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06/11/2019

ACTUALITÉS

"Mes expériences de spiritisme"

Par Ghislaine de Carli, médium et voyante

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Contact

Site Internet : https://envol-oracle-psycho-intui.jimdo.com

Courriel : de-carli-ghislaine@orange.fr

Téléphone : 03 86 46 95 59

Adresse : 10 allée du Foulon, Apt. 5411, 89000 Auxerre


Biographie

Ghislaine de Carli exerce son métier de médium par l’écriture automatique et celui de voyante par les cartes depuis 1987.

Elle a créé et vend en direct un « Oracle psycho-intuitif » comportant 64 cartes, qui peut être utilisé aussi bien par des débutants pour le développement de l’intuition que par des professionnels.

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 Elle a publié un livre intitulé « La médiumnité sincère », disponible sur Amazon, en format Kindle et en livre-broché.

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Témoignage

« Bien que je ne classe pas le spiritisme dans le domaine de la voyance, je fus étant jeune attirée par des expériences spirites, où j’utilisais une table ou un guéridon. Certaines personnes pensent qu’en pratiquant le spiritisme (qui consiste à se placer autour d’une table ronde, en bois de préférence, et en y apposant les doigts), elles peuvent entrer en contact avec les défunts ou les entités, en leur posant des questions.

Exemple : est-ce que l’esprit de Jean peut se manifester ? Un coup pour oui deux coups pour non. Si l’esprit est d’accord, on lui posera alors des questions. Personnellement, si je me suis prêtée à ce type d’expériences, il m’est difficile d’admettre, faute de preuves suffisantes, que l’esprit appelé est celui qui répond réellement. Ce fut pour moi une réelle frustration.

Quelques expériences

À cette époque, je m’amusais, à l’aide de mon « fluide », à déplacer un guéridon à travers une pièce, à lui faire monter ou descendre les marches d’un escalier, à faire basculer une table rectangulaire en formica. Puis je me suis « attaquée » à une table ronde en chêne, en compagnie d’une amie à qui je racontai mon expérience et qui se prêta au jeu.

Elle en parla à d’autres personnes et, régulièrement, j’organisais des séances de spiritisme, mais je refusais toutefois que l’on entre en contact avec les esprits. Mes soirées portaient sur l’expérience d’une table qui « se déplaçait » souvent, même seule, une fois nos doigts retirés : elle se balançait, se mouvait, se penchait, oscillait, « marchait » dans la pièce et pouvait passer par la porte ouverte, pour aller dans une pièce voisine. J’ai réalisé des séances entières au cours desquelles je tentai de prouver que l’énergie de tous les participants était le seul outil servant au déplacement d’un guéridon ou d’une table.

Une étrange séance (Années 1980)

L’unique fois où je me suis réellement posé la question, j’étais en vacances à Tarbes chez ma jumelle et mon beau-frère, en présence de quelques-uns de leurs amis. Ces mêmes amis me demandèrent de me prêter à une nouvelle expérience. L’un d’eux était originaire d'Inde, scientifique de surcroît, et croyait fermement en la communication avec les défunts. Sur son insistance, je cédai. Nous commençâmes la séance et lorsque la table commença à osciller, puis à se balancer et se pencher vers lui : il me demanda alors si je pouvais appeler son grand-père. J’étais à l’époque déjà pratiquement convaincue que l’on ne pouvait pas entrer en contact avec les entités. Mais, l’envie était trop forte : certainement, pour retenter l’expérience et sur l’insistance des membres de ma famille qui ne m’avaient jamais vue faire ce genre d’expérience, j’acceptai.

J’appelai alors l’esprit du grand-père et la table se mit à faire des mouvements bizarres, comme un galop de cheval. Personne ne parlait quand, soudain, cet ami nous dit « Mais je suis vraiment en contact avec mon grand-père, car il faisait du cheval » ! C’était pourtant un scientifique. Il posa des questions mentalement. Je respectai, bien sûr, cet instant d’intimité et, à la fin de la séance, j’ai demandé aux participants de remercier son « grand-père ». De retour chez lui, il téléphona à mon beau-frère en lui disant qu’il avait bien été en relation avec l’esprit de son aïeul. Je n’ai aucune explication sur ce qui a pu se passer ce soir-là.

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Ma plus récente expérience (septembre 2019)

Plus de 30 ans se sont écoulés depuis l’expérience précédente. Le 28 septembre 2019, mon neveu, âgé aujourd’hui de 43 ans, vient passer le week-end chez moi. Très attiré par les sciences occultes, l’ésotérisme et vers ce qui pourrait nous rapprocher de Dieu par la spiritualité, il me demande si nous pouvons faire une séance de spiritisme.

Je lui réponds : « Oui, je serais curieuse de savoir si je reste sur ma position que l’on ne peut communiquer avec les esprits ».

J’avais trouvé dans une brocante un lampadaire et mon père avait scié toute la hauteur du tronc qui était en chêne jusqu’au dernier plateau qui est rond où j’avais déposé des bibelots. Le tronc au-dessous du plateau, d’environ 60 cm de hauteur, est posé sur un socle, rond lui aussi. Nous posons donc cette table dans le milieu de ma pièce et, l’un en face de l’autre, nous posons nos mains, doigts écartés sur le plateau. Nos mains ne peuvent évidemment se toucher car nous ne sommes que deux. Je demande à mon neveu de bien vouloir commencer la séance.

