avoir été initiée par le dieu, Cassandre ne tint pas sa promesse et s'enfuit ! Apollon lui jeta alors un sort : personne ne crut alors aux prédictions de Cassandre, bien qu'elles fussent vraies ! 

À noter qu'une expression a été créée pour la célébrer : "Jouer les Cassandre", c'est-à-dire faire des prédictions, être une devineresse, une pythonisse, une prophétesse, une diseuse de bonne aventure, une extralucide, une vaticinatrice, une voyante, une chiromancienne (lecture dans les lignes de la main), une cartomancienne (tarots), une rhabdomancienne (baguette de sourcier ou pendule), une géomancienne (lignes tracées sur le sol)...

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Cassandre n'a pas tenu sa promesse faite à Apollon : lui donner sa virginité.

 

Astrologues de la Rome impériale

À Rome, les aruspices, encore appelés augures, sont des prêtres étrusques qui parviennent à tirer des présages en examinant les entrailles d'un animal (ils disent y discerner une projection sacrée du monde, de ses désordres et de ce qui le menace) ou bien en observant les éclairs, les éruptions volcaniques, le vol ou le chant des oiseaux. Ces présages sont ensuite consignés dans un registre appelé Annales. 

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Foie en bronze, d'origine étrusque, avec différentes zones permettant de faire des prédictions.

 

Les plus célèbres ouvrages de divination de la Rome païenne sont les Livres sibyllins, recueils antiques attribués à la sibylle de Cumes, ville située près de Naples. L'antre (on dirait aujourd'hui "son cabinet de voyante") dans lequel elle officiait a été découvert en 1925 par des archéologues. 

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La Sybille de Cumes et l'antre dans lequel elle faisait ses prédictions.

 

Ces livres sybillins ont été reconstitués, après l'incendie du Capitole, par un collège de pontifes : l'intérêt du pouvoir impérial est, en effet, de garder la haute main sur leur interprétation, afin d'éviter une dérive des prêtres qui en ont la gestion et la garde. La page de l'oracle, correspondant à l'année et lue par le grand pontife au cours d'une cérémonie solennelle durant laquelle il interprète aussi les prodiges survenus, a une énorme influence sur le peuple. 

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Aruspices se préparant à faire des prédictions en étudiant les entrailles d'un animal.

 

L'un des premiers adeptes de l'astrologie dont l'histoire a retenu le nom est Mystratès (vers 450-380 av. J.-C.), qui prédit à Marcus Furius Camillus que Rome, alors petite ville du Latium, deviendrait la cité la plus puissante de l'univers et la maîtresse du monde. À cette époque, les astrologues sont appelés familièrement mathématiciens, car ils sont pour la plupart d'éminents savants avant d'être des devins.

Un de ceux qui laissera une empreinte durable dans l'histoire de l'astrologie est Petosiris (IVe siècle av. J.-C.), grand prêtre du dieu Thot à Hermopolis, grâce à la consultation privée qu'il accorde à Alexandre le Grand, après sa victoire sur les Perses d'Égypte. Petosiris est l'auteur présumé des fameuses Tables astrologiques qui seront consultées durant plusieurs siècles par les nobles dames de l'Antiquité, dont Juvénal se moquera dans ses Satires : "Elles ne prennent aucun rendez-vous, sans consulter préalablement leur Petosiris" !

Mais l'astrologie, science noble pratiquée par les prêtres et les mathématiciens, devenue très à la mode dans l'Empire romain, va finir par accueillir sans discernement bonimenteurs et escrocs. Ceux-ci ne vont pas hésiter à se vanter de maîtriser les arcanes des astrologues égyptiens ou chaldéens, dont la réputation était ancienne et non usurpée. Ce que confirme l'écrivain Néroman dans sa Grande encyclopédie illustrée des Sciences occultes : "Dès que des exploiteurs incultes eurent pris possession de l'instrument astrologique, le souci d'en tirer profit étouffa celui de comprendre et de conserver les lois inaltérées".

Heureusement, quelques praticiens de qualité vont, cependant, maintenir le flambeau de la "haute science".

 

Tibère : un grand devin

Le futur empereur romain Tibère (42 av. J.-C.-37 ap. J.-C) est connu pour avoir, durant toute sa vie, manifesté de surprenants dons de voyance. Ainsi, lors d'un entretien avec Galba, alors proconsul, Tibère finit par lui dire en grec : "Toi aussi, Galba, tu goûteras durant quelques jours à l'Empire", lui prédisant ce pouvoir que le proconsul obtiendra très tard et pour très peu de temps. Tibère est initié par Thrasylle (50 av. J.-C.-36 ap. J.-C), astrologue réputé qui enseigne à Rhodes les sciences divinatoires qu'il a lui-même apprises auprès des Chaldéens de Mésopotamie. Thrasylle gagne vite la confiance de Tibère, au point de devenir son conseiller et son plus fidèle ami.

