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10/07/2007

L’interview de Jean-Pierre Girard

Jean-Pierre Girard possède ce véritable 6e sens qu'est le pouvoir de l'esprit sur la matière. Ce qui en fait l'un des sujets psi les plus étudiés par les grands laboratoires de physique et de biologie.

5292b0ef5136c75e74b636d792fc7145.jpgIl en ressort d'impressionnantes preuves de la réalité de ses facultés paranormales, des facultés d'ailleurs utilisées par la C.I.A., pendant onze années dans le cadre de l'opération Stargate... et sous étroite surveillance du KGB.
Il est l’auteur de l’Encyclopédie du Paranormal (Editions Trajectoire), un ouvrage monumental de 800 pages !


Jacques Mandorla : « Racontez-nous votre première rencontre avec le paranormal »

Jean-Pierre Girard : « En réalité, tout a commencé le primaire de Tours. À l'école, à l'heure de la récréation, dès l'âge de 10 ans, mon jeu favori consistait à deviner le nombre de billes que mes camarades avaient cachées, et l'emplacement de la cachette. Et je gagnais avec une constante insolence.
Mais j'ai vraiment pris conscience de ma «paranormalité» l'année de mes 17 ans. Flânant un jour dans les rues du vieux Tours, je m'arrête devant le bac à livres d'un bouquiniste. J'en extirpe un volume au titre quelque peu abscons : « Précis d'histopathologie humaine ». Je feuillette le livre rapidement, le repose puis rejoins un square tout proche où je me mets à rêvasser. Soudain, les pages et les photos du livre assaillent mon esprit, de façon très précisePour m'assurer que je ne suis pas l'objet d'une illusion, je retourne au plus vite chez le bouquiniste et j'ouvre à nouveau le livre: exactement comme dans mes pensées ! J'appris plus tard qu'il s'agissait d'une capacité psi, appelée hypermnésie ».


Jacques Mandorla : « Dans les années 1970, vous avez été souvent qualifié d'« Uri Geller français ». Cela vous a-t-il choqué ou flatté ? »

Jean-Pierre Girard : « Les deux. Pour moi, même si certains journalistes et de nombreux scientifiques le considèrent comme un personnage de spectacle, Geller est un vrai psi et j'en ai eu la preuve à plusieurs reprises, notamment par le biais du Département d'État américain.

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Uri Geller, premier sujet psi médiatisé dans les années 80-90.

J'ai notamment eu en mains le compte rendu détaillé des expériences qu'ils a réalisées pour le compte d'un centre d'étude des armements navals, à Silver Spring dans le Marylan). Uri Geller ne m'a pas caché qu'il rentabilisait au maximum son talent, que son aisance matérielle lui venait de la parapsychologie. Il n'hésitait pas à se faire rémunérer pour chacune de ses apparitions, y compris pour ses expériences en laboratoire.
Si l'on veut résumer nos différences, disons qu'elles résident plus sur la forme que sur le fond : je ne fais pas de spectacle, j'ai toujours effectué bénévolement mes expériences avec les scientifiques... ce qui me permet de continuer à travailler avec des physiciens de haut niveau ».


Jacques Mandorla : « Précisément, de toutes les expérimentations scientifiques menées sur vous, les plus spectaculaires paraissent être celles de l'action psi au cœur de la matière ».

Jean-Pierre Girard : « En réalité, ces expériences ne sont « spectaculaires » que pour des scientifiques. Beaucoup de vos lecteurs seraient frustrés s'ils étaient conviés à assister à ce type d'expérimentation, car rien n'est perceptible à nos sens et seuls des examens à l'aide de microscopes à balayage électronique ou à effet tunnel, des diffractions aux rayons X, des coupes en lames minces et autres examens sophistiqués, permettent de montrer la réalité d'effets psi au cœur même de la matière.
Cette nouvelle génération d'expériences à succédé à celle des torsions de cuillères et de barres en tous genres. Les expériences se sont complexifiées au fil du temps: on m'a remis des barres de plus en plus résistantes, aux diamètres toujours plus impressionnants. Ensuite, les scientifiques ont décidé de placer ces mêmes barres à l'intérieur de tubes de verre scellés.
Cela ne m'a pas empêché, de façon répétitive et dans différents laboratoires, de transformer la structure interne de matériaux, de durcir des alliages, de faire fondre des plaques métalliques en montant la température à 800° Celsius ou de rendre magnétiques des barres qui ne l'étaient pas au départ.
Les scientifiques ont souvent utilisé le qualificatif « spectaculaire » pour qualifier ce type d'expériences car, pour eux, il ne fait aucun doute que l'action psi au cœur même de la matière, sans changement macroscopique visible, est une preuve formelle de la réalité du,phénomène psi. Et jusqu'à présent, ces altérations de la matière n'ont pu être faites qu'avec... l'énergie psi ! »

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Une expérience de modification par psychocinèse d’alliages à mémoire de forme (AMF) par Jean-Pierre Girard. En haut, au début de l'expérience. En bas, à la fin. Ce test a interpellé les spécialistes du domaine. Ici, il s’agit de ressorts AMF insérés dans un tube de verre scellé.


Jacques Mandorla : « Vous vous êtes intéressé à l'illusionnisme. Avez-vous, grâce à cela, interféré dans des expériences qui ne fonctionnaient pas bien ? »

Jean-Pierre Girard : « Comme beaucoup de sujets psi, j'ai, à un moment donné de ma vie, été intéressé en amateur par l'illusionnisme. Je ne m'en suis d'ailleurs jamais caché et je n'ai jamais occulté le fait d'avoir été tenté, au cours d'un quart de siècle d'expérimentations, de donner parfois un " coup de pouce " pour obtenir un résultat.
Mais il ne s'agissait pas d'expériences de laboratoire, mais de manifestations médiatiques relevant plus du folklore forain que de la science. J'ai toujours informé les scientifiques qui m'ont observé de mon flirt avec l'illusionnisme.
Ceci explique pourquoi, d'emblée, les protocoles qui me furent soumis en laboratoire, ont été réalisés sous le contrôle d'experts magiciens reconnus, ce qui a coupé court à toute suspicion ».


Jacques Mandorla : « Ranky, président du Comité illusionniste d'expertise des phénomènes paranormaux, a participé à ce type de contrôle. Comment vivez-vous cette surveillance ? »

Jean-Pierre Girard :
« Plus de 80 % des expériences de laboratoire réalisées avec moi l'ont été en présence d'un ou de plusieurs illusionnistes professionnels. je possède, à ce jour, 34 expertises d'illusionnistes qui attestent de la réalité des phénomènes que je produis, dont certaines proviennent du comité présidé par Ranky, comité qui dévoila notamment comment le « motard masqué » avait fraudé lors de l'émission Mystères, diffusée sur TF 1.
Cependant, il faut reconnaître que les nouvelles expériences (actions au cœur de la matière, sur des faisceaux de particules neutres, sur des tissus humains in vitro ... ) rendent aujourd'hui superflue la présence des illusionnistes professionnels. Mais ils continuent d'être présents lors des expériences psi et leurs conclusions servent à crédibiliser les publications scientifiques de haut niveau que peuvent faire paraître ensuite les directeurs de recherche qui m'ont testé ».