Il s’adresse à un esprit bienveillant (anonyme) qui veuille bien accepter notre demande afin de lier notre fluide et l’énergie de celui-ci pour faire bouger ou déplacer cette table. Si oui, la table se penchera vers lui, si non, elle se penchera vers moi. Nous attendons une dizaine de minutes et sentons que le socle se lève du sol et se penche vers lui de 10 à 15 cm environ pour se reposer en douceur sur le sol. Nous décidons de continuer l’expérience en lui demandant d’exercer des mouvements de balancements, de se déplacer en glissant sur le sol, de se pencher à gauche, puis à droite. La table s’exécute.

Nous poussons l’expérience plus loin. Là je prends les rennes et je demande à l’esprit à ce que la table se penche complètement et que le socle tourne sur lui-même et glisse vers mon canapé. Notre surprise est grande. La table se penche petit à petit jusqu’au sol et le plateau et le socle tournent jusqu’au point demandé. Nous sommes obligés de nous plier en deux afin de suivre ce parcours. Je demande à ce que la table se redresse et retrouve son champ initial. Mais là : rien ! Nous la relevons et la replaçons au centre de la pièce.

Nous demandons alors si nous pouvons continuer avec cet esprit chaleureux qui accède à notre expérience avec autant d’obéissance. La réponse est « oui ». La table se penche jusqu’à environ 10 cm du sol et je lui dis « Arrête-toi ! ». Elle s’arrête. Je lui demande alors de se redresser pour retrouver le socle sur le sol.

Cela prendra un certain temps car son redressement se fait petit à petit, et tout en douceur.

Nous faisons cette expérience trois fois. Puis plus rien. Je demande alors à l’esprit s’il désire continuer cette expérience et il s’avère manifestement qu’il n’a plus l’énergie pour. La table reste immobile.  Nous le remercions humblement.

Le lendemain, nous recommençons et mon neveu souhaite « jouer » avec la loi de la gravité. Il demande à l’esprit, ou à celui qui acceptera de pratiquer, de réaliser une lévitation : que le socle se lève à quelques centimètres du sol. L’esprit accepte, mais nous resterons longtemps sans que rien ne se passe. Est-il fatigué ? Est-il réellement capable ? Nous n’avons pas de réponse. Cependant, je dis à mon neveu que l’expérience d’hier est une forme de lévitation verticale. Quant à la communication avec les esprits mon neveu pense que, par le spiritisme, la communication est limitée par le « oui » et le « non », mais qu’il y a communication par le fluide entre esprit et matière.

Ma conclusion

Il y a quelques dizaines d’années, j’affirmais que, pour moi, une table peut bouger, se mouvoir, se déplacer, se mettre en colère. Cela m’est arrivé une fois : la table m’a bloquée contre le mur derrière moi et il a fallu arrêter la séance. J’ai crié « Stop ! » tellement fort que la table s’est arrêtée net devant l’âtre de la cheminée. J’avoue que j’ai eu réellement peur. Avons-nous eu, en esprit, une âme errante, et pas contente ? Mais la question reste entière : peut-on réellement communiquer avec des entités ou avec des défunts ?

Après la toute récente expérience du 28 septembre 2019, réalisée avec mon neveu, je souhaite préciser qu’aujourd'hui je pense qu'effectivement les esprits, par le moyen du spiritisme, prouvent notre étroite collaboration de par leur énergie et nous terrestres par notre fluide. Que cette communication entre terre et astral est bien réelle, mais par le moyen du spiritisme n’est limitée qu'à une expérience du « oui » ou du « non » donc, avoir une communication faite de phrases et de situations précises et de réponses ne peut se pratiquer, pour ma part, qu'avec des esprits plus éveillés, et par le biais de l'écriture automatique ou, peut-être, par d'autres outils que je ne maîtrise pas ou que j'ignore. Cependant, je tiens à remercier humblement l'esprit qui nous a permis de réaliser notre expérience spirite ».

10:39 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (6)

HISTOIRE ET PARANORMAL

La vie d’Alix le Clerc par Thierry NAMUR

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Portrait d'Alix le Clerc, tiré du livre "Alix le Clerc, dite en religion Mère Thérèse de Jésus", paru en 1889.

Alix le Clerc est une lorraine du XVIIème siècle béatifiée en 1947. Elle est créatrice d’une œuvre permettant aux jeunes filles pauvres d’aller à l’école. Sa vie est emplie de merveilleux et il est intéressant de la lire avec des yeux d’hommes du XXIe siècle. À la fin de ce texte, chacun sera libre : il est permis d’adopter plusieurs attitudes de penser ce qu’il veut de cette vie.

Les informations de ce texte proviennent d’un livre édité en 1889 qui compulse les écrits de contemporains d’Alix mais aussi postérieurs à elle. Son vocabulaire et son style surprennent la personne lambda. Mais il faut faire avec pour non pas comprendre mais admettre qu’un autre monde existe.     

