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10/12/2018

ACTUALITÉS

Ce livre va vous apprendre à faire beaucoup de bien à votre animal préféré !

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Par Myriem LACROIX-BRETON et Jacques MANDORLA - Préface du docteur Michel KLEIN vétérinaire

Éditions Grancher – 240 pages – 18 euros - Livre disponible en librairie, sur www.amazon.fr et sur www.fnac.fr

Savez-vous que vous pouvez soulager votre animal familier par simple utilisation de vos mains ?

En effet, les caresses, les massages ainsi que le reiki et le magnétisme peuvent apporter facilement un réconfort important à votre compagnon à quatre pattes.

Si ces techniques, fondées sur le contact direct avec le corps de l'animal, n'ont pas la prétention de se substituer à la médecine vétérinaire traditionnelle, elles peuvent être d'un bon secours dans de nombreux cas sans gravité ou dans des situations chroniques n'ayant pu être résolues autrement.

À l'aide d'un grand nombre de schémas, de conseils et d'exemples, Myriem LACROIX-BRETON, magnétiseuse et radiesthésiste professionnelle, et Jacques MANDORLA, journaliste d’investigation (auteur, entre autres, de l’ABC du Magnétisme, l'ABC de la Radiesthésie, l'ABC des ondes nocives) vous guident pas à pas dans les soins que vous pouvez procurer à votre chien, chat, lapin, oiseau mais aussi à votre cheval ou à vos vaches.

Ainsi, en caressant ou en massant votre animal, ou encore en apprenant à vous servir de votre magnétisme, vous pourrez l'aider en cas d'anxiété, de constipation, d'eczéma mais aussi de stress, de nervosité, etc.

À l'issue d'une enquête illustrée d'extraordinaires et émouvants exemples vécus, ce livre prouve non seulement que chacun de nous peut soulager les petits bobos de son animal familier, mais également que les animaux peuvent parvenir à guérir les êtres humains.

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Table des matières

Préface du docteur Michel Klein

Chapitre 1 : Un animal familier par Français !

Chapitre 2 : Test : qui est le plus heureux, votre animal ou vous ?

Chapitre 3 : Utilisez vos mains pour soulager les douleurs de votre animal

Chapitre 4 : Tout savoir sur le magnétisme

Chapitre 5 : Magnétisme et autosuggestion

Chapitre 6 : Apprenez à ressentir les problèmes de votre animal

Chapitre 7 : Apprenez à magnétiser votre animal

Chapitre 8 : Soulagez votre animal par le magnétisme

Chapitre 9 : Les guérisons les plus surprenantes de Myriem Lacroix-Breton

Chapitre 10 : Les guérisons de magnétiseurs professionnels

Chapitre 11 : Les guérisons de magnétiseurs non professionnels

Chapitre 12 : L’animal guérisseur

Chapitre 13 : Comment retrouver un animal disparu

Adresses utiles

Lexique

Bibliographie

10:02 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (4)

09/12/2018

MA RENCONTRE AVEC HAZIEL

Ma rencontre extra-ordinaire avec HAZIEL, angéologue, par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

François Bernad-Termès, dit Haziel, est né à Gérone (Espagne) le 20 octobre 1925 dans une famille de « Marranes », appelés aussi « Nouveaux Chrétiens », qui étaient des Juifs convertis au christianisme au XVe siècle, lors de leur expulsion d’Espagne. D'abord officier de marine en Espagne, Haziel vient en France, dans les années 1950, pour enseigner l'espagnol, la philosophie et les sciences humaines dans les classes préparatoires aux grandes écoles françaises. Haziel a rédigé de très nombreux ouvrages sur la Kabbale, les anges gardiens, l'astrologie lunaire, les prophéties de saint Malachie, les fées, les gnomes et les ondines... De son vivant, il a été considéré comme l'expert mondial en « angéologie », cette spécialité qui étudie les créatures célestes, anges comme archanges. Il est mort en décembre 2015, à l'âge de 90 ans.

MA RENCONTRE

J'ai rencontré monsieur Haziel dans le courant de l'année 1997. Je lui ai proposé de l'interviewer pour l'encyclopédie FACTEUR X (120 fascicules), publiée par les Éditions Marshall-Cavendish, et dont j'étais le conseiller éditorial. Je lui avais proposé de nous voir soit chez lui, soit chez moi. Il m'a étonné en me disant que son éditrice, Nicole Bussière, exigeait que les interviews aient lieu uniquement dans les bureaux des éditions Bussière, au 34 de la rue Saint-Jacques (Paris 5e)... et qu'elle tenait à y assister en personne, ce qui fut fait ! Et pendant tout l'entretien, j'ai eu la désagréable impression que Haziel était sous contrôle ! J'ai même eu les pires difficultés pour le prendre en photo à la fin de l'interview !

Jacques Mandorla - Quelle est votre religion ?

Haziel - Je suis catholique apostolique romain. Mais j'ai beaucoup étudié les autres religions : juive, islamique... et je me suis rendu compte que les religions qui ont un Dieu unique adorent celui-ci comme une idole. Or, selon moi, on va inévitablement vers la fin des religions monothéistes, c'est-à-dire à Dieu unique, pour évoluer vers une sorte de polythéisme. La religion catholique est déjà sur ce chemin avec le concept de Trinité : père, fils et Saint-Esprit.

JM - Haziel est-il un pseudonyme d'écrivain ?

Haziel - Pas du tout ! C'est l'un de mes prénoms de naissance. Je m'appelle, en effet, François Haziel Bernad-Termès. Ce sont mes parents qui m'ont donné ce prénom. Il correspond à l'Ange du jour de ma naissance.

JM - Vous étiez donc prédestiné, dès votre naissance, à vous intéresser aux Anges ?

Haziel - Probablement. Chez moi, on a toujours vécu avec cette notion d'Anges Gardiens. Il faut dire que, depuis des siècles, ma famille vit dans la ville de Gérone, en Espagne, à mi-chemin entre Barcelone et Perpignan. Or, cette ville est réputée pour avoir une très forte tradition kabbaliste : il y a même un quartier réputé, le Call, où se rencontrent tous les spécialistes de cette science occulte, qui cherchent à communiquer avec le monde surnaturel. Mes ancêtres sont des marranes, c'est-à-dire des juifs convertis de force au catholicisme en 1492. J'ai donc eu une double éducation religieuse : juive et catholique. J'ajoute que ma ville natale Gérone est située aux pieds d'une montagne qui s'appelle « la montagne des Anges » !

JM - Comment définissez-vous l'Ange Gardien ?

Haziel - C'est une entité supérieure qui, dans le règne de la Vie, se situe au-dessus des hommes, dont le règne est plus élevé que celui des animaux, eux-mêmes étant situés au-dessus des végétaux et des minéraux. Les Archanges sont des Anges supérieurs. Tous sont au service de Dieu, que je préfère appeler « la Divinité ». Car elle est, pour moi, la femme, l'imagination, la matrice.

JM - Vous dites que dans la tradition ésotérique, il existe une hiérarchie très détaillée entre Archanges et Anges.

Haziel - C'est exact. On trouve 9 chœurs d'Anges dirigés chacun par un Archange, cet Ange supérieur qui canalise les énergies du système solaire. Chaque chœur est ensuite composé de 8 Anges Gardiens, ce qui fait un total de 72 Anges Gardiens.

JM - Comment connaît-on son propre Ange Gardien ?

Haziel - Chacun de nous possède un Ange Gardien en fonction de sa date de naissance. Par exemple, une personne née entre le 21 et le 25 mars, aura Véhuiah pour Ange Gardien. C'est d'ailleurs le premier des 72 Anges Gardiens, car il correspond à la date de début du printemps, saison favorable à la germination des plantes.

JM - Quand on observe le nom des 72 Anges Gardiens, on constate qu'ils se terminent tous par « el » ou par « iah ». À quoi cela correspond-il ?

Haziel - Tous les noms se terminant par « el » indiquent des Anges Gardiens de sexe masculin. Ceux dont les noms se terminent par « iah » sont de sexe féminin.

JM - Mais on dit que les Anges n'ont pas de sexe !

Haziel - En angéologie, ils ont un sexe. Dans l'univers, chaque élément a un pôle positif et un pôle négatif : c'est la base de toute création. Il n'y a pas d'exception à cette règle. Ainsi, les Anges Gardiens qui portent un nom de Dieu masculin sont dotés de caractéristiques cosmiques masculines, tandis que ceux qui portent un nom de Dieu féminin sont pourvus de caractéristiques féminines.

JM - Comment prouver l'existence d'un Ange Gardien ?

Haziel - C'est impossible. Mais on peut constater qu'ils existent bel et bien, en mesurant l'efficacité de nos prières. Ainsi, un jour, le docteur Farina, directeur de l'Ordre des médecins en Italie, m'a avoué : « Je ne crois pas du tout à l'existence des Anges Gardiens, mais je constate, par les témoignages de patients, que ça marche ! » Donc, que l'on soit croyant ou athée, il suffit d'essayer de s'adresser à son Ange Gardien et de mesurer ensuite les résultats obtenus.

JM - Comment entrer en contact avec son Ange Gardien ?

Haziel - Par deux moyens : la prière et l'action. La prière est une demande faite à votre Ange Gardien et l'action, c'est votre propre démarche positive.

JM - Quel type de prière doit-on faire ?

Haziel - À chaque Ange Gardien correspond une prière. Il existe donc, en tout, 72 prières différentes que j'ai publiées intégralement dans mon livre « Notre Ange Gardien existe », paru aux Éditions Bussière. Ce sont des textes remarquables écrits entre le XIe et le XIVe siècle après J.-C. par "Isaac l'aveuglant", surnommé ainsi parce qu'à Gérone où il vivait, on disait qu'il aveuglait par sa seule présence. Ces prières, qu'il fut le premier à mettre par écrit, remontent à Moïse. Elles avaient été transmises oralement jusqu'à lui.

JM - À quoi sert exactement la prière ?

Haziel -Toute prière élève la condition humaine et permet à chacun de concrétiser ses capacités, ses aptitudes, ses souhaits, ses projets. Si vous vous adressez à votre Ange Gardien par la prière, ce dernier vous donne la force intérieure qui active votre désir de réalisation ou de connaissance.

JM - Comment cela fonctionne-t-il ?

Haziel - Il suffit de formuler une prière pour que les entités supérieures se mobilisent afin de donner satisfaction à la personne. Car une loi cosmique oblige les Grands à répondre toujours positivement aux demandes de Petits. Surtout si ces demandes concernent notre bien-être matériel.

JM - Quelqu'un qui a la force d'agir seul n'a donc aucun besoin de s'adresser à un Ange Gardien.

Haziel - Absolument. Seuls doivent prier ceux qui n'ont pas confiance en eux, qui se sentent faibles ou déprimés.

JM - Quand et combien de fois par jour doit-on prier ?

Haziel - Il faut prier tous les jours votre Ange Gardien. Le nombre de fois n'a aucune importance. Ce qu'il faut, pour parvenir aux résultats souhaités, c'est mettre de l'intensité dans votre prière : au bout d'un certain temps, ça finira par donner des résultats. Cela prend du temps car la prière que vous faites à votre Ange Gardien est ensuite transmise par lui à l'Archange qui, lui-même, la transmet à « la Divinité ». Même si vous répétez sans cesse votre prière, il n'y a pas de phénomène de saturation. Vos prières iront rejoindre toutes les autres en formant ce qu'on appelle un « égrégore » qui est un ensemble d'énergies dans lequel puisent, par exemple, les magnétiseurs pour soulager la douleur de leurs patients.

JM - Peut-on tout obtenir par la prière : santé, réussite, argent ou malheur d'autrui ?

Haziel - L'Ange Gardien ne fait que le Bien. Ce qui importe, c'est que votre intention - appelée kawana par les kabbalistes - soit noble, généreuse et élevée. Et c'est l'intensité de votre prière qui vous fera avoir un résultat plus rapide.

JM - Vous conseillez de prendre, en deuxième prénom, le nom de son propre Ange Gardien. Pourquoi ?

Haziel - D'abord parce que c'est ce que mon père a fait avec moi et que ça m'a porté chance ! Mais je recommande surtout cela pour que chacun soit relié plus directement avec son Ange Gardien. C'est comme dans le catholicisme : le baptême vous relie à un saint. Pour moi, les Anges Gardiens sont les cousins germains des saints : ils en représentent une version plus moderne.

JM - Pouvez-vous nous donner des exemples de résultats obtenus grâce aux Anges Gardiens ?

Haziel - Bien sûr. On peut adresser une prière de santé à son Ange Gardien en lui demandant une aide à la guérison... mais en continuant, bien entendu, de suivre les indications du médecin traitant. C'est ce que j'ai fait faire à mon cousin, alcoolique notoire, qui a ainsi réussi à s'en sortir. Autre exemple qui m'est cher : le 19 juillet 1936, en pleine guerre civile espagnole, trois soldats des forces communistes qui gravissaient la montagne des Anges à Gérone, ont pénétré dans le sanctuaire pour y voler tous les bijoux que mes ancêtres avaient offerts à la Vierge. En s'échappant, l'un des trois voleurs a trébuché sur un essaim d'abeilles et celles-ci se sont mises à les piquer tous les trois sur tout le corps. Souffrant atrocement, ils ont été guéris... par ma grand-mère au moyen de prières ! Pour la remercier, les voleurs lui ont alors donné les bijoux dérobés, parmi lesquels il y avait une couronne en platine, des boucles d'oreilles en or et des bagues avec des pierres précieuses !

JM - Comment vivez-vous avec votre Ange Gardien personnel ?

Haziel - J'entre en contact avec lui tous les matins, à mon réveil, avant de sortir de mon lit. Je passe en revue toutes les idées qui ont pu traverser mon esprit pendant la nuit et je définis avec mon Ange Gardien celles que je vais plus particulièrement développer au cours de la journée qui s'annonce. Même si les mystiques conseillent plutôt de se remémorer, le soir, les actes de la journée, je préfère faire cela le matin. Je considère en effet que, pendant la nuit, notre esprit évolue dans le monde astral et que le matin, au réveil, il est encore un peu dans ce monde : c'est donc le meilleur moment pour dialoguer avec son Ange Gardien.

JM - Pour finir, quels conseils pouvez-vous donner aux lecteurs de FACTEUR X ?

Haziel - Ayez soif de connaissance et développez votre volonté. Vous serez assuré d'accéder au bonheur et vous pourrez alors vous faire aider par les Anges Gardiens. La seule chose qu'il faut avoir, ce n'est pas la foi, mais la confiance.

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BIBLIOGRAPHIE

Haziel a écrit un nombre considérable de livres. Beaucoup ont été des best-sellers, comme « Communiquer avec son Ange Gardien », « Le grand livre des Invocations et des Exhortations », « Les pouvoirs de l'Ange Gardien » ou encore « Notre Ange Gardien existe ».

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Prochain article : ma rencontre extra-ordinaire avec Gérard SÉTY, comédien, parodiste, transformiste par Ranky

05/12/2018

HISTOIRE ET PARANORMAL

Napoléon, marionnette céleste (2e partie) Par Thierry NAMUR

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Loulou

Le fils de Napoléon III « Loulou », comme l’appelait sa mère l’impératrice Eugénie, est mort au combat en Afrique. Ce petit neveu de Napoléon Ier, quitte l’Angleterre par Southampton, comme son grand-oncle, sur un navire anglais, en portant l’uniforme britannique.  Avant son départ, « pris par un étrange pressentiment » écrit André Castelot, Loulou ajoute un codicille à son testament, dans lequel il précise que « …les devoirs de notre maison ne s’éteignent pas avec ma vie… ».

