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26/10/2015

LE BLOG PRIVÉ DU MAGICIEN RANKY EST OPÉRATIONNEL

LE BLOG PRIVÉ DU MAGICIEN RANKY est opérationnel

Cliquez sur

http://rankysaltimbanque.blogspirit.com

Composé de photos, dessins, documents divers, articles de presse, vidéo, ce blog est la récapitulation de la carrière de magiciens de Ranky et Blondine, ainsi que leur actualité.

 

VOUS CONNAISSEZ RANKY LE MAGICIEN, MAIS QUI EST-IL RÉELLEMENT ?

magicien,illusionniste,prestidigitateur,peintre,musicien,saltimbanque" La France est le pays des étiquettes et des catalogues.

 

 Le temps que l'on cherche à me répertorier, je suis déjà ailleurs.

 

 Je mène mon chemin selon mes envies, mes fantaisies, mes propres possibilités, et ma conscience ".

 

                                                                      Ranky

 

(Photo Magicus)

 

 

 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, visionnez l'émission de Yann-Erick "Une après-midi chez Ranky"

Avec Yann-Érick, Laëtitia et Tolliam (magicien mentaliste)

Une émission, sous forme de 3 vidéos, diffusée sur le blog "Élévation" de Yann-Érick

Pour la visionner, cliquez sur ce lien :

http://elevation.over-blog.net/2013/08/une-apres-midi-chez-ranky.html

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(photo : Spectacle donné par Blondine et Ranky au Casino de Paris)

  Première vidéo (21 minutes)

Visite guidée chez Ranky (découvrez sa cave et son garage, véritables cavernes d’Ali Baba de prestidigitateur-illusionniste, pleines de souvenirs de la prodigieuse carrière professionnelle de Blondine et de Ranky)

 Deuxième vidéo (35 minutes)

 Discussion au salon : le paranormal vu par Ranky

 Troisième vidéo (9 minutes)

 Des tours de magie étonnants

 Et surtout ne manquez pas les 2 dernières minutes : un hommage émouvant à Blondine.

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Bien cordialement.

François RANKY

18/10/2015

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le mystère des reliques (2e partie)

Par Jacques MANDORLA

Auteur de "Comment prier les saints guérisseurs", "Le Grand Livre des Porte-Bonheur", "66 tests pour développer vos capacités paranormales", "60 trésors fabuleux à découvrir", "ABC du magnétisme" et "ABC de la radiesthésie"

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Dans le précédent article, nous avons vu comment le culte des reliques de Jésus-Christ et des saints martyrs est parti de Constantinople pour se développer en Occident sous l’influence de l’Église catholique. Mais ce phénomène de vénération existe aussi dans d’autres religions (bouddhisme, judaïsme, islam…) et même dans le monde profane.

 

Les reliques dans la religion bouddhique

Bouddha, terme sanskrit signifiant « qui a réalisé l'éveil », c'est-à-dire qui a atteint le nirvana (« extinction »), est le surnom donné au prince Siddharta Gautama, appelé aussi Shakyamuni (sage du clan des Shakya). Bouddha serait né en 563 avant J.-C. et mort à l’âge de 83 ans en 480 av. J.-C. Il aurait vécu au nord-est de l’Inde et fut le fondateur d’une communauté de moines errants qui donnera, plus tard, naissance au bouddhisme.

À sa mort, Bouddha aurait été incinéré et les restes calcinés de son corps, essentiellement des dents et des fragments d’os, auraient été récupérés après leur crémation et divisés en huit parts égales, chacune étant offerte à l’un des huit royaumes où Bouddha avait séjourné et enseigné. À l’exact emplacement de chacune des reliques fut construit un grand stupa (nommé chorten au Tibet), sorte de mausolée à sa mémoire, dans lequel furent placées les reliques que les fidèles viennent vénérer, transformant ainsi ces endroits en lieux de pèlerinage. Le plus ancien stupa est celui de Sanchi en Inde : de forme sphérique, il a été construit par l'empereur Ashoka (304-232 avant J.C.) et possède des dimensions imposantes (16 mètres de haut sur 37 de diamètre).