Dans sa villa de Capri, Tibère consulte volontiers les devins et astrologues professionnels dont il se propose d'éprouver la science et les pouvoirs occultes. Il les reçoit sur une terrasse dominant une falaise à pic sur la mer. Il a, à son service, un esclave vigoureux mais sourd-muet, seul témoin de ces consultations. L'esclave lui amène les devins par des escaliers secrets et, au retour, il les précipite dans la mer, afin d'ensevelir les secrets de son maître ! Un jour, par le même chemin, on amène Thrasylle, grimé, qui a quitté Rhodes pour tenter sa chance à Rome. Tibère ne reconnaît pas son ancien professeur en sciences occultes. Le devin étudie le ciel de Tibère et lui dévoile très habilement l'avenir. Ses réponses ayant frappé Tibère, ce dernier lui demande si, de son côté, il a pensé à faire son horoscope personnel de ce jour. Thrasylle observe alors la position des astres le concernant, pâlit et s'écrie: "Le moment est critique et je touche presque à ma dernière heure". Tibère le reconnaît alors, l'embrasse, le rassure sur ce qu'il vient de deviner et, regardant ses prédictions comme un oracle, l'admet définitivement dans sa plus intime confiance.

Quelques années plus tard, l'astrologue Pammène (37-68 ap. J.-C.), très célèbre à Rome, prédit à Messaline, la jeune maîtresse de Néron, qu'elle l'épousera après l'assassinat de son mari. Et à Agrippine, mère de Néron, qui le consulte secrètement elle aussi sur le destin de son fils, il lui répond qu'il régnera pour tuer sa mère. "Soit, dit-elle, pourvu qu'il règne !". Pammène prédit également à Tigellinus, favori de Néron, animateur et complice de ses débauches et de ses crimes, cinq ans avant que l'événement ne se produise, qu'un immense incendie détruira la ville de Rome le 14 des calendes d'août 64. Enfin, il prédit aussi que Néron, alors en pleine gloire, se suicidera, abandonné de tous. 

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L'astrologue Pammène a fait de remarquables prédictions concernant Néron et ses proches.

 

Hypatie et Synésius

Une des dernières étoiles éclatantes au firmament de l'astrologie antique est Hypatie, la fille du mathématicien Théon, née en 370. Elle enseigne à Alexandrie devenue chrétienne, la philosophie néo-platonicienne, les beautés de la géométrie et les secrets des astres. Un jour, son destin croise la route de Synésius de Cyrène. Ce philosophe, néo-platonicien lui aussi, est né à Ptolémaïs en Cyrénaïque (aujourd'hui la Libye). La petite histoire prétend que, venu à Alexandrie pour étudier les mathématiques, il rencontre Hypatie dans la rue. Les deux philosophes platoniciens tombent amoureux fous l'un de l'autre.

Constatant qu'ils sont nés tous deux le même jour, Hypatie dresse leurs horoscopes et s'aperçoit que leur destin commun, écrit dans le ciel, veut qu'ils meurent de mort violente, le même jour de l'an 414, dans la ville de leur naissance. Hypatie décide de garder le secret pour elle. Le jour fatidique, pour protéger son amant dont elle sait qu'il est né à Ptolémaïs et non à Alexandrie, ce qui peut le sauver, elle le quitte de bon matin, le laissant endormi dans leur demeure. Dans la rue, elle est soudain assaillie par la populace, lapidée puis dépecée par des voyous qui abandonnent sa chair aux chiens errants et aux vautours. Quant à Synésius, on rapporte qu'il meurt le même jour que son amante, s'empoisonnant pour ne pas survivre à celle qu'il aimait tant. 

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Synésius et Hypathie, nés le même jour, meurent le même jour de l'an 414.

La vie exemplaire d'Hypatie et de Synésius, et leurs communes convictions, marquent la transition entre le monde érudit de l'Antiquité païenne et celui de la science du Moyen Âge, entièrement soumise aux dogmes religieux du christianisme. Or, contrairement à une idée reçue mais tout à fait fausse, l'astrologie n'a jamais été totalement condamnée par l'Église. 

GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Nostradamus : l'homme qui était, tout à la fois, astrologue, astronome, mage, médecin et mathématicien !