Apparition d’un phénomène paranormal

Alix est d’abord une jeune fille comme les autres, qui aime rire et s’amuser. Elle tombe malade gravement et cette maladie la change totalement et lui montre la petitesse de sa condition. Une maladie qui conduit à une conversion n’est pas rare chez les Saints. Elle perçoit qu’elle peut être ‘’une vierge consacrée à Dieu est un sublime emploi’’. L’auteur compare la conversion d’Alix qui se voue perpétuellement à Jésus-Christ, avec celle de Catherine de Sienne :’’Il me sembla que l’on m’eut ôté tout ce qui était en mon intérieur et qu’on y eut placé un autre esprit.’’ Alix se trouve ‘’ravie en esprit’’. ‘’ Son biographe écrit : ‘’Notre Seigneur fit délicieusement sentir à sa généreuse épouse combien sa prière lui était agréable ; il la transporta un instant hors de la région des sens et se montra à elle plein de grâces et de majesté’’

Ensuite, à la messe, elle est la proie d’un phénomène paranormal. Elle entend le son d’un tambour. Ce son est harmonieux et charme la jeune fille. Elle n’entend plus rien de ce qui se passe autour d’elle. Le phénomène se reproduit la semaine suivante : ‘’Comme j’aimais fort danser, ce son me captivait et j’y prêtais l’oreille avec un plaisir extrême…mon esprit fut fortement saisi, et, hors de moi-même, il me sembla voir en l’air un démon qui battait ce tambour et une troupe de jeunes gens qui le suivait joyeusement. ’’Comme Alix aime danser cette vue la précipite dans ‘’ la honte et l’épouvante ‘’ car elle se reconnaît parmi cette jeunesse qui suit ce démon qui veut ’’ sa perdition’’. Elle interprète cette vision pour l’écarter Alix ‘’des joies fugitives de la terre, Dieu l’avait enchaîné à son existence.’’

Bien que ‘’ pensant ne pas avoir beaucoup de péchés’’ Alix fait une confession générale qui conduit à une nouvelle vision :’’ Il me sembla voir une procession vêtue de blanc’’ qui la conduit à quatre colonnes couvertes de belles étoffes et ‘’ entre deux de ces colonnes sont assise Sainte Claire et Sainte Elisabeth. ‘’ Elle leur demande de l’accueillir dans leur ordre mais toutes deux refusent et lui montrent un berceau indiquant là quelle serait sa vocation.  

Alix novice, la famille le Clerc n’a pas renoncé à raisonner sa fille. Le père est en chemin pour manifester son autorité et une lumière céleste apparait et lui fait comprendre la volonté divine.

La vie continue et Alix est dans l’embarras. Son directeur de conscience à qui elle doit obéissance absolue, qui est pour elle ‘’ l’organe du ciel’’ lui demande de rejoindre les Clarisses. Or l’appel divin de ses visions lui ordonne de créer un ordre. Elle passe la nuit en prière et est ‘’tout à coup saisie de crainte et d’un grand tremblement.’’ Elle voit Marie qui lui remet l’enfant Jésus dans les bras ! ’’ La possession de ce précieux trésor l’inonda de délices’’ et lui montre ainsi la voie. Un 2 février, Marie lui représente le bébé Jésus et lui dit :’’Je te le donne afin que tu le nourrisses jusqu’à ce qu’il soit grand.’’ Elle reçoit en même temps un enseignement lui enjoignant comment faire. :’’Je fus portée à des choses bien hautes de la connaissance de Dieu… mais ce langage du ciel n’a pas d’équivalents sur la terre. Je ne saurais rien dire de tout cela sinon que Dieu est un pur esprit et que je n’avais connaissance que d’un tout petit brin de sa grandeur et de sa perfection…’’ Elle dira ‘’ être portée au petit ménage de Vierge avec le petit Jésus… je me consolai beaucoup de les voir…leurs petits meubles., leurs lits à part, le petit siège de Jésus.’’ Questionnée, elle dit : ‘’Peut-être je me trompe moi-même, ou bien suis-je possédée, ou quelque chose encore dont je n’ai pas idée.’’

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On présente l'enfant Jésus à Alix qui découvre ainsi sa vocation

Dans la vie spirituelle, tout est sujet à l’égarement et à l’illusion. Le référent dans la vie de l’ordre naissant est Pierre Fourier, lui aussi béatifié. Pour Alix, Fourier est un phare spirituel à qui elle doit obéissance complète. Il excite le zèle des sœurs en leur proposant Jésus lui-même comme modèle.’’ Il les exerçait à une grande soumission d’esprit à un grand détachement de leur propre volonté et jugement... Elles lui déféraient en tout ; de sorte qu’elles ne faisaient rien sans sa permission.’’ écrit mère Milly. Le père d’Hangest dit qu’Alix était celle que Fourier ‘’ s’appliquait le plus à mortifier et à humilier, sans doute pour faire contrepoids aux faveurs extraordinaires qu’elle recevait du ciel’’. Aucune révolte des sœurs devant ces mauvais traitements :’’ Elles sont persuadées que Dieu est le mobile de toutes les actions du père.’’

