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15/10/2018

MA RENCONTRE AVEC JACQUES BREL

Ma rencontre avec Jacques BREL, chanteur compositeur

par Ranky

 BIO EXPRESS

1878840123.jpegJacques BREL, compositeur, poète, chanteur, acteur, est né à Schaerbeek, commune bruxelloise, le 8 avril 1929. Dès l'enfance il se passionne pour la langue française et compose des poèmes alors qu'il n'a pas encore 15 ans. A16 ans il écrit plusieurs pièces de théâtre qu'il interprète avec des camarades. Son père, propriétaire d'une cartonnerie, l'engage dans le service commercial  car il s'inquiète de l'esprit "révasseur" de son gamin. Jacques s'ennuie. Pas plus qu'il ne s'était intéressé aux études scolaires, il ne s'intéresse à ce travail. Il songe quelque temps à devenir éleveur de poules ou pourquoi pas cordonnier et peut-être même chanteur, ce qui lui plairait bien aussi.

Ne connaissant rien à la musique et sans jamais avoir apprit le solfège il se met à composer des mélodies sur le piano de ses parents et à écrire des textes de chansons qu'il interprète  lors de repas familiaux au grand désespoir de son père qui veut à toute fin voir son rejeton abandonner le projet de devenir artiste. Mais Jacques persiste et réussi à se faire engager de temps à autres dans quelques cabarets.

En 1953 il se met en tête de réaliser un disque qu'il envoie à Jacques Canetti, homme d'affaire et producteur de musique connu pour avoir aidé de nombreux artistes à se lancer : Charles Aznavour, Edith Piaf, Charles Trenet, Georges Brassens, Jacques Higelin, Jeanne Moreau, Serge Reggiani... C'est donc Jacques Canetti qui lance Jacques BREL en 1954 en lui faisant enregistrer son premier album et en le faisant passer dans le cabaret qu'il dirige, "Les trois Baudet".

Le public ignore combien Jacques BREL à "galéré" pendant des années et des années avant d'être propulsé sur les plus prestigieuses scènes. Une  notoriété incroyable submerge le monde. Elle est due à sa force de travail. Il enchainera des tournées épuisantes, assurant quelquefois près de 400 récitals certaines années qui, tout le monde le sait, comportent 365 jours !!

Jacques BREL meurt d'une embolie pulmonaire le 9 octobre 1978 (il y a donc exactement 40 ans !) à l'hôpital Avicenne de Bobigny. Il n'avait que 49 ans. Il repose au cimetière d'Atuona aux îles Marquises, non loin de la tombe de Paul Gauguin.

 

MA RENCONTRE
Base aérienne de Cambrai-Épinoy. Je termine mon régiment que j’agrémente chaque fois que possible, quand je ne suis pas à l’ombre des cachots militaires, par une permission.
Ce vendredi est pluvieux, glacé, et je progresse en faisant de l’auto-stop sur la route déserte qui mène d’Épinoy à Cambrai où je dois prendre le train.
Enfin, une voiture s’arrête dans un bruit de ferraille, une 2 CV au bord de la retraite. Indifférent à la pluie qui redouble, un homme dégingandé sort du véhicule pour ouvrir la portière côté passager.
Monte, mon gars.
La voiture redémarre. Le moteur ronronne depuis dix minutes lorsque la voiture tousse deux ou trois fois et s’arrête.
C’est rien, fait le conducteur. C’est le carbu.

