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30/03/2014

COMPRENDRE LE PARANORMAL

Comprendre le paranormal

Par Ranky

Auteur de "Encyclopédie du Mystère"

(Éditions Trajectoire)

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J'y crois, j'y crois pas, telle n'est pas la question.

La question est de savoir.

Les progrès continuels de la science n’ont toujours pas réussi à nous débarrasser d’un obscurantisme omniprésent. Pour certains, et parmi eux des scientifiques, les phénomènes dits paranormaux ne sont qu’illusions, hallucinations, charlatanisme.
Pour d’autres scientifiques, plus rares, surtout en France, leur intérêt pour la recherche psi les font souvent reléguer, par leurs pairs, au rang d’illuminés qu’il faut stigmatiser. Une approche trop marquée sur le sujet peut nuire à leur évolution professionnelle quand ce n’est pas briser leur carrière.
De plus, les médias, et principalement la télévision, entretiennent une véritable désinformation permanente sur le sujet. Ils sont ainsi responsables de l’obscurantisme qu’ils prétendent quelquefois combattre.
Pourtant, ne pas étudier sérieusement le paranormal ouvre les portes aux mouvements sectaires et aux escrocs.
Pour beaucoup, en fait, le paranormal représente un ramassis de croyances et de superstitions. La raison en est simple : le manque d’esprit critique concernant le paranormal et qui ne fait pourtant pas défaut dans bien d’autres domaines est absent et aussi, le refus systématique d’adopter une démarche faite d’ouverture d’esprit et de bon sens, en se posant les questions suivantes :
Le paranormal existe-t-il ?
Quels travaux scientifiquement contrôlés ont été entrepris et combien ont abouti ?

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LE PARANORMAL SUPPOSÉ
Il est indéniable que le “paranormal” envahit, plus ou moins fréquemment et avec plus ou moins de force, la vie ordinaire de chacun d’entre-nous : éclairs divinatoires, rêves prémonitoires, visions, coïncidences, intuition exacerbée, inspiration créatrice spontanée  parfois géniale, sensibilité incontrôlable, etc. Tous ces ressentis peuvent, dans la majorité des cas, trouver une explication rationnelle dans des réactions physiques, physiologiques ou psychologiques déjà connues des spécialistes.

 

NE PAS VOIR DU PSI PARTOUT

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Lorsqu’un phénomène bizarre nous assaille, nous devons, avant de voir du psi partout, tenter de trouver une explication rationnelle, en somme faire preuve de scepticisme car c’est peut-être le hasard qui le produit. Mais attention : trop de scepticisme donne des explications limitées.
Cependant, certaines réactions peuvent échapper aux investigations les plus savantes, ou résister à l’analyse critique, simplement parce que ces phénomènes sont fugaces, aléatoires et non reproductibles. En cas d’événement douloureux, maladie grave, mort d’un proche, par exemple, certains êtres imaginent des “signes” pour se rassurer ou lutter contre des situations difficiles à faire face sur le plan affectif.
Si la croyance est trop forte, le doute s’éloigne et l’irrationnel s’installe.

LE PARANORMAL AVÉRÉ

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C’est l’impossibilité, pour des spécialistes: scientifiques, médecins, psychologues, psychiatres etc, de fournir une explication classique. Le phénomène reste, la plupart du temps, non reproductible et sans preuve. L’investigation demeure donc difficile et les explications aléatoires.
Seuls, des témoignages peuvent servir à la recherche parapsychologique et dans certains domaines seulement :
- Rêves prémonitoires
- États modifiés de conscience
- Guérisons spontanées
- Perception extra-sensorielle (télépathie, clairvoyance,etc)
- Poltergeist
Etc.

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LA PARAPSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

Paul-Louis Rabeyron
PAUL LOUIS RABEYRON 1.jpgEn France, il n’existe aucune université comprenant une chaire de parapsychologie.
Seuls deux enseignements existent : l’enseignement sceptique, appelé zététique, à l’université de Nice et l’enseignement de Paul-Louis Rabeyron à l’université catholique de Lyon.
L’Institut Métapsychique International (IMI), créé en 1919 et reconnue d’utilité publique, est la seule fondation Française, vouée à la recherche parapsychologique en utilisant les mêmes techniques que les autres disciplines scientifiques.
Pour trouver des universités hébergeant des chaires de parapsychologie, il faut se rendre aux États-Unis, en Belgique, dans les pays anglo-saxons, en Allemagne (Utrecht - Édimbourg).
Mais les travaux, entrepris sous protocoles scientifiquement contrôlés, restent méconnus car ils sont rarement publiés dans des revues dites “officielles” mais plutôt dans des magazines populaires.
Pour qu’une expérience scientifique soit reconnue par la communauté entière, il faut que n’importe lequel de ses membres soit capable de la reproduire.
Ce n’est pas le cas du domaine paranormal qui demeure hors cadre de la science et dont l’étude se cantonne entre réflexion et explication.
Les sujets Psi ne fonctionnent pas selon les lois ordinaires de la nature. Mais dans les autres pays, nous sommes dans le domaine de la recherche, nous ne sommes pas dans le domaine de la croyance dans lequel la France est confinée.

LE RÔLE DES ILLUSIONNISTES
J’ai tenu à rappeler dans ces quelques lignes, le plus simplement possible, une approche générale, certes succincte mais claire du paranormal, afin d’en cerner autant que faire se peut, l’extraordinaire complexité qui doit être confiée à la communauté scientifique, encore que celle-ci veuille bien s’en préoccuper. Chacun son métier !
Les connaissances des scientifiques, fussent-elles immenses, sont parfois faciles à abuser. A différentes reprises, au cours d’expérimentations, même en laboratoire, nous avons vu des pontes, juger à tort et péremptoirement, de “phénomènes” dont ils croyaient posséder toutes les données mais dont les ressorts secrets échappaient à leur compétence.
Et c’est précisément là que les illusionnistes experts peuvent intervenir. Ces artistes sont évidemment les mieux placés pour déterminer qui triche ou non.
Les connaissances particulières des illusionnistes peuvent leur permettre de constituer pour les chercheurs une barrière de sécurité contre les escrocs du paranormal.
Mais ces mêmes connaissances permettent aussi aux margoulins d’imiter des facultés étranges pour faire croire qu’ils possèdent des dons “surnaturels”.