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Le plus ancien stupa au monde est celui de Sanchi en Inde : il  a été construit par l'empereur Ashoka (304-232 avant J.C.) et possède des dimensions imposantes (16 mètres de haut sur 37 de diamètre).

Les différentes parties d’un stupa ont un sens symbolique : la base carrée représente l'élément « terre », le toit en forme de globe l'élément « eau » et la partie verticale sur le toit l'élément « feu ».

Comme pour les saints catholiques en Occident, il existe des milliers de reliques dans la religion bouddhique. La plus célèbre est une molaire de Bouddha qui se trouve dans le Temple de la Dent à Kandy (Sri Lanka). Tous les mercredis, cette relique est trempée dans une préparation liquide à base d’herbes et de fleurs odorantes, distribuée ensuite aux fidèles après l’office et à laquelle on prête des vertus guérisseuses. La dent de Bouddha est montrée à la foule, chaque été, au cours de la fête de Perahera : placée sur le dos d’un éléphant royal, elle est promenée au cours d’une procession considérée comme la plus grande célébration bouddhique au monde, puisqu’elle est suivie par près d’un million de personnes !

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À Kandy (Sri Lanka), la molaire de Bouddha est placée sur le dos d’un éléphant royal et montrée à la foule, chaque été, au cours de la fête de Perahera

(carte postale des années 1930).

 

Une extraordinaire relique découverte en Chine

Le 3 avril 1987, des archéologues chinois ont découvert par hasard ce qu'ils estiment être les os du majeur de la main gauche de Bouddha. Cette trouvaille a été faite dans le sanctuaire souterrain du temple de Famen où ces ossements auraient été déposés en l'an 874 après J.-C… avec 2 000 autres reliques ! Les archéologues avaient entamé des travaux d’extension et de reconstruction de la pagode. Ce temple se situe à une centaine de kilomètres de Xi'an, ville du centre de la Chine où ont été exhumés les fameux soldats en terre cuite de l'armée de l'empereur Qin. Le temple de Famen est devenu un lieu saint pour les bouddhistes et attire 500 000 visiteurs par an. Il a été consacré en 2009 dans un stupa construit pour l’occasion et qui est désormais le plus haut du monde (148 mètres). Le doigt de Bouddha est protégé dans un reliquaire en or, en forme de pagode.

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 Le 3 avril 1987, des archéologues chinois ont découvert par hasard ce qu'ils pensent être les os du majeur de la main gauche de Bouddha, dans le sanctuaire souterrain du temple de Famen. Cet ossement est protégé dans un reliquaire en or, en forme de pagode.

 

Des reliques de Bouddha en France

La France comptant de plus en plus de bouddhistes, la Thaïlande a fait, le 17 mai 2009, un don exceptionnel à l'Union des Bouddhistes de France : des reliques du Bouddha provenant du Wat Saket (la Montagne d'Or), l'un des principaux temples de Bangkok. Cette date n’a pas été choisie au hasard : elle correspond au Vesak, jour anniversaire de la naissance du Bouddha, à son Eveil et à sa Mort. Les reliques sont protégées dans une bulle de verre enchâssée dans une sculpture dorée. Elles sont visibles dans la grande pagode du bois de Vincennes à Paris pour que les fidèles puissent s’y recueillir.

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Reliquaire doré, contenant des restes de Bouddha, offert le 17 mai 2009 par la Thaïlande à l'Union des Bouddhistes de France.

 

Les reliques dans la religion judaïque

Les restes du corps du prophète Élisée, successeur de son maître Élie et qui vivait au IXe siècle avant J.-C., ont failli disparaître à tout jamais de la surface de la planète. En effet, l'empereur romain Julien l’Apostat, qui régna de 361 à 363, avait donné l'ordre de brûler ses reliques, mais aussi celles d’Abidas et de Jean le Baptiste. Des fidèles les sauvèrent et les cachèrent à Alexandrie.

Aujourd'hui, les reliques d’Élisée se trouvent dans le monastère copte orthodoxe de Saint-Macaire, près du village de Scété situé dans le désert entre Alexandrie et Le Caire. Elles ont été découvertes en 1969, dans une crypte mise au jour lors de travaux de rénovation réalisés sous le mur nord de l'église. La présence de ces reliques était inscrite dans des documents du XIe siècle, retrouvés dans la bibliothèque du même monastère.