L’Angleterre ne porte pas chance aux Bonaparte.  Aucun des deux Napoléon ne revient vivant de sa croisière.  Napoléon III mourra exilé en Angleterre. Sainte-Hélène et Ulundi, lieu le plus proche du trépas du prince Loulou sont tous les deux en hémisphère sud, entre équateur et tropique du capricorne. Le 1er juin 1879, son détachement campe au bord de la Bloody River (la rivière sanglante). Le groupe est surpris par un détachement de huit Zoulous. Curieusement, le chef anglais pourtant responsable du prince impérial ordonne « le sauve qui peut » et c’est la débandade pour l’escorte du Prince. Loulou s’agrippe à la selle de son cheval, « Fate », destin en français.  L’étrivière cède et le voilà seul face aux guerriers africains percé de 17 coups. A ce moment, en Angleterre, un ouragan abat un saule, dans le parc de la maison où réside l’ex impératrice Eugénie. Ce saule est une bouture de celui qui abrite la tombe de Napoléon 1er au creux d’un exquis vallon à Sainte-Hélène. Le saule, symbole de la vie éternelle. Elle y voit là un mauvais présage. Ce pressentiment est vérifié le 22 juin, jour anniversaire de l’abdication de 1815 et jour où Londres connait la victoire de Waterloo et où Eugénie apprend la mort de Loulou.   

La Vierge Marie et Napoléon

Existe-il un lien entre ce diable d’homme et la Vierge Marie ?

Il est né le 15 août, jour de l’assomption et est mort en mai, mois traditionnellement consacré à Marie. Il est couronné à Notre Dame de Paris. Lui seul a été couronné à Notre Dame par un pape, ce qui lui assure une investiture divine ! A Waterloo, Napoléon est en selle sur Marie à la fin du combat. Le père de Napoléon se prénomme Charles Marie et sa mère Marie Laetitia.  

Ses trois épouses se prénomment Marie. « L’épouse polonaise », l’impératrice Marie Josèphe Rose de Beauharnais et Marie Louise. On peut répondre que le prénom Marie est commun. En consultant sur Wikipédia la liste fournie des 13 maitresses avérées de Napoléon, pas une ne se prénomme Marie ! La Rose mystique, est un des nombreux vocables sous lesquels la Vierge Marie est invoquée dès les premiers âges du christianisme.

A la Malmaison, la roseraie de l’impératrice Rose (Joséphine) qui meurt en mai, compte 800 variétés de cette fleur. Plus curieux, les jours du calendrier liturgique qui célèbrent la Sainte Vierge coïncident avec des dates mémorables de la vie Napoléon.

-Le premier janvier, notre calendrier fête Marie Mère de Dieu. Les révolutionnaires avaient évincé le calendrier traditionnel par le leur en remplaçant les Saints par des noms champêtres. Napoléon rétablit un premier janvier le calendrier grégorien et toutes ses fêtes mariales.

- Le 2 février, c’est la présentation et la purification de Marie. Cette date est aussi de la mort de Laetitia Bonaparte, mère de l’empereur.

- Le 11 février, Notre Dame de Lourdes, ce jour-là en 1814 les Français remportent une victoire à un contre deux à Montmirail. (Mon mari)

- Le 25 mars 1802, la paix d’Amiens est enfin signée. C’est aussi l’Annonciation. C’est un 25 mars que naissent Joachim Murat et son épouse Caroline Bonaparte (Joachim est le prénom du père de Marie). En Palestine, Napoléon se fera montrer la grotte de l’annonciation et se désaltèrera à Nazareth à l’antique fontaine de la Vierge. Les habitants lui montreront la colonne brisée par, selon la tradition, par le talon de l’ange Gabriel.

- Le 16 juillet 1801, jour de la fête de Notre Dame du mont Carmel, les rapports entre l’Église et la France sont codifiés par la signature du Concordat. C’est aussi le départ de France pour l’Angleterre puis Sainte-Hélène. A Ajaccio une chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel, (la ‘’Chapelle des Grecs’’) était un lieu de promenade favori de Joseph (prénom de l’époux de Marie) et Napoléon Bonaparte.

- Le 26 juillet c’est la fête qui célèbre la mémoire des parents de Marie : Anne et Joachim. Ces Saints n’ont aucune trace historique. Ils sont mentionnés dans des écrits de légendes. C’est en 1798, la date de la bataille d’Aboukir en Égypte où Joachim Murat, futur beau-frère de Bonaparte se couvre de gloire.

- Le 31 mai c’est la Visitation, Talleyrand signe le traité de Fontainebleau qui fixe les conditions de détention de Napoléon sur l’île d’Elbe.

- Le 22 août, jour de la fête de ‘’Marie Reine’’. Ce jour-là Bonaparte fuit l’Égypte. La Sainte Famille s’était réfugiée en Égypte pour fuir la Palestine. L’église romaine est muette quant aux 7 ans qu’aurait passé la Sainte famille en Égypte. Jésus et Napoléon sont inscrits dans une même légende. Ils auraient été initiés dans la grande pyramide. Jésus était bien petit pour cela et Bonaparte n’a passé aucune nuit, dans la pyramide. Bourrienne, et c’est bien dommage pour l’amateur de l’étrange, l’a catégoriquement démenti. Il n’a donc pas dit non plus : « Je ne peux pas vous dire, vous ne me croiriez jamais. » à Sainte-Hélène. Sa campagne d’Égypte l’a emmené en Palestine sur les lieus saints. Une bataille a été livrée à Cana, une autre au Mont Thabor. Après la bataille, le futur empereur a fait comme Jésus : il a gravi les pentes du Mont Thabor lieu de la Transfiguration. Là, il a pu méditer les yeux posés sur les monts du Liban et sur la plaine d’Armageddon. Le lendemain, dans l’église où la chapelle fut dit-on la chambre à coucher de la Vierge de Nazareth, il fait donner un Te Deum pour ses victoires en Palestine ! Les Français sont allés à Nazareth, où Bonaparte a passé une nuit à l’hôtellerie franciscaine. Ses espions sont allés jusqu’à Jérusalem.

- Le 8 septembre c’est la nativité de Marie. Aucun état civil ne fournit cette date bien évidemment. Les écritures ont choisi le 8 septembre et le 15 aout, car ces jours sont liés à la position lever et coucher de Spica, l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge. Napoléon évoquait souvent une étoile qui l’accompagnait et lui portait chance. Peu de temps avant sa mort, une comète est apparue dans le ciel de Sainte-Hélène. Comme César l’empereur a vu dans ce phénomène céleste un signe de sa mort prochaine qui sera constatée 9 minutes après le coucher du soleil. En 1840, c’est en octobre que la Belle Poule accoste pour récupérer les Cendres impériales.

Au moment où la Belle Poule quitte Sainte-Hélène avec les Cendres impériales, il se passe un phénomène qui frappe les officiers et marins. "La nuit était presque venue. Un fait qui aura l’air d’une supposition toute poétique eut lieu ; il est authentique pourtant, car il n’est personne qui ne l’ait remarqué ou commenté : une étoile brillait, seule, pure, éclatante au milieu du ciel gris sombre, juste dans le vertical de la frégate."

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La Belle Poule.

- Le 15 septembre c’est la fête de Notre Dame des Douleurs. Napoléon invite le pape à le sacrer empereur et c’est la date de l’incendie de Moscou qui en 1812 le chasse de la ville.

- Le 8 décembre depuis 1735, c’est la "Fête nationale de la Corse et la fête de l'Immaculée Conception. Des patriotes corses ont associé Marie à leur île avec ce texte " Le royaume choisit pour sa protectrice l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, dont l'image sera peinte sur ses armes et ses étendards ". On ne rappellera pas que Napoléon est Corse.

A Waterloo l’armée des Alliés était adossée à la forêt de Soignes. Cette forêt à la particularité d’avoir une chapelle au nom pittoresque de Notre Dame de la Bonne Odeur. Émile Verhaeren en a fait un poème. Waterloo-la chapelle ND de la bonne odeur-Napoléon pour lier ce triptyque, il faut savoir que Napoléon avait un sens de l’odorat hyper-développé.  J.P Kaufmann pointe longuement ce lien de Napoléon-odorat en en faisant un livre : ‘’ La chambre noire de Longwood’’.

Notre Dame des Abeilles, la République et l’Empire

L’abeille impériale est partout : sur le manteau de velours pourpre que l’Empereur, sur les tentures de son palais, sur celles des tribunaux et administrations impériales. Symbolique de l’industrieuse française et de la vertu du peuple, l’abeille est aussi insecte royal et le plus ancien emblème des souverains de la France. Les Chrétiens assimilent les abeilles et Marie en attribuant l’abeille en « oiseau de Marie » et « symbole de Marie ». Marie est la bonne abeille, décrite dans l’Ancien Testament, comme « un des plus petits êtres qui volent » et leur produit (Jésus et le miel) « est d’une douceur exquise ».

Il existe une Chapelle des abeilles à Notre Dame des bois au Québec et une autre à Morieux, un Foyer des abeilles à Notre Dame de Gravenchon… Saint Jean Chrysostome, explique « Portez vos regards sur l’abeille. Occupée sans relâche, elle travaille pour le service de l’homme autant que pour son propre usage... Vous la voyez parcourir la prairie pour y ramasser le butin qui enrichira une table étrangère. Imitez son exemple, ô homme !... » Une ruche possède une Reine née d’un œuf semblable aux autres. Sa nourriture, la gelée royale, change la larve en Reine qui ne fait que pondre des œufs. Elle est la seule femelle féconde de la ruche.

Napoléon se fait roi d’Italie le 26 mai 1805 à Milan. Le 23 mai 1805 étant le jour de l’Ascension et le 3 juin le lundi de Pentecôte. Un clou de la crucifixion ramené par Sainte-Hélène de Palestine est inséré dans la couronne de fer dont il se ceint à Milan ! Bonaparte avait en 1785, pour sa première affectation, été nommé au régiment de la Fère à Valence. Saint Ambroise (340-397), évêque de la ville de Milan, est le saint-patron des apiculteurs, des abeilles et de la ville de Milan. La légende veut qu’alors qu’Ambroise dormait dans son berceau, il ait la figure recouverte d’un essaim d’abeilles. Il semblait que les insectes entraient dans sa bouche et en sortaient sans le piquer. Saint Ambroise est fêté le 7 décembre, veille de la fête de l’Immaculée Conception. Dans sa courte vie, le calendrier républicain a plus qu’honoré les abeilles. L’abeille (l’oiseau de Marie) et l’aigle avaient été choisis pour représenter l’empire. Le 15 germinal (5 avril) jour de l’abeille   est curieusement le jour où Napoléon abdique en 1814. Le 8 frimaire était le jour du miel est le jour de la bataille de la Bérézina. Le 20 germinal jour de la ruche, les alliés entrent en 1814 dans Paris. Enfin, le 11 frimaire fête la cire. Ce jour correspond au 2 décembre, c’est à la fois le jour du sacre à Notre Dame et la victoire d’Austerlitz. Ces références dans le calendrier républicain, le choix de l’abeille comme symbole impérial et Notre Dame des Abeilles, quelle étrangeté !

Isis et Napoléon

Napoléon revient souvent sur le sujet de sa désastreuse campagne d’Égypte. On ne peut savoir si le général Bonaparte a été l’initié d’une société Isiaque. Il avait sur lui un scarabée d’Égypte « fétiche ». Dans la cour carrée du Louvre, on voit les figures d’Isis, la lune, et une de Manco Capac, le soleil. C’est l’Empereur qui a demandé à ses architectes Percier et Fontaine de les murer ici. 

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 Manco Capac et Isis gravés sur le fronton de la cour carrée du Louvre.

Plus étonnant, le 25 janvier 1811, les armes de la capitale sont solennellement consacrées à Isis et deviennent sous l’Empire   "de gueules à un navire fretté d'argent, à la proue chargée d'une statue d'Isis, adextré d'une étoile d'argent et voguant sur des ondes de Mino, au chef cousu de bonnes villes de France."

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Les armes de Paris en 1811. Isis est à la proue du navire, Osiris à la poupe et Sirius, l’étoile à cinq branches, guide le navire.

L’arc de Triomphe représente sur sa face est l’empereur ceint d’une couronne de laurier entouré de deux déesses. La déesse-mère Cybèle une des manifestations de Diane et d’Isis est à ses pieds. Cette déesse androgyne est représentée couronnée de profil et ressemble étonnamment à la Joséphine du célèbre tableau du sacre peint par David. Napoléon ayant lui-même couronné son épouse, on peut interpréter ce tableau comme le couronnement d’Isis par le Soleil.

A Sainte-Hélène, la dépouille de l’empereur attendait dans une tombe provisoire située au val du géranium à Sainte-Hélène. Le géranium, du grec Geranion signifie « bec de grue » et symbolise la grue et son bec pour les Celtes qui l’offraient à leurs dieux. Le vaisseau français la Belle Poule accompagnée de la Favorite nom d’une bataille gagnée par Bonaparte, part de Toulon 47 ans après la première victoire significative de Bonaparte dans cette ville pour rapatrier les cendres de l’Empereur.  Napoléon qui avait le sens de la formule a dit à Gourgaud qu’il « avait porté la couronne impériale, la couronne de fer de l’Italie et que l’Angleterre lui en donnait une plus grande et plus glorieuse, celle portée par le sauveur du monde, une couronne d’épines ». Et ajoute à Montholon « Si Jésus n’était pas mort sur la croix, il ne serait plus Dieu ». La couronne d’épines est sensée avoir coiffé Jésus en dérision, car croyait-on, il se voulait roi. Découverte par Sainte-Hélène, elle est déposée par Saint Louis à la Sainte Chapelle. Les révolutionnaires la placent à Notre Dame de Paris, lieu du couronnement impérial en 1804. Napoléon III et son oncle Napoléon 1er ont eu l’étrange besoin d’abriter cette couronne d’épines dans des reliquaires qu’ils commandent l’un en 1806 et l’autre en 1862, soit 8 ans avant leur chute (1814 et 1870). On peut les voir dans le Trésor de la sacristie de Notre Dame de Paris.                                           

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                                                             Le reliquaire de 1862.

Ce n’est pas la couronne d‘épines qui sera la dernière à le coiffer, mais une en or. Le 9 décembre 1840, lors du retour de sa dépouille un journal écrit : « A ce moment, le soleil se levait au-dessus des collines qui ferment le lit de la rivière et faisait pâlir les flammes funéraires ; ses rayons dorés tombaient sur la chapelle ardente d'où semblaient jaillir des milliers d'étincelles. Le cercueil apparaissait comme entouré d'une atmosphère lumineuse d'où s'échappaient en éclairs les reflets de la couronne d'or qui surmontait le drap mortuaire. Napoléon rentrait en France ceint d'une auréole de lumière, ou c'était le soleil d'Austerlitz qui saluait le retour du héros ! » C’était, en décembre le retour du Dieu Soleil qui rappelons-nous avait abdiqué le 22 juin, au solstice d’été et était mort quelques minutes après le coucher du soleil.

La Belle Poule mouille en rade de Cherbourg et le cercueil est transbordé sur le Normandie dont le nom n’est pas sans rappeler le Northumberland. Au Val-de-la-Haye, (la Haye Sainte) le cercueil est à nouveau transbordé sur le vapeur la Dorade qui remonte la Seine. Une dorade pour porter les cendres impériales ? Ce poisson est caractérisé par une nageoire dorsale tenue par des épines.

Cet homme et son épopée suscitent encore aujourd’hui des réactions étonnantes qui sans être paranormales interrogent le bon sens. Ainsi la République française, n’a pas voulu fêter le bicentenaire de la victoire d’Austerlitz. Soit. Cette même République a osé envoyer une flotte pour fêter avec les Anglais leur victoire de Trafalgar. Parmi les navires français figurait son fleuron le « Charles de Gaulle », général qui n’a pas dû apprécier être associé à cette farce. Nos amis Anglais, ont de l’humour et doivent encore en ricaner.

Tous ces petits détails n’en sont pas. Ils témoignent de la structure surnaturelle qui construit nos vies. Tous ces symboles, ces noms, ces soi-disant hasards ne sont pas réservés qu’aux grands hommes. Cette charpente se lit aussi dans nos destinées. Reste à connaître la réponse introuvable : Qui tire les ficelles ?

Laissons le mot de la fin à Napoléon qui dit : « Qu’est-ce que l’avenir ? Qu’est-ce que le passé ? Que sommes-nous ? Quel est le fluide magique qui nous entoure et nous cache les choses que nous avons le plus besoin de connaître ? Nous vivons et nous mourons dans un éternel émerveillement ».

