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14/06/2016

ESPRITS FRAPPEURS ET FARCEURS-2

Esprits frappeurs et farceurs

(2e partie)

Extraits du livre de Ranky

"Vérité et illusions de la parapsychologie"

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Dans cet ouvrage, Ranky livre ses premières confidences et révélations : une première mondiale sur " l'illusionnisme et le paranormal ". Avis aux collectionneurs : cet ouvrage est aujourd'hui introuvable !
224 pages.
Éditions Dervy.
Parution : mars 1996.

OFFRE EXCEPTIONNELLE  : 5 euros + 2,90 euros de port

 

Quelques exemplaires neufs, encore disponibles chez l'auteur

1) Établissez un chèque ou un mandat de 7,90 euros à l’ordre de : Ranky.
2) Adressez votre courrier à  :
" Secrétariat de Ranky, 29 rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne ".
3) Vous recevrez votre exemplaire NEUF (dédicacé sur demande) par retour du courrier.

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La canne de la vieille

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On appelait Marie-Louise « la vieille », car elle avait toujours eu l'air d'une vieille, même à trente-cinq ans. Elle était surnommée aussi « Marie-Louise la canne », car elle ne se séparait jamais de cet attribut, ou encore « la Colonnelle » à cause de son air rébarbatif et de son esprit péremptoire. Elle racontait, à qui voulait l'entendre, que dans sa loge de concierge il se passait des faits étranges.

Des gravures, des photos encadrées se décrochaient toutes seules et leur verre éclatait. Des bibelots traversaient la pièce pour aller se fracasser contre les fenêtres. Des piles de vaisselle tombaient de l'évier sans raison apparente. Elle narrait cela en détail aux commerçants lorsqu'elle allait faire ses courses et passait ainsi tout son temps à essayer d'accrocher une audience.

Bien des gens, qui la qualifiaient d'originale, avaient fini par admettre, pour les avoir vues, qu'il se passait chez elle des choses bizarres. Elle eut même droit à un article assez conséquent dans un magazine populaire. Le journaliste avait insisté sur le fait que les phénomènes mystérieux s'étaient produits en sa présence. D'ailleurs beaucoup de personnes pouvaient en attester puisque la plupart du temps, pour ne pas dire toujours, les déplacements d'objets avaient lieu en leur présence.

- Je suis envoûtée, disait-elle. Je vous en supplie, aidez-moi !

Tout le monde, bien évidemment, tentait de la calmer, de la rassurer, lui promettait de l'aider. Elle se mettait alors à sourire en nous remerciant.

Une fin d'après-midi, j'étais entré dans sa loge avec Edmond, un facétieux locataire de l'immeuble. Soudain, un vase rempli de fleurs artificielles vola dans les airs avant de venir se fracasser presque à nos pieds. Mais nous avions découvert le subterfuge grâce au miroir accroché au mur. Personne jusqu'à ce jour ne l'avait prise en flagrant délit de Polteirgeist provoqué. La « vieille » avait profité de notre discussion pour allonger le bras tenant sa célèbre canne et, avec le bout de celle-ci, frapper l'objet qu'elle voulait « déplacer », avant de revenir instantanément en position « d'innocente immobilité » !

La rébarbative Marie-Louise, la colonelle indomptable, fondit en larmes en se jetant dans nos bras. Toute cette mise en scène était en fait destinée à attirer l'attention sur elle. Cette femme revêche n'avait jamais su se faire aimer. Persuadée que personne ne l'aimerait jamais, Marie-Louise souffrait de solitude. Edmond et moi lui jurâmes de ne pas divulguer son secret.

 

La dame blanche

Photo DR

800px-2012--DSC_0311-Abbaye-de-Mortemer.jpgCette belle et mystérieuse personne, assassinée et emmurée par son mari dans un endroit inconnu, hante un château près de Lyons-la-Forêt (Eure). Elle se manifeste pratiquement chaque nuit, si bien que Patrice Laffont m'a demandé de participer à une émission de télévision, en direct, à minuit, afin d'assister à son apparition.