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 Nostradamus obtint son diplôme de docteur en médecine à l’âge de 30 ans à la faculté de Montpellier, où il aurait eu François Rabelais pour compagnon d'études.

 

Michel de Nostre-Dame naît rue du Viguier à Saint-Rémy-de-Provence, le 14 décembre 1503. Premier-né des 18 enfants (!) du couple, il est baptisé cinq jours plus tard. C'est Jean, son arrière grand-père maternel, médecin, botaniste, astronome et humaniste, qui assure son éducation et lui inculque le goût de la médecine et des étoiles. On dit que le jeune Michel témoigne très tôt d'un don de clairvoyance et se passionne pour l'étude des plantes médicinales, les "simples médecines".

La grande épidémie de peste de 1526, qui ravage la Provence, voit le jeune étudiant interrompre ses études pour voler au secours des pestiférés de Narbonne puis de Marseille, où il fait preuve d'une efficacité médicale certaine et d'un courage qui lui valent l'admiration de ses concitoyens.

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Nostradamus vole au secours des malades lors de l’épidémie de peste qui frappe la Provence en 1526.

 

À 26 ans, on le retrouve sur les bancs de la faculté de médecine de Montpellier dont il sort docteur en 1533. La légende veut qu'il eut pour compagnon d'études François Rabelais, de neuf ans son aîné, et que ce dernier lui aurait donné l'idée de composer un almanach, publication populaire très à la mode à cette époque, ce qui permettra à Nostradamus de s'assurer plus tard de confortables revenus.

 

L’étrange rencontre avec sa future épouse

Nanti de son diplôme de carabin mais point riche, Nostradamus parcourt durant quelques années le Midi de la France, pratiquant la médecine ambulante, soignant ici et là des pauvres, mais également des notables qu'attire sa jeune renommée. En chemin, il herborise, cueille des simples dans la garrigue, confectionne lotions, poudres et onguents qu'il vend à la criée les jours de marché. Il se livre aussi à sa passion secrète, l'astrologie, délivrant horoscopes et prédictions aux belles qui viennent le consulter, n'hésitant pas à leur offrir des fards de beauté, des élixirs de jouvence ou des philtres d'amour qui accroissent de beaucoup sa renommée.

On rapporte que les meilleures familles de l'Agenais invoquèrent toutes sortes de maladies pour envoyer leurs filles à marier chez le réputé médecin encore célibataire !

Un jour, Anne de Cabrejas, une jeune catalane de Perpignan, acheta un philtre d'amour à Nostradamus. Fine mouche, elle eut le culot de le provoquer en lui disant : « Je ne croirai en l'efficacité de votre philtre que si vous voulez bien l'essayer avec moi ! ». Le médecin lui répond, en badinant, qu'il relèvera le défi à la condition qu'elle veuille bien l'épouser. C'est ainsi qu'Anne et Michel unirent leur sort par les liens du mariage et donnèrent naissance à deux enfants !

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Anne de Cabrejas, une jeune catalane de Perpignan, acheta un philtre d'amour à Nostradamus... ce qui permit à ce dernier d'épouser la belle !

 

Dès son retour en Provence, Nostradamus est confronté à une nouvelle épidémie de peste, appelée le "charbon provençal" car elle laissait derrière elle ses victimes noires comme du charbon.

À Aix, la ville la plus touchée, Nostradamus s'attaque au mal avec sa ténacité coutumière, perfectionne son remède mis au point une décennie auparavant et sauve bon nombre de malades. Très en avance sur son temps, Nostradamus préconise de sévères mesures d'hygiène pour enrayer le mal, entreprenant le nettoyage systématique des maisons et des rues.

Mais sa réputation ne lui vaut pas que des honneurs. Les médecins, qui ont fui la peste sans prendre la peine de lutter contre l'épidémie, prétendent que c'est par magie et sorcellerie qu'il obtient ses succès. Or cette accusation peut se révéler mortelle en ces temps où l'Inquisition se déchaîne contre les mal-pensants, les penseurs originaux et les hérétiques de toutes sortes. Mais la publication de ses almanachs et ses consultations d'astrologie lui valent une réputation flatteuse, faisant davantage pour sa renommée que ses prouesses médicales.

 

1855, date de parution de ses célèbres Centuries

À Salon-de-Provence, Nostradamus vit bourgeoisement. Pour éviter que l'on jase sur ses travaux occultes, il se montre très pieux, est assidu à la messe, se confesse régulièrement et se met au mieux avec clercs et curé.