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Jacques Mandorla : « Que ressentez-vous en obtenant des effets psi que peu de personnes peuvent réaliser ? »


Jean-Pierre Girard : « Il y a certains phénomènes que je suis le seul au monde à réussir. Je parle bien sûr d'effets produits sous contrôle réel et de manière répétitive. Dans certaines publications scientifiques, on qualifie d'ailleurs ce type de phénomène d'effet Girard ou d'effet G ! Je confesse très sincèrement que cela m'a parfois donné « la grosse tête ».
Fort heureusement pour moi, la période pendant laquelle je me suis considéré comme un « superman » a été très courte. D'ailleurs, en parapsychologie, vous apprenez très vite l'humilité: même quand vous en avez acquis une certaine maîtrise, le phénomène peut toujours vous échapper, souvent au moment où vous pensez l'avoir définitivement « apprivoisé ». C'est pourquoi je dis toujours que le phénomène psi ne m'appartient pas ».

Jacques Mandorla : « Quel bilan tirez-vous de la période où vous avez été espion spi ? »

Jean-Pierre Girard : « J'ai collaboré avec la C.I.A. dans le cadre de l'opération Stargate, qui se déroula de 1971 à 1994, à l'occasion de mes déplacements réguliers dans les Pays de l'Est, où j'étais invité officiellement par le professeur Adriamkine, chargé de physique théorique à l'Académie des Sciences de Moscou. Le tout avec l'accord du SDECE (Service de Documentation Extérieure et de Contre-espionnage français).
Le bilan que je tire de ces onze années de missions de renseignements, c'est que l'Homme est assoiffé de pouvoir et que le psi représente une « arme » potentiellement redoutable.
C'est pourquoi il n'est pas étonnant de voir les militaires, de l'Est comme de l'Ouest, s'intéresser au psi et y consacrer beaucoup d'argent. Savez-vous que les Américains ont investi 20 millions de dollars pour la seule opération Stargate ?
Nul doute que le pouvoir psi maîtrisé représente un formidable outil pour les services de renseignement: il est indétectable et d'une efficacité stupéfiante. Mais il peut également, hélas, être utilisé pour produire des effets physiques directs sur d'autres personnes et à leur insu ».

Jacques Mandorla : « Que pensez-vous des, tests conduits par John Hasted sur de très jeunes sujets psi ? »

Jean-Pierre Girard : « Le professeur John Hasted, avec lequel j'ai eu plaisir à faire des expériences dans son laboratoire du Birbecks Collège de Londres, a testé des enfants qui réalisent des prouesses psi comme des sculptures de barres, des actions à distance sur des palpeurs, des torsions et des pliages de divers matériaux.

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Le professeur John Hasted a testé de nombreux jeunes dans son laboratoire du Birbecks Collège de Londres.

Tout ceci dans une ambiance de jeu qui n'exclut pas la rigueur scientifique nécessaire. Mais les médias, et sans doute leur entourage, ont réussi à « casser » ces jeunes prodiges, à tuer la spontanéité qui est absolument nécessaire pour produire un effet psi.
Nombre de ces enfants sont retournés dans la quiétude de l'anonymat et ont enfoui en eux, à jamais, ce phénomène qui leur causait tant de désagréments. je ne peux que les comprendre car j'ai ressenti les mêmes pressions: mais moi, à leur différence, j'ai choisi de continuer envers et contre tous... »
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Julie Knowles, alors âgée de 14 ans, montra des facultés PK remarquables. Ici, la cuillère s’est curieusement enroulée.


d2dfa89379db67ad8dd2020acc7b9188.jpgLe jeune Nanou R., âgé de 10 ans, réalise de véritables sculptures sur des barres à résistance mécanique nécessitant plusieurs tonnes d’application.

23/06/2007

Lexique du paranormal

LEXIQUE DU PARANORMAL

 

acte radiesthésique : ensemble des phases comprises entre le moment où l'opérateur débute une recherche au moyen du pendule (ou de la baguette) et celui où il obtient des résultats.

agent : en télépathie, c'est le sujet émetteur des messages envoyés au percipient (récepteur).

apparition : manifestation d'un être invisible qui se montre tout à coup sous une forme visible.

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Apparition d'une forme lumineuse (à droite) au cours d’une messe de mariage en Hollande.


application : c'est l'un des trois gestes du magnétiseur (avec l'imposition et les passes) qui consiste à mettre la main en contact direct avec le corps du patient afin de calmer une douleur.

apport : apparition ex nihilo d'objets au cours d'une séance spirite.

aura : rayonnement, en général invisible, qui entourerait le corps de tous les êtres vivants.

autosuggestion : action de s'influencer soi-même volontairement ou non. Beaucoup de détracteurs de la radiesthésie estiment que les réactions du pendule ou de la baguette sont l'effet de l'autosuggestion.

baguette : instrument du sourcier provenant du bois de coudrier et ayant la forme d'un Y. Aujourd'hui, elle est faite dans toutes sortes de matières (rotin, plastique, fibre de verre, métal...) et se présente sous plusieurs formes.

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Michel Hennique, spécialiste de la recherche d'eau à la baguette de sourcier.


baguettisant : terme employé autrefois pour désigner le sourcier qui utilisait la baguette.

bilocation : voir ubiquité ou décorporation.

chakra : mot sanscrit signifiant « roue » et désignant les réseaux énergétiques à forte densité de fibres nerveuses existant dans le corps humain. Selon la tradition orientale du « reiki », il y a sept chakras différents, situés sur l'axe vertical crâne/sexe et ayant chacun une fonction précise. Ce sont les chakras crânien, frontal, de la gorge, du cœur, ombilical, du sexe et racine.

chaman : prêtre, sorcier, devin et guérisseur dans certaines civilisations (Sibérie, Indiens d'Amérique...), il est l'intermédiaire, lorsqu'il entre en transes, entre le commun des mortels et les forces de la nature, les esprits et les ancêtres.

channelling : méthode américaine, très prisée par les adeptes du New Age, consistant à entrer en contact avec les esprits des morts par l'intermédiaire d'une personne servant de canal (« channel » en anglais).

clairaudience : faculté qu'ont certains individus d'entendre mentalement des voix leur dicter des pensées ou des événements prémonitoires.

clairvoyance :perception paranormale des événements présents sans le secours d'un agent susceptible de les communiquer (pour le passé voir rétrocognition et pour le futur voir précognition ou prophétie). On parle aussi de don de double vue.