Il ouvre le capot, bidouille dessous et on repart. La pluie cesse subitement de tomber. Alors, le conducteur entame la conversation.
Alors, comme ça, tu es aviateur ? Tu pilotes ?
Mais, volubile, le conducteur n’attend pas les réponses et enchaîne :
Moi, j’aimerais bien piloter un avion, mais j’ai pas les moyens, plus tard peut-être, quand je serai riche. L’armée, tu vas en faire ton métier, non sans doute ? Moi je voudrais faire des chansons, mais avec la gueule que j’ai c’est pas facile d'en faire un métier. En ce moment, je suis représentant, et en fin de semaine des amis m’emploient comme barman, enfin je fais un peu de tout. Et toi que vas-tu faire ?
Je n’ai pas le temps de répondre que boum-boum ploc-ploc-ploc.
On a crevé, dit en riant le conducteur.
Je riais aussi tout en me demandant si nous allions arriver à Paris avant la fin de la permission. Changement de roue dans un calme impressionnant et une bonne humeur sous-jacente, témoin le sourire fendu jusqu’aux oreilles du mécano improvisé.
Oui, alors, que vas-tu faire, après le service militaire ?
— Je fais le magicien, j’aimerais devenir professionnel.
— T’as raison. Toi tu peux. Je le sais. Je le vois. Tu verras. Moi, chanter, je ne pourrais pas. En plus, avec mon nom, c’est râpé, grillé, carbonisé : je m’appelle « Brel » et dans le Nord-Pas-de-Calais, tu le sais, on dit « Con comme une brêle » Ha ! Ha ! Ha ! Pour l’heure, la représentation, ça marche. Ça m’emmerde, mais ça marche ! Je vends du carton. Je vais peut-être élever des poules. J’aime bien les poules. Ah ! si, je chante, un peu, à Montmartre, mais les gens s’en foutent, ils bouffent.
Aux portes de Paris, nous primes deux cafés, puis nous séparèrent sur une chaleureuse poignée de main.
Le grand bavard d’automobiliste avait pour nom Jacques Brel. À l’époque, il donnait un coup de main dans un cabaret de Montmartre.
Le petit aviateur deviendra Ranky.

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BIBLIOGRAPHIE

L'oeuvre de Jacques Brel est considérable et il est pratiquement impossible de citer la totalité de ses créations. J'invite mes lecteurs à se rendre sur ses biographies, Wikipédia par exemple....

Prochain article : ma rencontre avec Belline, voyant par Jacques Mandorla

MA RENCONTRE AVEC COLUCHE

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

Ma rencontre avec Coluche, comique inclassable par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Michel Gérard Joseph Colucci est né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Son père est peintre en bâtiment et sa mère fleuriste. Il obtient son certificat d'études en 1958 mais niera toujours l'avoir obtenu... malgré les preuves fournies par sa mère ! Il sèche souvent l'école pour traîner avec une bande à Montrouge... et se fait même arrêter pour des bagarres et un vol de sac à main sur la voie publique !

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La photo anthropométrique de Michel Colucci figure dans les archives de la Police. Elle a été prise le 22 août 1953 : il n'a pas encore 9 ans !


Michel Colucci fait plein de petits boulots où il ne reste pas longtemps : télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, assistant-préparateur en pharmacie, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes, fleuriste... En 1969, à 25 ans, sa destinée va changer : il rejoint la troupe de Romain Bouteille, qui vient de créer un café-théâtre nommé « Le Café de la Gare ». Mais Coluche n'y restera pas longtemps : il se fera virer l'année suivante pour son comportement trop agressif et trop individualiste.

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La troupe du « Café de la Gare » - De haut en bas et de gauche à droite : Coluche, Romain Bouteille, Rufus, Patrick Dewaere et Sotha (ex-compagne de Romain Bouteille, puis première épouse de Patrick Dewaere).


Fin 1971, Michel Colucci crée son propre café-théâtre : « Au vrai chic parisien ». En 1984, il obtient la consécration avec un César du meilleur acteur pour son rôle dans le film de Claude Berri « Tchao Pantin ». En 1985, il crée « Les Restos du coeur » justifiant sa démarche de la façon suivante : « Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre ». Le 19 juin 1986, au volant de sa moto, il percute un camion et meurt sur le coup à Opio (Alpes-Maritimes).

 

MA RENCONTRE

Depuis l'année 1968 et mon arrivée à Paris pour mon cursus à l'ESCP (École Supérieure de Commerce de Paris), je réside à la Cité internationale des étudiants dans le 14e arrondissement de Paris. Je fréquente assidument les cafés-théâtres de la capitale et cela me donne alors l'idée de créer une petite troupe (chanteurs, transformistes,...) qui passe dans différents pavillons de cette Cité universitaire. Dans cette troupe, je fais des numéros de mime.