L’Ancien Testament rapporte que les reliques sont à l’origine d’un miracle survenu après la mort du prophète : « Comme on enterrait un homme, on le jeta dans le sépulcre d'Elisée. L'homme toucha les os d'Elisée et il reprit vie et se leva sur ses pieds ».

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Gravure de Jan Luyken, intitulée « Résurrection d'un mort qui avait touché les reliques du prophète Élisée » (1770).

 

Les reliques dans la religion islamique

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Poils de la barbe de Mahomet exposés dans la Chambre d'Audience du palais de Topkapi à Istanbul.

Byzance, capitale d'un vaste empire chrétien, avait possédé de nombreuses et précieuses reliques, qui furent pour la plupart volées par les Croisés. Après la prise de la ville par les Turcs, celle-ci prit le nom d’Istanbul et devint la capitale de l’Empire Ottoman. Les sultans successifs décidèrent, entre le XVIe et la fin du XIXe siècle, de regrouper plus de 600 reliques sacrées de Mahomet dans la Chambre d'Audience du palais de Topkapi. On y voit, entre autres, une dent du prophète, des poils de sa barbe, son sceau, une lettre autographe, un de ses manteaux et des armes (des sabres de combat et deux épées en or, enrichies de pierres précieuses).

À côté de ces reliques liées à Mahomet, on trouve aussi à Topkapi des reliques volées aux Chrétiens : le turban de Joseph le Patriarche, le bâton de Moïse, l’épée de David, une main de saint Jean-Baptiste…

Bien que la plupart de ces reliques soient exposées en permanence, les plus importantes d'entre elles ne le sont que pendant le mois du Ramadan.

 

Les fausses reliques de Jeanne d’Arc

Depuis la mort de Jeanne d’Arc, une grande énigme de l’Histoire de France planait à propos de ses reliques. Elle a été résolue en  2007 par le médecin légiste français, Philippe Charlier, aidé par son équipe de 18 chercheurs. Le 30 mai 1431, jour où Jeanne d’Arc a été brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen, des cendres furent en effet ramassées sous le bûcher, puis mises dans un récipient conservé par l’archevêché de Tours, où elles se trouvent toujours.

Après des analyses scientifiques très poussées (datation au carbone 14, tests ADN, étude au microscope et aux rayons X), il apparaît que ces restes sont ceux… d’une momie égyptienne datant du IIIe siècle avant J.-C., d’os de chat d’une espèce non européenne et d’un enduit contenant du pollen de pins : aucune trace du corps incinéré de la pauvre Jeanne d’Arc ! De quoi apporter de l’eau au moulin de certains historiens qui pensent qu’elle n’est peut-être pas morte en 1431 à Rouen, mais ailleurs et bien plus tard ! Des chroniques prétendent, en effet, que la Pucelle aurait été reçue par le roi Charles VII à Orléans le 28 juillet 1439, soit huit ans après sa mort officielle, sous le nom de Jehanne des Armoises ! S’agissait-il d’une mystificatrice ou bien de la véritable Jeanne d’Arc ? Les historiens en débattent encore.

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« La mort de Jeanne d’Arc sur le bûcher », peinture de l’allemand Hermann Stilke (Musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg - 1843). En 2007, des scientifiques ont montré que les cendres ramassées sous le bûcher ne correspondent pas au corps incinéré de la Pucelle.

 

Le reliquaire romantique d’Anne de Bretagne

La reine de France Anne de Bretagne, morte le 9 janvier 1514 à Blois, a eu pour dernière volonté que son cœur soit placé dans un reliquaire en or, surmonté d’une couronne aux motifs de lys. Aujourd’hui exposé au musée Dobrée à Nantes, ce reliquaire porte en lettres d’or, rehaussées d’émail vert, bleu et rouge, cet hommage : « Ce coeur fut si très haut, Que de la terre aux cieux, Sa vertu libérale accroissait mieux, Mais Dieu en a repris sa portion meilleure, Et cette part terrestre, En grand deuil nous demeure ».

