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24/03/2019

VIENT DE PARAÎTRE

Le dernier livre de Hubert Paugam :

« Odhiambo et la Montagne magique »

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Odhiambo, né avec les cheveux blancs comme neige, est rejeté par la population de son village. Il doit fuir avec sa mère sur l’île de son enfance… où il rencontrera son meilleur ami : Ooko, un aigle pêcheur. Orphelin à dix ans, Odhiambo part en compagnie d’Ooko à la recherche de la Montagne magique où il espère échapper à la méchanceté des hommes. Ce livre est un fantastique voyage à travers la Tanzanie et le Kenya, permettant des rencontres extraordinaires avec Bad Boy le crocodile, un sorcier-renifleur, Talek la mangouste, un lion blanc, John le pilote de la montgolfière et Emma, la nouvelle amie d’Odhiambo…

Éditions L’Harmattan Jeunesse - 128 pages – 14 € - Illustrations de Sylvie Faur

Ouvrage disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et en librairie

« J'ai écrit cette histoire à la fois pour faire découvrir aux enfants l'incroyable beauté de l'Afrique de l'est (ses lions, ses éléphants, ses hippopotames...) et aussi pour évoquer le triste sort réservé à certains albinos, enlevés puis découpés en petits morceaux par des sorciers sans foi ni loi...J'ai moi-même vécu un certain temps sur la même rive du lac Victoria où j'ai fait naître Odhiambo, mon jeune et intrépide héros...Bien qu'il ne soit pas un véritable albinos (ils ne peuvent aller au soleil), il n'en est pas moins rejeté par les siens (à l'exception de sa mère) et recherché par un sorcier...».

Hubert Paugam

Pour en savoir plus sur l’auteur

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Hubert Paugam a été photoreporter pour l'agence Explorer et diverses revues.
Cet aventurier de l’esprit, philosophe, poète, mangeur d’absolu, a bourlingué aux quatre coins du monde : Islande, Égypte, Afghanistan (où il rencontre Dominique son épouse, infirmière pour Médecins sans frontières)...

« Odhiambo et la Montagne magique » est son cinquième livre pour la jeunesse, après « Rostam de l’Hindou Kouch » (Archimède/L’école des loisirs - 1994) - « Gengis Khan le fils du Ciel Bleu » (Le Seuil Jeunesse - 2009) - « Le renard qui cherchait le printemps » (Castor Poche Flammarion - 2011) - « Kit et l’éléphant blanc » (Castor Poche Flammarion – 2012).

 

09:45 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0)

10/03/2019

MA RENCONTRE AVEC GÉRARD SÉTY

 1954 - Ma rencontre avec Gérard SÉTY, comédien, parodiste, transformiste, par Ranky

BIO -EXPRESS

Gérard Séty (photo DR)

v_1578.jpgGérard Séty, comédien parodiste, de son vrai nom Gérard Plouviez, est né le 13 décembre 1922 à Paris et décédé le 1er février 1998 à Maisons-Laffite. Il débuta très jeune dans les cabarets parisiens. Créateur d’un numéro de transformisme qu’il donna dans le monde entier pendant cinquante ans, et qu’il ne cessa jamais de peaufiner, il fut surnommé « L’homme qui zappe avec ses fringues ». En se servant de ses propres éléments vestimentaires : cravates, chaussures, chapeaux, il créait des personnages et des animaux. Reconnus unanimement par les plus grands artistes et tous les publics, ses spectacles touchaient souvent au génie.

 


Il fut aussi comédien de théâtre et tourna dans 30 films pour le cinéma et la télévision : "Le Rouge et le Noir", "Les Espions" de Henri-Georges Clouzot, "Van Gogh" de Maurice Pialat, "Les Visiteurs" de Jean-Marie Poiré...