Un jour de 1973, en fin d'après-midi, je me promène dans le quartier Montparnasse avec l'espoir de discuter avec des comédiens de café-théâtres et pour mieux connaître les ficelles du métier. C'est dans l'impasse d'Odessa (aujourd'hui elle n'existe plus : un parking a été construit à la place) que j'ai fait une rencontre extra-ordinaire. Au n°16 de l'impasse, j'avais vu les premières pièces de Romain Bouteille dans son « Café de la Gare ». Mais ce jour-là, surprise : le « Café de la Gare » a disparu, remplacé par une nouvelle salle, nommée « Au vrai chic parisien ». Une troupe inconnue présente un spectacle intitulé « Ginette Lacaze 1960 » et sous-titré « Chronique des moeurs chantée », une sorte d'hommage à la comédie musicale et aux yéyés. Je m'achète un billet... et je me retrouve avec une dizaine d'autres spectateurs seulement ! Maigre public alors que le spectacle était vraiment bien ficelé et très vivant. Sur scène, il y a des musiciens de qualité, dirigés par Xavier, le fils de l'acteur Jean-Marc Thibaud : ce groupe de musiciens sera célèbre, des années plus tard, sous le nom d'Orchestre du Splendid !


Un mec avec une salopette zébrée

Le lendemain, en fin d'après-midi, je retourne sur place pour tenter de discuter avec les comédiens. Quand j'arrive devant le café-théâtre, il n' y a qu'un seul acteur de la pièce, celui qui joue le rôle d'un rocker appelé Bobby : c'est lui qui, à mon avis, possède le talent comique le plus affirmé de toute la troupe. De son vrai nom Michel Colucci, il se fait appeler « Coluche » : il n'est pas habillé en rocker, comme dans le spectacle, mais il est engoncé dans une salopette zébrée verticalement et porte, sur le nez, de petites lunettes métalliques rondes. Il a créé et mis en scène la pièce, alors que Xavier Thibaud a écrit la musique.

On papote, on parle de nos origines italiennes communes. Je lui demande si la pièce « Ginette Lacaze 1960 » lui permet de bien vivre. Il me répond que c'est la galère, que 50% de la faible recette sont prises par la propriétaire de la salle et que les autres 50% sont donnés à part égale aux acteurs de la pièce. Pour me le prouver, il me montre un petit carnet dans lequel il tient lui-même les comptes au jour le jour !

De son côté, Michel me demande ce que je fais dans la vie : je lui dit que je suis publicitaire. « Ah, j'aimerais bien que tu me fasses faire de la publicité ! Ça rapporte du pognon, ça ! ». Je lui promets d'y penser. En attendant, je lui dit que je viendrai voir, à nouveau, sa pièce le lendemain soir. « Appelle-moi à l'entrée, je te ferai rentrer à l'oeil ! ».


Paul Lederman fait signer un contrat à Coluche

Le lendemain, je retourne « Au vrai chic parisien » avec une bonne amie, Anne-Marie Sargueil. Elle trouve le spectacle si génial qu'elle me dit qu'elle va en parler à l'un de ses amis qui est dans le « show-business ». Elle m'apprendra, quelques jours plus tard, qu'elle est venue avec cet ami, tous deux accompagnés par un producteur : Paul Lederman ! Celui-ci avait été, entre autres, le manager de Claude François, Mike Brant, Thierry le Luron et le sera, plus tard, du trio des Inconnus. Mon amie Anne-Marie me révélera aussi que Paul Lederman, qui est connu pour détecter les artistes ayant un très fort potentiel de réussite, s'est rendu dans les coulisses, le soir-même à la fin du spectacle, pour convaincre Coluche de signer un contrat avec lui ! Ce qui a été fait.

Coluche et la publicité Francorusse

Un jour de l'hiver 1973, après avoir été relancé plusieurs fois par Michel, j'ai enfin l'opportunité de lui proposer un « cachet » publicitaire. L'un de mes clients, la société d'entremets Francorusse (connue pour son célèbre slogan « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert » ) lance un nouveau produit.