        Prochain article de Ranky : C'est quoi le Psi ?

22/03/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

Les Beatles et l’appel aux forces occultes

2e partie : Les esclaves du Diable 

Par Thierry Namur

Dans l’article précédent, intitulé « Le secret des Beatles », Thierry Namur a montré pourquoi les 4 célèbres musiciens n’ont pas pu résister à l’appel aux forces occultes. Dans ce second article, l'auteur continue ses révélations.

Les Beatles sont liés, bien involontairement, aux crimes commis aux Etats-Unis par les disciples  de Charles Manson. Les adeptes de ce sataniste déclaré (qui s’appellent « Les esclaves de Satan » ou « La famille ») ont tué le 9 août 1969 l’épouse du réalisateur Roman Polanski (qui est au Royaume-Uni pour préparer son prochain film), Sharon Tate (enceinte) et ses amis dans d’horribles circonstances.

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Sharon Tate et son mari Roman Polanski, peu avant le drame.

Curieusement, le crime est découvert par une certaine madame Chapman… dont le nom est identique à l’assassin de Lennon : Mark Chapman ! Charles Manson a pris les paroles des chansons de l’album « Double blanc » des Beatles comme un appel personnel pour commettre les meurtres. Manson pensait que les Fab Four (les quatre fabuleux) étaient les anges de l’Apocalypse.

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Charles Manson pensait que les Beatles étaient les anges de l’Apocalypse.

Le récit des crimes de Manson, par le procureur de Los Angeles, fut publié sous le titre de la chanson « Helter Skelter » qui figure dans l’album « Double blanc ». Les critiques voient ce titre comme « insolite, troublant… exorcisme rock’n roll… descente aux enfers, blasphématoire… ». 

Pour Manson, Helter Skelter annonce la révolution et ces mots seront tracés en lettres de sang sur les murs de la villa de Polanski. Quand les Beatles enregistrent ce titre, un cendrier prend feu. Harrison le prend, le pose sur sa tête et se met à courir avec cette couronne de feu, en hurlant dans le studio ! Ringo Starr, le batteur, a des ampoules sur les doigts et on l’entend hurler à la fin du morceau qui est donc marqué par le feu et des mains blessées.

Les criminels, aussi drogués que leurs victimes, écriront sur la porte d’entrée de la villa le mot « Pig » (porc) avec le sang de Sharon Tate, qu’ils diront tenir de la chanson « Piggies » de George Harrison, toujours sur le « Double blanc ». Cette chanson mentionne des fourchettes et des couteaux. Or, ce sont ces ustensiles que les « esclaves de Satan » utiliseront pour tuer un couple, les LaBianca, le lendemain des meurtres chez Sharon Tate. Pourquoi avoir tué les LaBianca ? Il existe une réponse : l’épouse se prénommait Rosemary.

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Le couple LaBianca a été assassiné le lendemain du meurtre de Sharon Tate.

Les chansons du « Double blanc » ne sont pas le seul lien entre les Beatles et le monde du satanisme. Le cinéaste Roman Polanski, déjà auteur de Répulsion, du Bal des vampires,  a réalisé le film Rosemary’s baby. Ce film raconte l’histoire d’une femme fécondée par le malin. L’actrice Mia Farrow tient le rôle principal. Les lettres de ses nom et prénom sont l’anagramme de : «  I am far row » (je suis la dispute qui vient de loin).

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Pour l’Église, le diable est une personne qui divise. Le cadre de ce film est un appartement du Dakota building. Or, c’est dans cet immeuble que réside Lennon et c’est devant son entrée qu’il a été assassiné. C’est le concierge, un certain Hastings, qui a recouvert la dépouille de John et alerté la police…, or Aleister Crowley est mort à Hastings. Mark Chapman, le meurtrier de Lennon, appartenait à une église sectaire et avait fréquenté des barbouzes. Après l’assassinat de John, Ringo Starr s’est fait tatouer une lune et une étoile sur le bras gauche. Il semble qu’il s’agisse d’un rite de protection. Le journaliste anglais Hunter Davies, qui avait la confiance des Beatles pour écrire leur biographie et qui les a fréquentés, a écrit : « Après la mort de John, j’ai eu d’étranges conversations avec Paul, il semblait bouleversé par quantité de choses en sus de ce décès. Quel homme compliqué, que d’angoisse et de vulnérabilité…».

Polanski joue avec le feu : il choisit le créateur de l’église de Satan, Anthon LaVey, pour le rôle du diable dans Rosemary’s baby ! L’encyclopédie du paranormal « Facteur X » raconte son rôle dans l’introduction du satanisme dans le milieu du showbiz de Californie. Derrière une façade aguichante (l’invocation des forces de la nature, la liberté sexuelle totale, drogue pour d’autres horizons…), cette Église aliénait et attirait des pervers et des désaxés, dont Charles Manson.  

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Le magazine Facteur X a consacré un article à Anthon LaVey.

 

Yoko la sorcière

Quand elle rencontre Lennon, Yoko Ono est mariée à Anthony Cox. Ils ont une fille Kyoko. Ils  s’en disputent la garde, finalement attribuée au père. Il fréquente une église évangéliste et change le prénom de leur Kyoko en Rosemary !  Lennon appelle Yoko… « Mère » ou encore « Mère supérieure » !

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Yoko qui a, selon les proches des Beatles, « envoûté Lennon », est une artiste d’avant- garde. Son premier film est : « Satan’s bed » (le lit de Satan). Elle fera un disque qu’elle appellera : « I am a witch » (je suis une sorcière). Le magazine Paris Match, dans un reportage intitulé « Un État dans un drôle d’état » (1969), nous apprend qu’en Californie les adorateurs de Satan ont un statut officiel et que la nouvelle passion de cet État sont la sorcellerie et la magie noire. Les églises sataniques, qui n’évoluent plus dans la clandestinité, comptent 15 000 adeptes ! Avec effarement, le journaliste écrit que ces gourous, ces prophètes insolites et ces apôtres maléfiques ne se cachent pas. Il conclut en se demandant si ce « sont là les symptômes d’un mal plus grave nous menaçant tous ». Le milieu artistique semble une proie facile pour ces expériences. Peut-être, bien que n’étant pas du même monde, Polanski et Manson s’y sont-ils croisés.

