15/08/2012

PSYCHOKINESE : LES DOSSIERS DU CIEEPP.

PSYCHOKINESE : LES DOSSIERS DU CIEEPP


MON POINT DE VUE SUR LE MYSTERE PSYCHOKINESIQUE

                                                                                 par Ranky

J'ai assisté personnellement à des “manifestations troublantes”, notamment dans divers laboratoires  de recherche nucléaire, ou des sujets ont, paraît-il, ( je ne parviens pas à mettre en doute la parole des savants) modifié la structure interne du métal, ce que les parapsychologues et quelques scientifiques ont baptisé "Psychokinèse ou psychocinèse" et pour lesquelles moi-même et plusieurs collègues n'ont pu trouver d'explication illusionniste.
Nous étions présents dans ces laboratoires afin d’éviter une fraude éventuelle : échange d’éprouvettes, manipulation d’échantillon de métal, etc.
Ces “manifestations troublantes” restent  très mystérieuses pour moi. Le phénomène constaté à diverses reprises demeure inexpliqué et  ne prouve pas qu'il s'agit d' action de l' esprit sur la matière. Dans ce domaine, à juste titre très controversé, la parole appartient aux scientifiques.
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Jean-Pierre GIRARD

Le CIEEPP a testé Jean-Pierre Girard, sujet psi. Les résultats obtenus sont étonnants. Vous en trouverez l’essentiel dans cette 669edca8191298bfa8b4ac1e16aa9b04.jpgnote.
L’intégralité des séances réalisées par le comité figure dans les livres de Ranky  intitulés :
” Le paranormal... de mes yeux vu ” (éditions Trajectoire. 2006)

et dans "Encyclopédie du mystère" publié récemment. 

(éditions Trajectoire. 2012)

Voici la séquence du film diffusé sur FR3 qui a  provoqué un véritable raz de marée dans le domaine parapsychologique. Pour la première fois à la télévision, Jean-Pierre Girard tord une barre de métal en présence d'un huissier de justice et de l'illusionniste Ranky.



Compte-rendu d’expertise et conclusions sur la séance donnée dans les laboratoires du Centre technique de l’aluminium : 87, bd de Grenelle à Paris, 19 h 45 à 0 h 20.

Principales personnalités présentes- Mr Trillat Président de l’académie des sciences et Madame- Mr Louis Leprince-Ringuet de l’académie des sciences
- Mr Philibert Directeur de recherches au C.N.R.S.
- Mr Crussard Directeur Scientifique Péchiney-Ugine-Kuhlman
- Mr Rauch Ingénieur Chef de laboratoire au C.T.A.L.
- Mr François de Closets Journaliste-scientifique
- Mr Pacaud opérateur
- Maître G. Kiejmann Avocat
- Maître Martine Coisne Avocate
- Maître Haroche Avocat
- Mr Huve Directeur de la revue médicale G.A.M.
- Mr Duteil Psychologue et journaliste
- Mme Annie Bois Journaliste
- Mr J.P. Girard et Madame
- Madame Blondine Ranky
- Ranky illusionniste professionnel.

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Une prestigieuse assemblée. On reconnait sur cette photo et de gauche à droite : François de Closet, journaliste - Louis Leprince Ringuet de l’Académie des sciences - Monsieur Trillat, président de l’Académie des sciences - Ranky, illusionniste expert.
Photo Cieepp.


Le protocole expérimental
- 1 table, Girard assis derrière ne se déplace pas pendant tout le temps de l’expérience.
- 1 caméra filmant en permanence.
- 1 grand miroir orientable placé en 3/4 arrière dans l’axe de la caméra.
- L’éclairage très puissant.
- Les appareils d’enregistrement placés sur les côtés.


Première expérience tentée par J.P. Girard
Monsieur Crussard remet à J.P. Girard, au dernier moment, un tube de verre scellé que j’ai examiné auparavant. A l’intérieur une barre d’alliage “emmaillotée” de fusibles fins. La barre est numérotée. Aucun truquage n’apparaît possible. C’est aussi l’avis de l’ensemble de l’assistance.

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- Le tube de verre est déposé par Monsieur Crussard sur la table devant Girard. Celui-ci “opère” en mettant ses mains à quelques centimètres au-dessus du tube et fait des “passes” semi-circulaires.
-Après une trentaine minutes, Girard dit “sentir” un effet de chaleur localisée sur le barreau, et qu’il est persuadé que cette “chaleur” va “impressionner” le barreau.
- Le tube est alors repris par Monsieur Crussard qui l’examine. Une torsion à la limite du significatif est signalée. Je pense que le verre et l’emmaillotage de la barre permettent d’apprécier très difficilement s’il y a un effet de pliage ou de torsion.
- Les fils fusibles sont intacts. Donc aucune chaleur n’a pu être utilisée pour concrétiser l’effet que prétend réaliser Girard.
- Si, après expertise, dans le centre de recherche, il s’avère qu’un effet de “chaleur” dans le métal est constaté, alors que les fils fusibles sont restés intacts, j’atteste que l’expérience dans les conditions édictées ci-dessus ne permet aucune place à la fraude ... ou alors il faudrait mettre en doute la probité même des scientifiques, ce dont évidemment il ne saurait être question ici.

Seconde expérience tentée par J.P. Girard
- Barre plate, en alliage résistant, reliée à des jauges extensométriques, elles-mêmes reliées à un enregistreur graphique.
- Après un temps assez long, Girard arrête cette 2ème expérience apparemment très fatigué. Aucun enregistrement significatif sur l’enregistreur.
- La barre aurait été légèrement vrillée ? A mon avis : expérience non probante. Le but était un allongement du métal, semblable à celui réalisé par Girard à l’Université de Gopeboeg nécessitant, s’il était réalisé mécaniquement, une force supérieure à 1 tonne ou une chaleur de 660° (précisions formulées par un scientifique). Peut-être à l’examen approfondi y aura t-il un allongement ? Girard dit n’avoir rien ressenti, contrairement à la première expérience.

Conclusions de Ranky
Ce que je peux assurer, c’est qu’en ma qualité d’illusionniste, je ne vois pas quel truc pourrait utiliser Girard pour frauder avec le protocole qui lui est imposé.

Les supputations des journalistes et des illusionnistes sont une chose, les observations et les expérimentations des scientifiques en sont une autre.

La lettre que m’a envoyée Mr Charles Crussard est sans ambiguité :
la structure interne du métal a bien été inexplicablement modifiée.


