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18/10/2015

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le mystère des reliques (2e partie)

Par Jacques MANDORLA

Auteur de "Comment prier les saints guérisseurs", "Le Grand Livre des Porte-Bonheur", "66 tests pour développer vos capacités paranormales", "60 trésors fabuleux à découvrir", "ABC du magnétisme" et "ABC de la radiesthésie"

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Dans le précédent article, nous avons vu comment le culte des reliques de Jésus-Christ et des saints martyrs est parti de Constantinople pour se développer en Occident sous l’influence de l’Église catholique. Mais ce phénomène de vénération existe aussi dans d’autres religions (bouddhisme, judaïsme, islam…) et même dans le monde profane.

 

Les reliques dans la religion bouddhique

Bouddha, terme sanskrit signifiant « qui a réalisé l'éveil », c'est-à-dire qui a atteint le nirvana (« extinction »), est le surnom donné au prince Siddharta Gautama, appelé aussi Shakyamuni (sage du clan des Shakya). Bouddha serait né en 563 avant J.-C. et mort à l’âge de 83 ans en 480 av. J.-C. Il aurait vécu au nord-est de l’Inde et fut le fondateur d’une communauté de moines errants qui donnera, plus tard, naissance au bouddhisme.

À sa mort, Bouddha aurait été incinéré et les restes calcinés de son corps, essentiellement des dents et des fragments d’os, auraient été récupérés après leur crémation et divisés en huit parts égales, chacune étant offerte à l’un des huit royaumes où Bouddha avait séjourné et enseigné. À l’exact emplacement de chacune des reliques fut construit un grand stupa (nommé chorten au Tibet), sorte de mausolée à sa mémoire, dans lequel furent placées les reliques que les fidèles viennent vénérer, transformant ainsi ces endroits en lieux de pèlerinage. Le plus ancien stupa est celui de Sanchi en Inde : de forme sphérique, il a été construit par l'empereur Ashoka (304-232 avant J.C.) et possède des dimensions imposantes (16 mètres de haut sur 37 de diamètre).

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Le plus ancien stupa au monde est celui de Sanchi en Inde : il  a été construit par l'empereur Ashoka (304-232 avant J.C.) et possède des dimensions imposantes (16 mètres de haut sur 37 de diamètre).

Les différentes parties d’un stupa ont un sens symbolique : la base carrée représente l'élément « terre », le toit en forme de globe l'élément « eau » et la partie verticale sur le toit l'élément « feu ».

Comme pour les saints catholiques en Occident, il existe des milliers de reliques dans la religion bouddhique. La plus célèbre est une molaire de Bouddha qui se trouve dans le Temple de la Dent à Kandy (Sri Lanka). Tous les mercredis, cette relique est trempée dans une préparation liquide à base d’herbes et de fleurs odorantes, distribuée ensuite aux fidèles après l’office et à laquelle on prête des vertus guérisseuses. La dent de Bouddha est montrée à la foule, chaque été, au cours de la fête de Perahera : placée sur le dos d’un éléphant royal, elle est promenée au cours d’une procession considérée comme la plus grande célébration bouddhique au monde, puisqu’elle est suivie par près d’un million de personnes !

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À Kandy (Sri Lanka), la molaire de Bouddha est placée sur le dos d’un éléphant royal et montrée à la foule, chaque été, au cours de la fête de Perahera

(carte postale des années 1930).

 

Une extraordinaire relique découverte en Chine

Le 3 avril 1987, des archéologues chinois ont découvert par hasard ce qu'ils estiment être les os du majeur de la main gauche de Bouddha. Cette trouvaille a été faite dans le sanctuaire souterrain du temple de Famen où ces ossements auraient été déposés en l'an 874 après J.-C… avec 2 000 autres reliques ! Les archéologues avaient entamé des travaux d’extension et de reconstruction de la pagode. Ce temple se situe à une centaine de kilomètres de Xi'an, ville du centre de la Chine où ont été exhumés les fameux soldats en terre cuite de l'armée de l'empereur Qin. Le temple de Famen est devenu un lieu saint pour les bouddhistes et attire 500 000 visiteurs par an. Il a été consacré en 2009 dans un stupa construit pour l’occasion et qui est désormais le plus haut du monde (148 mètres). Le doigt de Bouddha est protégé dans un reliquaire en or, en forme de pagode.

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 Le 3 avril 1987, des archéologues chinois ont découvert par hasard ce qu'ils pensent être les os du majeur de la main gauche de Bouddha, dans le sanctuaire souterrain du temple de Famen. Cet ossement est protégé dans un reliquaire en or, en forme de pagode.

 

Des reliques de Bouddha en France

La France comptant de plus en plus de bouddhistes, la Thaïlande a fait, le 17 mai 2009, un don exceptionnel à l'Union des Bouddhistes de France : des reliques du Bouddha provenant du Wat Saket (la Montagne d'Or), l'un des principaux temples de Bangkok. Cette date n’a pas été choisie au hasard : elle correspond au Vesak, jour anniversaire de la naissance du Bouddha, à son Eveil et à sa Mort. Les reliques sont protégées dans une bulle de verre enchâssée dans une sculpture dorée. Elles sont visibles dans la grande pagode du bois de Vincennes à Paris pour que les fidèles puissent s’y recueillir.

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Reliquaire doré, contenant des restes de Bouddha, offert le 17 mai 2009 par la Thaïlande à l'Union des Bouddhistes de France.

 

Les reliques dans la religion judaïque

Les restes du corps du prophète Élisée, successeur de son maître Élie et qui vivait au IXe siècle avant J.-C., ont failli disparaître à tout jamais de la surface de la planète. En effet, l'empereur romain Julien l’Apostat, qui régna de 361 à 363, avait donné l'ordre de brûler ses reliques, mais aussi celles d’Abidas et de Jean le Baptiste. Des fidèles les sauvèrent et les cachèrent à Alexandrie.

Aujourd'hui, les reliques d’Élisée se trouvent dans le monastère copte orthodoxe de Saint-Macaire, près du village de Scété situé dans le désert entre Alexandrie et Le Caire. Elles ont été découvertes en 1969, dans une crypte mise au jour lors de travaux de rénovation réalisés sous le mur nord de l'église. La présence de ces reliques était inscrite dans des documents du XIe siècle, retrouvés dans la bibliothèque du même monastère.

L’Ancien Testament rapporte que les reliques sont à l’origine d’un miracle survenu après la mort du prophète : « Comme on enterrait un homme, on le jeta dans le sépulcre d'Elisée. L'homme toucha les os d'Elisée et il reprit vie et se leva sur ses pieds ».

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Gravure de Jan Luyken, intitulée « Résurrection d'un mort qui avait touché les reliques du prophète Élisée » (1770).

 

Les reliques dans la religion islamique

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Poils de la barbe de Mahomet exposés dans la Chambre d'Audience du palais de Topkapi à Istanbul.

Byzance, capitale d'un vaste empire chrétien, avait possédé de nombreuses et précieuses reliques, qui furent pour la plupart volées par les Croisés. Après la prise de la ville par les Turcs, celle-ci prit le nom d’Istanbul et devint la capitale de l’Empire Ottoman. Les sultans successifs décidèrent, entre le XVIe et la fin du XIXe siècle, de regrouper plus de 600 reliques sacrées de Mahomet dans la Chambre d'Audience du palais de Topkapi. On y voit, entre autres, une dent du prophète, des poils de sa barbe, son sceau, une lettre autographe, un de ses manteaux et des armes (des sabres de combat et deux épées en or, enrichies de pierres précieuses).

À côté de ces reliques liées à Mahomet, on trouve aussi à Topkapi des reliques volées aux Chrétiens : le turban de Joseph le Patriarche, le bâton de Moïse, l’épée de David, une main de saint Jean-Baptiste…

Bien que la plupart de ces reliques soient exposées en permanence, les plus importantes d'entre elles ne le sont que pendant le mois du Ramadan.

 

Les fausses reliques de Jeanne d’Arc

Depuis la mort de Jeanne d’Arc, une grande énigme de l’Histoire de France planait à propos de ses reliques. Elle a été résolue en  2007 par le médecin légiste français, Philippe Charlier, aidé par son équipe de 18 chercheurs. Le 30 mai 1431, jour où Jeanne d’Arc a été brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen, des cendres furent en effet ramassées sous le bûcher, puis mises dans un récipient conservé par l’archevêché de Tours, où elles se trouvent toujours.

Après des analyses scientifiques très poussées (datation au carbone 14, tests ADN, étude au microscope et aux rayons X), il apparaît que ces restes sont ceux… d’une momie égyptienne datant du IIIe siècle avant J.-C., d’os de chat d’une espèce non européenne et d’un enduit contenant du pollen de pins : aucune trace du corps incinéré de la pauvre Jeanne d’Arc ! De quoi apporter de l’eau au moulin de certains historiens qui pensent qu’elle n’est peut-être pas morte en 1431 à Rouen, mais ailleurs et bien plus tard ! Des chroniques prétendent, en effet, que la Pucelle aurait été reçue par le roi Charles VII à Orléans le 28 juillet 1439, soit huit ans après sa mort officielle, sous le nom de Jehanne des Armoises ! S’agissait-il d’une mystificatrice ou bien de la véritable Jeanne d’Arc ? Les historiens en débattent encore.

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« La mort de Jeanne d’Arc sur le bûcher », peinture de l’allemand Hermann Stilke (Musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg - 1843). En 2007, des scientifiques ont montré que les cendres ramassées sous le bûcher ne correspondent pas au corps incinéré de la Pucelle.

 

Le reliquaire romantique d’Anne de Bretagne

La reine de France Anne de Bretagne, morte le 9 janvier 1514 à Blois, a eu pour dernière volonté que son cœur soit placé dans un reliquaire en or, surmonté d’une couronne aux motifs de lys. Aujourd’hui exposé au musée Dobrée à Nantes, ce reliquaire porte en lettres d’or, rehaussées d’émail vert, bleu et rouge, cet hommage : « Ce coeur fut si très haut, Que de la terre aux cieux, Sa vertu libérale accroissait mieux, Mais Dieu en a repris sa portion meilleure, Et cette part terrestre, En grand deuil nous demeure ».

Le reliquaire, réalisé par un orfèvre anonyme de la cour de Blois, fut dessiné par Jean Perréal, dit Jehan de Paris, peintre officiel des rois Charles VIII, Louis XII et François Ier.

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Reliquaire en or, surmonté d’une couronne aux motifs de lys et rehaussé d’émail, contenant le cœur d’Anne de Bretagne (1514 - Musée Dobrée à Nantes).

 

Les reliques profanes des grands leaders communistes

Le culte des reliques n’est pas obligatoirement lié à une religion. Ainsi, le corps embaumé de Lénine repose dans un mausolée de granit situé sur la place Rouge à Moscou. Exposé au public depuis 1924, année de la mort du révolutionnaire, le corps est dans un état excellent.

Pour le président de Russie Vladimir Poutine, la vénération portée à Lénine est légitime : « Même l'idéologie communiste est issue des postulats de la religion. On dit que le mausolée de Lénine ne correspond pas aux traditions. Pourquoi ? Il y a des reliques de personnes saintes dans les monastères de Pskov ou du mont Athos. Il va de soi que nous devons revenir aux sources,mais à un niveau correspondant ».

Cet avis n’est pas du tout partagé par Serge Rybko, recteur de plusieurs églises de Moscou, qui juge inadmissible cette comparaison : « Les reliques des saints sont une chose et les restes d’un sataniste, d'un dictateur, d'un monstre, en sont une autre. Les reliques sont préservées dans des églises ou des cimetières, alors que le corps de cet impie est exposé dans un lieu public » !

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Les dépouilles momifiées des leaders communistes Lénine (à gauche) et Mao font l’objet d’un important culte populaire en Russie et en Chine.

La Chine n’est pas en reste : on y a construit en 1977 le mémorial de Mao, inauguré un an jour pour jour après sa mort. Son corps embaumé repose dans un sarcophage de marbre noir avec un couvercle en cristal, recouvert du drapeau rouge de la Chine Communiste. Chaque année des millions de Chinois font la queue pendant des heures pour avoir le privilège d’observer le corps de leur ancien leader.

On peut s’étonner de ce culte officiel de la relique du corps de Mao quand on sait que ce dernier, lors de la Révolution Culturelle qui dura de 1966 à 1976, avait appelé à détruire toutes les reliques de la Chine prérévolutionnaire !

 

Le commerce international des reliques

Depuis quelques années, on constate un engouement extraordinaire pour les reliques : en effet, de nombreuses ventes aux enchères en proposent, que ce soit dans des salles de ventes ou sur des sites Internet.

Ainsi, à Alençon (Orne), maître Patrice Biget, commissaire-priseur, organise régulièrement des ventes de reliques et de reliquaires. Le 25 mai 2013, il a vendu pour 9 500 euros une châsse-reliquaire en cuivre et bronze en forme d’église, contenant des reliques de sainte Libérate. Pour Maître Patrice Biget, cet engouement pour les reliques s’explique facilement : « Aujourd'hui, avec la sécularisation, ces objets sont de plus en plus nombreux sur le marché. Ils proviennent principalement de communautés religieuses qui ferment ou qui désirent se séparer d'objets liturgiques dont elles ne se servent plus. C’est le cas de carmels, ces communautés qui sont autonomes entre elles et où la dernière religieuse se retrouve propriétaire de tout ce que contient le couvent. À sa mort, ses propres héritiers préfèrent souvent liquider cet encombrant héritage. Les acquéreurs seront à 80% des religieux, des communautés orthodoxes ou intégristes. Les reliques ne sortiront donc pas de la grande famille chrétienne, surtout qu’elles sont vendues avec leur cachet de l'évêque de l'époque attestant leur authenticité ».

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Châsse-reliquaire en cuivre et bronze en forme d’église abritant les reliques de sainte Libérate (hauteur : 47 cm). Vendue 9 500 euros en mai 2013 à Alençon.

Ces explications ne satisfont pourtant pas Monseigneur Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, qui a précisé dans un communiqué officiel : « J’en appelle au discernement et à la prudence dans l'aliénation d'objets sacrés. Selon le Code de droit canonique, la vente des saintes reliques est absolument interdite ».

On peut se demander pourquoi les reliques ont quitté les églises pour se retrouver aujourd'hui mises aux enchères. Pour Maître Biget, c’est logique : « Après le concile Vatican II, l'Église a voulu bannir tout ce qui pouvait ressembler, plus ou moins, à du néo-paganisme. Certains ecclésiastiques se sont peut-être montrés trop énergiques. Ces reliques ont été retrouvées dans des brocantes ou dans des greniers où elles avaient été oubliées ».

Aux États-Unis, la guerre des reliques est beaucoup plus féroce qu’en France. De nombreux catholiques s’opposent, en effet, à leur vente. Pour le cardinal Saraiva Martins, le danger est réel : « Des sectes sataniques risquent de les acheter pour les détruire ou les détourner de leur signification au cours de cérémonies blasphématoires ». L’opposant le plus actif se nomme Thomas Sérafin. Ce photographe professionnel, vivant à Los Angeles, fait la chasse aux marchands du temple sur le Net depuis les années 1990, à la tête de son association International Crusade for Holy Relics (Croisade internationale pour les saintes reliques). Son équipe de 200 volontaires surfe en permanence sur les sites de ventes aux enchères et rachète le maximum de reliques pour éviter qu’elles ne soient dispersées.

À ce jour, ces croisés des temps modernes sont parvenus à constituer une collection de près de 1 500 objets sacrés qui sont exposés an cours d’expositions itinérantes dans le monde entier.

FIN

 

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le mystère des reliques (1ère partie)

Par Jacques MANDORLA

Auteur de "Comment prier les saints guérisseurs", "Le Grand Livre des Porte-Bonheur", "66 tests pour développer vos capacités paranormales", "60 trésors fabuleux à découvrir", "ABC du magnétisme" et "ABC de la radiesthésie"

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Dans toutes les croyances du monde, on vénère depuis l’Antiquité les restes physiques ou les objets de prophètes et de saints. Malheureusement, ces reliques étant excessivement rares, de nombreux faux sont proposés à l’adoration des foules et à la vente aux collectionneurs ! Voici un inventaire de ces trésors vénérés par les croyants.

Le mot « reliques » vient du latin « reliquiae » qui signifie « les restes ». Dans notre Occident chrétien, le culte des reliques remonte à la crucifixion de Jésus-Christ après laquelle ses apôtres ont conservé précieusement des morceaux de la croix, des clous, des linges… Ainsi, le célèbre suaire de Turin, qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa mort, est considéré comme une relique par l’Église catholique (lire, sur ce blog, l'article : "Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ?").

Ce culte des reliques n’a fait que s’accentuer avec la politique de persécution déclenchée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303. Mais dix ans plus tard, le christianisme a fini par être adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier, ce qui facilitera ensuite la conversion d’une grande partie du peuple de l’Empire romain.

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Le tableau de Jean-Léon Gérôme « Dernières prières des martyrs chrétiens » évoque la persécution ordonnée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303 (1885 - Walters Art Gallery, Baltimore, USA).

L'Église catholique a élaboré, à l’intention de ses fidèles, une classification précise des reliques :  elles sont dites « insignes » lorsqu'elles sont de grande dimension et qu'il s'agit d'une partie noble de la personne (corps entier, tête...), « notables » quand elles ne concernent qu’une partie du corps (mains, pieds...) et enfin « exiguës » si elles se réfèrent seulement à des morceaux du squelette (dents, doigts, os...).

 

Des reliquaires de toutes formes

Dès les premiers siècles du christianisme, afin de répondre à la forte demande des fidèles qui souhaitent vénérer des reliques de Jésus et de saints martyrs, on assiste à un double phénomène : le démembrement des reliques, puis leur translation. Le démembrement consistait en une sorte de dépeçage des cadavres des saints :  les squelettes étaient, en effet, divisés en de nombreux morceaux (crâne, vertèbres, doigts…) afin de pouvoir disposer d’un maximum de reliques. Puis on pratiquait la translation, c’est-à-dire le déplacement de ces différentes reliques de leur lieu d’origine vers d’autres endroits de dévotion, ce qui permettait d’augmenter le nombre de points de rassemblement des fidèles.

Pour pouvoir transporter ces reliques, l’usage veut qu’on utilise des contenants spécifiques, appelés tout naturellement reliquaires. En général, ils sont offerts par de riches donateurs souhaitant, par ce geste, s’attirer une protection divine. Dès le Ve siècle, en Gaule, on conçoit des « châsses » (du latin capsa, coffre), imposants reliquaires-sarcophages qui contiennent une grande partie soit du squelette soit du corps momifié, et qu’on place sous l’autel des nouvelles églises construites en l’honneur du saint à vénérer.

La châsse la plus connue est celle de Sainte Geneviève, devenue célèbre pour avoir empêché les Huns de conquérir Paris en l’an 451. Cette châsse, dans laquelle a été déposé le corps de la sainte à sa mort en 512, a fait l’objet de processions chaque fois que le peuple de Paris devait traverser des épreuves : ce fut ainsi le cas en l’an 1130, sous le règne de Louis le Gros, lorsqu’on adressa des prières à la sainte afin qu’elle délivre des milliers d’habitants de la capitale atteints du « mal des ardents », dont les symptômes sont des crises de folie et des hallucinations (on sait aujourd’hui que le responsable était un champignon, nommé ergot, présent dans le seigle… et qui, traité chimiquement dans les années 1960, donnera le LSD !).

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En l’an 1130, le peuple de Paris pria la sainte pour être délivré du « mal des ardents », maladie due à l’ergot de seigle (tableau de Théodore-Pierre-Nicolas Maillot - 1885 - Panthéon, Paris).

Au Moyen Âge, on se met à sceller chaque reliquaire dans une niche, appelée loculus et placée à l'intérieur de l'autel, ce qui permet de lutter ainsi contre le vol ! Puis, l’habitude est prise de sortir les reliques de leur cache, afin de les montrer aux fidèles (ce qu’on appelle une « ostension ») au cours de processions destinées, en réalité, à collecter des fonds ! Pour cela, on crée des reliquaires portatifs, appelés « monstrances », car ils vont à la rencontre des fidèles. Lors de ces cérémonies, il n’était pas rare qu’on signale l’apparition de miracles.

Puis apparaissent des statues-reliquaires, dont  la plus connue est celle de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques (Aveyron) : elle a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures. Elle contient les restes d’une jeune fille de 13 ans, prénommée Foy et persécutée en 303 à Agen, en application de l'édit proclamé cette année-là par l’empereur romain Dioclétien.

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La statue-reliquaire de Sainte-Foy de Conques (Aveyron) a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures.

Quelques siècles plus tard sont créés des reliquaires dits « topiques », c’est-à-dire épousant la forme de la relique qui se trouve à l’intérieur : bras, main, doigt, tête ou jambe. L’un des plus beaux reliquaires topiques français a été façonné en 1700 par l’orfèvre rennais Jean Buchet : il s’agit d’un bras-reliquaire en argent, exposé dans l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique) et contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery. En pleine période de sécheresse, les habitants de la ville invoquaient ces saints, afin de faire tomber la pluie.

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Le reliquaire topique de l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique)est un bras-reliquaire en argent contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery.

À partir de 1793, pour lutter contre la destruction quasi systématique des reliquaires anciens par les révolutionnaires, l’Église privilégie les contenants de corps entiers, soit embaumés soit miraculeusement bien conservés (phénomène nommé « incorruptibilité »). Ces grands reliquaires sont pourvus de vitres afin que les fidèles puissent voir la dépouille du saint. Comme celle de Bernadette Soubirous (1844-1879), sainte béatifiée en 1925 à Lourdes. Sa châsse, faite de verre et de bronze, est aujourd’hui exposée dans la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

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Le corps intact de Bernadette Soubirous, sainte béatifiée en 1925 à Lourdes, repose dans une châsse vitrée de la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

 

L’énorme marché des fausses reliques

Dès le VIe siècle, la demande de reliques est telle que le démembrement des squelettes des saints ne suffit plus ! Résultat : des faux se mettent à apparaître dans tout l’Occident ! Ainsi, une association spécialisée dans la vente des fausses reliques a pu être démantelée en l’an 835 à Rome : son responsable, un diacre du nom de Deusdona, n’hésitait pas à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville pour les vendre ensuite dans toute l’Europe comme des reliques de saints martyrs ! Il avait tellement de succès qu’il était même devenu le fournisseur exclusif de la Cour d’Aix-la-Chapelle !

Il ne faut donc pas s’étonner si on a fini par trouver, dans différents lieux de culte à travers l'Europe, un inventaire à la Prévert : 12 têtes et 60 doigts de saint Jean, 15 bras de saint Jacques, 30 corps de saint Georges, 6 seins de sainte Agathe ou 3 têtes de saint Rémy ! Pourtant, ces multiplications aberrantes de la même relique semblaient ne pas gêner les fidèles de l’époque !

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En l’an 835 à Rome, un diacre du nom de Deusdona n’hésita pas, afin de répondre à la demande, à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville, puis à les vendre comme reliques de martyrs !

En 1215, le pape Innocent III profite du IVe Concile du Latran pour décréter : « Les reliques anciennes ne pourront être exposées que dans un reliquaire et aucune ne pourra être mise en vente. Quant aux reliques nouvelles, personne ne les exposera à la vénération publique avant qu’elles n’aient été approuvées par le pape ». Si le pape parle de vénération et non d’adoration, c’est parce que la religion catholique enseigne que seul Dieu est digne d’être adoré.

La réaction la plus virulente viendra du théologien et pasteur français Jean Calvin (1509-1564), dans son livre « Le traité des reliques » paru en 1543 et inscrit, dès sa sortie, à l’Index des livres interdits : « C’est une chose notoire que la plupart des reliques qu'on montre partout sont fausses et ont été mises en avant par des moqueurs qui ont impudemment abusé le pauvre monde. Si on voulait ramasser tout ce qui s'est trouvé de pièces de la vraie croix, il y en aurait la charge d'un bon grand bateau. Partout où il y a une église qui porte les noms de Saint Pierre ou Saint Paul, il y a des reliques. Si on demande lesquelles, qu'on se souvienne de la cervelle de saint Pierre qui était conservée dans le grand autel de la ville de Genève : on trouva une pierre ponce. Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus qu'en voulant adorer les os d'un martyr, on risque d'adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d'un âne, d'un chien ou d'un cheval ».

On comprend pourquoi, après cette attaque de Calvin contre les reliques et après la Réforme protestante, seuls les Catholiques et les Orthodoxes ont perpétué le culte des reliques.

 

Les nombreuses reliques de la Passion de Jésus-Christ

En avril 1204, lors de la Quatrième croisade, le siège de Constantinople est l'occasion, pour les Croisés, de voler les trésors des églises d'Orient, et plus particulièrement les reliques.

Pour les Catholiques, les plus importantes sont celles liées à la mort de Jésus-Christ et appelées « reliques de la Passion » : la Sainte Couronne (la couronne d’épines posée sur la tête de Jésus), la Sainte Lance (avec laquelle un soldat romain perça le flanc du Christ), le Saint Sang (recueilli après sa mort), le Saint Prépuce (morceau de chair provenant de la circoncision de Jésus enfant !), la Sainte Croix (sur laquelle Jésus-Christ a été crucifié), les Saints Clous (qui ont maintenu Jésus attaché sur cette croix)...

Peu de gens savent que l’empereur Charlemagne portait en permanence, autour de son cou, un pendentif contenant un morceau de la Sainte Croix en guise de porte-bonheur.

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Reliquaire en argent doré, émaux champlevés et cuivre doré, contenant un morceau présumé du bois de la Sainte Croix, sur laquelle Jésus aurait été crucifié (vers 1160 - Musée du Louvre).

La plus célèbre relique de la Passion de Jésus se trouve à Paris : il s’agit de la Sainte Couronne, acquise en 1239 par Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis.

L’année précédente, Baudouin II (le dernier empereur latin de l’Empire romain d’Orient), à court d’argent, est contraint d’emprunter une somme considérable à un riche marchand vénitien du nom de Nicola Quirino, auquel il remet en gage la précieuse relique. À la date d’échéance, ne parvenant pas à rembourser, Baudouin II s’adresse à Saint-Louis dont il connaît l’engouement pour les reliques. Le roi de France accepte alors d’honorer les dettes abyssales de Baudouin II en rachetant la Sainte Couronne pour 135 000 livres tournois de l’époque (environ 5 millions d’euros aujourd’hui) !

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Tableau « Ecce homo » peint par l’artiste hollandais Pierre-Paul Rubens, montrant la couronne d’épines enserrant la tête de Jésus-Christ (1612 - Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).

Le 11 août 1239, la Couronne, portée sur leurs épaules par le Roi et l’un de ses frères, Robert Ier d’Artois, tous deux pieds nus en signe d’humilité, est conduite en procession jusqu’à la cathédrale de Sens. Elle est ensuite solennellement accueillie à Paris huit jours plus tard et placée dans la cathédrale Notre-Dame. Puis Saint Louis fait édifier en 1248 la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité pour abriter la précieuse relique, où elle est toujours conservée.

Entre temps, en 1241, le roi parvient à acquérir d’autres reliques de la Passion, entreposées à Constantinople : un morceau de la Sainte Croix, du sang du Christ, une partie de la lance qui a transpercé Jésus, la Sainte Éponge et même du lait de la sainte Vierge ! Saint Louis paya une fortune tous ces trésors… dont l’authenticité n’a jamais été prouvée !

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La Sainte Couronne, achetée par Saint Louis, est conservée à Paris, dans la Sainte-Chapelle de l'île de la Cité que le roi a faite spécialement édifier en 1248.