Son fils Frédéric Séty a créé un site à la mémoire de son père : www.gerard-sety.com

Vous pouvez aussi voir l'un de ses numéros en tapant : gerard sety:the act-youtube

MA RENCONTRE
1954. Le spectacle itinérant de Radio-Luxembourg affiche son programme pour la saison d’été des plages. Encore tout gamin à l’époque, pour rien au monde je n’aurais manqué ce rendez-vous, moi qui travaillais mes projets magiques pour devenir artiste.
La troupe avait investi le quartier de la gare routière de Berck, ma ville de naissance. Des camions encerclaient la place et faisaient un écrin au véhicule-podium central qui allait bientôt accueillir les artistes. Les hauts-parleurs diffusaient des musiques joyeuses, des annonces vantant les talents des artistes et les projecteurs magnifiaient les lieux.
Gérard Séty jockey. (Photo DR).

gerard-sety-jockey-cheval.jpg

La foule remplissait rapidement la place, mais j’étais déjà au premier rang depuis au moins deux heures. J’avais même réussi à me poster près du passage par où les comédiens regagneraient leur loge après leur prestation.
21 heures, l’heure magique. Le podium s’illumine, un accordéoniste chamarré emballe la foule dans une houle sonore éblouissante. Je suis enchanté : chanteurs, mimes, raconteurs d’histoires défilent à tour de rôle dans le programme entrecoupé de gags et de jeux.
Et puis, soudain, une révélation. Un bonhomme singulier débarque sur la scène. Un pitre-poète ! Pierrot, Arlequin, Guignol, conteur, raconteur, il est tout en même temps. L’homme se déshabille, s’accoutre, enfile un tee-shirt comme un pantalon, se fait un chapeau d’une cravate. De ses propres habits attachés, pliés, froissés, roulés en boule, transformés, naissent des personnages : un ouvrier, un avocat, Don Camillo,  un coureur cycliste, un toréador.

Le toréador (Photo Alamy DR)

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L’artiste commente ses créations dans l’autodérision. C’est irrésistible, inénarrable, tout simplement génial. Je suis ébahi, transporté, subjugué, émerveillé par une pureté magique.
« L’homme qui zappe avec ses fringues » termine transformé en jockey... avec son cheval de chiffon... et quitte la scène sous des applaudissements infinis. Il va passer devant le gamin ébloui qui ne doute de rien et l’interpelle :
- Monsieur, monsieur, le jockey ?
Et le jockey se plante devant moi. Je parviens à articuler quelques mots qu’il avale, les yeux tout ronds, peut-être surpris par le culot du gamin.
- J’apprends à être artiste. Je recommence beaucoup mes tours de magie. Est-ce que c’est comme ça qu’il faut faire ?

- Oui c’est comme ça qu’il faut faire : travailler. Et un jour, quand je serai vieux, c’est moi qui viendrai t'applaudir.
Et il s’éloigna en mettant son cheval de chiffon au galop.
Je ne revis plus jamais Gérard Séty, sauf au cinéma et à la télévision, jusqu’au jour où le père Jean Barthélemy, aumônier du centre médical de Forcilles qui organisait des spectacles pour les pensionnaires, m’appela afin de donner mon récital de magie.
- Il y aura Gérard Séty, en convalescence, m’annonce-t-il tout joyeux.
Ces mots réveillent en moi instantanément mes souvenirs d’enfance. Incroyable ! Depuis la tournée RTL de passage à Berck-Plage, Gérard Séty avait bourlingué à travers le monde, ma femme et moi également. Nous avions tous connu les lieux de spectacle depuis le plus petit village de France jusqu’au plus grand théâtre d’Italie, du Maroc ou des États-Unis... pour nous retrouver dans un centre hospitalier perdu en pleine nature du Val-de-Marne.