Lettre adressée par Monsieur Charles Crussard à Monsieur Ranky
Nos REF : DS-522 CC/MM

Cher monsieur,
Lors de la séance au centre technique de l’aluminium, où vous aviez assisté à un essai de psychocinèse par J.P. Girard, je vous avais promis de vous envoyer le compte rendu des observations qui seraient faites à Voreppe sur l’éprouvette contenue dans un tube scellé.
Vous voudrez bien trouver, ci-joint, ce compte rendu. Je vous prie de m’excuser du retard apporté à cette diffusion : dans un premier document, nous avions simplement reproduit les images par photocopies, mais elles n’étaient pas nettes ; aussi avons-nous dû recommencer en tirant de véritables photographies qui, comme vous le verrez, sont assez nettes pour constituer un document convaincant.
J’ajouterai quelques commentaires.
Le but de l’essai que vous avez vu était de produire un adoucissement local d’un barreau d’alliage léger durci par traitement thermique, effet que J.P. Girard pensait pouvoir produire d’après quelques observations antérieures. Sur ce point, les conditions de l’essai et le risque à 1% de se tromper (signalé dans le rapport) ne me permettent pas de conclure de façon significative à un effet de psychocinèse.
Par contre, un effet très net a été observé sur le fil fusible qui avait été enroulé autour de l’éprouvette dans un double but :
-détecter d’éventuelles surchauffes entre le moment de la préparation de l’ensemble en éprouvette et le moment de l’essai auquel vous avez assisté.
-vérifier si, comme le désirait J.P. Girard, il pouvait concentrer son “effet” sur l’alliage léger sans fondre le fil autour.
En fait, le fil a subi des modifications, comme le montre le rapport joint.
On peut être certain que ces modifications se sont produites pendant l’essai que vous avez observé ; en effet :
-bien qu’aucune photo des fils n’ait été prise juste avant cet essai (car ce fil n’était pas le but de l’essai), le technicien, Monsieur Jollant et moi-même, avons indépendamment l’un de l’autre examiné le tube juste avant essai, et constaté que les fils n’étaient pas contournés et avaient leur éclat normal.
-après l’essai, à l’endroit où les fils sont le plus déformés, leur aspect était plus mat et un peu noirâtre. Or,vous vous souvenez sans doute qu’en cours d’essai (et ceci a été filmé) je m’étais levé pour regarder l’éprouvette de près, car j’avais vu cette modification d’aspect.
Il faut remarquer que tous ces phénomènes :
- déformation de fils,
- ternissement des fils,
- baisse locale de dureté,
- augmentation locale de conductivité,
se sont produits dans la même zone, qui est précisément celle dans laquelle J.P. Girard a annoncé en cours d’essai (et ceci a été enregistré) qu’il avait “ressenti” une modification.
Ainsi, si aucun de ces faits pris isolément ne peut être considéré comme une preuve scientifique, leur coïncidence constitue une forte présomption en faveur d’une psychocinèse s’étant produite pendant l’essai que vous avez vu.
Je vous prie de croire, cher Monsieur, à l’expression de mon bien cordial dévouement.

Charles Crussard


Compte rendu d’expertise sur la séance démonstrative par Jean-Pierre Girard dans le cadre d’Europsi.
Palais des Expositions. Porte de Versailles à Paris.


Préliminaire
Nous avions eu connaissance d’une expérience très particulière qu’avait effectuée J.P.Girard pour l’université d’Utrech dans le cadre de la série d’émissions “Parallax” produites par la Société Hollandaise Véronica en Janvier/Février 1988.
A cette occasion Girard “aurait” modifié la mémoire d’un matériau appelé Nitinol.

Nous nous sommes documentés plus avant sur ce matériau, dit "à mémoire de forme" et avons pris contact avec l’un des deux laboratoires au monde fabriquant sur commande ce type d’alliage, l’un en France et le second aux Etats-Unis.

Ce qui nous a d’abord séduit, nous comité d’expertise, dans ce type de produit, c’est l’impossibilité pour le sujet d’immiscer des gestes “frauduleux”. En effet, à température ambiante, cet alliage se déforme aisément et ce sans déployer un très grand effort. On peut ainsi lui donner les formes que l’on souhaite (voir photos jointes) mais, et ceci est fondamental, il revient toujours à sa forme initiale s'il est soumis à une température élevée soit à la flamme, soit à l’eau quasi bouillante.

Les propriétés très particulières de ce métal nous ont rendus enclins à proposer à Girard une expérience parfaitement rigoureuse et contrôlée par notre Comité.

Il a été convenu avec le laboratoire la fabrication d’un lot unique référencé 343/157, de 5 ressorts en alliage à mémoire de forme dont les spécificités ont été parfaitement définies : “dosage” nickel/titane spécial. Diamètre du fil 1.3mm. Diamètre intérieur du ressort 10mm. Longueur 10 cm, spires jointives. Reprise de forme (mémoire initiale lente à partir de 70°C, normale : supérieure à 85°C. Déformable à température ambiante ).
Ces caractéristiques sont reprises à partir du bordereau d’expédition joint à la facture. Réf : 94 0678 BP lot 343/157 du 25/05/94.

Girard, bien que n’ayant aucune connaissance du type d’expérimentation qu’on lui proposait, a accepté bien volontiers.
L’expérience a pu se dérouler à Europsi de 13H40 à 14h45.

Compte-rendu

Personnes présentes
Ranky Président du Comité
Claude Stavisky illusionniste, membre du comité.
Claude Géraldy illusionniste, membre du comité.
Nicolas Maillard, journaliste.
Jean-Pierre Girard : le “sujet” observé et contrôlé.
Le public : une quarantaine de personnes.

Protocole
A proximité de la table d’expériences, seuls étaient présents Girard et Ranky. Claude Stavisky, à quelques mètres de là, observait en permanence. Géraldy, assis face à nous au premier rang des spectateurs, pouvait observer globalement et/ou en détail.

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Ranky installe tout le matériel nécessaire à l’expérience, sous le regard un peu inquiet de Jean-Pierre Girard (à droite).
Photo cieepp.



Déroulement de l’expérience
Ranky explique à Girard et au public le but de l’expérience. Girard semble très surpris, voire décontenancé, par cette proposition originale d’expérimentation qu’il découvre en même temps que le public.