FIN

 

03/12/2018

HISTOIRE ET PARANORMAL

Napoléon, marionnette céleste (1ère partie) Par Thierry NAMUR

Napoléon,Bonaparte,marionnette,Égypte

Napoléon 1er passe dans l’histoire telle une étoile filante. Aucun livre ne semble jamais, depuis sa mort en 1821, définir vraiment ce bolide. À l’étude, sa destinée est semée de marqueurs qui l’enferment dans une vie tracée d’avance. La pensée d’un manipulateur intervenant, dirigeant et influençant l’histoire se lit par les événements et les personnages qui gravitent autour de lui. Initiés, personnages mandatés apparaissent et disparaissent soudainement. Veilleurs, sociétés secrètes agissant au nom d’idéaux nobles ou de motifs douteux s’agitent et se croisent dans l’ombre. Richelieu, Napoléon, Churchill l’ont dit : l’histoire est une fable. Le premier Empire le montre particulièrement.

Un bel exemple de ces marqueurs se lit dans les blasons de deux papes du XIXème siècle

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Blason de Pie VII

C’est le pape Pie VII qui métamorphose Bonaparte en Napoléon, en le sacrant empereur en 1804. La symbolique des oiseaux évoque la vie de Napoléon tant ils encadrent sa vie. Être un Aigle et se faire couronner par une Pie, c’est cocasse. La devise attribuée longtemps à l’avance à Pie VII dans la prophétie de Saint Malachie est Aquila rapax (l'aigle rapace ou l'aigle ravisseur, Napoléon a séquestré ce pape à Fontainebleau). Son blason montre le mot Pax : c’est se moquer, dans une époque qui ne connaît que la guerre. Son blason porte 3 têtes de Maures sur fond argent : une tête sur fond argent représente aussi le drapeau de la Corse.

Mais ce n’est pas fini, et je n’invente rien, son successeur s’appelle Léon, comme Napo-Léon. Ce Léon XII aime chasser les oiseaux. Son blason présente un aigle sur fond azur. Remarquons encore que Napo est l’anagramme de « paon », un oiseau qui étale ses plumes comme l’aigle du blason.

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Blason de Léon XII

Waterloo, l’affaire d’un déjeuner

A Sainte-Hélène, Napoléon rejoue sans cesse la bataille qui l’obsède. ‘’Je les tenais… je les avais…’’ répète-t-il ; oui mais au final c’est la déroute. Un ensemble d’interactions empiriquement établies à l’avance précipite ce 18 juin dans le mystère. Ainsi, fait peu connu, en 1814, Wellington vient à Waterloo repérer et étudier le futur champ de bataille. Un an plus tard, alors que rien n’est arrêté et que l’on ignore tout des intentions françaises, il entoure Waterloo sur la carte et dit qu’il va attendre là les Français. Plus fort que Nostradamus.

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Le matin du 18 juin, Napoléon, qui avait rêvé de chats qui hésitaient à choisir une armée, affirme à son entourage que Waterloo « sera l’affaire d’un déjeuner ». Il retarde la bataille car il a beaucoup plu. Lisons Edgar Quinet : « Qui croirait que l'Empire du monde dépende quelquefois d'une circonstance telle que la pluie ou le beau temps ? ». Rien pourtant n'est plus vrai. Le nom de la bataille le dit aussi : « Water » c’est l’eau en anglais et « loo » c’est phonétiquement l’eau en français. Sans la pluie (l’eau), la bataille était gagnée. Il y a mieux. Le général prussien qui arrive le premier au secours des Anglais s’appelle Bûlow, « bu-l’eau » !

Les protagonistes de Waterloo Napoléon, Wellington, Soult, Ney et le geôlier de Sainte-Hélène, Hudson Lowe, sont tous né en 1769. 

Edgar Quinet, encore, nous transporte dans « Voyage d’un solitaire » sur le champ de bataille. Il écrit : « J'entendis la sonnerie d'un troupeau et des poules qui gloussaient… d'une grande ferme isolée… : Ferme de la Haie-Sainte… Pendant longtemps les oiseaux et les animaux ont disparu de l'horizon de Waterloo. Aujourd'hui les fauvettes sifflent sous les pommiers nains de la Haie-Sainte, et j'ai entendu les pies jaser sous les frênes d'Hougoumont ». Cet extrait dit bien des choses en quelques mots : les fauvettes et les pies, la Haye Sainte, Hougoumont et les frênes.

Quand on lit l’histoire de ce terrible mois de juin 1815, on trouve naturel que les faits se soient passés comme on les lit. Il n’en est rien. Les amateurs d’uchronie savent qu’après la défaite, Napoléon dispose de cartes à jouer pour forcer le destin. Il n’en joue aucune. Car il n’est qu’un automate. La suite se lit dans les sites qui sont présents sur le champ de bataille et qui trouvent un écho avec ceux de l’île de Sainte-Hélène.

La bataille se joue autour de la Haye Sainte, mots nécessaires pour former Sainte Hé-lène. Hougoumont s’écrit aussi à l’époque Le Goumont, qui résonne comme la future résidence de l’exil, Longwood qui est entouré de gommiers.

Napoléon dort à la ferme du Caillou, à proximité de la Maison du Roi. Dans 4 jours, il abdiquera avant de se retrouver sur un caillou (sainte Hélène), et un roi prendra sa place. Immédiatement à côté du Caillou, c’est Rossome. Rosse-homme c’est l’homme rossé ! De plus, c’est le capitaine Ross sur le navire nommé « Northumberland » qui emmène le captif sur l’île de Sainte-Hélène.

La sablonnière, lieu malheureux de la cavalerie c’est Sandy bay (baie sablonneuse). Frischermont, une ferme de la bataille c’est Fisher point sur l’île. Plancenois-t, un village disputé, c’est l’anagramme de Napoléon.

Au nord du champ un lieu-dit s’appelle, toujours les oiseaux, le vert (couleur de l’Empire) coucou. Le Roussart évoque le maréchal Ney, surnommé le rougeaud, et Les vieux amis au nord et la Belle Alliance au sud, ce sont Blücher et Wellington qui prennent les Français en tenaille. Mon Plaisir, toujours sur la carte, c’est Mount Pleasant à Sainte-Hélène. Waterloo annonce Sainte-Hélène.

L’île d’Aix

C’est la période qui suit la funeste bataille qui nous intéresse maintenant. Napoléon, groggy, repousse les ressources qui lui restent et abdique le 22 juin, au solstice d’été. Ce soleil humain décline brutalement pour vivre son hiver : nous sommes dans l’hémisphère sud, sur l’île de Sainte-Hélène. Il réside un temps sur l’île d’Aix, d’où il tente sans conviction de rallier les États-Unis. Le 14 juillet, jour révolutionnaire par excellence, il décide naïvement de se rendre aux Anglais. Il embarque à l'aube du 15 juillet à bord du brick Épervier et se dirige vers le vaisseau « Bellérophon », où il est accueilli par son commandant, l’Anglais Maitland (à Waterloo, c’est un Maitland qui stoppe les derniers efforts français) qui l’emmène en Angleterre. 

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Le blason de l’île d’Aix. Un lion sur fond de vert empire, un trident et une butte. Ce blason créé en 1810, 5 ans avant la chute, annonce le triomphe du lion anglais et l’Aix-ile sur un caillou de l’atlantique sud. A Waterloo, les vainqueurs établissent une butte où ils placent un lion : la butte du lion.

 

Après l’Élysée où il abdique, puis les roses de la Malmaison, l’ex-empereur trouve refuge en Charente Maritime (17), sur l’île d’Aix. La Malmaison c’est le domaine de sa première épouse Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie que Napoléon baptise Joséphine. La roseraie de la Malmaison compte 800 variétés de cette fleur, car la passion de l’impératrice, outre la mode et les frivolités, c’est la botanique et l’animalerie. C’est à elle que l’on doit en Europe l’introduction du cygne noir, la vraie curiosité de la Malmaison selon Stéphane Bern. Le cygne est un oiseau aquatique qui, blanc, symbolise la grâce, la pureté, la majesté. Noir il est associé à un symbolisme occulte. Un conte d’Andersen illustre cette inversion des couleurs à travers une vierge ensorcelée vue sous la forme d’un cygne noir. A noter que, contrairement à Marie Antoinette à qui on reprochera des dépenses inconsidérées, l’histoire est indulgente avec Joséphine.

Le général Beker a la redoutable mission, en juillet 1815, d'accompagner et de surveiller l’empereur de Paris à l'île d'Aix. Dans la mythologie grecque, Cerbère (en grec Kérberos), est le monstrueux  chien   de garde des enfers. Il empêche les morts de s'échapper de l'antre d'Hadès et les vivants de venir délivrer les morts.

La dernière résidence en France de Napoléon est une île au nom prédestiné, qui ne pouvait s’appeler que l’île d’Aix. Un ex-maître du monde sur l’île d’Aix point de départ de son Aix-il. Le mystérieux inconnu s’amuse. Napoléon fait remarquer que c’est à l’île d’Aix que Pierre Choderlos de Laclos, a écrit, avant le premier Empire, l’essentiel des « Liaisons dangereuses ». L’auteur y évoque les intrigues amoureuses de ses personnages mais encore les frustrations militaires et les nombreuses humiliations qu’il estime avoir subies au long de sa vie, de la part des « vrais » nobles... Napoléon enfant à Brienne, était moqué par les vrais aristocrates, et ne sera pas plus accepté par les vrais rois et empereurs de Prusse, de Russie, d’Angleterre, d’Autriche… qui détestaient cet empereur auto-proclamé. C’est à Aix que l’empereur entreprend des liaisons dangereuses par ses négociations avec Albion qui va le tromper sur ses perfides intentions.

La destinée malheureuse de Napoléon est toute entière tracée dans les îles. La Corse, qu’il n’arrive pas à conquérir et où la « casa Bonaparte » sera brûlée, l’Angleterre île de son mortel ennemi, Elbe et Sainte-Hélène, îles de ses rejets. Son vainqueur Wellington et son geôlier de Sainte-Hélène, Hudson Lowe, sont nés sur l’île d’Irlande. Lowe occupera la Corse, sera gouverneur de deux îles : Capri et Ceylan. Le général Hill (île) commande l’aile droite anglaise à Waterloo au Ménil (mène île). Côté français, la 1ère division du 1er corps, est nominalement commandée par le général Allix (ou Alix), anagramme d’Aix !

A Aix, Napoléon et son entourage discutent sur la conduite à tenir : faut-il rejoindre l’Amérique, se rendre aux Anglais ou même rallier ses partisans encore nombreux ? Une fauvette des mers entre alors dans la cabine et est capturée par Gourgaud. « Voyons les augures » déclare Napoléon qui fait libérer l’oiseau et celui-ci de s’éloigner vers les navires anglais. Une simple anecdote. Mais à regarder le blason de l’île de Sainte-Hélène, on ne rit plus. Il est composé d'un vaisseau abordant l’île, d’une frange d'or chargée d'un oiseau. Le blason est surmonté d'une couronne coiffée d'une chimère représentant sainte Hélène portant une fleur et une croix.    

Ce n’était pas la première fois qu’une fauvette était oiseau de mauvais augure, en 1793, son expédition militaire en Sardaigne est un échec. Son bateau « amiral » s’appelle alors la Fauvette.

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                                              Le blason de l’île de Saine-Hélène.

Deux bateaux attendent Napoléon pour son exil en Amérique : la Méduse (celui du radeau) et le brick la Saale. La Saale est une rivière allemande qui se jette dans l’Elbe. La Saale mène à une île d’exil, l’île d’Elbe qui a été la première île d’exil de l’empereur déchu. C’est cette rivière qui participe, en tant que cours d’eau, à la bataille d’Iéna qui se déroule le 14 octobre 1806. Neuf ans plus tard, le 14 octobre 1815, jour pour jour, le « Northumberland » accoste l’île de Sainte-Hélène. 

« Bellérophon », nom du vaisseau qui accueille le captif, n’est pas un nom ordinaire, mais celui d’un héros de la mythologie, qui chevauchant Pégase, tue la Chimère. La chimère est un monstre séducteur bâti d’un lion, d’une chèvre et d’un dragon cracheur de feu. La chimère est aussi un règne néfaste d’un souverain perverti, tyrannique ou faible. Pégase, le cheval fabuleux monté par Bellérophon est né du sang de la Méduse, un autre monstre décapité par Persée. Pégase est encore le cheval qui peut faire jaillir la pluie du ciel d’un coup de sabot. Pluie qui retarde la bataille en 1815. Le Bellérophon en mauvais état car il a subi à Trafalgar l’assaut du navire français… l’Aigle et en a subi de gros dégâts.    

A Aix, Napoléon déchu greffe dans le jardin un frêne (évoqué par Edgar Quinet) sur un ormeau toujours visible aujourd'hui. N’avait-il pas mieux à faire ? Sa situation demande des réponses urgentes mais lui prend le temps de faire cette greffe. Est-ce un message ? En botanique, l'intérêt de la greffe est d'associer les caractéristiques de deux plantes. Le frêne est un symbole de solidité et l’orme de justice.   « Vous entendez d'ici le vent souffler dans ce grand orme, le seul qui existe sur le plateau des Anglais. » écrit Quinet. Wellington, le justicier, commande la bataille du 18 juin de cet orme. Avec ces arbres unis par la greffe nous avons une image symbolique de la bataille.

L’île d’Aix abrite, de nos jours, en plus de son musée napoléonien, un musée africain qui comprend un diorama des oiseaux de l'île de Sainte-Hélène. G. Simenon y a séjourné un temps pour fuir Joséphine (prénom de l’impératrice) Baker (c’est aussi, on l’a vu, le nom du général qui accompagne Napoléon à Aix).

Cela semble des détails ? Mais cette île minuscule est appelée « La petite Corse de l’Atlantique » et a la particularité de vouer une passion aux roses trémières. Les façades de ses maisons sont roses, la résidence des Gourgaud, nom d’un fidèle de Napoléon qui l’a accompagné dans son exil, se nomme « La Maison Rose ». Le gardien du phare de l’île, Mr Simmonneau, a épousé en 1945 une Rose Joséphine Louise. Il avait passé son enfance à la pointe des corbeaux sur l’ile d’Yeu. Son homonyme a produit la série Napoléon.  

Les historiens l’affirment : Waterloo est un Marengo à l’envers

La bataille de Marengo qui oppose Bonaparte aux Autrichiens en juin 1800 et celle de Waterloo en juin 1815 présentent des singularités. Toutes deux données en juin, elles ont d’abord un déroulement favorable pour l’attaquant, l’Autriche et la France, mais sont perdues par l’irruption surprise de renforts. A Marengo, le destin que Napoléon nomme son étoile scintille et retourne une situation désespérée. A Waterloo, cette même étoile est sans éclats.

A Marengo, le général Mélas, trop confiant, rédige un bulletin de victoire et laisse la conduite de la fin de la bataille à ses subordonnés. Napoléon trop confiant, laisse le fougueux Ney conduire la bataille. A Londres aussi on annonce la bataille de Waterloo perdue alors qu’à Notre Dame on célèbre le Te Deum de la victoire. 

Tout y est à l’envers. A Marengo, le général Desaix éloigné du champ de bataille, avant d’en recevoir l’ordre, fait demi-tour et marche au canon pour renforcer Bonaparte. Il transforme par son initiative une défaite annoncée en victoire. A Waterloo, même scénario, Grouchy entend le canon qui gronde au loin, mais malgré les suppliques de ses lieutenants préfère rester à Wavre.   Le général Kellermann qui donne la victoire à Marengo charge dans les mêmes conditions à Waterloo, mais décidément, tout est à rebours et sa charge pourtant valeureuse se brise sur les carrés anglais. A Marengo, le général Desaix combat en civil. A Waterloo le général anglais Picton est lui aussi en vêtements civils. Ils meurent tous deux sur le coup frappé d’une balle. Waterloo devait être l’affaire d’un déjeuner, Marengo passe dans la postérité culinaire avec son « poulet ou veau Marengo ».

Il existe une avenue Marengo en Belgique à Waterloo. A Waterloo, un cheval monté par Napoléon s’appelle… Marengo. 

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Le cheval Marengo qui portait Napoléon à Waterloo.  

