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04/05/2018

SÉRIALITÉ ET SYNCHRONICITÉ (1)

Sérialité, synchronicité et coïncidences (1) par Ranky



Le principe de sérialité de Paul Kammerer

Ce que le biologiste Paul Kammerer (1880-1926) baptisa la “ sérialité”, et que nous dénommons plus communément la “loi des séries”, soulève des problèmes très mystérieux. Chaque individu, au cours de son existence, a déjà remarqué ces enchaînements d’évènements, sans rapport les uns avec les autres. Le plus souvent nous les attribuons au hasard et ces coïncidences amusent souvent celui qui en est le sujet. Par exemple, lorsqu’au jeu un numéro sort deux fois de suite, le joueur lance : “Eh bien, jamais deux sans trois !”. Bien souvent, le chiffre sort une troisième fois. C’est alors qu’on regrette de ne pas avoir persisté à le jouer, en se disant : “Si j’avais suivi mon idée, j’aurai gagné !”.

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Le biologiste Paul Kammerer (1880-1926) a créé le concept de sérialité (ou loi des séries)

Mais si l’on désire observer ce phénomène de la “loi des séries” avec sérieux, on relève des faits indiscutables et inexpliqués. Une encyclopédie pourrait être écrite sur ces coïncidences dont certaines sont devenues célèbres.

La revue Métapsychique de 1937 cite le cas de Jeanne Valérie Laneau. Celle-ci avait été engagée par le sculpteur Emmanuel Frémiet pour servir de modèle à la statue de Jeanne d’Arc qui se trouve Place des Pyramides à Paris. Elle mourut en 1936, brûlée vive dans sa chambre.

Dans l’encyclopédie Planète de 1967, Georges Langelaan raconte que le 25 novembre 1911, trois hommes furent condamnés pour le meurtre de Edmund Berry Godfrey dans sa résidence de Greenberry Hill, près de Londres. Ils s’appelaient respectivement Green, Berry et Hill.


La synchronicité Abraham Lincoln - John Kennedy
Un cas historique, décrit à maintes reprises dans de nombreux magazines, concerne la malédiction qui pèse sur la Maison Blanche.

Depuis 1840, aucun des présidents élus au cours d’une année se terminant par zéro n’a pu finir son mandat sans connaître de graves ennuis. Beaucoup ont subi une mort violente : William Harrisson, élu cette année-là, ouvre la série. Lincoln, élu en 1860, a été assassiné. Garfield, élu en 1880, également. Assassinés aussi, Mc Kinley, élu pour un second mandat en 1900, et Kennedy, élu en 1960. Harding, élu en 1920, mourut d’une crise cardiaque. Roosevelt (1940) de la polio et Reagan (1980) échappa miraculeusement à un attentat.

La synchronicité, selon le terme consacré par le psychanalyste Jung et le physicien Pauli, consiste en une succession de coïncidences qui relient des êtres ou des événements sans lien de cause à effet.

Celle-ci est particulièrement marquante entre les deux présidents Lincoln et Kennedy. Leur vie et leur mort présentent des similitudes à peine croyables. Abraham Lincoln fut élu président des Etats-Unis en 1860 et John Kennedy en 1960, à cent ans d’intervalle. Tous les deux furent assassinés un vendredi et en présence de leur épouse, tous deux tués d’une balle tirée dans la tête par derrière.

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Le comparatif Abraham Lincoln/John Kennedy est le cas de synchronicité le plus célèbre.

Le successeur de Lincoln s’appelait Andrew Johnson, il était né en 1808, élu sénateur démocrate du Sud et décéda dix ans après Lincoln. Le successeur de Kennedy s’appelait Lyndon Johnson, il était né en 1908, était sénateur démocrate du Sud et décéda dix ans après Kennedy.
L’assassin de Lincoln, John Wilkes Booth était né en 1839. Il tua le président américain dans un théâtre et se cacha dans un entrepôt. Il fut lui-même tué avant d’être jugé. L’assassin de Kennedy, Lee Harvey Oswald, était né en 1939. Il tua le président américain en tirant depuis un entrepôt et se cacha dans un cinéma. Il fut tué lui aussi avant d’être jugé.
La femme du président Lincoln perdit un enfant pendant son séjour à la Maison Blanche. La femme du président Kennedy perdit également un enfant dans les mêmes circonstances.
Le mystère de cette synchronicité s’épaissit encore lorsque l’on constate que la secrétaire de Lincoln s’appelait Kennedy et qu’elle avait supplié le président de ne pas aller au théâtre, alors que la secrétaire de Kennedy s’appelait Lincoln et qu’elle avait supplié le président de ne pas aller à Dallas.
Et puisqu’il existe aussi une synchronicité des lettres et des chiffres, il est remarquable de constater que les noms des deux présidents comportent chacun 7 lettres, les noms de leurs successeurs 13 lettres et ceux de leur assassin 15 lettres.

Cette synchronicité mériterait une étude beaucoup plus approfondie puisque l’on trouve encore d’étranges similitudes comme le fait, entre autres, que John Kennedy se trouvait lors de son assassinat à bord d’une voiture de marque... Lincoln.

Dans notre prochaine newsletter, notre ami Thierry Namur évoquera en détail un cas de synchronicité qu'il a personnellement étudié et qui est aussi étonnant que l'exemple Lincoln/Kennedy : il s'agit de celui de la comédienne Françoise Dorléac et du pilote de Formule 1 Ayrton Senna.

À SUIVRE

 

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