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Ranky présente, à Jean-Pierre Girard et au public, les ressorts contenus dans des sachets en plastique.
Photo cieepp.





Ranky prend alors l’un des ressorts destinés à l’expérience et fait pour contrôle la démonstration des caractéristiques du ressort qui va être confié à Girard.
Girard prend le ressort que lui tend Ranky. Girard étire le ressort et ce qui nous surprend, le manipule peu par rapport à la démonstration que nous avons effectuée auparavant de façon à démontrer les performances particulières de ce métal à mémoire. Girard tient dans sa main droite, légèrement fermée, le ressort dont on voit en permanence les extrémités dépasser de chaque côté.
Une première immersion dans l’eau chaude est faite par Ranky afin de vérifier si un “effet” a été produit par Girard. Rien de visible n’est constatable : le ressort soumis à l’eau bouillante revient strictement à sa forme initiale lorsqu’il a été remis à Girard.
Après immersion dans l’eau froide, Ranky tend à nouveau le ressort à Girard.
Après une dizaine de minutes, Girard nous signale avoir “senti” quelque chose et pense qu’il a produit un “effet” sur le ressort”.
Ranky reprend le ressort pour vérification et le plonge dans l’eau chaude, et là, force est de constater qu’il y a bien modification significative de la forme initiale du ressort : spires ayant augmenté de diamètre et un léger angle de flexion est visible.

Ranky opère les manipulations déjà décrites plus haut et remet le même ressort à Girard. Après un temps plus court, Girard redonne le ressort à Ranky. Là, il est constaté après immersion dans l’eau chaude une déformation nettement plus importante : angle de flexion très prononcé et spires très déformées.

Les photos jointes au compte rendu du laboratoire, montrent les modifications produites par Girard.

Ranky remet le ressort en question dans son sachet plastique, et présente à Girard le deuxième ressort après avoir effectué sur celui-ci les opérations de contrôles déjà décrites.
Après une quinzaine de minutes, Girard remet le ressort à Ranky qui constate, après l’avoir plongé dans l’eau chaude, une déformation visible très significative.

Après remise des ressorts dans les sachets par Ranky, la fin de l’expérimentation est décidée.

Ranky conclut en précisant que ces ressorts vont être immédiatement envoyés au laboratoire métallurgique spécialisé afin de confirmer ou d’infirmer s’il y a bien eu modification de la mémoire de forme initiale faite par le dit laboratoire sur cet alliage.
Ce qui importe, dans ce type d’expérience, pour les trois membres du comité d’expertise qui ont contrôlé Girard, c’est sa “netteté”. En effet, nous savions que Girard ne pouvait disposer sur lui d’une source de chaleur suffisante (supérieure à 80°) et plus précisément dans sa main ! De plus, cette dernière a pu être constamment observée étant toujours bien en vue des observateurs : public, journaliste, comité.


93fa932dbd6a96747ed50ef4c2bdfb21.jpgClaude Géraldy et Ranky commentent l’effet PK produit par Jean-Pierre Girard.
Photo cieepp







Conclusion
La conclusion du comité illusionniste des phénomènes paranormaux est sans ambiguïté : la nature des “phénomènes” produits par Jean-Pierre Girard dans le cadre du protocole que nous avons mis en oeuvre ne permet pas l’introduction des techniques illusionnistes connues et nous terminerons par cette phrase que nous avions publiée dans la revue scientifique “ La Recherche” : “... la poursuite de l’investigation de ces phénomènes doit être faite par la communauté scientifique...”.
RANKY
Président du C.I.E.E.P.P.
in "La Recherche" N° 86-Vol 9-188


Compte rendu du laboratoire spécialisé sous références : 940730 BP adressé à Monsieur Ranky Président du C.I.E.E.P.P.

Monsieur,
Nous avons expertisé, après votre expérience, 2 ressorts en Nickel-Titane que nous vous avions fourni (lot 343).
Après chauffage à l’air chaud à environ 100°C, il est apparu qu’il reste une déformation sur 2 ou 3 spires, vers le milieu des 2 ressorts.
Au niveau de cette déformation, le diamètre extérieur du ressort est de 14.2 mm à 15.7 mm (pas totalement circulaire), au lieu de 12,6 à 12,7 mm sur la partie non déformée. Les spires sont également plus espacées (espace d’environ 2 mm, au lieu de 0,5 mm dans la partie non déformée).
Un examen complémentaire par mesure DSC (Differential Scanning Calorimetry) a été réalisé sur un des 2 ressorts, dans la partie déformée et dans la partie non déformée. Les courbes sont jointes : les températures du changement de forme ne sont pas affectées par la déformation.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations les meilleures.


Conclusions générales
Comme tous les personnages hors du commun, Jean-Pierre Girard  suscite polémiques et controverses. Actuellement chercheur dans les domaines de la physique quantique et des neurosciences, il est aujourd’hui un sujet psi mondialement reconnu.

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LES ANIMAUX ET LES PHENOMENES PSI


 

 

 

 

 

 

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à suivre :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

06/09/2007

La biographie de Ranky

Ranky : Illusionniste professionnel, Président du CIEEPP

medium_PARAN_RANKY_PORTRAIT.jpgNé à Berck-Plage le 24 décembre 1939 d'une mère bretonne originaire du Finistère et d'un père ardéchois, Ranky soutient, en référence première, qu'il est un pur produit d'avant-guerre, donc le meilleur qui soit, et prétend aujourd'hui encore que c'est le mélange détonnant de ces origines opposées qui a fait de lui un artiste complet, enfin presque.
De son enfance, il garde le souvenir d'un père musicien, accordéoniste, chef d'orchestre, organisateur de bals populaires, ayant débuté en jouant de son instrument, juché sur une chaise posée sur le billard des bistrots de campagne. C'est d'ailleurs ce père facétieux, imaginatif, d'une gaité maladive, comme le clamait aux quatre vents son épouse, mais que nul ne voulait entendre, qui entraîna son fils à taper sur la batterie de la petite formation musette qu'il avait créée dans la région Berckoise.
C'est également à cette époque que notre gamin découvrit que les baguettes de batterie pouvaient aussi être des baguettes magiques. Et il ne se gênait pas, à la plus grande joie des danseurs, de faire apparaître au cours de ses prestations, un foulard par-ci, une boule par-là. De là à transformer des bongo en boîtes à apparitions de guirlandes ou à utiliser des cymbales qui prenaient feu, il n'y avait qu'un pas qu'il eut vite fait de franchir.
Le fils inventait des gags, le père l'encourageait, le public aussi, tandis que la mère et les maîtres d'école manifestaient leur
réprobation.