Mais tout change au printemps 1555, date à laquelle paraissent les trois premières Centuries complètes et une partie de la quatrième qui le rendront célèbre à travers les siècles. L'engouement pour ces prophéties, obscures et assez incompréhensibles, est immédiat. L'auteur expose à plusieurs reprises les raisons de cette obscurité : en ces temps d'Inquisition, on a vite fait de vous traîner devant un tribunal sous l'accusation d'hérésie ou de sorcellerie.

Cette publication vaut d'ailleurs à Nostradamus une comparution devant le Parlement de Dijon, où il doit s'expliquer. II s'y présente non comme devin mais comme mathématicien et astrologue, affirmant que c'est par de longs calculs et des observations astronomiques qu'il parvient à déduire certains événements à venir. Cette science étant parfaitement licite et reconnue, il ne sera pas inquiété.

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En 1855 paraît le livre « Les prophéties de M. Michel Nostradamus » qui deviendra célère. Une version enrichie sortira en 1568 chez l’éditeur lyonnais Benoist Rigaud.

 

Ami et confident des grands de ce monde

Passionnée par l'astrologie et les sciences occultes, la reine Catherine de Médicis, entendant parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Nostradamus, lui demande de venir à la Cour.

Le mage arrive à Paris le 15 août 1556, jour de la fête de Notre-Dame et s'installe au premier hôtel venu, l'hôtel Saint-Michel (étrange coïncidence !)… ce qui lui parut doublement de bon augure !

Puis la reine le reçoit au château de Blois où elle lui présente ses enfants et lui demande de dresser leur horoscope. On peut supposer que le mage déploie des trésors d'astuce et de diplomatie pour éviter de choquer la reine dans l'interprétation de ce qu'il voit dans le thème des jeunes princes : « Trois de vos quatre garçons porteront la couronne ».

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La reine Catherine de Médicis, ayant entendu parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Nostradamus, l’a fait venir immédiatement à la Cour.

 

 La reine, satisfaite des prédictions de Nostradamus (on le serait à moins !), le récompense et le consultera encore à plusieurs reprises. En 1564, elle le fera même nommer médecin et conseiller du roi Charles IX.

Mais le destin de Nostradamus bascule véritablement lorsque sera vérifiée la prédiction du 35e quatrain de sa première Centurie :

Le lion jeune le vieux surmontera,

En champ bellique par singulier duelle :

Dans cage d'or les yeux lui crèvera,

Deux classes une puis mourir mort cruelle.

Rappelons l'histoire.

Le 1er juillet 1559, pour honorer les noces de sa fille Elisabeth de France, le roi Henri II organise un tournoi rue Saint-Antoine. Le roi, passionné de duel, y participe lui-même et se mesure à plusieurs adversaires.

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Le roi de France Henri Il organise un tournoi pour célébrer les noces de sa fille Elisabeth.

 

À la tombée de la nuit, le duc de Savoie prie le roi de ne plus s'exposer à combattre alors qu'on n'y voit plus grand chose. Henri II ne l'écoute pas et défie Montgomery, jeune comte au faite de son art et célèbre pour sa vaillance : ce dernier se récuse à plusieurs reprises. Mais, pressé de toutes parts, il doit finalement combattre son roi. Hélas, Montgomery atteint accidentellement Henri II d'un coup si rude que sa lance pénètre le heaume doré d'Henri II et transperce un œil. Le monarque demeure entre la vie et la mort durant onze jours, avant de succomber.

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La mort du roi de France Henri Il en 1559, un oeil transpercé par une lance au cours d’un duel, avait été prédite par Nostradamus dans le 35e quatrain de sa première Centurie.

 

Etranges anecdotes autour de son tombeau

Nostradamus ne profitera pas longtemps de son extraordinaire divination à propos du roi : il meurt, en effet, sept ans plus tard, le 2 juillet 1566, en exigeant que sa tombe ne soit jamais ouverte.

Cependant, son dernier souhait ne sera pas respecté : 60 ans après sa mort, on rapporte que des profanateurs découvrirent, sur la poitrine du défunt, une plaque de cuivre portant une inscription maudissant la perfidie des gens qui ont troublé sa paix, tel jour à telle heure de l'année 1626 ! Soit exactement la date de la profanation de son tombeau !


On ignore s'il s'agit d'une légende inventée de toutes pièces. Ce qui est certain c'est qu'à Salon-de-Provence, dans le couvent des Cordeliers, se trouve une tombe sans ossements sur laquelle on peut lire cette épitaphe rédigé par sa veuve (il semblerait, selon certains historiens, que la véritable dépouille du mage se trouverait en réalité, depuis 1566 date de sa mort, dans la chapelle de la Vierge de l'église collégiale de San Lorenzo) :

Ici reposent les os de Michel Nostradamus,

le seul de tous les mortels digne d'écrire, avec une plume presque divine,

les grands événements qui, à l'avenir, arriveront dans l'univers selon l'influence des astres.