convention mentale : en radiesthésie, c'est le code individuel que se fixe, par la pensée, tout radiesthésiste avant de travailler avec sa baguette ou son pendule, pour obtenir des réponses aux questions qu'il se pose. En règle générale, les conventions mentales utilisées sont les suivantes : « oui » pour une rotation du pendule dans le sens des aiguilles d'une montre, « non » pour une rotation dans le sens contraire, « pas de réponse » pour un pendule immobile ou en oscillation longitudinale.
Les adeptes de cette radiesthésie dite mentale (ou psychique) s'opposent à ceux de la radiesthésie dite physique, qui considèrent qu'il ne doit exister aucune influence de la pensée de l'opérateur sur leurs instruments de recherche.

cordon d'argent : nommée ainsi par Saint-Paul, c'est le cordon ombilical invisible qui relie le corps astral au corps physique lors d'une décorporation.

corps astral : c'est le corps éthérique (ou corps bioplasmique ou corps mental) qui flotterait autour du corps physique.

corps bioplasmique : nom donné par les scientifiques soviétiques au halo lumineux détecté par l'appareil Kirlian autour du corps physique. Le corps bioplasmique est aussi appelé « corps énergie ».

décorporation : phénomène de sortie du corps astral hors du corps physique.

dédoublement : voir décorporation.

écriture automatique : phénomène consistant, pour un sujet en communication avec l'esprit d'un mort, à laisser sa main rédiger automatiquement les messages qu'il reçoit de la personne disparue.

ectoplasme : terme créé par le Prix Nobel français, le docteur Charles Richet, pour qualifier une substance blanche gazeuse, vaporeuse, solide ou liquide, émanant de la bouche même du médium lorsqu'il est en état de transe. Il faut noter que ce phénomène était très répandu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, mais qu'aujourd'hui il n'est plus du tout mentionné lors des séances de spiritisme. Est-ce le signe d'une supercherie systématique à l'époque ?

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Un ectoplasme photographié au cours d'une séance de spiritisme réalisée en 1929.


effet Kirlian : phénomène mettant en relief, sous forme d'un halo, l'énergie irradiée par un corps vivant ou par un objet soumis à un champ électrique de haute tension distribué en haute fréquence.

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Photo Kirlian d'une main.


égrégore : création collective et magique élaborée par un ensemble de personnes.

esprit : être immatériel et incorporel représentant l'âme d'un mort avec lequel on souhaite communiquer soit directement soit par l'intermédiaire d'un médium.

esprit frappeur : expression recouvrant le phénomène appelé poltergeist (voir ce mot).

états modifiés de conscience (E.M.C.) : états différents de l’état de veille ordinaire (hypnose, transe, rêve, sommeil, relaxation…).

E.S.P. :abréviation de l'expression « Extra Sensory Perception », créée par le chercheur américain Joseph Rhine, signifiant « perception extra sensorielle » et regroupant toutes les perceptions qui ne concernent pas les perceptions classiques dues à nos cinq sens.

fading : terme emprunté au vocabulaire des ondes radio et attribué par l'abbé Mermet à l'évanouissement momentané de la sensibilité radiesthésique.

fantôme : apparition surnaturelle d'une personne morte soit sous son ancienne apparence soit dans la tenue caractéristique attribuée aux fantômes (chaînes, suaire...). On parle aussi de revenant, de spectre, de lémure, d'ombre, de zombie.

feed-back : mesure constante des conséquences pour pouvoir agir en permanence sur les causes.

giration : voir rotation.

guérisseur :
personne qui soigne par des techniques thérapeutiques différentes de celles de la médecine classique. La majorité des guérisseurs est constituée de magnétiseurs c'est-à-dire de personnes qui pratiquent l'imposition des mains (magnétisme).


hantise : action de hanter un lieu.

imposition : c'est l'action consistant à placer la main à quelques centimètres du corps d'un patient.

imprégnation : un objet ou un être humain, après avoir séjourné dans un lieu précis, imprégnerait celui-ci d'ondes décelables par le radiesthésiste. L'imprégnation créerait alors une rémanence (voir ce mot).

lama : prêtre du Tibet dont le chef suprême est le Dalaï-Lama.

léthargie : état caractérisé par un sommeil profond et prolongé dans lequel les fonctions de la vie semblent suspendues.

lévitation : élévation dans l'espace du corps physique, sans appui ni aide matérielle.

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L’écossais Daniel Douglas Home lors de l’une de ses "extraordinaires" séances de lévitation, le 13 décembre 1868.


longueur d'onde : pour les radiesthésistes adeptes de la méthode physique, c'est le nombre spécifique correspondant à la « vibration » d'un objet ou d'un être et qui est fonction de l'intensité des ondes émises par ces derniers. L'expression a, bien entendu, été empruntée au vocabulaire des physiciens.

magnétiseur : pour le professeur Yves Rocard, c'est « toute personne dont les doigts peuvent provoquer, en agissant sur le point sensible des arcades sourcilières d'un sujet moyen, la rotation d'un pendule tenu par ce sujet ».
Pour le grand public, il s'agit du guérisseur qui utilise son magnétisme curatif pour soulager les douleurs des patients.

magnétisme : fluide ou énergie dont disposent certaines personnes pour soigner autrui. Anton Mesmer a parlé de « magnétisme animal » mais aujourd'hui on parle plutôt de « magnétisme curatif ».

mancie : mot issu du grec « manteia » signifiant divination. La majorité des techniques de divination sont créées à partir de ce suffixe : cartomancie, chiromancie...

matérialisation : apparition, au cours d'une séance de spiritisme, d'un objet ou parfois du corps même du médium.

médium : personne provoquant l'apparition de phénomènes paranormaux. Dans la doctrine spirite, le médium sert d'intermédiaire entre les morts et les vivants.

mirage : image virtuelle vue par certains radiesthésistes autour de l'objet de leur recherche ou près du lieu où elle s'effectue et que certains considèrent comme une sorte d'hallucination.

momification : durcissement de fruits ou de morceaux de viande après imposition de main.

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Photo d'un citron, avant et après "momification" par action du magnétisme (imposition des mains).


mort imminente : c'est l'état proche de la mort (appelé N.D.E. par les américains : « Near Death Experience ») vécu par des personnes revenues à la vie après avoir été considérées comme mortes. D'après les études du docteur Moody, ces personnes ont toutes rencontré, au cours de cette expérience, onze éléments caractéristiques : l'insolite, l'audition du verdict, le sentiment de sérénité, le bruit, le tunnel obscur, l'abandon du corps, la rencontre avec les autres, l'être de lumière, le défilé de la vie, la frontière et le retour.

occultisme : ensemble des connaissances réservées aux adeptes de ce qui est caché et représentant l'intermédiaire entre le naturel et le surnaturel.

oscillation : c'est le mouvement d'aller et retour, sans rotation, d'un pendule dans un plan vertical. On parle alors d'oscillation longitudinale par opposition aux rotations (voir ce mot).

oui-ja : amalgame du mot français « oui » et du mot allemand « ja ». planchette inventée au milieu du XIXe siècle, faite de bois, en forme de cœur, reposant sur des roulettes et comportant un crayon pointé vers le bas pour communiquer avec les esprits par l'écriture automatique.