PREMIER IMPRESARIO
Il n'avait pas encore dix ans, lorsqu'un jour, François ouvrit la porte à un impressionnant personnage qui le dépassait en taille d'au moins soixante centimètres. Vêtu d'un pantalon chamarré et d'une veste de clown, du col de laquelle émergeait une tête allongée, aux yeux noirs perçant derrière de monumentales lunettes en écaille, Jean Merlo semblait sortir d'une bande dessinée.
De sa grosse et belle voix d’homme sûr de lui, il dit au gamin ébahi qu’il l’avait remarqué lors du dernier bal communal et que, surpris par son talent, il souhaitait le prendre en mains pour en faire un grand artiste, riche et célèbre.
Fils d’un cafetier de Berck, Merlo n’était pas un inconnu. Malgré la réticence de ses parents, il avait transformé le bistrot familial en café-cinéma. Devant le succès mitigé de son entreprise, il s’improvisa imprésario, parcourant la région en quête de jeunes talents.
L’agent artistique avait de l’allure et de l’allant : physique avenant, mi-artiste, mi-voyou, sourire enjôleur, un brin d’excentricité, un charisme étourdissant. Ayant tout pour séduire la galerie, du gamin à la rombière, de la fille de ferme à la châtelaine, il n’abolissait pas la méfiance des paysans et des commerçants réfractaires à ses boniments de saltimbanque.
En tout cas, il épata le jeune François qui ne demandait qu’à être épaté! Prétendant être le plus grand imprésario du Nord Pas-de-Calais; il ajouita dans la même phrase qu’il se proposait de faire du jeune garçon le plus extraordinaire magicien du XXe siècle !
Cette double allégation, certes flatteuse, concoctée par une imagination fertile, exigeait pour passer du rêve à la réalité, un élément palpable sur quoi asseoir ces certitudes.

PLUS JEUNE MAGICIEN DE FRANCE
D’abord un nom qui plaise et accroche le public. Ce détail fut réglé sur le champ : le prénom du jeune prodige étant François, son mentor l'américanisa en l’adoubant "Franky le plus jeune magicien du monde". Cette formule plut au gamin mais lui parut tout de même un peu abusive. Il est vrai qu'étant le plus jeune magicien de Berck-Plage il en était sans doute l'unique magicien!
Avec une lucidité étonnante pour son âge, notre illusionniste en herbe coupa la poire en deux, comme on dit : le maître et l'élève tombèrent d'accord pour : "Franky le plus jeune magicien de France".
L’affabulation sans doute encore bien grosse n’était pas déplaisante pour autant. Il est vrai qui si on n’affirme pas soi-même que l'on est célèbre, personne ne le saura jamais. Et puis, n’est-il pas vrai que chaque magicien est le plus grand magicien du monde ?
Alors, allons-y comme ça ! Il ne restait plus qu'à construire des numéros magiques présentables, ce qui fut réalisé en deux mois .Le délai était impératif car l'agent artistique avait déjà vendu le programme, avant même qu'il ne fut conçu, à de petites salles communales, des patrons de cafés, et consécration suprême, à quelques cinémas, pour leur jour de relâche.

PREMIERE REPRESENTATION
La première représentation eut lieu à Conchil-le-Temple, village qui comptait à l'époque, quelques centaines d'habitants et où la salle du Grand café était bondée : au moins vingt spectateurs. Après ce triomphe, le manager qui possédait un sens aigu de la mise en scène et un peu d'argent, confia à notre magicien en herbe le soin d'imaginer un fond de scène beau et pratique et de lefaire fabriquer par le menuisier du coin.
Sitôt dit, sitôt fait. Le jeune Franky était plein d'imagination.
La troupe qui s'était enrichie d'une chanteuse d'à peine quatorze ans servant également de partenaire au jeune magicien, de deux clowns guère plus âgés, se produisait devant un décor symbolique : quatre cartes à jouer en contre-plaqué de deux mètres de haut sur un mètre cinquante de large, reliés par des gonds, formant éventail.
En plus de leur fonction décorative, ces as géants servaient de loge aux artistes lorsqu'ils changeaient de costume ou ne se trouvaient pas en scène.
La fierté de notre jeune prodige : ce fond de scène universel lui permettait de présenter sa première invention personnelle, sa premiere "grande illusion" comme on dit dans le métier.
En effet, l'attraction finale garda tout son mystère dans la région, nul ne parvenant à en percer le secret, ce qui augmenta la notoriété de la petite troupe. Qu'on en juge plutôt. Devant les quatre as, visibles tout au long du spectacle et disposés, de gauche à droite, dans l'ordre "pique, coeur, trèfle, carreau", était installé un rideau permettant de les dissimuler pendant trois secondes.
Le public se mettait d'accord sur un ordre différent des as géants, par exemple : trèfle, coeur, carreau, pique. Les deux clowns fermaient le rideau durant quelques secondes et à sa réouverture l'ordre des as était miraculeusement changé.
L'effet avait beau être répété trois ou quatre fois de suite, jamais les personnes invitées à vérifier le matériel de la scène ne surent expliquer le phénomène ou imaginer le truc utilisé.

LES GOLDEN STARS
C'est à partir de cette époque que la mère de ce satané gamin commença à le suivre dans ses pérégrinations et à s'interroger sérieusement sur ses capacités bizarres qu'elle n'était pas loin de considérer comme un peu surnaturelles.
A l'âge de douze ans, deux ans après ses débuts, Franky dirigeait une troupe baptisée "Les Golden Stars", qui ne comportait pas moins de 20 artistes amateurs : clowns, imitateur, comiques en tous genres, chanteurs, pianiste, qui se donnaient en spectacle les samedis, les dimanches, les jours de fête.
Les autres jours, chacun menait sa vie comme il l'entendait et notre magicien, après avoir obtenu avec bien des difficultés son certificat d'étude primaire, le fameux CEP de l'époque, apprit, sur les conseils de ses parents, le métier d'horloger.
Apprenti horloger, membre junior du club cycliste local, François apprend aussi le piano auprès d’une vieille dame qu’il rétribue avec ses gains de manutentionnaire chez un grossiste en fruits et légumes de la ville.
Toujours passionné par la magie, l’illusionnisme, l’étrange et le bizarre, Francois s’exerça à faire tourner les tables !