On lisait en mai 1974 dans le magazine Historia hors série n°34 : « … la possession, les messes noires, les crimes rituels n’ont pas disparu… ». Depuis l’origine de l’histoire, les hommes tentent de se concilier le concours de forces invisibles pour les aider dans leurs entreprises. Ces forces irraisonnables ont des lois. La littérature les a traduites par : « Je t’aide, mais tu me donnes ton âme ».

Paul McCartney, après la dissolution du groupe, se lance avec frénésie dans le travail et produit une quantité impressionnante d’albums, avec toujours des détails surprenants. Le disque « Ram » (le bouc) le montre tenant un bélier par les cornes. Une version instrumentale de ce disque sortira 5 ans plus tard : sur la pochette, on voit un violoniste à tête de bélier. Le bélier est l’animal attribué à Hermès et à Satan. Paul dit que « mes idées me viennent comme ça et je ne sais pas d’où elles viennent ». Il écrit pourtant : « I saw you sitting at the center of a circle, everybody wanted something from you » (je t’ai vu assis au centre d’un cercle, tout le monde voulait quelque chose de toi). Son biographe nous prévient : « Tout ce qu’il touche fait de l’or avec une alchimie dont l’absence de recette préserve le charme ». Paul ne semble vivre que pour la musique et pour les arts. Paul sort des disques dans l’anonymat. Il change de nom et produit ses œuvres sous des pseudonymes (Webb, Ramon, Harrigan…) ou sous le nom d’un groupe fictif. Qui Paul cherche-t-il à semer ?

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À gauche, la pochette du disque "Ram". À droite, celle de la version instrumentale.

Hunter évoque Georges Harrison comme « terré dans sa folie gothique » et dit qu’il «  refusait d’éclairer son passé de Beatles ». Tourné vers l’hindouisme, Georges écrit : « Dans toutes les expériences des Beatles, il n’y a jamais rien eu de spécialement bon ». Sur la pochette du disque All things must pass, son premier disque solo produit en 1970, il est entouré de quatre nains de jardin en pierre qui symbolisent volontairement les Beatles. Que nous dit George ? Dans le folklore, les nains hostiles aux hommes sont pétrifiés par le soleil.  George est mort le 29 novembre 2001. Il avait été victime d’une tentative d’assassinat le 30 décembre 1999 de la part d’un certain Michael Abran qui restait des heures prostré au pub et s’est introduit dans la résidence « forteresse » de George, le blessant de plusieurs coups de couteau. « C’est Dieu qui m’envoie ! » dit-il à George. À noter que « A bran » se traduit par le « son du grain » en français et qu’il est présent symboliquement dans les rites d’initiation.

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Abran utilise aussi l’épée en pierre d’une statue de Saint George trouvée sur place. Pour se défendre, George invoque plusieurs fois Krishna comme une formule : sans succès. George dira qu’il a entendu ses poumons se dégonfler, percés par le poignard du criminel. Atteint moralement par cette tentative, il dira que toute son énergie vitale s’est évanouie et il mourra d’un cancer, moins de deux ans plus tard.

La relation par son épouse de cette agression dans le film de Scorcese, Living in a material world, voué au Beatle Harrison, évoque par le vocabulaire choisi et la terreur qu’elle a suscitée, une agression de style Manson. On peut comparer cette scène au signe égyptien du cancer qui s’appelle « Isis tenant l’épi de blé ». Osiris est mis à mort une seconde fois par le redoutable Seth. Mais Isis veille sur le grain meurtri, qui renaîtra par la suite, comme le blé dont elle présente l’épi.

« Sa vie était magique » dira Yoko Ono en évoquant George. George lui disait : « Qui conquiert le monde perd son âme ». Il dira aussi : « Lennon avait perçu que nous ne vivions pas seulement dans le monde matériel. Il voyait au-delà de la mort, il voyait que cette vie n'était qu'une petite comédie ».

 

Alchimie et zodiaque : d’extraordinaires coïncidences

Il est remarquable, lorsque l’on examine toute œuvre humaine à la lumière du symbole, de constater des coïncidences extraordinaires. Les êtres semblent marqués par la prédestination. Pour les Beatles, à travers leur signe astral correspondant à leur date de naissance et des éléments et des planètes liés à ce signe, on décèle un langage invisible. On peut voir dans ce qui va suivre un simple hasard. Il s’agit, en réalité, d’une marque des forces invisibles qui partagent la Terre avec les Hommes. Ce sont les signes, les traces de ces mystérieux inconnus qui auraient programmé les Beatles pour leur mission.

Lennon et McCartney avaient respectivement pour signe zodiacal Balance et Gémeaux. L’élément commun à ces deux signes est l’air. Starr et Harrison sont Cancer et Poissons dont l’élément est l’eau. Dans leur livre sur les Beatles, B. Labbé et M. Puech titrent un de leurs chapitres « Les six (Beatles) ». En effet, l’agent artistique Brian Epstein et le producteur George Martin sont associés au succès des Beatles. Sans eux, le groupe n’aurait été que l’un des très nombreux groupes anglais inconnus. Ce sont ces terres à terre, rois de l’esprit pratiques et de la fiabilité, qui vont organiser et gérer leur succès. Justement Epstein et Martin sont Vierge et Capricorne dont l’élément est la terre.

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L’agent artistique Brian Epstein (à gauche) et le producteur George Martin (à droite) sont tous deux associés au succès des Beatles.

 

Avec les six Beatles, nous disposons donc de trois des quatre éléments : air, eau, terre. Manque le feu pour animer ces trois éléments. Le feu est à lire dans les dates de décès de John Lennon, George Harrison et Aleister Crowley qui se situent, tous les trois, en Sagittaire, signe de feu. L’assassinat de Sharon Tate (en lion) et la condamnation à mort de Manson et de ses esclaves (en bélier) sont aussi sous le feu. Il est aussi remarquable de constater que les dates de sorties de disques sont essentiellement placées dans cet élément. La première mèche est allumée dans le signe du Sagittaire le 26 novembre 1962, avec l’enregistrement en un jour, de leur premier succès.