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Saint Pierre Fourier, qui fut son complice et son mentor

"Notre Seigneur prend grand plaisir à une âme obéissante’’ dit Alix.   ‘’ Elle obéissait à tous et cela avec une docilité, une soumission ravissante. ‘’ Le biographe d’ajouter ‘’ Dieu aime l’obéissance aveugle qui va jusqu’à la sainte démence.’’ Les mémoires écrivent que :’’ le révérend père (Fourier) prenait plaisir à exercer son obéissance…on la voyait par ordre mendier, porter des souliers mal cousus… et elle était heureuse d’expier les vanités de sa première jeunesse.’’ Alors que sa mère est mourante et qu’Alix est à son chevet, le père, ‘’ pour exercer son obéissance, lui demande de quitter sa mère pour parer l’église…’’ ‘’Dans la vie spirituelle, tout est sujet à l’illusion et à l’égarement, hormis l’obéissance.’’ Aujourd’hui, nous savons que l’obéissance peut être utilisée par des prétendus religieux sans scrupules.

Pierre Fourier s’inquiète des récréations des sœurs qui répondent qu’elles confectionnent des instruments de pénitence. De quoi s’agit-il ? D’haires (chemises rugueuses, portées par mortification), de cilices (ceintures de crin ou de métal), de de pointes de fer, chaines compressées sur leur peau. Ces objets leur sont familiers pour ‘’ satisfaire cette sainte haine d’elle-même.  Il y avait dans l’abbaye un lieu retiré témoin des saintes rigueurs qu’elles s’appliquaient plusieurs fois par jour.’’ L’auteur du livre tente de justifier ces pratiques : ‘’ Que sont les excès de l’amour des Saints en regard de ceux de l’amour de Dieu pour nous ? Nous sommes loin de la flagellation et du calvaire !’’

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Un cilice '' pour se donner la discipline''

Une sœur qui vit avec Alix dit :’’…nos mères faisaient des austérités et des pénitences prodigieuses ; elles jeunaient, couchaient sur des ais, dormaient une heure ou deux …portaient continuellement l’haire sur des ceintures remplies de clous aigus, prenaient la discipline trois fois par jour ce qui leur laissait des plaies. L’auteur justifie toujours ces horreurs ainsi :’’ C’est ainsi qu’à la base des grandes œuvres et de tous les ordres religieux se trouvent l’oraison et la pénitence.’’

Lors des chemins de croix, elle était attachée et chaque sœur devait lui donner une gifle. Durant les froids d’hiver (en Lorraine), elle se levait la nuit pour se coucher dans la neige ou se plongeait dans des cuves d’eau glacée. A contrario, elle se brûlait la pointe des pieds sur les braises du foyer ! Cette maltraitance interroge enfin le biographe (il parle d’étranges douleurs qu’elles s’imposaient) et son entourage. Même la Supérieure lui demande de modérer ses tourments. En vain. Ces mortifications sont indéfendables, incompréhensibles. En quoi un Dieu d’amour prendrait -il du plaisir à un dos lacéré et des épingles plantées dans la chair ? Pour souffrir notre corps n’a pas besoin de suppléments, ce que sa nature lui inflige semble largement suffisant.  Alix se défend :’’ L’âme qui a goûté Dieu, se sent un tel courage, que si en ce moment on mettait son corps en lambeaux, pour sa cause, elle en éprouverait la plus vive consolation…Je voudrais endurer toutes sortes de peines, et donner plusieurs fois ma vie afin que les âmes des pêcheurs retournassent en leur première origine.’’ ’L’amour divin s’alimente par la souffrance écrit le biographe.

Elle avale le sang corrompu d’une plaie plusieurs jours durant. ‘’ Ma répugnance était extrême, mais je pensais que Dieu aurait cela pour agréable.’’ ‘’ Cet acte héroïque lui procura beaucoup de consolation intérieure et de la force pour achever ce qui lui restait à accomplir. Heureuse d’avoir pu faire un sacrifice à son maître adorable, elle compta pour rien les désordres d’estomac qui en furent la suite jusqu’à la fin de sa vie.’’ écrit le biographe !  

 ‘’ Un soir je fus transportée dans la maison des Jésuites. Les Pères ne prenaient pas garde à moi.et semblait mépriser ce que je faisais, sauf un et je compris que c’était saint Ignace.’’ Celui-ci l’encourage à poursuivre son œuvre pour les petites âmes. ‘’Alix tient à ce que l‘ordre naissant et ses dépendances naissent et vivent dans l’austérité et la frugalité. Elle charge la Providence de subvenir à leurs véritables besoins. En effet, elles furent toujours secourues à temps’’. En fait les sœurs meurent de faim et d’insomnie.

Alix donne l’exemple étant la première à nettoyer les lieus les plus abjects, récurer les pots, habillée avec ce qu’il y a de pire.

