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  • LE LINCEUL DE TURIN

     

    Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ?

                                                                               Par Jacques Mandorla

    Le linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ, est exposé à partir du 19 avril 2015 et pendant deux mois à Turin (Italie). Un million de personnes ont déjà réservé leur place pour assister à cette exposition publique (nommée « ostension » en langage liturgique, dont la dernière a eu lieu en 2010) !

      

    À gauche, photo du linceul tel qu’on peut le voir à Turin. À droite, la même image, en négatif, révèle plus de détails.

    Le linceul de Turin est un tissu en lin de 1,13 m de large sur 4,40 m de long, épais de seulement 3 mm, qui dévoile l'image en négatif d'un homme de haute taille, nu et barbu, semblant porter des traces de crucifixion.

    Il est aujourd’hui conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, en Italie, et propose une fantastique énigme : s'agit-il d'une contrefaçon médiévale réalisée par un artiste génial ou bien d’un drap ayant véritablement enveloppé Jésus lorsqu'il fut mis au tombeau ?

    Dernière ostension du linceul à Turin en 2010.

    Disparu au cours du sac de Constantinople

    Cette relique est qualifiée de linceul, ce mot venant du latin « linteum », désignant une pièce de lin qui servait à l'ensevelissement des morts. Il ne faut pas la confondre, comme cela arrive souvent, avec un suaire, terme issu du latin « sudarium » qui est un mouchoir servant à essuyer la sueur d’un visage. En effet, sur le linceul de Turin, fréquemment appelé par erreur « Saint Suaire », on voit le corps tout entier d’un homme, et pas seulement son visage.

    Tout commence au VIe siècle, lorsqu’un drap sacré est signalé à Edesse, l'actuelle Sanliurfa, ville du sud-est de la Turquie. Pour certains, cette relique, connue à l’époque sous le nom de « mandylion », pourrait être l’actuel linceul de Turin, plié en huit de manière à ne laisser voir que le visage.

    Ce mandylion est ensuite transféré à Constantinople en 944 où il disparaît en 1204 lors du sac de la ville au cours de la Quatrième croisade.

    Le 1er août 1205, Théodore Ange, neveu d'un empereur byzantin, écrit au pape Innocent III pour se plaindre du pillage : « Les Francs se sont appropriés les reliques des saints, dont la plus sacrée d'entre toutes, le drap dans lequel notre Seigneur Jésus-Christ fut enveloppé après sa mort et avant sa résurrection. Nous savons que le drap sacré est conservé à Athènes par les pillards ».

    Effectivement, un linceul apparaît la même année à Athènes chez le duc Othon de la Roche, lequel a participé à la prise de Constantinople l'année précédente. Aurait-il volé le linceul dans l’église de Blachernes où il était pieusement conservé ?

    Un fait est certain : en 1357, on retrouve le linceul chez Geoffroy de Charny, seigneur de Lirey, un village situé près de Troyes, en Champagne. Or Geoffroy de Charny a épousé l'arrière-petite-fille d'Othon de la Roche ! Geoffroy de Charny offre la relique à l’église collégiale de Lirey, où elle est vénérée par les nombreux pèlerins qui passent la voir.

    Enseigne de pèlerinage du XIVe siècle (musée de Cluny à Paris) et représentant le linceul de Turin au-dessus des blasons des familles de Charny et de Vergy (illustration de 1865).

    La relique est ensuite cédée à la maison de Savoie qui en obtient l'authentification par le pape Sixte IV en 1471.. Elle est alors conservée à Chambéry où, malheureusement, un incendie l’endommage partiellement en 1532, comme en témoignent les parties brûlées de l'étoffe encore visibles aujourd’hui.

    Puis elle est définitivement transférée à Turin,nouvelle capitale des ducs de Savoie.

    Les premières photos révèlent une image extraordinaire

    On ne parle plus du linceul jusqu’en 1898. À cette époque, l’art de la photographie commence à entrer dans les mœurs. Ce qui donne l’idée à un photographe turinois du nom de Secondo Pia de prendre des clichés du linceul. C’est une idée de génie car, au développement du négatif, on voit apparaître des détails invisibles à l’œil nu !

    On reconnaît un homme mesurant environ 1m80 et arborant des cheveux longs, une moustache et une barbe. Il est nu et son corps porte des traces de coups et de flagellation, ainsi que des plaies multiples.

    Illustration montrant la position du corps dans le linceul.

    Le drap comporte deux « images » du même homme. L’une où il est vu de face les mains croisées. L’autre de dos, dans une position couchée, mais non naturelle pour un cadavre allongé : en effet, certains médecins pensent que le corps a subi une rigidité cadavérique due à une mort violente.

    Ces traces proviendraient du contact du drap avec le corps sanguinolent de l'homme martyrisé et des analyses ont montré qu’elles sont composées de sang, de sérum, de bile et d'autres liquides physiologiques.

    Très vite, deux camps s’opposent : ceux qui estiment se trouver en présence d’une confirmation de l’existence de Jésus-Christ et, de l’autre, ceux qui disent que la foi ne suffit pas et qu’il faut des preuves scientifiques avant de conclure quoi que ce soit.

    Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide alors de commander, en avril 1988, une expertise à trois laboratoires différents. 

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    Image réalisée en 3D du visage du linceul de Turin.

    Longtemps opposé à tout test, le Vatican décide finalement de commander, en avril 1988, une expertise scientifique à trois laboratoires différents.

    Pour cela, il autorise le prélèvement d’un échantillon du linceul en vue de sa datation au carbone 14. L’objectif est clair : il s’agit de savoir à quelle époque a été fabriqué le linceul, car ce test permet d’estimer quand a poussé le lin dont il est constitué.

    Les tests scientifiques au Carbone 14 déclenchent une guerre d’experts

    L’échantillon découpé est donc divisé en trois parties égales, puis remis pour analyse au Radiocarbon Accelerator Unit de l’Université d’Oxford, à l’Université d’Arizona et à l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich.

    Les résultats fournis par les trois laboratoires sont identiques et sèment le trouble parmi les fidèles qui sont persuadés que le drap a contenu le corps de Jésus-Christ.

    La datation au carbone 14 donne, en effet, une période comprise entre 1260 et 1390 : on se trouverait donc en présence d’un linceul du Moyen Âge.

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    Ces trois laboratoires étant sérieux et réputés, il semble difficile de croire qu'ils se soient tous trompés dans leurs mesures, commettant une erreur de treize siècles, ce qui est considérable.

    De nombreux chercheurs réfutent cependant cette datation.

    Certains avancent que les échantillons testés auraient été changés.

    D'autres font remarquer que l’emplacement du prélèvement, sur un bord et dans un coin du drap, a été mal choisi. Cet endroit, très manipulé au cours des nombreuses ostensions (nom donné aux expositions publiques de la relique), aurait pu être restauré avec soin, ce qui aurait échappé aux experts.

    Un faux créé par Léonard de Vinci ?

    Chez ceux qui imaginent qu’il s’agit d’une œuvre datant du Moyen Âge, une hypothèse l’emporte largement. Comme on se trouve en présence d’une image qui n’est ni une peinture, ni un frottis sur cuivre, un seul homme de l'époque aurait, a priori, été capable de le réaliser : Léonard de Vinci !

    En effet, l’image ressemble à une photographie : or, on sait que le peintre italien a construit une chambre obscure, boîte perforée d'un petit trou, qui est l'ancêtre de l'appareil photographique.

    Mais dans quel but ? En fait, Léonard était un fervent adepte d'une religion hérétique : l'Église johannite, qui considère que le vrai Messie est saint Jean-Baptiste et non pas Jésus.

    Mais cette hypothèse pose un problème de dates : Léonard de Vinci est né en 1452 et est mort en 1519. Cela n’est donc pas compatible avec les dates provenant des analyses des trois laboratoires scientifiques : 1260-1390 ! Sauf si l’artiste a utilisé un drap datant de cette époque et sur lequel il a réalisé ces images, deux siècles plus tard.

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    Le célèbre Léonard de Vinci est soupçonné, par certains, d’être l’auteur des images qui figurent sur le linceul de Turin.

    Les « fantômes d’écriture » découverts par le chercheur français André Marion

    Titulaire d'une maîtrise en électronique et d'un doctorat en physique nucléaire, André Marion est aujourd’hui responsable du Centre de numérisation et de traitement d'images à l'Institut d'optique théorique et appliquée d'Orsay, dans l’Essonne.

    Dans son livre « Nouvelles découvertes sur le suaire de Turin », paru en 1998 chez Albin Michel, André Marion annonce qu’il a mis en évidence des lettres latines et grecques autour du visage de l'homme !

    Il a pu travailler sur des documents d'excellente qualité : des tirages des clichés pris par Giuseppe Enrié en 1931 et plusieurs photos réalisées par Vernon Miller en 1978 dans différentes bandes spectrales allant de l'infrarouge à l'ultraviolet.

    Grâce à un traitement particulier des images, André Marion parvient à mettre en évidence l’existence de lettres qu’il nomme « fantômes d’écriture ».

    Voici comment il a défini cette expression lors de l’interview qu’il m’a accordée et que j’ai publiée dans la revue FACTEUR X n°47 : « Les inscriptions sont quasiment invisibles à l'œil nu. Une fois que l'on sait où elles se trouvent, on arrive néanmoins à percevoir des bribes de lettres et à les reconstituer de façon fugace, un peu fantomatique. Ces écritures ont vraisemblablement été effacées depuis de nombreux siècles. La meilleure preuve, c'est qu'aucune description, aucune copie ou représentation du linceul, n'en a jamais fait mention. On peut donc en déduire qu'elles sont très anciennes, en tout cas bien antérieures au Moyen Âge, et probablement antiques. Ces fantômes, que les techniques de la fin du XXe siècle ont permis de faire apparaître, seraient donc une preuve de l'origine antique du linceul... et constitueraient donc un argument supplémentaire allant à l'encontre de la datation par le Carbone 14 ! ».

    Voici les principaux fantômes d’écriture relevés par André Marion.

    Le long de la joue gauche, André Marion met en lumière le mot « INNECE », qui pourrait être l’expression latine « IN NECEM » signifiant « Tu iras à la mort ».

    Sur le cou : « HSOg », mot qui ressemble au mot grec « IHSOg », Jésus.

    Sur le côté droit du visage : un mot très long faisant 3 cm de haut : « NNAZAPENNUS » : ce qui signifie « le Nazaréen » en grec.

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    Le chercheur André Marion est parvenu à identifier des lettres autour du visage du linceul.

     

    Cette énigme sera-t-elle un jour résolue ?

    Oui probablement, à condition que le Vatican accepte de confier, pour analyse, de nouveaux morceaux du linceul : pour cela, il faut que ceux-ci soient de surface suffisamment importante, mais surtout qu'ils soient prélevés sur des endroits bien différents les uns des autres.

    FIN

  • PSYCHOMÉTRIE

     Test : êtes-vous doué pour la psychométrie ?

    Voir, en fin d'article, deux tests sympathiques à réaliser

          Extrait du livre de Jacques Mandorla

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    "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

    (Éditions Trajectoire)

     

     

     

     

    Le terme de psychométrie signifie, au sens littéral, " mesure de l'âme " car il vient du grec "psyché", âme et "metron", mesure.

    En réalité, ce mot fut inventé par un professeur de médecine américain du nom de Joseph Rodes Buchanann, qui le cita, pour la première fois, dans son ouvrage "Manual of Psychometry" (Manuel de psychométrie) paru en 1885.

    Le mot "psychométrie" désigne la faculté, pour une personne, d'entrer en contact avec la mémoire d'un objet et de pouvoir ensuite raconter, instantanément et dans le détail, son histoire, son origine et certains événements marquants de sa vie passée, uniquement en prenant cet objet en mains et en se concentrant dessus.

    De son côté, Tischner, dans son ouvrage "Introduction à la Parapsychologie" (Editions Payot) définit la psychométrie comme "le fait qu'un sujet sensitif, à l'aide d'un objet qu'on lui confie et qu'il tient en mains, est capable, de façon paranormale, de percevoir des éléments d'information concernant les personnes ayant eu un contact suffisant avec celui-ci".

    La psychométrie va consister, pour le sujet Psi à retracer l'historique complet ou partiel, passé ou présent (exceptionnellement futur) d'un individu à l'aide d'objets familiers lui ayant appartenu. Plus ces objets ont un contenu affectif riche, plus ils se révéleront utiles au sensitif. Ce qui explique que l'on va lui confier des objets intimes : alliance, montre, photographies (récentes de préférence), lettres manuscrites originales, vêtements, pièces d'archéologie...

    On l'aura compris, l'un des facteurs essentiels à une bonne psychométrie, est le choix d'objets ayant une implication psycho-affective marquée de la part de la personne bénéficiaire du travail sensible du médium. Une des applications privilégiées et des plus connues de la psychométrie est, sans nul doute, la recherche de personnes disparues. Mais d'autres utilisations, toutes aussi pertinentes, peuvent être mises en exergue selon les capacités du sujet : aide affective, résolution de problèmes, influence positive à distance, découverte de gisements de minerais, de nappes phréatiques...

    À la recherche d’un trésor

    Raymond Réant, aujourd'hui décédé, fut l'un des rares voyants français spécialisés en psychométrie : il a réalisé de nombreuses expériences dans son pavillon de Villeparisis.

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    Raymond Réant fut l'un des rares voyants français spécialisés en psychométrie (ici, en action sur une tablette égyptienne).

    Voici comment il m'a décrit sa façon de procéder : "Pour parvenir à des résultats, je me concentre fortement sur l'objet à étudier et, instantanément, j'aperçois des images qui représentent les moments forts de la vie et de l'environnement de cet objet. J'explique ce phénomène en affirmant que les choses qui nous entourent ont, un peu comme les êtres humains, une mémoire dans laquelle s'impriment les faits essentiels dont elles sont les témoins involontaires et immobiles. Ainsi, un jour, on m'a apporté une pierre provenant de la muraille d'un château féodal pour essayer de détecter un trésor. J'ai capté des images d'un meurtre perpétré à l'aide d'un poignard et qui mettait en scène des gens vêtus comme au Moyen Âge. Un peu plus tard, après recherche sur l'histoire du château, on découvrit qu'un crime avait bien eu lieu à cet endroit, plusieurs siècles auparavant. La pierre avait mémorisé comme un souvenir ou peut-être comme un cauchemar, ce meurtre du passé et c'est cela que j'avais capté !".

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    En faisant de la psychométrie sur une pierre d'un château féodal, Raymond Réant n'a pas détecté la présence d'un trésor mais la commission d'un crime !

    Test scientifique

    Raymond Réant a été soumis, un jour, à une expérience étonnante, dirigée par le professeur François Saison, de l'université d'Orsay, expérience filmée et intitulée « La pierre ronde ».

    Après avoir remis un fossile au voyant, il le laisse parler : "Je vois un coquillage, c'est une ammonite évidée, utilisée par des Indiens pour un usage religieux. J'entends une voix qui dit "salagraman" à l'instant même où un prêtre loge, dans la cavité du coquillage enveloppé par le galet, un tout petit document portant des inscriptions que je ne comprends pas. Je vois un grand fleuve. En m'élevant très haut, je le reconnais comme étant le Gange, dans la découpe du territoire indien ".

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    Salagrama, pierre indienne sacrée provenant d'un affluent du Gange.

