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  • CALCULATEURS PRODIGES

    Les calculateurs prodiges

    Les calculateurs prodiges demeurent encore, de nos jours, un phénomène partiellement inexpliqué.  À côté des magiciens, dont certains procédés permettent de produire un numéro élaboré et spectaculaire exigeant toutefois un travail acharné, il existe deux catégories d’individus capables d’exploits incroyables.

    Par Ranky

    Auteur de "Encyclopédie du Mystère"

    (Éditions Trajectoire)

    mystere,encyclopédie,paranormal

    Ampère (1775-1836)
    AMPERE 1775-1836.jpgLa première catégorie comprend de nombreux savants, tels Ampère, Arago, Friedrich Gauss, qui étaient capables de trouver instantanément la solution d’opérations très compliquées. Il est probable que ces génies scientifiques avaient imaginé des simplifications à ces exercices. Mais ce qui reste mystérieux c’est qu'aucun d'entre eux (qui ne se faisaient pourtant pas prier pour donner de nombreuses démonstrations) n’a jamais décrit, dans un livre ou dans une conférence, le moindre procédé employé.

    La deuxième catégorie concerne des personnages pittoresques, presque tous analphabètes.
    5 siècles avant Jésus-Christ, un petit montagnard grec du nom de Drésigène étonna Pythagore par ses dispositions : il était capable de calculer instantanément le nombre d’olives contenues dans une jarre ou d’annoncer immédiatement le nombre de moutons d’un troupeau !
    Au Moyen-Age, on cite un enfant orphelin, handicapé physiquement et mentalement, qui amusait les marchands en calculant le nombre de pièces contenues dans leurs bourses ou le montant de la recette qu’il ferait au marché : non seulement les résultats étaient souvent exacts, mais l’exercice de calcul incluait une sorte de voyance.
    Thomas Fuller, esclave complètement illettré de l'État de Virginie aux USA, était connu dans tout le pays  pour ses exploits en calcul mental.

    Henri Mondeux (1826-1862)
    HENRI MONDEUX 1826-1861.jpgGardien de vaches à Neuvy-le-Roi (Indre et Loire) où il était né, Henri Mondeux ne sait ni lire ni écrire, mais ayant appris  à compter il s’amusait à résoudre mentalement des problèmes arithmétiques.
    Devant ses performances peu communes, un instituteur de Tours l’instruit sur les différents calculs et le présente en 1840 à l’Académie des Sciences où il résout, en quelques secondes, devant des scientifiques médusés, des problèmes extrêmement compliqués.
    Henri Mondeux resta sa vie durant pratiquement analphabète et incapable d’aucune étude, pas même des mathématiques.

     

    Jedediach Burton (1702-1762)

    Ouvrier très peu intelligent et sans aucune culture, il était pourtant capable de calculer la superficie d’un terrain, d’une propriété ou d’une mare par calcul mental, simplement en regardant le site.

    Zéra Lolburn (1804 -1839)

    Il n’avait aucune aptitude pour les études scolaires mais était cependant capable de résoudre des problèmes mathématiques très compliqués. Son père lui fit interrompre sa scolarité vers 12 ans afin de produire ses numéros “dans les foires et les fêtes populaires”.

    Jacques Inaudi (1867-1950)
     JACQUES INAUDI1867-1950.jpgJacques Inaudi, né dans une famille piémontaise de parents très pauvres, est incontestablement le calculateur prodige le plus célèbre.
    Vers six ou sept ans, il est gardien de moutons et occupe son esprit à calculer mentalement les résultats d’additions et de multiplications allant jusqu’à 5 chiffres.
    Inaudi ne savait ni lire, ni écrire. Il n’écrivait donc jamais les chiffres qu’il manipulait.Tout ce que son frère lui apprenait était stocké dans son cerveau. Il débuta en utilisant les chiffres compris entre 1 à 100 puis, quand il les eut assimilés et utilisés de toutes les manières, il s’attaqua aux chiffres  supérieurs à 100.