Il est curieux de lire que malgré tous les phénomènes merveilleux qui peuplent sa vie Alix doute. Imaginez que vous voyez Marie qui vous propose de tenir Jésus, que vous soyez l’auteur de phénomènes extraordinaires notés par l’entourage, douteriez-vous du ciel ? Alix oui.  Plusieurs mois durant ‘’ J’eus une furieuse tentation de croire que le soleil était Dieu’’. !  Alix s’angoisse, s’agite et se trouve dans les ténèbres. Elle va être délivrée des démons. Pendant une prière elle se trouve ‘’ ravie hors de moi-même’’ et voit à ses côtés ‘’ un démon tout effrayé.’  Toutes ces défiances sont mises sur le compte des attaques du démon. Alix, ‘’ sent l’homme intérieur flotter en elle et la vertu chanceler. Une nuit, quatre démons la privent par leurs illusions de forces corporelles et de voix. Voyant la résistance d’Alix, les démons la tirent par les membres causants d’atroces douleurs ! La réaction à postériori d’Alix me laisse bouche bée !’’J’étais bien aise qu’ils traitassent ainsi mal mon corps pour me venger de lui.’’ Elle prend la souffrance pour une expiation pour ‘’ laver mon âme’’. ‘’Durant ce temps, mon esprit était tellement confus et humilié, que je n’osais lever les yeux de ma considération vers Dieu.’’ Ces moments terribles s’accompagnent ‘’ d’exhalaisons de fortes odeurs infernales et de soufre‘’ senties par tout l’entourage. Ces odeurs pestilentielles qui l’accompagnent lui procurent un extrême dégoût. Notons qu’après sa mort, de son tombeau et de sa chambre, ce sont des odeurs d’exquis parfums qui s’exhalent. Ces persécutions durent des années.

Fantômes noir et blanc

Marie et Jésus et les démons ne sont pas les seuls à visiter Alix. ‘’Je fus alors tirée en esprit hors de moi et je vis sainte Anne près de moi qui m’embrassa.’’ Autre visiteur fréquent : le fantôme noir. Il a toutes les apparences d’un homme. Elle le chasse ‘’ au nom de Jésus-Christ’’. Un jour de doute, le fantôme qu’elle voit est blanc ; celui-ci est chassé par un signe de croix. Quel peut-être le rôle de ce fantôme ? ‘’Dieu pour détacher les âmes permet quelquefois qu’elles ne trouvent aucune lumière, aucun appui dans ceux qu’elle a donné pour guides. Cet ennemi ne peut se manifester que quand la liberté lui en est accordée.’’ Ces fantômes ont des voix qu’elle entend. A une visiteuse elle dit ‘’ Bienheureux ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu’’. Une voix furieuse se fait alors entendre aux deux femmes :’’ Bienheureux ceux qui sont en péché, ils verront le diable’’. Ces assauts diaboliques sont d’un extrême mystère. Tous les grands mystiques, Padre Pio, le curé d’Ars, Marthe Robin disent avoir dû les combattre physiquement. Lucifer agit par d’odieuses vexations et des souffrances physiques. Dieu écrit le biographe, permet à l’ange de Satan d’attaquer par d’odieuses vexations le vestibule de son âme et de la faire souffrir également dans son corps.

Pour les Saints le diable, les démons existent. Lucifer depuis sa chute à déclarer à l’homme une lutte à mort. Pourquoi Dieu laisse-t-il Satan agir ? Peut-il limiter ses influences mauvaises que nous subissons ? La réponse d’Alix, par ses biographes est celle-ci : ‘’ Dieu le peut, mais s’il laisse faire, c’est pour notre bien à tous.’’

Alix passait la plupart de ses nuits en oraison. On l’entend durant ses extases s’écrier :’’O mon Dieu, c’est trop pour moi qui ne suis qu’un néant…Je me contente ! Oui, je suis trop satisfaite…C’est assez !...

Les mémoires qui la concernent disent que la Supérieure lui témoignait peu d’égards. Alix répond ceci à une amie qui s’en soucie :’’ Ma sœur, Dieu gouverne nos supérieures’’, le biographe ajoute : ‘’ les Saints ressentent toute l’amertume ; mais cette amertume, ils l’aiment, ils la savourent avec délices.’’ La vie d’Alix est peuplée de paranormal, de miracles. Une année où la récolte a été bonne, le grenier est plein de blé. Mais le charançon détruit les grains. Alix ordonne ‘’ d’aplanir le blé en couches et d’écrire Jésus, Marie et Ignace. ‘’ Les bêtes disparaissent. Alix est aussi doué de voyance. En songe, elle voit la ville de Chalons où elle doit se rendre. Elle annonce la date de sa mort précisément et voit la levée du siège de Verdun (pas celui de 1916). Miracles encore ce tonneau que l’on a oublié de reboucher mais qui ne perdra pas une goutte.   Elle s’assoit aussi à côté des novices ou des sœurs et comme le curé d’Ars, leur expose toute leur affaire avant que celles-ci n’aient ouvert la bouche ! Alix est discrète sur l’aspect extraordinaire de sa vie et nombre de faits, selon son vœu, ont été tus.  Cependant le livre raconte aussi les guérisons dont elle serait la cause.

Le livre raconte aussi un curieux miracle dû à la prière d’Élisabeth, son amie prodigieuse, dont le mari meurt sans avoir reçu de sacrements religieux. Il est important pour Élisabeth, l’âme sœur, qu’il en reçoive et à force de prières, le défunt revint à la vie, pour mourir dans les règles de l’église huit jours plus tard. Puis la veuve (par l’intermédiaire d’un adepte de Satan est-il précisé) est possédée du démon et doit subir un exorcisme. Après un songe, Alix constate que son ordre accueille des filles bienfaites et vertueuses. Alors qu’il faudrait plutôt accueillir les autres, celles dont le nom un est objet de mépris et d’horreur. Elle ne fut pas comprise, mais cette amie, Élisabeth, fondera un ordre pour ces filles.