Les ailes impériales

Napoléon place son empire sous les ailes en choisissant l’Aigle et des Abeilles. On lui avait proposé   successivement l’aigle, le lion, l’éléphant, le coq, l’abeille. A Sainte-Hélène il réside pendant près de deux mois au pavillon des Briars sous la surveillance de l'amiral Cockburn. Briars se traduit en français par « les églantiers ». Les églantiers que l’on peut lire les Aigles entiers. Cockburn, le premier geôlier avant Lowe se décompose en Cock-coq, l’oiseau et burn qui se traduit par brûler. Le coq à brûler. Le fils de l’aigle est aussi un oiseau, l’Aiglon, qui naît le 20 mars au printemps comme tous les oisillons. Le navire qui ramène les cendres impériales à Paris en 1840, est la « Belle Poule »… Ce sont les coqs gaulois des drapeaux de la garde nationale qui forment la haie depuis Neuilly jusqu'aux Invalides. Etre un aigle, se faire surveiller par un coq (Cokburn) et voyager avec une belle poule, le mystérieux inconnu ironise. 

A Waterloo, les Français vont s’acharner à prendre pied au Mont Saint Jean. Le symbole et surnom de saint Jean l'évangéliste est l'aigle, car selon la légende c’est ce rapace qui lui aurait servi de pupitre lors de son exil sur l'île de Patmos où il rédige l'Apocalypse. Le Mont Saint Jean c’est l’apocalypse de l’Aigle qui écrit le Mémorial sur l’île de Sainte-Hélène. 

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Les Buttes Chaumont

Une curiosité parisienne nous plonge, par le bec de son rapace, dans le parc des buttes Chaumont qui a la forme d’une tête d’aigle. L’œil du rapace est matérialisé par une île placée au centre du parc. Mais pourquoi avoir choisi ce site et pas un autre ? Les buttes Chaumont sont élevées sur l’ancien dépotoir de Montfaucon. Les contours de cette île se calquent grossièrement sur celui de l’île de Sainte-Hélène. Cette tête de rapace, est un clin d’œil de ses deux concepteurs (Haussmann et Napoléon III) pour rendre hommage à Napoléon Ier. La pupille de l’œil et point culminant de l’île, le grand rocher, est un amoncellement artificiel et naturel de rocs qui donne un caractère sauvage au site. Au sommet de cette élévation s’élève un temple dédié à la Sybille, une prêtresse réalisant des divinations. Elle s’exprimait souvent de manière sibylline, histoire de limiter les possibles contestations. Le point culminant de l’île de Sainte-Hélène est le pic de Diane. Ce piton règne sur un monde minéral et végétal. A Paris, le parc laisse couler une cascade que l’on retrouve, l’empereur l’avait remarqué, à Sainte-Hélène.  

À SUIVRE

27/11/2018

MA RENCONTRE AVEC JUNIE ASTOR

Ma rencontre extra-ordinaire avec Junie ASTOR, actrice par Ranky

 

BIO EXPRESS

Photo magazine "Mon film"

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Junie Astor, comédienne française, de son vrai nom Rolande Jeanne Risterucci, est née à Marseille le 21 décembre 1911. En 1937 elle est désignée le plus prometteur talent de l'année et en 1937 elle reçoit le prix Suzanne Bianchetti.

Elle tourna dans 55 films sous la direction des plus grands réalisateurs de l’époque : Jacques Deval, Jean Renoir, Henri Decoin, et en compagnie de célèbres acteurs, Fernandel, Raimu, Danielle Darrieux, Claude Dauphin, Jean Marais, Madeleine Sologne, Louis Jouvet, Jean Gabin, etc.

Au théâtre des Ambassadeurs, elle joue dans "Lundi 8 heures" de Georges Kaufman et Edna Ferber. Au théâtre Edouard VII  "Ombre chère" de Jacques Deval.

Elle était l’épouse du réalisateur Bernard Latour avec lequel elle devint productrice de la société Astor films. Elle dirigea deux salles de cinéma sur les grands boulevards parisiens, l’Astor et le Rio-Opéra. Elle repose au cimetière de Bagneux.

 

MA RENCONTRE

23 août 1967. Je n’étais pas peu fier de ma Dauphine bleue, ma première voiture, une quatre vitesses, sportive, nerveuse, rapide, que j’avais hâte de conduire sur route, au cours d’un long trajet afin d’en apprécier toutes les qualités. Cette occasion me fut donnée par Louisette, une copine d’enfance qui envisageait, depuis Roubaix, de se rendre dans la région grenobloise pour affaires. Disposant moi-même de quelques jours, je lui proposai donc de passer par Paris d’où nous pourrions partir dans ma belle auto d’occasion.
Le voyage tint ce qu’il promit. La route du retour s’annonçait aussi agréable. La radio de bord déversait en sourdine ses chansons et nouvelles. Le temps était beau et chaud, les paysages bourguignons magnifiques.
images-3.jpgMais depuis un certain temps, la circulation était légèrement ralentie. La vitesse générale se situait entre 60 et 70 km à l’heure, mais peu importe, la joie était dans l’air.
Avant notre départ de Paris, nous n’avions pas pu voir le dernier film de Junie Astor, cette grande vedette que je tenais en admiration. Nous nous promettions bien, à notre retour, Louisette et moi, de nous rendre à cette séance. Surtout moi... Je connaissais une bonne partie de la filmographie de cette actrice et étais plutôt prolixe sur sa carrière, ses projets, au point que je semblais à certains moments fatiguer ma compagne de route avec mes commentaires.
« Je suis sûr de la rencontrer un jour, répétai-je à diverses reprises. Je ne sais pas pourquoi je dis cela, mais je le sais. »
Le long convoi des véhicules continuait à s’écouler en direction de Paris sur une nationale 6 à trois voies de circulation qui me paraissait bien dangereuse car les véhicules pouvaient doubler dans chaque direction.
Aussi, cela faisait dix minutes que je restais bien sagement derrière un gros camion bâché qui me barrait l’horizon.
Malgré les véhicules qui défilaient dans la circulation d’en face, une 404 Peugeot entreprit de me doubler. Il n’y avait ni cesse ni fin qu’elle puisse prendre ma place derrière le camion. J’entends encore ses coups de klaxon ! Je serrai donc bien sur ma droite et laissai passer cet imprudent.

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L’avant broyé de la Maserati.
Et c’est à ce moment qu’une explosion effroyable retentit, accompagnée d’un nuage étincelant de débris métalliques, comme un feu d’artifice qui monta dans le ciel à au moins 20 mètres sur le côté gauche et au-dessus du camion.
La 404 qui venait de prendre place devant ma Dauphine partit en vrille et disparut dans l’explosion.
Un bolide de course venant de Paris, une Maserati, voulant doubler sa file de voitures, s’était soudainement trouvé derrière une autre voiture qui doublait aussi. La vitesse de la Maserati était telle qu’elle ne pouvait plus ni freiner ni se rabattre. Le chauffeur s’était donc engagé sur la chaussée de gauche au moment précis où un camion surgissait en sens inverse. Le choc était inévitable. Le camion se mit à zigzaguer, naviguant sur toute la route, puis se renversant en travers, laissant échapper une multitude de melons qui éclataient sur le bitume. La scène était hallucinante. Le bruit insoutenable dura des secondes interminables. Je freinais mon véhicule par à-coups, en serrant sur le côté droit. Louisette était tétanisée.
Puis le silence s’installa, lourd, presque irréel. La vision était dantesque. À un moment, plus rien ne bougea. Le cauchemar était fixé, comme une photo.
Alors, on commença à voir des gens sortir des voitures stationnées ou bouger dans des amas de ferraille. Les passagers de la 404 étaient tous grièvement blessés. Le chauffeur du camion errait de point en point, perdu dans un cauchemar.

Des personnes s’agitaient, tentant de secourir des voyageurs. Je les rejoignis et arrivai rapidement près de la Maserati. Tout l’avant du bolide était pulvérisé. Le long moteur était broyé, fumant. Les deux sièges de la décapotable étaient vides. Seule, une chaussure était coincée dans les pédales. Les deux passagers avaient été éjectés à une dizaine de mètres. Je crois me souvenir que l’homme avait une jambe arrachée. Il était mort.
Et puis je vis la passagère, couchée sur le dos, la jupe relevée jusqu’au pubis, une blessure en haut d’une cuisse, et une bosse énorme sur le front comme si, à cet endroit, la tête avait doublé de volume.
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Le camion renversé.


Soudain, je fus perturbé en regardant ce visage, comme s’il s’agissait d’un membre de ma famille, ou d’une amie. Je connaissais cette femme. J’en étais sûr ! Je saisis son poignet pour tâcher de distinguer le pouls... rien ! Je posai mes mains de chaque côté du cou pour détecter un battement cardiaque... rien ! Elle avait été tuée sur le coup. Quelqu’un apporta une couverture et nous recouvrîmes le corps.
Un homme venait d’arriver, équipé d’un appareil photo. Il se mit à prendre des clichés, fébrilement. Je remontai dans ma voiture et parvins à quitter les lieux non sans difficulté. En bas de la côte, nous atteignîmes Sainte-Magnance où nous nous réfugiâmes dans un petit restaurant, incapables de reprendre de suite la route. J’avais en mémoire le visage de cette femme accidentée. Je la connaissais, c’est sûr !

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La 404 accidentée.

Ce n’est que bien des heures plus tard que nous apprîmes l’identité des deux passagers de la voiture de sport : l’homme s’appelait John Simone. Il était importateur des voitures Maserati pour la France et sa compagne, tuée en même temps que lui, en cette après-midi du 22 août 1967, était la célèbre actrice de cinéma de l’époque : Junie Astor.
Une "coïncidence" étrange eut lieu récemment, alors que j’écrivais ces lignes. Le monsieur qui prenait les photos le 22 août 1967 était, à l’époque de l’accident, gérant de la station-service de Sainte-Magnance.
Par un hasard incroyable, plus de quarante ans après l’accident, il mettait en ligne ces photos sur un site Internet consacré aux accidents spectaculaires de la route. C’est ainsi que, par hasard encore, je tombai sur celle-ci, moi dont les accidents de voiture photographiés ne constituent pas vraiment ma passion première.

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Je découvrais alors, ébahi, être le jeune homme que l’on voit, sur la photo ci-dessus, derrière l'épave de la Maserati ! (je suis, de face, au milieu du cliché)

 

FILMOGRAPHIE

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Prochain article : Ma rencontre extra-ordinaire avec Haziel, angéologue Par Jacques Mandorla

 

 

 

 

17/11/2018

MA RENCONTRE AVEC BELLINE

MA RENCONTRE EXTRA-ORDINAIRE AVEC BELLINE, VOYANT, par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Marcel Forget est né en 1924. Il d'abord exercé le métier de brocanteur. En 1955, il ouvre sous le pseudonyme de « Belline » un cabinet de consultation au 45 de la rue Fontaine dans le 9e arrondissement de Paris, tout près de la place Blanche. Il a cessé ses activités de voyant à la fin des années 1980. On ignore précisément quand il est décédé (1994 ? 2004 ?) et où il est enterré.

Si des lecteurs possèdent des informations à ce sujet, merci d'avoir la gentillesse de nous les communiquer à : paranormal@orange.fr



MA RENCONTRE

Belline, considéré comme l'un des meilleurs voyants du monde, m'a reçu un jour d'avril 1984 dans son cabinet. Depuis plus de 2 ans, il refusait de rencontrer des journalistes. Exceptionnellement, pour le magazine « Confidences » dans lequel j'avais une rubrique intitulée « Pour le plaisir de mieux-vivre », il avait accepté mon interview. J'avais trouvé face à moi un homme de 60 ans, fatigué (comme le montre bien la photo de lui que j'ai prise le jour de notre rencontre), mais extrêmement chaleureux, et qui avait conservé une très grande lucidité par rapport aux événements qui bouleversèrent la planète.

 

Monsieur Belline, vous êtes certainement le voyant français le plus célèbre de notre époque. Vous avez été consulté par les plus grands de ce monde et le philosophe Gabriel Marcel vous a même surnommé le« Prince des Voyants ». Or, je vous sens triste, amer, désabusé.

Triste oui, amer non. Triste parce que le 5 août 1969 j'ai perdu mon fils unique Michel dans un accident de la route. Depuis ce jour, ma vie n'a plus le même sens. Ensuite parce que les gens que je reçois sont de plus en plus angoissés, inquiets de leur avenir. Or vous savez, sans doute, qu'un voyant « absorbe » beaucoup d'énergie venant de ses clients. On peut dire que j'endosse tous les problèmes, toutes les préoccupations, tous les désespoirs que je capte chez la personne qui me fait face.

À quel moment avez-vous pris conscience de votre capacité de voyance ?

Dans un sanatorium situé dans les Alpes, alors que j'étais soigné de la tuberculose ! Un matin, j'ai ressenti des douleurs dans le ventre. J'ai compris que ce n'était pas moi qui souffrait, mais mon voisin de chambre : j'ai pensé qu'il faisait une occlusion intestinale... ce que le médecin confirma ! La maladie qui me clouait encore au lit avait donc été l'épreuve nécessaire à la libération d'une faculté dont je ne soupçonnais pas la puissance avant d'entrer dans ce sanatorium.

Vous avez publié en 1972, chez Robert Laffont, un livre très émouvant dans lequel vous racontez votre expérience de contact avec votre fils Michel.

J'ai intitulé ce livre « La troisième oreille, à l'écoute de l'au-delà ». Deux heures avant le drame, en pleine nuit, je m'étais brusquement réveillé, pressentant le pire. Puis, en 1971, soit deux ans après la disparition de Michel, je l'entends me parler distinctement alors que mon épouse, à mes côtés, ne percevait aucun son. Ce « dialogue » durera près de deux ans.

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Quelle conclusion tirez-vous de cette expérience étonnante ?

Une double conclusion : d'une part, la communication avec un être cher est exceptionnelle mais angoissante et, d'autre part, cette relation prouve qu'une certaine vie existe après la mort.


Pourquoi avoir intitulé votre livre « La troisième oreille » ?

Cette expression est apparue lors d'un dialogue avec mon fils. Je lui ai demandé où il était. Il m'a répondu « C'est un tourbillon, comme dans un rêve. Une assemblée de sons, d'idées, de couleurs différentes. Une lumière qui jamais n'aveugle. Des sons sous forme de douces vibrations. La lumière produite la lumière et d'elle jaillissent des sons ». Je lui ai alors dit : « Lorsque je t'appelle, tu perçois des sons. Cela signifie-t-il donc que l'homme possède une troisième oreille ? ». Il m'a répondu « Oui, une oreille pour une autre dimension ».

Depuis la sortie de mon livre, j'ai reçu de très nombreux témoignages de gens qui ont vécu le même phénomène que le mien.

Vous avez réalisé des prédictions spectaculaires, toutes authentifiées. Je pense à l'annonce de la mort d'Eisenhower, publiée dans France-Soir 3 mois avant sa crise cardiaque fatale. Ou bien à la clairvoyance des barricades de Mai 68, relatée dans « Le Parisien Libéré» fin septembre 1966. Ou encore à la vision prémonitoire de l'accident tragique qui a coûté la vie à Claude François. Comment parvenez-vous à faire de type de prédictions ?

Dans le cas de Dwight Eisenhower et de Mai 68, j'ai vu des images mentales, des flashs fulgurants. À partir de ces chocs visuels, le clairvoyant doit ensuite interpréter ce qu'il a perçu. Ainsi pour Eisenhower, j'ai vu le président américain sur un terrain de golf se plier brusquement et porter la main à son cœur.

Pour Mai 68, j'ai vu des manifestants courir dans tous les sens, des rues barrées par des tas de pierres et le général de Gaulle... essayant de les enlever.

Pour Claude François, je suis bouleversé encore aujourd'hui. Car c'était un ami, qui venait me consulter régulièrement. Un jour, un cliché mental m'apparut : je vis Claude François dans une barque qui prenait l'eau. Et je m'entendis lui dire, par un phénomène de résonance intérieure, c'est-à-dire que les mots sortaient de ma bouche comme s'ils étaient dictés par un autre que moi : « Méfiez-vous des voyages en mer ou des baignades! ». Hélas, je n'avais pas réussi à interpréter correctement le fait que la barque tragique serait sa baignoire.