     Voici, à l'issue de cette expérience, le commentaire du professeur François Saison : "J'ignorais absolument tout de cet objet, sauf son origine indienne. Après bien des recherches, à la suite du mot "salagraman" donné par monsieur Réant, j'ai eu la joie de découvrir ce mot, écrit avec une lettre en moins, à la page 323 du "Dictionnaire des religions" de l'Abbé Bertrand édité en 1851, à l'article "salagrama" : petite pierre extrêmement vénérée en Inde par les Brahmanes qui la considèrent comme une métamorphose de Vishnou. C'est une sorte de coquille pétrifiée dans le genre des ammonites. On la trouve dans la rivière Cassai, un des affluents du Gange. Cette pierre est cependant assez rare. Les Brahmanes, après l'avoir lavée, la portent sur l'autel et la parfument. Ensuite ils distribuent à leurs .fidèles un peu d'eau qui l'a touchée. il n'est rien de plus efficace pour obtenir la rémission de tous ses péchés que d'avoir de l'eau dans laquelle on a lavé une pierre salagrama".

    Testez vos capacités de psychométrie

    Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires sur les résultats que vous avez obtenus en pratiquant les tests ci-après en cliquant sur : paranormal@orange.fr

     TEST N°1 : LA PSYCHOMÉTRIE D’UN OBJET

    Vous pouvez mesurer vos potentialités en psychométrie en demandant à des personnes de votre entourage de vous soumettre des objets "exotiques" (statuettes ou produits d'artisanat rapportés par des tiers d'un pays étranger) ou des objets personnels proposés par ceux qui assistent au test (montres anciennes, bijoux, vêtements... ).

    Plus vous donnerez de détails sur l'objet (époque, origine géographique, description du propriétaire ... ), plus le test sera réussi.

     TEST N°2 : L’OBJET IMPRÉGNÉ

    Prenez un objet en main : palpez-le, ressentez-le, imprégnez-vous en bien.

    Passez ensuite dans la pièce d’à-côté et demandez à quelqu’un de bien cacher l’objet en votre absence. Puis revenez dans la pièce et efforcez-vous de retrouver l’objet : vous serez étonné du résultat !

     

  • TEST : AVEZ-VOUS DU MAGNÉTISME ?

    Test : avez-vous du magnétisme ?

     Par Jacques Mandorla

    Auteur du livre

    "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

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    Éditions Trajectoire - 368 pages - Très nombreuses illustrations - 22 euros

    En vente dans toutes les bonnes librairies, sur www.amazon.fr  et  www.fnac.fr

    La vraie question n'est pas de savoir si vous avez du magnétisme : tout le monde en a. Non : il s'agit bien de savoir si vous en avez plus que la moyenne.

    Pour cela, pratiquez le test de la magnétisation (appelée encore "momification") d'un citron.

    Prenez un citron : posez-le sur une assiette, puis placez vos deux mains à 2 centimètres au-dessus. La bonne position pour magnétiser est celle indiquée par le dessin ci-après.

    MAINS.jpg
    Conservez cette position pendant environ 10 minutes : vous êtes en train de "magnétiser" le citron.

    Faites cette opération deux fois par jour : une fois le matin et une fois le soir.

    IMPORTANT

    Pendant vos séances de magnétisaton du citron, pensez mentalement au résultat final que vous souhaitez obtenir : "Je transmets tout mon magnétisme à ce citron, afin de parvenir à le momifier".

    Voici, en photo, à quoi vous devez parvenir après plusieurs jours de magnétisation.

    citrons.jpg
    À gauche, le citron au départ du test.
    À droite, le citron momifié après plusieurs jours : il a rapetissé, devenant sec et dur !

     

    TRANSMETTEZ-NOUS VOS RÉSULTATS !

    N'hésitez pas à nous transmettre vos résultats sous forme de commentaires (durée du test, sensations,...) et de photos, à l'adresse email de notre blog : paranormal@orange.fr.

     

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     Le livre qui révèle tous les secrets de l'énergie des mains !

    Auteur Jacques Mandorla - Préface de Maurice Mességué

    Éditions Grancher - 258 pages - Nombreuses illustrations - 22 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

    Nous avons tous du magnétisme ! Grâce à mon livre ABC DU MAGNÉTISME, vous allez mieux comprendre les phénomènes liés à votre magnétisme personnel : énergie des mains, aura, hypnose, influence du cosmos...

    Si vous voulez savoir comment les guérisseurs parviennent à soigner en utilisant cette énergie issue du corps humain et - pourquoi pas - apprendre à magnétiser vous-même afin de soulager les bobos de votre entourage, ce livre de 260 pages est fait pour vous !

    • - Apprendre à utiliser votre magnétisme, en vous proposant de faire chez vous de nombreux tests (faciles pour les débutants, moyens et difficiles pour ceux qui souhaitent se perfectionner), en suivant attentivement les conseils de préparation et en étudiant dans le détail les 4 grandes techniques existantes : classique, empirique, orientale (reiki) et magique.
    • - Comprendre comment le magnétisme peut guérir : techniques de l'imposition des mains et des passes magnétiques, pratique en direct ou à distance, types de maladies pouvant être traitées, utilité des aimants...
    • - Prendre connaissance, par des témoignages réels, de l’existence de guérisons étonnantes, obtenues par des magnétiseurs professionnels.
    • - Mesurer tout ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais guérisseur.
    • - Découvrir les travaux scientifiques du professeur Yves Rocard, qui expliquent pourquoi chacun d'entre nous réussit à obtenir des résultats en magnétisme et en radiesthésie.

    Après avoir lu ce livre ABC DU MAGNÉTISME, vous aurez un autre regard sur les pouvoirs étonnants de l'Homme.

  • TEST DES FLEURS SÉCHÉES

     Une expérience incroyable, à faire chez vous : le test des fleurs séchées !
    Par Ranky

    Auteur de l'Encyclopédie du Mystère (Éditions Trajectoire)

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    Regardez bien cette photographie. Il s’agit du portrait de Julien, un membre de la famille de Ranky. Décédé en 1970, cet homme, doué d’une mémoire fabuleuse et d’un savoir immense, possédait un ascendant extraordinaire sur les personnes qui l’approchaient. Tout son être dégageait un magnétisme envoûtant et bénéfique. Cette photo est la dernière prise avant sa mort.

    Le premier fait extraordinaire se produisit à peine un mois après le décès. Prenant quelques violettes, nous les avons placées près de la photo. En une dizaine de jours, ces violettes se sont immortalisées.

    Ayant remarqué le phénomène, nous avons placé à nouveau d’autres fleurs près du portrait. Résultats identiques : toutes les fleurs sèchent en peu de temps. Quelques variétés réputées durer longtemps, dans un vase rempli d’eau, ont subi le même sort : les fleurs sèchent, sans perdre un seul pétale. Les roses grimpantes, de nature fragile, perdent vite leurs pétales qui ont tôt fait de former un tapis sur le sol. Pourtant, toutes les roses placées près de la photographie s’immortalisent en 10 ou 15 jours et les pétales ne tombent pas.

    Nous en possédons des cartons pleins. Bien sûr, nous avons tenté de trouver une explication à ce phénomène qui se reproduit depuis plusieurs décennies. À ce jour, nous n’en possédons pas.

    Que les fleurs soient dans l’eau, sans eau ou dans un pot rempli de terre, le résultat est identique. Nous avions pensé que le degré hygrométrique de l’air pouvait agir. Nous avons donc sans arrêt déplacé la photo, la changeant de pièce, du rez-de-chaussée au sous-sol : toujours le même résultat !

    Si nous coupons deux fleurs venant du même pied, celle posée près de la photo sèche, l’autre meurt en perdant ses pétales.

    Au cours du séchage qui devient visible vers le 8ème jour, si nous enlevons la photo, la fleur arrête de sécher, perd ses pétales et souvent se met à pourrir.

    Une photo identique se trouvait en Saône-et-Loire, dans l’appartement de la veuve de Julien : le même phénomène se produisait, dans n’importe quelle pièce, en n’importe quelle saison et dans toutes les conditions !

    Reproduisez chez vous cette expérience étonnante
    Pour cela, c'est très simple : il vous suffit d'imprimer cette photo (ou de nous demander de vous l'envoyer par mail) puis de la poser chez vous, à l’endroit que vous voulez, et de fleurir celle-ci comme s’il s’agissait d’un de vos proches disparus.

    Voici quelques précautions concernant les fleurs. Vous devez les choisir en "bonne santé", les couper avec précaution, de façon à ne pas déchirer les pétales ou abîmer les queues. Si, au cours de vos expériences, quelques pétales tombent, cela proviendra probablement d’une blessure de la fleur.

    À noter que le séchage des fleurs s’accompagne souvent d’autres manifestations mystérieuses : déplacements d’objets, bruits, etc.

    Ce test est paru dans diverses revues et magazines. Nous avons reçu plus d’une centaine de lettres de lecteurs ayant tenté l’expérience avec succès, mais "bizarrement", aucune missive émanant d’un scientifique. Mais nous savons qu’ils ont des préoccupations autrement plus importantes !

    MERCI DE NOUS FAIRE PART DU RÉSULTAT DE VOTRE TEST EN NOUS LAISSANT UN COMMENTAIRE.

  • UN ÉTRANGE TALISMAN

     L’étrange talisman ésotérique de la Reine Catherine de Médicis

    En 1589, sur son lit de mort, la Reine Catherine de Médicis lègue à Henri 1er de Mesmes un mystérieux coffret fermé, avec ordre de ne jamais l'ouvrir, sous aucun prétexte. Elle seule sait ce qu’il contient. Mais, en 1826, la famille de Mesmes ne respecte pas le pacte de son ancêtre et ouvre le coffret !

    Par Jacques Mandorla

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    Portrait de Catherine de Médicis peint vers 1555 par un artiste inconnu (Galerie des Offices, Florence).

     

    Ce que l'Histoire a surtout retenu de la Reine Catherine de Médicis (1519-1589), épouse du Roi Henri II, c’est qu'elle fut l'instigatrice du terrible massacre perpétré contre les protestants à Paris, le 24 août 1572, jour de la fête de saint Barthélémy.

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    Catherine de Médicis le jour du massacre de la Saint-Barthélémy (tableau d’Édouard Debat-Ponsan - 1880 – Musée du Louvre).

     

    La Reine consulte Nostradamus

    Peu de gens savent que Catherine de Médicis fut une grande passionnée d'astrologie et de sciences occultes. Ainsi, elle fera appel aux deux plus grands devins de son époque.

    La Reine, ayant entendu parler des prédictions remarquables qu'on attribue à Michel de Nostre-Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus, l’invite en août 1556 au château de Blois : elle lui présente ses enfants et lui demande de dresser leur horoscope. Le mage révèle alors : « Trois de vos quatre garçons porteront la couronne ». L’avenir lui donnera raison : François, Charles et Henri deviendront rois de France. La Reine, satisfaite des prédictions de Nostradamus (on le serait à moins !), lui offre une importante récompense et le consultera encore à plusieurs reprises. Jusqu’à la dramatique prédiction de Nostradamus annonçant qu’Henri II, l’époux de Catherine de Médicis mourra au cours d’un tournoi, un oeil transpercé par la lance de son adversaire.

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    Le mage Nostradamus a été consulté régulièrement par Catherine de Médicis (estampe de 1870 - Réunion des Musées Nationaux).

     

    Après la mort de Nostradamus, Catherine de Médicis fait appel en 1571 à l'astrologue Cosme Ruggieri qui est originaire de Florence comme elle. On sait, de source sûre, que la Reine tient fortement compte de son avis, notamment sur la décision à prendre concernant les princes protestants détenus depuis la Saint-Barthélemy.

     

    Un mystérieux coffret qu’il était interdit d’ouvrir

    Si, à la Cour du Roi, la passion de Catherine de Médicis pour l’ésotérisme est bien connue, personne ne sait par contre que, peu avant sa mort, elle lègue à Henri 1er de Mesmes un coffret, fermé et sans la clé, avec l’ordre de ne jamais l'ouvrir, sous aucun prétexte. Elle seule sait ce qu’il contient.

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    Coffret similaire à celui offert par Catherine de Médicis à Henri Ier de Mesmes et contenant le mystérieux talisman.

     

    Ce monsieur de Mesmes, qui mourut en 1596 soit sept ans après la Reine, était conseiller d’Etat, magistrat et député de Paris. Étant très proche de la Reine, il n’est pas étonnant que celle-ci lui ait confié sur son lit de mort un aussi précieux cadeau.

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    Henri Ier de Mesmes à qui Catherine de Médicis offrit son coffret avec l’ordre de ne jamais l’ouvrir sous aucun prétexte (estampe Claude Mellan – 1644 – Musée Beaux-Arts de Nancy).

     

    Il faudra attendre l’an 1696, soit 107 ans après la mort de la Reine, pour découvrir, dans un opuscule paru à Londres et intitulé « L'art d'assassiner les rois, enseigné par les Jésuites à Louis XIV et à Jacques II », ce qui s’était exactement passé le jour de la remise du coffret : « Catherine de Médicis fit appeler Monsieur de Mesmes et lui confia une boîte métallique bien fermée à clef et lui dit qu’elle avait jugé à propos de lui remettre entre les mains ce sacré dépôt qui était le plus riche trésor qu'elle eût dans le monde, avec ordre de ne l'ouvrir jamais ni de le donner à personne, à moins que ce ne fût par son commandement signé de sa propre main. Elle engagea Monsieur de Mesmes à faire serment qu'il tiendrait parole, sous peine d'encourir sa haine et son indignation. La Reine étant morte sans retirer la boîte des mains de M. de Mesmes et celui-ci étant pareillement décédé, les héritiers de M. de Mesmes la gardèrent longtemps dans leur famille sans l'ouvrir ».

    On sait que ce coffret était garni de velours à l’intérieur et avait été conservé à Laval (Mayenne) dans la famille de Mesmes, sans que personne ne trahisse la promesse que leur ancêtre fit à la Reine. Jusqu'en 1826, soit presque deux siècles et demi plus tard, date à laquelle la curiosité fut la plus forte !

    Une chronique de l’époque évoque ce manquement à la parole donnée à la Reine : « Le temps, qui fait oublier toutes choses, rendit les descendants de M. de Mesmes assez curieux pour ouvrir le coffret, dans l'intention d'y trouver un trésor inestimable. La boîte étant ouverte, on trouva une chose qui fit horreur et produisit le dernier étonnement : c'était une médaille en métal inconnu, ovale, en forme de bouclier, semblable à celles que les anciens Romains consacraient à leurs faux dieux. La gravure de cette médaille représentait Catherine de Médicis faisant offrande au démon ».

    Cet objet est qualifié de médaille : en réalité, comme il comporte de nombreux signes et symboles ésotériques, il s’agit en fait d’un talisman.

    En faisant des recherches dans des documents anciens, je suis parvenu à trouver des informations sur cet étonnant objet dans le livre « Discours merveilleux de la pie, actions et déportements de Catherine de Médicis » d’un écrivain du nom d'Henri Estienne (1531-1598), contemporain de la Reine : « Cette Princesse portait toujours sur elle ce talisman. Il était de la façon et de la fabrique du sieur Régnier, fameux mathématicien qui passait pour magicien et en qui elle avait beaucoup de confiance. On prétend que la vertu de cet objet était pour gouverner souverainement et connaître l'avenir, et qu'il était composé de sang humain, de sang de bouc et de plusieurs sortes de métaux fondus ensemble sous quelques constellations particulières, qui avaient rapport à la nativité de cette Princesse. L'original de ce talisman, qui fut trouvé et cassé après sa mort, est à présent conservé au Cabinet de curiosités de l'abbé Fauvel qui l'a fait ainsi graver et copier très fidèlement ».