Il a vécu soixante-deux ans, six mois et dix-sept jours.

Postérité, n'envie point son repos.

Anne Ponce Gemelle de Salon souhaite à son époux la félicité éternelle

 

Nostradamus et Jean-Paul II

Selon diverses interprétations, l'une des plus importantes prédictions de Nostradamus concernant la fin du XXe siècle, révèle que le pape Jean-Paul II devait mourir en 1995 et que lui succèderaient seulement deux autres papes avant la chute définitive de l'Eglise de Rome (on retrouve là, étrangement, une prophétie déjà émise par Saint Malachie dont s'est certainement inspiré Nostradamus !).

Cet événement devait avoir lieu en juillet 1999, date considérée par Nostradamus comme celle du déclenchement de la Troisième Guerre mondiale et de l'Antéchrist, qu’il a évoquée dans le quatrain suivant :

L'an mil neuf cent nonante neuf sept mois,

Du ciel viendra un Grand Roy d'effrayeur

Ressuscité le Grand Roy d'Angolmois

Avant après Mars regner par bonheur.

 

On sait finalement que rien de dramatique n'est arrivé à cette date : seul le couturier Paco Rabanne, ayant repris à son compte les prédictions de Nostradamus, s'est couvert de ridicule dans les médias à vouloir jouer les messies. Il a en effet annoncé, quelques jours avant l'éclipse solaire du 11 août 1999, que la station spatiale russe Mir allait s'écraser en France, provoquant ainsi des milliers de morts ! Cette prédiciton râtée lui a, d'ailleurs, coûté sa place de directeur artistique : les propriétaires de sa société l'ont, en effet, licencié pour "faute professionnelle" !

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Les mauvaises prédictions de Paco Rabanne lui ont coûté son job !

 

Finalement, le principal reproche qu’on peut faire à Nostradamus concerne la multiplicité des interprétations possibles de ses Centuries, qui peuvent être effectivement lues de nombreuses façons différentes.

Voici deux exemples de textes de Nostradmus, confrontés aux interprétations données par Jean-Charles de Fontbrune, l’un de ses exégètes. 

 

Centurie IX, Quatrain 55 : fin de la guerre de 14-18 et grippe espagnole ? 

L'horrible guerre qu'en Occident s'appreste,

L'an ensuivant viendra la pestilence :

Si fort terrible, que jeune, vieil, beste,

Sang,feu, Mercure. Mars, Jupiter en France.

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 Pour Jean-Charles de Fontbrune : « Mercure, dieu des voleurs, représente le pillage et Jupiter la lumière. Il se prépare une guerre horrible en Occident. L'année suivante sévira une pestilence si terrible qu'elle atteindra les jeunes comme les vieux et les animaux. Après le sang, le feu, le pillage et la guerre, la lumière reviendra en France.

La guerre de 1914-1918 fut une guerre entre puissances occidentales (France et Allemagne). L'épidémie de grippe espagnole fit, durant l'hiver 1918-1919, plus de vingt millions de morts ».

 

Centurie II, Quatrain 91 : l’annonce de la bombe atomique lâchée sur Hiroshima ?

Soleil levant un grand feu on verra,

Bruit et clarté vers Aquilon tendans,

Dedans le rond mort et cris l'on orra,

Par glaive, feu, faim, mort les attendans.

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Pour Jean-Charles de Fontbrune : « Orra est le futur du verbe ouïr. Les dégâts causés par l'arme atomique sont évalués, selon leur gravité, par des cercles concentriques. Au Japon (l'empire du Soleil-Levant), on verra un grand feu, du bruit et de la lumière (le vacarme et l'immense clarté créés par l'explosion atomique), vers la Russie (l'empire du Nord) qui occupe encore les îles Kouriles, ancien territoire japonais. Dans le cercle de mort, on entendra des cris. À cause de la guerre, du feu et de la faim les hommes attendront la mort ».

(Un grand merci pour son aide fort précieuse à notre ami Pierre Genève : il se reconnaîtra)

 

GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Edgar Cayce : le génial et énigmatique clairvoyant américain

Par Pierre Genève et Jacques Mandorla

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Edgar Cayce (1877-1945), surnommé « le prophète dormant », a fourni, sous hypnose, des diagnostics étonnants et est parvenu à guérir des milliers de malades, déconcertant le monde médical. Aujourd'hui encore, savants et parapsychologues s'émerveillent de ses étranges pouvoirs.