 

L’étrange liquéfaction du sang de Saint Janvier

Les habitants de la ville de Naples vénèrent une relique conservée précieusement dans la chapelle du Trésor de la cathédrale : une ampoule contenant du sang coagulé de Saint Janvier (San Gennaro, en italien), sang recueilli lors de l’exécution du martyr le 19 septembre 305, pendant les grandes persécutions de l’empereur romain Dioclétien. Ce sang, de couleur très foncée, est présenté depuis l’an 1337 au peuple de Naples, dans un reliquaire-monstrance, au cours d’une grande procession qui a lieu deux fois par an : le premier samedi de mai et le jour de l’anniversaire de la mort du saint. La tradition veut que si le sang coagulé dans l’ampoule se liquéfie lorsqu’il est présenté au peuple, aucune catastrophe ne s’abattra sur la ville cette année-là. Mais si le sang reste coagulé, le pire serait à craindre : éruption du Vésuve, tremblement de terre, épidémie…

L’Église catholique refusant de prêter l’ampoule afin d’en faire analyser le contenu, trois scientifiques italiens ont décidé en 1991 de faire des essais en laboratoire afin de comprendre le phénomène : ils sont parvenus à créer un mélange à base de chlorure de fer, cendres de bois, sel de cuisine, eau et parchemin. La mixture obtenue possède les propriétés d’un « gel thixotrope », c’est-à-dire qui peut passer, par simple agitation, de l'état solide à l’état liquide, ou inversement. Exactement comme le sang de Saint Janvier. Est-ce l’explication scientifique du miracle ?

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Deux fois par an, à Naples, le peuple de la ville attend que le sang du saint martyr Janvier se liquéfie dans son ampoule, signe annonciateur d’une année sans catastrophes.

Dans le prochain article, nous verrons que les reliques ne sont pas vénérées uniquement dans la religion catholique, mais dans bien d’autres religions comme le bouddhisme, le judaïsme, l’islam… et aussi dans le monde profane.

À SUIVRE

11/08/2015

LA PETITE VALSE A BLONDINE

 La petite valse à Blondine

Présentation de Jacques Mandorla

 

Comme le disait si justement le grand journaliste et écrivain Jean-Yves Casgha : " Ranky, magicien, peintre, écrivain, n’a pas fini de nous étonner ! ".

Et bien ça y est : La petite valse à Blondine est un magnifique poème, écrit et mis en musique par notre ami François Ranky, en hommage à son épouse Blondine récemment disparue. C’est un cri du coeur et une composition qui font partie, à mon sens, des plus belles chansons d’amour du répertoire.

Il faut savoir que le talent de Ranky n’a d’égal que son humilité. La vente de ce CD n’a pas vocation commerciale et le prix dérisoire demandé d’autre motif que de couvrir, si possible, l’investissement.

Sur le CD, la chanson (durée : 3 minutes 47 secondes) est suivie d’une piste " Orchestre seul " et les paroles sont imprimées au dos de la pochette, pour celles et ceux qui voudraient la chanter.

Jacques Mandorla

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Studio d'enregistrement : Désinence - Conception de la pochette : Arnaud Gautelier - Réalisation : Vocation Records

 

POUR COMMANDER

Le CD est disponible au prix de 8 euros + 1,90 euros de frais de port (lettre prioritaire) et d’emballage.

Envoi garanti par retour de courrier.

Envoyez un chèque ou un mandat de 9,90 euros à l’ordre de Ranky à :

Secrétariat de Ranky, 29 rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.

 Vos commentaires par email sont les bienvenus :

Soit à : ranky.francois@gmail.com

Soit sur ce blog à : paranormal@orange.fr

 

COMMENTAIRES

Un poème, une chanson d'une très grande sensibilité et un montage bien choisi et très agréable..!Félicitations !  Daniel Dan

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Moi qui ai connu Blondine, je suis resté KO d’émotion. Je n’en dirai pas plus.

The great Magic-show

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Oui, on ne peut rien ajouter sauf que tous les beaux talents ne sont pas invités à la télé. Grégoire

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Cher  Ranky, je ne te connaissais pas sous ce jour. Je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je t'embrasse.

Fanny

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Un hymne à l’amour. Très beau. Emouvant.

Jean-Paul Denis

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 La petite valse à Blondine est la plus belle chanson d’amour que je connaisse. Uniquement pour les romantiques. Je le suis. Je ne changerais pas.

Claude B

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 L’hommage émouvant d’un homme séparé de sa femme par la mort. Magnifique poème d’amour.

 Bernard Druelle

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 Quand j’ai du vague à l’âme, je m’installe dans mon fauteuil, je baisse la lumière, j’écoute… et je prie. Tu le sais François, moi aussi j’ai perdu ma femme. Ta chanson est aussi devenue la mienne. Merci François.

Gillou

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 Déchirant. Les mots me manquent pour traduire mon émotion.Monsieur Ranky je vous fais un bisou d’amour, juste pour vous tout seul.

Nathalie

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Ranky et Blondine, jamais l’un sans l’autre. Je revois  nos belles tournées magiques. J’ai beaucoup de peine. Ta chanson est superbe. Je t’embrasse  très amicalement.

Le fakir

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 Cher François, les intermèdes musicaux incorporés dans ta chanson sont une merveille. Comme dans tes numéros d’illusion il fallait, là aussi que tu innoves. Cette chute de la chanson qui se termine sur un mot, sans une seule note de musique : poignant !La petite Valse à Blondine restera dans ma mémoire comme une de mes chansons d’amour préférées.

Philippe De groove

 

 

 

 

 

 

 

 

10:48 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (1)

24/06/2015

ÉMISSION WEB-TV

Voici un extrait de l'interview du 18 juin 2015, réalisée par Yves Carra, de Ranky et Jacques Mandorla dans l'émission Bob vous dit toute la vérité sur  la Web-Radio/TV « www.btlv.fr » !

L'émission, dans son intégralité, peut être écoutée en replay, grâce aux podcasts téléchargeables (au total, le site propose plus de 2 000 heures d’émissions à écouter et regarder) en s'abonnant à la Web-Radio/TV (www.btlv.fr/abonnement).

05/05/2015

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ? (2e partie)

Par Jacques Mandorla

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Image réalisée en 3D du visage du linceul de Turin.

 

Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide finalement de commander, en avril 1988, une expertise scientifique à trois laboratoires différents.

Pour cela, il autorise le prélèvement d’un échantillon du linceul en vue de sa datation au carbone 14. L’objectif est clair : il s’agit de savoir à quelle époque a été fabriqué le linceul, car ce test permet d’estimer quand a poussé le lin dont il est constitué.

 

Les tests scientifiques au Carbone 14 déclenchent une guerre d’experts

L’échantillon découpé est donc divisé en trois parties égales, puis remis pour analyse au Radiocarbon Accelerator Unit de l’Université d’Oxford, à l’Université d’Arizona et à l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich.

Les résultats fournis par les trois laboratoires sont identiques et sèment le trouble parmi les fidèles qui sont persuadés que le drap a contenu le corps de Jésus-Christ.

La datation au carbone 14 donne, en effet, une période comprise entre 1260 et 1390 : on se trouverait donc en présence d’un linceul du Moyen Âge.

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Ces trois laboratoires étant sérieux et réputés, il semble difficile de croire qu'ils se soient tous trompés dans leurs mesures, commettant une erreur de treize siècles, ce qui est considérable.

De nombreux chercheurs réfutent cependant cette datation.

Certains avancent que les échantillons testés auraient été changés.

D'autres font remarquer que l’emplacement du prélèvement, sur un bord et dans un coin du drap, a été mal choisi. Cet endroit, très manipulé au cours des nombreuses ostensions (nom donné aux expositions publiques de la relique), aurait pu être restauré avec soin, ce qui aurait échappé aux experts.

 

Un faux créé par Léonard de Vinci ?

Chez ceux qui imaginent qu’il s’agit d’une œuvre datant du Moyen Âge, une hypothèse l’emporte largement. Comme on se trouve en présence d’une image qui n’est ni une peinture, ni un frottis sur cuivre, un seul homme de l'époque aurait, a priori, été capable de le réaliser : Léonard de Vinci !

En effet, l’image ressemble à une photographie : or, on sait que le peintre italien a construit une chambre obscure, boîte perforée d'un petit trou, qui est l'ancêtre de l'appareil photographique.

Mais dans quel but ? En fait, Léonard était un fervent adepte d'une religion hérétique : l'Église johannite, qui considère que le vrai Messie est saint Jean-Baptiste et non pas Jésus.

Mais cette hypothèse pose un problème de dates : Léonard de Vinci est né en 1452 et est mort en 1519. Cela n’est donc pas compatible avec les dates provenant des analyses des trois laboratoires scientifiques : 1260-1390 ! Sauf si l’artiste a utilisé un drap datant de cette époque et sur lequel il a réalisé ces images, deux siècles plus tard.

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Le célèbre Léonard de Vinci est soupçonné, par certains, d’être l’auteur des images qui figurent sur le linceul de Turin.

 

Les « fantômes d’écriture » découverts par le chercheur français André Marion

Titulaire d'une maîtrise en électronique et d'un doctorat en physique nucléaire, André Marion est aujourd’hui responsable du Centre de numérisation et de traitement d'images à l'Institut d'optique théorique et appliquée d'Orsay, dans l’Essonne.

Dans son livre « Nouvelles découvertes sur le suaire de Turin », paru en 1998 chez Albin Michel, André Marion annonce qu’il a mis en évidence des lettres latines et grecques autour du visage de l'homme !

Il a pu travailler sur des documents d'excellente qualité : des tirages des clichés pris par Giuseppe Enrié en 1931 et plusieurs photos réalisées par Vernon Miller en 1978 dans différentes bandes spectrales allant de l'infrarouge à l'ultraviolet.

Grâce à un traitement particulier des images, André Marion parvient à mettre en évidence l’existence de lettres qu’il nomme « fantômes d’écriture ».

Voici comment il a défini cette expression lors de l’interview qu’il m’a accordée et que j’ai publiée dans la revue FACTEUR X n°47 : « Les inscriptions sont quasiment invisibles à l'œil nu. Une fois que l'on sait où elles se trouvent, on arrive néanmoins à percevoir des bribes de lettres et à les reconstituer de façon fugace, un peu fantomatique. Ces écritures ont vraisemblablement été effacées depuis de nombreux siècles. La meilleure preuve, c'est qu'aucune description, aucune copie ou représentation du linceul, n'en a jamais fait mention. On peut donc en déduire qu'elles sont très anciennes, en tout cas bien antérieures au Moyen Âge, et probablement antiques. Ces fantômes, que les techniques de la fin du XXe siècle ont permis de faire apparaître, seraient donc une preuve de l'origine antique du linceul... et constitueraient donc un argument supplémentaire allant à l'encontre de la datation par le Carbone 14 ! ».

Voici les principaux fantômes d’écriture relevés par André Marion.

Le long de la joue gauche, André Marion met en lumière le mot « INNECE », qui pourrait être l’expression latine « IN NECEM » signifiant « Tu iras à la mort ».

Sur le cou : « HSOg », mot qui ressemble au mot grec « IHSOg », Jésus.

Sur le côté droit du visage : un mot très long faisant 3 cm de haut : « NNAZAPENNUS » : ce qui signifie « le Nazaréen » en grec.

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Le chercheur André Marion est parvenu à identifier des lettres autour du visage du linceul.

 

Cette énigme sera-t-elle un jour résolue ?

Oui probablement, à condition que le Vatican accepte de confier, pour analyse, de nouveaux morceaux du linceul : pour cela, il faut que ceux-ci soient de surface suffisamment importante, mais surtout qu'ils soient prélevés sur des endroits bien différents les uns des autres.

FIN

26/04/2015

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ? (1ère partie)

Par Jacques Mandorla

Le linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ, est exposé à partir du 19 avril 2015 et pendant deux mois à Turin (Italie). Un million de personnes ont déjà réservé leur place pour assister à cette exposition publique (nommée « ostension » en langage liturgique, dont la dernière a eu lieu en 2010) !

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À gauche, photo du linceul tel qu’on peut le voir à Turin. À droite, la même image, en négatif, révèle plus de détails.

Le linceul de Turin est un tissu en lin de 1,13 m de large sur 4,40 m de long, épais de seulement 3 mm, qui dévoile l'image en négatif d'un homme de haute taille, nu et barbu, semblant porter des traces de crucifixion.

Il est aujourd’hui conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, en Italie, et propose une fantastique énigme : s'agit-il d'une contrefaçon médiévale réalisée par un artiste génial ou bien d’un drap ayant véritablement enveloppé Jésus lorsqu'il fut mis au tombeau ?

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Dernière ostension du linceul à Turin en 2010.

 

Disparu au cours du sac de Constantinople

Cette relique est qualifiée de linceul, ce mot venant du latin « linteum », désignant une pièce de lin qui servait à l'ensevelissement des morts. Il ne faut pas la confondre, comme cela arrive souvent, avec un suaire, terme issu du latin « sudarium » qui est un mouchoir servant à essuyer la sueur d’un visage. En effet, sur le linceul de Turin, fréquemment appelé par erreur « Saint Suaire », on voit le corps tout entier d’un homme, et pas seulement son visage.

Tout commence au VIe siècle, lorsqu’un drap sacré est signalé à Edesse, l'actuelle Sanliurfa, ville du sud-est de la Turquie. Pour certains, cette relique, connue à l’époque sous le nom de « mandylion », pourrait être l’actuel linceul de Turin, plié en huit de manière à ne laisser voir que le visage.

Ce mandylion est ensuite transféré à Constantinople en 944 où il disparaît en 1204 lors du sac de la ville au cours de la Quatrième croisade.

Le 1er août 1205, Théodore Ange, neveu d'un empereur byzantin, écrit au pape Innocent III pour se plaindre du pillage : « Les Francs se sont appropriés les reliques des saints, dont la plus sacrée d'entre toutes, le drap dans lequel notre Seigneur Jésus-Christ fut enveloppé après sa mort et avant sa résurrection. Nous savons que le drap sacré est conservé à Athènes par les pillards ».

Effectivement, un linceul apparaît la même année à Athènes chez le duc Othon de la Roche, lequel a participé à la prise de Constantinople l'année précédente. Aurait-il volé le linceul dans l’église de Blachernes où il était pieusement conservé ?

Un fait est certain : en 1357, on retrouve le linceul chez Geoffroy de Charny, seigneur de Lirey, un village situé près de Troyes, en Champagne. Or Geoffroy de Charny a épousé l'arrière-petite-fille d'Othon de la Roche ! Geoffroy de Charny offre la relique à l’église collégiale de Lirey, où elle est vénérée par les nombreux pèlerins qui passent la voir.

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Enseigne de pèlerinage du XIVe siècle (musée de Cluny à Paris) et représentant le linceul de Turin au-dessus des blasons des familles de Charny et de Vergy (illustration de 1865).

La relique est ensuite cédée à la maison de Savoie qui en obtient l'authentification par le pape Sixte IV en 1471.. Elle est alors conservée à Chambéry où, malheureusement, un incendie l’endommage partiellement en 1532, comme en témoignent les parties brûlées de l'étoffe encore visibles aujourd’hui.

Puis elle est définitivement transférée à Turin,nouvelle capitale des ducs de Savoie.

 

Les premières photos révèlent une image extraordinaire

On ne parle plus du linceul jusqu’en 1898. À cette époque, l’art de la photographie commence à entrer dans les mœurs. Ce qui donne l’idée à un photographe turinois du nom de Secondo Pia de prendre des clichés du linceul. C’est une idée de génie car, au développement du négatif, on voit apparaître des détails invisibles à l’œil nu !

On reconnaît un homme mesurant environ 1m80 et arborant des cheveux longs, une moustache et une barbe. Il est nu et son corps porte des traces de coups et de flagellation, ainsi que des plaies multiples.

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Illustration montrant la position du corps dans le linceul.

Le drap comporte deux « images » du même homme. L’une où il est vu de face les mains croisées. L’autre de dos, dans une position couchée, mais non naturelle pour un cadavre allongé : en effet, certains médecins pensent que le corps a subi une rigidité cadavérique due à une mort violente.

Ces traces proviendraient du contact du drap avec le corps sanguinolent de l'homme martyrisé et des analyses ont montré qu’elles sont composées de sang, de sérum, de bile et d'autres liquides physiologiques.

Très vite, deux camps s’opposent : ceux qui estiment se trouver en présence d’une confirmation de l’existence de Jésus-Christ et, de l’autre, ceux qui disent que la foi ne suffit pas et qu’il faut des preuves scientifiques avant de conclure quoi que ce soit.

Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide alors de commander, en avril 1988, une expertise à trois laboratoires différents.

À SUIVRE

05/04/2015

HISTOIRE ET PARANORMAL

Marthe Robin, l’avatar du Christ (2e partie)

Par Thierry Namur

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Le Diable

Est-ce le Diable qui l’a tuée ? Le Diable est bien présent dans l’évangile. Sous le nom de Satan, il tente Jésus dans le désert. Des églises noires l’adorent, des hommes lui vendent leurs âmes contre de la connaissance ou de la puissance. Il est aussi dans la vie de Padre Pio, de François d’Assises et du curé d’Ars qui l’appelle le grappin….

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Saint François d'Assise

Son évocation par Marthe n’est donc pas une surprise. Ce Diable est quelqu’un qui vient la tourmenter et lui casser des dents. Elle le décrit : « Je le connais, il est si intelligent. Et si vous saviez comme il est beau. Dieu lui a laissé sa grandeur. C’est un malin…Mais il est sûr d’être battu. Vraiment son métier n’a pas beaucoup d’intérêt ». Ce Diable fait penser à l’ange de lumière Lucifer.

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Lucifer

Padre Pio évoque le Diable dans une lettre : « L’ennemi ne veut pas lâcher prise: il me frappe continuellement. Il fait tout pour m’empoisonner la vie avec ses pièges infernaux. Je regrette énormément de vous raconter ces faits. Bien entendu, le démon cherche à me dissuader de vous en faire part, me suggérant de vous raconter uniquement les bonnes visites, celles qui peuvent vous plaire ou vous édifier. »

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Le Padre Pio

Thérèse de Lisieux en parle dans une lettre le 30 mai 1889 à sa sœur : « Ma petite sœur chérie, Faut-il te confier une chose qui m'a fait beaucoup de peine ? ». Elle lui reproche de ne pas avoir communié en mai mois de Marie : « Oh ! que cela a fait de peine à Jésus ! Le démon veut priver Jésus d'un tabernacle aimé, ne pouvant entrer dans ce sanctuaire, il veut du moins qu'il demeure vide… éloigner une âme de la Sainte Communion Il a tout gagné... Et Jésus pleure ! Va, n’écoute pas le démon, va sans crainte recevoir le Jésus de la paix et de l'amour ! ». Étranges paroles.

 

Le message de Marthe

Il faut rentrer maintenant dans le « dur » du sujet : les messages et l’œuvre de Marthe. « Les souffrances physiques et les tortures morales agissent si bien sur mon activité spirituelle » écrit-elle. Les Humains cherchent évidemment à éviter au maximum la souffrance. Les mystiques lui trouvent des vertus. Mais pas seulement eux. De manière contemporaine, un collectif de cinq femmes auteurs a cherché des qualités à la souffrance en écrivant un essai intitulé « Cinq éloges de la souffrance ». Le fil rouge de ce livre est que l’épreuve, la perte, la rupture, la solitude, les larmes aident l’individu à savoir qui il est.  Le manque accueille radicalement le nouveau. François de Muizon écrit presque la même chose dans son livre : « Enfin Marthe Robin développe une science de la souffrance qui lui permet de prendre de la distance, de se détacher, de lâcher prise. Elle va à l’essentiel qui n’est pas de calmer la douleur, les angoisses, le stress mais de s’attaquer aux enracinements, aux points de fixation des déchirements. »

C’est tout l’intérêt de l’essai du collectif de percer les textes de Marthe, dans la  mesure où il est écrit par des femmes dans un style non religieux. On y trouve aussi, dans le livre, cet extrait : « La nuit dernière j’ai rêvé d’un inconnu, de mon homme. Avec lui seul, je pouvais être solitaire et m’ouvrir à lui, m’ouvrir toute pour lui, le laisser entrer en moi tout entier, l’entourer du labyrinthe de la joie commune ». Le rêve, le désir, le réel, la solitude, la souffrance : quel cocktail explosif !

Marthe ne parle pas que de la souffrance. Le premier message de Marthe pourrait être celui-ci : « Il y a rarement de grandes choses à faire. Il y en a beaucoup de petites. Il faut être ambitieux pour les petites. »

« Soyez saints » dit Marthe qui ne demande pas des actes extraordinaires, mais un accomplissement dans la vie personnelle, de l’idéal chrétien, en exploitant son propre potentiel, pour un accomplissement de sa destinée. La mise en place de cet idéal chrétien face à l’évolution de la civilisation occidentale et de son vacarme médiatique pourra sembler utopique. Elle parle comme Pascal : « Pour moi, le Christ-Jésus est ma vie. Mourir sera donc tout avantage, puisque le grand effet de la mort sera de dissiper le voile d’ombre qui me cache une si adorable merveille. Tout passe, il n’y a que Dieu et l’âme qui soient immortels. Pensons-y sérieusement. Mettons dans notre vie la pensée, le souci, l’inquiétude des choses éternelles. »

On trouve des réflexions totalement incompréhensibles, voire révoltantes. Quand on lui apprend le décès d’enfants dont son filleul, Marthe dit que c’est « un don fait à Dieu pour l’Année Sainte ». Donner des enfants à Dieu peut s’appeler un sacrifice. La seule nuance étant que cette mort n’est pas donnée par Marthe, ni par l’Église, mais prise par Dieu ! Elle explique en 1950 : « J’avais pensé qu’il les prenait (les enfants) pour l’Année Sainte [...]. Je me suis trompée, c’est pour l’Assomption qu’ils ont été pris. Jésus a eu entre 30 et 40 petits innocents (les Saints innocents) pour accompagner sa naissance, mais la Sainte Vierge, notre maman, est beaucoup plus exigeante. Que de petits! Que de petits pour la Vierge, notre maman, elle est beaucoup  plus exigeante. Que de petits ! Que de petits pour préparer et escorter son Assomption ! »

Une maman qui prend les enfants des hommes pour son escorte, quelle cruauté. Le Père Finet ajoute : « C’est un grand mystère divin que le sacrifice de tous ces petits. » C’est le moins que l’on puisse dire !

 

Les Foyers de Charité

Pour découvrir ce que Marthe a à nous dire, il faut aller dans un des 76 Foyers de Charité qu’elle a fondés en 1936 avec le Père Georges Finet.

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Le Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure, lors de sa création en  1936 (ancien château des Seigneurs de Montchenu).

Ce sont des communautés de religieux et de laïcs qui accueillent des retraitants pour une nouvelle Pentecôte. Marthe souhaite que les foyers fonctionnent comme une famille, les laïcs engagés et les religieux se mélangeant et travaillant ensemble. Les retraites durent moins d’une semaine. L’accueil est fait par les membres du foyer qui aiment dire que les retraitants sont appelés par Jésus et qu’ils sont accueillis par Marie elle-même.  Rien d’autre n’est demandé au retraitant que « le silence total ». Silence dont René Char disait qu’il est « l’étui de la vérité ». Les foyers sont des lieux d’enseignement de l’Evangile, de prière. Pour Marthe, c’est très clair : les Foyers de Charité sont demandés par Jésus lui-même dès 1930, « C’est Jésus le fondateur » insiste-t-elle. Au Père Ravanel, responsable d’un foyer, elle rappelle : « Soyez tout petit, tout petit. Ce n’est pas votre œuvre. »

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Entrée actuelle du Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure, avec la statue de Notre-Dame du Foyer conçue par le sculpteur Hartmann.

Marthe n’est rien d’autre que l’intermédiaire du ciel. Elle est, dans ces conditions, reconnue par l’Église catholique et son œuvre se trouve dans ce cadre. Cette vie au physique immobile heurte de plein fouet notre XXIe siècle fait de buzz, de bruit, d’agitation, de twittes consternants. Cet être si proche de nous temporellement est à mille années-lumières de la France de 2015.

Marthe nous annonce aussi la mort vaincue et une promesse d’éternité pour chacun d’entre nous. La consécration à Marie, de Louis-Marie Grignion de Montfort, est souvent prononcée dans les retraites par ceux qui souhaitent s'en remettre à la Vierge Marie. En voici un extrait : «  Je Vous livre et consacre, en qualité d'esclave, Mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, Et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, Vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, Selon Votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, Dans le temps et l'éternité ». Le mot esclave, entre autres, reste dans la gorge !

Pour Marthe, Marie protège toutes les âmes. La Sainte Vierge a tout pouvoir sur le cœur de Dieu, qui ne lui refuse rien. C’est donc toute la famille humaine qu’elle guérit, qu’elle encourage, qu’elle soutient, qu’elle veut sauver.

Marthe allait connaître une cruelle désillusion peu avant sa mort.Quand on vit dans l’absolu, il est inévitable que le contact avec les trivialités quotidiennes et les querelles de personnalités fortes créent des tensions, suivies de rudes désillusions. Le Vatican se méfie des orientations de cette structure qui mélange religieux et laïcs : c’est pour cela qu’il essaie de reprendre la main et de transformer le mouvement en ordre religieux classique. Le Père Finet laisse faire. Ce « coup d’état » va échouer puisque des Pères du foyer vont s’y opposer. Marthe peut se sentir trahie et elle laissera échapper cette amertume : « Je n’ai plus qu’à partir chez les fous ! Qu’ai-je fait, moi, pauvre vieille perdue dans la campagne au milieu d’un pré ? …Je ne faisais rien de mal. Si j’ai fait du mal qu’on me le dise. » 

Elle est aussi atteinte lorsque, contre son avis, des photos d’elle ont été faites durant sa passion. Elles ont été diffusées par le foyer et ont certainement été prises avec l’accord du Père Finet. Au moins peut-elle se dire que, même après sa mort, les foyers n’ont pas dévié de la route qu’elle avait tracée.

Marthe a-t-elle échoué ? Cette question iconoclaste peut être posée. En 1932 elle précise : « Etendre sur la Terre le règne de la vérité et de l’amour, voilà ma mission ». Elle annonçait une nouvelle Pentecôte, un renouveau. « Oh ! Pas du tout sous une forme extraordinaire. Je la vois comme paisible, comme lente. Je pense qu'elle se fera petit à petit, peu à peu. Je pense même qu'elle a déjà commencé. » Les milliers de retraitants pèsent peu devant les milliards d’aliénés au téléphone portable. Comme Saint François au XIIIe siècle, elle croit proche la « fin des temps » avec l’éclosion du Troisième Âge de l’humanité, celui du règne de l’Esprit Saint. Pourtant le monde continue de tourner, mû par l’assouvissement des pulsions, la perte de responsabilités personnelles, la fuite dans un imaginaire mythique. Marthe disait que, morte, elle continuerait son œuvre au Ciel.  

En ouvrant les foyers aux laïcs, on pouvait penser qu’une vague importante de ceux-ci adhèreraient. Cette « Pentecôte d'amour » était attendue dans un futur immédiat, d'une année à l'autre, mais Marthe est morte sans la connaître. Ce renouveau se fait attendre. Peut-être, le pape François, qui loge au Vatican à la résidence Sainte Marthe, est-il le moteur de ce renouveau ? Il veut simplifier le fonctionnement de l’église en réformant la curie, en dénonçant par exemple « l’Alzheimer spirituel et le carriérisme ». Il veut une église pauvre pour les pauvres. Par ses réflexions il déconcerte, et agace un forte partie de la Curie. Il souhaite (Aujourd’hui en France du 10-02-15), et c’est là qu’il rejoint Marthe, « un conseil pontifical pour la famille qui serait confié à un couple marié ».