    Ce texte appelle quelques remarques : le sieur Régnier, cité ici, est probablement la francisation du nom de Cosme Ruggieri, l'astrologue florentin de la Reine dont nous avons déjà parlé..., Reine que l’auteur Henri Estienne rabaisse, au passage, au rang de « Princesse » ! Le rite de consécration évoqué correspond bien aux rites de magie connus au Moyen Âge : sang humain, sang de bouc, métaux fondus ensemble à certaines dates pour bénéficier d'influences cosmiques particulières. Par contre, toutes les recherches en archives que j'ai personnellement menées pour retrouver la trace de cet abbé Fauvel et de son original du talisman sont, hélas, restées vaines. 

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    Dessins de l'avers et du revers du talisman de la Reine, décrits par Henri Estienne dans son livre « Discours merveilleux de la pie, actions et déportements de Catherine de Médicis ».

     

    Découverte d’un second exemplaire du talisman !

    Vingt-deux ans plus tard, en 1848, on trouva un nouvel exemplaire de ce talisman à Baussy, près de Bayeux (Calvados). Edmond Lambert, bibliothécaire de la ville, déclare juste après l'avoir étudié : « Il est à peu près identique à celui de la famille de Mesmes. Ce talisman aurait été conçu par Jean Fernel d'Amiens, premier médecin d’Henri II, qui avait reçu de grands bienfaits de la Reine. Il lui aurait présenté cette médaille en guise d'étrennes parce qu'elle aimait les images symboliques et que, dans la plupart des fêtes qu'elle donnait à la Cour, elle faisait distribuer des médailles de cette sorte ».

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    Jean Fernel d'Amiens, premier médecin d’Henri II, aurait conçu le talisman de la Reine.

     

    L'existence de talismans différents prouve qu'il y a eu plusieurs séries fabriquées du vivant de Catherine de Médicis. Ce que confirment les chroniques de l'époque, qui font état de fêtes grandioses données par la Reine dans ses châteaux de Blois et de Chaumont-sur-Loire, fêtes au cours desquelles la Reine distribuait ses talismans aux invités !

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    Catherine de Médicis organisait de grandes fêtes dans son château de Chaumont-sur-Loire, au cours desquelles elle distribuait ses talismans aux invités.

     

    À quoi correspondent ces mystérieux signes ?

    Pour Edmond Lambert : « Ce talisman se rapporte indubitablement au roi Henri II et à sa famille. À l’avers, sous la figure d'Isis à tête d'épervier, il faut voir Catherine de Médicis. Henri II, sous les traits de Jupiter, l'aigle placé dans ses jambes, tient le sceptre fleurdelisé d'une main et de l'autre un livre qui doit être celui du destin. Isis lui fait voir, dans un miroir magique qu'elle tient et lui présente, la destinée de ses enfants. L'exergue présente trois lettres couronnées et deux qui ne le sont pas, à savoir : F, initiale de François, dauphin, qui devint roi sous le nom de François II. K pour Karl, initiale de Charles, duc d'Orléans, qui fut roi sous le titre de Charles IX le 5 décembre 1580. A, initiale d'Alexandre, duc d'Anjou, puis d'Orléans, qui prit le nom d'Henri III en mémoire de son père, lors de son avènement au trône en 1574. MG, sigle de Marguerite de France, née en 1553, qui fut une des plus belles et des plus spirituelles personnes de son temps. C'est la première femme d’Henri IV, qui fut aussi la dernière des Valois. Le mot OXIEL est un souhait pour l'avenir, comme « Plût à Dieu que les choses se passent ainsi ». Au revers est reproduite une image de Vénus dans une complète nudité. HAGIEL, dans l'ouvrage d’Agrippa, confirme cette désignation de Vénus. La présence du sigle MG pour Marguerite de France prouve que le talisman trouvé à Baussy a dû être exécuté entre 1552 et 1554 ».

    Il faudra encore attendre 90 ans pour que le chercheur Jean Marquès-Rivière donne, en 1938, dans son livre « Amulettes, talismans et pantacles », plus de précisions sur l'exemplaire de Laval : « Sur l’avers, la figure nue serait celle de Catherine de Médicis elle-même sous les traits de Vénus. Le revers nous présente un pantacle incontestablement jupitérien. Le dieu assis est Jupiter, ayant devant lui l'aigle de Ganymède. Un Génie à tête d'Anubis lui présente un miroir magique ».

    En faisant personnellement des recherches complémentaires dans différents grimoires anciens, j’ai pu comprendre que si Catherine de Médicis consulte le miroir magique, c’est pour savoir ce que l’avenir va lui réserver. Elle est représentée sous la forme d’une femme à tête d'oiseau et pieds d'aigle, tenant une flèche : ces symboles sont caractéristiques de Vénus. Le roi qui lui fait face est Henri II, son époux, assis avec un aigle entre les jambes et tenant un sceptre dans sa main gauche : ce personnage incarne effectivement Jupiter.

    Par ailleurs, j’ai découvert les interprétations des différents noms inscrits en majuscules. Ainsi, ANAEL est le nom de l’ange de Vénus et génie du vendredi (ce qui semble signifier que c’était probablement le jour le plus favorable pour fabriquer le talisman). HE est la 5e lettre de l’alphabet hébraïque, signe de la maternité divine. HANIEL représente l’archange de Vénus qui s’occupe des humains sur le plan sentimental et sexuel. EBVLEB caractérise BELZÉBUTH, le prince des démons. Enfin, ASMODÉE est le démon destructeur qui préside au signe du Taureau.

     

    Un troisième exemplaire découvert !

    À noter que, très récemment, en 1998, un troisième talisman a été trouvé, à l'aide d'un détecteur de métaux, sur la plage de Bray-Dunes, une station balnéaire du département du Nord, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Dunkerque. Cette trouvaille confirme qu’on doit pouvoir découvrir d’autres spécimens de ce talisman rarissime.

    Quand on pense que la Bibliothèque nationale de France (BnF), dont la mission est de recueillir, conserver et enrichir notre patrimoine documentaire, ne possède même pas un exemplaire original de ce talisman, mais seulement un surmoulage de celui trouvé en 1826 dans le coffret de la famille de Mesmes à Laval ! On imagine alors la valeur que représenterait toute nouvelle trouvaille !

     

    Pour en savoir plus sur les porte-bonheur

    De nombreux objets ont, à travers les siècles, servi de porte-bonheur. Les spécialistes répartissent ces objets en deux catégories : les objets prophylactiques, censés prévenir une maladie et les objets apotropaïques, destinés à conjurer le mauvais sort (ou mauvais œil).

    Voici les principaux porte-bonheur, classés dans l'ordre alphabétique.

     Amulette

    Petit objet qu'on porte sur soi dans l'idée superstitieuse qu'il préserve des maladies, dangers, accidents, sortilèges, événements fâcheux, maléfices, souffrances physiques et morales.

     

    Abrasax

    Objet représentant un être monstrueux, avec une tête de coq, un corps d'homme dont la main droite tient un fouet et la gauche un bouclier, et des jambes en forme de serpents ! Chacune des parties du corps de cette entité monstrueuse avait sa raison d'être sur le plan symbolique : la tête de coq signifiait la vigilance, le bouclier la protection, le fouet l'autorité et les serpents le mystère de l'éternité.

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    L’abrasax représente un être monstrueux, avec une tête de coq, un corps d'homme et des jambes en forme de serpents.

     

    Charme

    Formule d'incantation magique qui était censée donner une bonne protection. Par exemple, on répétait trois fois de suite, à voix haute : « Hax, pax, max » pour se protéger d’une attaque éventuelle d’un animal agressif.

     

    Ex-voto

    Objet symbolique que l'on porte sur soi ou que l'on place dans un lieu de culte, en accomplissement d'un vœu ou en remerciement d'une grâce obtenue : guérison d'une maladie, protection contre les naufrages, espoir de bonnes récoltes...

     

    Fétiche

    Objet, sculpté dans le bois ou la pierre, auquel on attribue un pouvoir magique capable d'attirer la chance et d'écarter les dangers. On l'appelle aussi « grigri ». Ce sont les colonisateurs occidentaux qui ont baptisé, par ce mot, les objets de culte qu'ils découvrirent chez les peuples dits primitifs.

     

    Mascotte

    Ce terme vient du provençal « mascoto » signifiant « protecteur de la maison ». À la fin du XIXe siècle, au moment de l’essor de l’industrie automobile, on donna même ce nom aux bouchons de radiateurs afin de protéger les conducteurs des dangers de la route !

     

    Pantacle

    Objet censé posséder des vertus magiques de protection contre les forces diaboliques.

     

    Phylactère

    Fragment de texte saint ou de relique qui sert de porte-bonheur. Il faut noter que ce terme désigne aussi les bulles des bandes dessinées dans lesquelles sont placés les textes !

     

    Talisman

    Objet sur lequel sont inscrits ou gravés des signes consacrés et auquel on attribue des vertus magiques de protection.

     

    Un livre à lire : des centaines de porte-bonheur (et leurs vertus) à découvrir

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    "Le Grand Livre des Porte-Bonheur" par Jacques Mandorla

    Éditions Trajectoires

    462 pages couleurs - 24,95 euros

     

  • LA FIN DU MONDE PRÉDITE PAR LES MAYAS

    LA FIN DU MONDE PRÉDITE PAR LES MAYAS

    par Jacques Mandorla

    LA FIN DU MONDE PRÉDITELa civilisation maya, qui s’est développée en Amérique centrale dans les régions du sud du Mexique (Chiapas et Yucatan), au Guatemala, au Belize, au Salvador et au Honduras occidental, est aussi connue que son homologue inca du Pérou.

    Mais ce ne sont pas ses sites archéologiques célèbres (Tikal, Palenque, Chichen Itza...) qui font actuellement la une de l’actualité, mais une prophétie qu’ils auraient émises il y a plusieurs siècles, avant que cette civilisation ne disparaisse définitivement.

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    Depuis plusieurs années circule une inquiétante rumeur : selon le calendrier maya, visible sur de nombreuses pierres gravées, la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012 !

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    Le vecteur principal de cette annonce apocalyptique étant, comme souvent, le Web. Mais pas seulement.

    Déjà, en 1987, l’auteur américain José Argüelles (mort en mars 2011) s'est inspiré de cette hypothèse dans son livre « Le facteur maya ».

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    Selon le calendrier maya, le système solaire changerait de cycle tous les 5 125 ans. Sachant que, selon les Mayas, la Terre est née à une date qui correspond, pour nous, à 3 113 avant J.C., la fin du monde arrivera en 2012 !

    Pour les « mayanistes » du mouvement New Age américain, cette date marquera un changement dans la conscience mondiale et le début d’une nouvelle ère.

    Mais pour d’autres, cette date annonce un cataclysme reposant sur trois possibilités de phénomènes.

    La première hypothèse évoque une inversion du champ magnétique de la Terre, c’est-à-dire que le Pôle Nord deviendra le Pôle Sud et vice versa. C’est ce que traite le réalisateur allemand Roland Emmerich dans son film intitulé « 2012 ».

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    La seconde hypothèse met en avant un alignement particulier entre plusieurs planètes et le Soleil.

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    Enfin, la troisième hypothèse fait état de la chute d’un astéroïde percutant notre planète à très grande vitesse.

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    Quelle que soit l’hypothèse retenue, les tenants de la théorie cataclysmique affirment que ce phénomène occasionnera des séismes et des tsunamis d'une formidable ampleur.

    La quasi totalité des scientifiques réfutent toutes ces hypothèses qui ne reposent, selon eux, sur aucune théorie astronomique fiable...

    Dans notre précédent article, nous avons évoqué la prédiction de la fin du monde pour le 21 décembre 2012… citée par certains auteurs faisant référence, selon eux, à des textes et au calendrier des Mayas.

    Sur Internet, on assiste à un véritable déferlement de littérature à portée apocalyptique : il y a actuellement plus de 2 500 000 pages consacrées à cette fin du monde 2012 !

     Cette prédiction appelle plusieurs remarques.

    1) L’écriture maya commence à être déchiffrée depuis quelques années seulement : les spécialistes estiment qu’on a identifié environ 50 % des « glyphes » (signes d’écriture) de cette civilisation précolombienne. Or, en ce qui concerne cette prédiction dite « des Mayas », les archéologues n’ont trouvé aucun texte original qui aurait été écrit par cette civilisation et qui ferait référence à ce cataclysme annoncé. En réalité, il s’agit d’interprétations récentes, fondées sur le fait que, pour les Mayas, le système solaire changerait de cycle tous les 5 125 ans.

    50 % des signes (gyphes) de la langue des Mayas sont actuellement déchiffrés.

     2) À ce jour, l’annonce de la fin du monde est la… 183e depuis la chute de l’Empire Romain (on peut quand même se demander comment les scientifiques ont réussi à établir une statistique aussi précise !). Et les 182 précédentes ont toutes été erronées : on se souvient de Paco Rabanne jouant les Nostradamus il y a quelques années, ce qui lui a valu d’être licencié par les propriétaires des marques portant son nom !

    Paco Rabanne a payé cher ses prédictions erronées.

     3) De nombreuses dérives sectaires risquent d’apparaître d’ici la date fatidique, faisant craindre aux autorités de nombreux pays des drames comme ceux du « suicide » de 16 membres de l’Ordre du Temple Solaire en 1995 dans le Vercors. Ou pire, de celui de 914 adeptes du Temple des Peuples, secte de Jim Jones, empoisonnés au cyanure de potassium, le 18 novembre 1978 à Jonestown, au Guyana.

         

    Au Guyana, en 1978, Jim Jones, le gourou de la secte du Temple des Peuples, a entraîné tous ses adeptes dans la mort.

     4) On dit que les Renseignements Généraux français auraient constaté, ces derniers mois, des « mouvements inhabituels de population » dans deux départements français : les Pyrénées-Orientales et l’Aude.

    À Lamanère, petit village de 60 âmes des Pyrénées-Orientales (c'est le village situé le plus au sud de la France continentale), des bunkers ont été construits pour faire face à la fin du monde !

    Et à Bugarach (Aude), la folie s’est emparée de cette commune de 200 habitants : en effet, une rumeur circule que seule cette bourgade, connue pour son « pech » (un pic culminant à 1 200 m d’altitude), sera épargnée ! Une sorte d’arche de Noé en quelque sorte. Résultat : les prix de l’immobilier ont été multipliés par quatre ! Et des milliers de personnes commencent déjà à affluer sur le site, depuis plusieurs mois : participants à des stages ésotériques, thérapeutes de tout poil, adeptes du New Age, pratiquants d'expériences de survie en pleine nature, chercheurs d’OVNI, chasseurs du fameux trésor de l’abbé Saunière…

     5) Pour les archéologues et les scientifiques, la prédiction n'a rien de dramatique : 2012 représente en effet la fin du cycle de 5 125 ans auquel croyaient les Mayas et annoncerait juste un renouveau, c'est-à-dire le début d'un nouveau cycle, sans cataclysme.

     6) Rappelons, pour terminer, que notre Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) se tient à la disposition de toute personne capable de prédire un événement d’ordre national ou planétaire et se propose de lui faire passer gratuitement des tests scientifiques, en présence d’experts, permettant d’évaluer ses capacités paranormales.

