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19/06/2012

ARCHÉOLOGIE ET PARANORMAL

Crânes de cristal et fin du monde !

Dans le milieu de l’ésotérisme, une énigme passionne de nombreux chercheurs du monde entier : elle fait référence à 13 mystérieux crânes de cristal qui pourraient sauver, paraît-il, notre planète de l’apocalypse… le 21 décembre prochain !  Nous avons mené notre enquête...

Par Jacques Mandorla

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Selon une légende ancienne, le jour où 12 crânes de cristal d’origine précolombienne seront regroupés en cercle autour d’un 13e, notre planète sera sauvée d'une destruction certaine !

 

Sur de nombreux sites Internet circule, depuis plusieurs années, une étrange rumeur : le jour où 12 crânes de cristal de roche (nommé aussi quartz) d’origine précolombienne (inca, aztèque et maya), seront regroupés en cercle autour d’un 13e, notre planète sera sauvée d'une destruction certaine !

Ce « buzz », répandu par les adeptes du New Age, fait allusion à la date du 21 décembre 2012, jour du solstice d’hiver, que nous avons déjà évoquée dans deux précédents articles consacrés, sur ce blog, aux légendes mayas : pour certains, cette date est interprétée comme étant celle de la fin du monde ou, de façon moins dramatique, comme celle de l’arrivée d’un nouveau cycle.

Selon cette légende, ces 13 crânes de cristal renfermeraient d'importantes informations sur les origines de l'humanité, ainsi que les réponses à quelques-uns des grands mystères de la vie et de l'univers.

Personne ne sait, malheureusement, quels sont précisément les 13 crânes de cristal « élus » : en effet, on en dénombre plusieurs centaines de par le monde ! Même Heinrich Himmler, le redouté chef des SS allemands, en possédait un mesurant 17 cm de haut et pesant 9,2 kg. Ce crâne serait aujourd’hui la propriété du journaliste suisse Luc Bürgin.

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 Heinrich Himmler, le redouté chef des SS allemands, possédait un crâne de cristal mesurant 17 cm de haut et pesant 9,2 kg, aujourd’hui la propriété d’un journaliste suisse.

 

Parmi ces centaines de crânes, nous en avons sélectionnés 7 qui méritent qu’on les étudie de plus près, car leur histoire n’est pas banale.


Le « crâne du destin » d'Anna Mitchell-Hedges

Anna est la fille adoptive de l’explorateur anglais Frederick Mitchell-Hedges (1882-1959). Elle est décédée en 2007 à l’âge de 100 ans, près de Toronto au Canada où il elle vivait.

Elle affirme avoir découvert en 1924 un crâne de cristal de 13 cm de haut, pesant 5 kg : cette année-là, elle accompagne son père lors d’une expédition de fouilles dans les ruines d’une ancienne cité maya à Lubaantun au Belize (ex-Honduras britannique), petit pays situé entre le Mexique et le Guatemala. Elle aurait fait cette trouvaille dans les ruines d’une pyramide, le jour anniversaire de ses 17 ans (étrange coïncidence !) et sans témoins.

Ce crâne est composé de deux pièces distinctes (la mâchoire est amovible), taillées dans le même morceau de quartz.

Mais la vérité a éclaté le jour où a été retrouvée une note, écrite de la main d'un des anciens conservateurs du British Museum, mentionnant qu'un crâne en cristal de roche avait été mis en vente chez Sotheby, à Londres, le 15 septembre 1943, sous la référence « Lot 54 ». On y lit que « le musée avait essayé d'acquérir le crâne, mais en vain car il avait été, à l'époque, acheté par le marchand d'art londonien Sydney Burney, puis vendu à un certain Mitchell-Hedges pour 400 livres » !

Le crâne n’était donc pas chez les Mitchell-Hedges depuis 1924, comme Anna le prétendait, mais seulement depuis 1943.