SIGNES ET RENCONTRES
48ea5785d54919a3e15d62095703dd10.jpgLa vie de François est pleine de “signes et de rencontres” qui l’ont marqué. Tout jeune encore, il fait la connaissance dans une patisserie de l’écrivain Maxence van der Meersch, qui venait à Berck soigner sa tuberculose. Après la mort de cet auteur, François verra passer entre ses mains plusieurs montres qu’il avait laissées à l’horloger pour qu’il les répare.

6dc5257ead0490d75e3450084894a759.jpgÀ la même époque, Grock, le célèbre clown en tournée à Berck vint à la boutique porter ses montres à réparer. Touché par le dynamisme de l’adolescent et l’admiration que lui portait l’apprenti, il lui avoua qu’avant de devenir artiste de cirque, il avait aussi failli devenir hologer ! Le jeune François n’est pas peu fier lorsque Grock demande à son patron de confier le travail à son apprenti !

SERVICE MILITAIRE
Cette vie d’artiste et d’artisan, agréable et pleine de surprises, aurait pu se prolonger longtemps, si le service militaire n’était venu interrompre la féérie.
Cette période passée en Afrique du Nord, fut plutôt mouvementée. Forte tête, réfractaire à toute discipline imposée, Franky connut plus souvent qu’à son tour les douceurs du cachot, les délices du mitard, l’agrément de la compagnie des puces et des morpions ! Amuseur public par nature, notre magicien devenu soldat par obligation décida spontanément de s’opposer à la bêtise ambiante en entraînant quotidiennement deux de ses camarades dans des farces entrelardées de facétie et de gags hilarants.
Cet attentat au moral des troupes par la voie du rire les rendit tous trois suspects à la hiérarchie et indésirables sur le sol algérien.
Cette expulsion programmée valut à nos joyeux drilles d’être à leur tour victimes d’un curieux tour de passe-passe. Prétextant que trois soldats devaient être mutés en Afrique noire, une sorte de tribunal militaire décida de les tirer au sort, présentant à la troupe réunie dans la cour, un sac de toile rempli de petits papiers portant les noms de tous les soldats du camp. Un officier fut chargé d’extraire au hasard du mystérieux sac à malices trois papiers soigneusement pliés en quatre.
Par un extraordinaire concours de circonstance, ils portaient chacun le nom dun des trois réfractaires ! C’est ainsi que Franky fut muté au Congo et débarqua à Pointe-Noire avec un arriéré de huit jours de prison à la clé.

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Ranky, rang du milieu, 2ème à gauche.

En Afrique noire l’armée française ne mettait pas les soldats blancs punis dans la même prison que les autochtones. Refusant tout passe-droit, allant jusqu’à menacer de se donner la mort, Franky plus forte tête que jamais, exigea de purger la totalité de sa peine, comme les autres.
Opposé à la ségrégation, il partagea donc sa géôle avec des Noirs, découvrant à ses dépens dans un cul de basse fosse les joies de la mixité sociale !
Ce ne fut pas, à vrai dire, l’épisode le plus heureux de sa vie !
A son retour en France, le jeune illusionniste choisit la capitale où il fait tous les métiers : photographe ambulant, ouvrier dans une usine de papier, tapissier, vernisseur de meubles, installateur de bureaux métalliques, etc ....

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Blondine, Ranky et le chanteur Francis Lemarque.


PARIS
Mais voilà que le virus de la magie se réveille sommeillant au fond de notre “mirlitaire”démobilisé se réveille à nouveau, plus virulent qu'avant.Sur les conseils de Sanas, un magicien à la retraite qui avait beaucoup boulingué, il désaméricanise son nom Franky, qui devient Ranky en supprimant le F.
100281fff30dd1674424adde8d4c6cc2.jpgIl fait la connaissance de Michel Simon qui louait une chambre de “dépannage” passage du Prado. Ils se retrouvent autour d’une bouteille de vin blanc, rue Saint-Denis, à “l’Ecrevisse”, où l’acteur raconte à son jeune ami comment, il avait “fait” le clown à ses débuts, et servi de compère à un prestidigitateur.
Parallèlement à l’exercice de ses "trente six métiers, trente six misères", selon son expression, il fabrique un petit podium dissimulé dans une valise en bois de 60 cm sur 40 et 25 de haut, qu'il présentait à ses spectateurs, après être monté dessus, comme "la plus petite scène du monde"
Ce gag déclenchait immanquablement les rires et les applaudissements de l’assistance.


UNE SCENE PORTATIVE
Un mini-rideau de scène, un éclairage succint et un magnétophone s’escamotent dans la valise. Une fois le matériel rangé en cinq minutes, il n’y a plus qu’à prendre le métro pour se rendre d’une représentation à une autre.
A l'aide de ce matériel démontable, il se lance dans les séances de "bistrots" où il fait la "manche", organise des tombolas entre les numéros d'illusion présentés, au cours desquels, pour la plus grande joie des spectateurs, ce sont toujours les chauves qui gagnent des peignes !

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Plutôt que d'épater le public, Ranky cherche à le distraire. Ici il vient de jouer un bon tour à l'ex-ministre de la Culture Douste-Blazy

Succèdent alors des séances agréées par le Ministère de l'Éducation Nationale pour les enfants des écoles, des tournées en camion aménagé pour des représentations dans les stations de cures thermales. Ranky organise et obtient son indépendance en devenant un artisan de l'illusion.
Quelques années plus tard, il rencontre Blondine, coiffeuse esthéticienne et comme lui enfant de la balle, qui deviendra son épouse et avec qui, partageant les mêmes ambitions et affinités, il travaillera en parfaite harmonie.

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Ranky et Blondine créent un magasin de "trucs" réservés aux magiciens illusionnistes et fabriquent un matériel très évolué pour leurs confrères en magie. Tous les grands noms de la profession viennent faire leur "marché" chez eux pour bénéficier de leur expérience et de leur compétence : Garcimore, Dominique Webb, Kassagi, Jean Le Poulain, les tournées Baret, Perette Souplex, etc…

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La fleur vivante, une réalisation de Ranky

Ranky invente aussi une machinerie pour la présentation de films publicitaires destinés à une chaîne de télévision Sud-américaine. Le couple se rend trois ou quatre fois par an au Vénézuela, pour présenter ses numéros à Radio Télévision Caracas et sera, pour un temps, plus connu en Amérique qu'en France !