    Les deux frères décidèrent de partir à l’aventure, en survivant de démonstrations sur les places publiques. Inaudi présentait une marmotte apprivoisée, tandis que son frère l’accompagnait sur un orgue de barbarie.
    Jacques Inaudi, qui terminait toujours son spectacle par des calculs mentaux qui épataient les badauds, ne comprenait pas que ses démonstrations pouvaient étonner le monde. Il pensait que toute personne devait être capable de calculs aussi simples.
    Les frères Inaudi se produisirent dans des cafés où un certain Dombay, voyageur de commerce de son état, se mit en tête de devenir son impresario, non pas à cause de son numéro de marmotte mais pour ses capacités à résoudre les problèmes mathématiques. La petite troupe se produisit dans de nombreuses villes d’Italie, de France où elle finit par “monter” à Paris.

    Le succès d’Inaudi attira l’attention des savants. Camille Flammarion et le célèbre anthropologiste Paul Broca l’examinèrent et publièrent des comptes rendus.
    calculateur prodige,Inaudi,AmpèreEn 1880, à treize ans, Jacques Inaudi fut engagé par le théâtre Robert Houdin où on jouait à guichet fermé.
    Puis, il repartit en tournée à travers l’Europe.
    En 1892, de retour à Paris, Inaudi change d’impresario. C’est maintenant un dénommé Torcey qui lui trouve des engagements et se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Jacques Inaudi est alors âgé de 24 ans. Il est malingre, guère plus grand qu’à dix ans (il mesure 1m52) et possède une particularité très visible : sa tête semble disproportionnée par rapport à son corps et surtout elle est bosselée d’où, peut-être, nait l’expression “avoir la bosse des maths”!
    Mr Torcey le présente à l’Académie des Sciences où il est étudié par une commission spéciale comprenant Poincaré, Charcot et Alfred Binet.
    Seuls les chiffres le passionnent. Pour le reste il est d’une distraction phénoménale, ne se souvenant même plus des villes où il s’est déjà produit auparavant.
    On se rendit compte, lors de tests poussés, qu’Inaudi employait des simplifications de calculs et surtout qu’il était doté d’une mémoire infaillible. Ces dispositions lui permirent de battre à plusieurs reprises des machines à calculer. Il était capable de donner des résultats avant que la machine n’ait fini d’enregistrer les facteurs !
    Inaudi pouvait faire ce qu’une machine ne faisait pas. On lui donnait une date du calendrier et, en moins de 2 secondes, il donnait le jour correspondant. Bien sûr, on connaît des procédés pour arriver à ces résultats. Inaudi les connaissait peut-être aussi, mais une question reste posée : d’où tenait-il cette connaissance ?

    calculateur prodige,Inaudi,Ampère

     

  • FAKIRS : ASCETES OU ARTISTES

    FAKIRS : ASCÈTES OU ARTISTES

    Par Ranky

    Nous avons testé différents fakirs. Vous trouverez l’essentiel des résultats dans cette note.
    L’intégralité des comptes-rendus figure dans le livre publié récemment par Ranky et intitulé :”Le paranormal de mes yeux vu” (Editions Trajectoire).
    N’hésitez pas à poser vos questions par courriel à :
    paranormal@orange.fr

    ou en cliquant en bas de page sur : commentaire.

     Les fakirs, ascètes de l’Inde, cherchent à accéder à la sainteté, par la contemplation et en pratiquant toutes sortes de mortifications corporelles, comme les transpercements, certaines tortures et mutilations. Mais il existe aussi, en Inde et dans d’autres pays, principalement dans les pays arabes, des fakirs-illusionnistes présentant sur les places publiques des numéros pseudo-paranormaux. Ce sont avant tout des mendiants, ce qui n’enlève pas leur courage à présenter des exercices quelquefois violents et souvent dangereux, avec un talent pas toujours de bon niveau. Malgré tout, ces fakirs-illusionnistes présentent souvent les deux facettes de la spécialité : ascètes et prestidigitateurs.

    FAKIR.jpgCertains exercices sont d’une cruauté difficilement soutenable : certains adeptes se tiennent à un arbre et demeure des années sur une jambe qui finit par gonfler et se gangrener, d’autres, retenus à des poteaux par des crochets métalliques traversant les muscles du thorax sont frappés journellement par des spectateurs.