15 heures, l’heure magique. La salle est bondée et bourdonne de la rumeur impatiente des spectateurs. Les guéridons chargés des accessoires magiques donnent à la scène tendue de rideaux rouges un côté mystérieux et je sais que Gérard Séty, installé dans la rangée
de droite, soupçonne la présence de l’oeil de l’artiste épiant le public, comme nous le faisons tous, par le trou secret pratiqué dans le rideau. L’homme attend les trois coups, apparemment heureux.
La particularité de notre spectacle est qu’il s’agit d’un récital, c’est-à-dire du passage en revue d’une multitude de techniques illusionnistes : cartes, boules, cordes, liquides, fleurs, soieries, phénomènes extrasensoriels, etc., et non pas d’un simple numéro de prestidigitation.
En tout cas, cette formule semble plaire à Gérard Séty qui vient, au final, nous féliciter et nous dire sa joie.
- C’est incroyable, un tel nombre d’effets, mais comment faites-vous ? Je n’ai jamais vu ça ! C’est magnifique !
- Je tiens le secret, lui répondis-je, d’un très grand artiste, que j’ai croisé à Berck-Plage au cours d’une tournée des plages du podium RTL et qui m’avait dit, déguisé en jockey, son cheval de chiffon étant témoin : "Il faut travailler, travailler, travailler". J’ai simplement retenu le message.

Le sourire de Gérard Séty s’élargit encore un peu. Puis il s’éloigna après nous avoir encore applaudis, tout seul, et disparut par la petite porte du fond en nous gratifiant d’un dernier signe de la main.

Montparnasse_19.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochain article : Ma rencontre avec Jean MOISSET, traqueur de coïncidences par Jacques Mandorla

MA RENCONTRE AVEC JEAN MOISSET

1995 - Ma rencontre extra-ordinaire avec Jean MOISSET, traqueur de coïncidences

par Jacques Mandorla

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BIO-EXPRESS

Jean, Ernest, Émile MOISSET est  né à Meaux le 31 décembre 1924 sous le signe du Capricorne. Il est décédé en novembre 2010 à près de 86 ans.

Passionné par les phénomènes paranormaux depuis son plus jeune âge (il intégra alors la société des Amis de l'Institut Métapsychique International), Jean Moisset a trouvé une extraordinaire voie d'étude quand, en 1985, il a constaté d'étranges coïncidences entre les jours anniversaire de naissance et de mort de son père. Dès lors, sa chasse aux coïncidences va devenir presque obsessionnelle, au point de s'entendre dire par le professeur Pierre Solié : « Ne pensez plus aux coïncidences, sinon vous risquez la névrose ! ». Passant outre ce conseil, il a continué des recherches qui se sont très vite traduites par la parution d'un premier livre « Énigmatiques coïncidences et unité du monde » (éditions Présence).

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MA RENCONTRE

C’est mon ami Marc Schweizer, homme aux talents multiples (écrivain, journaliste, éditeur, fondateur de la revue et du site SCIENCE ET MAGIE…) qui, un jour, m’a dit : « Tu devrais rencontrer Jean Moisset : c’est un infatigable traqueur de coïncidences ! ».

Je pris alors rendez-vous pour une interview qui parut en 1996 dans le magazine FACTEUR X dont j’étais le conseiller éditorial.

Jacques Mandorla : Qu'est-ce qu'une coïncidence ordinaire ?

Jean Moisset : Parmi la multitude de faits observés ou d'informations perçues par chacun d'entre nous, il est normal que, de temps à autre, surviennent des coïncidences, c'est-à-dire des rencontres fortuites ou des événements simultanés présentant une ressemblance. Ces coïncidences, en général d'une grande banalité, sont explicables par les probabilités. Voici, en vrac, quelques exemples : vous vous apercevez, en parlant à un inconnu, que vous avez un ami commun. Vous pensez à votre mère qui vous téléphone chaque semaine et elle vous appelle à ce moment-là. Vous cherchez un livre épuisé et, le même jour, vous l'apercevez dans la vitrine d'un bouquiniste. Vous prononcez un mot et vous l'entendez au même instant à la radio ou à la télé...