Hélas ! Je me suis déplacé pour rien : la belle dame n'est pas venue. Mais, dès le lendemain, et tous les jours suivants, elle fut fidèle au poste pour la plus grande satisfaction du maître des lieux, qui vit ainsi se développer sa clientèle touristique.

Pour voir un extrait gratuit de l'émission télévisée diffusée sur Antenne 2, tapez : www.ina.fr/video/CPB80052119 

Titre de l'émission : MI FUGUE-MI RAISON.
Thème : LA DAME BLANCHE

Lieu de tournage : abbaye de Mortemer (Eure)

Présentée par : Patrice Laffont et Laure Augry.

Dans cette émission, Ranky fait une expérience de voyance avec des cartes et produit un phénomène de télékinésie au cours d'une interview d'Alain Bougrain-Dubourg.

 

Les feux spontanés

La ferme de Séron (Photo : La Dépêche du Midi)

200908240695.jpgLes feux spontanés prenant dans les tiroirs, les armoires, les lits, dans une ferme de Séron, petite ville des Hautes-Pyrénées, nous étaient apparus immédiatement suspects. Leur régularité et leur nombre impressionnant - une centaine environ - avaient écarté de notre pensée l'idée de véritable phénomène paranormal puisqu'il est bien connu que ce type de phénomènes est plutôt fragile, aléatoire et peu répétitif. Notre courrier, expédié dès le début de ces manifestations à la gendarmerie de Saint-Gely-du-Fesc, n'avait suscité aucune réaction, pas même de leur part une réponse de routine.

La venue précipitée sur les lieux d'exorcistes, voyants, radiesthésistes, médiums en tous genres, scientifiques et autres parapsychologues nous semblait pour le moins bizarre. Notre comité d'expertise décida donc de faire effectuer une enquête par l'illusionniste Mystag.

Il apprit quels objets et matières avaient été brûlés, quand avaient eu lieu les manifestations, et qui en avaient été les témoins. La présentation des matières brûlées fut des plus intéressantes puisque Mystag escamota quelques résidus de vêtements. À l'analyse, ils s'avérèrent contenir des produits pyrophoriques, mais en quantité trop faible pour être retenus comme preuve suffisante. Ce fut la subtilisation par Mystag d'un amalgame de sucre, celui qui avait brûlé dans une boîte métallique, qui permit la résolution de l'énigme. Même avec un produit incendiaire, il est difficile de faire brûler du sucre, et c'est seulement une matière très courante qui rend la chose possible. Elle fut détectée par notre expert en quantité largement suffisante pour permettre de conclure ainsi son rapport d'expertise :

Les incendies sont d'origine chimique et criminelle. Deux des enfants de la maison sont directement concernés, mais nous n'avons pas ici à débattre de leur motivation. Ils ont probablement bénéficié de conseils éclairés, car la connaissance de la mise à feu du sucre en morceau n'est pas répandue. L'expertise s'est déroulée dans des conditions irréprochables. J'atteste que ces feux spontanés n'ont aucun rapport avec des phénomènes parapsychologiques ni aucune manifestation surnaturelle.

Fait le 26 août 1979

Signé : Mystag

Deux jours plus tard, Roger Lahore, le fils de la maison, et Michèle Josse-Randeau, enfant de l'Assistance publique placée chez les fermiers, ont été inculpés et écroués à la prison de Tarbes pour incendie volontaire.

Note importante : dans aucune enquête de police, ni de gendarmerie, dans aucun article de presse ni dans aucun livre consacré à cette affaire, notre Comité est cité. Il s'agit probablement d'une censure générale qui était omniprésente à cette époque des années 1980. Nous étions toujours dans une croyance moyenâgeuse et non dans la recherche parapsychologique, qui demeure malheureusement de nos jours un domaine tabou. Pas un seul commentaire ne fait mention du mode de mise à feu employé par les deux pyromanes et que nous avions pourtant dévoilé.