Le reliquaire, réalisé par un orfèvre anonyme de la cour de Blois, fut dessiné par Jean Perréal, dit Jehan de Paris, peintre officiel des rois Charles VIII, Louis XII et François Ier.

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Reliquaire en or, surmonté d’une couronne aux motifs de lys et rehaussé d’émail, contenant le cœur d’Anne de Bretagne (1514 - Musée Dobrée à Nantes).

 

Les reliques profanes des grands leaders communistes

Le culte des reliques n’est pas obligatoirement lié à une religion. Ainsi, le corps embaumé de Lénine repose dans un mausolée de granit situé sur la place Rouge à Moscou. Exposé au public depuis 1924, année de la mort du révolutionnaire, le corps est dans un état excellent.

Pour le président de Russie Vladimir Poutine, la vénération portée à Lénine est légitime : « Même l'idéologie communiste est issue des postulats de la religion. On dit que le mausolée de Lénine ne correspond pas aux traditions. Pourquoi ? Il y a des reliques de personnes saintes dans les monastères de Pskov ou du mont Athos. Il va de soi que nous devons revenir aux sources,mais à un niveau correspondant ».

Cet avis n’est pas du tout partagé par Serge Rybko, recteur de plusieurs églises de Moscou, qui juge inadmissible cette comparaison : « Les reliques des saints sont une chose et les restes d’un sataniste, d'un dictateur, d'un monstre, en sont une autre. Les reliques sont préservées dans des églises ou des cimetières, alors que le corps de cet impie est exposé dans un lieu public » !

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Les dépouilles momifiées des leaders communistes Lénine (à gauche) et Mao font l’objet d’un important culte populaire en Russie et en Chine.

La Chine n’est pas en reste : on y a construit en 1977 le mémorial de Mao, inauguré un an jour pour jour après sa mort. Son corps embaumé repose dans un sarcophage de marbre noir avec un couvercle en cristal, recouvert du drapeau rouge de la Chine Communiste. Chaque année des millions de Chinois font la queue pendant des heures pour avoir le privilège d’observer le corps de leur ancien leader.

On peut s’étonner de ce culte officiel de la relique du corps de Mao quand on sait que ce dernier, lors de la Révolution Culturelle qui dura de 1966 à 1976, avait appelé à détruire toutes les reliques de la Chine prérévolutionnaire !

 

Le commerce international des reliques

Depuis quelques années, on constate un engouement extraordinaire pour les reliques : en effet, de nombreuses ventes aux enchères en proposent, que ce soit dans des salles de ventes ou sur des sites Internet.

Ainsi, à Alençon (Orne), maître Patrice Biget, commissaire-priseur, organise régulièrement des ventes de reliques et de reliquaires. Le 25 mai 2013, il a vendu pour 9 500 euros une châsse-reliquaire en cuivre et bronze en forme d’église, contenant des reliques de sainte Libérate. Pour Maître Patrice Biget, cet engouement pour les reliques s’explique facilement : « Aujourd'hui, avec la sécularisation, ces objets sont de plus en plus nombreux sur le marché. Ils proviennent principalement de communautés religieuses qui ferment ou qui désirent se séparer d'objets liturgiques dont elles ne se servent plus. C’est le cas de carmels, ces communautés qui sont autonomes entre elles et où la dernière religieuse se retrouve propriétaire de tout ce que contient le couvent. À sa mort, ses propres héritiers préfèrent souvent liquider cet encombrant héritage. Les acquéreurs seront à 80% des religieux, des communautés orthodoxes ou intégristes. Les reliques ne sortiront donc pas de la grande famille chrétienne, surtout qu’elles sont vendues avec leur cachet de l'évêque de l'époque attestant leur authenticité ».

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Châsse-reliquaire en cuivre et bronze en forme d’église abritant les reliques de sainte Libérate (hauteur : 47 cm). Vendue 9 500 euros en mai 2013 à Alençon.

Ces explications ne satisfont pourtant pas Monseigneur Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, qui a précisé dans un communiqué officiel : « J’en appelle au discernement et à la prudence dans l'aliénation d'objets sacrés. Selon le Code de droit canonique, la vente des saintes reliques est absolument interdite ».