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Anna Mitchell-Hedges a prétendu avoir découvert seule ce crâne de cristal, en 1924, dans une ancienne cité maya à Lubaantun au Belize (ex-Honduras britannique). On a aujourd’hui la preuve qu’elle a menti.

 

Le crâne « Sha Na Ra » de Nick Nocerino

Nick Nocerino, décédé en 2004, était un étrange personnage : il se disait maître chaman et guérisseur, intéressé par l’occultisme et la magie blanche (Wicca).

En 1955, il fonde la Society of Crystal Skulls International (Société internationale des crânes de cristal) avec, pour mission, de rechercher et d’étudier tous les crânes de cristal existant sur la planète.

Il possédait lui-même un crâne de cristal, appelé « Sha Na Ra » du nom d’un de ses amis guérisseurs, qui aurait été découvert vers la fin des années 1990, lors d’une exploration archéologique à Guerrero, au Mexique, par des archéologues qui suivirent ses propres indications de fouilles ! Malheureusement pour lui, aucun archéologue n’a jamais confirmé ce récit.

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Nick Nocerino, au cours d’une séance destinée à percevoir des informations « télépathiques » qui seraient émises par son crâne de cristal « Sha Na Ra ».

 

Le crâne  « Max » de Jo-Ann Parks

L’histoire de ce crâne est liée à un personnage peu fiable, nommé Norbu Chen, ex-marine de l’armée américaine né en 1934, de son vrai nom Charles Vernon Alexander, qui se prétend guérisseur. Il affirme avoir suivi l’enseignement de la secte bouddhiste tibétaine des Bonnets Rouges et avoir rencontré, en Amérique centrale, des prêtres mexicains pratiquant d’anciens rites mayas, qui lui auraient offert un crâne de cristal, surnommé « Max », découvert au cours des années 1920 dans une tombe au Guatemala.

Un jour, Norbu Chen rencontre Carl et son épouse Jo-Ann Parks à son cabinet de Houston (Texas), où ils viennent le consulter dans l’espoir de faire soigner leur petite fille de 12 ans Diana, atteinte d’un cancer des os. Les parents rapportent que, grâce à son aide et à celle de « Max », leur fillette parvint à vivre trois ans de plus.

Norbu Chen offre alors l'objet sacré à Jo-Ann Parks. Cette dernière, ne sachant qu'en faire, dit l’avoir oublié au fond d'un placard pendant sept ans, jusqu'à une étrange nuit où elle affirme recevoir un message de la part du crâne : « Max m’a dit avoir quelque chose d'important à dévoiler au monde et m’a conseillé de rechercher un homme qui m’apportera la réponse ». Rien ne se passe jusqu'au jour où, devant son poste de télévision, elle voit un reportage sur un certain Nick Nocerino. Elle prend alors contact avec lui, en se disant qu'il est certainement l'homme qu'elle devait chercher. Étrangement, Nick Nocerino lui confiera par la suite qu'il avait déjà entendu parler de Max et était sur ses traces depuis… 1949 ! Information difficile à vérifier.

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Jo-Ann Parks présente son crâne de cristal baptisé « Max » et offert par Norbu Chen, un guérisseur très controversé aux Etats-Unis.

 

Le « crâne à la croix reliquaire » de Norma Redo

Norma Redo est une riche décoratrice d’intérieur vivant à Mexico : elle affirme que le crâne qu’elle possède est dans sa famille depuis les années 1840. On sait avec certitude que l'orifice qu'il présente à son sommet a été créé pour y inclure une croix, d'où son nom. Le crâne est posé sur une base en or, comportant plusieurs personnages gravés et une scène miniature de crucifixion.

L’archéologue Andrew Rankin, de l’Université Kingston de Londres, a déterminé que ce crâne a été sculpté dans le même type de cristal que celui du gobelet, datant d’environ 1 000 ans et trouvé dans la tombe n°7 du site zapotèque de Monte Alban au Mexique.