Au cours d’un voyage, Alix est livrée ’’ à la puissance et à la rage des démons. Dieu leur avait permis de faire tout ce qu’ils pourraient pour la tourmenter et de l’éprouver par la tentation’’. Elle raconte qu’à nouveau :’’ les démons par leur charme m’ôtèrent la parole et le mouvement. Mais le trouble qu’ils causèrent à mon imagination m’était sans comparaison plus fâcheux.’’ Elle était environnée parfois d’une lumière brillante comme le soleil. Souvent, au sortir de l’oraison, son visage embrasé répandait un éclat qu’elle ne pouvait cacher, et, toute confuse elle baissait les yeux.

Avant sa mort, Alix a cette réflexion alors qu’on la compare à C. de Sienne :’’ Ah ! La différence est grande ! Cette sainte était exercée par amour et pour glorifier Dieu et moi je le suis par justice et en punition de mes fautes.’’ Qu’a-t-elle donc fait ?

Que conclure de cette vie étonnante ?

Alix était-elle une folle masochiste ? Inventait-elle ses visions ? Ses biographes rapporteurs sont-ils des menteurs ?

Je réponds non à toutes ces questions.

Il faut admettre, avec humilité, que cette Alix nous interroge et que l’on ne comprend pas le message d’une telle vie.

MA RENCONTRE AVEC LE PÈRE BRUNE

Ma rencontre avec le Père François Brune : le spécialiste du contact avec les morts par Jacques Mandorla

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 Merci à Yann-Érick pour ce beau portrait de l'ami François Brune !

Site "Élévation" de Yann-Érick : http://elevation.over-blog.net/

BIO-EXPRESS

Le père François Brune est né le 18 août 1931 à Vernon dans l’Eure et il est décédé le 16 janvier 2019 à l’âge 87 ans.

Prêtre catholique, membre de la compagnie de Saint-Sulpice, il fut titulaire en 1960 d’une licence en théologie de l’Institut catholique de Paris et d’une licence d’Écriture Sainte de l’Institut biblique de Rome. Il avait enseigné aux grands séminaires de Nantes, Rodez et Bayeux. En 1970, à la suite du concile Vatican II, il avait pris ses distances avec l’Église catholique. Il serait devenu orthodoxe à la fin de sa vie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal, en rapport avec la foi. Il a été l'un des spécialistes français dans le domaine de la transcommunication instrumentale, capacité qu’ont certaines personnes de communiquer avec les morts, au moyen d'outils techniques modernes : téléphone, téléviseur, magnétophone...

MA PREMIÈRE RENCONTRE

" Elle a eu lieu à la fin de l'année 1996. J’étais alors le conseiller éditorial de la revue Facteur X, encyclopédie du paranormal par fascicules. J’avais chargé l’un des journalistes de notre équipe, Nicolas Maillard, de faire l’interview du Père Brune, qu'il connaissait déjà. Il m’a proposé de l’accompagner. Nicolas était un journaliste très doué, excellent intervieweur, auteur de romans et brillant concepteur d’images en 3D. Il nous a quittés le 10 juillet 2000, beaucoup trop tôt : il avait seulement 31 ans ".

Comment vous est venu cet intérêt pour la transcommunication instrumentale ?

" Très tôt, au séminaire des Carmes où je suivais des études de philosophie et de théologie. C'est donc dans cet univers religieux que j’ai commencé à me consacrer aux phénomènes paranormaux. Enfant, j’étais sensible aux contes et légendes mais, cette fois, il s'agissait bel et bien de réalité ".

Comment en êtes-vous venu à aborder ce phénomène de transcommunication ?

" J'avais initialement eu des indications assez précises sur ce phénomène de voix enregistrées par magnétophone chez une Italienne, madame Alvisi. Puis, à l'occasion de conférences données en Allemagne sur les icônes ou sur la théologie, je profitais de mon voyage pour écumer les librairies. Passés les rayons sur les Écritures saintes ou la théologie, je recherchais des livres sur les expériences de mort imminente ou ayant trait à l'écriture automatique. C'est ainsi que j'ai découvert « Théorie et pratique de la transcommunication », l'ouvrage de référence écrit par Hildegard Schiifer. Mon éditeur m'a encouragé à rencontrer des chercheurs et à ne pas me contenter uniquement de livres. Je me suis donc enhardi et j'ai téléphoné à Hildegard Schäfer. Très aimable, elle a pris rendez-vous pour moi avec des amis au Luxembourg. Je m'y suis rendu le 22 juin 1987 et j'y ai été reçu. Ces personnes avaient demandé l'autorisation préalable de me recevoir à leurs correspondants réguliers dans l'au-delà et avaient heureusement obtenu le feu vert ! Ils leur avaient même demandé de me donner une copie de l'enregistrement à venir parce que, affirmaient-ils, je ferai beaucoup pour faire connaître ce genre de phénomène. Ce qui, a posteriori, semble exact ! J'ai été conduit à un petit laboratoire rempli d'appareils, où nous avons reçu un message transmis par le haut-parleur radio. Nous avions, hélas, un peu trop tardé en prenant le café et, lorsque nous sommes arrivés, la communication avait déjà commencé. Je pouvais comprendre le texte immédiatement parce qu'il était assez clair : seuls un ou deux mots m'échappaient, mais j'ai pu les identifier lors de la réécoute de l'enregistrement. Il s'agissait d'un message du chercheur Constantin Raudive, l'un des pionniers de la transcommunication instrumentale ".