On peut se demander pourquoi les reliques ont quitté les églises pour se retrouver aujourd'hui mises aux enchères. Pour Maître Biget, c’est logique : « Après le concile Vatican II, l'Église a voulu bannir tout ce qui pouvait ressembler, plus ou moins, à du néo-paganisme. Certains ecclésiastiques se sont peut-être montrés trop énergiques. Ces reliques ont été retrouvées dans des brocantes ou dans des greniers où elles avaient été oubliées ».

Aux États-Unis, la guerre des reliques est beaucoup plus féroce qu’en France. De nombreux catholiques s’opposent, en effet, à leur vente. Pour le cardinal Saraiva Martins, le danger est réel : « Des sectes sataniques risquent de les acheter pour les détruire ou les détourner de leur signification au cours de cérémonies blasphématoires ». L’opposant le plus actif se nomme Thomas Sérafin. Ce photographe professionnel, vivant à Los Angeles, fait la chasse aux marchands du temple sur le Net depuis les années 1990, à la tête de son association International Crusade for Holy Relics (Croisade internationale pour les saintes reliques). Son équipe de 200 volontaires surfe en permanence sur les sites de ventes aux enchères et rachète le maximum de reliques pour éviter qu’elles ne soient dispersées.

À ce jour, ces croisés des temps modernes sont parvenus à constituer une collection de près de 1 500 objets sacrés qui sont exposés an cours d’expositions itinérantes dans le monde entier.

FIN

 

HISTOIRE ET PARANORMAL

Le mystère des reliques (1ère partie)

Par Jacques MANDORLA

Auteur de "Comment prier les saints guérisseurs", "Le Grand Livre des Porte-Bonheur", "66 tests pour développer vos capacités paranormales", "60 trésors fabuleux à découvrir", "ABC du magnétisme" et "ABC de la radiesthésie"

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Dans toutes les croyances du monde, on vénère depuis l’Antiquité les restes physiques ou les objets de prophètes et de saints. Malheureusement, ces reliques étant excessivement rares, de nombreux faux sont proposés à l’adoration des foules et à la vente aux collectionneurs ! Voici un inventaire de ces trésors vénérés par les croyants.

Le mot « reliques » vient du latin « reliquiae » qui signifie « les restes ». Dans notre Occident chrétien, le culte des reliques remonte à la crucifixion de Jésus-Christ après laquelle ses apôtres ont conservé précieusement des morceaux de la croix, des clous, des linges… Ainsi, le célèbre suaire de Turin, qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa mort, est considéré comme une relique par l’Église catholique (lire, sur ce blog, l'article : "Le linceul de Turin : faux génial ou réelle empreinte du Christ ?").

Ce culte des reliques n’a fait que s’accentuer avec la politique de persécution déclenchée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303. Mais dix ans plus tard, le christianisme a fini par être adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier, ce qui facilitera ensuite la conversion d’une grande partie du peuple de l’Empire romain.

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Le tableau de Jean-Léon Gérôme « Dernières prières des martyrs chrétiens » évoque la persécution ordonnée par l’empereur romain Dioclétien en l’an 303 (1885 - Walters Art Gallery, Baltimore, USA).

L'Église catholique a élaboré, à l’intention de ses fidèles, une classification précise des reliques :  elles sont dites « insignes » lorsqu'elles sont de grande dimension et qu'il s'agit d'une partie noble de la personne (corps entier, tête...), « notables » quand elles ne concernent qu’une partie du corps (mains, pieds...) et enfin « exiguës » si elles se réfèrent seulement à des morceaux du squelette (dents, doigts, os...).

 

Des reliquaires de toutes formes

Dès les premiers siècles du christianisme, afin de répondre à la forte demande des fidèles qui souhaitent vénérer des reliques de Jésus et de saints martyrs, on assiste à un double phénomène : le démembrement des reliques, puis leur translation. Le démembrement consistait en une sorte de dépeçage des cadavres des saints :  les squelettes étaient, en effet, divisés en de nombreux morceaux (crâne, vertèbres, doigts…) afin de pouvoir disposer d’un maximum de reliques. Puis on pratiquait la translation, c’est-à-dire le déplacement de ces différentes reliques de leur lieu d’origine vers d’autres endroits de dévotion, ce qui permettait d’augmenter le nombre de points de rassemblement des fidèles.