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Marthe était vue comme une diseuse de bonne aventure par les visiteurs qui se pressaient à la ferme. Ceux qui sont allés la visiter dans cette optique ont dû être déçus. Elle encourageait, questionnait, éclairait, et devenue certainement fine psychologue à force de visites, aidait les gens ne serait-ce qu’à exprimer leur mal-être. Les visiteurs repartaient apaisés et confiants devant cette personne directe, douée d’humour, accueillante. Certains ont voulu la piéger ou se moquer d’elle mais ils en ont été pour leurs frais. Ce n’est pas la mission de Marthe de jouer àcelle qui est capable de prédire le futur, et elle savait bien l’attente des retraitants « attentifs à la moindre parole sortant de ses lèvres ». Pourtant Marthe a bel et bien prophétisé dans le sens d’annoncer des faits à venir. Là où il y a querelle, c’est dans l’interprétation des dires de Marthe.  

 

Les prophéties de Marthe

Le Père Finet rapporte en 1936 les paroles de Marthe : « La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Alors elle criera vers Dieu, et c'est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa mission de fille aînée de l'Église et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier. »

En 1973, le  Père Yannick Bonnet interroge Marthe sur la dégradation sociale et morale du pays qui l’inquiète. Elle lui aurait dit : « Ce n'est rien à côté de ce qui va arriver. Vous n'imaginez pas jusqu'où l'on descendra ! Mais le renouveau sera extraordinaire, comme une balle qui rebondit ! Non, cela rebondira beaucoup plus vite et beaucoup plus haut qu'une balle ! »

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Le  Père Yannick Bonnet

Le père Yannick Bonnet rapporte aussi les visions de Marthe : « Je joue avec les projets des hommes ; ma main droite prépare des miracles et mon nom sera glorifié dans le monde entier. Plus la Terre sera hostile à tout ce qui est surnaturel, plus je me complairai à briser l’orgueil des impies : le fait en sera d’autant plus admirable et extraordinaire. En lieux et place du trône de la bête seront dressés deux trônes glorieux : celui du Sacré Cœur de Jésus et celui du Cœur Immaculé de Marie. On reconnaîtra que ni le pouvoir humain, ni les démons, ni le génie de l’industrie ne mettront fin à la guerre, mais celle-ci ne se terminera que lorsque la réparation sera consommée. Prends courage ! Car le royaume de Dieu approche. Il commencera par quelque chose d’aussi soudain qu’inespéré. »

Les Foyers de Charité et le Père Peyrous désapprouvent les conférences du Père Bonnet intitulées « La prophétie de Marthe Robin et l'avenir de la France » et condamnent ses conférences et la présentation d’Henri de Montalban :« 2012-2017, Un roi pour la France ». Ces conférences laissant à penser « qu'elle aurait prévu une certaine évolution politique ».

Un retraitant dit encore : « Marthe Robin prophétise qu’il va y avoir une faillite économique, et qu’ensuite il y aura la grande Pentecôte d’amour, et que l’ensemble des Chrétiens vivront alors en communauté. Elle sera sauvée, mais ni par les armes, ni par le génie des hommes, parce qu’il ne leur restera plus aucun moyen humain. La France sera sauvée, car le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge. C’est Elle qui sauvera la France et le monde… »

Le Père Peyrous, rapporteur pour la Cause de Béatification de Marthe Robin, résume les prophéties par ces trois points :

1/ La France passe ou va passer par un creuset,

2/ Puis viendra son relèvement,

3/ Et elle sera à nouveau la "fille aînée de l'Église".

Et Marthe que dit-elle de tout cela ? « Quant à l'avenir, vous savez qu'on me prête beaucoup d'idées sur l'avenir. Je ne sais rien, sauf une chose : que l'avenir c'est Jésus. ». Mots d’une prudence agréable quand on connaît le sort des prophéties apocalyptiques régulièrement annoncées.

 

Epilogue

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Le blason de Châteauneuf-de-Galaure présente deux croisettes sur fond bleu sur la partie supérieure et une étoile dorée sur fond bleu au milieu de la partie du bas. Ces deux parties sont séparées par une bande dorée. Les armes sont signifiantes.

Une interprétation après coup  peut être proposée. Les croisettes ont une dimension religieuse et peuvent représenter, placées à droite et à gauche, les larrons Gesmas et Dismas. L’étoile serait Marthe qui prendrait la place entre ces deux croix.

Marthe est morte un 6 (en février 1981) : le six, dans la symbolique, est le chiffre de la destinée mystique.

FIN

29/03/2015

HISTOIRE ET PARANORMAL

Marthe Robin, l’avatar du Christ (1ère partie)

Par Thierry Namur

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L’objet de ce texte n’est pas de relayer des idées religieuses, mais de s’interroger sur la très étrange vie d’une mystique.

 

Un académicien a dit, un jour, au philosophe Jean Guitton que « la personne la plus extraordinaire du XXIe siècle n’était pas le général De Gaulle, mais Marthe Robin ». Elle reste pourtant méconnue du grand public. Comment cette humble drômoise, rétive à toute publicité, a-t-elle attiré, cloîtrée dans sa chambre natale, plus de 100 000 personnes ?

Allongée 50 ans dans le lit de sa chambre, cette fille ne paie pas de mine. Pas de baratin métaphysique avec les visiteurs, pas de soleil dansant dans le ciel, pas d’aura spectaculaire, pas de publicité.  Par contre, une foi inébranlable validée par des textes difficiles, de la fougue, de l’énergie créatrice, et la confiance, sinon de l’église, de proches placés à ses côtés. Des phénomènes spectaculaires l’accompagnent puisqu’elle n’aurait ni mangé (inédie), ni bu, ni dormi pendant 50 ans ! Elle dit être martyrisée par le Diable et vivra la passion du Christ chaque fin de semaine avec les stigmates et la couronne d’épines.  Ces phénomènes spectaculaires font d’elle un avatar du Christ. Mais à tout cela Marthe n’attachait pas d’importance. Elle avait tort, car ce sont d’abord ces manifestations qui éveillent notre curiosité, puis font que l’on écoute le message qui lui tient à cœur.

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Interrogée par Jean Guitton sur les phénomènes surnaturels comme la lévitation, la télépathie… et sur l’anneau, qui apparaît au doigt de certaines stigmatisées, elle répondait : « C’est superficiel. Il faut dépasser tout cela sans faire d’histoires. L’anneau d’or je l’ai vu à mon doigt, je crois, une douzaine de fois. Mais laissez-moi vous dire que s’il est bon de l’avoir, c’est encore mieux de ne pas l’avoir. Ce que vous appelez la vie mystique, elle est en vous aussi bien qu’en moi. Cela consiste à tenter d’être un avec Jésus. Au début j’étais encore dans les images [...] maintenant j’ai outrepassé ces images, je suis dans les attributs de Dieu pour m’enfoncer dans ce que vous appelez l’Essence. J’ai même fait un progrès à l’intérieur de cette Essence. »

 

Quelle est l’œuvre de Marthe Robin ? 

Comment comprendre ses actes et ses textes, en particulier sur la mort de sa mère et les décès d’enfants ? Pourquoi cette acceptation de la souffrance ? A-t-elle réellement fait des prophéties ? On peut aussi se demander si Marthe Robin, qui appelait et annonçait une Nouvelle Pentecôte a réussi dans sa mission.

Elle naît le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) et y décède le 6 février 1981 à 78 ans.

Marthe est totalement dans le cadre de l’Église catholique et son action s’inscrit dans une stricte soumission au clergé. Au début, l’Église, qui n’aime pas le surnaturel, s’en méfie. Marthe Robin s’effacera toujours dans l’obéissance derrière les vœux de l’Église et de son représentant, le père Finet. L'« héroïcité des vertus » de Marthe Robin a été reconnue le 7 novembre 2014 par le pape François et donc

déclarée vénérable, ce qui signifie qu’elle pourrait être déclarée sainte. Son dossier déposé en 1987 et inscrit au Vatican en 1996 est à l’étude (il comporte 17 000 pages !).  

Quatre évêques assistent à son enterrement ! Marthe est une anti-Lilith : ni aventurière, ni rebelle. Ce sont d’abord les apparitions célestes qui la guident. Elle en parle à son curé, le père Faure qui s’en trouvera bien embarrassé. Ensuite, elle agit avec George Finet qu’elle rencontre le 10 février 1936. Georges Finet est un courageux (il le montre lors de la catastrophe de la colline de Fourvière) qui a la tête sur les épaules et les pieds sur terre. Marthe et le père Finet ne sont rien l’un sans l’autre, ils agissent en binôme : « Il (George Finet) ne pourra jamais rien faire sans toi, ni loin de toi.» a dit Jésus à Marthe. « Je ne relate que pour mon père spirituel et sais qu’il saura garder mon cher et grand secret. Écrire pour lui, écrire pour obéir, c’est prier encore.» dit-elle.

Marthe est d’abord une grande malade. Dès un an, elle est atteinte de la typhoïde qui emporte sa sœur. Elle est une fillette pieuse, gaie, serviable, taquine. En décembre 1918, peut-être victime de la grippe espagnole, elle tombe dans le coma, semble se rétablir mais devient partiellement paralysée. En 1926, on lui donne pour la seconde fois l’extrême onction. Les médecins de la vallée se succèdent. On la croit et elle se croit perdue. Mais ni les hémorragies gastriques, ni l’encéphalite léthargique, ne la tuent. Au contraire, elle dit que Sainte Thérèse de Lisieux lui avait confié une mission et qu’elle vivrait.

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Marthe Robin a dit que Sainte Thérèse de Lisieux lui avait confié une mission et qu’elle vivrait sans manger, ni boire, ni dormir pendant 50 ans.

 

L’avatar du Christ

C’est à cette époque qu’elle cesse de s’alimenter, pour toujours, non par choix, mais car elle ne parvient plus à déglutir. Jésus évoque la faim et la soif avec la Samaritaine. Il dit à la foule à Capharnaüm : « Je suis le pain de vie, qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif ». Infirme, Marthe Robin ne quittera plus son lit de la ferme familiale de Châteauneuf-de-Galaure.

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La ferme familiale de Châteauneuf-de-Galaure (Drôme), où a vécu Marthe Robin toute sa vie, reçoit chaque année 40 000 visiteurs !

« Pourtant elle n’a rien fait de mal » dit son papa consterné. Elle s’abandonne à la volonté divine. Jésus dit de la maladie de Lazare : « Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle ».

Ses parents sont croyants mais pas pratiquants. C’est une différence de taille avec Thérèse de Lisieux qui baigne dans un milieu qui favorise et encourage sa vocation.

À 28 ans Jésus, qui avait dit à l’apôtre Jean : « Un homme ne peut rien recevoir si cela ne lui a été donné du Ciel »,  lui propose les stigmates et sa Passion. Marthe avait écrit en 1925 : « J’accepte avec amour tout ce qui me vient de vous : peine, douleur, joie, consolation, sécheresse, abandon, délaissement, mépris, humiliation, travail, souffrance. Tout ce que vous voulez, ô Jésus… ». Elle aura donc tout ! Les plaies des stigmates, et la couronne d’épines, chaque vendredi pendant 50 ans. La solitude aussi.

Cet abandon n’est pas propre à Marthe, mais se retrouve chez nombre de religieux, mystiques ou non. Le père de Foucaud dit dans sa prière : «  Mon Père, je m’abandonne à Toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que Tu fasses de moi, je Te remercie… »

Le 20 mai 1921, Marthe voit Marie lui apparaître : elle en a peur et craint « d’être dupe d’une habile manœuvre. » Elle sera discrète sur ces visites, disant que le Diable qu’elle voit aussi fait profil bas devant Marie. Jésus lui demande en apparition de créer « les foyers de charité et de lumière ».

Si elle ne mange pas ni ne boit, elle communie avec des hosties consacrées. Selon les témoins «  L’hostie volait des mains du prêtre et disparaissait dans la bouche. »  Tout cela laisse perplexe, y compris elle-même et elle souffle : « Dans ces affaires-là, on n’est jamais vraiment sûre…c’est quand Dieu opère ce qu’il fait. Alors Dieu fait tout. » Marthe est une adepte de la verticalité : les choses, les événements, nous sont donnés ou proposés par Dieu et nous les vivons.

En 1939, Marthe demande la permission au père Finet de donner ses yeux. Permission accordée, elle devient malvoyante et ne supporte plus un rai de lumière. C’est aussi cette année-là que Marthe cesse d’écrire. Pour épaissir le mystère, sa vie traverse des drames familiaux : elle perd jeune ses parents et son frère se suicide. Jean-Jacques Antier relate une histoire intrigante. Elle parle à l’âme de sa mère mourante, qu’elle a fait ramener de l’hôpital :« Partez maintenant vers les demeures éternelles… Petite maman entre au Ciel. Ton purgatoire est fini. » Puis elle retombe dans une inconscience qui dure plusieurs mois pour éviter, selon Jean Guitton, « les souffrances purificatrices post mortem » !

Marthe explique : « Le Seigneur m’a demandé de faire le purgatoire de ma maman. Je dois donc immédiatement, pendant 9 mois, subir une augmentation de la peine des sens, et les derniers mois, vivre la peine du dam. » Or madame Robin était décrite comme une femme dévouée, enjouée, accueillante, aimable. Si  une telle femme doit faire un purgatoire, qu’en sera-t-il pour une personne ordinaire ?

 

Supercherie ou maladie ?

Devant une vie aussi incroyable, on peut d’abord dire : ceux qui veulent y croire... qu'ils y croient. Ceux qui n'y croient pas, qu'ils n'y croient pas ! Marthe Robin aurait-elle pu faire tout cela pour de l’argent ? Après tout Ron Hubbard, créateur de l’Église de Scientologie, a dit : « Pour gagner un million de dollars, il suffisait de créer une religion ». Mais Marthe n’a fait ni l’un ni l’autre.

Concernant l’inédie, parmi les explications qui viennent à l’esprit, la première est celle de la supercherie. Elle est cependant difficile à soutenir. Il aurait fallu que Marthe soit alimentée en cachette par le père Georges Finet, le plus proche d’elle. Mais ce dernier voyageait et puis cela correspond peu au personnage. Marthe aurait-elle pu avoir des complices qui la ravitaillaient secrètement et ceci durant 50 ans ? Impossible. Ce secret n’aurait pu durer. Enfin et c’est très important, Marthe a la caution de l’Église et il n’y a pas plus méfiante que cette institution. D’ailleurs aucun des livres qui lui sont consacrés n’évoquent le mensonge. L’idée d’observer Marthe dans une clinique pendant des mois pour que « la preuve de son jeûne soit faite » est abandonnée. Elle aurait dit : « Croyez-vous que cela convaincrait les gens ? »

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Le père Georges Finet, photographié dans le jardin de la ferme des Robin, après avoir rendu visite à Marthe.

L’ingénieur Benjamin Lisan écrit dans la revue « Pseudo sciences » : « Il y a deux objections à l’existence de ce phénomène (l’inédie). Tout d’abord pour vivre, le corps humain doit consommer de l’énergie. Ensuite, depuis le XVIIIe siècle et le savant Lavoisier, on sait qu’au niveau bilan matière et énergie, « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». Au niveau du bilan énergétique, si une personne ne reçoit pas de nourriture, il faut bien qu’elle reçoive alors, par un moyen ou un autre, la source d’énergie, apportée normalement par la nourriture ingérée par voie orale. Or on ne connaît pas ce moyen. Et on peut rester sceptique sur l’allégation de l’existence d’une source Deus ex machina - source occulte « venant du ciel ». De plus, tous ces cas allégués d’inédies, sans exception, n’ont jamais été étudiés scientifiquement. D’où un sérieux et légitime scepticisme du monde scientifique face à ces phénomènes ».

Peut-être, la communion portée chaque vendredi, lui donnait-elle cette énergie ?  L’étude médicale de Marthe n’apporte rien. Elle n’a pas été autopsiée et c’est dommage car l’étude post mortem de ce corps qui n’a pas été alimenté durant 50 ans aurait pu être riche d’enseignements. Si l’honnêteté de Marthe et des proches est acceptée, alors on peut étudier la piste de la maladie mentale. Des thèses convaincantes la défendent.

Il est pertinent, pour un médecin spécialisé, de tout expliquer par l’hystérie. L’on peut trouver un fil conducteur et argumenter  que la méningite, l’encéphalite, la typhoïde qui ne l’ont pas épargnée l’ont rendue ainsi.  

 La thèse de l’hystérie a été défendue, entre autres chercheurs, par le docteur Mottet. Il disserte sur une « angoisse d’être en tant que sujet sexué », « d’un complexe de castration » ou d’un « trouble de l’identité sexuelle  dans les tentatives d’identification à la Vierge Marie et à Jésus… ». Si elles paraissent outrancières, ces remarques faites par un médecin ont le mérite d’expliquer rationnellement des faits surnaturels. Elles s’appuient sur des écrits, comme cette prière de Marthe, totalement opaques pour la personne lambda.

« Seigneur mon Dieu, que nourrie chaque jour de votre corps sacré, inondée de votre sang rédempteur, enrichie de votre sainte âme, submergée de votre divinité, je n’aime, je ne désire, je ne cherche, je ne veuille, je ne goûte que vous. Que mon cœur et tout mon être soupirent et ne tendent que vers vous, que je sois toute vôtre et tout occupée de vous seul; que je demeure perpétuellement avec vous, en vous, unie à vous pour être consommée tout entière dans la fournaise ardente de votre divin cœur, filialement unie au cœur immaculé de ma Maman chérie (la vierge Marie) par qui je veux vous glorifier, vous louer, vous servir, vous obéir à jamais. »

Les mystiques, qui sont à 89% des femmes, parlent d’époux quand elles parlent du Christ. Imagine-t-on un paradis où Jésus est entouré de ces femmes vierges qui chantent ses louanges ? C’est absurde, pourtant c’est ce que l’on peut imaginer en les écoutant.

Richard Brasey dans son enquête sur les Anges rebelles décrit une cérémonie pas rare en plein Paris où un sorcier « marie » une jeune femme avec… son ange  gardien.  La dame est ravie mais tout cela défie l’entendement. « Cessez d'opter sans raison valable… pour une spiritualité illusoire en suivant les conseils des religions chrétiennes... Dirigez-vous, au contraire, vers l'unité de votre être. »  répond, non sans raison, Pierre Mabille, dans son livre Thérèse de Lisieux.   

Concernant les manifestations mystiques, des médecins spécialisés penchent pour une maladie mentale. Pour le psychologue et médecin Pierre Janet, « Les sainte Hildegarde, les Marie Chantal, les Catherine Emmerich et bien d'autres, avaient tout simplement des attaques de catalepsie ». Marthe Robin serait simplement une sociopathe sans vocation particulière. Pourtant, on ne peut suivre les médecins comme Jean-Martin Charcot, qui explique toutes « les manifestations extraordinaires : l’inédie,  les attaques diaboliques, les apparitions, les prophéties, par le diagnostic d’hystérie ».

Cependant il est à noter que d’autres médecins ne retiennent pas la thèse de la maladie mentale. Sylvain Tesson dans son livre Bérézina, paru en 2015, se demande comment les soldats napoléoniens, qui vivaient l’impossible, faisaient pour supporter la souffrance ? Il trouve la réponse chez Bloy en pensant qu’ils se fondaient « dans l’âme de Napoléon ». Marte s’est-elle fondue dans l’âme du Christ acceptant tout, comme les soldats de l’Empire ?

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 29 novembre 1812 : le dramatique passage de la rivière Bérézina par les soldats de Napoléon.

 

Marthe dans ses extases voyait la cour céleste et dans l’ordre des apparitions il semble que ce soit Thérèse de Lisieux qui se soit manifestée la première à elle. Par la suite, elle demeurera en relation avec Thérèse de Lisieux qu’elle aime tant. « Je parle souvent avec elle, confie-telle. C’est une grande sœur.  Elle ajoute avec humour : « Oh ! la coquine, elle m’a tout laissé après. » À Marthe d’accomplir le travail de sa complice Thérèse de Lisieux qui écrivait en 1889 :« Je t’aimerai sans mesure et sans loi » et qui voyait en Marie sa « mère Chérie ».

Nombre de paroles et d’écrits de Marthe croisent et paraphrasent presque, ceux d’autres mystiques qui l’ont précédée. Plusieurs dizaines d’auteurs certainement. Comment Marthe a-t-elle procédé ? 

Pierre Mabille a la réponse : il parle de Sainte Thérèse de manière iconoclaste et finalement courageuse, dans un style XXe siècle : « Aux yeux des chrétiens, cette fille est symbole de pureté et d’amour ; aux miens et à tous ceux des hommes qui veulent réfléchir, elle schématise l’ensemble des dégâts que peuvent provoquer, dans l’organisme affaibli d’une jeune fille, l’action cléricale conjointe à la férocité bourgeoise. »

Il faut, qu’on le veuille ou non, accepter que Marthe Robin ait eu une vie surnaturelle. Face à ce constat, on peut comme l’écrit l’illusionniste Ranky, qui étudie la véracité des phénomènes mystérieux, dire que « le paranormal, c’est du normal encore inexpliqué ».  

La mort de Marthe

Marthe Robin meurt seule le 6 février 1981 (un vendredi). Sa mort étonne les membres du foyer, qui commençaient à la croire immortelle. Elle épaissit le mystère et pose des questions.

Récemment, dans son livre « Le mystère décrypté », François de Muizon révélait des détails inattendus. Comme d’habitude le jeudi, le père Finet ferme la porte de sa chambre à clé car Marthe vivait la passion du Christ. Pourquoi à clé ? Il ne fallait pas que Marthe soit vue (par qui ?) pendant son extase. La porte était ouverte le lendemain à 17 heures par le père Finet. En cet hiver 1981, elle tousse à fendre l’âme. Les membres du foyer, qui veillent à côté, entendent de grosses quintes et tout à coup un grand cri et puis plus rien. Les deux membres du foyer n’ont pas la curiosité d’ouvrir la porte et d’assister Marthe.

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Ce n’est que le lendemain qu’on la découvre morte sur le sol. La chambre est en désordre, des chaises sont renversées. Elle est par terre et porte aux pieds des chaussons «  un peu usagés ». Dans la chambre, il y a une bassine contenant du mélaena (du sang issu de digestion) et du papier journal. Rappelons que Marthe est paralysée et n’a pas mangé depuis 50 ans.  Le père Finet prend Marthe froide. Le père médecin Colon qui l’examinera plus tard déclare : «Elle avait une bouche cornée… aucune dent. La survie de Marthe avec un corps aussi atteint est inexplicable. ».

Elle pèse entre 25 et 30 kilos et le père Finet qui la replace dans son lit de misère l’entend dire, bien qu’elle soit morte : « Il m’a tué ». « Il » étant, d’après le père, le Diable. Alors le père et deux membres du foyer vont prier deux heures durant avant de prévenir un docteur et les membres du foyer. Il semble que le père soit stupéfait que Marthe soit morte sans son autorisation et attende qu’elle reprenne vie. Est-elle tombée, attaquée par le Diable, et puis s’est-elle traînée par terre pour, sans succès, remonter sur le lit ? Accorder du crédit à ce déroulement, c’est accepter que le père Finet ait correctement rapporté ce qu’il a entendu. Alors pourquoi Marie ne s’est-elle pas, comme d’habitude, interposée ? Il est bien plus probable qu’harcelée par la souffrance elle soit descendue du lit, soit allée en rampant jusqu’à la bassine mais, affaiblie, soit tombée (le grand cri) et n’ait pas réussi, épuisée, à se replacer.

Mais alors pourquoi les chaussons ? Marthe devait avoir une mobilité malgré ses jambes épaisses comme des « baguettes ». La présence de mélaena dans une cuvette est à signaler, mais n’est pas significatif d’une alimentation. C’est du sang et des glaires.

À SUIVRE

28/02/2015

PARANORMAL et TELEVISION : DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

  LES PIEDS DANS LE PLAT POUR

UNE MISE AU POING !

                                            par Ranky

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Approchez, approchez, mesdames et Messieurs, le spectacle va commencer !

Le vendredi 27 février 2015 a eu lieu un événement important, incroyable, sensationnel : en effet, à 22 heures 30 sur la chaîne TNT 23, a été rediffusé un documentaire sur les phénomènes paranormaux. On va pouvoir s'instruire, et je sais de quoi je parle : j'ai tourné dans ce documentaire !

Mais je savais que je n’avais aucune chance de passer à l’antenne. La production de cette émission à fait ce que font 99% des producteurs de ce genre de thèmes : ne connaissant pas grand chose aux dossiers paranormaux, ils se sont servis de mes arguments pour fabriquer une importante partie de leur émission ainsi que des adresses et personnes par moi recommandées (comme le psychiatre Philippe Wallon, le spécialiste en télékinésie Jean-Pierre Girard ou Jacques Mandorla écrivain, journaliste d'investigation et spécialiste du psi, et plusieurs autres personnes).

J’ai été interviewé pendant environ une heure et si mes arguments s’étaient révélés nuls cet « interrogatoire» n’aurait pas dépassé quelques minutes. Au contraire, Mathieu Nivôse, le journaliste, semblait emballé par mes déclarations et convaincu du bien-fondé de mon comité d'expertise. Il semblait emballé que l'on puisse engager, dans ce genre d'émission, des illusionnistes qu'il admettait être évidemment les mieux habilités pour
faire le tri entre le vrai et le faux en matière de phénomènes dits paranormaux. On  allait enfin faire le ménage dans ce monde interlope.

En effet, on reste pantois devant certaines performances incroyables des magiciens et force est d'admettre qu'ils doivent forcément être en mesure de détecter, avec plus de facilité, les trucages éventuellement employés par certains escrocs de la voyance et des phénomènes psi en général. Pour un peu, Monsieur Nivôse aurait convenu que ma démarche était d’utilité publique !

Mais voilà, tous les moyens sont bons pour arriver à fabriquer des reportages dans lesquels une catégorie d'individus de télévision entretiennent l’obscurantisme qu’ils affirment combattre. Audimat oblige. Le créneau télévisuel du paranormal est très rentable. Tant pis pour les téléspectateurs lambda que l’on continue à confiner dans le monde trouble  du « surnaturel » qui pour moi n’existe pas, le paranormal étant, mais cela n’engage que moi, du normal pas encore expliqué. La question n’est pas de croire ou de ne pas croire, la question est de savoir.

Si, dans le monde de la voyance qui est une réalité, pullulent des voyous, des escrocs et des profiteurs de la misère humaine, un large échantillon de ces rats de télé sont leurs complices.

À un certain moment du tournage, Mathieu Nivôse m’a annoncé qu’il allait se rendre, sous quelques jours, en Suisse ou en Belgique, je ne me souviens plus, filmer un télékinésiste. Je lui ai alors proposé de l’accompagner afin de soumettre le "sujet psi » à un protocole sérieux. C’était l’occasion unique pour lui d'organiser une expérimentation imparable en direct sur le petit écran. J’ai instantanément appris que la prod n’avait pas de budget pour assumer des frais de voyage et peut-être une chambre d’hôtel, ce qui n’était même pas sûr car en avion on peut facilement faire un aller-retour dans la journée. J'ai alors proposé de payer le voyage de mes propres deniers, sans plus de succès. C’est à ce moment que j’ai compris, une fois de plus, qu’on tentait d’utiliser nos connaissances en les détournant de leur objectif.

Et ce qui devait arriver est arrivé. Plusieurs expériences proposées dans ce film  semblent relever de la supercherie, de l’arnaque (j’ai même repéré à l’image deux accessoires, couramment vendus par un marchand de "trucs", bien connus des illusionnistes et qui ont servi à deux "tours de magie" pratiquement « authentifiés »  comme étant des facultés réelles) !

Mais n’ayant pas été invité sur le terrain, il m’est honnêtement interdit d’en dénoncer la malversation éventuelle. Il faut apporter des preuves.

On comprend mieux pourquoi cette bande de trouillards malhonnêtes ont coupé la totalité de mon interview qui aurait contrecarré leur projet.

Pour ce qui est de l'honnêteté, les fabricants de ce genre d’émission ne s’encombrent pas les neurones avec de telles considérations.

Malheureusement cette position lamentable d’une catégorie de gens de télé porte préjudice aux personnes douées de facultés particulières qui, bien évidemment, hésitent souvent à participer à ces reportages fourre-tout où le pire côtoie le meilleur.