À l'âge de 21 ans, une maladie étrange, une sorte de laryngite pernicieuse alors inconnue des médecins, fait perdre l'usage de la voix au jeune Edgar. Aucun traitement ne parvient à le guérir.

Dans son bourg de Hopskinville dans le Kentucky où il était né le 18 mars 1877, il fait alors la connaissance d'un photographe qui l'incite à faire ce métier qui sollicite davantage le regard que la voix, et devient son apprenti.

 

Auto-guérison sous hypnose

Puis un guérisseur et voyant de sa ville, Francis Layne, suggère à Edgar Cayce de décrire lui-même, une fois mis sous hypnose, la nature de son mal et le remède adéquat.

Endormi, celui-ci se met soudain à décrire d'une voix grave, parfaitement normale, un peu emphatique, comme venue d'ailleurs, l'état de ses cordes vocales : « Oui, nous pouvons voir le corps. À l'état normal, le corps est incapable de parler en raison d'une paralysie partielle des muscles inférieurs des cordes vocales, due à une tension nerveuse. Il s'agit là d'un état psychologique produisant un effet physique. Pour s'en défaire, il faut activer par suggestion la circulation dans les parties malades pendant que le patient est inconscient ».

C'est sa première "lecture" (« reading » en anglais), comme le clairvoyant appellera, plus tard, ses prestations dictées sous hypnose. Aussitôt, sans même le réveiller, Layne suggère à son patient, à haute voix, que sa circulation sanguine augmente dans les parties malades afin d'améliorer son état. Au bout d'une demi-heure, Edgar tousse pour s'éclaircir la voix et dit : « Tout va bien. Je suis guéri. Ordonnez que la circulation redevienne normale et que mon corps se réveille ».

Layne procède alors comme son patient lui indique : Cayce s'éveille et parle normalement, pour la première fois depuis des mois !

Puis, Cayce étant capable de voir son propre corps et de faire son propre diagnostic, Layne veut savoir s'il peut examiner de la même manière, sous hypnose, le corps d'autres personnes malades et d'en faire le diagnostic.

Cayce, lui, demeure perplexe. Certes, il a retrouvé la voix, ce qui représente pour lui un énorme soulagement, ce qui lui permet de se perfectionner dans son métier de photographe et de gagner sa vie. Mais une fois guéri, il se demande si ce n'est pas dû à un simple effet du hasard.

Cayce décide quand même d'entreprendre des lectures avec des patients. Or, de plus en plus de gens se disent effectivement soulagés ou guéris, à la suite de ces « lectures » et des prescriptions médicales conseillées. Mais, ce qui étonne le plus dans les diagnostics que le jeune homme formule sous hypnose, c'est leur précision anatomique et l'exactitude des termes médicaux utilisés. Or, à l'état de veille, Cayce ne connaît rien à la médecine, n'ayant jamais ouvert, de sa vie, un manuel d'anatomie ou de physiologie ! C'est comme s'il parle avec la voix d'un médecin qui aurait pris possession de son inconscient.

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En octobre 1910 (Cayce a alors 33 ans), cette photographie a été volée au domicile de ses parents par un journaliste. Ce dernier la publie, peu de temps après, dans le New York Times sous le titre peu flatteur : « Sous hypnose, un illettré se transforme en médecin » !

 

Guérisons spectaculaires

Layne et Cayce pratiquent une sorte de voyance hypnotique, comme le rapporte Gina Cerrninara dans son livre « De nombreuses demeures » (Editions Adyar) : « Une adolescente de Selma, en Alabama, perd soudain la raison et est placée dans un hôpital psychiatrique. Son frère, bouleversé, fait appel à Cayce. Le voyant s'allonge, respire fort et profondément à plusieurs reprises et s'endort. Après un bref instant de silence, Cayce commence à parler comme le font la plupart des sujets sous hypnose lorsqu'on leur en donne l'ordre. Mais il se met à décrire l'état physique de la jeune malade comme si ses yeux sont des rayons X. Il indique de sa belle voix de bronze - une voix venue d'ailleurs - qu'une des dents de sagesse est incluse et comprime un nerf cervical. Il faut extraire cette dent pour supprimer la pression et ainsi ramener la jeune fille à l'état normal. Un chirurgien examine la bouche de la malade et confirme le diagnostic. Après son intervention, l'adolescente recouvre la raison ».