La croix, faite d’or et de quartz, porte le millésime de 1571, mais rien ne prouve qu’elle est contemporaine du crâne. Celui-ci ayant subi des modifications, l'incertitude demeure quant à son authenticité. D’autant plus que des analyses scientifiques ont montré la présence de traces d'usinage industriel, technique inconnue des populations précolombiennes.

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Le crâne de cristal de Norma Redo possède, au sommet, un orifice destiné à recevoir une croix reliquaire portant le millésime de 1571.

 

Le crâne du Quai Branly (Paris)

Ce crâne de cristal ressemble beaucoup à celui d’Anna Mitchell-Hedges. Seule différence : sa mâchoire n'est pas séparée du reste du crâne. Mesurant 11 cm de haut et pesant 2,8 kg, translucide et en un seul bloc, il possède au sommet un orifice destiné probablement à recevoir un crucifix, comme le crâne de Norma Redo.

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Ce crâne de cristal a été vendu par Eugène Boban à l’explorateur Alphonse Pinart, qui le céda en 1878 au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme, puis musée du quai Branly où il réside toujours.

 

Après avoir longtemps été considéré comme un chef-d’œuvre aztèque représentant le dieu de la mort Mictecacihuatl, il est aujourd’hui considéré comme un modèle fabriqué au XIXe siècle en Allemagne à partir de quartz brésilien et passé entre les mains de l’antiquaire français Eugène Boban, dont le nom véritable était André Eugène Boban-Duvergé (1834-1908).

Beaucoup de pièces précolombiennes (vraies ou fausses !) vendues en France dans la deuxième moitié du XIXe siècle ont transité, en effet, par lui. Ainsi, en 1875, Boban a vendu près de 2 000 objets (dont ce crâne de cristal) à l’explorateur Alphonse Pinart, qui les céda en 1878 au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme, puis musée du quai Branly où il réside toujours. À noter que ce fut le premier crâne de cristal à entrer dans un musée.

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Eugène Boban, célèbre antiquaire français du XIXe siècle, n’avait pas beaucoup de scrupules : il était spécialisé dans la vente d’objets précolombiens… vrais ou faux !

 

Le crâne du British Museum (Londres)

Ce crâne, sculpté dans du quartz brésilien opaque, aurait été vendu, au milieu des années 1890, par l’inévitable antiquaire français Eugène Boban ! Ce dernier a affirmé l’avoir acquis auprès d’un mercenaire mexicain, qui l’aurait lui-même trouvé dans une cité maya localisée au Mexique. Ces faits sont, malheureusement, invérifiables !

Boban a d’abord proposé ce crâne, sans succès, à la Smithsonian Institution de Washington. Il parvient finalement à le vendre au célèbre joaillier Tiffany's, installé à New York depuis 1837, auquel le British Museum le rachète en 1898 pour l’exposer : il est alors présenté comme un objet précolombien. Jusqu’en 2004 où des experts décèlent des traces d’outil métallique, matériel qui était totalement inconnu des sociétés sud-américaines de l’époque. Le British Museum a immédiatement rédigé un nouveau texte sur l’étiquette de présentation : « Ce crâne de cristal date de la fin du 19e siècle. Il était auparavant considéré comme aztèque, mais de récentes recherches prouvent qu’il est d’origine européenne ».

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Le British Museum a modifié le texte sur l’étiquette accompagnant son crâne de cristal, précisant : « Fin du 19e siècle. Il était auparavant considéré comme aztèque, mais de récentes recherches prouvent qu’il est d’origine européenne ».

 

Le crâne de la Smithsonian Institution (Washington)

Ce crâne a une histoire étonnante : un jour de 1990, la Smithsonian Institution, établissement de recherche scientifique situé à Washington et géré par le Gouvernement américain, reçoit un colis contenant un crâne accompagné d’une carte de visite : « Ce crâne aztèque en cristal, qui aurait appartenu au Président mexicain Porfirio Diaz, a été acheté à Mexico en 1960. Je l’offre sans contrepartie à la Smithsonian Institution. Je souhaite, bien entendu, rester anonyme ».