Vous avez créé un jeu de cartes divinatoires nommé « L'oracle Belline ». Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?

C'est une histoire étonnante où le hasard et la chance ont joué un grand rôle ! Un jour, l'une de mes clientes m'annonce qu'elle va déménager et qu'elle possède des documents sur la voyance qui pourraient m'intéresser. Je me rends chez elle et je découvre un manuscrit et un jeu de cartes. Je m'aperçois alors qu'il s'agit d'éléments ayant appartenu à un mage très connu au XIXe siècle et qui avait habité à cet endroit. Cette personne s'appelait Jules Charles Ernest Billaudot (1829-1881), mais consultait sous le pseudonyme de « Mage Edmond ». Mon « Oracle » est un hommage rendu à ce voyant.

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Le Mage Edmond

 

UN ÉTRANGE PHÉNOMÈNE SURVENU PENDANT L'INTERVIEW !

Avant de commencer l'interview, Belline que je remerciais sincèrement de m'avoir accordé la faveur d'un rendez-vous, tint à me mettre en garde : « Si vous enregistrez notre conversation, vous risquez de ne rien avoir sur votre bande magnétique. C'est déjà arrivé très souvent dans passé avec d'autres journalistes. J'ignore ce qu'il se produit exactement, mais le fait est réel ». J'ai alors cru à une boutade, d'autant plus que j'en étais à ma sixième interview consécutive, que j'utilise le même matériel chaque fois et qu'aucun problème technique ne s'est jamais posé jusqu'à présent. Pendant tout l'entretien, j'ai d'ailleurs vérifié à plusieurs reprises le déroulement de la bande. Tout fut normal. Après avoir pris congé de Belline, je suis rentré chez moi afin d'écouter l'enregistrement et de commencer la rédaction de mon article.

Surprise : il n'y avait qu'un souffle permanent sur la cassette-audio ! Aucun mot de notre dialogue n'avait été enregistré ! Heureusement, j'avais pris des notes écrites pendant l'entretien. J'ajoute que j'ai immédiatement essayé le magnétophone : il a enregistré parfaitement ma voix ! Me suis-je trouvé face à un phénomène paranormal, une sorte « d'effet Belline » ? Ou bien y avait-il, dans le cabinet, un appareil brouilleur d'ondes ?

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Cabinet de Belline, exposé au musée des Arts et Traditions Populaires (Mucem à Marseille).

 

Prochain article : ma rencontre avec Junie ASTOR, actrice, par Ranky

SONDAGE

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MA RENCONTRE AVEC JACQUES BREL

Ma rencontre avec Jacques BREL, chanteur compositeur

par Ranky

 BIO EXPRESS

1878840123.jpegJacques BREL, compositeur, poète, chanteur, acteur, est né à Schaerbeek, commune bruxelloise, le 8 avril 1929. Dès l'enfance il se passionne pour la langue française et compose des poèmes alors qu'il n'a pas encore 15 ans. A16 ans il écrit plusieurs pièces de théâtre qu'il interprète avec des camarades. Son père, propriétaire d'une cartonnerie, l'engage dans le service commercial  car il s'inquiète de l'esprit "révasseur" de son gamin. Jacques s'ennuie. Pas plus qu'il ne s'était intéressé aux études scolaires, il ne s'intéresse à ce travail. Il songe quelque temps à devenir éleveur de poules ou pourquoi pas cordonnier et peut-être même chanteur, ce qui lui plairait bien aussi.

Ne connaissant rien à la musique et sans jamais avoir apprit le solfège il se met à composer des mélodies sur le piano de ses parents et à écrire des textes de chansons qu'il interprète  lors de repas familiaux au grand désespoir de son père qui veut à toute fin voir son rejeton abandonner le projet de devenir artiste. Mais Jacques persiste et réussi à se faire engager de temps à autres dans quelques cabarets.

En 1953 il se met en tête de réaliser un disque qu'il envoie à Jacques Canetti, homme d'affaire et producteur de musique connu pour avoir aidé de nombreux artistes à se lancer : Charles Aznavour, Edith Piaf, Charles Trenet, Georges Brassens, Jacques Higelin, Jeanne Moreau, Serge Reggiani... C'est donc Jacques Canetti qui lance Jacques BREL en 1954 en lui faisant enregistrer son premier album et en le faisant passer dans le cabaret qu'il dirige, "Les trois Baudet".

Le public ignore combien Jacques BREL à "galéré" pendant des années et des années avant d'être propulsé sur les plus prestigieuses scènes. Une  notoriété incroyable submerge le monde. Elle est due à sa force de travail. Il enchainera des tournées épuisantes, assurant quelquefois près de 400 récitals certaines années qui, tout le monde le sait, comportent 365 jours !!

Jacques BREL meurt d'une embolie pulmonaire le 9 octobre 1978 (il y a donc exactement 40 ans !) à l'hôpital Avicenne de Bobigny. Il n'avait que 49 ans. Il repose au cimetière d'Atuona aux îles Marquises, non loin de la tombe de Paul Gauguin.

 

MA RENCONTRE
Base aérienne de Cambrai-Épinoy. Je termine mon régiment que j’agrémente chaque fois que possible, quand je ne suis pas à l’ombre des cachots militaires, par une permission.
Ce vendredi est pluvieux, glacé, et je progresse en faisant de l’auto-stop sur la route déserte qui mène d’Épinoy à Cambrai où je dois prendre le train.
Enfin, une voiture s’arrête dans un bruit de ferraille, une 2 CV au bord de la retraite. Indifférent à la pluie qui redouble, un homme dégingandé sort du véhicule pour ouvrir la portière côté passager.
Monte, mon gars.
La voiture redémarre. Le moteur ronronne depuis dix minutes lorsque la voiture tousse deux ou trois fois et s’arrête.
C’est rien, fait le conducteur. C’est le carbu.

Il ouvre le capot, bidouille dessous et on repart. La pluie cesse subitement de tomber. Alors, le conducteur entame la conversation.
Alors, comme ça, tu es aviateur ? Tu pilotes ?
Mais, volubile, le conducteur n’attend pas les réponses et enchaîne :
Moi, j’aimerais bien piloter un avion, mais j’ai pas les moyens, plus tard peut-être, quand je serai riche. L’armée, tu vas en faire ton métier, non sans doute ? Moi je voudrais faire des chansons, mais avec la gueule que j’ai c’est pas facile d'en faire un métier. En ce moment, je suis représentant, et en fin de semaine des amis m’emploient comme barman, enfin je fais un peu de tout. Et toi que vas-tu faire ?
Je n’ai pas le temps de répondre que boum-boum ploc-ploc-ploc.
On a crevé, dit en riant le conducteur.
Je riais aussi tout en me demandant si nous allions arriver à Paris avant la fin de la permission. Changement de roue dans un calme impressionnant et une bonne humeur sous-jacente, témoin le sourire fendu jusqu’aux oreilles du mécano improvisé.
Oui, alors, que vas-tu faire, après le service militaire ?
— Je fais le magicien, j’aimerais devenir professionnel.
— T’as raison. Toi tu peux. Je le sais. Je le vois. Tu verras. Moi, chanter, je ne pourrais pas. En plus, avec mon nom, c’est râpé, grillé, carbonisé : je m’appelle « Brel » et dans le Nord-Pas-de-Calais, tu le sais, on dit « Con comme une brêle » Ha ! Ha ! Ha ! Pour l’heure, la représentation, ça marche. Ça m’emmerde, mais ça marche ! Je vends du carton. Je vais peut-être élever des poules. J’aime bien les poules. Ah ! si, je chante, un peu, à Montmartre, mais les gens s’en foutent, ils bouffent.
Aux portes de Paris, nous primes deux cafés, puis nous séparèrent sur une chaleureuse poignée de main.
Le grand bavard d’automobiliste avait pour nom Jacques Brel. À l’époque, il donnait un coup de main dans un cabaret de Montmartre.
Le petit aviateur deviendra Ranky.

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BIBLIOGRAPHIE

L'oeuvre de Jacques Brel est considérable et il est pratiquement impossible de citer la totalité de ses créations. J'invite mes lecteurs à se rendre sur ses biographies, Wikipédia par exemple....

Prochain article : ma rencontre avec Belline, voyant par Jacques Mandorla

MA RENCONTRE AVEC COLUCHE

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

Ma rencontre avec Coluche, comique inclassable par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Michel Gérard Joseph Colucci est né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Son père est peintre en bâtiment et sa mère fleuriste. Il obtient son certificat d'études en 1958 mais niera toujours l'avoir obtenu... malgré les preuves fournies par sa mère ! Il sèche souvent l'école pour traîner avec une bande à Montrouge... et se fait même arrêter pour des bagarres et un vol de sac à main sur la voie publique !

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La photo anthropométrique de Michel Colucci figure dans les archives de la Police. Elle a été prise le 22 août 1953 : il n'a pas encore 9 ans !


Michel Colucci fait plein de petits boulots où il ne reste pas longtemps : télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, assistant-préparateur en pharmacie, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes, fleuriste... En 1969, à 25 ans, sa destinée va changer : il rejoint la troupe de Romain Bouteille, qui vient de créer un café-théâtre nommé « Le Café de la Gare ». Mais Coluche n'y restera pas longtemps : il se fera virer l'année suivante pour son comportement trop agressif et trop individualiste.

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La troupe du « Café de la Gare » - De haut en bas et de gauche à droite : Coluche, Romain Bouteille, Rufus, Patrick Dewaere et Sotha (ex-compagne de Romain Bouteille, puis première épouse de Patrick Dewaere).


Fin 1971, Michel Colucci crée son propre café-théâtre : « Au vrai chic parisien ». En 1984, il obtient la consécration avec un César du meilleur acteur pour son rôle dans le film de Claude Berri « Tchao Pantin ». En 1985, il crée « Les Restos du coeur » justifiant sa démarche de la façon suivante : « Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre ». Le 19 juin 1986, au volant de sa moto, il percute un camion et meurt sur le coup à Opio (Alpes-Maritimes).

 

MA RENCONTRE

Depuis l'année 1968 et mon arrivée à Paris pour mon cursus à l'ESCP (École Supérieure de Commerce de Paris), je réside à la Cité internationale des étudiants dans le 14e arrondissement de Paris. Je fréquente assidument les cafés-théâtres de la capitale et cela me donne alors l'idée de créer une petite troupe (chanteurs, transformistes,...) qui passe dans différents pavillons de cette Cité universitaire. Dans cette troupe, je fais des numéros de mime.

Un jour de 1973, en fin d'après-midi, je me promène dans le quartier Montparnasse avec l'espoir de discuter avec des comédiens de café-théâtres et pour mieux connaître les ficelles du métier. C'est dans l'impasse d'Odessa (aujourd'hui elle n'existe plus : un parking a été construit à la place) que j'ai fait une rencontre extra-ordinaire. Au n°16 de l'impasse, j'avais vu les premières pièces de Romain Bouteille dans son « Café de la Gare ». Mais ce jour-là, surprise : le « Café de la Gare » a disparu, remplacé par une nouvelle salle, nommée « Au vrai chic parisien ». Une troupe inconnue présente un spectacle intitulé « Ginette Lacaze 1960 » et sous-titré « Chronique des moeurs chantée », une sorte d'hommage à la comédie musicale et aux yéyés. Je m'achète un billet... et je me retrouve avec une dizaine d'autres spectateurs seulement ! Maigre public alors que le spectacle était vraiment bien ficelé et très vivant. Sur scène, il y a des musiciens de qualité, dirigés par Xavier, le fils de l'acteur Jean-Marc Thibaud : ce groupe de musiciens sera célèbre, des années plus tard, sous le nom d'Orchestre du Splendid !


Un mec avec une salopette zébrée

Le lendemain, en fin d'après-midi, je retourne sur place pour tenter de discuter avec les comédiens. Quand j'arrive devant le café-théâtre, il n' y a qu'un seul acteur de la pièce, celui qui joue le rôle d'un rocker appelé Bobby : c'est lui qui, à mon avis, possède le talent comique le plus affirmé de toute la troupe. De son vrai nom Michel Colucci, il se fait appeler « Coluche » : il n'est pas habillé en rocker, comme dans le spectacle, mais il est engoncé dans une salopette zébrée verticalement et porte, sur le nez, de petites lunettes métalliques rondes. Il a créé et mis en scène la pièce, alors que Xavier Thibaud a écrit la musique.

On papote, on parle de nos origines italiennes communes. Je lui demande si la pièce « Ginette Lacaze 1960 » lui permet de bien vivre. Il me répond que c'est la galère, que 50% de la faible recette sont prises par la propriétaire de la salle et que les autres 50% sont donnés à part égale aux acteurs de la pièce. Pour me le prouver, il me montre un petit carnet dans lequel il tient lui-même les comptes au jour le jour !

De son côté, Michel me demande ce que je fais dans la vie : je lui dit que je suis publicitaire. « Ah, j'aimerais bien que tu me fasses faire de la publicité ! Ça rapporte du pognon, ça ! ». Je lui promets d'y penser. En attendant, je lui dit que je viendrai voir, à nouveau, sa pièce le lendemain soir. « Appelle-moi à l'entrée, je te ferai rentrer à l'oeil ! ».


Paul Lederman fait signer un contrat à Coluche

Le lendemain, je retourne « Au vrai chic parisien » avec une bonne amie, Anne-Marie Sargueil. Elle trouve le spectacle si génial qu'elle me dit qu'elle va en parler à l'un de ses amis qui est dans le « show-business ». Elle m'apprendra, quelques jours plus tard, qu'elle est venue avec cet ami, tous deux accompagnés par un producteur : Paul Lederman ! Celui-ci avait été, entre autres, le manager de Claude François, Mike Brant, Thierry le Luron et le sera, plus tard, du trio des Inconnus. Mon amie Anne-Marie me révélera aussi que Paul Lederman, qui est connu pour détecter les artistes ayant un très fort potentiel de réussite, s'est rendu dans les coulisses, le soir-même à la fin du spectacle, pour convaincre Coluche de signer un contrat avec lui ! Ce qui a été fait.

Coluche et la publicité Francorusse

Un jour de l'hiver 1973, après avoir été relancé plusieurs fois par Michel, j'ai enfin l'opportunité de lui proposer un « cachet » publicitaire. L'un de mes clients, la société d'entremets Francorusse (connue pour son célèbre slogan « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert » ) lance un nouveau produit.

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Publicité (à l'époque on parlait de « réclame ») pour Francorusse, avec son célèbre slogan : « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert ».


Il s'agit d'organiser une tournée de présentation du nouveau produit Francorusse auprès des directeurs de supermarchés et d'hypermarchés dans toute la France. J'ai une idée : je propose au responsable Marketing de Francorusse de remplacer l'habituelle conférence avec projection d'informations sur écran à l'aide de transparents (le logiciel PowerPoint n'existait pas encore à l'époque !) par une petite pièce de théâtre avec un maître d'école, vêtu d'une blouse grise, qui présenterait au tableau noir tous les éléments caractéristiques du nouveau dessert. Et pour le rôle d'instituteur, je propose Michel, encore très peu connu. Le responsable de Francorusse trouve l'idée intéressante et veut rencontrer le comédien. Michel est aux anges et la rémunération pour le rôle est très alléchante.

On organise donc une réunion dans mon agence de publicité, située rue des Francs-Bourgeois dans le Marais. Michel arrive en Solex : dans la cour de l'immeuble, je lui dis d'être relax et de ne pas faire de provocation devant le responsable de chez Francorusse qui est un « mec en costard-cravate », sérieux et fier de son nouveau produit. La rencontre se passe très bien : Michel joue à l'instituteur, argumente devant le tableau noir et fait rire l'auditoire. Jusqu'à la conclusion pour laquelle il s'enflamme et proclame : « À la fin, je propose de prendre tous les produits que j'ai présentés pour les balancer dans le groupe de commerçants : ce sera une véritable bataille de boules de neige ! On va se fendre la gueule ! ».