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Publicité (à l'époque on parlait de « réclame ») pour Francorusse, avec son célèbre slogan : « Un entremets Francorusse au dessert, c'est un régal que l'on sert ».


Il s'agit d'organiser une tournée de présentation du nouveau produit Francorusse auprès des directeurs de supermarchés et d'hypermarchés dans toute la France. J'ai une idée : je propose au responsable Marketing de Francorusse de remplacer l'habituelle conférence avec projection d'informations sur écran à l'aide de transparents (le logiciel PowerPoint n'existait pas encore à l'époque !) par une petite pièce de théâtre avec un maître d'école, vêtu d'une blouse grise, qui présenterait au tableau noir tous les éléments caractéristiques du nouveau dessert. Et pour le rôle d'instituteur, je propose Michel, encore très peu connu. Le responsable de Francorusse trouve l'idée intéressante et veut rencontrer le comédien. Michel est aux anges et la rémunération pour le rôle est très alléchante.

On organise donc une réunion dans mon agence de publicité, située rue des Francs-Bourgeois dans le Marais. Michel arrive en Solex : dans la cour de l'immeuble, je lui dis d'être relax et de ne pas faire de provocation devant le responsable de chez Francorusse qui est un « mec en costard-cravate », sérieux et fier de son nouveau produit. La rencontre se passe très bien : Michel joue à l'instituteur, argumente devant le tableau noir et fait rire l'auditoire. Jusqu'à la conclusion pour laquelle il s'enflamme et proclame : « À la fin, je propose de prendre tous les produits que j'ai présentés pour les balancer dans le groupe de commerçants : ce sera une véritable bataille de boules de neige ! On va se fendre la gueule ! ».

Je raccompagne Michel qui repart sur son Solex, après lui avoir dit : « Mais pourquoi as-tu déliré lors de la conclusion ? ». Il me répond : « Ils avaient l'air trop sérieux : j'ai voulu détendre l'atmosphère ! ». Puis je retourne dans la réunion. Mon client est outré : on a osé plaisanter avec son produit. Pire, le dévaloriser : c'est inadmissible ! On a donc fait la tournée de conférences avec la projection de transparents : classique et sans originalité.

Mais Michel ne m'en porte pas grief. La preuve, il me rappelle un jour pour me parler... de soucoupes volantes !


Coluche et les OVNI de Germigny-des-Prés

Un matin de septembre 1975, Michel m'appelle pour me demander : « Jacques, tu t'intéresses toujours à ces conneries de soucoupes volantes ? ». Je lui avais, en effet, évoqué un jour que j'étais enquêteur officiel pour un petit magazine, intitulé « Lumières dans la nuit » (la revue m'avait attribué le « matricule » d'enquêteur n°2338. À mon avis, ça devait plutôt être mon numéro d'abonné !) et que je cherchais des cas d'observations en France sur lesquels pouvoir faire une investigation journalistique. Je réponds donc à Michel : « Oui, je m'intéresse toujours au sujet ». Il me rétorque : « Alors, je vais te brancher sur un cas important. Ma prof de piano, France Olivia, a assisté cet été à de drôles de phénomènes dans le ciel. Appelle-la de ma part ».

À l'époque, on parlait de « soucoupes volantes » ou de MOC (« Mystérieux Objets Célestes ». L'appellation OVNI (« Objet Volant Non Identifié » interviendra plus tard, copiée sur l'expression anglo-saxonne UFO (« Unidentified Flying Object »).