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Apparitions, transformations et disparitions de soieries, fleurs, ombrelles et colombes, un numéro féerique de Ranky et Blondine.


MAGIE ROUGE
Il existait la magie blanche, la rose, la noire : il manquait la rouge. Ranky l'inventa, offrant par cette spécialité à l'illusionnisme une des plus grandes nouveautés de notre époque.
Depuis 1977, Fantastic-Horror-Show fut désigné par un sondage annuel, durant 18 années consécutives : "Spectacle visuel N°1 au hit Parade des clubs discothèques".
Ce spectacle ne peut, en aucun cas, être comparé à un autre. Ce n'est pas de la magie classique, ni du grand guignol, mais une suite de tableaux traitant de thèmes tels que: la folie, la médecine officielle ou les médecines parallèles, la réincarnation, les forces paranormales, la violence, la drogue, la mort, etc.

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La chirurgie à mains nues présentée par le docteur fou.

Pour conclure, voici comment la très sérieuse revue Science-Frontières, fondée par Jean-Yves Casgha, parle de Ranky dans son numéro de Juin 2006 : «Magicien de renommée internationale, Ranky vient encore une fois de nous jouer un tour dont il a le secret avec son dernier ouvrage, "Le paranormal de mes yeux vu...", qui raconte les étranges expériences auxquelles il a assisté.Tour à tour magicien, marchand de trucs, créateur du Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux, initiateur d'une école de magie, écrivain, musicien, peintre, cet artiste n' a pas fini de nous étonner.

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Ranky est l'auteur de plusieurs livres

Visitez nos catégories intitulées :

Blog intime

Références :
PRESSE.
Principaux magazines ayant consacré interviews, articles de fond, reportages etc..

COUVE SCIENCE ET INEXPLIQUE N°14.jpgScience et Inexpliqué.

Editions de Sèvres 31 bis, rue de Sèvres 92100 Boulogne-Billancourt.

Mars-Avril 2010. N°14


64d1d16f132ccdebce2a7c815926e92d.jpgScience-Frontières.
8, bis rue du Chemin de fer 94110 Arcueil.
Avril 1996. N°7.
Juin 2006. N° 119.






0cdea63ec6f2f5744aa93942d2230b9d.jpgLa revue de l'Au-Delà.
Editions Menssana
24, rue de l'Aude 75014 Paris.
N° 90. Avril 2005.






a87bf6ea545cf8ced99ac5cb33f61b55.jpgFacteur X.
Edité par ALP/ Marshall Cavendish Paris.
France- Canada- Suisse- Belgique-
N° 26






b9f0bb1399cd25fa36992972ef2c51fc.jpgPsi-Réalités.
N° 9.Septembre 1978.
N° 11.
N°12.






4dc66adfa2c87333a2c0576357940378.jpgParis-Match.
N° 1456.
22 avril 1977.







L'écran Fantastique.Novembre 1984-
Rock-Music.
Août 1988.

Actuel.Juillet Août 1989. N° 121-122.
VSD.22 au 28 juillet 1993. N° 829.
Mystères. Mai 1994. N°11.
L'Evénement. du 14 au 20 avril 1994. N°493.
Destins. Janvier Février 1996. N°13.
Incroyable et Scientifique. Août Septembre 19 . N°14
à suivre..

RADIO.
Page en cours de création.

TELEVISION.
Ranky participe à de nombreuses émissions télévisées. Nous ne citons ici que les plus importantes.

Samedi-Soir Philippe Bouvard.(avec Pierre Dac, Francis Blanche, Jean-Pierre Cassel, le catcheur Roger Delaporte, Claude Stavisky.)
Devine qui vient ce soir Suisse Romande (avec Jean-Pierre Girard.)
Diffusion 25 décembre 1976

Vendredi Magazine FR3 ( avec Jean-Pierre Girard, Alfred Krantz, Robert Tocquet, Le commandant Tizané, Le professeur Hans Bender, Le professeur Rémy Chauvin, l'astrologue Joelle de Gravellaine, L'hypnotiseur Alafourd, Le journaliste Richard Rein, le docteur Nicole Gibrat, le magicoloqgue André Sanlaville )
Diffusion 1er avril 1977

Aujourd’hui Madame Antenne 2
Diffusion 1er juillet 1977

Parascope R T Belge
Diffusion 20 septembre 1978

Mi-Fugue Mi-Raison Patrice Laffont Antenne 2 (avec Alain Bougrain-Dubourg,)
Diffusion 9 janvier 1980

Fantastico Radio Caracas Télévision
Diffusion 27 septembre 1980

Fantastico Radio Caracas Télévision
Diffusion 5 octobre 1981

Cable News International INC Télévision Américaine
Diffusion 15 septembre 1988

Ciel Mon Mardi Christophe Dechavanne TF1 (avec Le chirurgien Guy Deloche, Fabrice Lucchini,
Diffusion 23 mai 1989

Ca va Tanguer France 2
Diffusion 25 avril 1990

Zapper n’est pas jouer Vincent Perrot FR3 (avec Carole Laure,
Diffusion 9 février 1993

Mystères Alexandre Baloud TF1
Diffusion 29 mars 1993

Mystères TF1
Diffusion 28 mai 1993

Mystères TF1
Diffusion 4 février 1994

Mystères TF1
Diffusion 11 mars 1994

L’Odyssée de l’Etrange Jacques Pradel TF1 (avec Jean-Marie Legall,
Diffusion 21 juin 1995

La Parapsychologie à travers le Monde. Télévision américaine
Diffusion 15 décembre 1996

Pourquoi-Comment Sylvain Augier (avec
Diffusion

Le sixième sens. Marie Monique Robin. Canal+ (avec Maud Kristen, Mario Varvoglis, Joseph Mac Monéagle)
Diffusion 19 janvier 2003.
Diffusion 17 septembre 2006.

02/06/2007

INTERVIEW DE RANKY par Jacques Mandorla

Pour ce blog PARANORMAL, Jacques Mandorla journaliste d’investigation et auteur, entre autres, de « Croyez aux dons qui sont en vous », « ABC du Magnétisme » et « Le Guide des Guérisseurs », a rencontré Ranky et son épouse Blondine chez eux, afin de parler des vrais et des faux dons paranormaux.
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Voici le compte rendu intégral de cette interview.
Ranky a créé, en 1976, le Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP).
Ce Comité, qu’il préside, réunit une vingtaine d'illusionnistes-experts français de haut niveau.
medium_PORTRAIT_9_interview_.8.jpgChacun y a sa spécialité dans des disciplines distinctes : arts divinatoires, hypnose, télépathie, calcul mental, astrologie, Yi King, perception extra-sensorielle, radiesthésie, manipulation mentale, aberrations de la perception...