Je raccompagne Michel qui repart sur son Solex, après lui avoir dit : « Mais pourquoi as-tu déliré lors de la conclusion ? ». Il me répond : « Ils avaient l'air trop sérieux : j'ai voulu détendre l'atmosphère ! ». Puis je retourne dans la réunion. Mon client est outré : on a osé plaisanter avec son produit. Pire, le dévaloriser : c'est inadmissible ! On a donc fait la tournée de conférences avec la projection de transparents : classique et sans originalité.

Mais Michel ne m'en porte pas grief. La preuve, il me rappelle un jour pour me parler... de soucoupes volantes !


Coluche et les OVNI de Germigny-des-Prés

Un matin de septembre 1975, Michel m'appelle pour me demander : « Jacques, tu t'intéresses toujours à ces conneries de soucoupes volantes ? ». Je lui avais, en effet, évoqué un jour que j'étais enquêteur officiel pour un petit magazine, intitulé « Lumières dans la nuit » (la revue m'avait attribué le « matricule » d'enquêteur n°2338. À mon avis, ça devait plutôt être mon numéro d'abonné !) et que je cherchais des cas d'observations en France sur lesquels pouvoir faire une investigation journalistique. Je réponds donc à Michel : « Oui, je m'intéresse toujours au sujet ». Il me rétorque : « Alors, je vais te brancher sur un cas important. Ma prof de piano, France Olivia, a assisté cet été à de drôles de phénomènes dans le ciel. Appelle-la de ma part ».

À l'époque, on parlait de « soucoupes volantes » ou de MOC (« Mystérieux Objets Célestes ». L'appellation OVNI (« Objet Volant Non Identifié » interviendra plus tard, copiée sur l'expression anglo-saxonne UFO (« Unidentified Flying Object »).

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Michel me communique le numéro de téléphone de France Olivia, sa prof de piano : elle accepte gentiment de me rencontrer chez elle, courant janvier 1976. Au cours d'un sympathique entretien, elle m'apprend qu'elle a organisé en août 1975 des concerts de musique dans l'église de Germigny-des-Prés (l'une des plus anciennes églises de France, rare exemple du style architectural carolingien), un village du Loiret de 700 habitants situé à 27 km d'Orléans. France Olivia me précise : « Pendant 17 soirs d'affilée, on a vu deux objets à environ 500 mètres du sol : le premier objet de couleur rose se plaçait au-dessus du village de Saint-Martin d'Abbat et le second, de couleur jaune-blanc très lumineux, stationnait au-dessus de l'église de Germigny-des-Prés. Ils avaient tous les deux la forme d'un chapeau de curé avec un faisceau lumineux jaillissant du dessus » (voir ci-après les dessins que j'ai réalisés d'après son témoignage). Le mois suivant cet entretien, je me suis rendu sur place pendant 3 jours afin de rencontrer d'éventuels témoins du phénomène : j'ai pu en trouver 5 (dont le facteur du village) : tous m'ont décrit le même phénomène répétitif qui a duré 17 soirées.

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Coluche me pousse à faire du café-théâtre

En 1970, tout frais sorti diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Paris, j'ai eu la chance et l'honneur d'être recruté par la célèbre agence de publicité Publicis, fondée par Marcel Bleustein-Blanchet et située tout en haut des Champs Élysées, au-dessus du Drugstore. C'est dans cette agence que je rencontre Marie-José Gélamur et Claude Moreau, deux amis passionnés de spectacle.

Michel me disait souvent : « Tu devrais te lancer dans le café-théâtre : c'est sympa ! ». Encore fallait-il trouver quoi faire sur scène et avec qui. La réponse viendra dans le courant de l'année 1976 : avec Marie-José Gélamur et Claude Moreau, on décide de monter un spectacle sur le concept de « Magie-Comédie », c'est-à-dire des sketches liés entre eux par des tours de magie. Claude était le magicien (il pratiquait cet art depuis des années, en très bon amateur), Marie-José jouait la partenaire du magicien et moi Groucho Marx ! J'avais trouvé un titre « Les tribulations d'un pékin à Paris », honteusement « inspiré » de celui d'un film de Philippe de Broca : « Les tribulations d'un Chinois en Chine », sorti en 1965 avec Jean-Paul Belmondo en vedette !

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Notre trio du café d'Edgar dans la pièce de « Magie-Comédie » intitulée « Les tribulations d'un pékin à Paris » : Marie-José Gélamur, Claude Moreau le magicien et moi en Groucho Marx !


Claude Moreau réussit à nous faire engager pour deux mois au Café d'Edgar, café-théâtre situé rue Edgar Quinet dans le XIVe arrondissement de Paris... non loin du "Vrai chic parisien" de Michel ! Nous avons été placés dans la plus petite des deux salles, la grande salle présentant un « one woman-show » de Dominique Lavanant, une vrai star à l'époque : elle y jouait le rôle d'une « aubergine » qui raconte sa pénible vie de contractuelle.

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Le « one-woman show », avec Dominique Lavanant en aubergine, faisait un véritable tabac au Café d'Edgar.

Notre contrat était clair : on devait impérativement jouer s'il y avait 5 spectateurs ou plus. Les débuts de semaine, quelques minutes avant le début de notre spectacle (22h30), on avait 2 ou 3 spectateurs. On s'apprêtait donc à rentrer chez nous. Puis, soudainement, notre salle de 50 places se remplissait... comme par miracle ! On a compris assez vite ce qui se passait : Dominique Lavanant faisant salle comble, une partie des personnes refoulées à l'entrée se disaient : « Où peut-on encore voir un spectacle à cette heure-ci ? ». Résultat : des gens entraient dans notre petite salle et assistaient à notre « Magie-Comédie » ! Notre orgueil en a pris un coup : les spectateurs ne venaient pas pour nous ! Par chance, quelques jours plus tard, Le Nouvel Obs et Le Figaro nous avaient sélectionnés dans les spectacles à voir, ce qui nous a rabattu du monde... et remonté le moral ! Une très belle expérience... mais heureusement que nous étions tous les trois salariés car il nous aurait été impossible de vivre professionnellement du spectacle !

Quand je pense à ma rencontre extra-ordinaire avec Michel, je me dis que, sans lui, je n'aurais peut-être jamais eu la formidable chance de monter sur la scène d'un café-théâtre !

 

Prochain article : Ma rencontre avec Jacques Brel, chanteur compositeur par Ranky

ACTUALITÉS

Le livre qui dévoile tous les secrets du magnétisme et comment s'en servir efficacement

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Éditions Grancher - 258 pages - 22 €

Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

 

Nous avons tous du magnétisme ! Grâce à mon livre ABC DU MAGNÉTISME, vous allez mieux comprendre les phénomènes liés à votre magnétisme personnel : énergie des mains, aura, hypnose, influence du cosmos...

Si vous voulez savoir comment les guérisseurs parviennent à soigner en utilisant cette énergie issue du corps humain et - pourquoi pas - apprendre à magnétiser vous-même afin de soulager les bobos de votre entourage, ce livre de 258 pages est fait pour vous !

  • Apprendre à utiliser votre magnétisme, en vous proposant de faire chez vous de nombreux tests (faciles pour les débutants, moyens et difficiles pour ceux qui souhaitent se perfectionner), en suivant attentivement les conseils de préparation et en étudiant dans le détail les 4 grandes techniques existantes : classique, empirique, orientale (reiki) et magique.
  • Comprendre comment le magnétisme peut guérir : techniques de l'imposition des mains et des passes magnétiques, pratique en direct ou à distance, types de maladies pouvant être traitées, utilité des aimants...
  • Prendre connaissance, par des témoignages réels, de l’existence de guérisons étonnantes, obtenues par des magnétiseurs professionnels.
  • Mesurer tout ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais guérisseur.
  • Découvrir les travaux scientifiques du professeur Yves Rocard, qui expliquent pourquoi chacun d'entre nous parvient à obtenir des résultats en magnétisme et en radiesthésie.

Après avoir lu ce livre, vous porterez un autre regard sur les pouvoirs étonnants de l'Homme.

12:47 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2018

ACTUALITÉS VOICI LE LIVRE QUI VA VOUS AIDER A DEVELOPPER ETC

Voici le livre qui va vous aider à développer vos capacités paranormales

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Éditions Trajectoire - 368 pages - Très nombreuses illustrations - 22 euros

En vente dans toutes les bonnes librairies et sur www.amazon.fr et www.fnac.fr

 

Nous possédons tous des capacités paranormales. Mais il faut d’abord en prendre conscience, puis s'initier aux différentes techniques et parvenir à les maîtriser (si possible avec l'aide de quelqu'un qui est déjà professionnel). Pour cela, Jacques Mandorla vous propose dans son livre 66 tests faciles à réaliser, qui vont vous permettre de découvrir ces capacités qui dorment en vous dans 9 domaines différents : voyance, psychométrie, télépathie, psychokinèse, magnétisme, radiesthésie, hypnose, dialogue avec les morts et décorporation.

Pour prendre clairement conscience de la réalité de ces dons paranormaux, l’auteur vous révèle, pour chacun, un aperçu historique complet, les explications des scientifiques, les différentes méthodes pour les exercer et surtout un ensemble de tests préparés par les plus grands spécialistes, dont les résultats vont vous étonner.

Dans ce livre, vous apprendrez comment favoriser les flashes de clairvoyance, soulager une douleur, voir votre aura, retrouver une personne disparue, agir sur quelqu’un par télépathie, imposer une direction à l’aiguille d’une boussole, vous mettre en auto-hypnose, dialoguer avec un défunt, voyager hors de votre corps…

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08/11/2018

LES ONDES NOCIVES

Livre "Les ondes nocives"

Découvrez quels sont les dangers des perturbations telluriques, téléphones portables, ordinateurs, antennes-relais, fours à micro-ondes, éoliennes... et quelles sont les solutions pour s'en protéger

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 Éditeur : Grancher - 448 pages - 140 illustrations en couleurs - 24 €

Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

 

Si vous vous posez ces questions sur les effets des ondes électromagnétiques qui nous entourent... Faut-il avoir peur des ondes qui parcourent nos habitats, du téléphone portable, de la Wi-Fi, des antennes-relais de téléphonie mobile... ? Les personnes électrosensibles peuvent-elles être guéries ? Que penser des produits de protection anti-ondes vendus dans le commerce ? Les lignes à haute tension sont-elles dangereuses pour notre santé ? Peut-on bien vivre chez soi, sans craindre les objets domestiques émetteurs d’ondes électromagnétiques (ordinateur, four à micro-ondes, compteur Linky,...) ? Faut-il avoir peur des éoliennes ? L’énergie solaire est-elle dangereuse ? Notre habitat nous protège-t-il bien contre les ondes telluriques ? ... alors, ce livre est fait pour vous car il apporte toutes les réponses !

 

LA PRESSE EN PARLE

Revue ALTERNATIVE SANTÉ (n°41)

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LA VOIX DU JURA

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EST-CHARENTE

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10/10/2018

VIENT DE PARAÎTRE

515xw3hKGyL.jpgLE BÂTON ET LE CHAT A NEUF QUEUES

le dernier roman de François RANKY

 disponible dès maintenant en deux versions :

Version 1

Sur votre tablette KINDLE au prix de 3€99

                        

 

                                         Version 2 

Sur Amazon, la Fnac et dans toutes les librairies, le livre papier broché au prix de 13€70

(Note : les libraires n'ayant pas l'ouvrage en stock peuvent le commander en leur donnant le titre, l'auteur et le N° ISBN)

Livre broché, format 21x14 cm

Genre : Roman

Auteur : François RANKY

Nombre de pages : 160

N° ISBN : 978-29549658-1-9

Prix : 13€70

       Vous pouvez aussi le commander directement chez l'auteur           

1) Établissez un chèque ou un mandat de 13€70  à l’ordre de Ranky.
2) Adressez votre courrier à :
Secrétariat de Ranky 29, rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.
3) Vous recevrez votre exemplaire (dédicacé sur demande) par retour du courrier.

PROMO : à l'occasion de la sortie de ce livre le port et l'emballage vous sont offerts jusqu'au 30 septembre 2018.

C'est donc 13€70 tout compris !

ATTENTION, CHER LECTEUR, VOUS ÊTES AUSSI CONCERNÉ : DANS CE LIVRE, RANKY TIRE DANS TOUS LES COINS !             RANKY AU CHAPEAU  ET REVOLVER4.jpg

NOTE DE L'ÉDITEUR

Le héros du roman, Nestor Burlat, qui a reçu de sa mère, pour seul héritage, deux objets virtuels : un bâton qui devait lui permettre de le soutenir durant son voyage à travers la vie, de se défendre contre le mauvais sort et les mauvais hommes, et un chat à neuf queues, un instrument de torture pouvant être utilisé pour s’habituer aux douleurs physiques et morales, sinon à les vaincre, est plongé depuis sa naissance dans les affres d’un parcours initiatique douloureux.
Enfant classé autiste, adolescent réfugié volontaire dans la surdité et l’observation muette de ses congénères, Nestor adulte entreprend une suite incroyable de tentatives pour s’intégrer dans la société. Aidé par une sorte de don paranormal, il devient détecteur malgré lui de commerçants véreux, d’associations humanitaires douteuses, se frotte à la voyoucratie politique, s’instruit sur certaines méthodes vicieuses de la police, de la médecine, de la justice, de la finance. Partout, il découvre la déception, la trahison, la perversion, l’injustice avec pour conclusion générale : « Je ne suis pas assez malhonnête pour vivre dans ce monde. »
Un personnage énigmatique et apparemment fortuné ouvre alors à Nestor les portes de son château. Il lui offre la possibilité d’entreprendre le projet de la dernière chance, la création d’une microsociété-phalanstère où règneraient la solidarité, la bonté, l’amitié, l’amour. Ce monde idyllique est-il réalisable ?
Dans un style prenant tout à fait particulier, l’auteur nous embarque dans un éclatement de descriptions de situations dramatiques ou dérisoires astucieusement mêlées à un humour décapant, parfois désespéré.
Le lecteur est littéralement happé par le récit tragi-comique de cette destinée hors norme qui l’emmène jusqu’au dénouement imprévu et littéralement époustouflant.

 

NOTE DE NATHALIE, ATTACHÉE DE PRESSE DE FRANÇOIS RANKY

Mes amis,

Je suis attachée de presse dans une grande et célèbre maison d'édition et par le fait, habituée à voir défiler de nombreux auteurs. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai eu à connaitre un tel immédiat engouement pour un livre écrit par un auteur pas vraiment connu, à cause, probablement, de sa dispersion dans tous les domaines artistiques. François Ranky ne prends pas la peine de soigner sa notoriété. Il assure même ne posséder aucun talent particulier. Il dit : "je n'ai pas de talent, je fais juste ce que j'aime faire."

Son dernier roman LE BÂTON ET LE CHAT A NEUF QUEUES, captive des centaines de personnes sur Kindle. Ce livre n'est pas encore en librairie mais le sera dans deux jours, c'est-à-dire le 18 août 2018. Je m'attends à un raz de marée. Je prends la liberté de vous dire que son manuscrit a été rejeté par quatre grands éditeurs ainsi que l'avaient été des auteurs célèbres tels Céline auteur de "Voyage au bout de la nuit" - Marcel Proust "Du côté de chez Swann", refusé par la totalité des éditeurs parisiens- Margareth Mitchell "Autant en emporte le vent" refusé plus de dix fois- J.K Rowling "Harry Potter" refusé par 14 éditeurs- Stephen King  son roman "Carrie" refusé plus de trente fois. Stephen King compte aujourd'hui parmi les auteurs les plus lus au monde. Etc...

L'extraordinaire invention d'écriture et la façon très personnelle de traiter les thèmes foisonnants dans LE BÂTON ET LE CHAT A NEUF QUEUES sont apparemment les motifs qui ont  engendré les refus des "grands"éditeurs. Ces refus que certains pourraient bien regretter d'avoir prononcé. Je suis prête à en prendre le pari..maintenant qu'un éditeur plus modeste vient de se lancer dans l'aventure...  Nathalie, attachée de presse de François.                             

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24/09/2018

VIENT DE PARAÎTRE 60 TRESORS FABULEUX A DECOUVRIR

60 trésors fabuleux à découvrir

Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée

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Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

Ce livre est disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr, en librairie et dans les boutiques de vente de détecteurs.

Beaucoup de gens pensent qu’il est excessivement rare - pour ne pas dire, impossible - de trouver un trésor. C’est entièrement faux !