Dans les généralités de l’astrologie, les signes sont en concordance avec des planètes qui les gouvernent. McCartney est associé à Mercure et au Soleil, Lennon à Mars et au Soleil (comme Crowley), Harrison et Starr à Vénus et à la Lune (comme Yoko Ono). Mercure et le Soleil, principe masculin, et la Lune et Vénus, principes féminins, sont complémentaires. Le caducée est l’emblème d’Hermès (Mercure). C’est une baguette où s’enroulent deux serpents  en sens inverse. Cette opposition équilibre ainsi les deux pôles antagonistes  nuit-jour, bien-mal, chaud-froid, lune-soleil etc… Cette nature dualiste se retrouve dans les relations Lennon-McCartney et Harrison-Starr.

Bien entendu, toutes ces remarques peuvent apparaître comme un affreux charabia : d’ailleurs, il serait bienvenu qu’il le soit. Se savoir dirigé par un programme insaisissable n’a rien de réjouissant. 

Une étude des Rolling Stones et Led Zeppelin montrerait tout autant l’attrait de ces groupes pour l’occulte. Les Stones ont écrit « Sympathie pour le diable » et ont intitulé un disque entier « Les demandes des majestés sataniques ». Les paroles de « Sympathy for the devil » dans « Beggars banquet », sorti en décembre 1968, sont explicites : "J’ai volé à plus d’un son âme et sa foi… mais ce qui vous intrigue c’est de comprendre en quoi consiste mon jeu… J’ai tendu des pièges aux troubadours qui furent tués avant d’atteindre Bombay", un vrai langage d’initiés. Ajoutons que les Beatles, accompagnés de Mia Farrow, (l’actrice de Rosemary’s baby) sont partis pour l’Inde en février 1968 pour y méditer... et Bombay est en Inde !

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Jimmy Page, le leader de Led Zeppelin, a acheté le manoir de Crowley. C’est normal, entend-on, cela n’est qu’un jeu. Peut-être. Un jeu très dangereux car sait-on vraiment quelles forces sont manipulées ?

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Jimmy Page, le leader de Led Zeppelin, devant le manoir de Crowley qu'il a acheté.

Quant aux Beatles, l’écrivain anglais Hunter Davies a écrit : « Peu sont entrés dans le cercle magique des Beatles ». Nous l’avons fait.

Les Beatles ont-ils réellement passé un pacte avec le Diable ? Se sont-ils laissés entraîner par jeu de l’autre côté du miroir et en ont-ils subi le choc en retour ? Ont-ils fréquenté cette « force invisible qui agit continuellement, de manière récurrente, en toute impunité dans les affaires humaines » ? 

Il semble bien que oui.

15/03/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

Les Beatles et l’appel aux forces occultes

1ère partie : Le secret des Beatles

Par Thierry Namur

(Après "Le roi Arthur à la Maison Blanche", voici un nouvel article proposé par Thierry Namur. L’auteur, licencié en anthropologie, recherche l'influence des mythes et des légendes dans l'Histoire).

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Sur cette photo, Paul McCartney fait le signe convenu pour dire « 666 » et John Lennon celui de Satan. Quant au sous-marin jaune (Yellow submarine), il pourrait être le véhicule qui introduit le démon dans la société.

 Il est facile d’imaginer ce que les hommes sont prêts à donner pour connaître la richesse, l’amour, la célébrité. Tout, même leur âme. Mais la magie a ses lois et l’appel aux forces occultes peut faire tomber dans les filets du grand menteur. 

En 1962, les Beatles bousculaient la musique et la mode. À leur image, les garçons se laissaient pousser les cheveux et les filles s’émancipaient. Anticonformistes, ils avouaient se droguer. Acteurs, provocateurs, adulés, multimillionnaires, côtés en Bourse, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr étaient même décorés par la Reine d’Angleterre ! Ce succès est-il naturel (hasard et talent) ou bien fait-il l’objet d’un secret qui pourrait se découvrir dans leur œuvre ? Hypothèse effrayante : pourrait-il s’agir d’une initiation aux forces occultes noires et, pire, d’un pacte avec celles-ci ? La lecture de leur brève carrière, 7 ans et 12 albums (moins de douze heures de musique) peut le laisser penser. 

L’origine du nom Beatles vient du mélange de beetle (scarabée) et de beat (rythme), formant ainsi « Beatles ». Caché dans leur nom, il est facile d’écrire « Beast », la bête, qui était le surnom, donné par sa mère, à Edward Aleister Crowley, écrivain et occultiste britannique (1875-1947) qui se qualifiait lui-même de « Great Beast ». Le nom « Beatles », dans cette hypothèse, serait le tempo de la bête. 

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Aleister Crowley, écrivain et occultiste britannique (1875-1947), se qualifiait lui-même de « Great Beast ».

« Le scarabée (le bousier) pousse sa boule d’excréments qui contient ses œufs qui vont éclore et se manifesteront au monde tel l’astre naissant. C’est l’image de la réapparition du soleil au début du monde, des perpétuelles transformations de l’être qui se renouvelle et renaît de lui-même » a écrit l’égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt.

 

Le scarabée : un symbole solaire synonyme de résurrection

L’histoire des « quatre garçons dans le vent » peut se lire en trois périodes. La première se passe à Hambourg et à Liverpool, dans une boîte de nuit, « The Cavern ».

La seconde, de 1963 à 1965, est marquée par le succès et les tournées. Apogée de cette période, les Beatles sont décorés à Buckingham le 26 octobre 1965. Aujourd’hui, plus personne ne s’étonne qu’un artiste soit médaillé. Mais en 1965, le scandale est immense. Il  est troublant que la Reine, en personne, préside cette cérémonie hautement symbolique, voire initiatique. « On a trouvé ça aussi bizarre que tout le monde. On a trouvé ça insensé » diront-ils.

Puis, la dernière, de 1965 à 1970, est une spirale qui aboutit à une séparation haineuse. L’aliénation des fans et les débordements dangereux les épuisent. Dans la presse, on lit : « Les Beatles se recroquevillaient dans la gigantesque machine qui les catapultait autour du monde. Cernés de toute part, ils s’étaient réfugiés dans cette coquille hermétique et ils n’en sortaient plus. Le mythe s’éteint dans une mélancolie noire et généralisée ».

Mais le scarabée est un symbole solaire synonyme de résurrection. Comme le soleil, il revient après la nuit, et est censé renaître après sa propre décomposition. C’est ce qui se passe pour chacun d’eux qui connaissent, après la dissolution du groupe, une carrière solo à succès.