    En Inde, un fakir faisant le “poirier”, la tête enfoncée dans le sable.
    Photo DR.


     
    MIRIN DAJO 2.jpgLes “fakirs” européens sont peu nombreux et beaucoup moins inventifs, sauf un dénommé Henskes, alias Mirin Dajo, citoyen hollandais né en 1912 et mort en 1948 des suites de ses exercices plutôt dangereux mais explicables tout de même scientifiquement. Sous contrôle médical, cet homme,  se faisait transpercer de part en part avec des fleurets non stérilisés. Des radiographies montrent les traces de plus de cinq cents transfixions faites à travers la poitrine, les reins, l’estomac, le foie et même le coeur. Mirin Dajo était persuadé que la science ne trouverait jamais d’explication à ses exploits, que seule la parapsychologie le permettrait. Il  prétendait se placer sous la “protection divine”. Robert Tocquet, qui deviendra en 1978, membre de notre comité d’expertise reçu, en 1947, un double d’une lettre de Mirin Dajo qui disait : “La possibilité miraculeuse que je possède, est la conséquence d’une soumission volontaire à la Puissance Supérieure qui régit le monde. Au moment où la pointe de l’épée touche mon corps, je me remets entre les mains de cette puissance”. MIRIN DAJO 4.jpg
    C’est pourtant la science qui semble avoir fourni l’explication. Robert Tocquet, excellent illusionniste amateur, écarta toute possibilité de trucage.

    ( Des fleurets creux permettaient de faire passer de l'eau à travers le corps de Mirin Dajo, prouvant ainsi la réalité de l'expérience. Photo de droite.)

    Il fallut donc se tourner vers une explication physiologique. Le professeur Bessemans, de la faculté de médecine de Gand, avec qui Robert Tocquet était en relation, pratiqua de nombreuses expériences sur différents animaux : cobayes, lapins, souris et chiens. Le professeur Bessemans transperçait très doucement le thorax ou l’abdomen de ces animaux puis retirait, aussi lentement, les tiges employées sans que le sang ne coula des plaies. Ces animaux ne présentèrent jamais d’infection et continuèrent à vivre normalement. Le foie, le coeur, les poumons avaient pourtant été la plupart du temps traversés. Le professeur Brunner  de Zurich reprit ces expériences et arriva aux même conclusions. Le paranormal semble donc ne pas intervenir dans les transfixions de Mirin Dajo. Les fleurets, introduits très lentement provoqueraient une distention des tissus et leur pointe glisserait sans les endommager, sur les parois très résistantes des gros vaisseaux sanguins.La revue “La Presse Médicale” , publia sous la plume du docteur Richet, un article selon lequel l’absence de complications infectieuses seraient duent à ce que les instruments métalliques ne portent que peu de microbes qui sont retenus à la surface de la peau et de l’hypoderme et que les germes qui pénètrent dans le corps meurent sous l’action des anti-corps.
    MIRIN DAJO 6.jpgMirin Dajo meurt en 1948 de ce que l’on peut considérer, au vu de ses exploits,  comme étant un accident. Le 13 mai, il avale un stylet de trente cinq centimètres de longueur. Trois jours plus tard, il souffre de très violentes douleurs dans le ventre. L’opération et décidée et pratiquée par le professeur Brunner. La cicatrisation est extrêmement rapide et notre fakir rentre chez lui. Mais après quelques jours, un malaise  lui fait perdre connaissance et la mort survient rapidement. La conclusion de l’autopsie sera la suivante : “la mort est consécutive à une infection générale non imputable à l’opération”.
    Il est indéniable qu’un mystique tel que Mirin Dajo a mis en lumière certains aspect de la physiologie des organes. Cet homme a fait la démonstration que l’organisme est plein de ressources, capable de s’adapter aux blessures qui seraient mortelles sans un entrainement soutenu et préalable et que dans certaines conditions extrêmes,   il développe probablement un pouvoir bactéricide plus important.
     Ses performances supposaient un courage peu banal et une confiance entière dans la “Puissance supérieure qui régit le monde”.