Pour pouvoir transporter ces reliques, l’usage veut qu’on utilise des contenants spécifiques, appelés tout naturellement reliquaires. En général, ils sont offerts par de riches donateurs souhaitant, par ce geste, s’attirer une protection divine. Dès le Ve siècle, en Gaule, on conçoit des « châsses » (du latin capsa, coffre), imposants reliquaires-sarcophages qui contiennent une grande partie soit du squelette soit du corps momifié, et qu’on place sous l’autel des nouvelles églises construites en l’honneur du saint à vénérer.

La châsse la plus connue est celle de Sainte Geneviève, devenue célèbre pour avoir empêché les Huns de conquérir Paris en l’an 451. Cette châsse, dans laquelle a été déposé le corps de la sainte à sa mort en 512, a fait l’objet de processions chaque fois que le peuple de Paris devait traverser des épreuves : ce fut ainsi le cas en l’an 1130, sous le règne de Louis le Gros, lorsqu’on adressa des prières à la sainte afin qu’elle délivre des milliers d’habitants de la capitale atteints du « mal des ardents », dont les symptômes sont des crises de folie et des hallucinations (on sait aujourd’hui que le responsable était un champignon, nommé ergot, présent dans le seigle… et qui, traité chimiquement dans les années 1960, donnera le LSD !).

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En l’an 1130, le peuple de Paris pria la sainte pour être délivré du « mal des ardents », maladie due à l’ergot de seigle (tableau de Théodore-Pierre-Nicolas Maillot - 1885 - Panthéon, Paris).

Au Moyen Âge, on se met à sceller chaque reliquaire dans une niche, appelée loculus et placée à l'intérieur de l'autel, ce qui permet de lutter ainsi contre le vol ! Puis, l’habitude est prise de sortir les reliques de leur cache, afin de les montrer aux fidèles (ce qu’on appelle une « ostension ») au cours de processions destinées, en réalité, à collecter des fonds ! Pour cela, on crée des reliquaires portatifs, appelés « monstrances », car ils vont à la rencontre des fidèles. Lors de ces cérémonies, il n’était pas rare qu’on signale l’apparition de miracles.

Puis apparaissent des statues-reliquaires, dont  la plus connue est celle de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques (Aveyron) : elle a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures. Elle contient les restes d’une jeune fille de 13 ans, prénommée Foy et persécutée en 303 à Agen, en application de l'édit proclamé cette année-là par l’empereur romain Dioclétien.

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La statue-reliquaire de Sainte-Foy de Conques (Aveyron) a été réalisée au IXe siècle sur une âme en bois d’if, recouverte de plaques d’or et d’argent, et ornée d’émaux cloisonnés et de pierres dures.

Quelques siècles plus tard sont créés des reliquaires dits « topiques », c’est-à-dire épousant la forme de la relique qui se trouve à l’intérieur : bras, main, doigt, tête ou jambe. L’un des plus beaux reliquaires topiques français a été façonné en 1700 par l’orfèvre rennais Jean Buchet : il s’agit d’un bras-reliquaire en argent, exposé dans l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique) et contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery. En pleine période de sécheresse, les habitants de la ville invoquaient ces saints, afin de faire tomber la pluie.

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Le reliquaire topique de l’église de Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique)est un bras-reliquaire en argent contenant des fragments d'os de saint Magne et saint Gonnery.

À partir de 1793, pour lutter contre la destruction quasi systématique des reliquaires anciens par les révolutionnaires, l’Église privilégie les contenants de corps entiers, soit embaumés soit miraculeusement bien conservés (phénomène nommé « incorruptibilité »). Ces grands reliquaires sont pourvus de vitres afin que les fidèles puissent voir la dépouille du saint. Comme celle de Bernadette Soubirous (1844-1879), sainte béatifiée en 1925 à Lourdes. Sa châsse, faite de verre et de bronze, est aujourd’hui exposée dans la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

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Le corps intact de Bernadette Soubirous, sainte béatifiée en 1925 à Lourdes, repose dans une châsse vitrée de la chapelle Saint-Gildard à Nevers.