En 1962, Lennon avouait à Ray Coleman : « Je savais que nous aurions du succès car pour cela j’avais vendu mon âme au diable ». Cette phrase terrible est-elle une provocation ou doit-elle être lue comme elle est écrite : au premier degré ? Les Beatles se sont, probablement lors de leur période allemande à Hambourg, livrés à nombre d’expériences magiques. Peut-être même ont-ils participé à des messes noires où ils auraient vendu, par jeu, leurs âmes contre le succès. Après tout, ils étaient jeunes, plutôt sales gosses et certainement ouverts à toute expérience nouvelle. Ils l’auraient fait par défi, sans en voir les conséquences, et en auraient récolté les fruits : une renommée sans précédent.

 

Des pantins manipulés par des forces qui les dépassent ?

Cette renommée ne se dément pas : le quotidien « 20 minutes » du 4 février 2014, relativisait le succès du site Facebook en le comparant avec la vente des disques des Beatles ! Il faut insister sur le caractère libératoire du phénomène Beatles mais aussi sur l’aspect négatif : drogue banalisée, hystérie, aliénation et aussi terrible choc en retour pour les apprentis sorciers.  

Michel P. Schmitt, dans l’Encyclopédie Universalis, évoque la « mystérieuse synergie que tous les professionnels ont observée quand ils étaient tous les quatre dans un studio d’enregistrement ». Mystère encore dans leurs créations : « Personne ne sait comment les chansons naissent dans leur esprit. Aucun des quatre n’est capable de dire, même ne se souvient comment ou pourquoi elles arrivent. Il est impossible de suivre leur développement, car tout a déjà disparu ». Lennon ajoutera : « On ne sait pas comment les chansons naissent tout en le sachant très bien ». Possession ? Dans le magazine « Rock et folk, spécial Beatles », de novembre 1976, on lit une réflexion datant de 1966 de l’écrivain américain Ken Kesey (1935-2001), auteur de « Vol au-dessus d’un nid de coucou » et fondateur du groupe psychédélique des Merry Pranksters : « On dirait des pantins manipulés par des forces qui les dépassent. On n’aimerait pas être à leur place ».

C’est dans un club de Liverpool, nommé « The Cavern », que les Beatles se font remarquer par leur futur imprésario Brian Epstein. La caverne, qui symbolise l’accès secret aux mondes souterrains, est aussi le lieu où naissent les Dieux, comme Hermès (Mercure). Ce Dieu messager, inventeur de la lyre (entendu sur la chanson She’s leaving home), fait le lien entre Dieu et les hommes.

Dès 1965, Lennon comprend que le pacte conclu est terrible et écrit le tube planétaire « Help », « Au secours » ! Ce thème de demande d’aide est régulier dans leurs chansons. Dans l’étouffant « Cold Turkey » (dinde froide), Lennon demande à sortir de cet enfer. Cette chanson illustre la dépression et le mal-être d’un homme anéanti. Désabusé, il dit encore : « Si je reste seul trois jours de suite à ne rien faire, je sors de moi presque entièrement. Je ne suis plus là. Je suis quelque part là-haut à me regarder : j’observe mes mains mais c’est un robot qui les actionne ». Lennon s’apaisera à la fin de sa vie, mais c’est à ce moment précis qu’il sera tué.

 

Les Beatles et le Christ

La lecture d’articles, de livres ou de documents qui sont consacrés aux Beatles, alimente la face ésotérique du groupe. La fréquence des mots correspondants aux sciences occultes comme magie, miracle, enchantement, alchimie… utilisés pour les définir, est ahurissante et conforte l’idée que les Beatles sont des magiciens. Mais sont-ils pour autant des mages noirs ? En 1964, le magazine Paris Match parle « d’aller voir et subir l’envoûtement des Beatles ». Dans les toutes dernières lignes de la volumineuse biographie qu’il a consacrée aux Beatles, l’écrivain anglais Hunter Davies évoque « la mystérieuse alchimie » mais écrit aussi, dans une phrase sibylline à lire et à relire, que « ce qu’ils ont accompli sous le nom de Beatles est l’aspect dont je préfère me souvenir ». Mais alors quel est l’autre aspect qu’il préfère oublier ? Mal Evans, l’un des deux road-managers du groupe (avec Neil Aspinall), s’étonnera toujours de l’image de gentils qui colle aux Beatles : « Je me demande pourquoi on les a construits comme ça ».

Les Beatles rejettent le christianisme. En 1966, John affirme lors de l’interview provoquée par Maureen Cleave que « Les Beatles sont plus célèbres que le Christ ». Cette phrase semble anodine. Pourtant, sur le fond, elle signifie que les Beatles sont plus importants que le Christ. En Amérique, leurs disques sont brûlés. Lennon compare quand même le groupe au «  Dieu incarné ». Cette phrase n’est pas responsable à elle seule de la déchristianisation de l’Europe, mais elle y a sa place. John s’excusera. Mais le mal est fait et cette réplique sera fréquemment utilisée pour leur nuire. Lennon fera d’autres déclarations bien plus radicales après la séparation. Le témoignage de leur agent de presse, qui se revendique lui-même anti-Christ, est éloquent : « Les Beatles sont profondément anti-Christ, tellement que cela me choque ». Désacralisation, fin des tabous, démolitions des cadres, perte des repères, datent de cette époque. Les Beatles ont fait souffler un vent frais de liberté, mais avec ce vent venait aussi la confusion, le culte du moi et, pour beaucoup, la perte de l’âme. Dans ce travail de sape de la société, les Beatles en tant qu’agents du changement ont leur part. Une fois le travail exécuté, le groupe se sépare et est remplacé par d’autres plus féroces.

 

Étonnantes pochettes d’albums

Le premier 33 tours du groupe, en février 1963, « Please, please me » propose des chansons aux paroles mièvres. Pourtant un titre s’en détache : « Do you want to know a secret, promise not to tell ? » (Veux-tu connaître un secret, promets de ne pas le raconter ?). Ce sont les paroles de Blanche Neige dans le conte et Lennon a repris ces mêmes mots. Le conte ajoute la phrase : « Un pouvoir magique est dans ce puits, voilà le secret de la chanson ». Ce titre est d’abord chanté par le groupe de pop-rock britannique Billy Kramer & the Dakotas, avec en face B : « I’ll be on my way ». Or c’est devant l’entrée de l’immeuble Dakota, où il habite, que Lennon sera assassiné le 8 décembre 1980 par Mark Chapman.