Les rubriques « Informations locales » ou « Faits divers » de nombreux quotidiens et magazines, français ou internationaux, mentionnent fréquemment des découvertes trésoraires, faites par des particuliers ou par des professionnels. Sans compter celles qui ne sont jamais déclarées.

Dans ce livre, Jacques Mandorla vous propose de partir à la découverte - et même à la recherche, pour les plus courageux d’entre vous ! - de 60 trésors fabuleux qui n’ont toujours pas été trouvés. Pour chacun, vous allez connaître sa véritable histoire, sa composition exacte et sa localisation supposée.

Trésors de la Révolution, cachés par des membres du clergé, des nobles émigrés ou des chefs chouans ou vendéens (Charette, Stofflet)…

Trésors de tueurs en série : Gilles de Rais, la marquise de Brinvilliers, Landru, le docteur Petiot…

Trésors accessibles seulement après avoir déchiffré des messages codés (cryptogrammes) inscrits sur le parchemin de La Buse, la carte de l’île des Cocos, la pierre tombale de Marie d’Hautpoul à Rennes-le-Château, les murs de l’abbaye de Saint-Wandrille, le livre de la Chouette d’Or…

Trésors de Napoléon (Austerlitz, retraite de Russie, Waterloo) et de son entourage (Fouché, Jérôme Bonaparte, Joséphine, Murat)…

Trésors d’épaves : Soleil d’Orient, Télémaque, Titanic, City of Cairo…

Trésors légendaires, mais bien réels : Templiers, Cathares, Incas…

Avis aux chercheurs : l'un des 60 trésors du livre vient d’être découvert !

Dans mon livre paru en avril 2015, j'évoque (pages 207 à 210) l'affaire des 85 tonnes de lingots et de pièces d’argent, transportées par le paquebot anglais City of Cairo, qui avait été coulé le 6 novembre 1942 par un sous-marin allemand U-68, en plein Atlantique, à 700 km au sud de l’île de Sainte-Hélène.

Or, les médias du monde entier ont annoncé, le même mois, que la société franco-britannique Deep Ocean Search, spécialisée dans la recherche sous-marine, est parvenue à remonter à la surface ce trésor qui gisait par 5 150 m de fond.

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23/07/2018

MA RENCONTRE AVEC THIERRY PAULIN

Ma rencontre avec Thierry PAULIN, tueur de vieilles dames par Ranky

BIO EXPRESS

Dans le monde hétéroclite de la nuit, la majorité des noctambules ne veulent que s'amuser mais comme partout ailleurs quelques individus se distinguent : on découvre quelques détraqués, des inconscients et des mythomanes, témoin la terrible histoire de ce jeune Antillais. (photo ci-dessous DR)

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MA RENCONTRE

Comme il est traditionnel au cabaret Rocambole, les artistes, après leur prestation, se rendent au bar ou dans les salons discuter avec les clients.

Depuis quelques temps, Blondine est devenue l'interlocutrice préférée d'un garçon, métisse Antillais âgé d'une vingtaine d'années. Il fréquente d'ailleurs le club dès qu'il apprend que nous sommes programmés dans le spectacle. Très élégant, cheveux décolorés par périodes, portant un diamant à l'oreille, bien que revendiquant son homosexualité, il aime se montrer au bar de Livio en compagnie de mon épouse qui, à plusieurs reprises, s'ouvre à moi sur l'aspect inquiétant de ce jeune homme qui, cependant, sera toujours d'une correction parfaite, très gentleman, bref, respectueux des bonnes manières.

Il se disait producteur de spectacles, organisateur de soirées à thèmes, businessman, mais en réalité il avait juste réussi à se faire engager comme serveur au "Paradis Latin". Il s'était aussi produit quelquefois comme artiste transformiste amateur dans quelques clubs homosexuels et notamment à l'Opéra-Night et au Rocambole.

Il faut attendre huit meurtres de femmes âgées dans le 18ème arrondissement de Paris, entre le 5 et le 9 novembre 1984, pour que la police se mette à surveiller le quartier et que les hommes politiques commencent à s'inquiéter de faits qui terrorisent le public. Le mode opératoire est toujours le même. Les victimes sont toutes étouffées soit par un oreiller, un sac en plastique, un torchon, soit battues et torturées avant d'être étranglées, souvent pieds et poings attachés, et cela pour la somme dérisoire de 200 à 400 francs.

Moins de huit jours plus tard, on découvre deux autres cadavres dans la même journée ce qui rajoute à l'affolement des habitants. Les crimes cessent pendant près d'un an, les tueurs s'étant exilés à Toulouse, puis réapparaissent subitement le 20 décembre 1985 par la découverte d'une dame âgée de 91 ans, assassinée. Quinze jours plus tard, une autre personne subit le même sort et, après encore quinze jours, c'est au tour d'une autre encore. Quatre autres crimes allongent encore la liste, dont deux le 12 janvier 1986.

Thierry Paulin ((photo DR)

Scan10055.JPGDes empruntes digitales démontrent alors que le, ou les tueurs, ont opéré dans différents quartiers ce qui fait avancer l'enquête jusqu'à l'arrestation de Thierry Paulin qui avoue 21 crimes dont il sera convaincu pour au moins 19, mais il y en eu probablement plus, et son amant et complice Jean-Thierry Mathurin pour au moins 9. Jean-Thierry Mathurin sera condamné à la prison à perpétuité et libéré après 20 ans d'incarcération.

Thierry Paulin ne fut jamais jugé. Il est mort du sida, en prison, le 17 avril 1989.

Les artistes, les habitués du Rocambole et évidemment mon épouse Blondine, qui n'avait jamais réussi à accepter une sorte de harcèlement plutôt inquiétant bien que surveillé par toute notre équipe pendant des semaines, apprirent avec stupéfaction que le jeune homme Antillais, fêtard et flambeur dans les boîtes de nuit, artiste transformiste amateur à ses moments et imprésario raté, était aussi Thierry Paulin tueur en série de vieilles dames !

Prochain article : ma rencontre avec Coluche, comédien par Jacques Mandorla

30/06/2018

ACTUALITÉS

VIENT DE PARAÎTRE

DESTINÉA n°3 (juillet-août-septembre 2018), le magazine positif du spirituel et du mieux-vivre, vient de sortir !

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84 pages à retrouver en kiosque (5,90 €) ou par abonnement sur www.destineamag.com

 

Sommaire complet

 

 Des chiffres et des astres

Le 6e sens : un continent inconnu à découvrir

Le sommeil et les rêves : les comprendre au quotidien

Enquête sur 3 artefacts de l'Antiquité servant aux arts divinatoires

Signes, sex and sun : votre astro aux couleurs de l'été

Horoscope de vos amours été 2018

Cyril Hanouna : portrait numérologique

 

Trajectoires

Luigi di Donna, grand photographe : le partage, clé du bonheur !

Cyrielle Hariel : "Je crois en l'humanité altruiste"

Cali : "L'amour nous fait avancer"

SOS Gazelles : changer le destin des enfants avec Véronique Chaplain

 

Actualités

Sens et contresens

Mathilda May : un chemin de renaissance

Littérature : notre sélection du trimestre

Test de l'été : êtes-vous un ange ou un démon ?

Lifestyle : les trésors d'Isaure

Mots fléchés

Sudoku, énigmes

 

Mieux-Vivre

Restons jeunes avec le jeûne !

Rendez-vous à midi Pétanque, avec Véronique de Villèle

Objectif pleine forme pour les vacances : conseils forme, vitalité, nutrition

Coups de soleil : 8 secrets de santé du jardin !

Le Pérou : terre de passage

Amour, sexe et nouvelles technologies avec Brigitte Lahaie

Recettes d'été : le sans gluten à l'honneur

 

Conseils toniques de Véronique de Villèle

 

10/06/2018

MA RENCONTRE AVEC LE PROFESSEUR CABROL

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

Ma rencontre avec le professeur CABROL, cardiologue par Jacques Mandorla

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Souvenir de ma rencontre du 16 juin 2011 avec le professeur Cabrol.

 

BIO EXPRESS

Christian Cabrol est né dans l’Aisne, en 1925, dans une famille dans laquelle tout le monde était agriculteur. Sauf son grand-père qui, fils d’un berger des Cévennes, était médecin de campagne à Chézy-sur-Marne : il se déplaçait à domicile, réduisait les fractures, pratiquait des accouchements… C’est lui qui l’a incité à faire ses études de médecine à Paris, en lui disant : « Christian, ce n’est pas médecin que tu dois devenir, mais chirurgien ! ».

Le professeur Cabrol deviendra célèbre en réalisant, avec son équipe, la première greffe du coeur en Europe  le 28 avril 1968, soit 4 mois et demi seulement après la première mondiale du chirurgien sud-africain Barnard.

Il nous a quittés le 16 juin 2017.

MA RENCONTRE

J'ai pu rencontrer le professeur Christian Cabrol grâce à mon ami Michel Klein, le célèbre "vétérinaire de la tété" ! En effet, ils s'étaient connus lorsqu'ils faisaient leurs études médicales, l'un pour devenir cardiologue, l'autre pour devenir vétérinaire. Michel Klein avait 4 ans de plus que Christian Cabrol et, un jour, ils ont fini par se rencontrer... parce qu'ils sortaient avec la même fille !

Le professeur Cabrol avait gentiment accepté que je l’interviewe le 16 juin 2011 (soit 6 ans, jour pour jour, avant sa mort : étrange phénomène de synchronicité entre les deux dates anniversaires !) dans son bureau de la Pitié-Salpêtrière. Je garde de cette rencontre le souvenir d'un homme très sympathique, d'une grande modestie et plein d’humour !

Jacques Mandorla : Professeur, vous êtes devenu cardiologue. Était-ce une vocation ou bien souhaitiez-vous, au départ, faire un autre métier ?

Professeur Christian Cabrol : Il aurait été logique que je succède à mon père dans la ferme, mais je n’étais pas assez costaud. En voyant mon grand-père pratiquer son métier, je voulais absolument le remplacer plus tard, en devenant médecin dans notre village !

JM : En deuxième année d’internat, vous optez pour la chirurgie du cœur. Pourquoi ?

Pr. CC : Je dois mon orientation au professeur Gaston Cordier qui était chirurgien des hôpitaux de Paris et enseignait l’anatomie à la Faculté de médecine : sous sa conduite, j’ai consacré quatre années et rédigé deux livres sur le poumon, devenant agrégé d’anatomie. Puis, Gaston Cordier m’a fait rencontrer le professeur Jean-Claude Rudler, auprès duquel j’ai appris la chirurgie du poumon. Ce dernier m’envoie ensuite chez le professeur D’Allaines, le grand chirurgien cardiaque de l’époque en France, qui me pousse à aller aux États-Unis et m’obtient, pour cela, une bourse. Je suis donc parti en 1956 à Minneapolis pour un apprentissage d'un an dans le laboratoire expérimental de chirurgie cardiaque à cœur ouvert du docteur Walton Lillehei. Ce dernier était à peine plus âgé que trois de ses jeunes résidents… qui allaient, plus tard, faire parler d’eux : le sud-africain Christiaan Barnard, l’américain Norman Shumway et moi. Walton Lillehei nous encourageait en répétant souvent : « Tout ce que l’esprit humain peut imaginer, la main de l’homme peut le réaliser ». À mon retour en France, je voulais absolument participer au développement de la chirurgie cardiaque qui sauverait tant de gens.

JM : Quel chirurgien cardiaque vous a le plus impressionné ?

Pr. CC : Incontestablement Norman Shumway qui a disparu en 2006 à l’âge de 83 ans et auprès duquel Barnard et moi avions appris la technique de la greffe ! Dans son petit service à l’Université de Stanford en Californie, il a mis au point la greffe du cœur chez le chien, mais il n’osait pas franchir le pas chez l’être humain, car la mort cérébrale, qui aurait permis de prélever un cœur, n’était pas légale aux États-Unis.

JM : C’est finalement Christian Barnard qui est passé à la postérité.

Pr. CC : Oui, c’est lui qui a osé le premier ! Il réalise la première transplantation cardiaque au monde le 3 décembre 1967. Norman Shumway fait sa première transplantation aux États-Unis, un mois plus tard, le 6 janvier 1968. Puis, un jour, ce dernier me téléphone pour me dire : « Qu’est-ce que vous attendez pour faire une greffe du cœur en Europe ? ». Stimulé par son appel, je réalise avec mon équipe la première greffe européenne le 28 avril 1968.

JM : Quel était la principale difficulté que vous avez rencontrée ?

Pr. CC : Celle de prélever un coeur battant sur un cadavre en état de mort cérébrale, qu’il fallait maintenir artificiellement en vie. Sur le plan éthique, ce n’était pas évident. Jusqu’alors la définition de la mort reposait sur l'arrêt définitif du coeur et de la respiration, et non sur la mort cérébrale.

JM : Comment avez-vous fait en France ?

Pr. CC : Trois jours avant notre transplantation est paru un décret considérant la mort cérébrale comme signe de la fin de la vie ! En réalité, pour ces greffes, personne n’a parlé d’éthique. On nous disait : « Ce n’est pas un crime, c’est un miracle : continuez ! ». Savez-vous que, pour la seule année 1968, furent réalisées 102 greffes de cœur, car tous les services cardiaques du monde entier voulaient en faire ? Malheureusement, les patients vivaient peu de temps : 18 mois au maximum. Ainsi, sur ces 102 patients, un seul survécut très longtemps : Emmanuel Vitria, 48 ans, opéré le 27 novembre par l’équipe du Professeur Edmond Henry à Marseille et qui mourut 6 738 jours, soit plus de 18 ans, après l’opération !

JM : Pourquoi un tel taux d’échec ?

Pr. CC : Ce type d’opération ne sera maîtrisé que 12 ans plus tard, en 1980, quand la ciclosporine - un agent immuno-suppresseur qui combat le rejet des greffes - est découverte par le laboratoire Sandoz, devenu aujourd’hui Novartis. Norman Shumway sera le premier à utiliser la ciclosporine, puis je le ferai aussi : nous étions, en effet, l’une des rares équipes à continuer les greffes pendant ces douze années, malgré les échecs.

JM : Vous avez fondé l’Institut de cardiologie. Pourquoi ?

Pr. CC : L'Institut de cardiologie du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière est l'un des 5 pôles lourds de prise en charge des pathologies cardiovasculaires de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. L'Institut est rattaché à l'Université Paris VI, comprend de nombreuses structures de recherche et collabore avec de nombreuses unités de recherches externes dans tous les domaines cardiovasculaires : thrombose, insuffisance cardiaque, génétique,...

JM : Comment vous est venue cette idée de l’Institut ?

Pr. CC : Elle remonte à fin août 1944, au moment où les chars du général Leclerc venaient de libérer Paris ! Je faisais ma première année de médecine. Cet événement m'a tellement marqué que, depuis, deux portraits du général me tiennent compagnie dans mon bureau. Il faut se souvenir qu'à cette époque les hôpitaux français étaient très en retard car, pendant l’occupation, les Allemands n’avaient rien fait pour la médecine. C’est le général de Gaulle qui modernisera les hôpitaux et en fera construire de nouveaux. J’ajoute qu’à leur arrivée sur notre territoire, les Américains nous apportaient de grandes nouveautés : pénicilline, anesthésie, réanimation, maîtrise de la transfusion sanguine… C’est cela qui a ensuite donné l’envie à toute une génération de « patrons » dynamiques, comme Jean Bernard, René Kuss ou Jean Hamburger, le père du chanteur Michel Berger, d’envoyer de jeunes médecins français aux États-Unis pour progresser.

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Le professeur Cabrol vouait un véritable culte au général Leclerc qui, en héros, avait délivré Paris fin août 1944.

JM : Pourquoi l’Institut de cardiologie a-t-il été ouvert bien plus tard ?