 

L’énorme marché des fausses reliques

Dès le VIe siècle, la demande de reliques est telle que le démembrement des squelettes des saints ne suffit plus ! Résultat : des faux se mettent à apparaître dans tout l’Occident ! Ainsi, une association spécialisée dans la vente des fausses reliques a pu être démantelée en l’an 835 à Rome : son responsable, un diacre du nom de Deusdona, n’hésitait pas à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville pour les vendre ensuite dans toute l’Europe comme des reliques de saints martyrs ! Il avait tellement de succès qu’il était même devenu le fournisseur exclusif de la Cour d’Aix-la-Chapelle !

Il ne faut donc pas s’étonner si on a fini par trouver, dans différents lieux de culte à travers l'Europe, un inventaire à la Prévert : 12 têtes et 60 doigts de saint Jean, 15 bras de saint Jacques, 30 corps de saint Georges, 6 seins de sainte Agathe ou 3 têtes de saint Rémy ! Pourtant, ces multiplications aberrantes de la même relique semblaient ne pas gêner les fidèles de l’époque !

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En l’an 835 à Rome, un diacre du nom de Deusdona n’hésita pas, afin de répondre à la demande, à voler des ossements dans les catacombes et les cimetières de la ville, puis à les vendre comme reliques de martyrs !

En 1215, le pape Innocent III profite du IVe Concile du Latran pour décréter : « Les reliques anciennes ne pourront être exposées que dans un reliquaire et aucune ne pourra être mise en vente. Quant aux reliques nouvelles, personne ne les exposera à la vénération publique avant qu’elles n’aient été approuvées par le pape ». Si le pape parle de vénération et non d’adoration, c’est parce que la religion catholique enseigne que seul Dieu est digne d’être adoré.

La réaction la plus virulente viendra du théologien et pasteur français Jean Calvin (1509-1564), dans son livre « Le traité des reliques » paru en 1543 et inscrit, dès sa sortie, à l’Index des livres interdits : « C’est une chose notoire que la plupart des reliques qu'on montre partout sont fausses et ont été mises en avant par des moqueurs qui ont impudemment abusé le pauvre monde. Si on voulait ramasser tout ce qui s'est trouvé de pièces de la vraie croix, il y en aurait la charge d'un bon grand bateau. Partout où il y a une église qui porte les noms de Saint Pierre ou Saint Paul, il y a des reliques. Si on demande lesquelles, qu'on se souvienne de la cervelle de saint Pierre qui était conservée dans le grand autel de la ville de Genève : on trouva une pierre ponce. Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus qu'en voulant adorer les os d'un martyr, on risque d'adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d'un âne, d'un chien ou d'un cheval ».

On comprend pourquoi, après cette attaque de Calvin contre les reliques et après la Réforme protestante, seuls les Catholiques et les Orthodoxes ont perpétué le culte des reliques.

 

Les nombreuses reliques de la Passion de Jésus-Christ

En avril 1204, lors de la Quatrième croisade, le siège de Constantinople est l'occasion, pour les Croisés, de voler les trésors des églises d'Orient, et plus particulièrement les reliques.

Pour les Catholiques, les plus importantes sont celles liées à la mort de Jésus-Christ et appelées « reliques de la Passion » : la Sainte Couronne (la couronne d’épines posée sur la tête de Jésus), la Sainte Lance (avec laquelle un soldat romain perça le flanc du Christ), le Saint Sang (recueilli après sa mort), le Saint Prépuce (morceau de chair provenant de la circoncision de Jésus enfant !), la Sainte Croix (sur laquelle Jésus-Christ a été crucifié), les Saints Clous (qui ont maintenu Jésus attaché sur cette croix)...

Peu de gens savent que l’empereur Charlemagne portait en permanence, autour de son cou, un pendentif contenant un morceau de la Sainte Croix en guise de porte-bonheur.