La carrière du groupe est accompagnée par la folle rumeur de la mort de Paul dans un accident d’autos en 1965. Elle est née de l’observation attentive de leurs pochettes de disques, auxquelles les Beatles portaient une extrême attention. Le groupe les a truffées d’indices troublants allant dans ce sens. Les paroles de certaines chansons, comme « A day in the life » collent parfaitement à cette hypothèse. La chanson évoque  l’accident d’autos d’une personne célèbre. Paul aurait été remplacé par un sosie. Cette interprétation, recevable et étayée, est une fausse piste. Le message est ailleurs et les Beatles, qui ont un secret, veulent nous dire autre chose.       

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Conçue par Robert Freeman, la pochette de Rubber soul ("Une âme en caoutchouc") est critiquée ainsi par B. Feller, journaliste à « Rock et folk » : « Une vue en contre-plongée accentue l’élégance des visages, déifiant les membres du quatuor. Ils semblent venus d’ailleurs en messagers célestes bienveillants ».

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Le disque suivant, Revolver, présente leurs visages mais, comme Rubber soul, ne porte pas le nom du groupe sur la pochette. Trois Beatles montrent leurs visages de face. Seul Paul est de profil. John a les yeux tournés vers Paul, mais semble aussi surveiller son oreille. Les bouches sont fermées. L’oreille de Paul est bouchée, celle de Lennon est foncée. Qu’écoute donc Lennon que les autres ignorent ? Personnellement, cette pochette me fait penser à une partie de l’entretien 46 du livre « Dialogues avec l’ange ».

« La foi embrase, le brouillard se dissipe.

Ceux qui ont des yeux-voient

Ceux qui ont des oreilles-entendent.

Ceux qui sont mortels-vivent.

Ceux qui vivent-témoignent.

C’est un chant sans fin, mais c’est la fin du mur :

Babylone s’est écroulée.

Le chant s’envole… »

Revolver, au titre prémonitoire, marque une fracture dans l’œuvre musicale du groupe. Paul dit avec enthousiasme dans le magazine « Rave » qu’ils découvrent le théâtre, la peinture, le cinéma, la musique indienne et électronique. Rien n’est simple : cette ouverture, les Beatles la partagent avec leur public. Le libérant et l’aliénant. Pour le meilleur et pour le pire.

La célébrissime pochette de Sergeant Pepper présente de curieuses singularités qui pointent surtout Paul.

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Que vient faire ce brassard noir, marqué des lettres O.P.D. autour de son bras et que l'on voit sur la photo intérieure de la pochette du disque ?

Que vient faire cette main juste au-dessus de sa tête sur le 33 tours ? Est-ce la main alchimique ou celle de Kali qui « délivre ses fidèles de la peur » ?

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Cette année-là, les Beatles fréquentent un gourou indien. George Harrison produira, dans un album des années 1970, une main sur fond noir à posture  identique. Seul McCartney tourne le dos sur le revers de la pochette.

Cette pochette montre une galerie de personnages identifiables et choisis par les Beatles parmi les personnes « qu’ils aiment bien ». Seul Ringo ne fera aucune proposition. Lennon avait proposé Adolf Hitler : sa figure était d’ailleurs prête, mais elle n’apparaît pas sur la photo finale. En revanche, dans le livret du CD, page 7, tapie à l’extrême droite de la photo en noir et blanc, la silhouette de Hitler apparaît pourtant, semblant surveiller le déroulement de la séance. Pourquoi Hitler ? Lennon n’est plus là pour nous répondre, mais la question reste posée.

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Hitler apparaît, à l'extrême droite de la photo, sur la page 7 du livret du CD de Sergeant Pepper, mais pas sur la pochette couleurs du 33 tours.

Parmi les personnages figurant sur la pochette couleurs, apparaît (le deuxième à gauche sur la dernière rangée) le visage du troublant Aleister Crowley. Qu’y a-t-il de séduisant chez Crowley pour figurer sur cette photo ? Charlatan pour les uns, mage noir pour d’autres, profondément hostile au christianisme dont il annonce la fin, Crowley sera défini par le ministre de la justice britannique de l’époque comme « le personnage le plus ignoble et le plus pervers du Royaume-Uni ». Une seconde référence, plus subtile, à Crowley surgit avec le morceau « Sergeant Pepper » qui commence ainsi : « It was twenty years ago today…”(Voilà 20 ans ce jour que le sergent poivre apprit à jouer au groupe…). Or  le disque sort en 1967, et 1947 est l’année du décès de Crowley. "Sergeant Pepper" serait le surnom de Crowley. Ce disque contient le titre Lucy in the sky with diamonds. Ses initiales LSD ont le plus souvent été lues comme le nom de la drogue du même nom, ce que les Beatles ont toujours nié. Ce serait, selon eux, le dessin que Julian (le fils que Lennon avait eu d’un premier mariage) aurait fait d’une fillette, Lucy, qui en serait à l’origine. Jetez un coup d’œil sur ce dessin et demandez-vous si un kid de 4 ans est capable de faire un dessin de cette qualité. Admettons-le cependant.

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Le dessin que Julian Lennon montra à son père John en lui disant qu’il s’agissait de Lucy, dans le ciel, avec des diamants ("Lucy in the sky with diamonds").

Maintenant, ce titre peut aussi se lire Lucifer in the sky with demons. C’est en écoutant ce disque qu’Yves Coppens et son équipe d’anthropologues ont décidé d’appeler leur découverte Lucy, cette australopithèque connue comme étant la première femme de l’Humanité. Nous arrivons là à une hypothèse fantastique. Par une ruse et un détour diabolique, notre Lilith (qui est la première femme créée), porterait la marque (par le prénom Lucy) de l’ange de lumière Lucifer. Très fort ! Autre allusion subtile, Lucifer porte une émeraude (le diamond, le diamant de la chanson) sur le front. Dans le livre d’Arthur C. Clarke, « 2061 : Odyssée trois », le cœur en diamant de Jupiter (devenue une nouvelle étoile Lucifer) est appelé Lucy, en référence à la chanson.

« Il y a des parties de Lucy in the sky with diamonds que je n’aime pas » dit John. Que faut-il penser aussi quand John dit : « Mais nous aussi on les arnaque, les gens. On le sait et on sait aussi que les gens ont envie de se faire arnaquer. On nous a donné toute latitude pour ça » ?