Ce n’est certes pas ainsi que l’on fait avancer la recherche.
                                                                                              RANKY

Rappelons que le Comité d'expertise et d'expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), créé par moi, est à l'origine de la dénonciation de nombreux scandales (voir les articles complets dans ce blog) :

Les chirurgiens à mains nues qui prétendent opérer sans bistouri, sans douleur, uniquement avec leurs doigts.

Le motard masqué filmé pour l'émission Mystère (TF1) traversant une partie de Paris les yeux bandés sous le contrôle d'un huissier de justice abusé.

De nombreux faux voyants, médiums et spirites bidons.

Mais ce comité à également authentifié les étonnantes capacités paranormales de  nombreux sujets psi : voyants guérisseurs, médiums, etc..

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Dessin Magazine INAD.

 

Le COMITÉ ILLUSIONNISTE D’EXPERTISE et D’EXPERIMENTATION des PHÉNOMÈNES PARANORMAUX (CIEEPP) mobilise tous ses experts sur les émissions télé traitant du Paranormal.
En effet, certaines émissions, concoctées par des non-spécialistes, dévalorisent souvent le paranormal. Ces émissions feront désormais l’objet d’un compte-rendu à paraître les jours suivants sur notre
Site/blog : http:// paranormal.blogspirit.com

 

Super-Héros sur France 4

Des gens aux pouvoirs extraordinaires

NOTRE COMPTE-RENDU SUR L’ÉMISSION DES 2 ET 11 JANVIER 2011
Ce film pouvait montrer avec exactitude, en direct, sans aucun subterfuge, les tests que nous proposons afin de faire la part du vrai et la part du faux dans les phénomènes dits paranormaux. L’occasion était belle de voir la progression d’une recherche honnête en montrant aussi de véritables expériences de mentalisme, alors qu’ils ont préféré montrer quelqu’un qui se dit mentaliste et qui donne l’impression qu’il lit dans la pensée, ce qui est totalement faux, car avant l’intervention il y a eu une préparation que l’on ne voit pas dans le film car elle expliquerait la façon de procéder.
Le mentalisme ne consiste pas à dire à quelqu’un " J’inscris sur une feuille de papier certains gestes que vous allez accomplir : tirer la langue, vous asseoir,... par exemple " et à voir effectivementt les sujets choisis tirer la langue, ou s’asseoir sur le sol. Nous avons vu des expériences qui ne sont pas honnêtement montrées. Le mentalisme ce n’est pas ça.
Il est indéniable que les expériences truquées sont bien plus spectaculaires que les véritables manifestations paranormales : ce n’est pas à nous, illusionnistes, que l’on fera croire le contraire. Si l’ on veut des images véritablement époustouflantes, il suffit de nous les demander. Seulement voilà, quand nous trichons nous le disons. Et quand d’autres trichent, nous le savons. À partir de ce moment-là, nous n’intéressons plus certains médias !
Nous avions pourtant proposé nos services afin de dénoncer ou d’authentifier les diverses interventions. Il était bien convenu que nous aurions ce créneau. Or, nous nous retrouvons après 3 heures d’interview et trois heures de tournage avec 2 minutes 10 secondes d’antenne et le sentiment prédominant que le temps perdu a servi à nous extirper des noms et adresses de personnes qui, sans notre intervention, n’auraient pas accepté de tourner dans cette émission fourre-tout.

 Nous avons été piégés
Que vient faire un " mental coach " dans ce fatras ?
Est-ce pour donner du crédit au documentaire que Monsieur Debeix est appelé " Docteur " ? Si l’ expérience de la boule chauffante peut effectivement être exécutée par suggestion, la production du film est-elle certaine que c’est le cas dans cette séquence ?
Sommes-nous certains que Monsieur Mangetout n'est pas, quelque part, un illusionniste ?

paranormal,télévision,critique,abus,dechavanne,étrangeCette émission n’explique rien, même pas qui nous sommes et alors que le sujet Psi Pascal a parfaitement réussi son test : le public n’a sûrement rien compris à cette expérience puisque le montage du film a supprimé les images clef, sans doute pour ne pas dépasser le temps d’antenne.

À ce jour, nous attendons toujours le réalisateur qui privilégiera l’honnêteté à l’audimat.  

 

1) Au sein de notre Comité d'expertise,nous connaissons bien Michel Lotito dit monsieur Mangetout.

2) Nous savons comment fonctionnent les expériences de mentalisme présentées comme étant réelles dans le film.

3) Nous savons comment on met le feu par "la force de la pensée" à une boule de papier. (Expérience présentée comme étant réelle dans le film et que nous avions dénoncée dans une émission précédente) Etc...

Signé : Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux. (CIEEPP)

 Titre de l'émission : Les Super-Héros
Durée : 1 heure 10
Auteur et réalisateur : Dimitri Grimblat
Une production J2F Production avec la participation de France Télévisions.  

Personnes de notre Comité d'expertise ayant participé au tournage du film pour la séquence Psychométrie :

  Ranky : Illusionniste professionnel, expert en phénomènes paranormaux truqués, président du CIEEPP. 

Claude Géraldy : Illusionniste-mentaliste, expert en imitation de phénomènes extra-sensoriels (ESP). 

Blondine : Illusionniste, spécialiste en télépathie, calcul prodige, divination de spectacle. 

Jacques Mandorla : journaliste d’investigation, écrivain, spécialiste du paranormal 

Pascal : sujet Psi.

NOTE : Chères lectrices, chers lecteurs,

Nous avons organisé cette session de tests avec le sérieux qui nous caractérise c'est-à-dire avec un e volonté permanente de recherche et le besoin de vous éclairer sur LA PART DU VRAI ET LA PART DU FAUX en ce qui concerne les phénomènes qualifiés de paranormaux.

SESSION DE TESTS
Organisée par le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP)
Expériences de psychométrie.

Date du tournage : samedi 22 mai 2010.
Le protocole  d’expérience a été établi le vendredi 21 mai 2010 par les illusionnistes Ranky, Blondine et Claude Géraldy.

IMPORTANT

Nous, illusionnistes experts en phénomènes paranormaux, considérons que 9 expériences sur 10 de psychométrie présentées à la télévision sont susceptibles de comporter un subterfuge. Il existe un nombre important de procédés pour deviner par trucage les objets placés dans des boites ou des enveloppes : enveloppes marquées - fendues - à tiroir - découpées - doubles - anormalement froissées, etc-.

Il existe même un produit capable de rendre un coin de l’enveloppe transparente pendant quelques secondes, juste le temps d’apercevoir un détail du dessin ou de la photo, ce qui permet ensuite d’utiliser par exemple le "Cold reading", qui est une technique servant à recueillir des informations en observant les réactions physiques et/ou verbales des personnes que le soi-disant médium a en face de lui.

VOILA DES TESTS QUI CHANGENT BIEN DES CHOSES.

Cette séquence filmée de psychométrie (il s’agit, pour le “médium”, de décrire le contenu d’une enveloppe opaque, cachetée, en respectant un protocole rigoureux) a été réalisée sous notre contrôle dans  des conditions maximales de sécurité.  
La totalité de l’expérience à été filmée pour le documentaire de Dimitri Grimblat diffusé le 2 janvier 2011  à 22 heures 50 sur France Télévision.

 Signé : Le Comité des Illusionnistes pour l’expertise des Phénomènes Paranormaux.

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LA SOIRÉE DE L’ÉTRANGE
VENDREDI 25 AVRIL 2008
20 H 50 SUR TF1
Divertissement présenté par Christophe Dechavanne et Patrice Carmouze.

INVITÉS DE L’EMISSION :
Laurence Boccolini - la chanteuse Zaho - Omar et Fred.

NOTRE AVIS

UNE EXPERIENCE DE CLAIRAUDIENCE
Le premier dossier concerne la clairaudience qui serait la faculté d’entendre des voix off délivrant des messages venant, selon certains médiums, de l’Au-Delà.
Les images ont été filmées à Toulouse, lors d’une conférence donnée devant environ 150 personnes par le médium Henri Vignaud dont il ne s’agit pas ici de mettre en doute les capacités éventuelles. Mais force est de constater que l’émission LA SOIREE DE L’ETRANGE présente des séquences sans utiliser les services d’experts en paranormal et d’illusionnistes spécialisés, donc sans aucun protocole, donc sans aucune sécurité quant à la validité ou non des expériences.
De toute évidence, les animateurs ignorent tout des techniques du “cold reading” qui permettent au “médium” de provoquer et de lire les réactions physiques des spectateurs afin d’obtenir les renseignements souhaités.

EXEMPLE : Henri Vignaud dit “voir” une personne quittant la route et tombant dans un précipice.
Un spectateur réagit et annonce qu’il s’agit de son meilleur ami qui a dérapé en faisant du ski et est tombé dans une crevasse. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais peu importe, l’expérience est enclenchée. Elle sera spectaculaire.
A la fin de cette séquence, Christophe Dechavanne, voulant cautionner l’expérience, insiste sur l’étrangeté du fait que le médium, qui ne connait pourtant personne parmi les spectateurs, annonce que le beau-frère d’une dame est décédé.
FAUX : c’est la dame qui dit "C'est mon beau-frère", pas le médium !
La démarche de Henri Vignaud semble correspondre à une utilisation, inconsciente ou non, du “cold reading”. Mais n’étant pas présents, nous nous garderons bien de tirer une conclusion, quelle qu’elle soit.

L’HOMME QUI ARRÊTE SON COEUR
Le sujet se présente en show-man, avec une mise en scène soignée : ambulance, défibrillateur et autres matériels.
Il ne faut pas confondre arrêt du coeur avec arrêt des pulsations cardiaques (qu’un magicien est capable de provoquer par compression d’une ou plusieurs artères à l’aide de différentes techniques illusionnistes). L’électrocardiograme plat est également réalisable, mais nous n’en donnerons pas ici la méthode. En combinant les deux subterfuges, on peut donc présenter un numéro très spectaculaire.

CONCLUSION - Sans protocole, ni contrôle sérieux, l’expérience ne peut pas être annoncée comme probante, ainsi que l’émission tend à vouloir le faire croire. Personne ne peut affirmer quoi que ce soit concernant cette prestation, pas même nous puisque nous étions absents.
L’expérience présentée de cette façon est irrecevable comme phénomène paranormal.

LE CHÂTEAU HANTÉ
La chanteuse Eve Angéli et le médium se sont prêtés à une séance spirite tournée comme un film d’épouvante : l’objectif non avoué est apparemment de maintenir un suspense destiné à limiter le zapping des téléspectateurs. Il ne se passe strictement aucun phénomène dit “paranormal” pendant ces séquences mais, indéniablement, une utilisation des frayeurs, semble-il réelles, de la chanteuse.
Le médium est bien connu pour son intégrité et sa sincérité lors de ses interventions Radio et Télévisées.
Mais là encore voici une émission qui ne répond pas aux attentes des téléspectateurs car elle dévalorise plutôt les sujets Psi et ne fait pas avancer d'un pouce la recherche paranormale.
Il eut été pourtant simple d’établir un protocole imparable pour faire éclater la réalité éventuelle de manifestations paranormales.CONCLUSION : expérience intéressante, à refaire dans des conditions sécurisées.

LA SÉANCE D’HYPNOSE
Nous nous contenterons de publier le commentaire de Nicolas qui reflète l’opinion générale de nos nombreux amis internautes :
"Bonjour. J'ai regardé l'émission " La soirée de l'étrange " du 25 avril. J'adore le paranormal, je passe des journées complètes à faire des recherches sur ce sujet. Il n'y a qu'a propos de l'hypnotisme où j'ai un gros doute, c'est-à-dire que je n'y crois pas. Le passage de l'émission où la personne hypnotise des membres du public n'a fait que confirmer mon opinion. C'était du grand n'importe quoi, les gens soi-disant "hypnotisés" ne savaient pas toujours comment réagir.
Pour moi, l'hypnotiseur a dit à l'avance aux personnes de faire ce qui leur était demandé. Mais de là à parler d'hypnotisme...
Je suis actuellement en train de lire le livre de Ranky " Le paranormal de mes yeux vu... ", mais je n'ai pas encore lu son chapitre sur l'hypnotisme. J'espère qu'il répondra à mes questions.

Ecrit par Nicolas | 27.04.2008

CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Au sein de notre comité, nous sommes effarés par le fait que des sujets dits psi se lancent dans des aventures télévisuelles sans aucune précaution ni sécurité, au risque d’être ridiculisés par des invités rigolards et d’une incorrection souvent à la limite de l’indécence.
Les animateurs de LA SOIREE DE L’ETRANGE n’ont pas trompé le public puisqu’ils avaient annoncé cette émission comme un divertissement, certes en se servant du paranormal comme créneau porteur.
Il est à remarquer que, lors de l’émission du 10 novembre 2007, nos experts-illusionnistes ayant réagit étaient au nombre de 18 et que cette fois-ci il ne sont plus que six.
Il y a fort à parier que nous ne donnerons même plus notre avis sur la prochaine émission.

Nombre d’experts illusionnistes répartis sur la France ayant donné leur avis : 6

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à donner votre avis sur les émissions en cliquant sur “ Commentaire “ en bas de page, ou sur :paranormal@orange.fr

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LE PREMIER PASSAGE AU CRIBLE A EU LIEU LE SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 à 20 heures 50 sur TF1 pour l'émission :
QUI SERA LE PROCHAIN ...
Spécial Paranormal.
Divertissement présenté par Christophe Dechavanne.


NOTRE AVIS : sous la dénomination abusive “Spécial Paranormal” utilisée comme élément publicitaire, nous n’avons vu aucune prestation concernant les phénomènes Psi. Il s’agissait en fait de tours de prestidigitation.
La seule intervention présentant une” psychokinèse” était aussi un “tour de magie” qui a été le prétexte, pour l'un des membres du jury, d'une attaque a priori du paranormal en général.
Deux de nos magiciens ayant participé à l’émission déclarent avoir été mis au courant, en tout dernier lieu, qu’ils seraient jetés à la trappe si leur numéro n’était pas retenu par un jury composé, entre autres, d'Arturo Brachetti et d'Arthur Jugnot, dont on se demande bien ce qu’il sont venus faire dans cette galère. A moins qu’ils n’aient été également piégés ?
Christophe Dechavanne paraissait quelquefois attristé et gêné de voir certains concurrents subir l’humiliation de la trappe. Nous lui décernons, malgré tout, un bon point pour sa sensibilité.
Mais est-il vraiment obligé de présenter de telles émissions ?

Nombre d’experts illusionnistes répartis sur la France ayant donné leur avis : 18.

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à donner votre avis sur les émissions en cliquant ici :

paranormal@orange.fr

Visitez aussi notre catégorie : PARANORMAL ET TELEVISION : DES PREUVES.

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10/02/2015

HOMMES PHÉNOMÈNES

 YOGI COUDOUX

PARANORMAL OU ILLUSIONNISME ?

  NI L'UN NI L'AUTRE !

                                                                Par RANKY

Ne manquez surtout pas les 2 vidéos impressionnantes situées en fin d'article (la première a déjà été vue plus de 1 865  000 fois) !

COUDOUX 1.jpgEngagé plusieurs années dans le Festival Mondial de la Magie, Paulin COUDOUX est un yogi dépassant tout ce que l'on peut imaginer dans la spécialité. Coudoux possède à son répertoire plus de deux cents figures de yoga, toutes plus fantastiques les unes que les autres.Il est le créateur de certaines postures qu'il est le seul à réaliser. De là à cataloguer ses performances dans la catégorie "paranormale" il n'y a qu'un pas que d'aucuns franchissent avec une désinvolture désarmante, surtout parmi les inconditionnels du "surnaturel" qui, nous le savons, n'existe pas.

Cet athlète de 1m85 et 80 kilos parvient à s'introduire dans une boite en plastique transparent ayant pour dimension : hauteur 56 cm - largeur : 40 cm - profondeur : 41 cm. La porte par laquelle il s'introduit ne mesure que 23 cm de large !

COUDOUX 2.jpg

Une fois la porte fermée, la boîte est hermétique et Paulin peut y demeurer jusqu'à six heures durant. Défiant les lois naturelles de la vie, il est resté durant 45 minutes (sous contrôle médical) dans sa petite boîte transparente, immergée dans un aquarium, pour l'émission de Dominique Webb "LES MAGICIENS", en direct sur TF1.

Paulin domine parfaitement sa respiration. Il faut savoir qu'un homme ordinaire inspire et expire 17 fois par minute. Coudoux se contente de 10 fois quand sa cage est hermétique à 95% et de 4 fois quand elle l'est à 100%.

Le yogi Coudoux a réalisé un record de durée dans les salons Ricard, avenue des Champs- Elysées, devant des médecins, la presse et plusieurs illusionnistes parmi lesquels Gérard Majax, Claude Stavisky, Ranky, Blondine, etc..

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Pour réaliser cette posture le yogi Coudoux doit luxer ses deux épaules

Ses prestations époustouflantes dépassent l'imagination et évidemment ne comportent aucun trucage. Il faut avoir le coeur bien accroché pour supporter la vue d'un genou ou d'une épaule qui se déboîte (photo ci-dessus) ou encore les mouvements rotatifs de ses intestins qu'il provoque par concentration.

Engagé dans les mêmes tournées de spectacle, en Italie, au Maroc, en Syrie et bien sûr en France,  j'ai pu, au fil des mois, apprécier et admirer ses exploits incroyables. Mon épouse Blondine lui servait quelquefois de partenaire avec une crainte non dissimulée.

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On reconnait sur cette photo (1er rang): Claude Stavisky (2e à partir de la gauche) - Monsieur Mangetout (3e) - Blondine (5e) - Ranky (5e) - Le fakir Yvon Yva (7e) - Le yogi Coudoux (8e) - (Photo : journal Le Républicain lorrain)

 Un nombre important de médecins de diverses spécialités s'est intéressé à Paulin Coudoux qui a commencé à pratiquer le yoga à huit ans "pour connaître son corps". Aujourd'hui, dit-il "C'est le meilleur moyen pour parvenir à la Vérité, pour connaître toute chose". Il assure que sa technique est des plus simples : la domination totale de sa respiration et de son corps tout entier. Je veux bien le croire mais ce n'est quand même pas à la portée de tous et un mystère demeure total car il a été testé à différentes reprises sous le contrôle de cardiologues dans des expériences consistant à arrêter, non pas les pulsations cardiaques, ce que savent faire les illusionnistes en comprimant une artère, mais le coeur, et ceci pendant quinze secondes, ce qui laisserait des séquelles gravissimes et occasionnerait même le décès de tout individu ordinaire.

COUDOUX 4.jpgCoudoux s'est produit dans le monde entier, réalisant exploit après exploit. Ses nombreux records sont autant d'expériences qui lui permettent d'approfondir la connaissance du corps humain, de l'Univers, de la vie. Cet homme respire la sérénité. Pour lui, le fantastique et l'impossible sont quotidiens. Il en a fait sa règle de vie.

                             

                                 

 

 

 

                                                                  Photo émission "C'est mon choix"

Pour voir la vidéo (durée 9 minutes) de l'expérience exceptionnelle de Coudoux réalisée sur un plateau TV aux États-Unis (ce qui lui a valu de faire partie du Guinness des Records), cliquez dans l'image ci-dessous :

 

Autre vidéo, tournée pour l'émission NORMAL PARANORMAL sur M6 (durée : 3 minutes 17 secondes) : le yogi Coudoux testé par un cardiologue !

Pour en savoir plus :

CENTRE YOGI COUDOUX

LE MOULIN DE LA FORGE - 61700 CHAMPSECRET

Tél : 02 33 37 08 57

http://leyogi.com

 

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MIRIN DAJO

VOIR LA VIDÉO EN FIN DE DOSSIER

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TRANSFIXIONS OU TRANSES FICTIONS ?


MIRIN DAJO 1.jpgVoici le type parfait du phénomène dit “paranormal” qui perd cette classification à la lumière d’une explication scientifique.
Le fakir nous propose des démonstrations issues d’une connaissance souvent empirique de l’anatomie et d’une expérience limitée dans la présentation du spectacle, en comptant souvent sur l’ignorance du spectateur dans le domaine physiologique pour laisser croire à son invulnérabilité. Le fakir se transperce les joues, la langue, avale et crache du feu, gravit des échelles de sabres, etc.
Certaines parties du corps sont peu innervées et peuvent être transpercées, presque sans douleur.
Mais dans ce domaine, d’autres exhibitions physiologiques paraissent impossibles à produire sans trucage, si bien qu’elles sont longtemps apparues comme des manifestations paranormales et parfois même “surnaturelles”.

  •                     Ce dossier est extrait du livre "ENCYCLOPEDIE DU MYSTERE" de Ranky
  •                                            récemment paru aux Editions Trajectoire.


MIRIN DAJO : HOMME PHÉNOMÈNE
Le cas de A.G. Henskes, né en 1912 à Rotterdam est exemplaire à ce sujet. Cet homme, encore tout jeune, abandonne subitement son travail d’ouvrier chef d’équipe et, sous le pseudonyme de Mirin Dajo, débute sa carrière par des numéros de Music-Hall, parce qu'à ses yeux c'est le seul moyen pour attirer l’attention du public. Il se produit d’abord dans les rues, puis dans les pubs en avalant des débris de verre et des lames de rasoir.
En même temps, il fréquente assidûment, flanqué de son père, devenu son imprésario, des guérisseurs auprès desquels il se persuade de son invulnérabilité.
C’est ainsi qu’un “magnétiseur”, nommé De Groot, lui en fournit la “preuve” en pratiquant sur lui sa première transfixion à l’aide d’un fleuret qui lui traverse l’abdomen ! Notre Hollandais, qui sort victorieux et indemne de cette épreuve, est maintenant convaincu qu’il a reçu un don surnaturel. Il se met alors en tête de prêcher la puissance de l’Esprit sur la matière et de prôner les chemins métaphysiques comme seuls vecteurs de guérison du corps.

DES PERFORMANCES INCROYABLES
Ses nombreuses démonstrations suscitent l’intérêt du corps médical, bien obligé d’admettre la réalité de ses performances : Mirin Dajo se fait transpercer le corps et il ne triche pas.

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Mirin Dajo (Photo DR)

De nombreuses radiographies, effectuées dans les hôpitaux de Zurich et de Bâle,  par les professeurs Bruner et Massini, entre autres, montrent que divers instruments traversent bel et bien les poumons, les reins, le foie et même le coeur de Mirin Dajo ! La société Pathé-Cinéma produit alors un film qui valide les exploits incroyables de cet homme hors du commun qui fera l’objet, au cours de sa carrière, de plus de cinq cents transfixions.
Parce que les instruments qui le traversaient ne portaient aucune trace de sang, parce que la cicatrisation intervenait très rapidement, certains l’accusaient de trucage. Pour démentir ces fausses allégations, Mirin Dajo alla jusqu’à se faire transpercer par une épée ou des aiguilles creuses au bout desquelles on ajustait des tuyaux de caoutchouc, ce qui permettait de faire passer de l’eau de part en part.

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Mirin Dajo testé par des sceptiques (Photo DR)

Robert Toquet professeur à l’école d’anthropologie de Paris, professeur de sciences physiques, chimiques et naturelles et excellent illusionniste qui deviendra membre de notre Comité d’expertise en 1978, écarta toute possibilité de trucage.
Robert Toquet reçut de Mirin Dajo la copie d’une lettre qui disait :“La possibilité miraculeuse que je possède est la conséquence d’une soumission volontaire à la Puissance Supérieure qui régit le monde. Au moment où la pointe de l’épée touche mon corps, je me remets entre les mains de cette Puissance.” 

L’EXPLICATION SCIENTIFIQUE
C’est le professeur Bessemans, de la faculté de médecine de Gand, avec qui Robert Tocquet était en relation,  qui pratiqua le premier de nombreuses expériences sur différents animaux : cobayes, lapins, souris et chiens. Le professeur Bessemans transperçait très doucement le thorax ou l’abdomen de ces animaux puis retirait, aussi lentement, les tiges employées sans que le sang ne coula des plaies. Ces animaux ne présentèrent jamais d’infection et continuèrent à vivre normalement. L’explication est donc physiologique.
 
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Une radiographie de Mirin Dajo (Photo DR)

Le paranormal est absent dans les transfixions de Mirin Dajo. Les fleurets introduits très lentement provoqueraient une distension des tissus et leur pointe glisserait, sans les endommager, sur les parois très résistantes des gros vaisseaux sanguins. La revue “La Presse Médicale” publia, sous la plume du docteur Richet, un article selon lequel l’absence de complications infectieuses serait due au fait que les instruments métalliques ne portent que peu de microbes car ils sont retenus à la surface de la peau et de l’hypoderme, et que les germes qui pénètrent dans le corps meurent sous l’action des anticorps.
Mirin Dajo meurt le 26 mai 1948 de ce que l’on peut considérer, au vu de ses exploits,  comme étant un accident de travail ! Le 13 mai, en effet, il avale un stylet de trente cinq centimètres de longueur. L’opération chirurgicale mise en place pour extirper l’objet lui sera fatale. L’autopsie conclut à ”une mort consécutive à une infection générale”.
Il est indéniable qu’un mystique tel que Mirin Dajo a mis en lumière certains aspect de la physiologie des organes. Cet homme a fait la démonstration que l’organisme est plein de ressources, capable de s’adapter aux blessures qui seraient mortelles, sans un entraînement soutenu et préalable, et que dans certaines conditions extrêmes, il développe probablement un pouvoir bactéricide plus important.

POUR VOIR LA VIDÉO (extraite des actualités cinématographiques PATHÉ)

CLIQUEZ SUR LA FLÈCHE AU CENTRE DE L'IMAGE :

ATTENTION : ces images sont très dures et peuvent heurter les personnes sensibles.

 

29/01/2015

CONTACTS AVEC L'AU-DELÀ

Le dialogue avec les morts (2e partie)

 Par Jacques Mandorla

Extrait du livre "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

(Éditions Trajectoire)

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Madame Blavatsky et la Société Théosophique

Quelques années après la mort d'Allan Kardec, une femme originaire de Russie, s'inspirant de ses travaux, va défrayer la chronique : elle se nomme Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891).

Cette femme, surnommée H.P.B. par ses adeptes, ne passait pas inaperçue, avec ses cent kilos, sa tenue vestimentaire toujours négligée et son langage vulgaire. Ce qui frappait surtout ceux qui la rencontraient, c'était la profondeur de son regard bleu hypnotique.

Madame Blavatsky arrive en 1873 aux États-Unis où elle déclare qu'elle va consacrer toute sa vie aux vérités bénies du spiritisme. À l'issue de sa rencontre avec Henry Olcott, un colonel passionné d'occultisme, elle décide de créer une secte, baptisée d'abord la Fraternité de Louxor, devenue deux ans plus tard la Société Théosophique.

La doctrine de cette société a été rédigée dans un énorme ouvrage de 1 200 pages, intitulé Isis dévoilée et qui aurait été dicté à Madame Blavatsky, selon ses dires, par « les maîtres de la sagesse au moyen de la lumière astrale et des guides spirituels ». Ce livre, très confus, mélange allégrement bouddhisme, hindouisme, taoïsme, kabbale, Agrippa, Pythagore, l'Atlantide, la Lémurie... ! La doctrine théosophique de Madame Blavatsky prêchait la fraternité universelle et l'étude comparative des religions, des mystères inexpliqués de la nature et des pouvoirs latents de l'homme.

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Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891), surnommée H.P.B. par ses adeptes.

Trois ans après la création de la Société Théosophique, Madame Blavatsky s'exila en Inde parce qu'elle affirmait y être guidée quotidiennement dans ses pensées par les mahatmas (grandes âmes) de ce pays.