     En conclusion :

    -      soit le 21 décembre 2012 notre planète sombre dans le néant et, dans ce cas, bravo aux Nostradamus modernes qui l’avaient prédit ! Et adieu à tous...

     -      soit il ne se passe rien ce jour-là, la vie reprend son cours et on en reparle ensemble le 22 décembre au matin !

     

     

     

     

     

  • CES PORTES ÉTRANGES

     

    Ces portes étranges qui s’ouvrent sur le passé 

    Par Jacques Mandorla

    Certains lieux semblent avoir enregistré, à jamais, la mémoire d’événements importants, étonnants ou dramatiques qui resurgissent ensuite, à l’identique, bien des années plus tard. Ces lieux particuliers sont désignés sous le nom de « portes du passé » et mettent en scène des êtres à allure fantomatique.

    Dans l’Antiquité grecque, le site de la bataille de Marathon(qui eut lieu en 490 avant notre ère), situé à 40 km au sud d’Athènes, était déjà réputé constituer une porte vers le passé. À date régulière, des témoins ont dit se retrouver transportés en pleine bataille entre Grecs et Perses.

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    Le site de la bataille de Marathon (qui eut lieu en 490 avant notre ère), situé à 40 km au sud d’Athènes, serait une "porte du passé".

     

    L’exemple le plus spectaculaire de ce phénomène s’est, de l'avis de beaucoup de spécialistes, passé en France pendant l'été de l'année 1901.

     

    Versailles, porte royale vers le passé ?

    Le poète Jean Cocteau écrivit dans la préface du livre Les fantômes de Trianon paru en 1959 : « Si, un jour, les avions volaient à la vitesse de la lumière, ils atteindraient un univers dont une porte s’est ouverte par erreur le 10 août 1901 pour Miss Moberly et Miss Jourdain ».

    Il faisait allusion à un phénomène extraordinaire qui s’était passé, au début du XXe siècle, au château de Versailles. Ce jour-là, dans l’après-midi, deux touristes anglaises Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain ont décidé de visiter le célèbre château.

    Charlotte Moberly (1846-1937) est la fille d’un responsable de l’Église d’Angleterre. Âgée de 55 ans, elle exerce la fonction de principale d’un collège de filles à Oxford. Elle vient juste de recruter comme adjointe Eleanor Jourdain (1863-1924), âgée de 38 ans. En août 1901, les deux amies décident d'aller visiter la France et, plus particulièrement, le château de Versailles.

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    Les deux Anglaises Eleanor Jourdain (à gauche) et Charlotte Moberly affirment avoir vécu une étrange aventure en août 1901 dans le parc du château de Versailles.

     

    Au cours de leur visite, elles se dirigent vers le Petit Trianon, sans connaître le bon chemin. Le temps est couvert. Elles ont alors l’impression de pénétrer dans un univers qu'on qualifierait aujourd'hui de virtuel. Elles disent avoir aperçu une femme en train de secouer une nappe blanche et deux jardiniers qui conversent près d’une brouette, tous habillés en tenues d'époque royale.

    Les deux visiteuses ressentent une impression grandissante d’inquiétude. Le paysage leur paraît irréel, semblable à une tapisserie.

    Près d’un petit kiosque, un homme arrive en courant et leur dit : « Mesdames, il ne faut pas passer par là. Par ici, cherchez la maison ». Plus loin, effectivement, apparaît la maison, le Petit Trianon : sur le devant, une dame semble lire : ses cheveux sont blonds et elle est coiffée d’un chapeau de paille : elle ressemble étrangement à Marie-Antoinette. Les deux touristes anglaises se sont-elles réellement retrouvées face à la Reine, remontant le temps jusqu’en 1789 ?

    Puis, un jeune homme leur demande de le suivre. Elles quittent alors les jardins de Trianon.

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    Le deux Anglaises se dirigent vers le Petit Trianon, sans connaître le bon chemin. Elles ont alors l’impression de pénétrer dans un univers qu'on qualifierait aujourd'hui de virtuel.

     

    Miss Jourdain retournera, seule, à deux reprises sur les lieux. Cinq mois plus tard, le 2 janvier 1902, elle dit avoir vu deux hommes vêtus de tuniques qui remplissent une charrette de fagots, puis avoir entendu des voix de femmes alors qu’en même temps retentit une étrange musique. Elle y retourne 6 ans et demi plus tard, pour la troisième fois : le 12 septembre 1908, elle assiste à la dispute de deux femmes.

    Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain ont raconté leur étrange histoire dans un livre intitulé An adventure dont la première édition parut à Londres en 1911. L’édition française, sortie en 1959 et préfacée par Jean Cocteau, a pour titre Les fantômes de Trianon.

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    Marie-Antoinette en chemise (portrait peint en 1783 par Elisabeth Vigée Le Brun). Sur ce tableau, elle porte un chapeau de paille comme celui décrit par les deux Anglaises.

     

    Hasards curieux ou analogies troublantes

    Différents faits ont été notés par les chercheurs en paranormal. Ainsi, un petit kiosque avait été prévu dans le nord du jardin par Antoine Richard, le jardinier de Marie-Antoinette. Ce kiosque figure sur un plan soumis en 1774 par celui-ci, mais n’a jamais réalisé. Pour le chercheur Robert Amadou : « Il semblerait que les demoiselles eussent pris connaissance des projets déçus du jardinier, plutôt que de la réalité historique du passé ».

    Par ailleurs, un autre chercheur, Guy Lambert, remarque qu’elles n’ont pas signalé des éléments appartenant au Petit Trianon de 1789, comme le Jeu de Bague ou le Belvédère : ne serait-ce pas plutôt l'édifice de 1774 qu’elles auraient visité ? En effet, si l’on porte sur un plan des jardins du Petit Trianon les divers épisodes de l’aventure, ceux-ci se concentrent alors autour de la maison du jardinier Antoine Richard.

    Toutefois, il semble qu’un pavillon correspondant au signalement du kiosque existait réellement en 1774. Les Anglaises auraient donc vu le Trianon de 1774, et il ne serait pas nécessaire d’invoquer un rêve de jardinier.

     

    Quand les apparitions se succèdent à Versailles

    Étrangement, depuis 1901, ce phénomène n’a cessé de se reproduire dans le Parc du château de Versailles : 1908 (la famille Crooke aurait rencontré, par deux fois, une femme en train de dessiner), 1928, 1935, 1937, 1938, 1949, 1955 (le 21 mai, un avoué londonien et son épouse disent avoir croisé, dans une allée du parc, une femme en robe jaune et deux hommes avec des vêtements du XVIIIe siècle).

    Comme la plupart des témoignages proviennent de sujets de sa gracieuse Majesté, on peut se demander si ces derniers ne seraient pas plus sensibles que les autres à la présence de fantômes !

    L’écrivain français Jean-Jacques Barloy a tenté une analyse statistique des divers témoignages. Des constantes reviennent souvent : une femme, des hommes en tricornes, une atmosphère chargée d’électricité, des témoins oppressés. Il a, de plus, recueilli plusieurs témoignages contemporains inédits : une visiteuse de Trianon aperçoit, parmi les arbres, une femme en robe longue avec une ombrelle (printemps 1965). Une autre voit des vitrines pleines de perruques. Deux dames remarquent des femmes avec des chapeaux en forme de bateaux et les retrouvent ensuite, très ressemblantes, sur un tableau. Des dizaines de visiteurs aperçoivent des lumières qui éclairent le théâtre et se déplacent. Un témoin voit, d’une chambre de Trianon, des femmes en robes de cour qui dansent...

     

    Tentatives d’explication

    De très nombreuses hypothèses ont été formulées pour cet étrange phénomène qui se serait déroulé dans le parc du château de Versailles. Voici les 8 principales.

    Hypothèse n°1 : les deux Anglaises auraient monté un canular. Celui-ci aurait tellement bien fonctionné qu’elles ne purent dire la vérité ensuite, d'une part pour ne pas se ridiculiser et d'autre part afin de ne pas freiner les ventes de leur livre An adventure qui obtint un grand succès en librairie.

    Hypothèse n°2 : elles auraient rencontré des personnages costumés en train de répéter l’une animations des fêtes que le comte Robert de Montesquiou-Fezensac donnait à l’époque dans le parc de Trianon. Cependant, après vérification, aucune fête n’a eu lieu ce jour-là à Versailles.

    Hypothèse n°3 : il s’agirait d’une hallucination ou plutôt d’une mislocation, c’est-à-dire d’une fausse localisation des objets à la suite de perceptions confuses et d’interprétations erronées. Les deux demoiselles auraient vu des objets ou des personnages réels, mais elles auraient ensuite tout embrouillé, peut-être sous l’effet d’un repas trop arrosé. Pourtant, on peut objecter que le décor décrit par elles diffère vraiment trop de celui de 1901.

    Hypothèse n°4 : il s’agirait d’un rêve éveillé. En 1954, Léon Rey, archiviste paléographe, attire l’attention sur un point important et fort étrange du récit de Miss Jourdain et de Miss Moberly : la description du kiosque. Ce kiosque ne correspond à aucun bâtiment existant en 1901, mais on sait qu’un kiosque avait été prévu dans le nord du jardin par Antoine Richard, le jardinier de Marie-Antoinette, puisqu’il figure sur un plan soumis en 1774 par celui-ci, mais ne fut jamais réalisé.

    Hypothèse n°5 : il s’agirait d’un rêve fait par Marie-Antoinette et perçu télépathiquement par les deux Anglaises. Miss Jourdain et Miss Moberly ont peut-être capté un rêve, non pas celui d’un jardinier, mais celui de Marie-Antoinette. Cette hypothèse est de Miss Moberly elle-même. Le dernier chapitre de leur livre, écrit par elle seule, est intitulé Une rêverie. Miss Moberly s’intéresse à ce qui s’est passé le 10 août 1792. Ce jour-là, 109 ans jour pour jour avant qu'elles ne se rendent à Versailles, eut lieu un étrange événement historique : Louis XVI, Marie-Antoinette et d’autres membres de la famille royale entrent, de bonne heure le matin, dans la salle où est réunie l’Assemblée législative. À l‘extérieur, au-delà des grilles, la foule hurle des menaces à l’encontre du roi. L’Assemblée ne permet pas à la famille royale de se placer à l’endroit qui lui est normalement dévolu, mais la refoule dans une sorte de réduit plutôt inconfortable : elle y restera jusqu’à dix heures du soir. Louis XVI a droit à un repas, mais on ne sait si c’est le cas de la reine.

    Hypothèse n°6 : on serait en présence d’une connaissance paranormale. Miss Jourdain et Miss Moberly auraient pu avoir bénéficié d'informations sur les jardins de Trianon à la suite d'une relation télépathique avec une personne ayant eu accès à des documents historiques.

    Hypothèse n°7 : certains radiesthésistes estiment que Versailles serait un site fortement chargé en énergie. Le château serait alors le théâtre de phénomènes surnaturels car des courants telluriques y parcourraient le sol. Des chercheurs se demandent d’ailleurs si ce n’est pas la connaissance de l'existence de telles particularités qui aurait incité Louis XIV à choisir Versailles comme capitale royale.

    Hypothèse n°8 : cette porte du temps serait explicable par la théorie de la relativité d'Einstein

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    « Ces dames ont trébuché dans le temps » aurait dit Albert Einstein en évoquant l’étrange aventure des deux Anglaises à Versailles, après avoir émis sa théorie de la relativité quatre ans plus tard, en 1905.

    Selon le célèbre physicien, il est en effet théoriquement possible, pour les deux Anglaises de voir Marie-Antoinette se promener dans les jardins de Versailles en 1789, à condition de se situer dans l’espace à 112 années-lumières de la Terre et de regarder vers celle-ci avec un puissant télescope : elles y verraient alors les images d’événements ayant eu lieu 112 ans auparavant !

    Il s’agit là du thème de l’univers parallèle qui intéresse les physiciens, les romanciers et les cinéastes. Nous vivons dans un univers à quatre dimensions : la longueur, la largeur, la hauteur et le temps. Les trois premières peuvent être parcourues dans les deux sens. Le temps, lui, ne peut l’être que dans un sens seulement et à une vitesse constante. On peut donc imaginer un autre univers, un autre espace-temps, où le temps pourrait, lui aussi, être parcouru dans les deux sens et à vitesse variable.

    Supposons que ces deux univers - comparables à deux trains roulant sur des voies parallèles - entrent parfois en collision, et que des portes s’ouvrent alors, permettant de passer de l’un à l’autre. On appelle ces portes des « points de conjonction spatio-temporels ».

    Emboîtant le pas d’Einstein, plusieurs physiciens n’hésitent pas aujourd’hui à affirmer que les fameux trous noirs de l’espace, ces masses de matière dense qui aspirent les étoiles, pourraient parfaitement jouer le rôle de portes du passé.

    À SUIVRE

     

    Ces portes étranges qui s’ouvrent sur le passé 

    Par Jacques Mandorla

    Dans notre précédent article, nous avons étudié le cas célèbre et extraordinaire des visions de deux touristes anglaises dans le parc du château de Versailles en août 1901. Voici d’autres exemples de portes du passé, et même du futur, existant en France !

    Rappelons que certains lieux semblent avoir enregistré, à jamais, la mémoire d’événements importants, étonnants ou dramatiques qui resurgissent ensuite, à l’identique, bien des années plus tard. Ces lieux particuliers sont désignés sous le nom de « portes du passé » et mettent souvent en scène des êtres à allure plutôt fantomatique.

    L’étrange aventure qu’auraient vécu les deux touristes anglaises Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain dans le parc du château de Versailles n’est pas la seule porte du passé dans notre hexagone (voir la première partie de cette article). On en trouve beaucoup d’autres, identifiables parce qu’elles ont vu se dérouler de terribles batailles (les témoins disent entendre des chocs d’armures et d’épées, des cris de guerre et des galops de chevaux !) ou parce qu’on voit apparaître des personnages dans leurs habits d’époque.

    Voici quelques exemples, classés par ordre chronologique.

     

    Préhistoire

    Dans la forêt de Juvigny-sous-Andaine (Orne), il est fréquent que des promeneurs ou chasseurs égarés se retrouvent dans une clairière, attirés par les lueurs de grands feux, visibles de loin : des hommes aux mines patibulaires, vêtus de la façon frustre, principalement de peaux de bêtes, se partagent, au milieu des flammes, un immense banquet pris sur une carcasse animale. Ils vivent dans des huttes, plantées autour de la place commune éclairée par un brasier.

    Tous ceux qui ont observé un moment cette scène ont pensé être tombés en pleine préhistoire. Or, il se trouve que la forêt d’Andaine, riche en polissoirs, était, à l'époque de l’Âge du bronze, parsemée de petits villages forestiers.

    Dans la forêt de Juvigny-sous-Andaine, des promeneurs disent apercevoir parfois des hommes de l'époque préhistorique.

    An 52 avant J.-C.

    À saint-étienne-du-Vigan (haute-Loire), encore aujourd’hui, des témoins affirment entendre régulièrement des cliquetis d’armes, des galops des chevaux et des cris de soldats semblant provenir d’une bataille dans le ciel.

    Or, on se situe sur le lieu exact où une tribu gauloise fut massacrée par l’armée romaine en pleine Guerre des Gaules menée par Jules César (52 avant Jésus-Christ).

    À saint-étienne-du-Vigan, des témoins disent entendre les fracas d'une bataille entre Gaulois et Romains.