L’écrivain François Plassat écrit que les différentes interprétations des paroles de Sergeant Pepper ne sont que des élucubrations, mais reconnaît que consciemment ou non Lennon ait pu y glisser des mystérieux indices et fausses pistes dont il s’amusera à l’avance des interprétations farfelues qui pourront en être faites. Peut-être, mais on ne peut les ignorer et penser que ces pistes débouchent sur un enseignement ou une vérité. D’ailleurs, finalement troublé, François Plassat écrit, après la découverte d’une anagramme d’une chanson de Paul, que cela s’ajoute « au dossier chargé des énigmes concernant les Beatles… ».

Toujours sur cette pochette, les 4 Beatles en cire et en costume sombre, à côté des personnages réels chatoyants, regardent une tombe où le nom Beatles est écrit. Désir d’enterrer le passé ? A droite, on voit aussi une poupée (censée représentée Shirley Temple). Cire, poupée, tombe, Temple. Toujours des indices évoquant la sorcellerie.

Mais revenons à Crowley. Il a écrit « de ma tête de faucon, je crève à coups de bec les yeux de Jésus alors qu’il pend à la croix ». Il a dit : « Avant qu’Hitler fût, je suis ». Dans le livre intitulé « Magick and Theory practice », il écrit ces extraits effrayants concernant les sacrifices : « Tout être vivant est une réserve d’énergie variant en quantité. Au moment de la mort de l’animal, cette énergie est soudainement libérée. On doit, par conséquent, choisir la victime qui contient la force la plus vive et la plus pure. Un enfant mâle, parfaitement innocent et hautement intelligent, est la victime la plus satisfaisante et la plus appropriée ».

On entend, dans la chanson « Ob la di, Ob la da », les paroles suivantes : « Desmond (Démon) repère les filles et les gosses ».

C’est toujours Crowley qui disait (cité par l’écrivain David Icke) : « J’ai besoin du blasphème, de l’assassinat, de la destruction, de la révolution, de tout ce qui est mal ». Pourquoi les Beatles font-ils figurer le controversé Crowley sur cette pochette ? Ce soupçon de magie noire par sacrifice est validé par l’incroyable et hideuse photo d’une de leurs pochettes de disque, « Yesterday and Today » produite aux USA. Les Beatles rigolards, en blouse blanche, posent avec des poupées démembrées et des morceaux de viande.

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On reste coi devant tant de mauvais goût. On est surpris par le sujet et l’inconscience de ces jeunes gens, probablement manipulés. 

Coïncidence : dans les studios d’Abbey road, pendant que les Beatles enregistrent Sergeant Pepper, les Pink Floyd y gravent une chanson. « C’est à ce moment, dit David Gilmour le chanteur du groupe, que Syd Barret (compositeur de Pink Floyd) est devenu fou… ». De qui les Beatles parlent-ils quand ils écrivent dans la chanson Come together : « C’est un trompe-la-mort. Récemment, il a reçu un avertissement : il doit être splendide car ce n’est pas facile de l’approcher » ?

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Sur la pochette du 33 tours Yellow Submarine, Lennon fait le signe cornu de la main : deux doigts fermés sur la paume, deux autres dressés… Ce signe est repris dans le film du même nom. Les mains de Lennon sont aussi dessinées curieusement sur la pochette de Revolver.

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La pochette du disque Abbey Road montre les Beatles traversant un passage protégé. Cette photo, qui a demandé 6 passages successifs des chanteurs, est une idée de Paul (deuxième en partant de la gauche) qui, nu-pieds, lance sa jambe droite en avant. Il a indiqué au photographe, par un dessin, ce qu’il voulait. Cette pochette, truffée d’allusions, relancera l’hypothèse du décès de Paul. Paul s’en amusera, puis démentira enfin en titrant, en 1994, l’un de ses disques : « Paul is alive » », Paul est vivant ! Oui mais alors, pourquoi tant d’indices pour imaginer le contraire ? On l’a vu, la photo n’a rien de spontané. Chacun semble tenir un rôle. John, tout en blanc. Ringo en costume noir. Paul, le seul à être rasé, est gaucher, mais tient sa cigarette de la main droite et paraît particulièrement débraillé. Georges décontracté est habillé simplement. La voiture de police noire, sur la gauche, était utilisée pour conduire les accidentés de la route. L’immatriculation de la voiture VW blanche (une « beetle ») est propice aux interprétations. Les Beatles sont entre deux mondes sur leur passage protégé. Ils vont de l’église au cimetière, qui sont de chaque côté de la rue. Le revers de la pochette est sinistre, avec sa silhouette féminine floue et une lézarde qui barre le S des Beatles.  

En 1997, Paul sort Standing Stone, un disque de musique classique qui évoque les légendes celtiques et les menhirs. À cette occasion, il rappelle que « John et lui attachaient beaucoup d’importance aux titres de leurs disques ». En 2001, un titre de l’album s’intitule Magic. En 1999, le titre d’un de ses albums est Run devil run (Court démon, court). Sur Pipes, Paul parle de son autre moi (The other me). Télérama évoque en 2001, « une force invisible qui  pousse Paul McCartney à continuer ».

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Magical Mystery Tour. Le titre est déjà évocateur : il rappelle le mouvement fondé par Crowley en 1913 : Mysteric Mystica Maxima. Quant à la pochette, on voit McCartney habillé en noir et ganté, les trois autres étant en blanc.

 

L'importance du nombre 9

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En 1968, les Beatles sortent un double album tout blanc, où figure discrètement leur nom. Ce disque sera appelé le « Double blanc » (White Album en anglais). Parmi les titres, on peut distinguer le troublant Revolution 9. Ce morceau, fait de bruits collés et de musique enregistrée à l’envers, déroute encore aujourd’hui. On y entend une voix répéter, de manière lancinante : « Number nine… number nine… » (Nombre 9…). Cette numérologie est surtout propre à Lennon, qui est né le 9 octobre 1940.