Si ce crâne a réellement appartenu au dirigeant mexicain, qui vécut entre 1830 et 1915, il est donc âgé d’un siècle au minimum.

Sa caractéristique est d’être le plus grand des crânes de cristal connus : il mesure, en effet, 25 cm de haut et pèse 14 kg ! Il n'est pas transparent, mais translucide et trouble. Sa mâchoire inférieure n’est pas séparée du crâne.

Il a été soumis à diverses expertises scientifiques effectuées, d’un côté, par Jane Walsh (voir plus loin) et, de l’autre, par Margaret Sax, spécialiste de l’analyse d’usure au British Museum de Londres et Ian Freestone, professeur à l’Université de Cardiff. Ces derniers ont détecté, au moyen d’un microscope électronique, des traces de disque de cuivre ou d'acier ayant permis de polir ce crâne. L'artisan a dû également utiliser un abrasif afin de faciliter son travail : des particules de carborundum ont, en effet, été trouvées grâce à une analyse aux rayons X. Or, le carborundum est un abrasif de synthèse relativement récent puisqu’il n’a été inventé qu’en 1893 par le chimiste américain Edward Goodrich Acheson. Ce crâne appartenait-il aussi à Eugène Boban ? C'est fort possible car, à cette époque, Eugène Boban était alors en pleine activité, puisqu’il n’est mort qu’en 1908.

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Ce crâne, offert en 1990 à la Smithsonian Institution par un donateur anonyme, aurait appartenu à un ancien Président du Mexique, Porfirio Diaz (1830-1915).

 

Des tests scientifiques imparables

Un fait est certain : à ce jour, aucun archéologue professionnel n’a encore directement découvert de crânes de cristal lors de fouilles officielles.

Pour faire le tri entre vrais et faux crânes de cristal, il est donc préférable de se référer aux travaux entrepris par différents scientifiques. Les plus pertinents sont ceux de Jane Walsh, chercheuse à la Smithsonian Institution de Washington. Voici les principaux résultats de ses analyses effectuées en 2005.

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Les travaux scientifiques de Jane Walsh, chercheuse à la Smithsonian Institution de Washington, ont permis délucider l'énigme des crânes de cristal.


Pour elle, les crânes les plus anciens, comme ceux de Londres et de Paris, sont des faux, fabriqués en Allemagne entre 1867 et 1886, à partir de quartz venant du Brésil. Ils proviennent tous de la même source : Eugène Boban, cet antiquaire français qui a longtemps vécu au Mexique du trafic de vrais (mais aussi de faux !) objets archéologiques.

La technique employée par Jane Walsh consiste à nettoyer d’abord le crâne au moyen d’une brosse, en insistant principalement sur les endroits ayant demandé le plus de soin lors de leur réalisation, comme les yeux et les dents. Puis, à effectuer un moulage, au moyen d’une résine, des parties à étudier. Enfin, à examiner ces moulages au microscope électronique à très fort grossissement.

Ainsi, Jane Walsh a pu détecter, sur la surface du crâne du British Museum, des marques droites et parfaitement espacées, qui démontrent qu’une meule de polissage moderne a été utilisée. En effet, un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties de façon aléatoire.

Par ailleurs, il faut noter que la technique de datation au Carbone 14 ne permet pas de connaître l’âge d’un cristal. Fort heureusement, il existe une autre technique, fondée sur l'hydratation du quartz et créée par Jonathon Ericson, archéologue de l'université d'Irvine en Californie. Dès qu’un morceau de quartz subit une fêlure, l'eau y pénètre et forme une couche d'hydratation. L'épaisseur de la couche est alors mesurée à l’aide d’un faisceau de particules d'azote, déterminant ainsi quand l'objet a été produit. Cette méthode a ainsi permis de déterminer que le crâne du British Museum a été fabriqué dans une période comprise entre 1770 et 1920, dates qui sont cohérentes avec celles données par Jane Walsh (1867-1886). Ce crâne n’a donc rien de précolombien.