Toutes sortes de supercheries furent découvertes au cours des nombreuses séances de spiritisme que réalisa Madame Blavatsky. Elle-même ne s'en cachait d'ailleurs pas puisqu'elle déclara un jour, sans paraître le moins du monde gênée : « Tout est dans la manière. Les gens pensent voir ce qu'ils ne voient pas. Que peut-on bien faire, quand pour mener les hommes, il faut les tromper ? Car, presque toujours, plus le phénomène est simple plus il est sot, et plus il est manifeste plus il a de chance de réussir ».

 

La Society for Psychical Research en action

Les tricheries de Madame Blavatsky ont été dénoncées en 1884 par la Society for Psychical Research (S.P.R.), le plus sérieux organisme d'étude des phénomènes paranormaux, créé le 5 janvier 1882 en Angleterre, à l'initiative d'un professeur de physique, Sir William Barrett  (1844-1925), à gauche sur la photo, et de trois de ses amis : Edmund Gurney, Henry Sidgewick et Frederick Myers.

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Les fondateurs de la "Society for Psychical Research" (S.P.R.) : Sir William Barrett, Edmund Gurney, Henry Sidgewick et Frederick Myers.

Frederick Myers a bien résumé l'état d'esprit qui animait ce groupe à sa fondation  : « Nous avions le sentiment que l'heure était enfin venue : le mystère, demeuré caché aux mortels depuis que le monde est monde, allait se révéler au grand jour et le tout premier pigeon voyageur venait d'arriver dans ce camp d'hommes assiégés ».

Désormais, tout phénomène étrange serait étudié scientifiquement par l'un des membres de la S.P.R. Les escrocs, les manipulateurs, les créateurs de supercherie allaient commencer à s'inquiéter : maintenant, ils seraient traqués sans relâche.

Ce fut le cas de madame Blavatsky : « Nous considérons Madame Blavatsky non pas comme le porte-parole de mages occultes ni comme une simple et ordinaire aventurière. Nous pensons que son souvenir restera impérissable comme celui du plus parfait, du plus ingénieux et du plus intéressant des imposteurs de l'histoire ! ».

Ce jugement péremptoire et définitif n'a d'ailleurs pas empêché le développement important de la Société Théosophique, non seulement du vivant d'Helena Blavatsky, mais aussi après sa mort puisqu’elle compte encore, de nos jours, près de 50 000 adeptes dans le monde !

 

La technique du channeling

On ne peut conclure l'histoire du spiritisme sans mentionner un mouvement qui, après être né aux États-Unis, s’est répandu dans le monde entier : le channelling ou « canalisation d'énergies ».

Le channeling ressemble fortement au spiritisme, sauf que le médium est remplacé par une personne servant de canal (channel en anglais) qui se considère comme une sorte de téléphone humain ou de télévision captant les communications avec l'au-delà. Certains « canaliseurs » d'énergie affirment même se brancher, non pas sur des personnes disparues, mais sur des entités cosmiques : anges, extra-terrestres, elfes ...

C'est le cas de Jane Roberts, poète et romancière de l'État de New York, qui dit être le canal d'une entité s'appelant Seth. Tout commença le 9 septembre 1963 alors qu'elle était assise à sa table de travail et attendait l'inspiration avant d'écrire : « Tout à coup, une fantastique avalanche d'idées originales envahit mon cerveau avec une force extraordinaire. Comme si quelqu'un m'avait fait prendre, à mon insu, un comprimé de LSD. J'avais l'impression que ma tête était une radio hurlant à plein volume. Comme si le monde physique était, en fait, aussi fin que du papier de soie, cachant une infinité de dimensions. Et c'était comme si j'étais, tout à coup, projetée à travers ce papier de soie, percevant le bruit de quelque chose qui se déchire violemment. Mon corps était bien assis devant la table, mais mes mains gribouillaient rageusement les mots et les idées qui jaillissaient dans ma tête ».

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Jane Roberts, poète et romancière de l'État de New York, disait être le canal d'une entité s'appelant Seth.

Avant de mourir en 1984, Jane Roberts a publié cinq livres qu'elle affirmait avoir été dictés par l'entité Seth. Tous ces livres ont remporté un immense succès aux États-Unis.

Bien d'autres personnes se prétendent être des canaux d’énergie. Comme J.Z. (Judy Zebra) Knight, née en 1946, véritable star aujourd'hui aux États-Unis, affirmant communiquer avec un certain Ramtha, un guerrier qui aurait vécu il y a 35 000 ans sur l'hypothétique continent de Lémurie qu'il quitta pour partir à la conquête d'un autre hypothétique continent : l'Atlantide.

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Judy Zebra Knight affirme communiquer avec un certain Ramtha.

Toutes ces élucubrations n'ont pas empêché J.Z. Knight de compter des milliers d'adeptes sur le territoire américain dont beaucoup viennent se former dans l’établissement qu’elle a créé : la Ramtha’s School of Enlightenment... et qui lui rapporte beaucoup d'argent !

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On pourrait citer encore des centaines d'autres cas de « canaliseurs » d'énergie, comptant chacun des milliers de disciples.

Pour la psychologue Susan Rothbaum, il y a toujours, chez les gourous du channelling, répétition du même processus : « Ils débutent toujours leurs discours par un message simple sur la générosité et l'amour. Puis ce discours se complique pour devenir baroque, paranoïaque et effrayant ».

23/01/2015

CONTACTS AVEC L'AU-DELÀ

Le dialogue avec les morts (1ère partie)

 Par Jacques Mandorla

Extrait du livre

"66 tests pour développer vos capacités paranormales"

(Éditions Trajectoire)

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Le dialogue avec les morts, nommé aussi spiritisme, est une science occulte fondée sur l'existence, les manifestations et l'enseignement des esprits avec lesquels existe une possibilité de communication, par l'intermédiaire ou non d'un médium.

Le mot « spiritisme » a été inventé en 1857 par le français Allan Kardec qui s'est inspiré du mot anglais spirit signifiant esprit.

La communication avec les esprits de l'au-delà a toujours été considérée comme normale par l'Église puisque dans sa première épître aux Corinthiens, Saint Paul parle du « discernement des esprits », ce don qui consiste à distinguer ceux qui peuvent aider les hommes et ceux qui peuvent leur nuire.

 

Les sœurs Fox et monsieur Splitfoot

Pour la majorité des chercheurs,. le début du spiritisme coïncide avec l'aventure des soeurs Fox. Tout débuta le 31 mars 1848, dans une petite maison de Hydesville (État de New York) habitée par le couple Fox et leurs deux plus jeunes filles Margareth, treize ans et Kate, douze ans.

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Les deux soeurs Fox : Margareth (à gauche) et Kate.

La famille Fox venait d'emménager trois mois plus tôt dans cette demeure réputée hantée. Les deux jeunes filles, souvent laissées seules par leurs parents, n'allaient pas à l'école : elles traînaient, à longueur de journée, leur ennui dans la fermette familiale. Cet ennui disparut totalement cette fameuse nuit du 31 mars 1848, au cours de laquelle elles entendirent des bruits étranges, se manifestant sous forme de coups (raps en anglais) frappés sur des meubles, au plancher ou au plafond.

On raconte que Kate, la cadette, eut l'idée de parler à voix haute comme si elle s'adressait à une entité responsable des bruits : « Monsieur Splitfoot, faites comme moi ! » dit-elle en frappant plusieurs fois dans ses mains. L'entité qu'elle avait baptisée Splitfoot, c'est-à-dire « pied fourchu » comme s'il s'agissait du diable, lui aurait paraît-il répondu en frappant plusieurs coups.

Puis madame Fox, la mère, aurait créé un code de communication aujourd'hui mondialement utilisé : pour répondre « Non », l'esprit doit frapper un coup, pour répondre « Oui », deux coups. On rapporta qu'à la question « Êtes-vous un esprit ? », Madame Fox obtint deux coups en guise de réponse.

Après enquête, il apparut que l'esprit avec lequel 1es jeunes filles Fox étaient entrées en communication pouvait être celui d'un ancien colporteur, assassiné dans cette maison par le précédent locataire.

Curieusement, un demi-siècle plus tard, on retrouva dans les caves de la maison les ossements d'un individu, mais on ne réussit pas à faire le rapprochement entre le colporteur et le squelette.

Très vite, la nouvelle des conversations des filles Fox avec l'esprit parcourut la ville et une foule nombreuse se précipita dans leur demeure.

Un certain Lewis enquêta même auprès de la famille Fox et de ses voisins, puis publia le premier livre de toute l'histoire du spiritisme, intitulé : « Rapport sur les bruits mystérieux entendus dans la maison de M. John Fox ». Cet opuscule contribua à rendre immédiatement très populaire les sœurs Fox et leur esprit.

Cependant personne, à cette époque, n'avait émis l'hypothèse que les sœurs Fox aient pu monter de toutes pièces un canular. Pourtant cette thèse est aujourd'hui défendue par plusieurs chercheurs. En effet, il semblerait que Margaret et Kate avaient pris l'habitude le soir, au lit, de jouer à faire rebondir, sur le plancher de leur chambre, une pomme attachée à une corde. Leur mère aurait été abusée par ce jeu qu'elles finirent par affiner en faisant alors, paraît-il, craquer les articulations de leurs orteils contre les montants de leur lit. Mais on ne dispose, hélas, d'aucune preuve permettant de savoir si cette supercherie fut ou non réelle.

 

Engouement dans les Cours royales

La seule chose dont on soit sûr, c'est que la technique de contact avec les morts était lancée. Et bien lancée. On rapporte que 5 années seulement après l'aventure des sœurs Fox, on comptait déjà plus de 30 000 médiums en Amérique !

L'Anglais Augustus de Morgan relata cet engouement avec une pointe d'humour britannique : « Le spiritisme est tombé sur les Américains comme la vérole, et les médiums ont envahi le pays avant que les gens sains aient pu enfermer lesdits premiers chez les fous ».

Ce mouvement s'étendit ensuite à toute l'Europe où plus une seule soirée n'eut lieu sans que la maîtresse de maison ne demande à ses invités d'entrer en contact avec les esprits des morts, en faisant tourner les tables.

Cette pratique de la table tournante, mise au point par les sœurs Fox, consiste à considérer que l'esprit du mort se manifeste en faisant bouger, léviter ou balancer la table autour de laquelle se concentrent les personnes pratiquant une séance. Ce jeu de société gagna même les plus prestigieuses cours royales d'Europe puisque des séances de spiritisme eurent lieu aussi bien chez la reine Victoria que chez l'empereur Napoléon III.

 

Hippolyte Rivail, alias Allan Kardec

Quand le spiritisme arriva à Paris, tout auréolé de la légende des sœurs Fox, il intéressa un enseignant du nom d'Hippolyte Rivail (1804-1869) qui, comme Saint Thomas, déclara : « J'y croirai quand je verrai tourner des tables de mes propres yeux ».

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Allan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Rivail (1804-1869). À droite, sa tombe au Père-Lachaise est continuellement fleurie. Sur le fronton, on peut lire : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ». Kardec avait dit, de son vivant : « Après ma mort, si vous passez me voir, posez la main sur la nuque de la statue qui surplombera ma tombe, puis faites un voeu. Si vous êtes exaucé, revenez avec des fleurs ».

En 1855, pour se forger une opinion personnelle, Rivail décida d'assister à une séance de spiritisme consacrée à l'écriture automatique. À la fin de l'expérience, sa réaction fut immédiate : « Je voyais bien que, sous cette futilité apparente, il se passait quelque chose de très significatif et de très sérieux : la révélation d'une nouvelle loi en quelque sorte. Je décidai d'approfondir cela ».

Rivail consacra dès lors tout son temps à l'étude des phénomènes de spiritisme et publia en 1857 les résultats de ses enquêtes dans un livre, devenu aujourd'hui la Bible de tous les passionnés de spiritisme : « Le livre des esprits », qu'il signa de son pseudonyme, Allan Kardec. Rivail expliqua que ce pseudonyme lui avait été proposé par les esprits et qu'il venait d'un de ses ancêtres, druide breton.

Pour Kardec, il existe un monde visible et un monde invisible. À notre naissance, nous disposons d'une forme matérielle temporelle et périssable qui disparaît à notre mort physique. Seul demeure l'esprit de ce corps. Pour lui, le spiritisme n'est en aucun cas une nouvelle religion, mais plutôt une philosophie qui étudie la relation du monde physique avec le monde des esprits.

Allan Kardec doit plutôt être considéré comme l'un des premiers parapsychologues de l'histoire, animé d'un esprit curieux et plein de bon sens : « J'ai étudié ces faits avec beaucoup de soin et de persévérance. Je les ai assemblés, comparés et j'en ai tiré des conclusions. Non ! Les morts ne sombrent pas dans le néant. Ils vivent dans d'autres sphères de réalité selon leurs mérites sur la Terre et ils brûlent d'envie d'entrer en contact avec ceux qui sont restés de ce côté-ci de la porte ».

Kardec sera le véritable déclencheur du phénomène spirite en France. Sa doctrine, répandue par « Le livre des esprits » et par un deuxième ouvrage « Le livre des médiums », qui rencontrera le même succès, va toucher toutes les couches de la société.

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Les livres de Kardec seront traduits en plusieurs langues, ce qui permettra à ses idées d'être véhiculées dans de nombreux pays et tout particulièrement au Brésil. C'est là, en effet, qu'un adepte de Kardec, Adolfo Bezerra de Menezes (1831-1900), docteur et homme d'État, a donné au spiritisme le rang de religion nationale.

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Le docteur brésilien Adolfo Bezerra de Menezes (1831-1900).

On estime qu'aujourd'hui, grâce à lui, il y a plus de 20 millions d'adeptes du spiritisme au Brésil, où plusieurs timbres, portant l'effigie de Kardec, ont été émis, rendant ainsi célèbre celui qui écrivit : « Le spiritisme doit se débarrasser de superstition et d'ignorance pour ne garder que ce qui est réel et véritable. Il a porté un coup mortel au matérialisme en faisant ressortir les résultats inéluctables du mal et en soulignant la nécessité du bien. Quant à la vie future, elle n'est plus du domaine imaginaire, ni même un simple espoir : elle est devenue un fait bien réel ».

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Timbre à l'effigie de Kardec, émis en 1957 au Brésil. 

À SUIVRE

Dans le prochain article :

« Madame Blavatsky et la Société Théosophique »

« La Society for Psychical Research » en action

« Le channeling »

18/12/2014

ÉMISSION WEB-TV

Les premières réactions à l’émission

« Le paranormal de nos yeux vus » !

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L’émission du lundi 15 décembre 2014, qui servait de pilote, a été un grand succès. Près de 58 000 internautes étaient devant leur écran pour assister à cette « Première », animée par Ranky et Jacques Mandorla, avec Jean-Claude Carton à la régie.

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Ranky, Jean-Claude Carton et Jacques Mandorla

 

Pour voir (ou revoir) cette émission, aller sur http://edc.radio.free.fr

 

Quelques commentaires

« Votre show m'a beaucoup amusé ! Je l'ai trouvé par ailleurs fort intéressant, dans une France universitaire quasiment fermée au paranormal ! Quel retard comme tu l'as dit pertinemment sur bien d'autres pays ! ».

Hubert Paugam

 

Expérience de médiumnité de Ranky (avec l’ardoise)

« Bravo! Impressionnant ! »

Amélie Timoun Indiana

 

Test du pendule proposé par Jacques Mandorla à Ophélie, jeune « cobaye » qui découvrait cet instrument de radiesthésie et est parvenue (3 réussites sur 3 essais !) à détecter le roi de cœur !

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« La petite Ophélie nous a tous bluffés avec son pendule ! »
Hubert Paugam

« Beau travail Ophélie ! C'est très rare de pouvoir maîtriser le pendule si vite, chapeau ! »

Amélie Timoun Indiana

« Ça me fait penser au sourcier avec ses baguettes ou même le pendule : le fait d'informer notre inconscient du désir de trouver de l'eau ou, ici, le roi de cœur »

Florinette

« Moi j'utilise le pendule de l’abbé Mermet, celui dans lequel on place une mèche de cheveux ou autre chose »

Walter Longo

 

Dénonciation des arnaques du paranormal

« Merci beaucoup à vous tous de parler franchement de tous ces canulars que les gens font avec ces phénomènes étranges, dans le seul but de les ridiculiser encore plus : tout ça parce que ces personnes n'admettent pas que cela puisse exister ! »

Florinette

« Il y a des personnes qui sont dans un tel désespoir qu'elles se laissent avoir et manipuler car elles veulent être rassurées. C'est bien triste que certains "voyants" usent de ce mal-être pour se faire de l'argent. Le retour de bâton sera bien mérité ! »

Amélie Timoun Indiana

 

Écoute de la bande-audio d’une personne qui serait « possédée »

« J'ai entendu parler d'un organisme qui avait des applications logicielles photo pour déceler de manière compétente les "fakes" et la véracité (avec capacité d'agrandissement et de déceler les photoshopeurs) en termes de photo d'engin non identifiés. Il s’agit du site : www.ipaco.fr »

Nico Bizart

« En plus de m'avoir fait flipper, mes chats ont aussi eu peur... Je suis seule chez moi, la soirée va être longue. Merci ! »

Amélie Timoun Indiana

Prochain rendez-vous sur la Web-TV « Les étoiles du cœur » http://edc.radio.free.fr

Le mercredi 21 janvier à 17h

 

Appel à candidatures

Nous recherchons des médiums, voyants, astrologues, numérologues ou toute personne possédant des capacités paranormales, désireux de participer, en direct, à notre émission.

Nous contacter sur : paranormal@orange.fr

11/12/2014

ÉMISSION WEB-TV

Lundi prochain 15 décembre à 17h, en direct sur la Web-TV http://edc.radio.free.fr, diffusion du pilote d'une émission inédite :

Le Paranormal, de nos yeux vu

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 Émission-pilote, animée par Ranky et Jacques Mandorla

À la régie : Jean-Claude Carton

 

Séquence 1 : Le défi en direct

Présentation par Ranky d’un effet paranormal

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Appel à candidatures aux personnes capables de réaliser des effets paranormaux : elles seront sélectionnées pour passer en direct, dans une prochaine émission, devant des membres du Comité d’expertise des phénomènes paranormaux (CIEEPP)

Candidats éventuels : nous contacter sur la Web TV ou bien sur notre Blog http://paranormal.blogspirit.com

 

Séquence 2 : Gros plan sur une capacité paranormale

Dans cette émission : la radiesthésie au moyen du pendule, par Jacques Mandorla

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Test en direct : le jeu de cartes

Faites-nous part des résultats de votre test

 

Séquence 3 : Le magicien du mois

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Interview par Ranky d’un illusionniste qui donnera son avis, dans chaque émission, sur les phénomènes paranormaux, présentera son actualité et fera un tour de prestidigitation en direct

 

Séquence 4 : Méfiez-vous des arnaques !

Dans le monde du paranormal, il arrive qu'on rencontre des escrocs : cette séquence va vous aider à faire le tri entre le bon grain et l'ivraie !

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Dans cette émission : les 12 conseils pour détecter les faux guérisseurs !

 

Séquence 5 : Les voyances du mois

Interview d’un voyant, dans une prochaine émission, qui fera ses prédictions pour le mois à venir. Le bilan de la justesse (ou non) de celles-ci sera effectué le mois suivant.

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Appel à candidatures 

Candidats éventuels : nous contacter sur la Web TV ou bien sur notre Blog http://paranormal.blogspirit.com

 

Séquence 6 : C'est à vous !

Place aux questions des internautes, aux témoignages, à l'envoi de photos ou de vidéos…

 

Rendez-vous le lundi 15 décembre 2014 à 17h, en direct sur la Web-TV http://edc.radio.free.fr

PS - Pour ne pas être ennuyé par certaines publicités intempestives, passées pendant l'émission par le diffuseur Ustream, une astuce : téléchargez préalablement le logiciel Adblock Plus sur : https://adblockplus.org

20/10/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

La Révolution française occulte (2nde partie)

Par Thierry Namur

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La Bastille est à l’origine un château construit pour protéger Paris des Anglais. Auparavant, le site a pu être un lieu de culte d’Isis. On a découvert en1905, sous ces fondations, une statuette liée au culte funéraire de la déesse.

Quand la Bastille fut achevée en 1382, son premier prisonnier, Hugues Aubriot, fut celui qui avait mené le projet et posé la première pierre. Ce prévôt avait un nom et un prénom annonciateur : Hugues est, en effet, le prénom du premier capétien élu en 987 et avec les lettres du patronyme Aubriot, on écrit " roi abattu".

La légende révolutionnaire nous apprend qu’une foule énorme de patriotes  prend d'assaut cette puissante prison forteresse et y délivre ses prisonniers.

Un des vainqueurs de la Bastille, le patriote Elie écrit : « La Bastille n’a pas été prise de force, elle s’est rendue avant d’avoir été attaquée ». Il ajoute « La résistance fut complètement nulle, on ne tira que quelques coups de fusil ».

Sur les 700 000 Parisiens de l’époque, un bon millier et une centaine de déserteurs des Gardes nationales attaquent le château. Le gouverneur capitule en échange de la vie des défenseurs. Cette  promesse n’est pas tenue, des gardes et le gouverneur sont assassinés. Des prisonniers ? il y en a… 7. Les révolutionnaires en inventeront et trouveront même le squelette du masque de fer ! Bref, tout cela n'est pas très sérieux et la dimension symbolique de cette affaire est bien plus intéressante que son aspect historique qui est essentiellement propagandiste. Dès 17 heures, une centaine d’ouvriers approchent, pioche sur l’épaule.  Ce sont les employés de l’entrepreneur Palloy. On ne sait de qui il tient l’ordre de démolir, avec un empressement qui questionne, la forteresse royale.

Carton, papier, verre, ferraille, pierres… tout est utilisé et transformé en cartes, jeu, petites forteresses, bijoux… Des apôtres de la liberté diffusent dans tout le pays des caisses où figurent ces reliques !

Palloy est un activiste. Il participe à toutes les journées révolutionnaires, poursuivra Louis XVI à Varennes, mangera de la tête de veau tous les 21 janvier, jour de l’exécution du roi. C’est aussi une parfaite girouette qui applaudira Napoléon, Louis XVIII (il est décoré de l’ordre du lis), Charles X et Louis Philippe.

Le franc-maçon La Fayette dira dès le 24 juillet 1789 : « On dirait qu’une main invisible dirige la populace. »

Maillard, payé et obéissant à on ne sait qui, animé par on ne sait quoi, est représentatif de cette main invisible. Il conduit les émeutiers de la Bastille, il est acteur de la marche des femmes sur Versailles en octobre et préside un tribunal lors des massacres de septembre. Parmi les personnages occultes, Sieyès se fait remarquer. Ce régicide « vit isolé et ne daigne point s’expliquer sur ces théories obscures. Sieyès est le sphinx de la Révolution. » Il meurt un 20 juin.

 

Notre-Dame rend un culte à la déesse Raison

La commune de Paris vouait une guerre personnelle contre la religion chrétienne et peut être contre le principe féminin représentée par la reine. Les révolutionnaires envisagent  de  démolir la cathédrale Notre Dame. Elle fut mise en vente et fut sauvée in extremis. En 1793, les statues en pierre de la porte de Juda furent condamnées à mort et des bourreaux les brisèrent ! Elles étaient accusées de véhiculer les superstitions d’hier.

Mithra,taureau,boeuf,Cybèle,bonnet rouge,Louis XVI,Marie-Antoinette,Louis XVII,Révolution,Grand Monarque,AttisChaumette sauva le portail principal en proclamant, et cela en dit long sur le combat des mythes que se livraient toutes les sociétés secrètes, que « par condescendance philosophique » , le bâtiment devait être préservé. Il ajoute que Jésus et la Vierge étaient une représentation de la lune et du soleil. Chaumette était contre l'égalité des sexes, il s'est réjoui de l'exécution de Manon Roland et d’Olympe de Gouges, au prétexte qu'elles auraient oublié les devoirs des femmes. S'adressant aux citoyennes de Paris, il ajoutait à leur sujet : « Et vous voudriez les imiter ? Non, vous ne serez vraiment dignes d'estime qu'en vous efforçant d'être ce que la Nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes se respectent, c'est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes ». Chaumette en voulait à la déesse-mère, son champion était le dieu masculin Mithra. Il organise en 1791 une extraordinaire procession réunissant l’évêque constitutionnel Gobel, ses vicaires et des prêtres, coiffés du bonnet rouge ! C’est  Mithra victorieux…

Désormais la cathédrale rendrait un culte à la déesse raison. Une partie des Conventionnels qui a fait adopter ce bonnet mais aussi le drapeau aux couleurs bleu, blanc et rouge avaient une idée derrière la tête.

En novembre 1793, la nef de Notre-Dame était emplie des sections de patriotes couvertes du bonnet rouge pour le triomphe de Mithra ! Sous couvert d’une cérémonie ridicule, en l’honneur de la déesse Raison présente en chair et en os, on vit dans les rues de Paris un cortège partir de la cathédrale, pardon, du temple de la raison pour se rendre à la convention. Quelques  mois après cette mascarade, Chaumette, Gobel (l’évêque constitutionnel) et le créateur de ce culte nommé Clootz furent guillotinés. 

 

Le culte de l’Être suprême

Le culte de la Raison fut remplacé par celui de l’Être suprême qui n’eut pas plus de succès. Ce mystérieux Être suprême n’a pas fait souche et « les autels (chrétiens) où l’on insulta pendant 1 800 ans l’être suprême, la raison et l’humanité » n’ont pas été renversés. Les fêtes décadaires du calendrier républicain qui étaient dédiées à l’Eternel n’ont pas duré 10 ans. Les Francs-maçons, probables créateurs de ce culte, perdaient cette bataille.

Robespierre, champion des partisans du culte de l’Être suprême, est peint par ses adversaires comme un tyran sanguinaire. Il est commode, une fois éliminé, de le couvrir de toutes les dérives de la Révolution. Il est notable et peu connu que la Constitution de 1789 est placée sous l’auspice de l’Être suprême (celles de 1793 et 1795 le seront aussi).

Cette idée n’est pas de Robespierre, qui n’était pas aux affaires à cette période et n’a donc rien inventé, mais a accompagné ce culte en affirmant : « Le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme. »

Une fête célébrée le 8 juin 1794 (jour de la Pentecôte) va connaître un immense succès populaire. Cette fête célèbre l’immortalité de l’âme, la nature et le bonheur éternel des bons serviteurs de la patrie. Une procession qu’accompagne un char d’où se dresse une statue de la déesse Raison va rejoindre le Champ-de-Mars. Or au moment où ce char tiré par huit bœufs passe place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), les bœufs s’arrêtent brutalement, faisant chanceler la statue. Cet incident est vu comme un mauvais présage. Curieusement, le cortège se dirige vers un montage où sont placés un nombre remarquable d’attributs de Mithra : un temple grec, le rocher, la grotte, et l’on a coiffé le palais des Tuileries d’un immense bonnet rouge. Le cortège passe entre des jeunes filles en blanc qui agitent des roses. Plus loin, ce sont des pétales de roses que l’on jette sur les Conventionnels. 

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 « La fête de l’Être suprême », huile sur toile de Pierre-Antoine Demachy peinte en 1794 et montrant le déroulement de la fête de l’Etre suprême au Champ-de-Mars, à Paris (musée Carnavalet).

 

Robespierre s'oppose à la déchristianisation qu’il dénonce comme une manœuvre contre-révolutionnaire. Il veut toutefois éliminer le rituel et la superstition liés à la religion catholique : « Oui, invoquer le nom de la providence et émettre une idée de l’Etre éternel qui influe essentiellement sur les destins des nations, qui me paraît à moi veiller d’une manière toute particulière sur la Révolution, n’est pas une idée trop hasardée… » Oui, la « providence veillait » sur la Révolution et particulièrement sur lui.

Une nuit de thermidor, il est blessé d’une balle tirée dans la mâchoire. Pour éponger les caillots de sang de sa blessure, il sort un petit sac de peau blanche de sa poche sur lequel est écrit, nous dit Alain Decaux : « Le Grand Monarque » et sur le revers du sac, « À M. Archier » soit  l’anagramme « Merci cher ami », le M pouvant être la signature de Monarque ».