J Ma : Est-ce la même chose que la loi des séries ?

J Mo : Non. La sérialité ou « loi des séries », étudiée par le biologiste autrichien Kammerer (1880-1926), est une répétition d'événements, choses, symboles analogues ou identiques dans le temps et/ou dans l'espace. Elle fait l'objet de dictons célèbres : « Jamais deux sans trois » ou encore « Un malheur n'arrive jamais seul ». Voici quelques exemples de sérialité : l'annonce par les médias, le même jour, de plusieurs accidents de même nature (déraillement de trains par exemple); une suite d'événements vécus par une personne, soit heureux (période de chance), soit malheureux (série noire), bien connue par la plupart d'entre nous; au loto, la sortie d'un même numéro plusieurs tirages de suite (sérialité dans le temps) ou de plusieurs numéros voisins au même tirage (sérialité dans l'espace). Ou encore la répétition de faits inopinés présentant une ressemblance : ainsi, vous êtes invité à déjeuner et la maîtresse de maison vous sert un petit salé aux lentilles. Or, l'avant-veille, vous aviez déjà mangé ce plat chez vous et la veille chez des parents.

J Ma : Qu’est-ce alors que la synchronicité ?

J Mo : La synchronicité est plus complexe que la sérialité. Il s'agit des coïncidences dont le caractère mystérieux nous laisse un sentiment troublant, indéfinissable. On dit alors que la coïncidence est « signifiante », c'est-à-dire chargée de sens. Elle se caractérise par le fait que le psychisme de la personne est plus impliqué que dans une simple coïncidence et que sa probabilité d'occurrence est plus faible. Cela procure un sentiment d'importance au sein de l'Univers, comme s'il s'agissait d'un « clin d'œil » du destin ...

J Ma : Avez-vous un exemple expliquant clairement la différence entre coïncidence simple, sérialité et synchronicité ?

J Mo : Essayons. Durant vos vacances, vous rencontrez par hasard un couple d'amis. C'est une coïncidence. Si, en plus de cette rencontre, vous retrouvez deux autres amis séjournant dans la même station balnéaire, il s'agit d'une sérialité. Enfin, vous habitez Metz et vous vous rendez en vacances à Antibes. Au cours du voyage, vous pensez - en voyant une affiche publicitaire sur la Polynésie - à des amis partis vivre à Tahiti et dont vous n'avez plus de nouvelles depuis 18 ans. Après être descendu à l'hôtel, vous allez à plage et installez votre serviette sur le sable avant de vous baigner. Vous vous apercevez alors, avec stupéfaction, que vos plus proches voisins sont les amis tahitiens en question ! C'est une synchronicité.

J Ma : Vous tenez le psychiatre Carl Gustav Jung pour l’inventeur du concept de synchronicité

J Mo : Absolument. Jung fut, jusqu'à leur rupture, le disciple préféré et le plus proche de Sigmund Freud, le théoricien de l'inconscient individuel. Puis Jung s'écarta des thèses de son maître en créant la psychologie analytique, fondée notamment sur l'idée de l'inconscient collectif et des archétypes pouvant expliquer la création de synchronicités. Jung a mis au point le principe de la synchronicité avec le physicien américain d'origine autrichienne Wolfgang Pauli (1900-1958), prix Nobel de physique en 1945. Ils définirent la synchronicité comme « une coïncidence temporelle sans lien causal, entre un état psychique donné et un ou plusieurs événements extérieurs objectifs, offrant un parallélisme de sens avec cet état subjectif du moment ». L'un des cas de synchronicité les plus étonnants auxquels Jung fut confronté survint lors d'une séance, dans son cabinet. Sa patiente lui racontait un rêve où elle recevait un scarabée d'or en cadeau. Au même moment, Jung entendit un bruit à la fenêtre. Il s'approcha, aperçut un insecte sur la vitre, le captura et constata alors qu'il s'agissait d'un scarabée !