Et la légende maya de la fin du monde liée à ces crânes ne tient plus. Alors rendez-vous le 22 décembre 2012 au matin !

 

23/06/2011

LES PRÉDICTIONS DES MAYAS (SUITE)

Dans notre précédent article, nous avons évoqué la prédiction de la fin du monde pour le 21 décembre 2012… citée par certains auteurs faisant référence, selon eux, à des textes et au calendrier des Mayas.

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Sur Internet, on assiste à un véritable déferlement de littérature à portée apocalyptique : il y a actuellement plus de 2 500 000 pages consacrées à cette fin du monde 2012 !

 Cette prédiction appelle plusieurs remarques.

1) L’écriture maya commence à être déchiffrée depuis quelques années seulement : les spécialistes estiment qu’on a identifié environ 50 % des « glyphes » (signes d’écriture) de cette civilisation précolombienne. Or, en ce qui concerne cette prédiction dite « des Mayas », les archéologues n’ont trouvé aucun texte original qui aurait été écrit par cette civilisation et qui ferait référence à ce cataclysme annoncé. En réalité, il s’agit d’interprétations récentes, fondées sur le fait que, pour les Mayas, le système solaire changerait de cycle tous les 5 125 ans.

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50 % des signes (gyphes) de la langue des Mayas sont actuellement déchiffrés.

 2) À ce jour, l’annonce de la fin du monde est la… 183e depuis la chute de l’Empire Romain (on peut quand même se demander comment les scientifiques ont réussi à établir une statistique aussi précise !). Et les 182 précédentes ont toutes été erronées : on se souvient de Paco Rabanne jouant les Nostradamus il y a quelques années, ce qui lui a valu d’être licencié par les propriétaires des marques portant son nom !

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Paco Rabanne a payé cher ses prédictions erronées.

 3) De nombreuses dérives sectaires risquent d’apparaître d’ici la date fatidique, faisant craindre aux autorités de nombreux pays des drames comme ceux du « suicide » de 16 membres de l’Ordre du Temple Solaire en 1995 dans le Vercors. Ou pire, de celui de 914 adeptes du Temple des Peuples, secte de Jim Jones, empoisonnés au cyanure de potassium, le 18 novembre 1978 à Jonestown, au Guyana.

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Au Guyana, en 1978, Jim Jones, le gourou de la secte du Temple des Peuples, a entraîné tous ses adeptes dans la mort.

 4) On dit que les Renseignements Généraux français auraient constaté, ces derniers mois, des « mouvements inhabituels de population » dans deux départements français : les Pyrénées-Orientales et l’Aude.

À Lamanère, petit village de 60 âmes des Pyrénées-Orientales (c'est le village situé le plus au sud de la France continentale), des bunkers ont été construits pour faire face à la fin du monde !

Et à Bugarach (Aude), la folie s’est emparée de cette commune de 200 habitants : en effet, une rumeur circule que seule cette bourgade, connue pour son « pech » (un pic culminant à 1 200 m d’altitude), sera épargnée ! Une sorte d’arche de Noé en quelque sorte. Résultat : les prix de l’immobilier ont été multipliés par quatre ! Et des milliers de personnes commencent déjà à affluer sur le site, depuis plusieurs mois : participants à des stages ésotériques, thérapeutes de tout poil, adeptes du New Age, pratiquants d'expériences de survie en pleine nature, chercheurs d’OVNI, chasseurs du fameux trésor de l’abbé Saunière…

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 5) Pour les archéologues et les scientifiques, la prédiction n'a rien de dramatique : 2012 représente en effet la fin du cycle de 5 125 ans auquel croyaient les Mayas et annoncerait juste un renouveau, c'est-à-dire le début d'un nouveau cycle, sans cataclysme.