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Le gendarme Merda blesse grièvement Robespierre à la mâchoire 

(lithographie de Tassaert - Musée Carnavalet).

 

Après le sang du roi, de la reine, le Grand Monarque recueillait celui de son ami dans un sac qui portait son nom. Au moment où les charrettes passent devant la maison où logeait Robespierre, un gamin  muni d’un seau portant du sang de bœuf asperge le mur de la maison, puis avec le balai étend ce sang. L’assistance applaudit et manifeste sa joie. Ce geste était forcément prémédité car il s’agit d’un enfant qui, spontanément, ne peut avoir cette idée. Et puis, le sang d’un bœuf, ce n’est pas sans rappeler l’idée de sacrifice.

 

Analyse de quelques détails paraissant anodins

Ces détails de l’histoire sont précieux. Recueillis, ils forment l’inventaire des manifestations de la rusée machine qui dirige l’Histoire. Ce sont les tatouages posés par le Grand Monarque. Ils provoquent un haussement  d’épaule des intelligences contemporaines  qui les attribuent au hasard ou à la sottise de ceux qui les relèvent.

Le zodiaque inspire-t-il le Grand monarque ? Il révèle sa mécanique. Louis est né un 23 août, qui sépare le Lion (planète soleil) et la Vierge (planète terre). Il meurt le 21 janvier, premier jour du Verseau (Verse  l’eau). Nous lirons ces dates ainsi : le soleil réchauffe la Terre en versant son sang. La planète Saturne, le dieu qui mange ses enfants, est visible toute la nuit de la mort de la reine le 16 octobre.

Comme pour Osiris une coiffe de plumes ornait aussi celle de Louis XVI. Ces plumes sont aussi visibles aujourd’hui posées en haut des lits des souverains dans leurs chambres du palais de Versailles. L'emblème d'Osiris est le Djed, un pilier de taille variable. Or, place de la Concorde (Concorde, c'est aussi le nom d'une fille d'Osiris, la déesse Maat) se dresse l'obélisque sur le lieu de la décapitation de Louis XVI. Une colonne est aussi dressée à Nantes. Le jour de son sacre, sa couronne tombe sur le sol et Louis XVI murmure qu’il la trouve lourde.

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Louis XVI a son djed à Nantes. Le roi figure en haut de la colonne. À noter que, mal jointe, la tête de la statue est tombée en 1868.

 

Comme un dieu, Louis XVI était un roi guérisseur : il a « touché » plus de 2 400 malades après le couronnement et en a guéri, comme l'attestent des certificats médicaux.

 

Le roi se prénomme Louis Auguste, ce qui le relie à son aïeul Philippe Auguste, dont le fils est le premier à être roi sans élection. C’était  le 14 juillet 1223.

 

Louis XVI lit et relit l’histoire du roi d’Angleterre Charles Ier. Il s’en imprègne, expose son portrait en bonne place à Versailles. Il en copie sa vie. Comme Charles, il demande au peuple de rédiger un cahier de doléances. C’est la pression fiscale dans les deux pays qui met le feu aux poudres. Ces rois sont tous deux décapités en janvier, deviennent rois après le décès de leur frère aîné et sont remplacés par un dictateur.  L’histoire obéit à des cycles.

 

 

Le maléfice de Varennes

Dans l’étrange révolution, plus que tout autre événement, la légendaire fuite de la famille royale, interrompue à Varennes, démasque l’intervention du Grand Monarque, le maître de l’histoire. 

Elle a lieu un autre 20 juin (1791).  La famille royale veut sortir de la tutelle parisienne en fuyant la ville et en rejoignant l’est de la France. 

Cette opération est un échec, bien que minutieusement préparée par le supposé amant de la reine, le suédois Fersen. Lequel mourra lynché par la foule exactement 19 ans plus tard... le 20 juin 1810.

La famille royale joue d’une remarquable malchance tout au long de ce voyage : la reine se perd dans les rues de Paris, les soldats ne sont pas au rendez-vous, la voiture casse une roue… Au contraire, Drouet est divinement inspiré dans ses choix quand il met le cap sur Varennes.

Trois gardes du corps, prénommés tous les trois François comme le père de Marie-Antoinette, protègent la berline, bien pourvue en provisions de viande de bœuf. Des troupes attendent les fuyards après Châlons. Les fugitifs quittent le palais des Tuileries la nuit par la cour des Princes.

Sortis de Paris, le plus difficile est accompli même s’ils sont reconnus à Chaintrix par Jean Baptiste Lagny.

Passés Châlons, les fugitifs qui se croient sauvés voient un homme s’approcher de la berline et prévenir : « Vos mesures sont mal prises, vous serez pris » pour disparaître aussitôt. L’histoire n’évoque pas plus ce curieux personnage. Qui est-il ? Pourquoi cette annonce ? S’il est royaliste, il doit se montrer plus prévenant, sinon il doit tout faire pour arrêter le voyage. C’est à n’y rien comprendre.

L'itinéraire royal passe ensuite par la commune de Sainte-Ménehould, où l’on adorait les déesses Isis et Diane. C’est de ce bourg que la chasse sera lancée.

Sainte Ménehould est née à Perthes (perte) et présente un lien direct avec le destin funeste de la Reine puisqu’elle est morte et fêtée le 14 octobre, jour du procès de Marie-Antoinette. Cette sainte a la particularité d’avoir fait jaillir une source miraculeuse. C'est au relais du Soleil d'Or (dont Robert Charroux évoque la symbolique) que Jean Baptiste Drouet (Droute-déroute), se lance à la poursuite et aidé d’une chance insolente, rejoint Varennes avant les fuyards. Il alerte les patriotes attablés au cabaret du bras d'or, nommé ainsi car le village abrite une relique de Sainte Menehould dans un bras d'or.

À Varennes la voiture arrive à la… « Tuilerie »! C’est le nom qui apparaît sur la carte de Cassini de l’époque. Revoilà symboliquement  les évadés à leur point de départ le château des Tuileries.

La reine, elle, est ironiquement saluée par l'indication de « Vienne le château ». Ce village homonyme de son lieu de naissance (le château de Vienne) est indiqué à quelques kilomètres de Varennes.

À Varennes, dont la spécialité est la tuile, tous cherchent le relais prévu en haut du village. Ce relais a été déplacé de l'autre côté de la rivière, à l'auberge : " Le Grand Monarque". C'est  aussi  au Grand Monarque que stationne un parti de hussards. Les évadés l’ignorent et, angoissés, frappent à la porte de la maison du noble Jean Baptiste Bigault (by God) de Préfontaine qui les ignore ! Bigot c’est aussi le nom du signataire avec Lasne (l’âne) et Robin, des signataires du certificat de Louis XVII.

La berline royale, en quête du relais, descend alors la rue des Religieuses, passe sous la voûte (symbole du ciel) de l'église Saint Gengoult (qui lui aussi fait jaillir des sources miraculeuses). Là, elle est immobilisée par Drouet. Les hussards du "Grand Monarque" n'interviennent pas. Pire, ils fuient sur ordres ! Le Grand Monarque laisse faire. C'est la fin du voyage ! Ultime moquerie du Grand Monarque envers Louis XVI, Saint Gengoult  est le patron des maris trompés et des chasseurs. Les malheureux élus arborant, comme les vêtements des gardes du corps et les roues du carrosse, la couleur jaune.   

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À Varennes, la famille royale, forcée de descendre du carrosse, est accueillie dans la maison de l'épicier vendeur de chandelles Jean-Baptiste Sauce.

 

La famille royale, forcée de descendre du carrosse, est emmenée par la rue de la basse-cour (ils avaient quitté les Tuileries par la cour des Princes) et accueillie dans la maison de l'épicier vendeur de chandelles, Jean-Baptiste Sauce. Pour vérifier l’identité du roi, Sauce fait réveiller un juge nommé  Destez (d’été), qui a déjà vu le roi  (l’été est réveillé). Destez le reconnaît, s'incline et s'exclame "Oh, Sire"(Osiris). Ce 21 juin, jour du solstice d'été et de la fête Dieu, un juge a scellé le destin de la famille royale qui est consigné. 

 

Récapitulons. Le roi est arrêté par le Bras d'Or sous la voûte d'une église. Il est condamné par le « Oh sire » du juge Destez (été) au solstice de cette même saison. Les soldats censés le protéger logent au Grand Monarque et laissent faire. Trois personnages majeurs nommés Jean-Baptiste (Drouet-Préfontaine-Sauce), rappellent le destin du cousin de Jésus dont la tête fut tranchée. Clin d'œil supplémentaire, ce saint est fêté le 24 juin jour où, à Villeparisis,  les Parisiens accueillent ce roi prisonnier. 

Cette fuite au dénouement incroyable, véritable maléfice est  cartographiée dans le plan de la ville de Paris ! Il existe une rue de Varenne dont une partie est une impasse. Sous Louis XVI, elle était composée de la rue de la Planche et de Varenne. C'est sur la planche de la guillotine qu'on attachera le roi en 1793. Varennes mène à la planche. Cette rue croise directement d'autres voies qui ont un rapport direct avec Louis. La rue de Bellechasse rappelle ce grand chasseur : plus de 190 000 pièces de gibiers tués en 13 ans ! La rue Vaneau est le nom d'un révolutionnaire tué en attaquant une caserne de Suisses. La rue Barbet de Jouy abrite la résidence de l'ambassade de Suède, or Fersen était suédois. La rue de Bourgogne porte le titre de naissance    du frère aîné de Louis XVI. La rue du Bac est connue dans le monde entier par la religieuse Catherine Labouré. À Varennes, la berline dégringole la longue rue des Religieuses.

 

Un quatrain de Nostradamus

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Nostradamus a bien l'air d'évoquer la nuit de Varennes par le quatrain crypté publié en 1555 :

De nuict viendra par la forest de Reines

Deux pars voltorte Herne la pierre blanche

Le moyne noir en gris dedans Varennes

Esleu cap. cause tempeste feu sang tranche

Ce quatrain est numéroté 20 de la neuvième centurie. Numéro 20 pour la nuit du départ le 20 juin et le 9 pour l'année car la somme des chiffres de l'année 1791 = 18 qui donne 1+8 = 9. Qu'il l'ait fait exprès ou non, c'est étonnant. Il nomme Varennes dans ce quatrain et même s'il existe 31 Varennes en France, il n'y en a qu'un qui est entré dans l'Histoire.  

De nuict viendra par la forest de Reines

La berline, qui quittait la forêt d'Argonne, est entrée dans Varennes la nuit, toutes lanternes allumées. « De Reines » pourrait indiquer  le proche chemin des Dames qui  emprunté par la reine lors de son arrivée en France en 1770. 

Deux pars voltorte Herne la pierre blanche

De Paris  la reine (Herne), qui se faisait appeler Madame Rochet (rocher-pierre) voyage dans la plaine crayeuse de Champagne

Le moyne noir en gris dedans Varennes

Il y avait à Varennes trois couvents de moines, le roi portait une redingote grise. Le « moyne noir » peut être Jacques de Molay, le dernier Grand Maître des Templiers, qui fut habillé en noir avant d'être brûlé. Le noir et le blanc sont les couleurs des Templiers

Esleu cap. cause tempeste feu sang tranche

Capet seul (esleu) chez cause (anagramme de Sauce l'épicier ?)  tempeste, pour le Temple, feu pour le bûcher des templiers, sang et tranche pour la tête coupée.

C'est le charme de Nostradamus, qui utilisait la magie, de ne pouvoir être interprété qu'une fois les faits déroulés. Ajoutons que Nostradamus a cité 1792 comme année de fin d'un cycle. L'attaque des Tuileries, protégées par la garde suisse, le 10 août 1792, met fin au temps de la monarchie. Justement, on vole ce jour-là la montre de Marie-Antoinette. Reine qui partira au supplice du n°1 quai de l'Horloge. Enfin le "Herne" du quatrain peut avoir un lien avec Herne en Angleterre qui est connu pour sa tour de l'horloge. À Varennes, une tour de l'horloge rappelle le lieu où s'arrêta la berline.

 

Une vengeance posthume des Templiers ?

On ne peut fermer l’album de la Révolution sans évoquer les Templiers et leur présumée vengeance posthume. Ils sont présents, au moins symboliquement, dans la chute de la royauté. Le 13 août, la famille royale est emprisonnée au donjon du Temple, là-même où le Grand Maître Jacques de Molay fut torturé. Cette tour (attribut de Cybèle) est coiffée d'une conséquente pyramide. Tout ce petit monde vit d'abord dans l'appartement du Grand Maître. C'est du Temple, comme Jacques de Molay, que Louis XVI part pour son supplice. Comme lui, il meurt en colère et, comme lui, on le forcera à avoir les mains liées. C’est de son bûcher que Jacques de Molay, 22e Grand Maître des blancs manteaux, après 7 ans de procès, aurait prononcé une malédiction contre  les Capétiens. (À Varennes, le  juge Destez dont la reconnaissance condamne le roi se prénomme... Jacques.)

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Jacques de Molay, 22e Grand Maître des blancs manteaux

Louis XVI est le 22e souverain après Philippe le Bel, l’accusateur des Templiers. La commune de Paris poursuit une guerre personnelle contre la famille royale et l’église catholique. Est-elle la main des Templiers ? Les Templiers avaient une prédilection pour le 3 et pour son carré, le 9. Curieusement, les 3 fils de Philippe le Bel, d’Henri II et du dauphin Louis, soit 9 rois, règnent mais ne laissent pas de postérité. C’est tout simplement extraordinaire !  

Le 20 juin 1815, la rumeur de la défaite de Waterloo arrive à Paris et Napoléon abdique le 22. Un historien a comparé la Révolution à un bus d’où les passagers montent et descendent à chaque arrêt. Le Grand Monarque conduit ce bus vers un point connu de lui seul. Mais qui est- il ? Que veut- il ? Pourquoi intervient- il ? Pourquoi laisse-t-il des traces ? 

 

Dans le cadre de l’Histoire, la réponse s’impose : une puissante entité, froide, implacable et cruelle, détient en ses mains les fils qui font de ces acteurs des marionnettes.

 

08/10/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

La Révolution française occulte (1ère partie)

Par Thierry Namur

(Après ses deux premiers articles passionnants, « Le roi Arthur à la Maison Blanche » et « Les Beatles et l’appel aux forces occultes », voici un nouvel article proposé par Thierry Namur. L’auteur, licencié en anthropologie, recherche l'influence des mythes et des légendes dans l'Histoire).

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Mithra sacrifiant le taureau.

La Révolution de 1789 est une période courte et brutale de notre histoire. C’est un méli-mélo d’acteurs  débordés, jetés à la guillotine et immédiatement  remplacés.  Elle est le fait, nous dit-on, d'une population unanime désireuse de renverser une monarchie fatiguée. Il n'en est rien. En réalité, des approches différentes  montrent l'action de sociétés secrètes multiples et rivales coiffées et manipulées par une entité occulte.  

Pour cacher la forêt occulte, l’arbre des Francs-Maçons est souvent sollicité. Ils sont  présents mais leur influence est rendue caduque par l’appartenance de tous les protagonistes à des  loges accueillant toutes les idéologies. La famille royale elle-même appartient à la loge des Trois Frères de l’Orient de Versailles. La princesse de Lamballe, amie de la reine et assassinée, est Grande Maîtresse de la « Mère loge écossaise. »

 

La main du Grand Monarque

Illuminés bavarois, Rosicruciens, services secrets étrangers, sociétés occultes, sociétés secrètes politiques, Mithraïstes, fraternités… Toutes ces fourmilières s’agitent et activent leurs réseaux pour s’imposer. Mais toutes ces ombres ne sont que des illusions derrière lesquelles se devine une main beaucoup plus inquiétante : celle du Grand Monarque. Ce Grand Monarque, dont le nom sous cette forme apparaît deux fois dans la Révolution, régit par ses interventions le destin des trônes et des peuples. Il a, ici, un objectif précis : sacrifier rituellement la famille royale et placer, à la tête de la révolution, un avatar solaire mithraïste (Napoléon).

Difficile à cerner, cette entité structurée qui échappe à l’histoire conventionnelle, marque ses marionnettes par des dates, des nombres, des signes, des anagrammes, des symboles. Elle les étiquette aux mythologies antiques pour mieux les contrôler. Ainsi, pour fêter la naissance du futur Louis XVI, Rameau compose un ballet qu’il appelle "La naissance d'Osiris". À peine né, le roi était marqué par Osiris le Dieu d’Égypte coupé en 14 morceaux.  

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À peine né, Louis XVI était marqué par Osiris le Dieu d’Égypte coupé en 14 morceaux.  

 

En 1789, la France est un pays riche et prospère à l’État endetté. La sécurité que lui offre la livre tournois lui donne une parfaite stabilité monétaire. Grâce à sa marine, elle est le premier exportateur européen. Les échanges intérieurs s'épanouissent. Elle bénéficie d'un prestige culturel fort et d'une langue parlée par les élites de la planète, avides de responsabilités, pas de révolution. Sa population instruite, civilisée, compte 28 millions d'habitants, ce qui en fait le pays le plus peuplé d'Europe, mais pas particulièrement voué à un bouleversement général. Rien ne laisse penser que ce peuple, certes frondeur, va s’étriper, tuer les figures royales puis mettre l’Europe à feu et à sang.

 

Des phénomènes météos et célestes inhabituels

Ce sont les premiers signes des grands malheurs.

Un an, jour pour jour, avant l’émeute parisienne, le 13 juillet 1788, une « grande tornade » ruine la  partie nord de la France.

Des amoncellements de grêlons gelés mettront, cet été-là, 3 jours à fondre !

Des aurores boréales sont vues à Metz.

Toujours en 1788, on remarque  d’inhabituelles chutes de météorites et des hécatombes d’oiseaux.

Les mois d’été, en particulier celui d’août 1790, sont caniculaires. Le 24 mai 1798, les astronomes de l’observatoire de Paris notent, stupéfaits, le changement d’aspect du soleil : « La sphère incandescente s’est trouvée entourée d’un cercle lumineux ». Les scientifiques sont incapables d’expliquer le phénomène. Sa soudaineté et son caractère unique les déconcertent.  En préambule de cette curiosité, un culte remarqué est rendu au soleil à Bordeaux le 4 mai 1798. Ce même jour, Bonaparte quitte Paris pour accomplir la campagne d’Egypte.

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De nombreux signes célestes annoncent la destinée funeste de la monarchie de France.

Ces signes célestes, simples manifestations scientifiques pour beaucoup, annoncent la destinée funeste de la monarchie de France.

La genèse de la Révolution se découvre sans doute en Phrygie (un ancien pays d’Asie Mineure, aujourd’hui en Turquie). Les Phrygiens avaient développé une mythologie naturaliste, fondée sur les cycles saisonniers et la force productive et féconde de la nature. Son panthéon comprenait la déesse Cybèle (« la gardienne des savoirs ») ou Ma (la déesse-mère), Attis et Men (divinité lunaire qui évoluera ensuite en Mithra). Ces figures, reprises par les Grecs (Déméter, Aphrodite) et les Romains, ne cessent de s’adapter et se développer au gré des régions où elles sont véhiculées. Ces cultes éteints, mains du Grand Monarque, vont pourtant montrer leur patte et leur existence dans cette Révolution.

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Cybèle avec ses attributs traditionnels : corne d'abondance, lion et couronne en forme de remparts.

 

Le roi et le dauphin coiffés du bonnet rouge

Le Grand Monarque est cité dans plusieurs prophéties : Orval, Nostradamus, Prémol. Pour cette dernière, il est écrit que le Coq (la République) chantera la gloire du Grand Monarque. Ce Grand Monarque se cache, dans sa prédiction, pour les 20 juin significatifs de 1789, 1791, 1792 et 1815.

C’est comme si des fenêtres temporelles s’ouvraient pour permettre l’action de sa main invisible.

À Versailles, le 20 juin 1789, au solstice d’été, le Tiers état fait le serment du jeu de paume.

Le 20 juin 1792, les émeutiers envahissent les Tuileries, insultent et menacent la famille royale. Dans le salon au nom évocateur de l'œil de bœuf, Louis XVI est coiffé d’un bonnet rouge qu’il garde jusqu’au soir. Ce bonnet rouge, dit bonnet phrygien, est un symbole de la Liberté dont se paraient dans l’Antiquité les esclaves affranchis. Il est introduit en 1792 par le jacobin Grangeneuve, puis mis par le président de l’assemblée Thuriot. Mais c’est surtout le général Dumouriez, promu ministre, qui l’impose. Le bonnet rouge est un attribut de Mithra, le Dieu des soldats, le soleil invaincu. Le culte de ce Dieu, réservé aux hommes, est strictement interdit par les empereurs chrétiens romains en 391. Le gouvernement révolutionnaire oblige les curés assermentés à porter ce bonnet rouge ! Faut-il voir là une revanche des servants de Mithra ?

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Un fait est peu connu : un prêtre en carmagnole et bonnet rouge récitait en silence (sous peine de mort) la prière des agonisants lors du passage de la charrette qui conduisait Danton au supplice.

Louis  XVI, ce 20 juin, est contraint de boire du vin qui est aliment de communion pour le culte de Mithra. Ce culte communie aussi au pain. Le roi, la reine et le dauphin étaient appelés « le boulanger, la boulangère et le petit mitron. »

Dans le défilé, un individu présente au roi un cœur de veau sanglant où  est inscrit « Cœur des aristocrates ». 

Son ordre dans les Louis de France, seizième, le prédestine à Mithra qui était fêté le 16 de chaque mois ! Le dauphin, tel Attis, se fait coiffer du bonnet rouge ce même jour. Malgré la chaleur, l’enfant le porte deux heures. On l’en recoiffera dans la prison du Temple. Curieusement, la foule haineuse n’oblige pas la reine à porter ce bonnet car le culte de Mithra est réservé aux hommes. Voilà une foule bien informée !

Cette journée sera reprise par les journaux sous le titre des visiteurs de la « Ménagerie royale d’animaux vivants établis aux Tuileries ». Pendant la Révolution, le roi et la reine seront constamment raillés comme des animaux.      

 Il est impensable, au début de la Révolution, de tuer les souverains qui sont des figures quasi divines. Les députés du Tiers état, convoqués pour les états généraux, sont modérés. Danton, Robespierre et leurs amis sont contre la peine de mort. Pourquoi nos acteurs vont-ils accomplir ce sacrilège : tuer la figure sacrée du roi, de la reine et laisser le dauphin Charles mourir dans le dénuement ?  L’exécution du roi en 1793 s’apparente au sacrifice rituel du taureau par Mithra.  Mithra le dieu persan solaire coiffé du bonnet rouge, qui subjugue et saigne le taureau pour arroser la terre de sang et assurer de bonnes cultures. Dans le culte, le dévot se faisait asperger du sang fumant, le plus souvent d’un bœuf. L’énergie vitale de la bête régénérait l’âme et le corps de l’officiant.

Un scorpion est accroché au sexe du taureau ce qui se conçoit quand on connaît la difficulté du roi pour honorer la reine ! Ce taureau est aussi poursuivi par un chien qui peut symboliser l’acharnement des révolutionnaires.  

De sa prison du Temple, Louis lui-même compare sa mort à un sacrifice. Il propose une énigme à un proche : « Comment, vous ne  devinez pas le mot ? Il m’est pourtant bien applicable. Le mot est sacrifice. » 

Louis XVI a la corpulence d’un bœuf : il est gros, fort et mesure près de deux mètres. 

Avant sa mise à mort, on sert du bœuf au roi pour son dernier repas. Au pied de l’échafaud, le roi refuse d’avoir les mains attachées, comme on lie les pattes du taureau avant le sacrifice. On l’y oblige cependant et l’abbé qui l’accompagne lui dit : « Acceptez ce sacrifice Sire, ce nouvel outrage est un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense. »

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Ce tableau sur bois de Rembrandt, peint en 1655 et intitulé « Le Boeuf écorché » (aujourd’hui au Louvre) a été acheté par Louis XVI en 1783.

Résigné, le roi veut parler à la foule mais il en est empêché. En colère il frappe l’échafaud du pied. Il est brutalement empoigné et allongé sur la planche, la tête face aux Tuileries, en direction de l’île aux Juifs. Le sang gicle et arrose le plateau. Les « spectateurs » ont été refoulés loin, derrière plusieurs rangées de soldats et d’officiels. C’est alors, rapporte la gazette Révolutions de Paris qu’ : « Un citoyen monta sur la guillotine même, et plongeant tout entier son bras nu dans le sang de Capet qui s'était amassé en abondance, il en prit des caillots plein la main, et en aspergea par trois fois la foule des assistants qui se pressaient au pied de l'échafaud pour en recevoir chacun une goutte sur le front. - Frères, disait le citoyen en faisant son aspersion, frères, on nous a menacés que le sang de Louis Capet retomberait sur nos têtes! Eh bien, qu’il y retombe ! Le sang d'un Roi porte bonheur ! Le sang du taureau (le souverain ici) arrose le peuple qui se régénère. Le bourreau crie : «  Allez donc, je vais vous donner un baquet où vous pourrez les tremper plus aisément. »

Le philosophe espagnol José Ortega y Grasset écrit que « le sang répandu permet la libération d’esprits. Ce sang est mystérieux et effrayant. Il porte la vie et quand il est répandu et que le sol en est taché, le paysage tout entier s’excite et devient fou. » Alors le sang d’un roi, vous imaginez.

Son corps sera mélangé, dans sa bière mise à nu, à de la chaux et à de la terre.

Les adeptes de la thèse de la lignée du roi perdu, descendant de Jésus, remarqueront que Louis XVI et son épouse, les usurpateurs capétiens, sont ensevelis après leur exécution dans la fosse commune du cimetière de... la Madeleine !

Le Grand Monarque montre sa patte par l’officier public qui signe l’acte de décès du roi qui s’appelle … Le Grand.

Le roi Saint Louis déclarait sa fonction royale « un Sacerdoce » et il l’avait prescrit dans son Ordonnance Royale de 1254 (article 39). Le  roi Louis pouvait se revendiquer de se croire de droit divin.

Il y a dans cette Révolution une opposition entre l’église et son champion, Louis XVI et les Mithraïstes. Le 25 décembre, jour de naissance de Mithra et de Jésus, Louis XVI écrit son testament où il réaffirme puissamment sa foi en l’église catholique. La rupture entre Danton et Robespierre se fait un 25 décembre. Dès 1814, le roi martyr est appelé « Nouveau Rédempteur » et en1815, on veut en faire un saint. Sa canonisation est régulièrement demandée, encore aujourd’hui. Le Pape Pie VI a deviné cette sape religieuse en écrivant le 17 juin 1793 : « Le roi très chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s’est exécuté. »

La chapelle expiatoire de Paris, élevée par l’architecte Fontaine (eau) à l’endroit de l’inhumation du roi en 1815, présente le vitrail  d’un soleil à 16 branches. En Egypte, chaque taureau sacré avait son tombeau sur lequel on dressait, comme pour Louis, une chapelle funéraire. Osiris s’incarnait dans le taureau-bœuf Apis qui devenait Osiris à sa mort.

On peut fermer les yeux sur le caractère magique de l’histoire de France. Il faut cependant admettre que cette première exécution à l’apparence d’un sacrifice et que Louis XVI est placé sous deux aspects du soleil : le soleil diurne avec Mithra et le soleil nocturne avec Osiris. Osiris qui était comme le roi d’une fratrie de 5 enfants.

 

Le sacrifice du cheval blanc

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Le gisant de Marie-Antoinette dans la basilique de Saint Denis montre la reine la poitrine quasiment dénudée et se tenant un sein d’une main. Est-ce une allégorie de la mère nourricière ? On s’attendrait plutôt à la voir les mains jointes pour la prière ,comme son royal époux. Mieux, sa poitrine, rituel magique, doit constamment être nettoyée car les visiteurs l’utilisent comme talisman en la touchant.