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Michel me communique le numéro de téléphone de France Olivia, sa prof de piano : elle accepte gentiment de me rencontrer chez elle, courant janvier 1976. Au cours d'un sympathique entretien, elle m'apprend qu'elle a organisé en août 1975 des concerts de musique dans l'église de Germigny-des-Prés (l'une des plus anciennes églises de France, rare exemple du style architectural carolingien), un village du Loiret de 700 habitants situé à 27 km d'Orléans. France Olivia me précise : « Pendant 17 soirs d'affilée, on a vu deux objets à environ 500 mètres du sol : le premier objet de couleur rose se plaçait au-dessus du village de Saint-Martin d'Abbat et le second, de couleur jaune-blanc très lumineux, stationnait au-dessus de l'église de Germigny-des-Prés. Ils avaient tous les deux la forme d'un chapeau de curé avec un faisceau lumineux jaillissant du dessus » (voir ci-après les dessins que j'ai réalisés d'après son témoignage). Le mois suivant cet entretien, je me suis rendu sur place pendant 3 jours afin de rencontrer d'éventuels témoins du phénomène : j'ai pu en trouver 5 (dont le facteur du village) : tous m'ont décrit le même phénomène répétitif qui a duré 17 soirées.

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Coluche me pousse à faire du café-théâtre

En 1970, tout frais sorti diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Paris, j'ai eu la chance et l'honneur d'être recruté par la célèbre agence de publicité Publicis, fondée par Marcel Bleustein-Blanchet et située tout en haut des Champs Élysées, au-dessus du Drugstore. C'est dans cette agence que je rencontre Marie-José Gélamur et Claude Moreau, deux amis passionnés de spectacle.

Michel me disait souvent : « Tu devrais te lancer dans le café-théâtre : c'est sympa ! ». Encore fallait-il trouver quoi faire sur scène et avec qui. La réponse viendra dans le courant de l'année 1976 : avec Marie-José Gélamur et Claude Moreau, on décide de monter un spectacle sur le concept de « Magie-Comédie », c'est-à-dire des sketches liés entre eux par des tours de magie. Claude était le magicien (il pratiquait cet art depuis des années, en très bon amateur), Marie-José jouait la partenaire du magicien et moi Groucho Marx ! J'avais trouvé un titre « Les tribulations d'un pékin à Paris », honteusement « inspiré » de celui d'un film de Philippe de Broca : « Les tribulations d'un Chinois en Chine », sorti en 1965 avec Jean-Paul Belmondo en vedette !

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Notre trio du café d'Edgar dans la pièce de « Magie-Comédie » intitulée « Les tribulations d'un pékin à Paris » : Marie-José Gélamur, Claude Moreau le magicien et moi en Groucho Marx !


Claude Moreau réussit à nous faire engager pour deux mois au Café d'Edgar, café-théâtre situé rue Edgar Quinet dans le XIVe arrondissement de Paris... non loin du "Vrai chic parisien" de Michel ! Nous avons été placés dans la plus petite des deux salles, la grande salle présentant un « one woman-show » de Dominique Lavanant, une vrai star à l'époque : elle y jouait le rôle d'une « aubergine » qui raconte sa pénible vie de contractuelle.

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Le « one-woman show », avec Dominique Lavanant en aubergine, faisait un véritable tabac au Café d'Edgar.

Notre contrat était clair : on devait impérativement jouer s'il y avait 5 spectateurs ou plus. Les débuts de semaine, quelques minutes avant le début de notre spectacle (22h30), on avait 2 ou 3 spectateurs. On s'apprêtait donc à rentrer chez nous. Puis, soudainement, notre salle de 50 places se remplissait... comme par miracle ! On a compris assez vite ce qui se passait : Dominique Lavanant faisant salle comble, une partie des personnes refoulées à l'entrée se disaient : « Où peut-on encore voir un spectacle à cette heure-ci ? ». Résultat : des gens entraient dans notre petite salle et assistaient à notre « Magie-Comédie » ! Notre orgueil en a pris un coup : les spectateurs ne venaient pas pour nous ! Par chance, quelques jours plus tard, Le Nouvel Obs et Le Figaro nous avaient sélectionnés dans les spectacles à voir, ce qui nous a rabattu du monde... et remonté le moral ! Une très belle expérience... mais heureusement que nous étions tous les trois salariés car il nous aurait été impossible de vivre professionnellement du spectacle !

Quand je pense à ma rencontre extra-ordinaire avec Michel, je me dis que, sans lui, je n'aurais peut-être jamais eu la formidable chance de monter sur la scène d'un café-théâtre !