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Une jeune fille, yeux bandés, au cours d'une séance de spiritisme à l'aide d'une planchette "oui-ja".


Pied fourchu : traduction française du nom « Splitfoot », donné par les sœurs Fox en 1848 à l'esprit qui vivait, d'après elles, dans leur maison.

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Le début du spiritisme coïncide avec l'aventure des soeurs Fox. Tout débuta le 31 mars 1848, dans une petite maison de Hydesville (Etat de New York) habitée par le couple Fox et leurs deux plus jeunes filles Margareth, treize ans (à gauche) et Kate, douze ans (au centre).


paranormal : terme générique recouvrant tous les phénomènes inexpliqués et incluant la parapsychologie.

parapsychologie : terme inventé en 1889 par Dressoir et recouvrant l'étude des phénomènes psychiques non expliqués par la science.

passe : c'est la troisième technique utilisée par les magnétiseurs, avec l'application et l'imposition.

pendule : instrument des radiesthésistes tendant à remplacer de nos jours la baguette et constitué d'une masse suspendue à un fil sans torsion. Il existe de très nombreuses sortes de pendules.

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Jean-Louis Crozier, l'un des meilleurs radiesthésistes français, spécialiste de la recherche de personnes disparues.



pendulisant : terme utilisé autrefois pour désigner une personne qui utilisait le pendule.

perception transcutanée : appelée aussi vision extra-oculaire ou vision dermo-optique. Cette expression, inventée par l'ingénieur français René Warcollier, désigne la perception télépathique des couleurs faite à travers des enveloppes scellées.

percipient : personne recevant des messages de l'émetteur (appelé agent) par télépathie (appelée aussi « récepteur »).

période : temps écoulé entre deux passages successifs d'un pendule dans la même position et le même sens.

poltergeist : mot d'origine allemande signifiant « esprit frappeur » et recouvrant les phénomènes d'ordre psychokinétique désignant des déplacements d'objets, des bruits (raps), des perturbations électriques à l'intérieur d'une habitation et très souvent provoqués, à son insu, par une jeune personne à l'âge pubertaire.

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Phénomène de poltergeist survenu en 1850 dans le village normand de Cideville, en présence du père Tinel et de sa gouvernante.


précognition : perception paranormale d'un événement futur que personne ne peut connaître à l'avance.

prophétie : perception paranormale d'un événement futur.

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Michel de Nostredame, alias Nostradamus (1503-1566) : à la fois astrologue, médecin, voyant et mathématicien, devenu célèbre pour ses prophéties publiées dans ses Centuries en 1555.



prémonition : voir précognition.

projection astrale : technique consistant à quitter de manière momentanée son corps physique pour se déplacer dans un corps non-matériel appelé corps astral. Cette expression a été créée par Héléna Blavatsky, fondatrice de la Société Théosophique en 1875.

psi : lettre grecque désignant l'ensemble des phénomènes paranormaux.

psychokinèse : phénomène connu aussi sous son abréviation P.K. et désignant l'action à distance de la pensée sur un objet ou sur la matière vivante.

psychométrie : terme créé en 1885 par le docteur Buchanan pour désigner la faculté de raconter l'histoire d'un objet, son origine et certains événements marquant de sa vie passée, uniquement en le prenant en main et en se concentrant dessus.

psychopathotactie : mot créé par Raymond Réant, à partir du grec « psukhê », âme et du latin « tactus », sens du toucher, pour remplacer le terme psychométrie.

radiesthésie : mot créé en 1929 par l'abbé Bouly à partir de deux termes d'origine différente (l'un latin « radius », rayon, l'autre grec « aisthesis », sensation) et devenu célèbre aujourd'hui, au point d'avoir remplacé les termes de rhabdomancie et de sourcellerie.

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Dessin du Moyen Age montrant l'utilisation de la baguette pour la recherche de mines de métaux : or, argent, cuivre...


raps : bruits sourds entendus lors des poltergeists.

réincarnation : croyance dans le fait que l'âme de tout mort s'incarnerait dans un nouveau corps.

rémanence : pour les radiesthésistes, un objet ou un corps, même absent, laisserait après imprégnation (voir ce mot), une trace de sa présence prolongée dans un lieu, détectable par le pendule et appelée « rémanence ».

rétrocognition : connaissance paranormale du passé.

rhabdomancie :mode de divination, à l'aide d'une baguette, utilisé dans l'Antiquité. Le mot a été formé à partir de deux termes grecs « rhabdos », baguette et « manteia », divination.

rotation : mouvement circulaire effectué par le pendule (on dit aussi : giration) dans un sens horaire (sens des aiguilles d'une montre) ou anti-horaire (sens contraire).

Société Théosophique : secte créée en 1875 par Helena Blavatsky et le colonel Henry Olcott et prêchant la fraternité universelle, l'étude comparative des religions, des lois inexpliquées de la nature et les pouvoirs latents de l'homme.

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Portrait d’inspiration égyptienne d’Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891), surnommée H.P.B.


souffle magnétique : une des deux techniques pratiquée par les magnétiseurs (l'autre étant l'utilisation des mains) consistant à souffler sur une douleur . Si le souffle est chaud (comme celui qui permet d'embuer un miroir), il a une action de soulagement. Si le souffle est froid (comme celui qui sert à refroidir un plat trop chaud), il a une action d'excitation.

sourcellerie : terme ancien désignant l'art pratiqué par les sourciers. On a, à une certaine époque, fait un amalgame entre ce terme et celui de sorcellerie.

sourcier : personne capable de découvrir les sources cachées, les nappes d'eau souterraines, les gisements de minerais, à l'aide d'une baguette ou d'un pendule.

spiritisme : science occulte fondée sur l'existence, les manifestations et l'enseignement des esprits.

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Hippolyte Rivail (1804-1869), alias Allan Kardec, le pape du spiritisme en France.


synchronie de la mort : phénomène télépathique reliant des jumeaux entre eux.

syntonisation : terme de physique exprimant qu'il y a égalité de fréquences entre deux circuits électriques. Les radiesthésistes ont récupéré le mot pour signifier l'accord parfait existant entre le mouvement du pendule et ce qui est recherché.

table tournante : manifestation concrète au cours d'une séance de spiritisme d'un contact avec l'esprit d'un mort, obtenu par plusieurs personnes réunies autour d'une table ou d'un guéridon, et se traduisant par des mouvements incontrôlés de ce meuble.