 6) Rappelons, pour terminer, que notre Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) se tient à la disposition de toute personne capable de prédire un événement d’ordre national ou planétaire et se propose de lui faire passer gratuitement des tests scientifiques, en présence d’experts, permettant d’évaluer ses capacités paranormales.

 En conclusion :

-      soit le 21 décembre 2012 notre planète sombre dans le néant et, dans ce cas, bravo aux Nostradamus modernes qui l’avaient prédit ! Et adieu à tous...

 -      soit il ne se passe rien ce jour-là, la vie reprend son cours et on en reparle ensemble le 22 décembre au matin !

 

LA FIN DU MONDE PRÉDITE PAR LES MAYAS ?

La civilisation maya, qui s’est développée en Amérique centrale dans les régions du sud du Mexique (Chiapas et Yucatan), au Guatemala, au Belize, au Salvador et au Honduras occidental, est aussi connue que son homologue inca du Pérou.

Mais ce ne sont pas ses sites archéologiques célèbres (Tikal, Palenque, Chichen Itza...) qui font actuellement la une de l’actualité, mais une prophétie qu’ils auraient émises il y a plusieurs siècles, avant que cette civilisation ne disparaisse définitivement.

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Depuis plusieurs années circule une inquiétante rumeur : selon le calendrier maya, visible sur de nombreuses pierres gravées, la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012 !

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Le vecteur principal de cette annonce apocalyptique étant, comme souvent, le Web. Mais pas seulement.

Déjà, en 1987, l’auteur américain José Argüelles (mort en mars 2011) s'est inspiré de cette hypothèse dans son livre « Le facteur maya ».

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Selon le calendrier maya, le système solaire changerait de cycle tous les 5 125 ans. Sachant que, selon les Mayas, la Terre est née à une date qui correspond, pour nous, à 3 113 avant J.C., la fin du monde arrivera en 2012 !

Pour les « mayanistes » du mouvement New Age américain, cette date marquera un changement dans la conscience mondiale et le début d’une nouvelle ère.

Mais pour d’autres, cette date annonce un cataclysme reposant sur trois possibilités de phénomènes.

La première hypothèse évoque une inversion du champ magnétique de la Terre, c’est-à-dire que le Pôle Nord deviendra le Pôle Sud et vice versa. C’est ce que traite le réalisateur allemand Roland Emmerich dans son film intitulé « 2012 ».

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La seconde hypothèse met en avant un alignement particulier entre plusieurs planètes et le Soleil.

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Enfin, la troisième hypothèse fait état de la chute d’un astéroïde percutant notre planète à très grande vitesse.

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Quelle que soit l’hypothèse retenue, les tenants de la théorie cataclysmique affirment que ce phénomène occasionnera des séismes et des tsunamis d'une formidable ampleur.

La quasi totalité des scientifiques réfutent toutes ces hypothèses qui ne reposent, selon eux, sur aucune théorie astronomique fiable...

À suivre


28/04/2011

LE TOMBEAU D'ALEXANDRE LE GRAND A-T-IL ÉTÉ DÉCOUVERT PAR DES MÉDIUMS ?

Celui qu’on surnomme Alexandre le Grand a pour nom officiel Alexandre III de Macédoine. Son prénom signifie, en grec, « protecteur de l’homme ». Il est né le 21 juillet 356 avant Jésus-Christ à Pella et est mort le 13 juin 323 avant JC à Babylone, alors qu’il allait avoir 33 ans seulement.

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Pour les archéologues, la statue en bronze découverte en 1964 dans les eaux de l’Hérault, représenterait Alexandre le Grand et aurait été réalisée par le sculpteur Lysippe de Sicyone, son portraitiste attitré.