 

Prochain article : Ma rencontre avec Jacques Brel, chanteur compositeur par Ranky

10/10/2018

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NOTE DE L'ÉDITEUR

Le héros du roman, Nestor Burlat, qui a reçu de sa mère, pour seul héritage, deux objets virtuels : un bâton qui devait lui permettre de le soutenir durant son voyage à travers la vie, de se défendre contre le mauvais sort et les mauvais hommes, et un chat à neuf queues, un instrument de torture pouvant être utilisé pour s’habituer aux douleurs physiques et morales, sinon à les vaincre, est plongé depuis sa naissance dans les affres d’un parcours initiatique douloureux.
Enfant classé autiste, adolescent réfugié volontaire dans la surdité et l’observation muette de ses congénères, Nestor adulte entreprend une suite incroyable de tentatives pour s’intégrer dans la société. Aidé par une sorte de don paranormal, il devient détecteur malgré lui de commerçants véreux, d’associations humanitaires douteuses, se frotte à la voyoucratie politique, s’instruit sur certaines méthodes vicieuses de la police, de la médecine, de la justice, de la finance. Partout, il découvre la déception, la trahison, la perversion, l’injustice avec pour conclusion générale : « Je ne suis pas assez malhonnête pour vivre dans ce monde. »
Un personnage énigmatique et apparemment fortuné ouvre alors à Nestor les portes de son château. Il lui offre la possibilité d’entreprendre le projet de la dernière chance, la création d’une microsociété-phalanstère où règneraient la solidarité, la bonté, l’amitié, l’amour. Ce monde idyllique est-il réalisable ?
Dans un style prenant tout à fait particulier, l’auteur nous embarque dans un éclatement de descriptions de situations dramatiques ou dérisoires astucieusement mêlées à un humour décapant, parfois désespéré.
Le lecteur est littéralement happé par le récit tragi-comique de cette destinée hors norme qui l’emmène jusqu’au dénouement imprévu et littéralement époustouflant.

 

NOTE DE NATHALIE, ATTACHÉE DE PRESSE DE FRANÇOIS RANKY

Mes amis,

Je suis attachée de presse dans une grande et célèbre maison d'édition et par le fait, habituée à voir défiler de nombreux auteurs. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai eu à connaitre un tel immédiat engouement pour un livre écrit par un auteur pas vraiment connu, à cause, probablement, de sa dispersion dans tous les domaines artistiques. François Ranky ne prends pas la peine de soigner sa notoriété. Il assure même ne posséder aucun talent particulier. Il dit : "je n'ai pas de talent, je fais juste ce que j'aime faire."

Son dernier roman LE BÂTON ET LE CHAT A NEUF QUEUES, captive des centaines de personnes sur Kindle. Ce livre n'est pas encore en librairie mais le sera dans deux jours, c'est-à-dire le 18 août 2018. Je m'attends à un raz de marée. Je prends la liberté de vous dire que son manuscrit a été rejeté par quatre grands éditeurs ainsi que l'avaient été des auteurs célèbres tels Céline auteur de "Voyage au bout de la nuit" - Marcel Proust "Du côté de chez Swann", refusé par la totalité des éditeurs parisiens- Margareth Mitchell "Autant en emporte le vent" refusé plus de dix fois- J.K Rowling "Harry Potter" refusé par 14 éditeurs- Stephen King  son roman "Carrie" refusé plus de trente fois. Stephen King compte aujourd'hui parmi les auteurs les plus lus au monde. Etc...

L'extraordinaire invention d'écriture et la façon très personnelle de traiter les thèmes foisonnants dans LE BÂTON ET LE CHAT A NEUF QUEUES sont apparemment les motifs qui ont  engendré les refus des "grands"éditeurs. Ces refus que certains pourraient bien regretter d'avoir prononcé. Je suis prête à en prendre le pari..maintenant qu'un éditeur plus modeste vient de se lancer dans l'aventure...  Nathalie, attachée de presse de François.                             

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