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Une séance de spiritisme au moyen de la table tournante.


télékinésie :voir psychokinèse.

télépathie : terme créé en 1883 par l'anglais Frédéric Myers pour désigner la faculté permettant à deux personnes (agent ou émetteur et percipient ou récepteur) d'échanger des informations ou des sensations sans l'intervention des cinq sens habituels.

téléradiesthésie : mot créé en 1933 par Emile Christophe, pour qualifier la radiesthésie à distance.

témoin : échantillon de même nature que l'élément recherché par le radiesthésiste, tenu dans la main en même temps que le pendule ou bien enfermé dans un pendule spécial possédant une cavité à cet effet.

transcommunication instrumentale : procédé, appelé aussi T.C.I., permettant d'entrer en contact avec des disparus, à l’aide d’un magnétophone. Cette technique a été découverte, par hasard en 1959, par le cinéaste suédois Friedrich Jürgenson. Elle a, depuis, été perfectionnée en 1985 par l’allemand Klaus Schreiber qui a remplacé le magnétophone audio par le magnétoscope TV. Cette technique est même aujourd’hui appliquée aux écrans d’ordinateurs.

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Le cinéaste suédois Friedrich Jürgenson.

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Visage, ressemblant étrangement à celui de Romy Schneider, qui serait apparu par transcommunication instrumentale sur un écran de télévision.


transe : état d'un sujet dépersonnalisé comme si un esprit étranger s'était substitué à lui.

tulpa : forme mentale, créée par les lamas, pouvant se matérialiser et être alors vue à la fois par celui qui la suscite et par son entourage.

tychoscope : appareil inventé par le chercheur français Pierre Janin, permettant de faire des expériences sur la psychokinèse.

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Le tychoscope inventé par le chercheur français Pierre Janin.


ubiquité : faculté, pour une personne, d'être présente en plusieurs lieux à la fois.

verge : terme utilisé parfois pour désigner la baguette (on trouve ainsi, dans la Bible, l'histoire de la verge de Jacob).

voyance : terme désignant tous les phénomènes de perception extra sensorielle (E.S.P.) couvrant le passé, le présent et le futur. Il existe de nombreuses techniques dont le nom provient du support même de la voyance et du radical grec « mantis », divination : chiromancie, divination par les lignes de la main; cartomancie, par les cartes…

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La plus célèbre voyante de l'Antiquité : la Pythie de l'oracle d'Apollon à Delphes.

07/06/2007

Nous avons testé Dominique Vallée, médium spirite

medium_LIVRE_RANKY.3.jpgLe CIEEPP a testé Dominique Vallée, médium spirite. Les résultats obtenus sont étonnants. Vous en trouverez l'essentiel dans cette note.
L'intégralité de la séance réalisée par le Comité figure dans le livre publié récemment par Ranky et intitulé : "Le paranormal... de mes yeux vu" (Editions Trajectoire).


Si vous pensez avoir, vous aussi, des facultés de médium, n'hésitez pas à contacter le CIEEPP par courriel à : paranormal@orange.fr


Présentation de Dominique Vallée

medium_D_VALLÉE_portrait_1_.2.jpg775 rue de l’Orme Gauthier
78630 ORGEVAL
Tél. : 01 39 75 52 24
Portable : 06 86 45 65 24
Site Internet : www.dominiquevallee.com
Blog : medium-spirite.blogspirit.com
Email : vallee.dominique@neuf.fr



Dominique Vallée possède cette faculté particulière de pouvoir poser son regard sur l’au-delà. Elle utilise cette aptitude comme thérapie pour aider ceux qui sont dans la souffrance lors du départ d’un être cher. Ne venez pas chercher une voyance en la rencontrant : elle veut seulement renouer le lien entre celui qui vient de partir et celui qui reste.
Elle fait, avec une profonde honnêteté, ce qu’elle appelle son « travail de couturière » : mettre à nu, clairement, les fils invisibles qui sont tissés avec nos désincarnés, afin d’apporter le début de réconfort nécessaire à l’apprentissage du deuil.
Elle partage les analyses du Père Brune, auteur du livre « Les morts nous parlent » et considéré comme le meilleur spécialiste de l’étude des phénomènes spirites, qu’elle a rencontré lors de la rédaction de son propre livre « Derrière le miroir… l’autre vie ».

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La rencontre avec le Père Brune


Un livre-document

medium_LIVRE_Derriere_le_miroir.7.jpgDominique Vallée est l'auteure de « Derrière le miroir… l’autre vie » (Editions Trajectoire) dans lequel elle montre que la grande majorité des êtres humains ont une peur instinctive de l’invisible et du phénomène inéluctable qu’est la mort.
L’évolution de la société est, en partie, responsable de cet état de fait car elle nous a soustrait la mort. Aujourd’hui, dans la grande majorité des cas, nous naissons et mourrons à l’hôpital. Et la médecine nous fait croire qu’existe à présent un ordre chronologique de départ pour l’au-delà : d’abord les grands-parents, puis les parents, ensuite les enfants… Mais ceci n’est qu’une illusion créée par l’évolution des techniques. On voit partir tellement de gens jeunes qui n’avaient ni fumé, ni bu, ni pris de drogue et qui n’avaient pas d’antécédents familiaux de maladies graves.
Autrefois, la maison était un creuset de joies et peines, souvent non exprimées : la mère pouvait y mourir en couche, les enfants en bas âge, les parents et les grands-parents plus tard. Personne n’y trouvait à redire, ou si peu, car la mort faisait alors partie intégrante de la vie.
Maintenant, la science et la médecine abordent les grandes questions métaphysiques de la vie et de la mort, mais ne répondent pas, de façon satisfaisante, à la question de la survie. On peut également constater que la connaissance du monde invisible semble susciter une notable indifférence. Ce qui montre bien, hélas, que nous en sommes encore à l’âge de pierre de la spiritualité.
Ce qui fait écrire à Dominique Vallée : « Tout cela est bien dommage car il m’est arrivé, à maintes reprises, de croiser des personnes matérialistes ayant tellement peur de perdre cette vie - qu’elles pensent unique donc très précieuse pour elles - qu’elles peuvent tomber dans un état névrotique qui va les plonger dans une grande souffrance. Elles viennent alors rejoindre toutes celles qui ont perdu un être cher, qui ont senti la terre s’ouvrir sous leurs pieds et qui ne connaissent plus que la douleur engendrée par le vide et l’absence. Mon travail commence ici. Je vous le dis bien fort : la mort n’existe pas ! ».