Selon Jung, il existerait un « inconscient collectif » situé dans une autre dimension, hors de l'espace-temps, sorte de supraconscience cosmique de l'Humanité à laquelle nous serions reliés par notre inconscient personnel. Dans cet inconscient collectif se constitueraient des « centres d'énergie psychique potentielle » appelés archétypes. Les archétypes représentent des thèmes, des mythes, des images symboliques... qui peuvent être aussi nombreux que variés : le cosmique, le sentiment religieux, l'ange gardien, le paradis, le conte de fée, le diable, l'enfer, la Terre, la nuit, la mère, le père, la grand-mère, le vieux sage, l'homme fort, le séducteur, la femme fatale, etc.

J Ma : Avez-vous un exemple personnel de synchronicité ?

J Mo : Bien sûr. J'habitais Nice depuis quelques mois. Je me réveille un matin avec un torticolis très douloureux, semblable aux crises que j'avais à l'époque où j'habitais Paris. Je me mets soudain à penser au docteur parisien qui m'avait soigné pour une arthrose cervicale. Je décide d'aller faire quelques achats avenue Jean Médecin et, soudain, je tombe nez à nez avec ce praticien qui se trouvait à Nice pour un congrès ! Non seulement j'ai pensé à mon médecin parisien et je l'ai rencontré une heure après à Nice, mais cela s'est passé… avenue Médecin !

J Ma : Existe-t-il un phénomène unique de synchronicité ?

J Mo : Non. Il existe plusieurs variantes : les synchronicités décalées dans le temps (c’est la prémonition) ou dans l'espace (c’est la clairvoyance), qui ne peuvent être vérifiées qu'après coup. Les synchronicités par identité de pensée instantanée entre deux personnes, sans événement extérieur objectif : c'est la télépathie. Exemple : vous pensez à un ami dont vous n'avez pas eu de nouvelles depuis longtemps. Au même moment, votre téléphone sonne : c'est lui ! Les synchronicités à présage consistent en la perception de signes symboliques (souvent des nombres) par une personne, annonçant la survenance prochaine d'événements favorables ou désagréables, selon leur nature et l'interprétation qu'en fait le témoin. Enfin, il existe aussi des synchronicités généalogiques (le cas de Cendrine, que j’ai rencontrée à Nice, dont cinq parents proches sont morts un 12 mai) ou familiales (notamment entre jumeaux) et les rétro-synchronicités historiques comme celle entre Abraham Lincoln et John Kennedy.

J Ma : Pouvez-vous nous parler de cette rétro-synchronicité historique entre Abraham Lincoln (1809-1865) et John Kennedy 1917-1963) ?

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J Mo : Bien sûr. Les coïncidences sont troublantes. En voici quelques-unes. Lincoln a été élu Président des États-Unis en 1860 et Kennedy en 1960. Ils ont, tous les deux, été tués d’une balle dans la tête un vendredi, en présence de leur épouse. John Wilkes Booth, l’assassin de Lincoln, était né en 1839 et Lee Harvey Oswald en 1939 : tous les deux ont été abattus avant d’être jugés. Leurs nom et prénom comportent 15 lettres. La secrétaire de Kennedy s’appelait Lincoln. La voiture dans laquelle Kennedy a été tué était de marque Lincoln.

J Ma : Pouvez-vous nous donner d’autres exemples de synchronicité ?