Jacques Mandorla : « Quelle est la mission de votre Comité ? »
Ranky : « Si des personnes parviennent à imiter de nombreux phénomènes Psi, cela ne prouve pas que le paranormal n'existe pas. Bien au contraire. Notre mission, c'est de prouver qu'il existe, en débusquant les arnaques. Voilà pourquoi les membres du Comité sont rompus à la simulation des phénomènes paranormaux. Métaux à mémoire, informatique, plaques thermo-sensibles... : nous connaissons tous les trucs. On s'attaque aux arnaqueurs de haute volée, dont certains arrivent à tromper le grand public, tels ces « chirurgiens à mains nues » ou cet ingénieur qui disait avoir inventé une machine à guérir le cancer et la maladie de Charcot. Tous sont des exploiteurs de la crédulité et de la misère humaines qui arrivent à tromper le grand public, en s’appuyant sur les médias. Ainsi, TF1 a diffusé dans l'émission « Mystères » un reportage au cours duquel on voyait un motard, une cagoule sur la tête, traverser les embouteillages parisiens en moto... sans aucune difficulté ! Le présentateur le faisait passer pour un médium doué d'un pouvoir extraordinaire. Mais, en fait, ce motard ne réalisait qu'un vulgaire tour de magie avec une cagoule truquée, parvenant à tromper l'huissier de justice mandaté par TF1. Le 10 février 1994, je fis refaire au motard l'expérience devant des caméras : il échoua lamentablement, car j'avais neutralisé sa cagoule, en plaçant sur ses yeux une balle de mousse, puis du coton, le tout fermement maintenu par du sparadrap noir. Sa cagoule truquée ne lui était plus d'aucun secours. Si je me suis acharné contre ce motard qui prétendait traverser Paris, les yeux bandés, en entrant en état de décorporation, faculté qui existe réellement, c'est non seulement parce qu'il utilisait une attraction d'illusionniste, mais surtout parce qu'il envisageait d'ouvrir un cabinet de thérapeute, grâce à l'énorme publicité qu'il avait obtenue à la télévision ! Ce personnage pouvait ainsi devenir un vrai danger public ».

Jacques Mandorla : « Quels sujets Psi étudiez actuellement ? »
Ranky : « Nous travaillons sur deux dossiers fantastiques. Le premier concerne un jeune médium étonnant : il entend des opéras, avec chœurs et solistes. Le plus extraordinaire, c'est que les chanteurs lui délivrent des messages, comme l'emplacement exact de trésors artistiques lesquels, après vérification, existent vraiment, alors qu'ils n'avaient même pas été répertoriés par les historiens ou les archéologues. Ainsi, pendant plusieurs soirées consécutives, une voix très aiguë et très pure répétait à l'oreille de notre médium le nom d'un village et d'une colonne brisée. Nous avons fini par retrouver ce village, où il ne s'était jamais rendu auparavant. Là, à notre grande stupéfaction, nous avons découvert une tombe dans laquelle reposait un castrat et comportant une colonne cassée : c'est peut-être sa voix, très aiguë et très pure, que le médium avait entendue ! Ce dernier n’entend pas de musique classique connue, mais des compositions originales qu’il nous chante : nous les enregistrons alors sur bande magnétique, puis nous les transcrivons sur papier. Un compositeur nous a assuré que c'était parfait au niveau de la ligne mélodique et de l'harmonie. Or, il faut savoir que ce jeune médium ne connaît pas la musique ! ».

Jacques Mandorla : « Et quel est l'autre cas extraordinaire ? »
Ranky : « Il s'agit d'un monsieur très âgé qui a le don de voyance. Posez-lui n'importe quelle question : il s'absente mentalement une minute à peine, comme s'il attendait un message venant d'un autre monde, puis il vous répond. Et la réponse vous laisse pantois. L'extraordinaire, c'est que l'expérience est répétitive : ça marche à chaque fois. Il faut l'entendre pour le croire. Si, par exemple, vous l'emmenez sur un chemin qui traverse une propriété privée ou un village - lieux qu'il n'a évidemment jamais visités -, il transcrira des scènes du passé ou de l'avenir, qui ont eu ou auront pour théâtre l'endroit où il se trouve. Ainsi, s'étant arrêté un jour en face d'une maison nouvellement construite, il nous décrivit, avec une justesse prodigieuse, la bâtisse qui s'élevait jadis à cet endroit ! ».

Jacques Mandorla : « Quel est le bilan de votre Comité ? »
Ranky : « En 30 années d'existence, notre Comité a étudié 300 dossiers, dont plus de 40 restent inexpliqués à ce jour. Il s'agit notamment de cas de psychokinèse étudiés par un laboratoire américain, de cas de voyance tout à fait déroutants et de guérisons que les médecins n'ont pu expliquer ».

Jacques Mandorla : « Qu’aimeriez-vous dire aux internautes du site/blog Paranormal ? »
Ranky : « Une chose très importante : le champ du surnaturel se rétrécit à mesure que la science fait de nouvelles découvertes. Mais un problème résolu engendre aussi de nouvelles questions, si bien que les questions de l'inconnu ne cesseront jamais de nous interpeller. La notion de paranormal matérialise les angoisses métaphysiques de l'Homme. L’irrationnel n'est pas seulement ce qui n'est pas encore expliqué. En tant qu'expert-illusonniste, je ne veux pas perdre de vue que c'est une dimension incontournable et essentielle de l'Univers et de l'Homme. Ma mission et celle du Comité, c'est de faire en sorte que ce grand mystère ne soit pas perverti par quelques charlatans ».

Jacques Mandorla :
« Si une personne pense posséder un don de type paranormal, que lui conseillez-vous ? »
Ranky : « Je lui propose deux choses. Si elle est très motivée, qu’elle vienne faire tester ses capacités paranormales devant notre Comité. Si elle veut attendre un peu, qu’elle fasse d’abord le test des fleurs séchées ».