Préface du livre par Maguy Lebrun

Maguy Lebrun, auteur du best-seller « Médecins du ciel, médecins de la terre » (Robert Laffont), est la fondatrice, avec Daniel son mari médium, des groupes de prières qui aident aussi ceux qui vont partir, à passer de l'autre côté du miroir, dans la sérénité et la joie.
Elle a aimablement préfacé le livre de Dominique Vallée de ce très joli texte : « Les expériences relatées dans le livre de Dominique Vallée sont fréquentes chez beaucoup d'Humains : je les appelle les "dons" ou les "signes" du Ciel. Bien des chemins relient le ciel et la terre. Les comprend-on ? Les emprunte-t-on ?
Tous les humains, dans leur vie terrestre, ont connu ces moments de contacts avec "ailleurs", parfois même sans s’en rendre compte…
Lorsque mon mari Daniel Lebrun a reçu les premiers messages des vivants du ciel, il n'en avait aucun souvenir, aucun… Il a fallu enregistrer pour qu'il écoute et puisse ensuite dire : « Mais je ne peux avoir dit ça,… je l’ignore ! ». Grâce à lui, ma vie et beaucoup d'autres vies terrestres ont été bouleversées.
Nous vivons une terrible époque sous le couvert de Dieu ou de la religion : chacun défend ses opinions… Les seules que nous puissions avoir sont la tolérance, le respect de l'autre, l'Amour que nous devons donner.
Merci à Dominique Vallée, et à beaucoup d'autres humains dont le Père Brune, d'expliquer leurs expériences, leurs vécus, pour aider les hommes dans cette période de souffrance.
Un jour, l’entité Etty, ma réalité quotidienne, m’a dit : « Si tous les hommes croyants avaient, chaque jour, une minute de pensée pour la paix, les forces divines s'en nourriraient pour le bonheur de la Terre
».



Interview de Dominique Vallée

Dominique Vallée a accepté de recevoir Ranky et Jacques Mandorla dans sa maison d’Orgeval (Yvelines), où elle exerce son activité de médium spirite et de thérapeute du deuil. Avec pour objectif de permettre aux gens de faire leur deuil d’un être cher avec moins de souffrances et de ne plus se sentir abandonnés car, grâce à l’extrême précision des messages qu’ils reçoivent par son intermédiaire, ils comprennent que leur défunt continue à vivre, mais sur un autre plan.

« Comment avez-vous débuté ? »
Dominique Vallée : « Depuis l’enfance, je vis des expériences particulières, comme les rêves prémonitoires ou les messages posthumes, mais je n’ai jamais osé en parler à personne. Puis, un jour, alors que je discute à la terrasse d’un café avec une dame d’une cinquantaine d’années, je vois brusquement derrière son épaule l’image d’un homme moustachu, vêtu d’une chemise hawaïenne et portant au poignet une montre de luxe. Je décris à la dame ce que je vois. Elle pâlit soudain et m’avoue qu’il y a dix ans, elle a perdu son mari, originaire des DOM-TOM. Elle lui avait offert cette montre et son mari la porte sur lui dans la tombe ».

« Est-ce facile de contacter un mort ? »

Dominique Vallée : « En réalité, tout dépend du disparu. À sa mort, chacun de nous « remonte » avec son petit panier, dans lequel il y a ce qu’on a été sur Terre. Dans le dialogue qui s’instaure avec le défunt, on retrouve toujours les traits de caractère qu’il avait de son vivant. Ainsi, une personne discrète et peu bavarde aura du mal à être contactée, car elle ne comprend pas le sens de cette démarche et reste alors sur sa réserve. Par contre, on arrive parfois à des communications extraordinaires, comme ce fut le cas pour Raspoutine, personnage haut en couleurs, avec lequel j’ai été en contact par l’intermédiaire d’une de ses descendantes. Je suis persuadée que l’évolution spirituelle du défunt compte beaucoup et que certaines âmes ne sont pas prêtes ou bien n’ont pas encore reçu l’autorisation divine de nous contacter ».

« De quel support vous servez-vous ? »
Dominique Vallée : « Je n’utilise ni écriture automatique, ni table tournante, ni pendule, ni magnétophone, ordinateur ou téléviseur servant à la transcommunication instrumentale. Personnellement je n’utilise qu’une simple photo, si possible prise de face afin de bien voir le regard du défunt. Mais j’ai remarqué que les morts se servent aisément des ondes électriques : pendant des séances, des lumières s’éteignent ou s’allument. Un jour, juste avant de couper mon poste de télévision, je suis persuadée d’avoir vu l’image de mon père, d’une grande netteté, dessinée en pointillés noirs et blancs ».

« Que recherchent les gens qui viennent vous voir ? »
Dominique Vallée : « Tous ont perdu un proche : père, mère, conjoint, enfant… Ils sont alors dans une très grande souffrance car ils ne ressentent que le vide et l’absence. Ils ne peuvent donc pas faire leur deuil. Lorsqu’on établit le contact avec le défunt, je suis frappée par les précisions que me donne ce dernier : la description des fleurs qu’il aimait, ce qui le faisait rire… La personne qui vient me consulter comprend alors très vite que ce n’est pas moi qui parle et que, même si elle ne reverra plus le défunt, elle peut, par mon intermédiaire, dialoguer avec lui et continuer le lien qui les unit. Dès la fin de la première séance, les plaies du deuil commencent déjà à cicatriser ».

« Que ressentez-vous pendant une séance ? »
Dominique Vallée : « J’ai le sentiment de partir dans une autre dimension. C’est un peu comme si j’entrais dans du coton : je n’entends plus avec mes oreilles mais avec mon cerveau. La voix du défunt n’a plus rien à voir avec la parole humaine : c’est plutôt la voix d’une âme. Mais les mots et les phrases qui me parviennent ne sont pas les miens : je ne suis qu’un canal. Pendant le contact, je ressens une grande sérénité et souvent beaucoup de bonheur. À la fin de la séance, je redescends doucement dans la réalité qui m’entoure ».

« Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux internautes qui consultent notre blog ? »
Dominique Vallée : « Les défunts nous sont proches et les liens d’affection qui nous unissent ne disparaissent pas. Ils se poursuivent dans leur nouvelle existence, comme en témoignent ceux qui sont encore sur Terre : « Je le vois. Il me parle. J’ai senti sa main sur mon épaule… ». Ces réactions viennent souvent de gens qui me disent pourtant « ne croire en rien ». Cette expérience bouleverse souvent leur vie et leur ouvre des portes incroyables pour les faire sortir de leur triste quotidien. Ils comprennent aussi qu’en dehors de l’enveloppe terrestre du corps, il existe une âme qui est éternelle. Finalement, mon métier consiste à faire revenir les gens vers Dieu. En conclusion, je leur dirai : « N’oubliez pas vos défunts, pensez à eux et priez pour eux, juste avec vos mots d’amour ».


Expériences de médiumnité réalisées par le Comité illusionniste d’expertise et d’expérimentation des phénomènes paranormaux (CIEEPP)

Ces comptes rendus sont parus, en intégralité, dans le livre de Ranky : « Le paranormal de mes yeux vus » (Editions Trajectoire).

Vendredi 26 août 2005
Expériences de contact avec les morts sur photos
Sujet : Dominique Vallée


Le protocole d’expérimentation a été établi le jeudi 25 août 2005 par les illusionnistes suivants, membres du Comité d’expertises CIEEPP : Ranky, Président du Comité - Blondine - Claude Stavisky. Avis technique a été pris par liaison téléphonique auprès de Pierre Edernac, également membre de ce Comité.
La séance a été enregistrée intégralement au magnétophone et photographiée par Jacques Mandorla, journaliste d’investigation.
Trois photos ont été présentées à Dominique Vallée : celles d’Eric, de Henri et de Nicolas.