J Mo : Bien sûr. Le premier concerne le célèbre Camille Flammarion (1842-1925), fondateur de la Société astronomique de France. Il décide de faire son voyage de noces en montgolfière et propose au curé ayant béni son union d’accompagner le couple. Le curé accepta avec plaisir mais, la veille du départ, il se récuse car il doit aller déjeuner chez des parents au bord de la Marne. Flammarion et son épouse s'envolent donc seuls. Or, par un concours de circonstances extraordinaires, la montgolfière est dirigée par le vent... à l'aplomb du jardin où le curé était en train de déjeuner en famille ! Autre exemple. En 1820, après 5 naufrages consécutifs, Peter Richley est recueilli par le paquebot « City of Leeds », en route vers l'Australie. À son bord se trouve une vieille dame qui recherche son fils disparu depuis près de dix uns. Souffrante, elle le réclame dans son délire. Le médecin du bord décide de demander au naufragé Peter Richley, qui ressemble au fils que la vieille dame lui a décrit, de se faire passer pour son fils afin d'adoucir ses derniers instants. Stupéfaction de ce dernier lorsqu'il reconnaît sa propre mère, Sarah Richley, laquelle se rétablit rapidement ! Troisième exemple. En 1915, deux soldats sont admis séparément dans un hôpital militaire de Bohème. Tous les deux ont 19 ans, souffrent de pneumonie, sont nés en Silésie, sont volontaires dans le Train des Équipages et, dernier point, s'appellent Franz Richter !

J Ma : Quand les synchronicités surviennent-elles ?

J Mo : On a constaté que certaines circonstances étaient propices aux synchronicités. Citons les états médiumniques, mystiques ou modifiés de conscience (hypnose, NDE... ), les liens affectifs et empathiques très étroits (jumeaux), les situations dramatiques, les maladies graves, les difficultés sociales, les troubles psychiques, la recherche spirituelle, la création artistique, les découvertes scientifiques ...

J Ma : Selon vous, certains phénomènes paranormaux s'expliqueraient par la synchronicité

J Mo : C'est vrai. Quand on compare les phénomènes psy avec la synchronicité, on leur trouve des points communs : ils ont un caractère spontané, sont difficilement reproductibles et sont pratiquement inexplicables par la science. La synchronicité pourrait expliquer la télépathie, la prémonition, la clairvoyance, la vision à distance, les apparitions, la psychokinèse, la réincarnation, les poltergeists, la lévitation, les expériences de mort imminente, la transcommunication... Ainsi, la télépathie serait la coïncidence entre l'état de pensée de deux personnes. L'impression de « déjà-vu » ou de « déjà-vécu » est un phénomène pouvant s'expliquer par le déphasage des deux hémisphères cérébraux, la perception étant enregistrée par l'un d'eux avec une fraction de seconde de retard par rapport à l'autre. Mais il pourrait aussi s'agir d'une synchronicité entre une perception objective de notre psychisme et une image archétype réactivée par notre inconscient.

J Ma : Vous appliquez également la synchronicité aux ovnis.

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J Mo : En effet. Les ovnis pourraient être des hologrammes - des images fantômes - provenant d'une autre dimension et générés par des archétypes de l'inconscient collectif. Ils correspondraient à des mythes de l'Humanité ou à des préoccupations du moment : on explique ainsi la vague d'ovnis à forme de dirigeables vus aux États-Unis en 1897 (année où fut précisément lancé le premier dirigeable en métal), voire à des images de science-fiction publiées dans le passé. On peut également imaginer que les extraterrestres ne soient pas physiquement présents sur notre planète mais forment des hologrammes, captés sur Terre par une sorte de télépathie. Ceci expliquerait pourquoi les ovnis demeurent insaisissables, comme s'ils étaient sans matière, et peuvent fusionner entre eux ou se scinder en plusieurs parties et disparaître instantanément... tout en créant des effets palpables sur les témoins : paralysie, sommeil, distorsion du temps !

BIBLIOGRAPHIE

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Dans « ABC des coïncidences mystérieuses » (éditions Jacques Grancher), Jean Moisset démontre que le monde ne serait pas uniquement régi par une causalité aveugle (la fameuse relation de cause à effet) mais que les êtres, les choses et les événements seraient également reliés selon un ordre issu d'une autre dimension, hors de notre espace-temps.

Prochain article : ma rencontre extra-ordinaire avec Bernard LOISEAU, cuisinier par Ranky