Le nombre 9 est, avec le 7, le chiffre préféré des mages. Dante dit que l’enfer a 9 cercles, le purgatoire 9 stations et le paradis 9 cercles concentriques. Les Templiers sont 9. On note dans la production des Beatles : Revolution9, one after 909, 9 dream… La sortie attendue des disques remasterisés du groupe s’est passée le 9.9.2009. La chanson Because, sur le disque Abbey road, est une harmonie à 9 voix. Because a été composé en s’inspirant de Yoko Ono qui jouait le « Clair de lune » de Beethoven à l’envers.

L’écrivain David Icke écrit que le conseil des 9 se retrouve fréquemment dans les structures satanistes et babyloniennes. Cette obsession pour le nombre 9 peut venir du Conseil des neuf de l’Église de Satan, fondée par l’américain Anton LaVey, auteur de l'ouvrage « La Bible satanique ».

Est-ce pour cela que le réalisateur Roman Polanski a réalisé en 1999 le film « La neuvième porte » ? C’est le 9 août 1969 que les « esclaves du diable » de Charles Manson ont commis leurs assassinats à Los Angeles (dont celui de Sharon Tate, l'épouse de Polanski, enceinte). Manson pensait, lui, que le 9 était une référence au livre des révélations qui décrit l’Apocalypse à venir ! Suite à ce drame, le disque « Double blanc » va se retrouver plongé dans une actualité macabre.

À SUIVRE

Dans la prochaine newsletter, la 2e partie de l’article de Thierry Namur « Les Beatles et l’appel aux forces occultes », intitulée "Les esclaves du Diable".

01/03/2014

GRANDS VOYANTS DE L'HISTOIRE

Les étonnantes prophéties de l’énigmatique Jean de Jérusalem sont-elles crédibles ?


Par Jacques Mandorla

Auteur du livre "66 tests pour développer vos capacités paranormales"

(Éditions Trajectoire)

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11 septembre 2001 : crash de deux avions dans les tours du World Trade Center de New York. Cela était-il prévisible ? Pour certains chercheurs, un mystérieux voyant nommé Jean de Jérusalem aurait annoncé l’événement… il y a 1 000 ans ! Enquête.

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Tout a démarré pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1942 quand un manuscrit original, intitulé « Les prophéties de Jean de Jérusalem », a été découvert par hasard lors de la mise à sac, par des nazis, d'une bibliothèque dans une synagogue de Varsovie (Pologne).

Puis, le manuscrit disparaît pour réapparaître à nouveau en 1994 soit 52 ans plus tard, sur une étagère de la Grande Loubianka, bâtisse qui abritait les bureaux de la police politique soviétique de l’époque (KGB). Cet ouvrage faisait partie d’un lot d’archives allemandes saisies à Berlin et a été trouvé par le professeur Galvieski (1917-1995), qui traduira alors tous les textes. L'édition française a été publiée aux Éditions Grancher.

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Qui est ce mystérieux Jean de Jérusalem ?

Jean de Jérusalem, appelé aussi Jehan de Vézelay ou Jean de Mareuil, serait le septième des huit chevaliers qui fondèrent le fameux Ordre du Temple.

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On sait peu de choses sur Jean de Jérusalem : il serait né en l'an 1042 ou 1043 dans une famille modeste. Il serait venu au monde pendant un pèlerinage qui mène des files de pénitents vers Saint-Jacques de Compostelle, puis aurait été confié, au retour, aux moines de Vézelay, dans l'Yonne. Plus tard, il serait parti vivre pendant une vingtaine d'années en Terre Sainte où il aurait participé à la libération de Jérusalem en 1 099, avant de se retirer dans le désert pour prier.

Des chercheurs ont trouvé la trace de ce Jean de Jérusalem dans un manuscrit rédigé par un moine de Vézelay et dans lequel on lit : « Jean, enfant du monastère, fils de Bourgogne, soldat du Christ en Terre Sainte ». Il serait mort en 1119 ou 1120, à l'âge de 77 ans.

 

Un manuscrit comportant 40 prophéties

Au cours de sa vie, Jean de Jérusalem écrivit un ensemble de prophéties, dites « Protocole secret des prophéties », alors qu’il résidait dans la ville de Jérusalem (d’où son patronyme). L’original de ce manuscrit serait détenu par le Vatican. Un exemplaire serait abrité dans le monastère de Vézelay.

Traitant de "L'an Mille qui vient après l'an Mille", soit le second millénaire, ces prédictions semblent s'appliquer à notre époque contemporaine.

Pour certains, elles ont longtemps été gardées secrètes car elles étaient enfouies dans les archives du Temple, afin de respecter sa dernière volonté, écrite en marge de son manuscrit : « Ce Livre des Prophéties est un protocole secret ».

 

Que signifie vraiment la troisième prophétie ?

Parmi les 40 prophéties de Jean de Jérusalem, qualifiées de « poèmes millénaristes », c'est la troisième qui serait la plus spectaculaire : elle annoncerait l’attentat contre les deux tours du World Trade Center de New York :

« Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Se dresseront en tous les points de la Terre des tours de Babel.

Ce sera Rome et ce sera Byzance. Les champs se videront.

Il n'y aura de loi que de soi et de sa bande,

Mais les Barbares seront dans la ville. Il n'y aura plus de pain pour tous Et les yeux ne suffiront plus.

Alors les gens sans lendemain

Allumeront les grands incendies ».

À la lecture de cette prophétie, il faut bien admettre qu’elle peut concerner beaucoup d’autres catastrophes que celle du 11 septembre 2001 à New York !

Ces prophéties sont très différentes des autres œuvres millénaristes car, contrairement à ces dernières, elles ne contiennent aucune référence à un éventuel retour du Christ (que le Chrétiens nomment « parousie »), à aucun combat contre l’Antéchrist ou au péché originel.

 

Une erreur sur la personne ?

Pour certains, Jean de Jérusalem n’aurait rien à voir avec l’Ordre du Temple car on ne trouve aucun fondateur qui se prénomme Jean ou Jehan.

Pour d’autres, il y aurait eu une erreur de transcription : ce n’est pas l’Ordre du Temple qui serait concerné, mais l’Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, créé en 1077 par le Frère Gérard qui demandera ensuite la reconnaissance de son Ordre au pape Pascal II qui promulgue une bulle en ce sens en 1113.

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Certains auteurs pensent même que Jean de Jérusalem a été confondu avec Pierre-Gérard de Martigues, fondateur de l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem.

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Pierre-Gérard de Martigues, fondateur de l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem (gravure de Laurent Cars - 1725).