     An 778

    À Urepel (Pyrénées-Atlantiques), des deux côtés de la frontière franco-espagnole, des paysans disent percevoir, à dates régulières, les bruits d’armes, les hennissements des chevaux et les hurlements des combattants de la bataille de Roncevaux qui eut lieu le 15 août 778.

    C’est au cours de ce combat que mourut, son épée Durandal à la main, le célèbre comte Roland qui dirigeait l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne.

    À Urepel, des gens sont persuadés d'entendre les cris des combattants de la bataille de Roncevaux au cours de laquelle mourut Roland.

     

    An 1364

    À Auray (Morbihan) eut lieu, le 29 septembre 1364, une terrible bataille entre deux familles rivales de Bretagne : les Blois et les Montfort.

    Depuis, des témoins projetés involontairement en pleine guerre de Cent Ans déclarent voir des chevaliers couverts de sang, armes à la main.

    Ces vues du passé seraient la cause d’inexplicables décès par crise cardiaque, constatés chez des paysans de la région, retrouvés raides morts au petit matin, dans les sinistres marécages.

    À Auray, des témoins projetés involontairement en pleine guerre de Cent Ans déclarent voir des chevaliers couverts de sang, armes à la main.

    An 1573

    À Saint-Martin-Lys (Aude), certaines nuits du 15 août, on entend des cloches tinter, puis des chants liturgiques grégoriens s’élever des ruines de l’ancienne abbaye de Lez, les voix étant renvoyées comme des échos par les vieux pans de murailles.

    En 1573, l’abbaye fut prise par des huguenots qui en faisaient le siège. C’était au soir du 15 août. Au cours de la nuit, ils massacrèrent les 200 moines dont les corps mutilés furent retrouvés le surlendemain par des paysans au lieu-dit La Plage. Depuis, les vestiges de l’abbaye semblent franchir les barrières du temps à cette date-anniversaire du 15 août.
    À la fin du XIXe siècle, l’ingénieur Ernest Cros, un physicien qui habitait la région, passa une partie d'un 15 août dans les ruines. En bon rationaliste, il émit alors l'hypothèse que le phénomène était dû à des « règles physiques inexpliquées ».

     

    À Saint-Martin-Lys, on entend des chants liturgiques grégoriens s’élever des ruines de l’ancienne abbaye de Lez.

    An 1627

    À Saint-Martin-de-Ré, sur l’île du même nom, près du vieux pont, une tentative de débarquement de troupes anglaises fut réduite à néant par un terrible combat avec les forces royales et catholiques de Louis XIII, sous le commandement du Cardinal de Richelieu. Ce fut  un épisode historique de la Guerre de Trente ans. 

    Depuis, il est arrivé à des riverains, déambulant sur ce pont, de se retrouver soudainement projetés dans cette année-là. Les manifestations perçues sont uniquement sonores : gémissements de mourants et cris de guerre mille fois répétés, comme « Tue ! Tue ! ».

       

    À Saint-Martin-de-Ré, des riverains, déambulant sur le vieux pont, se retrouvent soudainement projetés dans la Guerre de Trente ans.

    An 1903

    À Clamart (aujourd’hui dans le département des Hauts-de-Seine), en février 1903, un gamin nommé Jean-Louis Clartant vit avec sa mère dans une tour avec un pigeonnier, près de la mairie. Une nuit, il aperçoit dans l’embrasure d’une porte un chevalier en armure, âgé d’environ 50 ans, avec de gros sourcils et d’épaisses moustaches. Il affirme voir son épée déchirer de nombreuses mailles du fichu de sa mère ! Celle-ci n’ayant rien vu est persuadée que c’est son fils qui a abîmé son vêtement.

    L’affaire connaît un curieux rebondissement en 1970 : une historienne de Clamart, Germaine Deschamps, fait l’étude généalogique des personnes ayant habité la tour. Elle découvre alors qu’un chevalier y avait vécu entre 1426 et 1451 : un certain Guillaume d’Esprée, Grand fauconnier du Roi de France, habillé comme les Gens d’Armes, ce corps d’élite créé en 1440 par Charles VII dit Le Victorieux. Le pigeonnier existait déjà et servait au chevalier à élever des pigeons pour nourrir ses nombreux invités !

    En 1972, la mairie de Clamart n'a d'ailleurs pas hésité à faire apposer une plaque pour célébrer cet événement !

    La tour avec pigeonnier située à Clamart, a été le siège d'un étrange phénomène en 1903 !

     

    An 1925

    À Paris s’est déroulée une étrange histoire de porte du passé. Elle a été racontée par l’écrivain Claude Seignolle dans son livre paru en 1969 et intitulé Invitation au château de l’étrange. Jean Romier, étudiant en médecine âgé de 24 ans, profite d’une belle fin d’après-midi de printemps pour aller réviser ses cours sur l’une des chaises des jardins du Luxembourg.  Il est abordé par un vieil homme à redingote du nom d’Alphonse Berruyer. En fin de conversation, le vieillard propose une invitation pour le jeudi suivant, à un petit concert de musique de chambre, donné dans son appartement de la rue de Vaugirard.

    Claude Seignolle a relaté dans son livre "Invitation au château de l’étrange" l'étonnane histoire arrivée à Jean Romier, étudiant en médecine de 24 ans.

    Le jeudi suivant, Jean Romier se rend chez Mr Berruyer. Au cours de cette soirée, il a une longue conversation avec un jeune séminariste passionné de musique. Puis, vers 22 heures, le jeune homme salue ses hôtes un à un et descend le bel escalier de l’immeuble. Il n’a fait que quelques pas dehors, lorsqu’il ressent le désir de fumer une cigarette. Il s’aperçoit alors qu’il a oublié son briquet chez Mr Berruyer.

    Il remonte l’escalier et sonne. Personne n’ouvre. À force de tambouriner à la porte, le concierge de l’immeuble, alerté, monte. Il répond à Jean Romier qu'il veut parler à monsieur Berruyer : « Monsieur Berruyer ? Connais pas ! Il y a 20 ans que l’appartement est inoccupé ! ». On se retrouve au commissariat du quartier en présence d’un certain Mr Mauger, propriétaire de l’appartement en question. Le récit du jeune homme, pris pour un cambrioleur, étonne tout le monde. En réalité, Mr Berruyer était un aïeul de Mr Mauger et il a bien occupé l’appartement, mais il était mort depuis plus de 20 ans !

    On se décide finalement à ouvrir les portes de l’appartement : les sols sont couverts de poussière. Sur un meuble, une photographie : Jean Romier reconnaît le jeune séminariste avec lequel il avait pris tant de plaisir à discuter ! Mr Mauger lui répond du tac au tac : « Cela m’étonnerait beaucoup que vous ayez pu parler avec lui ce soir : c’était mon grand-oncle et il est mort en Afrique où il était missionnaire ! ». Jean Romier n’en revient pas : « Mais il y a à peine 3 heures, nous étions là, au bord de cette cheminée, à causer en fumant ». Tout en disant cela, il s’approche du tablier de marbre de la vieille cheminée, le bras tendu : là, il voit son briquet… couvert de poussière !

     

    An 1951

    À Puys (Seine-Maritime), le 4 août 1951, Dorothy et Agnès Norton, deux Anglaises (encore !) en vacances près de Dieppe, disent avoir entendu à 4 heures du matin « des cris, des rafales d’armes à feu, des bruits d’avion, des explosions d’obus » provenant de la plage.

    Neuf ans plus tôt, le 19 août 1942, eut lieu à cet endroit l’opération Jubilée, répétition du débarquement de 1944, qui impliqua 3 bataillons canadiens et un commando de la Marine Royale britannique. Le bilan fut terrible : 1 200 morts et 2 500 blessés.

    Faut-il croire aux portes du futur ?

    À côté des portes du passé qui projettent des témoins dans de surprenantes batailles historiques, il existerait aussi des portes laissant entrevoir l’avenir.

    La plus étonnante serait située à Crussol, près de Saint-Péray, en Ardèche. Et, insigne honneur, elle a été expérimentée par Bonaparte en personne, lequel confia un jour dans les salons des Tuileries son témoignage à une comtesse qui écrira un livre intitulé Mémoires de Madame de Rémusat 1802-1808, retraçant la vie à la Cour au temps de Napoléon Ier.

    Bonaparte confia, un jour, à la comtesse de Rémusat avoir,  jeune sous-lieutenant, pénétré une porte du futur dans les ruines du château de Crussol en Ardèche.

     

    En 1786, Bonaparte vient d’être reçu sous-lieutenant. Il n’a que 17 ans et est alors affecté au régiment d’artillerie de La Fère basé à Valence. Un jour de permission, il visite le château en ruines de Crussol, construit au XIIe siècle par un seigneur local nommé Gérald Bastet. Intrigué par une étonnante fenêtre ovale en forme d’œil-de-boeuf, le jeune caporal escalade le mur et se réfugie à l’intérieur de cette ouverture pour méditer.

    Des années plus tard, il a affirmé avoir alors vu défiler des images très nettes des futures grandes batailles de sa Campagne d’Italie et d’une grandiose cérémonie de sacre dont il serait le héros et dans laquelle il figurait, tenant entre ses mains un sceptre et une boule représentant le Monde. Puis un violent orage a éclaté au-dessus des ruines, effaçant brusquement toutes ces visions.

    Napoléon, très superstitieux, pensait que ce trou de Crussol était l’un de ces yeux ouverts en permanence, dans lesquels peuvent s’entrevoir les grands moments de l’avenir.

    Ruines du château de Crussol : on aperçoit l'oeil-de-boeuf ovale dans lequel Bonaparte s'est installé, voyant alors - dira-t-il - défiler des images très nettes de son avenir.

    Dans le prochain article, nous verrons qu'il existe beaucoup d'autres portes du passé en France… et nous évoquerons aussi l'existence de la porte du futur qui s'ouvrit devant les yeux de Bonaparte, jeune caporal de 17 ans, dans les ruines du château de Crussol !

  • CRÂNES DE CRISTAL

    Crânes de cristal et fin du monde !

                                                          Par Jacques Mandorla

    Dans le milieu de l’ésotérisme, une énigme passionne de nombreux chercheurs du monde entier : elle fait référence à 13 mystérieux crânes de cristal qui pourraient sauver, paraît-il, notre planète de l’apocalypse… le 21 décembre prochain !  Nous avons mené notre enquête...

     

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    Selon une légende ancienne, le jour où 12 crânes de cristal d’origine précolombienne seront regroupés en cercle autour d’un 13e, notre planète sera sauvée d'une destruction certaine !

     

    Sur de nombreux sites Internet circule, depuis plusieurs années, une étrange rumeur : le jour où 12 crânes de cristal de roche (nommé aussi quartz) d’origine précolombienne (inca, aztèque et maya), seront regroupés en cercle autour d’un 13e, notre planète sera sauvée d'une destruction certaine !

    Ce « buzz », répandu par les adeptes du New Age, fait allusion à la date du 21 décembre 2012, jour du solstice d’hiver, que nous avons déjà évoquée dans deux précédents articles consacrés, sur ce blog, aux légendes mayas : pour certains, cette date est interprétée comme étant celle de la fin du monde ou, de façon moins dramatique, comme celle de l’arrivée d’un nouveau cycle.

    Selon cette légende, ces 13 crânes de cristal renfermeraient d'importantes informations sur les origines de l'humanité, ainsi que les réponses à quelques-uns des grands mystères de la vie et de l'univers.

    Personne ne sait, malheureusement, quels sont précisément les 13 crânes de cristal « élus » : en effet, on en dénombre plusieurs centaines de par le monde ! Même Heinrich Himmler, le redouté chef des SS allemands, en possédait un mesurant 17 cm de haut et pesant 9,2 kg. Ce crâne serait aujourd’hui la propriété du journaliste suisse Luc Bürgin.

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     Heinrich Himmler, le redouté chef des SS allemands, possédait un crâne de cristal mesurant 17 cm de haut et pesant 9,2 kg, aujourd’hui la propriété d’un journaliste suisse.

     

    Parmi ces centaines de crânes, nous en avons sélectionnés 7 qui méritent qu’on les étudie de plus près, car leur histoire n’est pas banale.

     

    Le « crâne du destin » d'Anna Mitchell-Hedges

    Anna est la fille adoptive de l’explorateur anglais Frederick Mitchell-Hedges (1882-1959). Elle est décédée en 2007 à l’âge de 100 ans, près de Toronto au Canada où il elle vivait.

    Elle affirme avoir découvert en 1924 un crâne de cristal de 13 cm de haut, pesant 5 kg : cette année-là, elle accompagne son père lors d’une expédition de fouilles dans les ruines d’une ancienne cité maya à Lubaantun au Belize (ex-Honduras britannique), petit pays situé entre le Mexique et le Guatemala. Elle aurait fait cette trouvaille dans les ruines d’une pyramide, le jour anniversaire de ses 17 ans (étrange coïncidence !) et sans témoins.

    Ce crâne est composé de deux pièces distinctes (la mâchoire est amovible), taillées dans le même morceau de quartz.

    Mais la vérité a éclaté le jour où a été retrouvée une note, écrite de la main d'un des anciens conservateurs du British Museum, mentionnant qu'un crâne en cristal de roche avait été mis en vente chez Sotheby, à Londres, le 15 septembre 1943, sous la référence « Lot 54 ». On y lit que « le musée avait essayé d'acquérir le crâne, mais en vain car il avait été, à l'époque, acheté par le marchand d'art londonien Sydney Burney, puis vendu à un certain Mitchell-Hedges pour 400 livres » !

    Le crâne n’était donc pas chez les Mitchell-Hedges depuis 1924, comme Anna le prétendait, mais seulement depuis 1943.

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    Anna Mitchell-Hedges a prétendu avoir découvert seule ce crâne de cristal, en 1924, dans une ancienne cité maya à Lubaantun au Belize (ex-Honduras britannique). On a aujourd’hui la preuve qu’elle a menti.

     

    Le crâne « Sha Na Ra » de Nick Nocerino

    Nick Nocerino, décédé en 2004, était un étrange personnage : il se disait maître chaman et guérisseur, intéressé par l’occultisme et la magie blanche (Wicca).

    En 1955, il fonde la Society of Crystal Skulls International (Société internationale des crânes de cristal) avec, pour mission, de rechercher et d’étudier tous les crânes de cristal existant sur la planète.

    Il possédait lui-même un crâne de cristal, appelé « Sha Na Ra » du nom d’un de ses amis guérisseurs, qui aurait été découvert vers la fin des années 1990, lors d’une exploration archéologique à Guerrero, au Mexique, par des archéologues qui suivirent ses propres indications de fouilles ! Malheureusement pour lui, aucun archéologue n’a jamais confirmé ce récit.

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    Nick Nocerino, au cours d’une séance destinée à percevoir des informations « télépathiques » qui seraient émises par son crâne de cristal « Sha Na Ra ».

     

    Le crâne  « Max » de Jo-Ann Parks

    L’histoire de ce crâne est liée à un personnage peu fiable, nommé Norbu Chen, ex-marine de l’armée américaine né en 1934, de son vrai nom Charles Vernon Alexander, qui se prétend guérisseur. Il affirme avoir suivi l’enseignement de la secte bouddhiste tibétaine des Bonnets Rouges et avoir rencontré, en Amérique centrale, des prêtres mexicains pratiquant d’anciens rites mayas, qui lui auraient offert un crâne de cristal, surnommé « Max », découvert au cours des années 1920 dans une tombe au Guatemala.