Expérience N°1 : Eric

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Dominique Vallée en train de travailler sur la photo d'Eric proposée par le Comité.

Dominique Vallée : « Cet homme était dans le chagrin. Il y a des vibrations très douloureuses au niveau de la tête... Peu ouvert... Peu de vie spirituelle. Il n’a pas pu se sortir d’une situation difficile... ».
Conclusions de Ranky : « Je ne donnerai pas de détails concernant ce chagrin. Eric parlait peu. La situation difficile évoquée s’est terminée par un terrible accident de la route où, en effet, la tête de Eric a été horriblement touchée ».


Expérience N°2 : Henri
Dominique Vallée : « Cet homme est dans la colère. La boisson lui a été fatale. Déçu, il passe à côté de la vie. Le prénom Paul ou Paulette tourne autour de lui. Il n’a jamais réfléchi à ce qui est bien ou pas bien. Il vit, subit et finit sa vie dramatiquement, pris dans un engrenage, rempli de culpabilité. Il est conscient et ne peut pas lutter ».
Conclusions de Ranky : « Toute l’existence de Henri a été axée sur sa femme Paulette, décédée de la maladie de Charcot dont il s’est toujours obsessionnellement senti coupable ! Paulette était née un 19 septembre et il a organisé cet anniversaire en solitaire, le 19 septembre 2000 en buvant de l’alcool jusqu’à ce que mort s’ensuive ».


Expérience N°3 : Nicolas
Dominique Vallée : « Il est allongé sur un lit, avec des perfusions. Il est crucifié... Il est en phase finale... Il avait du mal à se stabiliser, professionnellement. Il allait d’un travail à un autre. Il était dans la recherche... Il montrait toujours une joie de vivre, mais il avait un problème... Quelque chose n’était pas d’équerre dans sa vie. Il avait un problème de sang. Il n’avait pas trop de spiritualité... et n’avait pas envie de nous dire certaines choses... Cartésien... avec une intelligence très au-dessus de la moyenne ».
Conclusions de Ranky : « Il s’agit de mon ami Nicolas Maillard, journaliste d’investigation, promis à une belle carrière, décédé dans de grandes souffrances à 33 ans. Problème de sang : oui. Crucifié : oui. Problèmes professionnels : oui, de par sa grande probité, son professionnalisme incorruptible. Joie de vivre : oui, en permanence. Avait-il un problème dans sa vie ? Peut-être. Nous ne le saurons pas. Il est parti avec son secret ».


Conclusions générales de Ranky à propos de ces expériences de médiumnité :

« Les détails perçus par Dominique Vallée lui permettent d’accomplir une mission de réconfort envers les personnes ayant perdu un être cher. Sa douceur, sa modestie, ses capacités hors du commun, doublées d’une expérience personnelle parfois douloureuse, l’autorisent à pratiquer une thérapie du deuil d’une importance capitale pour des personnes en détresse ».

02/06/2007

INTERVIEW DE RANKY par Jacques Mandorla

INTERVIEW DE RANKY

                                                                                        Par Jacque Mandorla

Pour ce blog PARANORMAL, Jacques Mandorla journaliste d’investigation et auteur, entre autres, de « Croyez aux dons qui sont en vous », « ABC du Magnétisme » et « Le Guide des Guérisseurs », a rencontré Ranky et son épouse Blondine chez eux, afin de parler des vrais et des faux dons paranormaux.
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Voici le compte rendu intégral de cette interview.
Ranky a créé, en 1976, le Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP).
Ce Comité, qu’il préside, réunit une vingtaine d'illusionnistes-experts français de haut niveau.
medium_PORTRAIT_9_interview_.8.jpgChacun y a sa spécialité dans des disciplines distinctes : arts divinatoires, hypnose, télépathie, calcul mental, astrologie, Yi King, perception extra-sensorielle, radiesthésie, manipulation mentale, aberrations de la perception...


Jacques Mandorla : « Quelle est la mission de votre Comité ? »
Ranky : « Si des personnes parviennent à imiter de nombreux phénomènes Psi, cela ne prouve pas que le paranormal n'existe pas. Bien au contraire. Notre mission, c'est de prouver qu'il existe, en débusquant les arnaques. Voilà pourquoi les membres du Comité sont rompus à la simulation des phénomènes paranormaux. Métaux à mémoire, informatique, plaques thermo-sensibles... : nous connaissons tous les trucs. On s'attaque aux arnaqueurs de haute volée, dont certains arrivent à tromper le grand public, tels ces « chirurgiens à mains nues » ou cet ingénieur qui disait avoir inventé une machine à guérir le cancer et la maladie de Charcot. Tous sont des exploiteurs de la crédulité et de la misère humaines qui arrivent à tromper le grand public, en s’appuyant sur les médias. Ainsi, TF1 a diffusé dans l'émission « Mystères » un reportage au cours duquel on voyait un motard, une cagoule sur la tête, traverser les embouteillages parisiens en moto... sans aucune difficulté ! Le présentateur le faisait passer pour un médium doué d'un pouvoir extraordinaire. Mais, en fait, ce motard ne réalisait qu'un vulgaire tour de magie avec une cagoule truquée, parvenant à tromper l'huissier de justice mandaté par TF1. Le 10 février 1994, je fis refaire au motard l'expérience devant des caméras : il échoua lamentablement, car j'avais neutralisé sa cagoule, en plaçant sur ses yeux une balle de mousse, puis du coton, le tout fermement maintenu par du sparadrap noir. Sa cagoule truquée ne lui était plus d'aucun secours. Si je me suis acharné contre ce motard qui prétendait traverser Paris, les yeux bandés, en entrant en état de décorporation, faculté qui existe réellement, c'est non seulement parce qu'il utilisait une attraction d'illusionniste, mais surtout parce qu'il envisageait d'ouvrir un cabinet de thérapeute, grâce à l'énorme publicité qu'il avait obtenue à la télévision ! Ce personnage pouvait ainsi devenir un vrai danger public ».

Jacques Mandorla : « Quels sujets Psi étudiez actuellement ? »
Ranky : « Nous travaillons sur deux dossiers fantastiques. Le premier concerne un jeune médium étonnant : il entend des opéras, avec chœurs et solistes. Le plus extraordinaire, c'est que les chanteurs lui délivrent des messages, comme l'emplacement exact de trésors artistiques lesquels, après vérification, existent vraiment, alors qu'ils n'avaient même pas été répertoriés par les historiens ou les archéologues. Ainsi, pendant plusieurs soirées consécutives, une voix très aiguë et très pure répétait à l'oreille de notre médium le nom d'un village et d'une colonne brisée. Nous avons fini par retrouver ce village, où il ne s'était jamais rendu auparavant. Là, à notre grande stupéfaction, nous avons découvert une tombe dans laquelle reposait un castrat et comportant une colonne cassée : c'est peut-être sa voix, très aiguë et très pure, que le médium avait entendue ! Ce dernier n’entend pas de musique classique connue, mais des compositions originales qu’il nous chante : nous les enregistrons alors sur bande magnétique, puis nous les transcrivons sur papier. Un compositeur nous a assuré que c'était parfait au niveau de la ligne mélodique et de l'harmonie. Or, il faut savoir que ce jeune médium ne connaît pas la musique ! ».