Jacques Mandorla :
« De quoi s’agit-il ? »
Ranky : « C’est un test étonnant, très simple à faire chez soi. Imprimez la photo de cet homme inconnu se prénommant Julien, mort en 1970, posez-la à l’endroit que vous désirez et placez, à côté, des fleurs en bonne santé, coupées avec précaution, sans déchirer les pétales ou abîmer les queues. Vous constaterez alors que toutes les fleurs, quelles que soient leurs variétés, y compris les roses, sèchent entre huit et dix jours, sans perdre un seul pétale ! ».

Jacques Mandorla :
« Comment expliquez-vous cela ? »
Ranky : « Je n’ai toujours pas trouvé d’explication à ce phénomène. Que les fleurs soient dans ou hors de l’eau, que l’on change la photo de place : le résultat est le même. Si vous coupez deux fleurs venant du même pied, celle posée près de la photo sèche, et l’autre meurt en perdant ses pétales. Si on enlève la photo en cours de test, la fleur arrête de sécher et perd alors ses pétales. Enfin, étrangement, ce test ne marche qu’avec cette photo ».

Jacques Mandorla : « Vous avez déjà proposé ce test à d’autres personnes ? »
Ranky : « Bien sûr. J’ai reçu de très nombreux témoignages de personnes ayant pratiqué ce test. Parmi mon courrier, j’ai trouvé un jour cette lettre étonnante : « J'ai acheté des roses à peine ouvertes et j’en ai prélevé deux du bouquet, que j'ai placées dans un petit vase en verre, sur une étagère, devant la photo. Il est important de noter qu’à côté du vase, sur la même étagère, se trouve mon poste de radio. Puis, je suis sortie pour faire mes courses et déjeuner avec une amie, ne rentrant chez moi que vers quinze heures. À mon retour, j’ai eu la surprise de voir que le vase était tombé par terre et avait été pulvérisé ! À cet endroit, je pose d’habitude un bougeoir en porcelaine qui, lui, n'est jamais tombé une seule fois. J'ai ramassé les deux roses qui étaient à terre, parmi les débris de verre, et je les ai mises dans un autre vase, en cuivre cette fois. J’ai aussi décidé de ne pas y mettre d’eau. Pourtant, les deux roses ont séché assez vite, mais sans perdre leurs pétales, comme si elles s’étaient immortalisées ! Je n’en revenais pas ! Puis, une autre fois, j'ai mis un autre vase, avec deux fleurs à l’intérieur, à côté du vase en cuivre. En rentrant d’un rendez-vous, j’ai trouvé les deux vases par terre ! Je ne comprends rien à ce qui se passe. Pensez-vous que ces chutes d’objets soient dues aux vibrations de mon poste de radio ? Sinon, quelle peut en être la cause ? ».

Jacques Mandorla : « Qu’en pensez-vous ? »
Ranky : « Je n’ai trouvé aucune explication. Pour ma part, je pense que le poste de radio n’est en aucune façon responsable de la chute des vases. Si encore, cette personne avait d’énormes haut-parleurs de sono professionnelle, les vibrations des membranes pourraient éventuellement créer un souffle suffisamment fort pour faire chuter un objet pas trop lourd. Les explications, auxquelles on peut plutôt penser, sont de trois ordres. Soit l’étagère est située en plein courant d’air. Soit il s’agit de phénomènes de poltergeist, c’est-à-dire de déplacements d’objets sans action volontaire de la part de cette personne, mais plutôt liée à son inconscient. Soit l’explication reste à trouver ! ».

Jacques Mandorla : « Vous n’ignorez pas que j’ai proposé votre test dans mon livre « Croyez aux dons qui sont en vous ». Voici le sympathique témoignage que j’ai reçu de la part de monsieur B. Faupin habitant à Reims : « J’ai fait le test des fleurs séchées : voilà trois semaines aujourd’hui que j’ai acheté des roses rouges que j’ai mises dans un vase avec de l’eau, à côté de la photo. Les roses ont séché peu à peu et sont devenues marron. Mais aucune n’a perdu ses pétales. Maintenant, que dois-je faire ? Je n’ose pas les jeter à la poubelle ! ».
Ranky : « Encore une confirmation de plus ! ».

31/05/2007

Le CIEEPP : qui sommes nous ?

Convaincu de l’existence de phénomènes paranormaux, l’illusionniste professionnel Ranky crée en 1976 le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP).

Son but :
Défendre le paranormal par l'authentification des véritables capacités paranormales, mais aussi par la dénonciation des truqueurs.
En effet, tous les phénomènes produits par les médiums peuvent être imités par l’illusionnisme, c’est-à-dire par trucages, mais cela ne prouve pas que les véritables phénomènes n’existent pas.
Les illusionnistes spécialisés sont, bien évidemment, les mieux placés pour détecter les fraudes et le système d’investigation mis en place par ce comité français, le seul reconnu par des scientifiques du monde entier, permet d’effectuer un salutaire travail de ménage.

Qui sont les experts du Comité ?
Les experts - une vingtaine actuellement - sont recrutés parmi les illusionnistes amateurs ou professionnels de haut niveau. Ils s’engagent, sous serment, à tester les sujets dits Psi en faisant preuve de probité intellectuelle, à s’abstenir de toute partialité, de jugement à priori et d’intolérance à l’égard de quelque croyance que ce soit. Toute attitude agressive de leur part entraîne l’exclusion immédiate.

Les missions du Comité
Les experts du CIEEPP peuvent suggérer des protocoles expérimentaux et éventuellement expliquer aux chercheurs comment ils peuvent être trompés par leur manque de connaissance des techniques illusionnistes, constituant ainsi une barrière de sécurité.
À ce titre, le Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux est de plus en plus sollicité par des laboratoires scientifiques du monde entier. En France, on peut citer ses interventions dans des laboratoires prestigieux, tels que le Centre technique de l’aluminium Péchiney ou le Centre nucléaire de Grenoble.
Les experts du CIEEPP sont souvent atterrés à la vue de certains débats ou des inconditionnels du paranormal se heurtent à des rationalistes forcenés dans des empoignades dégradantes sur des sujets où ils avaient déjà décelé soit une supercherie, soit l’authenticité des faits.
Seulement, pour des raisons que l’on devine, leur présence n’est pas toujours souhaitée sur les plateaux de télévision. Mais quand cela survient, la vérité éclate au grand jour : comme ce fut le cas sur TF1, dans l’émission Mystères, pour « l’arnaque du motard masqué » où aujourd’hui encore planerait le doute si le Comité n’était pas intervenu… presque de force !

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