     

    Il y a très peu de réels fakirs en France. Yvon Yva représente un cas tout-à-fait à part, bien qu’il fût quand même contraint de se produire sur des scènes pour vivre, ce qui n’était d’ailleurs pas pour lui déplaire.

    YVON YVA.jpg

     

     

     

     

    Yvon Yva, transpercé par de multiples aiguilles.
    Photo AFP.
     

     

     

     

     Les fakirs de spectacles sont très peu nombreux. Citons Yara Malta dont une des spécialités est de séjourner dans un cercueil transparent dont le fond est constitué d’une épaisse planche de bois sur laquelle il demeure mains et pieds cloués, entouré de divers reptiles. Yara Malta partage la vedette  des mangeurs de verre,  débris métalliques et autres matières,  avec Karadji, dont la grande spécialité est de se faireKARADJI 1.jpg truffer la poitrine et le dos d’innombrables fléchettes lancées par des spectateurs, quelquefois intimidés, mais souvent aussi très cruels.  Karadji a été pendant des années engagé dans les spectacles du célèbre magicien- hypnotiseur Dominique Webb ou il se livrait à de spectaculaires transfixions.
    KARADJI 2.jpg

     

    Karadji  affectionne particulièrement le passage sur son corps, de véhicules aussi divers qu’un tracteur, d’énormes motos et même d’un camion de pompiers.

    MONSIEUR MANGETOUT.jpgMichel Lotitot, surnommé par Philippe Bouvard : Monsieur Mangetout, n’est pas à proprement parler un fakir. Ce garçon très attachant s’est fait la spécialité d’avaler et de “digérer” tout ce qui lui tombe sous la main : verre, plastique, bois, faïence et porcelaine, ampoules électriques,etc. Lors des “Records fantastiques” parrainés par le “livre Guiness des Records”, Monsieur mangetout à avalé, en quinze jours, une bicyclette que des aides réduisaient entièrement avec des scies à métaux, en petites parcelles. Même s’il y a une part de subterfuge dans cette prestation il n’en demeure pas moins qu’une forte quantité de débris métalliques a été ingurgité. Des radiographies de l’estomac et des intestins ont été prises lors de différentes expériences. Elles ne révèlèrent jamais une seule lésion de ces organes.
    Michel Lotitot, dit Monsieur Mangetout, s’est fait la spécialité d’avaler et de “digérer” tout ce qui lui tombe sous la main, comme le cadre de ce vélo par exemple.
    Photo Bernard Thébault


    SYNDRA KHAN 2.jpegLe numéro le plus élaboré reste aujourd’hui, celui de Syndra Khan. Cet artiste est l’inventeur d’expériences déroutantes car il mêle le suspense et les exploits dangereux avec un matériel et des costumes luxueux. Paillettes, chromes, couleurs, partenaire sexy, et danger ! Ce contraste stupéfiant  lui vaut de se produire sur les scènes les plus prestigieuses du monde. Un de ses numéros vedette consiste à engloutir par la bouche, le canon entier, jusqu’à la naissance de la crosse,  d’un fusil de chasse chargé. Syndra Khan retire enfin le fusil de son corps, et tire la cartouche dans un coin spécial réservé, mettant fin pour le public, à un suspense éprouvant.

    fakir

    Syndra Khan, un fakir au numéro exceptionnel alliant le suspense, l’émotion, les exploits violents aux strass et paillettes du music-hall. Photo DR.

    Vidéo sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=PmJfYP3YrcA

     

    SYNDRA KHAN and PARTNER.jpg

    Syndra Khan est par ailleurs convaincu de la réalité de phénomènes paranormaux, principalement pour les  observer dans la vie quotidienne, sur les autres mais aussi  sur lui-même.
     Cet artiste exceptionnel est membre de notre comité d’expertise. 

     

     

     

     

    TRANSPERCEMENT SIMULÉ 1.jpgRanky, inventeur de la Magie Rouge ne se présente pas sous l'étiquette de "Fakir" mais dans son spectacle d'horreur produit durant 18 années en club discothèque, il utilise largement les mutilations et transpercements simulés.
     Photo magazine Rock-Music


     




                         A suivre..