    Un jour, Norbu Chen rencontre Carl et son épouse Jo-Ann Parks à son cabinet de Houston (Texas), où ils viennent le consulter dans l’espoir de faire soigner leur petite fille de 12 ans Diana, atteinte d’un cancer des os. Les parents rapportent que, grâce à son aide et à celle de « Max », leur fillette parvint à vivre trois ans de plus.

    Norbu Chen offre alors l'objet sacré à Jo-Ann Parks. Cette dernière, ne sachant qu'en faire, dit l’avoir oublié au fond d'un placard pendant sept ans, jusqu'à une étrange nuit où elle affirme recevoir un message de la part du crâne : « Max m’a dit avoir quelque chose d'important à dévoiler au monde et m’a conseillé de rechercher un homme qui m’apportera la réponse ». Rien ne se passe jusqu'au jour où, devant son poste de télévision, elle voit un reportage sur un certain Nick Nocerino. Elle prend alors contact avec lui, en se disant qu'il est certainement l'homme qu'elle devait chercher. Étrangement, Nick Nocerino lui confiera par la suite qu'il avait déjà entendu parler de Max et était sur ses traces depuis… 1949 ! Information difficile à vérifier.

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    Jo-Ann Parks présente son crâne de cristal baptisé « Max » et offert par Norbu Chen, un guérisseur très controversé aux États-Unis (photo : www.moncranedecristal.com)

    Le « crâne à la croix reliquaire » de Norma Redo

    Norma Redo est une riche décoratrice d’intérieur vivant à Mexico : elle affirme que le crâne qu’elle possède est dans sa famille depuis les années 1840. On sait avec certitude que l'orifice qu'il présente à son sommet a été créé pour y inclure une croix, d'où son nom. Le crâne est posé sur une base en or, comportant plusieurs personnages gravés et une scène miniature de crucifixion.

    L’archéologue Andrew Rankin, de l’Université Kingston de Londres, a déterminé que ce crâne a été sculpté dans le même type de cristal que celui du gobelet, datant d’environ 1 000 ans et trouvé dans la tombe n°7 du site zapotèque de Monte Alban au Mexique.

    La croix, faite d’or et de quartz, porte le millésime de 1571, mais rien ne prouve qu’elle est contemporaine du crâne. Celui-ci ayant subi des modifications, l'incertitude demeure quant à son authenticité. D’autant plus que des analyses scientifiques ont montré la présence de traces d'usinage industriel, technique inconnue des populations précolombiennes.

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    Le crâne de cristal de Norma Redo possède, au sommet, un orifice destiné à recevoir une croix reliquaire portant le millésime de 1571.

     

    Le crâne du Quai Branly (Paris)

    Ce crâne de cristal ressemble beaucoup à celui d’Anna Mitchell-Hedges. Seule différence : sa mâchoire n'est pas séparée du reste du crâne. Mesurant 11 cm de haut et pesant 2,8 kg, translucide et en un seul bloc, il possède au sommet un orifice destiné probablement à recevoir un crucifix, comme le crâne de Norma Redo.

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    Ce crâne de cristal a été vendu par Eugène Boban à l’explorateur Alphonse Pinart, qui le céda en 1878 au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme, puis musée du quai Branly où il réside toujours.

     

    Après avoir longtemps été considéré comme un chef-d’œuvre aztèque représentant le dieu de la mort Mictecacihuatl, il est aujourd’hui considéré comme un modèle fabriqué au XIXe siècle en Allemagne à partir de quartz brésilien et passé entre les mains de l’antiquaire français Eugène Boban, dont le nom véritable était André Eugène Boban-Duvergé (1834-1908).

    Beaucoup de pièces précolombiennes (vraies ou fausses !) vendues en France dans la deuxième moitié du XIXe siècle ont transité, en effet, par lui. Ainsi, en 1875, Boban a vendu près de 2 000 objets (dont ce crâne de cristal) à l’explorateur Alphonse Pinart, qui les céda en 1878 au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme, puis musée du quai Branly où il réside toujours. À noter que ce fut le premier crâne de cristal à entrer dans un musée.

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    Eugène Boban, célèbre antiquaire français du XIXe siècle, n’avait pas beaucoup de scrupules : il était spécialisé dans la vente d’objets précolombiens… vrais ou faux !

     

    Le crâne du British Museum (Londres)

    Ce crâne, sculpté dans du quartz brésilien opaque, aurait été vendu, au milieu des années 1890, par l’inévitable antiquaire français Eugène Boban ! Ce dernier a affirmé l’avoir acquis auprès d’un mercenaire mexicain, qui l’aurait lui-même trouvé dans une cité maya localisée au Mexique. Ces faits sont, malheureusement, invérifiables !

    Boban a d’abord proposé ce crâne, sans succès, à la Smithsonian Institution de Washington. Il parvient finalement à le vendre au célèbre joaillier Tiffany's, installé à New York depuis 1837, auquel le British Museum le rachète en 1898 pour l’exposer : il est alors présenté comme un objet précolombien. Jusqu’en 2004 où des experts décèlent des traces d’outil métallique, matériel qui était totalement inconnu des sociétés sud-américaines de l’époque. Le British Museum a immédiatement rédigé un nouveau texte sur l’étiquette de présentation : « Ce crâne de cristal date de la fin du 19e siècle. Il était auparavant considéré comme aztèque, mais de récentes recherches prouvent qu’il est d’origine européenne ».

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    Le British Museum a modifié le texte sur l’étiquette accompagnant son crâne de cristal, précisant : « Fin du 19e siècle. Il était auparavant considéré comme aztèque, mais de récentes recherches prouvent qu’il est d’origine européenne ».

     

    Le crâne de la Smithsonian Institution (Washington)

    Ce crâne a une histoire étonnante : un jour de 1990, la Smithsonian Institution, établissement de recherche scientifique situé à Washington et géré par le Gouvernement américain, reçoit un colis contenant un crâne accompagné d’une carte de visite : « Ce crâne aztèque en cristal, qui aurait appartenu au Président mexicain Porfirio Diaz, a été acheté à Mexico en 1960. Je l’offre sans contrepartie à la Smithsonian Institution. Je souhaite, bien entendu, rester anonyme ».

    Si ce crâne a réellement appartenu au dirigeant mexicain, qui vécut entre 1830 et 1915, il est donc âgé d’un siècle au minimum.

    Sa caractéristique est d’être le plus grand des crânes de cristal connus : il mesure, en effet, 25 cm de haut et pèse 14 kg ! Il n'est pas transparent, mais translucide et trouble. Sa mâchoire inférieure n’est pas séparée du crâne.

    Il a été soumis à diverses expertises scientifiques effectuées, d’un côté, par Jane Walsh (voir plus loin) et, de l’autre, par Margaret Sax, spécialiste de l’analyse d’usure au British Museum de Londres et Ian Freestone, professeur à l’Université de Cardiff. Ces derniers ont détecté, au moyen d’un microscope électronique, des traces de disque de cuivre ou d'acier ayant permis de polir ce crâne. L'artisan a dû également utiliser un abrasif afin de faciliter son travail : des particules de carborundum ont, en effet, été trouvées grâce à une analyse aux rayons X. Or, le carborundum est un abrasif de synthèse relativement récent puisqu’il n’a été inventé qu’en 1893 par le chimiste américain Edward Goodrich Acheson. Ce crâne appartenait-il aussi à Eugène Boban ? C'est fort possible car, à cette époque, Eugène Boban était alors en pleine activité, puisqu’il n’est mort qu’en 1908.

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    Ce crâne, offert en 1990 à la Smithsonian Institution par un donateur anonyme, aurait appartenu à un ancien Président du Mexique, Porfirio Diaz (1830-1915).

     

    Des tests scientifiques imparables

    Un fait est certain : à ce jour, aucun archéologue professionnel n’a encore directement découvert de crânes de cristal lors de fouilles officielles.

    Pour faire le tri entre vrais et faux crânes de cristal, il est donc préférable de se référer aux travaux entrepris par différents scientifiques. Les plus pertinents sont ceux de Jane Walsh, chercheuse à la Smithsonian Institution de Washington. Voici les principaux résultats de ses analyses effectuées en 2005.

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    Les travaux scientifiques de Jane Walsh, chercheuse à la Smithsonian Institution de Washington, ont permis délucider l'énigme des crânes de cristal.

     

    Pour elle, les crânes les plus anciens, comme ceux de Londres et de Paris, sont des faux, fabriqués en Allemagne entre 1867 et 1886, à partir de quartz venant du Brésil. Ils proviennent tous de la même source : Eugène Boban, cet antiquaire français qui a longtemps vécu au Mexique du trafic de vrais (mais aussi de faux !) objets archéologiques.

    La technique employée par Jane Walsh consiste à nettoyer d’abord le crâne au moyen d’une brosse, en insistant principalement sur les endroits ayant demandé le plus de soin lors de leur réalisation, comme les yeux et les dents. Puis, à effectuer un moulage, au moyen d’une résine, des parties à étudier. Enfin, à examiner ces moulages au microscope électronique à très fort grossissement.

    Ainsi, Jane Walsh a pu détecter, sur la surface du crâne du British Museum, des marques droites et parfaitement espacées, qui démontrent qu’une meule de polissage moderne a été utilisée. En effet, un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties de façon aléatoire.

    Par ailleurs, il faut noter que la technique de datation au Carbone 14 ne permet pas de connaître l’âge d’un cristal. Fort heureusement, il existe une autre technique, fondée sur l'hydratation du quartz et créée par Jonathon Ericson, archéologue de l'université d'Irvine en Californie. Dès qu’un morceau de quartz subit une fêlure, l'eau y pénètre et forme une couche d'hydratation. L'épaisseur de la couche est alors mesurée à l’aide d’un faisceau de particules d'azote, déterminant ainsi quand l'objet a été produit. Cette méthode a ainsi permis de déterminer que le crâne du British Museum a été fabriqué dans une période comprise entre 1770 et 1920, dates qui sont cohérentes avec celles données par Jane Walsh (1867-1886). Ce crâne n’a donc rien de précolombien.

    Et la légende maya de la fin du monde liée à ces crânes ne tient plus. Alors rendez-vous le 22 décembre 2012 au matin !

     

  • TÉLÉPATHIE

    La télépathie,

    étonnante faculté paranormale

     Par Jacques Mandorla

    Auteur du livre "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

    (Éditions Trajectoire)

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    Le mot télépathie (du grec télé, à distance et pathos, ce qu'on éprouve) est utilisé pour évoquer la communication à distance par la pensée. Dans le langage courant, on utilise plus souvent l'expression "transmission de pensée".

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    Ce terme est apparu relativement récemment dans notre langue (1882), venant directement de l'anglais telepathy, mot créé par un chercheur célèbre, Frederic Myers (1843-1901), l'un des fondateurs de la Society for Psychical Research (S.P.R.), la fameuse Société de Recherche Psychique anglaise.

    Pour Myers, "la télépathie est une communication des impressions d'un esprit à un autre esprit, en dehors des voies sensorielles connues.

    Pour sa part, le docteur Alexis Carrel, auteur du best-seller "L'homme, cet inconnu", a donné une définition de la télépathie très personnelle et imagée : "L'homme peut se prolonger dans l'espace de façon plus positive encore. Au cours des phénomènes télépathiques, il projette instantanément au loin une partie de lui-même, une sorte d'émanation, qui va rejoindre un parent ou un ami. "

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    Deux personnalités qui se sont intéressées à la télépathie : l'Anglais Frederic Myers (à gauche), l'un des fondateurs de la Society for Psychical Research et le Français Alexis Carrel, auteur du best-seller "L'homme, cet inconnu",

    La télépathie s'intéresse donc essentiellement à la communication privilégiée entre l'émetteur d'un message télépathique (appelé l'agent) et le récepteur (appelé percipient).

    Assez vite, on s'est demandé si la télépathie n'était pas constituée par des ondes invisibles à l'image des ondes radio ou des ondes radar. Certains se mirent même en tête de prouver l'existence d'un rayonnement entre l'agent et le percipient. Sans succès et à la grande joie des scientifiques. Ainsi, le plus grand physicien de tous les temps, Albert Einstein, ne croyait pas du tout à la télépathie pour la simple et bonne raison, disait-il, qu'elle défiait les lois fondamentales de la physique. Il ne pouvait concevoir, en effet, que la télépathie ne soit pas affectée par la distance existant entre l'agent et le percipient. Car cela était en totale contradiction avec la loi selon laquelle l'énergie s'affaiblit inexorablement avec la distance.

    Entre les deux guerres mondiales, les recherches en matière de télépathie les plus avancées étaient faites en France, grâce aux travaux du docteur Eugène Osty, de René Warcollier et du docteur Claude Richet. Ce dernier a beaucoup travaillé avec le même télépathe : l'ingénieur Stéphan Ossowiecki qui possédait le pouvoir étonnant d'indiquer pratiquement tout le temps, sans erreur, le contenu exact de phrases ou de dessins inscrits sur des papiers mis dans des enveloppes cachetées.

    Voici un exemple d'expérience effectuée sur Ossowiecki à Varsovie en 1922. On lui remit une lettre cachetée sous double enveloppe et dont le texte avait été préalablement lu par le docteur Richet qui s'efforçait, au cours de la séance, de le transmettre par télépathie à Ossowiecki.  Au bout de sept minutes, Ossowiecki se mit à parler : "Dans cette lettre, on parle du docteur Richet. Il est dit que son génie est aussi grand que son coeur. La personne qui a écrit cette lettre a signé de son nom et de son prénom ". Lorsqu'on décacheta les deux enveloppes, on trouva le texte suivant : "Le professeur Charles Richet est aussi émouvant par les qualités sublimes du coeur que par son génie scientifique. Signé Anna de Noailles ".

     L’étonnant Wolf Messing

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    Le polonais Wolf Messing réussit une expérience de télépathie qui étonna (et concerna personnellement) Albert Einstein !

    L'un des plus grands télépathes de ce siècle fut probablement le polonais Wolf Messing. Alors qu’il n’avait que 16 ans, en 1915, il faisait des expériences devant les plus grandes personnalités mondiales de l'époque. Ainsi Albert Einstein lui-même l'invita à Vienne dans son appartement. Il avait invité aussi son grand ami, le père de la psychanalyse : Sigmund Freud. Ce dernier proposa à Messing de faire une expérience télépathique dans laquelle lui, Freud, tiendrait le rôle d'émetteur. Messing accepta et reçut l'ordre mental de Freud lui indiquant d'aller dans la salle de bains prendre une pince à épiler, avec laquelle il devait arracher des poils de la moustache d'Albert Einstein ! Ce qu'il exécuta parfaitement et fit éclater de rire l'inventeur de la théorie de la relativité.

    En 1927, Messing se rendit en Inde où il rencontra le mahatma Gandhi. Ce dernier, connaissant les capacités télépathiques de Messing, lui suggéra mentalement l'instruction de prendre la flûte qui était sur la table de son bureau et de la donner à une des personnes présentes dans la pièce. Ce que fit Messing. L'homme qui reçut la flûte se mit à en jouer devant l'assistance. Tout à coup, un panier posé sur le sol commença alors à bouger et un cobra menaçant en sortit, se balançant au rythme lancinant de la musique émise par la flûte !
    En 1937, Messing prédit dans un journal allemand qu'Hitler mourrait s'il osait s'aventurer un jour à l'Est de l'Europe. Cette prophétie eut pour conséquence d'irriter fortement le führer... qui mit la tête du télépathe à prix pour 200 000 marks !

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    Staline exigea de Wolf Messing qu'il utilise ses dons de télépathe... pour réaliser un hold-up réel dans une banque de Moscou !