Autre sujet d'étonnement : Cayce peut non seulement guérir un sujet en sa présence, mais également à distance. Il suffit qu'au cours de la suggestion, on lui indique le nom exact du malade et l'endroit précis où le sujet se trouve au moment de la "lecture". Cent fois, en présence de sceptiques, Cayce décrit à distance, avec une surprenante exactitude, non seulement l'intérieur du corps de son patient, mais aussi son physique, ses vêtements, son environnement. C'est ainsi, tout au long de sa carrière, que Cayce exarninera et guérira des malades dans le monde entier.

 

Tentative de déstabilisation

Certains observateurs, très sceptiques quant à cette capacité étonnante, essayent évidemment de mettre sa clairvoyance en défaut, en dressant des pièges tels que malades imaginaires, faux noms, adresses inexistantes. C'est ce que tente de faire, un jour, William Bates, chroniqueur scientifique new-yorkais de renom, en lui demandant d'examiner sa sœur Béatrice. Or Bates n'a pas de sœur et invente, pour elle, une adresse imaginaire.

Sous hypnose, Cayce décrit la jeune femme, précisant qu'elle joue du violon et qu'elle est en parfaite santé. Il suggère seulement qu'elle fasse examiner sa vue par un ophtalmologiste car elle souffre d'une myopie qui doit certainement beaucoup la fatiguer dans son travail d'enseignante ! En son for intérieur, Bates jubile. Cette fois, il tient la preuve que Cayce n'est qu'un vulgaire charlatan et il publie, dans sa revue scientifique, la "lecture" du célèbre clairvoyant, précisant le nom de Béatrice Bates, ainsi que l'adresse et la description que Cayce en a faites. Quinze jours après la parution de la revue, on apporte à William Bates une lettre d'une lectrice, signée d'une certaine Béatrice Bates, affirmant qu'elle habite bien à l'adresse indiquée, qu'elle est institutrice, qu'elle joue du violon et qu'elle vient de consulter un ophtalmologiste qui lui a prescrit des lunettes pour corriger sa myopie !

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Illustration montrant Franz-Anton Mesmer (1734-1818), le créateur du "magnétisme animal", en train d'utiliser l'hypnotisme. Tableau peint en 1887 représentant l'une des célèbres leçons d'hypnose de Charcot à l'hôpital de la Salpétrière, à Paris.

 

Aventuriers et spéculateurs

Layne lui ayant appris à se plonger lui-même en un état second et à se dicter sa "lecture", Edgar Cayce n'a plus besoin d'un praticien pour le mettre sous hypnose. Il procède alors toujours de la même manière : il se déchausse, ôte sa cravate, s'étend sur un divan la tête orientée vers le sud, les pieds vers le nord et, fermant les yeux, se met en complète détente. Quelques respirations profondes et il "part". Les expériences peuvent avoir lieu aussi bien de nuit comme de jour.

La renommée et le succès des guérisons et des voyances d'Edgar Cayce incitent alors des gens de toutes sortes à bénéficier de ses dons de clairvoyance. Ainsi, des spéculateurs en Bourse, des présidents de compagnies pétrolières, des marchands internationaux, des chercheurs de trésors, des joueurs professionnels... sollicitent Cayce afin d'obtenir des conseils pour faire fortune ! À plusieurs reprises, Cayce se laisse persuader d'essayer, à titre d'expérience, de donner des "lectures" de cette nature. S'il réussit quelquefois à prédire le résultat exact d'une course de chevaux et, plus rarement, l'emplacement précis où un forage pétrolier se révélerait fructueux, il échoue le plus souvent dans cet exercice et se réveille épuisé et mécontent de lui-même.

 

Les attributs du Divin

Edgar Cayce acquiert très vite la conviction qu'il n'est qu'un instrument, qu'un canal - un « channel » - et qu'il ne doit se servir du don qui lui a été donné que dans un seul but : venir en aide aux malades.

Pourtant, durant des années, Cayce continue d'exercer sa profession de photographe car il n'accepte aucune rémunération pour ses "lectures". Puis le jour où, submergé par les demandes de consultations, il doit exercer la voyance à temps complet, il donne quand même des "lectures" gratuites aux gens dans le besoin et n'accepte des honoraires ou des cadeaux, parfois somptueux, que de la part des gens riches.

À aucun moment, Edgar Cayce ne prétend jouir de facultés extraordinaires ou ne se considère comme un prophète des temps modernes. Il est convaincu que chacun détient, en son âme, les attributs du Divin, prêts à être éveillés, cultivés et employés à des fins altruistes. En outre, il encouragera toute sa vie les gens à tester par eux-mêmes la validité des notions exposées dans les "lectures".