 

La communiante ou la confession d'un assassin

PHOTO ALAGA94

28610.jpgUn homme nous avoua être l'assassin interposé d'une petite fille. Le récit hallucinant qu'il nous fit nous glaça d'effroi.

Dans une petite ferme du Finistère, une famille pauvre vivait dans la peur depuis la mort du fils de vingt ans, emporté par une maladie inconnue et brutale. Chaque soir, deux des autres enfants dormaient avec leur maman, blottis dans le grand lit les uns contre les autres. Dès la tombée du jour, volets et porte d'entrée étaient soigneusement barricadés. Même la porte qui séparait la chambre de la salle commune était verrouillée à double tour. C'est là que dormait Marie, la benjamine, âgée de douze ans.

Un jour, la famille incita la petite à enfiler son ancienne robe blanche de communiante. Ce qui s'annonçait comme une fête tourna vite au drame. La mère, le frère et la soeur, s'emparèrent de la gamine et l'attachèrent à son petit lit breton, bras et jambes écartés.

La petite se tut lorsqu'elle vit sa mère s'approcher, un manche à balai à la main. Le premier coup atteignit le front. Le frère, voyant que ce coup de manche à balai ressemblait plus à une punition qu'à une solution définitive, leva un battoir à linge et assena un coup violent sur le visage de sa sœur, lui cassant le nez. L'autre sœur s'y mit aussi de toutes ses forces. La volée de coups de bâtons ne cessa que lorsque Marie ne bougea plus du tout.

Comment était-on arrivé à un pareil drame ? La maison était hantée !

Depuis la mort du frère aîné, des odeurs, des courants d'air glacés, des bruits étranges se propageaient dans l'habitation. À plusieurs reprises, vers cinq heures du matin, des bruits d'eau qui coule, de casseroles que l'on décroche, de bols, de couteaux et cuillers que l'on pose sur la table, prenaient une dimension obsessionnelle, surnaturelle. À chaque intervention, la mère, paralysée de peur, interrogeait dans l'obscurité: « Qui est là... qui êtes-vous ... ? »

Une voix lui répondit :

- Mais enfin, maman, c'est moi, ton garçon. Je prépare le petit déjeuner, comme d'habitude, avant d'aller aux champs.

- Mais mon fils, tu ne peux pas être là puisque tu es mort.

- Mais si, maman, je suis là, je souffre atrocement, c'est un vrai martyre. Dieu me permet de revenir ici, à la maison. Je suis en purgatoire actuellement et pour accéder au ciel je dois me racheter. J'ai besoin d'une âme innocente, celle de ma sœur. Il faut qu'elle me rejoigne, vite, ainsi nous serons au ciel, tous les deux, heureux pour l'éternité. Elle doit mourir pour le premier anniversaire de sa communion, comme une sainte. Je souffre trop, trop...

Il n'y eut en fait, d'après la confession que cet homme nous fit, que trois interventions de ce genre, la dernière exigeant que la petite fille fût vêtue de sa robe blanche pour être immolée rapidement.

L'assassin, amoureux éconduit, avait décidé que cette petite fille, puisqu'elle ne pouvait pas lui appartenir, n'appartiendrait jamais à personne. Il pénétrait tout simplement dans la maison à l'aide d'un double de clefs. Il fit en tant que « revenant » trois interventions de trois à quatre minutes, tous les vingt jours, qui semèrent l'angoisse dans la famille. Il ne vécut avec aucune femme et ne se maria jamais.

En 1980 la mère vivait toujours dans un hôpital psychiatrique. La sœur faisait également des séjours dans des services psychiatriques. Le frère, marié et père de deux enfants, tenta de se suicider par pendaison.

Se sachant condamné par une terrible maladie, l'instigateur du crime décéda peu après l'aveu qu'il nous fit.

Commentaires

j en ai la chaire de poule......amicalement william

Écrit par : VOCCIA WILLIAM | 20/05/2016

L'histoire de cette pauvre fille martyrisée c'est l'enfer sur terre. Toutes ces vies brisées, quel gâchis.

Écrit par : thierry | 21/05/2016

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