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Reliquaire en argent doré, émaux champlevés et cuivre doré, contenant un morceau présumé du bois de la Sainte Croix, sur laquelle Jésus aurait été crucifié (vers 1160 - Musée du Louvre).

La plus célèbre relique de la Passion de Jésus se trouve à Paris : il s’agit de la Sainte Couronne, acquise en 1239 par Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis.

L’année précédente, Baudouin II (le dernier empereur latin de l’Empire romain d’Orient), à court d’argent, est contraint d’emprunter une somme considérable à un riche marchand vénitien du nom de Nicola Quirino, auquel il remet en gage la précieuse relique. À la date d’échéance, ne parvenant pas à rembourser, Baudouin II s’adresse à Saint-Louis dont il connaît l’engouement pour les reliques. Le roi de France accepte alors d’honorer les dettes abyssales de Baudouin II en rachetant la Sainte Couronne pour 135 000 livres tournois de l’époque (environ 5 millions d’euros aujourd’hui) !

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Tableau « Ecce homo » peint par l’artiste hollandais Pierre-Paul Rubens, montrant la couronne d’épines enserrant la tête de Jésus-Christ (1612 - Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).

Le 11 août 1239, la Couronne, portée sur leurs épaules par le Roi et l’un de ses frères, Robert Ier d’Artois, tous deux pieds nus en signe d’humilité, est conduite en procession jusqu’à la cathédrale de Sens. Elle est ensuite solennellement accueillie à Paris huit jours plus tard et placée dans la cathédrale Notre-Dame. Puis Saint Louis fait édifier en 1248 la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité pour abriter la précieuse relique, où elle est toujours conservée.

Entre temps, en 1241, le roi parvient à acquérir d’autres reliques de la Passion, entreposées à Constantinople : un morceau de la Sainte Croix, du sang du Christ, une partie de la lance qui a transpercé Jésus, la Sainte Éponge et même du lait de la sainte Vierge ! Saint Louis paya une fortune tous ces trésors… dont l’authenticité n’a jamais été prouvée !

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La Sainte Couronne, achetée par Saint Louis, est conservée à Paris, dans la Sainte-Chapelle de l'île de la Cité que le roi a faite spécialement édifier en 1248.

 

L’étrange liquéfaction du sang de Saint Janvier

Les habitants de la ville de Naples vénèrent une relique conservée précieusement dans la chapelle du Trésor de la cathédrale : une ampoule contenant du sang coagulé de Saint Janvier (San Gennaro, en italien), sang recueilli lors de l’exécution du martyr le 19 septembre 305, pendant les grandes persécutions de l’empereur romain Dioclétien. Ce sang, de couleur très foncée, est présenté depuis l’an 1337 au peuple de Naples, dans un reliquaire-monstrance, au cours d’une grande procession qui a lieu deux fois par an : le premier samedi de mai et le jour de l’anniversaire de la mort du saint. La tradition veut que si le sang coagulé dans l’ampoule se liquéfie lorsqu’il est présenté au peuple, aucune catastrophe ne s’abattra sur la ville cette année-là. Mais si le sang reste coagulé, le pire serait à craindre : éruption du Vésuve, tremblement de terre, épidémie…

L’Église catholique refusant de prêter l’ampoule afin d’en faire analyser le contenu, trois scientifiques italiens ont décidé en 1991 de faire des essais en laboratoire afin de comprendre le phénomène : ils sont parvenus à créer un mélange à base de chlorure de fer, cendres de bois, sel de cuisine, eau et parchemin. La mixture obtenue possède les propriétés d’un « gel thixotrope », c’est-à-dire qui peut passer, par simple agitation, de l'état solide à l’état liquide, ou inversement. Exactement comme le sang de Saint Janvier. Est-ce l’explication scientifique du miracle ?

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Deux fois par an, à Naples, le peuple de la ville attend que le sang du saint martyr Janvier se liquéfie dans son ampoule, signe annonciateur d’une année sans catastrophes.

Dans le prochain article, nous verrons que les reliques ne sont pas vénérées uniquement dans la religion catholique, mais dans bien d’autres religions comme le bouddhisme, le judaïsme, l’islam… et aussi dans le monde profane.

À SUIVRE