    En 1939, fuyant la terreur nazie, Messing s'enfuit en Russie où il rencontra l'année suivante Joseph Staline. Le dictateur, au courant de ses pouvoirs télépathiques, lui fit faire plusieurs expériences particulièrement difficiles, pour ne pas dire impossibles. L'une consista à pratiquer un véritable hold-up dans une banque de Moscou, uniquement par la puissance de son esprit. Messing présenta au caissier une feuille de papier blanc, tout en ordonnant mentalement de lui remettre 100 000 roubles. Selon les deux fonctionnaires de police désignés par Staline pour contrôler l'expérience, le caissier donna réellement les 100 000 roubles à Messing... qui lui rendit quelques secondes après l'expérience, déclenchant un malaise cardiaque, heureusement non mortel, chez le caissier !

    Autre expérience exigée par Staline : Messing devait pénétrer dans la datcha du dictateur à Kuntsevo, sans laissez-passer et malgré la présence de très nombreux gardes entourant sa maison de campagne et rendant impossible toute entrée sans autorisation. Messing réussit pourtant à pénétrer dans la datcha et à surprendre Staline dans son bureau. Il commenta sa réussite en expliquant  qu'il avait suggéré mentalement aux gardes : "Laissez-moi passer, je suis Beria !"(Beria était le chef de la police secrète de Staline, régulièrement invité dans sa datcha). L'ordre télépathique envoyé aux gardes avait parfaitement fonctionné alors que, physiquement, Beria et Messing n'ont aucune ressemblance !

    Toutes ces expériences réussies permirent à Messing d'être totalement protégé par Staline et de pouvoir bien gagner sa vie en faisant librement, sur le territoire soviétique, des spectacles où il présentait son art télépathique.

    Certains historiens sont persuadés qu'en échange de cette surprenante liberté accordée en pleine dictature, Messing a pratiqué des actions secrètes de télépathie, au profit de Staline, dans les domaines politique ou militaire.

    Wolf Messing : télépathe ou illusionniste ?

    Ranky, créateur du Comité illusionniste d’expertise et d’expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), co-fondateur de ce blog et auteur, entre autres, de "l'Encyclopédie du Mystère" (Editions Trajectoire), nous dévoile la vérité sur Wolf Messing.

    C’était un illusionniste dont on connaît bien le parcours. Né près de Varsovie en 1899, il débute sa carrière de magicien dans un cirque puis est engagé dans une  troupe d’artistes où il est remarqué par l’agence Goskoncert.

    Il met alors au point un numéro de télépathie dont il révèle à un journal, à quelques confrères magiciens et à l’Académie de médecine de Russie  une partie de la technique en ces termes : « Il ne s’agit pas de lecture de la pensée mais plutôt, si je peux m’exprimer ainsi, de lecture des muscles... Lorsque quelqu’un pense intensément à quelque chose, les neurones envoient des impulsions à tous les muscles de l’organisme. Leurs mouvements, insensibles pour un oeil non averti, peuvent aisément être ressentis par les miens. Souvent je parviens à lire les pensées sans aucun contact. Dans ce cas, c’est la fréquence de la respiration, le battement du pouls, le timbre de la voix, l’aspect de la démarche…, qui me servent d’indice... ».

    Wolf Messing initia sa femme Aida Mikhailovna, qui l’accompagna un temps dans ses prestations, puis il employa de 1961 à 1974 un assistant magicien nommé Ivan Ovskaya. 

    Par contre, les “exploits” décrits dans les journaux et magazines sont bien réels, considérés comme des capacités télépathiques authentiques par les tenants du “surnaturel” et des numéros de music-hall par ses confrères illusionnistes.

    Messing avait atteint une très grande notoriété en se produisant devant des sommités politiques alors qu’une multitude de magiciens faisaient la même chose en donnant leur spectacle dans les cirques et les foires. Il est d’ailleurs fort possible que les pontes de l’époque aient été abusés car le talent de cet homme était immense.

     Les expériences de Messing expliquées par le Cumberlandisme

    Wolf Messing employait une technique nommée « Cumberlandisme », terme venant du nom de Stuart Cumberland (1857-1922), un magicien anglais s’étant intéressé le premier à cette méthode de “divination”.

    Voici une explication simplifiée de cette technique demandant évidemment un long entraînement. L’illusionniste sort de la salle où a lieu l’expérience. L’auditoire se met d’accord sur le choix d’une des cartes retournées sur la table, par exemple la dame de carreau. L’illusionniste rentre dans la salle. Il place en face de lui le spectateur qui a montré la carte choisie à l’auditoire, puis retourne toutes les cartes. « Voici la carte choisie ! » dit-il en désignant la dame de carreau. Pour le spectateur, c’est la télépathie qui a permis de retrouver la carte. Tout trucage paraît impossible sauf en cas de compérage. Or, il n’y a pas de compère. Il n’y a pas de télépathie non plus. L’illusionniste observe le témoin et détecte le moindre signe physique quand il retourne la bonne carte : mouvement des lèvres, relâchement dans la position d’une main, sursaut musculaire ou nerveux…, un signe imperceptible que l’illusionniste peut aussi détecter chez les témoins de l’expérience et qui est provoqué au moment précis où la dame de carreau dans notre exemple est retournée : une jambe qui remue, un visage qui se modifie, une tête qui bouge et tout signe inconscient d’approbation du résultat positif.

    Il est à noter que le sujet, et même l’auditoire presque entier, adoptent la plupart du temps des visages impassibles et une immobilité corporelle car ils s’efforcent de mettre l’illusionniste dans l’impossibilité de deviner quoi que ce soit. Cette attitude pourrait faire penser, à juste titre, qu’ils ont une petite idée de la technique pouvant être employée. En réalité, ils jouent en faveur de l’illusionniste : plus ils veulent demeurer immobiles, plus les signes seront nets pour l’expérimentateur. Ce sont donc les mouvements involontaires inconscients qui permettent de lire dans la pensée.

    Ces expériences peuvent aussi se faire par contact musculaire. La méthode permet de retrouver des objets dissimulés (voir le test n°3 que nous vous proposons dans notre 3e article). Si elle est effectuée par un illusionniste, ce dernier tient alors la main du spectateur et c’est ce spectateur qui le guide inconsciemment vers la cachette par de légers mouvements de ses muscles : hésitations, résistance, tressaillements, doigts qui bougent,… finissent par désigner l’endroit choisi.

    Les scientifiques et la télépathie

    Nous avons déjà signalé qu'entre les deux guerres, la France a sans doute été le pays le plus en avance sur les travaux concernant la télépathie, grâce, entre autres, aux recherches du docteur Claude Richet, de René Warcollier et d'Eugène Osty.

    Le docteur Eugène Osty, qui fut le président de l'Institut Métapsychique de Paris et l'auteur de La connaissance supranormale, a fait beaucoup d'expériences dans les années 1920 et 30 sur des sujets aux fortes facultés parapsychologiques comme, par exemple, Pascal Forthuny et Jeanne Laplace.

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    Le docteur Eugène Osty, qui fut le président de l'Institut Métapsychique de Paris, a fait beaucoup d'expériences sur la télépathie dans les années 1920 et 30.

    Il a résumé le fruit de ses recherches sur la télépathie en 4 conclusions principales :

    1) Ce phénomène est indépendant de la distance entre les deux sujets (il est curieux de noter que, cinquante ans plus tard, on a revérifié cette donnée, lors de l'expérience de télépathie qui eut lieu en 1971 au cours du vol spatial Apollo 14 : l'astronaute Edgar Mitchell essaya de transmettre, avec succès semble-t-il, alors qu'il était en orbite autour de la Lune, les symboles des cartes de Zener (voir le principe de ces cartes dans la troisième partie) à quatre sujets récepteurs sélectionnés, résidant sur Terre.

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    Une expérience de télépathie aurait eu lieu en 1971 avec l'astronaute Edgar Mitchell servant d'émetteur, au cours du vol spatial Apollo 14.

     

    2) Les facultés psy sont sujettes à des "éclipses". Ainsi, un choc émotionnel peut faire apparaître ou disparaître cette faculté chez un individu.

    3) Les états affectifs se transmettent beaucoup plus facilement que les idées intellectuelles.

    4) Il existe une complémentarité affective très forte entre l'émetteur (agent) et le récepteur (percipient).

    Par contre, pour l'ingénieur français René Warcollier, mort en 1962, "le subconscient peut être considéré comme contenant fréquemment le message télépathique exact. A peu près comme un cliché non développé contient une photographie et que, lors du développement par le révélateur, c'est-à-dire lors de l'émersion dans le conscient, le message se déforme par un mécanisme analogue à celui de l'illusion ".

    René Warcollier, encouragé par le docteur Osty, a beaucoup travaillé sur la télépathie expérimentale, employant systématiquement des batteries d'agents et de percipients afin d'obtenir des statistiques les plus fiables possibles.

    Ces recherches ont été centrées sur la télépathie sensorielle et surtout sur la télépathie visuelle car pour Warcollier "les images spontanées qui apparaissent dans l'esprit d'un percipient sont aussi involontaires que ses mouvements musculaires. Cela m'a semblé plus approprié à ma recherche particulière : détecter une image déterminée et surtout une sensation visuelle."

    À travers ses recherches, René Warcollier s'est rendu compte d'un fait essentiel : si les expériences se faisaient dans un climat sympathique, ses sujets obtenaient des résultats nettement meilleurs. Ainsi, le taux de succès des tests télépathiques passa de 6% à 35% lorsqu'il améliora l'ambiance des conditions d'expérimentation !

    Voici ci-après le résultat d’un test réalisé par deux télépathes de René Warcollier :

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    À gauche, l'image envoyée par l'émetteur et, à droite, le dessin exécuté par le récepteur du message télépathique.

    Dans le prochain article, nous évoquerons les relations télépathiques étonnantes mère/enfant d'une part, et entre jumeaux d'autre part.

     

    La télépathie, étonnante faculté paranormale

    Si la France disposait encore, dans les années 1950, d'une sensible avance dans la recherche, les Soviétiques et les Américains ont non seulement rattrapé leur retard, mais ils nous ont, depuis, dépassés.

    Hélas, tous les travaux scientifiques français sur la télépathie se sont arrêtés à la fin des années 1980. Personne, depuis, ne poursuit dans notre pays d'expériences sur la télépathie.

    Ce qui laisse la voie totalement libre aux chercheurs américains comme le psychiatre Jan Ehrenwald ou encore Thomas Bouchard.

    La relation télépathique entre mère et enfant

    Le psychiatre Jan Ehrenwald pense que la télépathie existe entre une mère et son enfant.

    La télépathie étant une relation mentale entre deux individus, des chercheurs on voulu mesurer si elle n'est pas encore plus puissante lorsqu'il existe des liens affectifs entre l'agent et le percipient.

    Ainsi, le psychiatre Jan Ehrenwald est persuadé que la télépathie est fréquente entre une mère et son enfant. Pour lui, la télépathie s'est probablement développée chez le bébé afin de lui fournir un moyen de communication efficace avec sa mère et cela avant même qu'il ne sache parler. Puis, dès l'acquisition du langage, la télépathie n'étant plus indispensable, elle disparaît.

    La thèse d'Ehrenwald n'est nullement fantaisiste : elle a été confirmée en laboratoire, à l'Université du Montana où des chercheurs ont étudié les réactions physiques d'une mère alors qu'on exposait sa fille à une situation effrayante. On tirait des balles de revolver à blanc sur la fille, pendant que la mère se trouvait très loin, dans autre une pièce où elle ne pouvait ni voir ni entendre !

    Il s'agissait de savoir si la mère était capable de ressentir télépathiquement le danger menaçant sa fille et si cela se traduisait en même temps, chez elle, par un stress ou une angoisse. La réponse apportée par les scientifiques de l'Université du Montana est affirmative. Ils ont, en effet, enregistré d'importantes réactions émotives de la part des mères, ce qui prouve qu'il existe bien un lien télépathique entre deux personnes ayant été reliées entre elles, pendant la grossesse, par un cordon ombilical.

     Les relations télépathiques entre jumeaux

    On savait déjà, pour l'avoir observé de nombreuses fois, que lors de la mort de l'un des jumeaux, il se passe un phénomène étrange, appelé "synchronie de la mort".

    Cette mort est immédiatement ressentie par l'autre, bien qu'il n'en ait pas été informé. Cela prouve que l'information se transmet par télépathie entre deux êtres, l'un émetteur, l'autre récepteur, non seulement très proches affectivement, mais aussi presque identiques (certains diraient "clones"), compte tenu de leur ressemblance physique et psychique.

    Ainsi, en 1957, les plus vieux jumeaux de l'Hexagone cette année-là, moururent à deux jours d'intervalle. Le premier, Jérome Hacquart, s'était éteint le 3 février en Haute-Saône. Son frère Emile fut pris de malaises et mourut 48 heures plus tard, alors qu'il ignorait la disparition de son frère !

    On a même réussi à mesurer la distance la plus longue reliant télépathiquement des jumeaux : le record du monde appartient à des soeurs jumelles anglaises qui moururent le même jour. C'était le 20 avril 1961, elles avaient 70 ans et étaient séparées par 9 780 kilomètres au moment de leur mort : l'une s'éteignant en Angleterre et l'autre au Cap (Afrique du Sud) !

    Ce lien télépathique gémellaire a été étudié par l'Américain Thomas Bouchard, professeur au département psychologie de l'Université du Minnesota : "Les jumeaux sont profondément différents des autres humains. Il est rare qu'ils aient des destinées véritablement ordinaires. À tout instant de leur existence, qui n'est jamais totalement individuelle, l'étrange peut surgir et ouvrir des portes inattendues sur l'insondable énigme des facultés perdues de l'être humain."

    L'Américain Thomas Bouchard a étudié les relations télépathiques entre jumeaux.

    Le professeur Bouchard a ainsi constaté, par exemple, que si on anesthésie cliniquement un jumeau, l'autre s'endort au même moment à des milliers de kilomètres de là !

    Ou encore que si on pince jusqu'au sang le bras d'un jumeau, on verra apparaître la même tache rouge sur le bras de l'autre, quelle que soit la distance qui les sépare !

    Sachant qu'il naît 16 000 jumeaux par an en France, voilà un remarquable échantillon à la disposition des chercheurs en parapsychologie.

     L’expérience américaine du Nautilus

    En juillet 1959 aurait été réalisée une expérience télépathique dans le Nautilus.

    La plus formidable expérience jamais réalisée en matière de télépathie, à part celle d'Apollo 14 (évoquée dans la première partie de l’article), est celle du sous-marin nucléaire américain Nautilus qui eut lieu en juillet 1959.

    C'est la revue française Science et Vie qui révéla l'affaire, en février 1960, dans un article où on apprenait que les Américains auraient réussi à émettre et à recevoir des messages télépathiques entre une base terrestre et un sous-marin.

    Le protocole était le suivant : deux fois par jour, pendant deux semaines, un sujet doué en télépathie et sélectionné dans la fameuse Duke University (où officiait le très célèbre Joseph Banks Rhine dont nous parlerons plus longuement dans la troisième parti de cet article) essayait d'émettre par télépathie, d'un local situé dans l'Université, des images précises à un percipient qui se trouvait à bord du sous-marin Nautilus, naviguant à 2 000 kilomètres de là, en plein océan Atlantique. L'article de Science et Vie signalait même une réussite de 70% dans la transmission des messages télépathiques. La Navy américaine a toujours démenti formellement l'existence de cette expérience, dont certains pensent que non seulement elle a vraiment eu lieu mais surtout qu'elle a pu servir à des fins militaires. Les communications télépathiques sont, en effet,  indétectables par radar, transmissibles à longue distance et très difficiles, pour ne pas dire impossibles, à perturber.