 

Marie-Antoinette peut être assimilée au principe féminin, à la déesse-mère, aussi appelée Ma, qui est la première syllabe de son nom. Depuis la nuit des temps, les déesses, mères de toutes choses, sont craintes et adorées. Ishtar, Aphrodite, Cybèle, Isis (la déesse aux mille noms) et Marie… expriment, comme une poupée russe, sous différents noms le principe féminin. L’inspiration est la même : la femme et la mère en particulier et à travers elle, la fécondation, la nature et la végétation renaissante.

Y sont associés le rocher (lors de la fuite de Varennes, son passeport est au nom de Rochet), la grotte (à Versailles, elle a dans son hameau une grotte personnelle) et la source (l’eau), mais aussi la lune, la rose, la  souveraineté, la terre, la virginité, les épis. Un détail  rapproche la reine de la déesse mère Aphrodite, épouse Héphaïstos. C’est un dieu forgeron plutôt « contrefait » qu’elle trompe. Louis XVI avait une forge à Versailles. La brillante Aphrodite symbolise la passion que rien n’arrête. La passion du jeu de la reine nuira à sa réputation.

Cybèle, comme Marie-Antoinette, s’entoure de jeunes gens. Des libelles injurieux et exagérés sur ses supposés vices affaibliront la monarchie. Une des représentations de Marie-Antoinette est celle de la reine travestie en bergère et jardinant dans son hameau naturaliste de Trianon. Une chanson y est associée : "Il pleut bergère, rentre tes blancs moutons". Cybèle était la déesse des pâtres et bergers ! Cybèle est présente sur l’arc de triomphe! Peut-être parce qu’elle est servie par un clergé phrygien.

Évidemment, Marie-Antoinette n’est pas une déesse mère, même si d’aucuns, à travers des livres et des commentaires, semblent lui vouer un véritable culte, mais elle en a des aspects. C’est ce reflet de déesse que le « Grand Monarque » champion du principe masculin, va sacrifier ! 

 

Marie-Antoinette est marquée par le nombre 16

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Portrait de Marie-Antoinette : toujours la rose… attribut féminin par excellence.

À 14 ans, Marie-Antoinette arrive en France. Elle se dénude entièrement sur l’île aux épis (Isis et Cybèle sont déesses aux épis), au milieu du Rhin. Elle laisse ainsi symboliquement, à la frontière, ses attributs autrichiens. La Dauphine est ensuite accueillie par une tapisserie représentant le mariage de Jason et Médée décrite ainsi par Goethe : « À gauche du trône, on voyait l’infortunée fiancée en proie aux tourments de la mort la plus cruelle. À droite, Jason déplorait la mort de ses enfants, tandis que la furie qui les avait tués s’envolait sur un char attelé de dragons. » Quelle prémonition quand on connaît le tragique destin du couple royal et de ses enfants.

La reine est marquée par le nombre 16. Elle se marie un 16 (mai), épouse Louis 16, meurt un 16 (octobre), appartient à une famille de 16 enfants. Au tarot, la seizième carte représente la Tour ou maison Dieu. C'est la carte de l'effondrement. On y voit une tour foudroyée qui se renverse. Des personnages sont projetés à terre. Le jour attribué à cette carte est le lundi, jour de la mort de Louis XVI et le signe est celui du capricorne. Le roi a été condamné à mort le dernier jour du capricorne.

Si le sacrifice du roi peut être comparé à celui du bœuf, la mort de la reine peut l’être à celui du cheval blanc. À Rome, on sacrifie le 15 octobre un cheval dont la tête coupée est garnie de grains puis clouée. Le sang du cheval était conservé jusqu’au 21 avril (la reine quitte Vienne à jamais dans l’affliction générale un 21 avril). La reine était excellente cavalière. Les anthropologues remarquent que les traditions associent le binôme cheval blanc-bœuf dans les sacrifices liées à la fertilité et au renouveau. Ainsi Achille déclare : « Vous aurez beau immoler taureaux et chevaux, vous n’en périrez pas moins d’une mort cruelle ». Le cheval est le coursier qui tire le char d’Apollon ou de Mithra. Hébert dans son numéro 199 du père Duchêne écrit, en évoquant la reine en route pour l’échafaud : « Ses beaux chevaux blancs si bien panachés ne la conduisaient pas, mais deux rossinantes qui semblaient avoir envie de galoper pour aller plus vite au lieu fatal… »

Symboliquement, le cheval est associé à l’eau. Le guichetier de Marie-Antoinette à la Conciergerie se nomme Larivière. Le Grand Monarque est un cynique. Les avocats de la reine s’appellent Chauveau-Lagarde (la garde à cheval) et Tronson-Ducoudray (Tronçonner le cou de la reine). Auparavant ceux du roi s’appelaient Tronchet, Desèze et Malesherbes (Trancher la mauvaise herbe de seize, Tronchet peut aussi être vu comme la tête). Si c’est là l’humour du Grand Monarque !

Le procès de la reine s’ouvre le 14 octobre. Une honteuse accusation d’inceste va lui être reprochée. Pourquoi les révolutionnaires profèrent-ils une telle bêtise ? Cette  injustice ne peut se comprendre, qu’en comparant l’inceste de Cybèle et d’Attis, et des déesses en général. Ces mêmes jours, la profanation des tombes royales à Saint-Denis bat son plein : le 14 octobre, la tombe de Louis XIV est saccagée dans la crypte et le 16 la sépulture de Louis XV, qui avait accueilli la dauphine en France, est mise à sac. C’est encore du 14 au 16 octobre (1840) que la tombe de Napoléon, l’Empereur de la République, est ouverte à Sainte Hélène.

La statue de la déesse Cybèle était transportée une fois l’an dans toute la ville de Rome sur un char tiré par des bovidés. On sacrifiait à cette occasion un taureau et l’on aspergeait les fidèles avec le sang de la bête. Ce 16 octobre 1793 (jour du bœuf dans le calendrier républicain) la reine pâle, aux blancs cheveux et vêtue de blanc, est décapitée. Comme pour le roi, cette exécution va être l’objet d’un rite magique. Le citoyen Maingot (Main de  dieu ?) est  caché sous l’échafaud et recueille le sang de la martyre. Découvert, arrêté et fouillé, il porte un œillet et des images pieuses sur lui. Il est tatoué sur les bras des lettres GB et JHS. «  Il y a là assez pour l’envoyer à la guillotine » assure André Castelot. Pourtant, bien que jugé deux fois, il est acquitté et ses effets, y compris les mouchoirs ensanglantés du sang royal, lui sont rendus.

La destinée du corps de Marie-Antoinette, pour laquelle aucune fosse n’a été préparée, reste floue. Il serait resté plusieurs jours sur le sol du cimetière. Pour y féconder la terre ?

 

Le sacrifice de l’agneau

Le fils cadet de  Louis XVI, né pendant la période pascale sous le signe du bélier, meurt à 10 ans le 8 juin 1795 (20 prairial), un an jour pour jour, après l’étrange fête de l’Être suprême. Emmuré au Temple dans un cachot, ce roi non consacré meurt dans un dénuement total.

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À gauche, buste d’Attis portant le bonnet phrygien. Il est à la fois le fils et l’amant de Cybèle. À droite, buste de Louis XVII. Le Prince est né le 27 mars. Les fêtes célébrant le renouveau d’Attis se déroulaient du 22 au 27 mars, lors de l’équinoxe du printemps. L’animal qui le symbolise est le coq, symbole aussi de la République. Attis, qui meurt jeune, est végétalisé sous la forme du pin. Or, le prince naît le 20 prairial du calendrier révolutionnaire, sous le signe d’un arbre !

L’abbé Allègre, dans un texte au style romantique recueilli en 1888, voit cette mort comme celle de l’agneau sacrifié. Cette comparaison est partagée dans d’autres textes : «  Au moment où le ciseau accomplissait ce sacrifice, (on lui coupe les cheveux - NDA) le commissaire de service entra, suivi de Meunier et de Vandebourg, qui apportaient le dîner. Le commissaire regarda d’un œil satisfait ce qui se passait ; mais le bon Meunier s’écria tout d’abord :

- « Oh ! Pourquoi donc avez-vous haché ainsi ses cheveux, qui lui allaient si bien ? »

- « Tiens, répliqua la gouvernante, ne vois-tu pas, citoyen, que nous jouons au jeu du Roi dépouillé ? »

Et tous, à l’exception de Meunier, se prirent à rire autour de l’agneau tondu, qui baissait en silence sa tête esclave et déshonorée, comme celle de ces premiers Mérovingiens que l’on tondait pour les dégrader. L’enfant demeura triste et abattu le reste du jour. Je ne sais si les railleries dont on l’accablait, si l’étrange sensation qu’il éprouvait de se sentir rasé, si le besoin même du sommeil, vinrent en aide aux deux verres de mauvais vin qu’on lui fit prendre dans la soirée. Quoi qu’il en soit, le malheureux, poussé à bout, se rendit enfin et Simon célébra sa victoire en s’écriant : « Enfin, Capet, te voilà jacobin ! » Et le bonnet rouge brilla sur le front du petit-fils de Louis XIV. 

À SUIVRE

 

20/08/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

Ces portes étranges qui s’ouvrent sur le passé (2e partie)

Par Jacques Mandorla

Dans notre précédent article, nous avons étudié le cas célèbre et extraordinaire des visions de deux touristes anglaises dans le parc du château de Versailles en août 1901. Voici d’autres exemples de portes du passé, et même du futur, existant en France !

Rappelons que certains lieux semblent avoir enregistré, à jamais, la mémoire d’événements importants, étonnants ou dramatiques qui resurgissent ensuite, à l’identique, bien des années plus tard. Ces lieux particuliers sont désignés sous le nom de « portes du passé » et mettent souvent en scène des êtres à allure plutôt fantomatique.

L’étrange aventure qu’auraient vécu les deux touristes anglaises Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain dans le parc du château de Versailles n’est pas la seule porte du passé dans notre hexagone (voir la première partie de cette article). On en trouve beaucoup d’autres, identifiables parce qu’elles ont vu se dérouler de terribles batailles (les témoins disent entendre des chocs d’armures et d’épées, des cris de guerre et des galops de chevaux !) ou parce qu’on voit apparaître des personnages dans leurs habits d’époque.

Voici quelques exemples, classés par ordre chronologique.

 

Préhistoire

Dans la forêt de Juvigny-sous-Andaine (Orne), il est fréquent que des promeneurs ou chasseurs égarés se retrouvent dans une clairière, attirés par les lueurs de grands feux, visibles de loin : des hommes aux mines patibulaires, vêtus de la façon frustre, principalement de peaux de bêtes, se partagent, au milieu des flammes, un immense banquet pris sur une carcasse animale. Ils vivent dans des huttes, plantées autour de la place commune éclairée par un brasier.

Tous ceux qui ont observé un moment cette scène ont pensé être tombés en pleine préhistoire. Or, il se trouve que la forêt d’Andaine, riche en polissoirs, était, à l'époque de l’Âge du bronze, parsemée de petits villages forestiers.

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Dans la forêt de Juvigny-sous-Andaine, des promeneurs disent apercevoir parfois des hommes de l'époque préhistorique.

An 52 avant J.-C.

À saint-étienne-du-Vigan (haute-Loire), encore aujourd’hui, des témoins affirment entendre régulièrement des cliquetis d’armes, des galops des chevaux et des cris de soldats semblant provenir d’une bataille dans le ciel.

Or, on se situe sur le lieu exact où une tribu gauloise fut massacrée par l’armée romaine en pleine Guerre des Gaules menée par Jules César (52 avant Jésus-Christ).

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À saint-étienne-du-Vigan, des témoins disent entendre les fracas d'une bataille entre Gaulois et Romains.

 An 778

À Urepel (Pyrénées-Atlantiques), des deux côtés de la frontière franco-espagnole, des paysans disent percevoir, à dates régulières, les bruits d’armes, les hennissements des chevaux et les hurlements des combattants de la bataille de Roncevaux qui eut lieu le 15 août 778.

C’est au cours de ce combat que mourut, son épée Durandal à la main, le célèbre comte Roland qui dirigeait l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne.

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À Urepel, des gens sont persuadés d'entendre les cris des combattants de la bataille de Roncevaux au cours de laquelle mourut Roland.

 

An 1364

À Auray (Morbihan) eut lieu, le 29 septembre 1364, une terrible bataille entre deux familles rivales de Bretagne : les Blois et les Montfort.

Depuis, des témoins projetés involontairement en pleine guerre de Cent Ans déclarent voir des chevaliers couverts de sang, armes à la main.

Ces vues du passé seraient la cause d’inexplicables décès par crise cardiaque, constatés chez des paysans de la région, retrouvés raides morts au petit matin, dans les sinistres marécages.

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À Auray, des témoins projetés involontairement en pleine guerre de Cent Ans déclarent voir des chevaliers couverts de sang, armes à la main.

An 1573

À Saint-Martin-Lys (Aude), certaines nuits du 15 août, on entend des cloches tinter, puis des chants liturgiques grégoriens s’élever des ruines de l’ancienne abbaye de Lez, les voix étant renvoyées comme des échos par les vieux pans de murailles.

En 1573, l’abbaye fut prise par des huguenots qui en faisaient le siège. C’était au soir du 15 août. Au cours de la nuit, ils massacrèrent les 200 moines dont les corps mutilés furent retrouvés le surlendemain par des paysans au lieu-dit La Plage. Depuis, les vestiges de l’abbaye semblent franchir les barrières du temps à cette date-anniversaire du 15 août.
À la fin du XIXe siècle, l’ingénieur Ernest Cros, un physicien qui habitait la région, passa une partie d'un 15 août dans les ruines. En bon rationaliste, il émit alors l'hypothèse que le phénomène était dû à des « règles physiques inexpliquées ».

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À Saint-Martin-Lys, on entend des chants liturgiques grégoriens s’élever des ruines de l’ancienne abbaye de Lez.

An 1627

À Saint-Martin-de-Ré, sur l’île du même nom, près du vieux pont, une tentative de débarquement de troupes anglaises fut réduite à néant par un terrible combat avec les forces royales et catholiques de Louis XIII, sous le commandement du Cardinal de Richelieu. Ce fut  un épisode historique de la Guerre de Trente ans. 

Depuis, il est arrivé à des riverains, déambulant sur ce pont, de se retrouver soudainement projetés dans cette année-là. Les manifestations perçues sont uniquement sonores : gémissements de mourants et cris de guerre mille fois répétés, comme « Tue ! Tue ! ».

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À Saint-Martin-de-Ré, des riverains, déambulant sur le vieux pont, se retrouvent soudainement projetés dans la Guerre de Trente ans.

An 1903

À Clamart (aujourd’hui dans le département des Hauts-de-Seine), en février 1903, un gamin nommé Jean-Louis Clartant vit avec sa mère dans une tour avec un pigeonnier, près de la mairie. Une nuit, il aperçoit dans l’embrasure d’une porte un chevalier en armure, âgé d’environ 50 ans, avec de gros sourcils et d’épaisses moustaches. Il affirme voir son épée déchirer de nombreuses mailles du fichu de sa mère ! Celle-ci n’ayant rien vu est persuadée que c’est son fils qui a abîmé son vêtement.

L’affaire connaît un curieux rebondissement en 1970 : une historienne de Clamart, Germaine Deschamps, fait l’étude généalogique des personnes ayant habité la tour. Elle découvre alors qu’un chevalier y avait vécu entre 1426 et 1451 : un certain Guillaume d’Esprée, Grand fauconnier du Roi de France, habillé comme les Gens d’Armes, ce corps d’élite créé en 1440 par Charles VII dit Le Victorieux. Le pigeonnier existait déjà et servait au chevalier à élever des pigeons pour nourrir ses nombreux invités !

En 1972, la mairie de Clamart n'a d'ailleurs pas hésité à faire apposer une plaque pour célébrer cet événement !

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La tour avec pigeonnier située à Clamart, a été le siège d'un étrange phénomène en 1903 !

 

An 1925

À Paris s’est déroulée une étrange histoire de porte du passé. Elle a été racontée par l’écrivain Claude Seignolle dans son livre paru en 1969 et intitulé Invitation au château de l’étrange. Jean Romier, étudiant en médecine âgé de 24 ans, profite d’une belle fin d’après-midi de printemps pour aller réviser ses cours sur l’une des chaises des jardins du Luxembourg.  Il est abordé par un vieil homme à redingote du nom d’Alphonse Berruyer. En fin de conversation, le vieillard propose une invitation pour le jeudi suivant, à un petit concert de musique de chambre, donné dans son appartement de la rue de Vaugirard.

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Claude Seignolle a relaté dans son livre "Invitation au château de l’étrange" l'étonnane histoire arrivée à Jean Romier, étudiant en médecine de 24 ans.

Le jeudi suivant, Jean Romier se rend chez Mr Berruyer. Au cours de cette soirée, il a une longue conversation avec un jeune séminariste passionné de musique. Puis, vers 22 heures, le jeune homme salue ses hôtes un à un et descend le bel escalier de l’immeuble. Il n’a fait que quelques pas dehors, lorsqu’il ressent le désir de fumer une cigarette. Il s’aperçoit alors qu’il a oublié son briquet chez Mr Berruyer.

Il remonte l’escalier et sonne. Personne n’ouvre. À force de tambouriner à la porte, le concierge de l’immeuble, alerté, monte. Il répond à Jean Romier qu'il veut parler à monsieur Berruyer : « Monsieur Berruyer ? Connais pas ! Il y a 20 ans que l’appartement est inoccupé ! ». On se retrouve au commissariat du quartier en présence d’un certain Mr Mauger, propriétaire de l’appartement en question. Le récit du jeune homme, pris pour un cambrioleur, étonne tout le monde. En réalité, Mr Berruyer était un aïeul de Mr Mauger et il a bien occupé l’appartement, mais il était mort depuis plus de 20 ans !

On se décide finalement à ouvrir les portes de l’appartement : les sols sont couverts de poussière. Sur un meuble, une photographie : Jean Romier reconnaît le jeune séminariste avec lequel il avait pris tant de plaisir à discuter ! Mr Mauger lui répond du tac au tac : « Cela m’étonnerait beaucoup que vous ayez pu parler avec lui ce soir : c’était mon grand-oncle et il est mort en Afrique où il était missionnaire ! ». Jean Romier n’en revient pas : « Mais il y a à peine 3 heures, nous étions là, au bord de cette cheminée, à causer en fumant ». Tout en disant cela, il s’approche du tablier de marbre de la vieille cheminée, le bras tendu : là, il voit son briquet… couvert de poussière !

 

An 1951

À Puys (Seine-Maritime), le 4 août 1951, Dorothy et Agnès Norton, deux Anglaises (encore !) en vacances près de Dieppe, disent avoir entendu à 4 heures du matin « des cris, des rafales d’armes à feu, des bruits d’avion, des explosions d’obus » provenant de la plage.

Neuf ans plus tôt, le 19 août 1942, eut lieu à cet endroit l’opération Jubilée, répétition du débarquement de 1944, qui impliqua 3 bataillons canadiens et un commando de la Marine Royale britannique. Le bilan fut terrible : 1 200 morts et 2 500 blessés.

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Faut-il croire aux portes du futur ?

À côté des portes du passé qui projettent des témoins dans de surprenantes batailles historiques, il existerait aussi des portes laissant entrevoir l’avenir.

La plus étonnante serait située à Crussol, près de Saint-Péray, en Ardèche. Et, insigne honneur, elle a été expérimentée par Bonaparte en personne, lequel confia un jour dans les salons des Tuileries son témoignage à une comtesse qui écrira un livre intitulé Mémoires de Madame de Rémusat 1802-1808, retraçant la vie à la Cour au temps de Napoléon Ier.

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Bonaparte confia, un jour, à la comtesse de Rémusat avoir,  jeune sous-lieutenant, pénétré une porte du futur dans les ruines du château de Crussol en Ardèche.

 

En 1786, Bonaparte vient d’être reçu sous-lieutenant. Il n’a que 17 ans et est alors affecté au régiment d’artillerie de La Fère basé à Valence. Un jour de permission, il visite le château en ruines de Crussol, construit au XIIe siècle par un seigneur local nommé Gérald Bastet. Intrigué par une étonnante fenêtre ovale en forme d’œil-de-boeuf, le jeune caporal escalade le mur et se réfugie à l’intérieur de cette ouverture pour méditer.

Des années plus tard, il a affirmé avoir alors vu défiler des images très nettes des futures grandes batailles de sa Campagne d’Italie et d’une grandiose cérémonie de sacre dont il serait le héros et dans laquelle il figurait, tenant entre ses mains un sceptre et une boule représentant le Monde. Puis un violent orage a éclaté au-dessus des ruines, effaçant brusquement toutes ces visions.

Napoléon, très superstitieux, pensait que ce trou de Crussol était l’un de ces yeux ouverts en permanence, dans lesquels peuvent s’entrevoir les grands moments de l’avenir.

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Ruines du château de Crussol : on aperçoit l'oeil-de-boeuf ovale dans lequel Bonaparte s'est installé, voyant alors - dira-t-il - défiler des images très nettes de son avenir.

08/08/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

Ces portes étranges qui s’ouvrent sur le passé (1ère partie)

Par Jacques Mandorla

Certains lieux semblent avoir enregistré, à jamais, la mémoire d’événements importants, étonnants ou dramatiques qui resurgissent ensuite, à l’identique, bien des années plus tard. Ces lieux particuliers sont désignés sous le nom de « portes du passé » et mettent en scène des êtres à allure fantomatique.

Dans l’Antiquité grecque, le site de la bataille de Marathon(qui eut lieu en 490 avant notre ère), situé à 40 km au sud d’Athènes, était déjà réputé constituer une porte vers le passé. À date régulière, des témoins ont dit se retrouver transportés en pleine bataille entre Grecs et Perses.

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Le site de la bataille de Marathon (qui eut lieu en 490 avant notre ère), situé à 40 km au sud d’Athènes, serait une "porte du passé".

 

L’exemple le plus spectaculaire de ce phénomène s’est, de l'avis de beaucoup de spécialistes, passé en France pendant l'été de l'année 1901.

 

Versailles, porte royale vers le passé ?

Le poète Jean Cocteau écrivit dans la préface du livre Les fantômes de Trianon paru en 1959 : « Si, un jour, les avions volaient à la vitesse de la lumière, ils atteindraient un univers dont une porte s’est ouverte par erreur le 10 août 1901 pour Miss Moberly et Miss Jourdain ».

Il faisait allusion à un phénomène extraordinaire qui s’était passé, au début du XXe siècle, au château de Versailles. Ce jour-là, dans l’après-midi, deux touristes anglaises Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain ont décidé de visiter le célèbre château.

Charlotte Moberly (1846-1937) est la fille d’un responsable de l’Église d’Angleterre. Âgée de 55 ans, elle exerce la fonction de principale d’un collège de filles à Oxford. Elle vient juste de recruter comme adjointe Eleanor Jourdain (1863-1924), âgée de 38 ans. En août 1901, les deux amies décident d'aller visiter la France et, plus particulièrement, le château de Versailles.

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Les deux Anglaises Eleanor Jourdain (à gauche) et Charlotte Moberly affirment avoir vécu une étrange aventure en août 1901 dans le parc du château de Versailles.

 

Au cours de leur visite, elles se dirigent vers le Petit Trianon, sans connaître le bon chemin. Le temps est couvert. Elles ont alors l’impression de pénétrer dans un univers qu'on qualifierait aujourd'hui de virtuel. Elles disent avoir aperçu une femme en train de secouer une nappe blanche et deux jardiniers qui conversent près d’une brouette, tous habillés en tenues d'époque royale.

Les deux visiteuses ressentent une impression grandissante d’inquiétude. Le paysage leur paraît irréel, semblable à une tapisserie.

Près d’un petit kiosque, un homme arrive en courant et leur dit : « Mesdames, il ne faut pas passer par là. Par ici, cherchez la maison ». Plus loin, effectivement, apparaît la maison, le Petit Trianon : sur le devant, une dame semble lire : ses cheveux sont blonds et elle est coiffée d’un chapeau de paille : elle ressemble étrangement à Marie-Antoinette. Les deux touristes anglaises se sont-elles réellement retrouvées face à la Reine, remontant le temps jusqu’en 1789 ?

Puis, un jeune homme leur demande de le suivre. Elles quittent alors les jardins de Trianon.

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Le deux Anglaises se dirigent vers le Petit Trianon, sans connaître le bon chemin. Elles ont alors l’impression de pénétrer dans un univers qu'on qualifierait aujourd'hui de virtuel.

 

Miss Jourdain retournera, seule, à deux reprises sur les lieux. Cinq mois plus tard, le 2 janvier 1902, elle dit avoir vu deux hommes vêtus de tuniques qui remplissent une charrette de fagots, puis avoir entendu des voix de femmes alors qu’en même temps retentit une étrange musique. Elle y retourne 6 ans et demi plus tard, pour la troisième fois : le 12 septembre 1908, elle assiste à la dispute de deux femmes.

Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain ont raconté leur étrange histoire dans un livre intitulé An adventure dont la première édition parut à Londres en 1911. L’édition française, sortie en 1959 et préfacée par Jean Cocteau, a pour titre Les fantômes de Trianon.

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Marie-Antoinette en chemise (portrait peint en 1783 par Elisabeth Vigée Le Brun). Sur ce tableau, elle porte un chapeau de paille comme celui décrit par les deux Anglaises.

 

Hasards curieux ou analogies troublantes

Différents faits ont été notés par les chercheurs en paranormal. Ainsi, un petit kiosque avait été prévu dans le nord du jardin par Antoine Richard, le jardinier de Marie-Antoinette. Ce kiosque figure sur un plan soumis en 1774 par celui-ci, mais n’a jamais réalisé. Pour le chercheur Robert Amadou : « Il semblerait que les demoiselles eussent pris connaissance des projets déçus du jardinier, plutôt que de la réalité historique du passé ».

Par ailleurs, un autre chercheur, Guy Lambert, remarque qu’elles n’ont pas signalé des éléments appartenant au Petit Trianon de 1789, comme le Jeu de Bague ou le Belvédère : ne serait-ce pas plutôt l'édifice de 1774 qu’elles auraient visité ? En effet, si l’on porte sur un plan des jardins du Petit Trianon les divers épisodes de l’aventure, ceux-ci se concentrent alors autour de la maison du jardinier Antoine Richard.

Toutefois, il semble qu’un pavillon correspondant au signalement du kiosque existait réellement en 1774. Les Anglaises auraient donc vu le Trianon de 1774, et il ne serait pas nécessaire d’invoquer un rêve de jardinier.

 

Quand les apparitions se succèdent à Versailles

Étrangement, depuis 1901, ce phénomène n’a cessé de se reproduire dans le Parc du château de Versailles : 1908 (la famille Crooke aurait rencontré, par deux fois, une femme en train de dessiner), 1928, 1935, 1937, 1938, 1949, 1955 (le 21 mai, un avoué londonien et son épouse disent avoir croisé, dans une allée du parc, une femme en robe jaune et deux hommes avec des vêtements du XVIIIe siècle).

Comme la plupart des témoignages proviennent de sujets de sa gracieuse Majesté, on peut se demander si ces derniers ne seraient pas plus sensibles que les autres à la présence de fantômes !

L’écrivain français Jean-Jacques Barloy a tenté une analyse statistique des divers témoignages. Des constantes reviennent souvent : une femme, des hommes en tricornes, une atmosphère chargée d’électricité, des témoins oppressés. Il a, de plus, recueilli plusieurs témoignages contemporains inédits : une visiteuse de Trianon aperçoit, parmi les arbres, une femme en robe longue avec une ombrelle (printemps 1965). Une autre voit des vitrines pleines de perruques. Deux dames remarquent des femmes avec des chapeaux en forme de bateaux et les retrouvent ensuite, très ressemblantes, sur un tableau. Des dizaines de visiteurs aperçoivent des lumières qui éclairent le théâtre et se déplacent. Un témoin voit, d’une chambre de Trianon, des femmes en robes de cour qui dansent...