 

L’Atlantide

En 1940, Cayce a affirmé que des vestiges de l’Atlantide seraient trouvés en 1968 ou 1969 devant les côtes des îles Bimini : « Le continent de l'Atlantide occupait une position située entre le golfe du Mexique, d'une part, et la Méditerranée d'autre part. On trouvera des preuves de l'existence de ce continent perdu dans les Pyrénées, au Maroc, au Honduras britannique, au Yucatán et aux États-Unis. Il reste certaines émergences qui devaient, à une époque ou une autre, faire partie de ce vaste continent. Les Indes occidentales britanniques ou Bahamas sont parmi ces vestiges. Si l'on effectuait des sondages géologiques dans ces îles, et notamment aux abords de Bimini, on trouverait certainement des preuves déterminantes ».

Or, en septembre 1968, des blocs de pierre alignés sur 70 mètres de long et sur 10 m de large, appelés « the Bimini Road » (la route Bimini), sont découverts par des plongeurs au large de Paradise Point à North Bimini (Bahamas). Ce mur cyclopéen serait-il l'un des vestiges du continent disparu de l’Atlantide, évoqué par Edgar Cayce ?

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Ces étranges blocs de pierre, situés près de l'île de Bimini (Bahamas), sont-ils des restes du mythique continent disparu de l'Atlantide dont Edgar Cayce avait parlé ?

 

Les lectures de Cayce

Au cours de sa vie, Edgar Cayce réalisa, au total, 14 306 "lectures" sous hypnose, réparties ainsi :

- 9 603 "lectures physiques" (se rapportant à la santé et à la médecine),

- 1 920 "lectures de vie" (concernant l'esprit l'âme, la réincarnation et l'astrologie),

- 956 "lectures spéciales" (sur l'Atlantide, l'Égypte, les questions mondiales, les préceptes pour le développement spirituel, la guérison par la prière),

- 747 "lectures d'affaires" (touchant à des problèmes financiers, industriels ou commerciaux),

- 630 "lectures oniriques" (concernant les rêves),

- 450 "lectures mentales-spirituelles" (relatives à des conseils spécifiques d'ordre mental ou spirituel).

Aujourd'hui, toutes ces "lectures" sont consultables au sein de l'A.R.E. (Association for Research and Enlightenment), organisation internationale chargée d'analyser et de diffuser l'œuvre d'Edgar Cayce. Fondée en 1931 à Virginia Beach, en Virginie (USA), l'A.R.E. organise des conférences, des voyages, des rencontres, publie deux revues bimestrielles et de nombreux livres.

Site Internet de l'A.R.E. : www.edgarcayce.org

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 Depuis 1931, l'ARE est basée à Virginia Beach aux Etats-Unis. Elle détient les compte-rendus des 14 306 lectures faites par Edgar Cayce tout au long de sa vie.

 

L'une des lectures les plus étonnantes

Cayce donnait souvent des recettes thérapeutiques aux patients qui le consultaient. Un jour, sous hypnose, il préconise à une malade un médicament nommé « Clarawater ». Aucune pharmacie des Etats-Unis ne connaissant ce produit, la patiente décide de passer une petite annonce dans un magazine médical. Sans résultat. Cayce accepte alors de se mettre à nouveau sous hypnose afin de décrire la composition du « Clarawater ». Il donne alors la recette suivante : sauge, ambre gris (substance provenant du cachalot) à dissoudre dans de l’alcool de grain, cannelle et gin.

Quelques jours plus tard, la patiente reçoit une réponse à sa petite annonce : elle a mis plusieurs semaines à lui parvenir car elle provient de... France ! Dans cette missive, un homme révèle que son père, aujourd'hui décédé, était pharmacien et avait autrefois inventé et vendu un médicament dont il joignait la recette dans son courrier. Elle était en tout point identique à celle donnée par Edgar Cayce !

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Sous hypnose, Cayce fournit à une patiente la recette précise d'un médicament qui avait été inventé, des années plus tôt, par un pharmacien français !

 

Cayce n'était pas infaillible

Pour être tout à fait objectifs, signalons qu'Edgar Cayce n’a pas toujours fait des prédictions infaillibles : il lui est arrivé de se tromper. Voici, à titre d'exemples, deux prédictions erronées qu'il a faites dans les années 1940 :

- " En 1968 la Chine sera complètement convertie au christianisme "

- " En 1999 aura lieu un cataclysme mondial de grande envergure ".