 

C’est l’un des personnages les plus célèbres de l’Antiquité. Probablement à cause de sa mort prématurée, mais surtout parce qu’il fascinait les foules par son extraordinaire charisme, son autorité naturelle et son physique séduisant, éclairé par un regard étrange dû à ses yeux vairons, c’est-à-dire de couleurs différentes (un noir et un bleu).

Il aura la chance d’avoir comme précepteur, pendant toute sa jeunesse, le célèbre philosophe Aristote, disciple de Platon.

Fils de Philippe II, auquel il succède en 336 avant JC, il devient l’un des plus grands conquérants de l’Histoire. En effet, en peu de temps, il est parvenu à faire du petit royaume de Macédoine, laissé par son père, un immense empire qui s’étendra du Danube aux rives de l’Indus et de l’Adriatique au golfe Persique. Au cours de sa conquête, menée à la tête de 30 000 fantassins et 7 000 cavaliers, il fonde près de soixante-dix cités au Moyen-Orient et en Asie, dont un nombre important porte, encore aujourd’hui, le nom d’Alexandrie.

Si le tombeau de son père Philippe II a fini par être découvert en 1977 à Aigai par l’archéologue grec Manolis Andronikos, l’emplacement de la tombe d’Alexandre, mort 13 ans seulement après son père, est toujours activement recherché.

 

Le paranormal au service de la recherche archéologique ?

Pour essayer de retrouver en Egypte la tombe d'Alexandre le Grand, une extraordinaire expérience scientifique, connue sous le nom de « Projet Alexandrie », a été réalisée en 1979.

Cette expérience scientifique exceptionnelle est imaginée et dirigée par Stephan Schwartz, fondateur du groupe de recherche Mobius Laboratory, composé d'hommes de science de renommée internationale. Leur mission : effectuer des recherches sur des sites archéologiques mystérieux, avec l'aide de radiesthésistes, voyants et médiums, tous amateurs, mais aux capacités très supérieures à la moyenne.

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En 1979, Stephan Schwartz, fondateur du groupe de recherche Mobius Laboratory, a lancé le « Projet Alexandrie » afin de retrouver en Egypte la tombe d'Alexandre le Grand.


Schwartz recrute quinze voyants non professionnels, répartis dans le monde entier et acceptant de travailler bénévolement. Parmi eux, on trouve un physicien, un épicier, un photographe... et même un comte italien !

La méthode, baptisée « archéologie intuitive » par certains, consiste à envoyer par la poste, aux quinze personnes choisies, un questionnaire et une carte d'Alexandrie. Il leur est demandé de décrire leur ressenti par rapport au tombeau d'Alexandre, de la grande bibliothèque et d’un site appelé « la colline des nombreux passages ». Pour pouvoir se concentrer sur ses propres perceptions, chaque voyant doit s'imaginer vivre en 310 avant notre ère et dire ce qu'il voit.

Cette technique, appelée « rétrocognition », « vision à distance » ou encore « remote viewing », est spécialement destinée à la recherche des événements du passé.

L'expérience du « Projet Alexandrie » a donné des résultats très étonnants. Plusieurs voyants disent avoir visualisé le tombeau d'Alexandre, en donnant un dessin détaillé et indiquant un emplacement précis, situé sous la mosquée Nebi Daniel.

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Dessin du tombeau d’Alexandre tel que certains voyants du « Projet Alexandrie » l’ont perçu dans leur expérience de vision à distance.

 

Seul problème technique et politique : pour des raisons religieuses facilement compréhensibles, l'Etat égyptien refusa que Schwartz fasse des fouilles sur place pour savoir si ces prédictions étaient exactes.

Le mystère concernant l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'Humanité n'est toujours pas résolu !

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La plupart des voyants ayant participé à l’expérience du « Projet Alexandrie » ressentent la présence du tombeau d’Alexandre sous la mosquée Nabi Daniel à Alexandrie.