 

Tentatives d’explication

De très nombreuses hypothèses ont été formulées pour cet étrange phénomène qui se serait déroulé dans le parc du château de Versailles. Voici les 8 principales.

Hypothèse n°1 : les deux Anglaises auraient monté un canular. Celui-ci aurait tellement bien fonctionné qu’elles ne purent dire la vérité ensuite, d'une part pour ne pas se ridiculiser et d'autre part afin de ne pas freiner les ventes de leur livre An adventure qui obtint un grand succès en librairie.

Hypothèse n°2 : elles auraient rencontré des personnages costumés en train de répéter l’une animations des fêtes que le comte Robert de Montesquiou-Fezensac donnait à l’époque dans le parc de Trianon. Cependant, après vérification, aucune fête n’a eu lieu ce jour-là à Versailles.

Hypothèse n°3 : il s’agirait d’une hallucination ou plutôt d’une mislocation, c’est-à-dire d’une fausse localisation des objets à la suite de perceptions confuses et d’interprétations erronées. Les deux demoiselles auraient vu des objets ou des personnages réels, mais elles auraient ensuite tout embrouillé, peut-être sous l’effet d’un repas trop arrosé. Pourtant, on peut objecter que le décor décrit par elles diffère vraiment trop de celui de 1901.

Hypothèse n°4 : il s’agirait d’un rêve éveillé. En 1954, Léon Rey, archiviste paléographe, attire l’attention sur un point important et fort étrange du récit de Miss Jourdain et de Miss Moberly : la description du kiosque. Ce kiosque ne correspond à aucun bâtiment existant en 1901, mais on sait qu’un kiosque avait été prévu dans le nord du jardin par Antoine Richard, le jardinier de Marie-Antoinette, puisqu’il figure sur un plan soumis en 1774 par celui-ci, mais ne fut jamais réalisé.

Hypothèse n°5 : il s’agirait d’un rêve fait par Marie-Antoinette et perçu télépathiquement par les deux Anglaises. Miss Jourdain et Miss Moberly ont peut-être capté un rêve, non pas celui d’un jardinier, mais celui de Marie-Antoinette. Cette hypothèse est de Miss Moberly elle-même. Le dernier chapitre de leur livre, écrit par elle seule, est intitulé Une rêverie. Miss Moberly s’intéresse à ce qui s’est passé le 10 août 1792. Ce jour-là, 109 ans jour pour jour avant qu'elles ne se rendent à Versailles, eut lieu un étrange événement historique : Louis XVI, Marie-Antoinette et d’autres membres de la famille royale entrent, de bonne heure le matin, dans la salle où est réunie l’Assemblée législative. À l‘extérieur, au-delà des grilles, la foule hurle des menaces à l’encontre du roi. L’Assemblée ne permet pas à la famille royale de se placer à l’endroit qui lui est normalement dévolu, mais la refoule dans une sorte de réduit plutôt inconfortable : elle y restera jusqu’à dix heures du soir. Louis XVI a droit à un repas, mais on ne sait si c’est le cas de la reine.

Hypothèse n°6 : on serait en présence d’une connaissance paranormale. Miss Jourdain et Miss Moberly auraient pu avoir bénéficié d'informations sur les jardins de Trianon à la suite d'une relation télépathique avec une personne ayant eu accès à des documents historiques.

Hypothèse n°7 : certains radiesthésistes estiment que Versailles serait un site fortement chargé en énergie. Le château serait alors le théâtre de phénomènes surnaturels car des courants telluriques y parcourraient le sol. Des chercheurs se demandent d’ailleurs si ce n’est pas la connaissance de l'existence de telles particularités qui aurait incité Louis XIV à choisir Versailles comme capitale royale.

Hypothèse n°8 : cette porte du temps serait explicable par la théorie de la relativité d'Einstein

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« Ces dames ont trébuché dans le temps » aurait dit Albert Einstein en évoquant l’étrange aventure des deux Anglaises à Versailles, après avoir émis sa théorie de la relativité quatre ans plus tard, en 1905.

Selon le célèbre physicien, il est en effet théoriquement possible, pour les deux Anglaises de voir Marie-Antoinette se promener dans les jardins de Versailles en 1789, à condition de se situer dans l’espace à 112 années-lumières de la Terre et de regarder vers celle-ci avec un puissant télescope : elles y verraient alors les images d’événements ayant eu lieu 112 ans auparavant !

Il s’agit là du thème de l’univers parallèle qui intéresse les physiciens, les romanciers et les cinéastes. Nous vivons dans un univers à quatre dimensions : la longueur, la largeur, la hauteur et le temps. Les trois premières peuvent être parcourues dans les deux sens. Le temps, lui, ne peut l’être que dans un sens seulement et à une vitesse constante. On peut donc imaginer un autre univers, un autre espace-temps, où le temps pourrait, lui aussi, être parcouru dans les deux sens et à vitesse variable.

Supposons que ces deux univers - comparables à deux trains roulant sur des voies parallèles - entrent parfois en collision, et que des portes s’ouvrent alors, permettant de passer de l’un à l’autre. On appelle ces portes des « points de conjonction spatio-temporels ».

Emboîtant le pas d’Einstein, plusieurs physiciens n’hésitent pas aujourd’hui à affirmer que les fameux trous noirs de l’espace, ces masses de matière dense qui aspirent les étoiles, pourraient parfaitement jouer le rôle de portes du passé.

À SUIVRE

Dans le prochain article, nous verrons qu'il existe beaucoup d'autres portes du passé en France… et nous évoquerons aussi l'existence de la porte du futur qui s'ouvrit devant les yeux de Bonaparte, jeune caporal de 17 ans, dans les ruines du château de Crussol !

27/07/2014

RADIESTHÉSIE

L’étonnante histoire de deux baguettisants célèbres : Martine de Bertereau et son mari, le baron de Beausoleil

Par Jacques MANDORLA

Extrait de son livre « La radiesthésie » (Éditions Grancher)

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Martine de Bertereau a pris pour mari, Jean du Châtelet, baron de Beausoleil, minéralogiste, originaire du Brabant, directeur des Mines du Tyrol et du Trentin. Après avoir réussi de nombreuses prospections en Allemagne, Italie, Suède, ils revinrent en France, en 1626, à la demande du surintendant des Mines du Royaume, le Maréchal d’Effiat, pour prospecter les provinces françaises.

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Martine de Bertereau et son mari, le baron de Beausoleil, furent les deux plus célèbres radiesthésistes du XVIIe siècle : au cours de leur carrière en France, ils ont découvert plus de 150 mines et de nombreuses sources. (illustrations de Henri de France)

 

Leurs recherches étaient fondées sur un appareillage complexe : un grand compas, une boussole à 7 angles, un astrolabe universel ainsi que 7 verges (baguettes) métalliques qui permettaient, assuraient-ils, de détecter différents métaux sous terre.

 

Une méthode totalement originale de recherche avec une baguette

Dans un ouvrage paru en 1650, introuvable aujourd’hui et intitulé La Restitution de Pluton ou Exposé des découvertes des mines par les Beausoleil en France de 1602 à 1640, ils expliquent avoir inventé 7 baguettes, chacune étant spécialisée dans la recherche d’un métal précis :

- la lumineuse pour l’or,

- la sautante pour le cuivre,

- l’éblouissante pour l’argent,

- la battante pour l’étain,

- la trépidante pour le plomb,

- la tombante pour le fer

- la relevante pour le mercure.

Leur théorie de recherche des métaux était la suivante : « Il y a cinq règles méthodiques qu’il faut savoir pour connaître les lieux où croissent (sic !) les métaux :

– la première, par l’ouverture de la terre, qui est la moindre ;

– la seconde, par les herbes et les plantes qui poussent dessus ;

– la troisième, par le goût des eaux qui en sortent ou que l’on trouve dans les euripes (canaux) de la terre ;

– la quatrième, par les vapeurs qui s’élèvent autour des montagnes et vallées à l’heure du soleil levant ;

– la cinquième et dernière, par le moyen de seize instruments métalliques qui s’appliquent dessus.

Outre ces règles et instruments, il y a encore sept verges métalliques dont la connaissance et la pratique sont nécessaires, et desquelles nos anciens se sont servis pour découvrir, de la superficie de la terre, les métaux qui sont dedans et en leur profondeur, et si les mines sont pauvres ou riches en métal, comme aussi pour découvrir la source des eaux, avant que d’ouvrir la terre, si elles sont abondantes... ».

Martine de Bertereau et son mari durent faire face à de nombreuses difficultés car les fonctionnaires royaux étaient souvent superstitieux : ainsi, à Rennes, ils furent arrêtés sous l’inculpation de sorcellerie et tout leur matériel confisqué. Bien que rapidement disculpés, ils ne purent récupérer ce qui leur appartenait.

En 1632, dans un autre ouvrage intitulé La Véritable déclaration faite au roi et à nos seigneurs de son Conseil, des riches et inestimables trésors nouvellement découverts dans le royaume, Martine de Bertereau énumère le résultat de leurs recherches en France : ils auraient découvert plus de 150 mines et de nombreuses sources, notamment la source d’eau minérale de Château-Thierry, baptisée source du Mont Martel et signalée aujourd'hui au public par une plaque commémorative rappelant la prospection faite en 1629.

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 Gravure tirée du livre "De re metallica" (À propos des métaux) de l'alchimiste Georgius Agricola (1494-1555) représentant des sourciers à la recherche de métaux souterrains.

 

Échec de la démarche faite auprès de Richelieu

Finalement ruiné par ses recherches, le couple (qui ne reçut jamais aucun dédommagement des services du Roi Louis XIII, mais seulement le titre d’Inspecteur Général des Mines et un brevet en 1634, pour le baron), décida de s’adresser directement au Cardinal de Richelieu.

En 1640, afin d’obtenir des financements pour effectuer de nouvelles recherches, la baronne rédige un ouvrage intitulé La Restitution de Pluton qu'elle adresse au Cardinal. Elle y décrit toutes les découvertes faites avec son mari : métaux précieux et cristal dans les Pyrénées, fer et plomb argentifères dans le Comté de Foix, charbon dans la Vallée du Rhône, antimoine, zinc et soufre dans le Comté d’Alais, turquoises dans le Quercy, rubis et opales dans la région du Puy, ardoises et marbres en Normandie et en Bretagne…

Richelieu ne fut pas convaincu et considéra Martine de Bertereau et son mari Jean du Châtelet comme des charlatans. Il les fit tous deux incarcérer pour magie et sorcellerie : à la Bastille pour lui et au donjon de Vincennes pour elle. C’est là que ces deux radiesthésistes, bien en avance sur leur temps, finirent leurs jours.

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 Le Cardinal de Richelieu ne fut pas convaincu par le livre "La Restitution de Pluton" que Martine de Bertereau lui a envoyé (accompagné d’un sonnet flatteur) afin de pouvoir financer de nouvelles recherches.

10/07/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le Titanic et la guerre des dieux

Par Thierry Namur

(l’auteur, licencié en anthropologie, recherche l'influence des mythes et des légendes dans l'Histoire, mais aussi dans le quotidien de chacun d'entre nous. Il a déjà écrit pour notre blog les articles : "Le roi Arthur à la Maison Blanche" et "Les Beatles et l'appel aux forces obscures").

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Le naufrage du Titanic fait aussi couler beaucoup d’encre. Des voyants l’ont perçu, des passagers en ont eu l’intuition. Nous l’avons lu dans l’un des articles de la rubrique « Grands voyants de l’histoire » sur ce blog.

Eclairons ce désastre à la lumière de la mythologie pour aboutir à cette étonnante conclusion : encore aujourd'hui, nous partageons la Terre avec les Dieux.

Imaginez une nuit sans lune, piquetée de milliers d'étoiles surplombant l'Océan atlantique. La mystérieuse déesse Hécate rôde. Elle est la manifestation inquiétante de la lune noire.

Un paquebot aveugle a rendez-vous avec son destin. Nous sommes le 14 avril 1912. Le navire est le Titanic. Son pavillon est une étoile blanche rayonnante à cinq branches. Il y a peu, son architecte Thomas Andrews a emmené son épouse au prénom grec Hélène pour observer, sur le bateau, la comète de Halley qui est à proximité maximale de la Terre. Elle réapparaîtra en 1986, un an après la découverte de l’épave du navire. Dans deux jours, une éclipse obscurcira le ciel de l'hémisphère nord.

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Dans toutes les traditions, l'éclipse et la comète sont annonciatrices de catastrophes. Encadrés sous ce décor céleste (une étoile, une comète, une éclipse et une lune noire), les malheureux passagers du Titanic ont été précipités dans les abîmes des eaux glacées de l'Atlantique nord.

Aussitôt, et encore aujourd'hui, une littérature fournie essayait d'expliquer le naufrage : escroquerie à l'assurance, arrogance humaine, momie maudite embarquée, iceberg "chargé" (il servait de sépultures aux Inuits), malédiction sur fond de guerre civile entre Catholiques et Protestants en Irlande du Nord... Pourquoi pas ?

Prenons comme point de départ le nom du navire et, comme fil rouge, la guerre des Dieux de l'Olympe.

"Et les Titans furent précipités dans l'abîme, dans les ténèbres éternelles, ils furent enchaînés par des fers cruels dans les fonds brumeux, le Tartare" chante Hésiode dans la Théogonie.

La mythologie grecque nous conte des Dieux belliqueux dotés de pouvoirs fabuleux. La Grèce antique leur a donné un territoire, notre monde et un domaine, l'Olympe. Ces Dieux immortels ont des noms : Zeus, Poséidon, Hadès. Ils luttent et triomphent contre les Titans et les Géants qui sont précipités dans un abîme cruel, le Tartare. Sous les yeux des hommes, Dieux et Titans se déchirent à grands coups d'éclairs, de rochers et d'invisibilité.

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Neptune-Poséidon repousse un Titan.

Qu’ont vraiment vu les hommes, témoins de ces batailles gigantesques qu’ils relatent avec le filtre des connaissances de leur époque et les limites de leur intelligence ?

Ces récits épiques ont-ils réalité et vérité ?

Hier comme aujourd'hui, une autre dimension du monde nous livre imprudemment des signes de sa présence par d'infimes détails. Ainsi, l'indicatif radio du Titanic est MGY et rappelle "Mythologie ".

Tous ces détails à découvrir autorisent cette réflexion :"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous avec les Dieux."

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Le Titanic : son départ de Southampton pour sa première croisière (à gauche) et son naufrage le 15 avril 1912 au large de Terre Neuve.

Le Titanic appartient à une famille de trois bateaux, affrétés par la compagnie "White Star Line" : ses "Sisters ships" (« bateau-sœur ») s'appellent l'Olympic et le Gigantic.

Le jour du drame, l'Olympic, premier-né, du nom de la montagne où trônent les Dieux de la mythologie grecque, a quitté New York pour l'Europe et le Gigantic, attend sa mise en eau.

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La bonne étoile rayonnante de la White Star n’a pas porté fortune au Titanic.

 

Edward Smith, le commandant du Titanic

Le Titanic, contrairement à une tradition bien établie, n'a pas été salué au moment de son départ par les sirènes des navires présents. Pour son voyage inaugural, il était commandé par Edward Smith dont la mère s'appelait Catherine, prénom d'origine grecque (Catharsis). Ce vieux loup de mer était aussi appelé comme Poséidon, "le roi des tempêtes."

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Edward Smith, le commandant du Titanic, et son radio en train de lancer un SOS.

Il se marie avec Eleanor (Hélène) le 12 juillet (saint Olivier). L'olivier, don à la Grèce de la déesse Athéna, fille de Zeus, est divin dans la religion grecque. Son père était potier, profession majeure de l'Antiquité, dont Athéna était la protectrice. Smith avait une fille prénommée Elen. Hélène est une célèbre héroïne grecque.

Plus étonnant encore. Avec les lettres du nom du capitaine du Titanic E. Smith, on écrit parfaitement Thémis et Métis. Thémis et Métis sont les noms de deux des douze Titans ! Un Titan pilotait le Titanic. Métis, dont le nom en grec signifie sagesse, est la mère d'Athéna.

Les lettres "dward" qui restent, peuvent écrire « d », abréviation de died (mort en français) et ward, qui signifie « éviter un danger ». Un prénom qui convenait tout à fait à Smith, quand on connaît sa fin.

Le Titanic reçoit, via le Baltic, un message radio l'avertissant du danger des glaces : cet avertissement est signé du vapeur grec Athinaï (Athéna).

Gardons notre fil rouge en notant que ce marin très expérimenté avait fait une partie de ses études à l'Etruria British School. Or Neptune, l'avatar de Poséidon, était étrusque (civilisation vivant en Étrurie).

On ne sait pas ce qu'est devenu Smith. Circé la magicienne a brouillé les cartes sur sa disparition. Un témoin, qui avait navigué avec lui affirme, sous serment, lui avoir parlé en ville, après le naufrage. Les titans ne sont-ils pas immortels ?

Le Titanic se dirigeait rapidement en direction de New York mais aussi de l'Olympic qui quittait New York. La tentation est grande d'interpréter et d'imaginer que c'était pour un défi. Poséidon, Dieu des Océans, se tenait-il à l'affût et son trident a-t-il effleuré la coque du Titan qui a sombré rapidement dans les eaux, calmes et sombres du monde d'Hadès ? En tout cas la presse, dans ses dessins de 1912, ne craint pas d'habiller l'iceberg avec le costume de Neptune-Poséidon.

Le Titanic est coulé par une montagne, de glace certes, mais la symbolique est respectée, puisque l'Olympe est aussi une montagne. Les Titans et les Géants tentaient d'occuper l'Olympe et lançaient des rochers sur les Dieux qui n'en menaient pas large. Le second du Californian, bateau dont nous reparlerons, essaie vainement d'entrer en contact optique avec le Titanic. Il s'appelle Stone, « roc » en français.

Le Carpathia, premier arrivé sur les lieux du drame, lance des fusées. Son commandant est surnommé « L'étincelle électrique ». L'arme de Zeus n'est-elle pas l'éclair ? « Carpates » est le nom d'une montagne d'Europe centrale et son nom signifie pierre. Tous les marins du Carpathia, en remerciement de leur sauvetage, recevront une médaille où l'on voit Poséidon entourant le navire de ces deux bras-poissons. Encore un symbole.

Les bateaux Parisian (Pâris) et Mount Temple (nom de montagne) sont très proches mais ne peuvent intervenir.

 

La recherche de l'épave

Elle commence immédiatement après la tragédie, mais les ressources technologiques de l'époque ne permettent pas de concrétiser l'imagination des concepteurs.

En 1977, le navire de guerre britannique "Hécate" localise un grand bateau brisé en deux parties par 4 000 mètres de fond. Cette carcasse est aussitôt reconnue comme étant celle du Titanic. La découverte est tue pour cause de guerre froide. "Hécate", de la race des Titans, est la terrible déesse, première épouse d'Hadès. Encore une fois, le nom du navire nous invite en Grèce. Hécate suscite des fantômes. Détail curieux, elle est la déesse des portes et clés. La clé du placard à jumelles des vigies du Titanic était égarée et les vigies étaient sans ces instruments.

Précisons que ce n'est absolument pas une habitude de la Royal Navy, au XXe siècle, d'appeler ses bateaux par des noms issus de la mythologie grecque. Il s'agit bien là d'un fait étonnant.

En 1985, l’équipe de Robert Ballard envoie un robot, l'Argo, qui localise précisément l'épave. L'Argo est le nom du bateau de Jason et des argonautes qui partent à la recherche de la Toison d'or. C'est d'ailleurs ce qu'explique Ballard : « J'ai choisi ce nom (l'Argo) en pensant au bateau avec lequel Jason... était parti à la conquête de la Toison d'Or ». Ballard qui, je pense, ne dit pas tout, décrira la grande carcasse ainsi : « Ecrasée comme sous le poids d'un Géant ».

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Robert Ballard et l'épave du Titanic qu'il a filmée avec le petit véhicule sous-marin Jason.

Un an plus tard, Ballard fait une seconde expédition avec le bateau Atlantis, nom grec qui désigne le premier Titan Dieu, Roi, à l'origine de toutes nos civilisations.

Un robot en titane filme le Titanic. Il libère un petit véhicule, le Jason, qui pénètre à l'intérieur et filme le Titanic. Un débat intervient alors entre Ballard qui veut garder l'épave en sanctuaire marin et les Français (co-découvreurs) qui veulent remonter des éléments à la surface. Ballard, dans mon interprétation, prend alors le rôle du gardien Hadès, gardien des enfers.

En 2001, Cameron filme en 3D le Titanic pour un documentaire. La plateforme de prises de vues s'appelle la Méduse. Méduse est l'une des trois Gorgones qui pétrifie de son regard.

Hécate, Argo, Jason et Méduse sont donc associés à la découverte et l'exploration de l'épave du Titanic. Tous ces noms sont, à la fois, étroitement mêlés à la mythologie grecque et au Titanic.

 

Le sister-ship Gigantic

Gigantic, le plus grand des trois navires, se réfère aux Géants qui subirent le même sort que les Titans. Ce dernier bateau fut débaptisé immédiatement après le naufrage du Titanic par la compagnie et renommé Britannic. Il est légitime de se demander pourquoi et il est raisonnable de penser que les décideurs de la White Star Line avaient compris l'avertissement. Accoler les noms rivaux de l'Olympe, des Titans et des Géants était un casus belli pour les Dieux jaloux de l'Olympe. Le Titanic coulé et le Gigantic, dépossédé de son nom puis coulé en Grèce, marquaient la victoire de l'Olympe face au défi de la White Star Line.

Le Gigantic ne connaîtra jamais de carrière commerciale. Réquisitionné en 1914 par l'armée britannique, il sert de navire-hôpital. Triste prédestination : il coule, victime d'une mine ou d'une torpille, en 1916 à proximité de l'île de Kéa, au cap Sounion en Grèce. C'est ici, en face du lieu de ce naufrage, qu'est construit le temple de Poséidon. Cette construction majeure, donnée par Zeus pour consoler le Dieu de la mer après sa défaite face à Athéna, domine la grande épave du haut de son promontoire.

Localisée par la Calypso (nymphe grecque) du commandant Cousteau en 1975, le bateau est filmé par le submersible grec Thétis en 2001. Thétis est le nom d'une Titanide.

En raccourci, le Gigantic-Britannic sombre face au temple dédié à Poséidon en Grèce. Son épave est découverte par la nymphe Calypso, est aussi explorée par Thétis la Titanide... Ce bateau est à ce jour, la plus grande épave des océans.

 

Le sister-ship Olympic

L'Olympic va connaître une carrière à l'image des Dieux de l'Olympe : guerrière, royale et quasiment immortelle. Lancé en 1911, surnommé "le Roi des Mers", il est considéré avec le Majestic comme le vaisseau-amiral de la Line. Sur les 89 paquebots qu'elle construit, la White Star Line adopte, pour 79 d'entre eux, le suffixe "ic". Habitude intéressante de nommer ses bateaux par un nom finissant par « ic »… comme iceberg !

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L’Olympic perd une pale de son hélice puis, en 1912, il éperonne un croiseur nommé Hawke (faucon), animal attitré de la magicienne grecque Circé. Ces péripéties sont vitales pour la destinée du Titanic puisqu'elles retardent son départ.

Le commandant Haddock (Hadès) prend alors le commandement de l'Olympic et Smith celui du Titanic.

Averti de la collision avec l’iceberg, l'Olympic, proche du Titanic, reste en contact radio avec son frère, rejoint la zone du naufrage et patrouille en vain. Hadès est le terrible gardien du Tartare où ont été précipités Titans et Géants. Haddock espère embarquer les naufragés sauvés par le Carpathia, mais son capitaine refuse. C'est l'Olympic qui, grâce à la puissance de sa radio, livre la première liste erronée des rescapés.

En 1912, l'Olympic échoue sur un banc de sable, mais l'affaire est tue pour garder la confiance dans la Compagnie. Il fera la Grande Guerre en transportant des troupes. Il est le seul navire civil à avoir coulé, en 1918, un sous-marin. Décidément très agressif, il heurte en 1924 le bateau de guerre Fort Saint Georges. Evénement rarissime, il subit en 1929, un séisme sous-marin. Faut-il rappeler que Poséidon, dont le lieu de culte est aussi Olympie, est appelé « le maître des tremblements de terre ? ".

Entre 1934 et 1935, la Compagnie retire du service trois de ses bateaux : l'Olympic, l'Homéric et le Majestic. Ils sont vendus à des démolisseurs. Mais des pans entiers de ce bateau mythique ornent encore aujourd'hui des demeures ou des restaurants prestigieux.

 

L'Oceanic

La White Star Line avait lancé en 1899 l'Oceanic. Or Ocean est aussi le nom d'un Titan de la mythologie. En 1900, le mât avant de l'Oceanic est foudroyé et abattu. Le navire heurte ensuite un navire. Il est le premier bateau de la Compagnie à connaître une mutinerie. Les Titans sont rebelles. Les mutins sont emprisonnés.

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Détail incroyable : en 1912, l'Oceanic et le Titanic se croisent à Southampton. L'Oceanic est amarré contre le New York. Le Titanic approche alors et les deux Titans prennent le New York en sandwich. Imagine t-on image plus symbolique que le New York pris dans ce baiser de la mort entre les deux Titans ?

Le Titan Ocean, dans les récits mythologiques, s'est finalement rallié à Zeus.

Mais ce n'est pas tout. Pendant cet épisode, le Titanic est guidé par six remorqueurs : L'Ajax et l'Hector, héros de la guerre de Troie, le Neptune ( Poséidon), le Vulcan, dieu du feu, l'Hercules, qui vainquit les Titans et l'Edwards, nom de l'architecte du Titanic (il périt dans le naufrage).

L'Oceanic, réquisitionné par la Royal Navy, s'échoue près de l'île de Foula.

Il ne fait décidément pas bon d'avoir pour nom celui d'un Titan.

 

Le ciel grec antique

Les Grecs étaient férus d'astrologie. Ils avaient projeté leur monde divin dans le ciel, en nommant les constellations par les héros de leur mythologie.

Ainsi, un groupe d'étoiles représente le bélier dont la toison d'or a inspiré la saga de Jason. Avril, mois du drame, est consacré au Bélier. Le tempérament du bélier est fonceur et obstiné. C'est un leader comme notre Titanic. Le sens dévolu à ce signe (le bélier) est la vue. Nos vigies n'ont-elles pas, sans jumelles, vu l'iceberg au dernier moment ?

Le dieu Hadès qui a le pouvoir de se rendre invisible, a-t-il révélé la montagne de glace tardivement ?

Edward Smith commandait, avec le Titanic, son 17e navire. Au tarot, la carte XVII c'est l'étoile. Rappelons que le logo de la Compagnie est une étoile.

Pour couronner toutes ces curiosités, Avril est le mois d'Aphrodite-Vénus. Vénus est encore appelée "étoile du matin". Aphrodite est née de l'écume de la mer à Cythère. Le jour dévolu à ce signe est le mardi, jour du naufrage.

N'y a-t-il là que du hasard ou bien les éléments se mettraient en place pour que les événements se produisent ?

On peut toujours croire que le hasard seul bafoue, dans ce naufrage, les lois de la probabilité. Mais cela ne peut convaincre entièrement. Dans le cas du Titanic et de ses Sisters ships, le hasard en a trop fait. Le cinéaste Cameron, auteur du film Titanic, a perdu en avril 2014 son sous-marin « Nérée » lors de l’exploration d’un abysse océanique. La mission s’appelait « Hadès ».

Décidément, je préfère appliquer pour le Titanic la réflexion d'Einstein :

« Le hasard est le nom que les Dieux prennent

quand Ils ne veulent pas qu'on Les reconnaisse ».