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Constantin Raudive (1909-1974)

Quel était le contenu du message ?

" Ce message disait que nous avions tort de craindre la mort - il est vrai que ce qui précède la mort peut être fort pénible mais pas la mort elle-même. Au contraire, de l'autre côté, la vraie vie commence -. Puis venait le message d'une entité étrange qui prétendait ne jamais avoir été incarnée, ni sur Terre ni dans un autre monde. Cette entité s'exprima tout d'abord en allemand, puis fit tout un discours en français, dont une citation de saint Paul sur le corps spirituel : « De la même façon qu'il y a des corps de poissons, d'oiseaux, d'hommes, il y a aussi des corps célestes et des corps spirituels ». Enfin, il y eut à nouveau quelques mots de Raudive évoquant ses premiers contacts et ses hésitations à admettre que cela venait vraiment de l'au-delà ".

Quelle émotion ressent-on face à ce genre de phénomène ?

" Honnêtement, cela ne m'a fait aucun choc. Cela m'a même paru tout à fait normal, d'abord par conviction religieuse et ensuite parce que les témoignages de la vie des Saints sont remplis de phénomènes étranges. Ces phénomènes se sont répétés bien des fois et ont été constatés par des milliers de témoins : il n'y a qu'à compter les ouvrages qui paraissent sur le sujet. La vie dans l'au-delà ne fait aucun doute pour moi depuis longtemps, et cela ne me choque pas qu'il puisse y avoir, de temps en temps, une communication entre l'au-delà et ce monde-ci. Ce qui est' plutôt anormal, c'est que les communications soient aussi difficiles ! "

Quelles sont les techniques utilisées en transcommunication instrumentale ?

" On a le magnétophone, le haut-parleur radio, puis l'écran de télévision. Il semble que le premier à l'avoir utilisé soit Klaus Schreiber, à Aix-la-Chapelle, même si des Italiens avaient déjà constaté le phénomène sans en faire état. Il y a eu ensuite l'écran d'ordinateur sur lequel apparaissent des images, mais aussi des textes. Enfin, il y a le téléphone et même le fax. En ce qui concerne les communications de l'au-delà reçues par téléphone, je possède la copie d'un livre édifiant sur le sujet, paru au Brésil en 1925. Mais l'écho de cet ouvrage s'est assez vite atténué et il est finalement tombé dans l'oubli ".

La teneur des messages est-elle compatible avec la foi ?

" À travers les médias électroniques, nous avons quelquefois des messages d'une grande valeur spirituelle, mais ils sont souvent très brefs. En revanche, les messages en écriture automatique peuvent remplir des volumes entiers et on peut y trouver une très forte aide spirituelle pour sa foi. Même si ces messages n'utilisent pas toujours les termes de la théologie officielle, on y retrouve l'essentiel du message chrétien ".

La théologie officielle est-elle ouverte à ces phénomènes ?

" Vous savez, je n'étais pas du tout satisfait de la théologie qu'on m'avait enseignée, alors j'ai cherché ailleurs. J'étais particulièrement déçu par Saint Thomas d'Aquin, considéré comme représentant la théologie officielle mais dont la première lecture fut pour moi épouvantable, à peine chrétienne. Par chance, je connaissais bien le grec ancien et j'ai pu lire directement les textes des pères grecs que les traducteurs avaient faussé en ramenant tout aux catégories connues en Occident ".

La communication avec les morts est-elle officiellement autorisée par l'Église ?

" Pendant très longtemps l'Église ne s'est pas du tout occupée de cela car, traditionnellement, il y avait une extrême réticence sur le sujet, en grande partie manifestée par le clergé. Cette attitude était notamment fort développée chez les Protestants qui sont plus proches de l'Ancien Testament et dont les textes sont, en effet, très clairs : « Tu n'invoqueras pas les morts, tu n'auras aucun contact avec ceux qui commettent ces abominations... ». Dans le Nouveau Testament, rien n'interdit la communication avec l'au-delà et il existe même deux textes, l'un de saint Paul et l'autre de saint Jean, qui évoquent la relation avec les esprits. Ces textes parlent plutôt de la nécessité de bien discerner entre les esprits pouvant nous nuire ou nous perturber et ceux qui peuvent nous aider. En réalité, si l'on est fidèle au Nouveau Testament, aux Évangiles et aux Épîtres, il n'y a pas d'interdiction absolue. Le clergé a beau avoir manifesté une extrême hostilité envers la communication avec les morts, celle-ci était tolérée de fait ".

La situation évolue-t-elle avec les progrès techniques ?

" En novembre 1996, un collaborateur régulier de l'Osservatore Romano, le journal « officieusement officiel » et « officiellement officieux » du Vatican, a transmis à l'ANSA, l'une des grandes agences de presse italienne, la publication suivante : l'Église n'interdirait plus le dialogue avec les morts, à condition que ce dialogue soit instauré dans un but religieux ou scientifique ".

Que peuvent réellement apporter ces communications avec l'au-delà ?