Pr. CC : Un premier service de chirurgie cardiaque à la Pitié-Salpêtrière fut créé par notre équipe en 1972. Puis, j’ai rencontré Francis Bouygues qui s’est proposé de construire un Institut à ses frais. J’ai ensuite eu un entretien très bref avec Edouard Balladur (« Je n’ai que 7 minutes à vous consacrer ! »), puis avec Jacques Chirac, alors Premier Ministre (« Ce projet me plaît, mais il faudrait que je sois Président de la République. En attendant, rejoignez le Conseil du RPR ! »). J’ai dû aussi rencontrer les responsables du Parti Communiste et de la CGT, Georges Marchais et Henri Krazucki, qui est devenu ensuite mon ami ! Finalement, en 2001, après 15 ans d'efforts, a été créé l'Institut de Cardiologie du Groupe Hospitalier Pitié Salpetrière à Paris. Dans cet Institut, tout a été réuni pour reconnaître, traiter et suivre au mieux les personnes atteintes de maladies du cœur et des vaisseaux. On a rassemblé le matériel pour le diagnostic, en particulier les appareils d'imagerie, ceux pour les blocs opératoires et de ranimation, les soins médicaux, les laboratoires de biologie, l’annexe de la banque de sang et la pharmacie hospitalière. Ainsi, en regroupant tout dans un même bâtiment, on peut être opérationnel 24h/24h, tous les jours de l'année !

JM : Vous avez aussi fondé l’association ADICARE. De quoi s’agit-il ?

Pr. CC : Lorsque la construction de l'Institut de cardiologie de la Pitié Salpêtrière fut confiée en 1991 à l’Assistance Publique, celle-ci, conformément à sa vocation, le conçut essentiellement comme un centre de soins. Comme rien n'y était donc prévu pour l'enseignement et la recherche, j’ai décidé de créer ADICARE avec quatre confrères de l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris : les professeurs Jean-Pierre Bourdarias, Iradj Gandjbakhch, Claude Gibert et Yves Grosgogeat. ADICARE signifie « Association pour le développement et l’innovation en cardiologie, recherche et enseignement ». ADICARE a demandé à l’Assistance Publique, moyennant finances et selon une convention dûment établie, une surface dans l’Institut pour dispenser l’enseignement qui permet de transmettre le savoir et entreprendre la recherche qui permet d'améliorer les diagnostics et les traitements. Aujourd’hui ADICARE a la jouissance, pour 30 ans renouvelables, de locaux et d'un auditorium pour assurer l'enseignement, avec un système de vidéoconférences permettant de communiquer avec des centres français ou étrangers. Elle a également trois laboratoires de recherche qui poursuivent des projets, en particulier sur la coagulation sanguine, l'assistance circulatoire et les robots chirurgicaux. Depuis sa création, ADICARE œuvre pour la promotion du don d'organes, élue en 2009, « Cause nationale ». L’association réside au 56 boulevard Vincent Auriol 75013 Paris : elle est hébergée dans l’Institut de cardiologie et possède un site Internet : www.adicare.org

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En 2008, la Poste a édité un timbre célébrant le 40e anniversaire de la première greffe du coeur en Europe.

JM : Vous vous êtes engagé en politique. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Pr. CC : On a déjà évoqué le fait que suis entré au Conseil du RPR, à la demande de Jacques Chirac, alors Premier Ministre, en échange de la construction de l’Institut de cardiologie. Je dis souvent que, depuis, nous sommes quittes : à lui la Présidence de la République, à moi la réalisation de l’Institut ! J’ai été élu conseiller de Paris pour le 13e arrondissement en 1989 et réélu en 1995, ainsi que pour le 16e arrondissement en 2001. J’ai aussi siégé comme député au Parlement européen de 1994 à 1999.

JM : Quel bilan tirez-vous de cet engagement politique ?

Pr. CC : De mes deux carrières, médicale et politique, j’ai retenu une chose : en médecine, on essaye de former des jeunes et on est satisfait quand ils deviennent meilleurs que vous. En politique, cela n’arrive jamais ! En France, les politiques ont peur de former des gens qui pourraient prendre leur place !

JM : Quand avez-vous arrêté de pratiquer la chirurgie cardiaque ?

Pr. CC : En 1990, quand j’ai atteint la limite d’âge de 65 ans. Il faut reconnaître que, sur les dernières années, je me déplaçais beaucoup à l’étranger pour y donner des conférences et présenter nos résultats : un vrai « Cardiaque circus » ! Or, aujourd’hui, les techniques évoluent très vite et les jeunes sont plus au fait des innovations. Il fallait donc tout naturellement leur laisser la place.

JM : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait se lancer dans la chirurgie du cœur ?

Pr. CC : Je lui dirai de tout mettre en oeuvre pour réussir le très difficile concours de fin de première année de médecine, en s’efforçant de bien assimiler toutes les connaissances de base qui lui sont données. Mais aussi de ne pas oublier que la vie est faite de rencontres, d’opportunités et d’ouvertures : il lui faudra donc être prêt à les saisir ! Je lui préconiserai aussi de prendre du plaisir à travailler en équipe, car on n’est rien sans les autres. Enfin, je conclurai en lui conseillant la devise du général Leclerc : « Croire, vouloir et continuer ! ».

BIBLIOGRAPHIE

Le don de soi – Hachette - 1995

De tout coeur : la nouvelle chirurgie cardiaque – Odile Jacob - 2006

Au coeur de la vie : itinéraire d'un chirurgien d'exception – Flammarion - 2012

Prochain article : Ma rencontre avec Thierry PAULIN, tueur de vieilles dames par Ranky

02/06/2018

MA RENCONTRE AVEC MICHEL SIMON

Ma rencontre  avec Michel SIMON, comédien par Ranky

BIO EXPRESS

MICHEL SIMON (Photo DR)

702899126.jpgMichel Simon est né le 9 avril 1895 à Genève. Il décède le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne. Très jeune il abandonne ses études et “monte” à Paris où il loue une chambre à l’hôtel Renaissance, rue Saint-Martin dans le 10ème arrondissement.

Il exerce de nombreux métiers pour subsister : professeur de boxe, vendeur de briquets à la sauvette, assistant d’un magicien, clown, photographe etc.

Il s’instruit en lisant un nombre phénoménal de livres et deviendra ainsi une encyclopédie vivante de Courteline.
Appelé à l’armée, il passe le plus clair de son temps en prison militaire pour le motif : indiscipline chronique !

En 1915, assistant à une pièce de Georges Pitoëff, il décide sur le champ qu’il sera comédien, ce qu’il deviendra en débutant en 1920 chez... Pitoëff, qu’il quitte au bout d’un an pour se lancer dans le théâtre de Boulevard.
À l’époque du cinéma muet, sa "laideur" fait merveille et il joue de son corps avec une géniale virtuosité. L’avènement du cinéma parlant sera une autre révélation : son timbre de voix et son élocution rajoutent encore à son physique et à son jeu d’acteur incroyables.

MA RENCONTRE

3334902752.jpgDe tous les artistes, Michel Simon est indéniablement celui à qui je voue la plus grande admiration. Manquant assez souvent d’argent pour m’offrir une place de cinéma, alors âgé de treize ou quatorze ans, je réussis à me faire engager les samedis et dimanches comme placier au cinéma Rex de Berck-Plage, à seule fin d’admirer mon idole.

Lorsqu’après le régiment, je “monte” à Paris où je loue un deux pièces minuscule au 17 faubourg Saint-Denis, je suis loin d’imaginer que je rencontrerai l’idole de mon adolescence.
Michel Simon loue une chambre de “dépannage” passage du Prado, exactement en face de chez moi. Une rencontre semble donc fort possible et pas extraordinaire en soi. C’est la suite des événements qui l’est.
Faisant mes courses auprès des innombrables marchands de quatre saisons de la porte Saint-Denis, je reste soudainement tétanisé devant un personnage imposant, habillé d’un long manteau et tenant un sac à provisions bien fatigué. L’homme est parfaitement immobile, comme statufié, et me semble sur le moment mesurer pas loin de deux mètres. C’est Michel Simon.
L’acteur doit ressentir mon émoi et c’est là que l’inexplicable se produit. Pourquoi m’adresse t-il la parole alors qu’il ne me connaît pas ? Pourquoi m’invite-t-il à le suivre jusqu’à un bistrot situé de l’autre côté de la porte Saint-Denis, l’Ecrevisse, où nous nous rendrons ensuite assez souvent ? Pourquoi s’est-il mis en tête de me présenter ses copines prostituées, de me raconter comment il a “fait” le clown à ses débuts ou servi de compère à un prestidigitateur, de me parler de sa collection de montres, de ses séjours en prisons militaires ("comme vous", me disait-il) ? Incroyable ! Il ne savait rien de moi et me parlait des passions qui m’habitent : les clowns, la prestidigitation, la boxe, la lecture, l’horlogerie, les femmes.
Le mystère demeure total.

Mystère encore plus total, voici un des épisodes incroyables qui m'a marqué à vie !

À l'époque, le Front de Libération Nationale (FLN) est un mouvement politique créé en 1954 et revendiquant, par des actes violents, l'indépendance de l'Algérie vis-à-vis de la  France. Adoptant un rôle plus politique le FLN, devenu le parti algérien au pouvoir avec Ben Bella élu Président de la République algérienne, signe en 1962 les accords d'Evian qui mettent fin à la guerre.

Le FLN appelle les Algériens de France à organiser des manifestations contre les mesures édictées par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Entre autres mesures, il fait interdire aux Algériens de sortir la nuit. Malgré cette interdiction, une manifestation débute un peu avant 21 heures, se voulant non-violente. La police, soutenue par le Président Charles de Gaulle, la réprime avec une hargne incroyable. Des manifestants sont amenés dans les commissariats et roués de coups. Certains seront jetés dans la Seine et plus de deux cents personnes disparaitront à jamais.

Bref, tout cela pour expliquer l’ambiance particulière qui règne dans notre si beau pays. Michel Simon est révolté par ce débordement de haine et de violence. Et je suis présent lorsqu’il répond à une interview d’un journaliste de radio qui l’écoute parler de la guerre, de son anti-militarisme, du statut d’objecteur de conscience dont nous avions déjà parlé tous les deux, la veille. Cela se passe à l’Ecrevisse, tout au fond de la salle remplie des clients habituels et « des femmes de petite vertu » installées près de notre table. Parmi celles-ci se tient la copine préférée de Michel Simon, une magnifique femme brune, très belle, toute vêtue de noir. Une star, une étoile, une femme lumineuse et dont aujourd’hui, j’ai beau chercher, je suis incapable de me rappeler le prénom. Je me rappelle seulement que pendant quelques secondes, je l’ai vue morte, allongée dans le caniveau, près de la porte du bar l’Ecrevisse. J’ai fait part à Michel Simon de cette image terrible et lui ai simplement dit qu’il ne fallait pas laisser cette dame toute seule, qu'il serait souhaitable que quelqu'un la raccompagne chez elle. Et puis, je suis rentré chez moi.

Deux jours plus tard, dans le journal France Soir, j'ai découvert un article avec une photo montrant une dame, supposée avoir des accointances avec la politique du moment, une dame vêtue de noir, très belle, allongée dans le caniveau, près de la porte du bar l'Ecrevisse,  assassinée !

FILMOGRAPHIE
 69197324_af.jpgMichel Simon tourna dans 118 films. La télévision lui consacra 11 documentaires. Il fut à l’affiche de 31 pièces de théâtre.

 

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Prochain article : Ma rencontre avec le professeur Christian Cabrol, cardiologue par Jacques Mandorla

 

 

 

27/05/2018

ACTUALITÉS

Derniers jours pour vous inscrire au

Séminaire intensif d'initiation au TAROT DE MARSEILLE

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Week-end du Samedi 16 et du Dimanche 17 juin 2018

10 h15 – 18 h30 (pause déjeuner libre)

Par Colette Silvestre

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Auteur, entre autres, des ouvrages : « Le cours de tarot de Colette Silvestre » (éditions Grancher), « Les 21 portes des arcanes du tarot de Marseille et d'Oswald Wirth » (éditions Exergue), « La loi d'attraction par le tarot » (éditions Trajectoire), « Développer son 6ème sens » (éditions Trajectoire)...


Programme

Interprétation symbolique et prévisionnelle des 22 arcanes majeurs dans les domaines :

  • matériel

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Lieu : Espace Cornaline, 62 rue Saint Lazare 75009 Paris

Participation forfaitaire pour les 2 jours : 220 €

Inscription, informations complémentaires et Bulletin d’inscription sur demande :

par E-mail : colette.silvestre@wanadoo.fr

par SMS : 06 76 44 39 02

13:10 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0)

11/05/2018

2 LIVRES INCONTOURNABLES

GHISLAINE DE CARLI

La médiumnité sincère

Confidences et révélations

d'une médium par l'écriture automatique et les cartes

Préface de François Ranky

photo 2 ghislaine.jpgIssue d'une famille simple et croyante, entourée par une mère et un père aimants, ses soeurs, ses grands-parents, Ghislaine de Carli est née en 1952.

Lors d'épreuves de maladie dans l'adolescence, Ghislaine trouve refuge dans la prière et se passionne pour la vie des saints.

A dix sept ans, elle découvre les arts divinatoires, explore et approfondit différentes pratiques : cartes, oracles, boule de cristal, spiritisme...Mais elle veut aller plus loin...

Elle va alors à la rencontre de médiums, de voyants et le destin place sur sa route des êtres évolués lui permettant d'avancer, d'accéder à cette quête, cette soif de chercher à comprendre, d'analyser ce domaine occulte et mystérieux pour chacun d'entre nous. Ghislaine travaille sans relâche puis...

Une nuit, alors qu'elle vient d'atteindre 27 ans, une voix lui souffle au creux de l'oreille : "Tu écriras beaucoup. Prends une feuille de papier et un crayon de bois. Aie confiance, sois patiente, n'aie pas peur..."

Elle achète alors un gros cahier et un crayon de bois : une année durant, ces outils lui servent de lampe de chevet. Ghislaine est persévérante, assidue, souvent déçue par un manque de résultat probant, jusqu'au jour où elle peut enfin écrire des mots, des phrases qu'elle parvient à décoder pour obtenir des messages vérifiables qui lui prouvent qu'elle est dans la bonne direction.

Dans ce livre, Ghislaine de Carli raconte son parcours, son envol vers la médiumnité, mettant en exergue ses différentes pratiques, ses expériences métaphysiques personnelles, ses consultations profondes par le biais de l'écriture automatique, aidée, selon elle, par la main de son Guide qui s'était matérialisé au pied de son lit, il y a de nombreuses années.

Ghislaine de Carli consacre un chapitre sur l'âme des animaux en laquelle elle croit tant et des aventures métaphysiques, quelquefois rocambolesques, qu'elle vit avec eux.

L'au-delà est subtil, humoristique, profond, et Ghislaine le sait...

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amazon.fr : version Kindle ou livre papier.

Et dans toutes librairies

N° ISBN  19806224998

Prix (format Kindle) : 9,99 euros

Prix (format papier 152 pages) : 15,82 euros

 

 

 

Disponible également chez l'auteur ghislaine-de-carli@orange.fr

 

 

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Pour mieux connaître Ghislaine de Carli : visionnez cette vidéo de 30 minutes réalisée par Yann ERICK, fondateur du Blog Elevation : http://elevation.over-blog.net/2017/11/ghislaine-de-carli...

 

 

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JEAN-MARIE LE GALL

Contacts avec l'au-delà

Préfaces du docteur Jean-Jacques Charbonnier

et de Jean-Pierre Girard

images-2.jpegJean-Marie Le Gall propose dans ce livre passionnant le récit de la prise de conscience de ses facultés psychiques et l'utilité de ses recherches pour tenter de comprendre leur fonctionnement. Il collabore avec des scientifiques et se soumet à des expérimentations dans divers domaines : parapsychologie, magnétisme, télékinésie, sorties de corps, etc..

Jean-Marie Le gall nous fait part de sa réflexion sur le monde étonnant des médiums et nous donne de précieux conseils sur la pratique médiumnique.

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Préfaces du docteur Jean-Jacques Charbonier

et Jean-Pierre Girard.

Postface du docteur psychiatre Nicole Bossé.

Illustrations de Jean-Claude Bauer et Odile Lacoste.

Site de l'auteur : www.jeanmarielegall.com

N° ISBN : 9782851578600 - Ouvrage de 398 pages - Prix : 19 euros - En vente  FNAC, AMAZON et dans toutes librairies,