    À la suite de cette expérience, il fut décidé de créer un organisme, le S.R.I. (Stanford Research Institute) chargé de mener à bien des expériences de télépathie originales. Comme travailler avec la Navy afin de déterminer si des sujets télépathes pouvaient localiser des sous-marins soviétiques en plongée profonde.

    Ou avec la CIA (c'est le projet Stargate) dont l'objectif était l'étude des techniques de perceptions à distance. Ces études furent menées par deux physiciens, Russell Targ et Harold Puthoff à l'aide d'un voyant célèbre aux Etats-Unis : Ingo Swann. L'un des tests consistait à demander au voyant d'essayer de lire à distance les codes utilisés par une base militaire souterraine secrète, située en Virginie, codes inscrits dans des documents déposés dans un coffre de cette base. Ces recherches étant classées "Secret Defense", aucun résultat concernant cette expérience n'a, bien sûr, été publié.

     Les recherches soviétiques

    Parallèlement aux travaux américains les Soviétiques, surtout à l’époque de la guerre froide, ne restaient pas inactifs. Leonid Vassiliev, titulaire de la chaire de physiologie de l'université de Leningrad et lauréat du prix Lénine, étudiait depuis de très nombreuses années les effets à distance de la suggestion mentale. Les Américains ont d'ailleurs affirmé que les premiers vols spatiaux soviétiques (celui de Youri Gagarine mais aussi les suivants) ont été utilisés par le docteur Vassiliev pour des expériences de télépathie.

    Au moment précis où les Américains menaient leur expérience de télépathie avec le Nautilus, les Soviétiques faisaient de même avec des lapins comme émetteurs et récepteurs ! Cette expérience consista à embarquer à bord d'un sous-marin une portée de lapereaux nouveau-nés tout en laissant leur mère à terre. Un lapereau était tué toutes les heures : cela se traduisait instantanément par des modifications d'ondes cérébrales chez la mère, prouvant qu'il existait une relation télépathique entre la mère et ses petits.

    Les Soviétiques ont mené des recherches sur la télépathie dans des domaines très variés, dont certains sont vraiment éloignés de l'armée puisqu'ils ont même utilisé la télépathie jusque dans le jeu d'échecs. Ainsi, lors de la confrontation de 1984 pour le titre de champion du monde entre le dissident Kasparov et le communiste Karpov, il a été dit que ce dernier était assisté d'un télépathe, situé au premier rang du public. Ce télépathe devait perturber Kasparov en lui envoyant des messages destinés à le déconcentrer : le but final étant de le faire perdre pour récupérer le titre de champion du monde !

    On a dit que Kasparov, qui a réussi à conserver son titre, a riposté en recrutant lui aussi un télépathe chargé de neutraliser mentalement... le télépathe de Karpov.

    On a dit que Karpov et Kasparov avaient été aidés, chacun, par un télépathe !

    Tentatives d’explication

    Si on fait la synthèse de toutes les recherches effectuées sur la télépathie, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis ou en ex-Union Soviétique, on peut dégager 4 explications possibles :

    1) L'explication électromagnétique : cette hypothèse a surgi juste après la découverte, en 1888, par Hertz des ondes électromagnétiques. Le parallèle a alors semblé si séduisant aux parapsychologues qu'ils se mirent à penser que la télépathie pourrait fonctionner de façon équivalente. Mais personne n'a encore réussi à démontrer que le cerveau de l'agent émet des ondes d'ordre électromagnétique en direction du percipient.

    2) L'explication gravitationnelle : certains chercheurs estiment qu'il existe, chez l'homme, un champ gravitationnel émettant des ondes en rapport avec des particules appelées tachyons, dont la vitesse serait supérieure à celle de la lumière (ce qui est en contradiction totale avec la théorie de la relativité d'Einstein). Ce champ gravitationnel serait pour le docteur Hoffmann (ancien collaborateur d'Einstein) "le siège des facultés paranormales de l'individu et possèderait une ressemblance avec la force qui transmet l'information télépathique, l'une comme l'autre agissant à de très grandes distances et passant à travers tous les obstacles". À ce jour, cette hypothèse n'est toujours pas validée.

    3) L'explication psychosociologique : cette hypothèse repose sur le fait que la relation télépathique entre deux sujets est fondée sur l'existence d'un point commun entre l'émetteur et le récepteur, ce qui doit permettre alors à ces deux esprits d'établir des communications plus riches. Mais personne n'a encore identifié de quel point commun exact il s'agit.

    4) L’explication spirituelle : un certain nombre d'auteurs considèrent la télépathie comme surnaturelle, provenant d'une sorte d'Esprit divin. Cela rejoint alors les croyances chrétiennes de relation des âmes et de communion des saints. Ce qui évite alors de chercher des preuves matérielles.

    Dans le prochain article, nous évoquerons les formidables capacités possédées par les meilleurs sujets télépathes et nous vous proposerons des tests pour mesurer les vôtres.

    À SUIVRE

     Possédez-vous des capacités télépathiques ?

    Pour le savoir, faites les tests proposés en fin d’article

    La télépathie se définit, on l'a vu dans la première partie de cet article, comme la communication à distance par la pensée entre deux personnes.

    La télépathie se définit, on l'a vu dans la première partie de cet article, comme la communication à distance par la pensée entre deux personnes.

    Les travaux les plus poussés en matière de télépathie furent incontestablement ceux de Joseph Banks Rhine, responsable du département de psychologie à la Duke University de Durham (Caroline du Nord).

    L'Américain Joseph Banks Rhine a effectué de nombreuses expérimentations sur la télépathie dans son département de la Duke University.

    Rhine fut le premier à appliquer les méthodes statistiques à l'étude de la parapsychologie et à avoir un esprit très ouvert : " J'ai essayé de comprendre certains phénomènes qui, bien qu'ils ne cadrent pas avec les lois naturelles reconnues, n'en existent pas moins dans l'univers. "

    Les cartes de Zener

    Pour pouvoir travailler scientifiquement, Rhine demanda à l'un de ses confrères, Karl Zener, psychologue spécialisé dans les tests de perception, de créer un dispositif qui pourrait servir très simplement mais très efficacement à tester des sujets en télépathie. Zener se mit à réfléchir à des symboles universels, suffisamment différents les uns des autres, pour éviter tout risque de confusion chez les émetteurs et les récepteurs.

    Karl Zener, psychologue spécialisé dans les tests de perception, a créé un jeu de cartes destiné aux tests de télépathie.

    Karl Zener dessina ainsi une série de cinq cartes portant chacune un symbole simple : le cercle, la croix, les ondulations, le carré et l'étoile. Ces cartes, appelées aujourd'hui cartes de Zener, sont fréquemment utilisées lors des expériences de télépathie. Voici leur représentation.

    Les 5 cartes servant aux tests de télépathie ont été créées par Karl Zener.

    Les expériences, menées par Rhine à partir des cartes de Zener, sont très simples : toutes les 30 secondes, l'émetteur doit retourner une carte, se concentrer dessus et la poser face contre table. De son côté, le percipient, situé dans une autre pièce, note chaque carte telle qu'il l'a ressent.

    À la fin de la première série de 25 cartes, il faut les mélanger à nouveau, puis recommencer ainsi, 4 fois de suite. Au total, l'exercice aura donc concerné 125 cartes de Zener.

    Chaque jeu de 25 cartes contenant 5 cartes de chaque symbole, la probabilité  qu'une personne devine 5 cartes correctement sur les 25, est de 20%. Sur d'excellents sujets télépathes, Rhine a obtenu des résultats du double de ceux donnés par le hasard.

    De même, à l'image de certains de ses confrères,  Rhine constata que l'humeur de ses sujets affectait leurs facultés télépathiques : en effet, ceux-ci réussissaient généralement mieux quand ils étaient soit encouragés soit mis au défi. Rhine cita un jour le challenge qu'il avait proposé à un de ses sujets : il lui donnerait 100 dollars pour chaque bonne carte trouvée. Stimulé par cet enjeu, le sujet réussit le score parfait (et exceptionnel) en devinant les 25 cartes d'affilée ! Il gagna donc 2 500 dollars comme promis. Statistiquement, il n'avait qu'une chance sur un milliard de milliards de réussir ! La motivation financière avait donc plus que décuplé sa concentration et provoqué un résultat exceptionnel. En revanche, Rhine constata que ses sujets avaient tendance à se tromper plus souvent lorsqu'ils étaient contrariés, fatigués ou déprimés.

    Vous pouvez vous aussi faire le test des cartes de Zener car elles sont maintenant disponibles dans certains points de vente en France.

    Aujourd'hui, afin de diminuer les risques d'erreur, de nombreux laboratoires de recherche télépathique ont préféré remplacer les cartes de Zener par des appareils électroniques. Ces appareils, appelés Random Event Generators (Inducteurs de Séries Fortuites), sont  très utiles car les statisticiens ont établi que l'être humain ne semble pas en mesure, lorsqu'on le soumet à des expériences, d'opérer un choix relevant uniquement du hasard seul. Ainsi lorsqu'on demande à plusieurs personnes de choisir un chiffre compris entre 1 et 10, on devrait obtenir une répartition identique de tous les nombres. Or, on  constate qu'un plus grand nombre de sujets choisit le 7. Probablement pour des raisons de symbolisme ou de superstition !

    Les caractéristiques d’un bon télépathe

    Sachez qu'il n'y a pas un profil unique, mais plutôt des caractéristiques détectées par les scientifiques à partir des réactions mesurées sur leurs sujets.

    Pour le magazine scientifique américain Nature, les personnes obtenant de bons résultats en télépathie doivent d'abord être entièrement relaxées. Car un trop grand effort sollicitant le conscient risquait de faire échouer toute expérience, de même qu'un climat tendu et plein d'hostilité entourant les sujets.

    Pour le docteur américain Samuel Soal, les meilleurs résultats sont obtenus avec des sujets de type émotif, illogique, intuitif. C’est pourquoi, il affirme que les femmes sont plus douées pour les tests que les hommes, les enfants plus que les adultes et les sujets extravertis meilleurs que les introvertis. Dans la majorité des cas, la confiance en soi est le facteur psychologique le plus favorable. Enfin, les drogues dépressives abaissent la moyenne des résultats, alors que l'alcool pris à petite dose et la caféine élèvent cette moyenne.

    Une étude américaine a aussi montré qu'au moment de la transmission télépathique, on constate une hausse de l'activité électrique du cerveau et une baisse du tonus musculaire. Ces réactions ressemblent étrangement à celles enregistrées sur des yogis en méditation : diminution du taux respiratoire, augmentation de la pression d'acide carbonique dans les poumons, augmentation de l'oxygène dans le cerveau. Et cette étude conclut que les sujets les plus doués pour la télépathie sont plutôt ceux qui suivent un régime végétarien. Car si la viande accroît directement l'acidité du sang ce qui fait alors baisser la quantité d'acide carbonique, un régime végétal fournit l'effet contraire : réduction de l'acidité et augmentation de la pression d'acide carbonique.

     

    Attention aux tricheurs !

    Dans son Encyclopédie du Mystère, Ranky publie une lettre ouverte adressée en mars 1976 par son ami André Sanlaville, Maître Magicien, à ses confrères illusionnistes et considérée comme la lettre fondatrice du Comité illusionniste d’expertise et d’expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP), dans laquelle est évoquée la fraude de certains sujets : « Je crois que toute personne, même douée de facultés paranormales, est amenée à suppléer à ces facultés par la fraude si elle est tenue de réussir pour satisfaire un public qui attend d’elle quelque chose de spectaculaire. Uri Geller a reconnu dans son livre qu’il avait triché sur scène pour une expérience de télépathie sur le conseil de son manager qui lui avait dit que ce serait plus spectaculaire. J’ai eu moi-même dans mes spectacles des hypnotiseurs qui n’utilisaient pas de compères et qui se sont résolus à en prendre pour être assurés d’une réussite minimale. Si nombre d’illusionnistes en veulent à Geller, c’est parce qu’il n’admet pas être un magicien comme eux et qu’ils croient qu’il veut les snober et jouer les Superman ».

    Uri Geller a reconnu avoir triché sur scène pour réussir une expérience de télépathie.

    Testez vos capacités télépathiques

    Les 3 tests que nous vous proposons ci-après vont vous permettre de vérifier la puissance de vos capacités télépathiques.

    Merci d’envoyer vos résultats, soit en écrivant un commentaire à la fin de cet article, soit en nous adressant un courriel à : paranormal@orange.fr

     

    Test n°1 : se faire appeler au téléphone

    Ce test permet de mesurer l'existence d'une forte action télépathique entre deux personnes dont l'une, le récepteur, n'est pas du tout au courant de l'expérience.

    Le test consiste, en effet, à établir un contact à distance avec une autre personne, à son insu, et avec pour seul support sa photo.

    À une heure précise, vous vous concentrez sur la photo de cette personne en vous disant mentalement : "Appelle-moi au téléphone maintenant".

    Concentrez-vous très fort sur cette idée et vérifiez au bout de combien de temps votre "cobaye" va vous appeler et s'il a bien ressenti la nécessité de vous contacter au moment même où vous émettez votre message télépathique.

    Attention : ne considérez pas que vous avez échoué si votre "cobaye" vous donne de ses nouvelles avec du retard. Il pouvait se trouver simplement très loin d'un téléphone au moment où vous avez émis votre message télépathique.

     

    Test n°2 : faire agir quelqu’un à son insu

    Il existe des variantes à ce test, à pratiquer non plus sur des personnes que vous ne voyez pas, mais sur des gens se trouvant entièrement dans votre champ visuel.

    L'exercice consiste à vous installer à une terrasse de café par exemple et à réussir à faire regarder sa montre à une personne au moment précis où vous l'aurez vous-même décidé. Ou bien à la faire lever du siège sur lequel elle est assise ou encore à la faire retourner vers vous (surtout si elle est du sexe opposé, c'est plus agréable et ça peut créer des liens!).

    Pour cela, il faut transmettre un message télépathique du type : "Je veux que vous regardiez votre montre maintenant. Vous devez impérativement regarder votre montre. C'est capital pour vous. Faites-le sans tarder. Maintenant ! "

    Et tout en émettant mentalement ce message, n'oubliez pas de diriger votre regard vers le cerveau de la personne sur laquelle vous pratiquez cet exercice afin de renforcer votre efficacité télépathique.

    Attention, cependant, de ne pas vous faire repérer à cause d'un regard trop agressif !

    Notez aussi au bout de combien de temps l'action demandée se réalise car plus le résultat arrive tard, plus la réussite pourra être mise sur le compte du hasard.

     

    Test n°3 : faire trouver un objet caché

    Ce test est proposé par Jean-Pierre Girard, auteur du livre « Psychic ou le pouvoir de l’esprit sur la matière » (Editions Filipacchi) et célèbre sujet-psi français.

    Choisissez un objet d’assez petite taille (bague, montre, stylo, briquet…) et cachez-le dans un endroit où il ne peut pas être vu directement. Demandez ensuite à l’un de vos amis, qui aura attendu dans une autre pièce, de rechercher cet objet. Influencez-le alors télépathiquement en lui indiquant mentalement l’endroit où trouver cet objet.