" Je constate que tout s'effondre dans la théologie occidentale, qu'elle soit catholique ou protestante. Nos théologiens et nos exégètes ne croient plus à grand chose et certainement pas aux phénomènes surnaturels survenant dans ce monde-ci. Peu à peu, ils éliminent tous les miracles et considèrent qu'il n'y en a jamais eu, ni dans l'Ancien, ni dans le Nouveau Testament. Ceux qui sont rapportés dans les Évangiles ne seraient, d'après eux, que des symboles, des métaphores destinées à faire comprendre un message. Tout devient évanescent. La foi s'effondre de l'intérieur, même si l'Église dispose encore de l'aide discrète des gouvernements qui espèrent maintenir ainsi l'un des derniers facteurs d'ordre moral. Dans les églises orthodoxes, heureusement, la foi chrétienne reste intacte. Aussi, selon moi, la possibilité de communications avec l'au-delà, les expériences proches de la mort et même plus généralement les phénomènes paranormaux peuvent aider, soit à trouver la foi soit à la conserver. Sans cela, Dieu deviendrait une sorte de « dieu honoraire », qui aurait pris sa retraite et aurait abandonné sa Création ! "

Quelle est la place de Dieu dans tout ceci ?

" On réduit peu à peu l'action de Dieu à ce qui s'est passé avant le « Big Bang » et à ce qui se passera après le « Big Crunch » : c'est à peu près la seule place que les scientifiques laissent encore libre aux théologiens, de plus en plus cernés par la vision scientifique et mécaniste du monde.  Or les communications avec l'au-delà se multiplient et je pense que cela fait partie du plan de Dieu. L'Église étant en rapide perte de vitesse, Dieu passe par d'autres voies qui nous amènent irrémédiablement à un renouveau spirituel. Grâce à ce processus, nous allons pouvoir rétablir le contact. Dieu ne nous abandonnera pas, cela ne fait aucun doute ".

 

MA SECONDE RENCONTRE

Elle a eu lieu en novembre 2003. Je travaillais sur le livre de la médium Dominique Vallée, paru l’année suivante sous le titre « Derrière le miroir… l’autre vie » (éditions Trajectoire). Je lui ai proposé de rencontrer le Père Brune et on s’est vus tous les trois dans un café, en bas de chez lui.

Le père Brune (très décontracté : il est arrivé avec des chaussures de sport) a conseillé à Dominique de parler de ses perceptions personnelles en tant que médium, de l’existence éventuelle de son « guide », de ce qu’elle voit ou entend, des réactions de son entourage… Puis, le père Brune a poursuivi: « Les enfants médiums s’imaginent toujours que tout le monde voit des entités comme eux. Mais ils n’en parlent pas. Par pudeur. Quand ils prennent conscience de leur différence, commence une période de crise avec leur entourage. Crise pouvant aller parfois jusqu’à une extrême violence ».

À la question : « Avez-vous connaissance de l’existence de certains signes ? », le père Brune nous a répondu : « Les médiums que j’ai rencontrés m’ont souvent parlé des signes envoyés par l’au-delà. Il s’agit presque toujours des mêmes symboles : oiseaux, fleurs, papillons… Je pense qu’il est plus facile, pour les disparus, de manipuler le cerveau des oiseaux. Pour les fleurs et les papillons, je n’ai pas d’explication ».

Dominique lui évoque ensuite son travail d’aide à ceux qui ont perdu un être cher et d’accompagnement à ceux qui vont mourir. Réponse du père Brune : « Je considère que la notion de faire son deuil est aujourd’hui très mal gérée par les psychologues : pour eux, faire son deuil, c’est tourner la page. Ce qui revient à dire aux patients : « Oubliez et passez à autre chose ! ». On en retrouve d’ailleurs la trace dans l’expression « En faire son deuil ». En ce qui concerne l’accompagnement des mourants que vous pratiquez, je pense que certaines personnes sont élues pour supporter une importante souffrance. Ensuite, deux réactions sont possibles : soit il y a blocage dans la souffrance, soit il y a débordement d’amour qui permet d’en donner à d’autres. Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi elles doivent terminer leur vie dans d’atroces souffrances. Il faut aller, à mon sens, au-delà de cette espèce de marchandage de l’Ancien Testament qui consiste à dire : « Je n’ai rien fait de mal ou de répréhensible dans ma vie : alors pourquoi tant de souffrances ? ».

La rencontre s'est terminée sur une question plus indiscrète : « Et vous-même, François, êtes-vous médium ? ». « Personnellement, je ne suis pas médium. D’ailleurs, ce n’est pas mon rôle. Ce qui m’intéresse, c’est de faire le lien entre les différentes recherches et la théologie. Dans les expériences de contact avec les morts, je ne suis pas l’eau du réservoir : je ne suis que le tuyau ».

 

BIBLIOGRAPHIE

Le Père Brune a écrit de nombreux livres passionnants. Son premier ouvrage « Les morts nous parlent » (éditions Philippe Lebaud) a été immédiatement un best-seller dès sa sortie en 1993 et a été traduit dans plusieurs langues. Dans ce livre, il fait le point sur les principales découvertes scientifiques en matière de transcommunication instrumentale : voix des morts sur bande magnétique, images vidéo de l'au-delà et images du passé filmées grâce au chronoviseur. Ce livre bouleverse les conceptions modernes, religieuses ou non, sur la mort.

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Prochain article : Ma rencontre extra-ordinaire avec Claude STAVISKY par Ranky

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