Jacques Mandorla : « Et quel est l'autre cas extraordinaire ? »
Ranky : « Il s'agit d'un monsieur très âgé qui a le don de voyance. Posez-lui n'importe quelle question : il s'absente mentalement une minute à peine, comme s'il attendait un message venant d'un autre monde, puis il vous répond. Et la réponse vous laisse pantois. L'extraordinaire, c'est que l'expérience est répétitive : ça marche à chaque fois. Il faut l'entendre pour le croire. Si, par exemple, vous l'emmenez sur un chemin qui traverse une propriété privée ou un village - lieux qu'il n'a évidemment jamais visités -, il transcrira des scènes du passé ou de l'avenir, qui ont eu ou auront pour théâtre l'endroit où il se trouve. Ainsi, s'étant arrêté un jour en face d'une maison nouvellement construite, il nous décrivit, avec une justesse prodigieuse, la bâtisse qui s'élevait jadis à cet endroit ! ».

Jacques Mandorla : « Quel est le bilan de votre Comité ? »
Ranky : « En 30 années d'existence, notre Comité a étudié 300 dossiers, dont plus de 40 restent inexpliqués à ce jour. Il s'agit notamment de cas de psychokinèse étudiés par un laboratoire américain, de cas de voyance tout à fait déroutants et de guérisons que les médecins n'ont pu expliquer ».

Jacques Mandorla : « Qu’aimeriez-vous dire aux internautes du site/blog Paranormal ? »
Ranky : « Une chose très importante : le champ du surnaturel se rétrécit à mesure que la science fait de nouvelles découvertes. Mais un problème résolu engendre aussi de nouvelles questions, si bien que les questions de l'inconnu ne cesseront jamais de nous interpeller. La notion de paranormal matérialise les angoisses métaphysiques de l'Homme. L’irrationnel n'est pas seulement ce qui n'est pas encore expliqué. En tant qu'expert-illusonniste, je ne veux pas perdre de vue que c'est une dimension incontournable et essentielle de l'Univers et de l'Homme. Ma mission et celle du Comité, c'est de faire en sorte que ce grand mystère ne soit pas perverti par quelques charlatans ».

Jacques Mandorla :
« Si une personne pense posséder un don de type paranormal, que lui conseillez-vous ? »

Ranky : « Je lui propose deux choses. Si elle est très motivée, qu’elle vienne faire tester ses capacités paranormales devant notre Comité. Si elle veut attendre un peu, qu’elle fasse d’abord le test des fleurs séchées ».

Jacques Mandorla :
« De quoi s’agit-il ? »

Ranky : « C’est un test étonnant, très simple à faire chez soi. Imprimez la photo de cet homme inconnu se prénommant Julien, mort en 1970, posez-la à l’endroit que vous désirez et placez, à côté, des fleurs en bonne santé, coupées avec précaution, sans déchirer les pétales ou abîmer les queues. Vous constaterez alors que toutes les fleurs, quelles que soient leurs variétés, y compris les roses, sèchent entre huit et dix jours, sans perdre un seul pétale ! ».

Jacques Mandorla :
« Comment expliquez-vous cela ? »

Ranky : « Je n’ai toujours pas trouvé d’explication à ce phénomène. Que les fleurs soient dans ou hors de l’eau, que l’on change la photo de place : le résultat est le même. Si vous coupez deux fleurs venant du même pied, celle posée près de la photo sèche, et l’autre meurt en perdant ses pétales. Si on enlève la photo en cours de test, la fleur arrête de sécher et perd alors ses pétales. Enfin, étrangement, ce test ne marche qu’avec cette photo ».

Jacques Mandorla : « Vous avez déjà proposé ce test à d’autres personnes ? »
Ranky : « Bien sûr. J’ai reçu de très nombreux témoignages de personnes ayant pratiqué ce test. Parmi mon courrier, j’ai trouvé un jour cette lettre étonnante : « J'ai acheté des roses à peine ouvertes et j’en ai prélevé deux du bouquet, que j'ai placées dans un petit vase en verre, sur une étagère, devant la photo. Il est important de noter qu’à côté du vase, sur la même étagère, se trouve mon poste de radio. Puis, je suis sortie pour faire mes courses et déjeuner avec une amie, ne rentrant chez moi que vers quinze heures. À mon retour, j’ai eu la surprise de voir que le vase était tombé par terre et avait été pulvérisé ! À cet endroit, je pose d’habitude un bougeoir en porcelaine qui, lui, n'est jamais tombé une seule fois. J'ai ramassé les deux roses qui étaient à terre, parmi les débris de verre, et je les ai mises dans un autre vase, en cuivre cette fois. J’ai aussi décidé de ne pas y mettre d’eau. Pourtant, les deux roses ont séché assez vite, mais sans perdre leurs pétales, comme si elles s’étaient immortalisées ! Je n’en revenais pas ! Puis, une autre fois, j'ai mis un autre vase, avec deux fleurs à l’intérieur, à côté du vase en cuivre. En rentrant d’un rendez-vous, j’ai trouvé les deux vases par terre ! Je ne comprends rien à ce qui se passe. Pensez-vous que ces chutes d’objets soient dues aux vibrations de mon poste de radio ? Sinon, quelle peut en être la cause ? ».

Jacques Mandorla : « Qu’en pensez-vous ? »
Ranky : « Je n’ai trouvé aucune explication. Pour ma part, je pense que le poste de radio n’est en aucune façon responsable de la chute des vases. Si encore, cette personne avait d’énormes haut-parleurs de sono professionnelle, les vibrations des membranes pourraient éventuellement créer un souffle suffisamment fort pour faire chuter un objet pas trop lourd. Les explications, auxquelles on peut plutôt penser, sont de trois ordres. Soit l’étagère est située en plein courant d’air. Soit il s’agit de phénomènes de poltergeist, c’est-à-dire de déplacements d’objets sans action volontaire de la part de cette personne, mais plutôt liée à son inconscient. Soit l’explication reste à trouver ! ».

Jacques Mandorla : « Vous n’ignorez pas que j’ai proposé votre test dans mon livre « Croyez aux dons qui sont en vous ». Voici le sympathique témoignage que j’ai reçu de la part de monsieur B. Faupin habitant à Reims : « J’ai fait le test des fleurs séchées : voilà trois semaines aujourd’hui que j’ai acheté des roses rouges que j’ai mises dans un vase avec de l’eau, à côté de la photo. Les roses ont séché peu à peu et sont devenues marron. Mais aucune n’a perdu ses pétales. Maintenant, que dois-je faire ? Je n’ose pas les jeter à la poubelle ! ».
Ranky : « Encore une confirmation de plus ! ».