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04/12/2017

MA RENCONTRE AVEC RAYMOND RÉANT

 RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

Ma rencontre avec Raymond Réant, parapsychologue par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Raymond Réant (1928-1997) est né à Liévin dans le Pas-de-Calais. Élevé dans une famille protestante, il a été très tôt confronté aux phénomènes paranormaux car ses grands-parents maternels étaient médiums. Il a affirmé avoir vécu sa première expérience de voyage hors du corps le soir même de son anniversaire de 36 ans. Il s'est intéressé à la plupart des techniques paranormales : la psychométrie, la radiesthésie, l'influence à distance, le voyage hors du corps, les guérisons spirituelles,... Il enseignait toutes ces techniques dans son pavillon de Villeparisis (Seine-et-Marne). Il est décédé en 1997 à l'âge de 69 ans.

MA RENCONTRE

J'ai rencontré Raymond Réant en 1991, sur un stand que TF1 avait créé lors d'un Salon Porte de Versailles. Nous avions été invités par la chaîne afin de présenter nos livres respectifs. J'ai donc passé la journée avec lui, évoquant de nombreux sujets liés à la parapsychologie.

Nous nous sommes revus plusieurs fois ensuite afin que je l'interviewe : je passais alors du temps avec lui, dans son petit pavillon de Villeparisis.

Le personnage était très sympathique et d'un abord très facile mais surtout il était resté très simple... malgré les fortes ventes de ses livres, publiés dans les années 1980 (voir, plus loin sa bibliographie) : cela ne lui était jamais « monté à la tête ».

Un jour, il m'a fait une confidence étonnante. Alors que je lui disais qu'il était toujours optimiste et d'une égale humeur, il me confia : « Il n'y a qu'une chose qui m'a touchée : certains journalistes, dans leur interview, m'ont comparé à Séraphin Lampion, l'un des personnages de Tintin, un vendeur d'assurances casse-pieds et peu sympathique. Tout cela parce qu'on a la même petite moustache ! ».

Une expérience de psychométrie pour la recherche d'un trésor

La psychométrie, terme créé en 1885 aux États-Unis par le docteur Buchanan (du grec psukhé, âme et metron, mesure), désigne la capacité possédée par une personne de raconter l'histoire d'un objet, son origine et certains événements marquants de sa vie passée, uniquement en le prenant en mains et en se concentrant dessus.

Raymond Réant fut l’un des voyants français les plus sollicités par les scientifiques pour faire des expériences de psychométrie, parfois destinées à des recherches de trésors.

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Voici comment il m’a décrit sa méthode lors d’une interview qu’il m’avait accordée : « Pour parvenir à des résultats, je me concentre fortement sur l'objet à étudier et instantanément j'aperçois des images qui représentent les moments forts de la vie et de l'environnement de cet objet. J'explique ce phénomène en affirmant que les choses qui nous entourent ont, un peu comme les êtres humains, une mémoire dans laquelle s'impriment les faits essentiels dont elles sont les témoins involontaires et immobile. Ainsi, un jour, on m'a apporté une pierre provenant de la muraille d'un château féodal pour essayer de détecter la présence d'un trésor. J'ai capté des images d'un meurtre perpétré à l'aide d'un poignard et mettant en scène des gens vêtus comme au Moyen Age. Un peu plus tard, après recherche sur l'histoire du château, on découvrit qu'un crime avait bien eu lieu à cet endroit, plusieurs siècles auparavant. La pierre avait mémorisé comme un souvenir, ou peut-être comme un cauchemar, ce meurtre du passé et c'est cela que j'avais capté ! ».

Finalement, en plus de la révélation d’un crime commis dans le château, Raymond Réant a pu localiser une cache dans un mur, cache qui s’est hélas révélée vide : le trésor avait donc probablement été découvert, bien avant la réalisation de l’expérience de psychométrie !


Test scientifique réalisé avec Raymond Réant

Raymond Réant a été soumis, un jour, à une expérience étonnante, dirigée par le professeur François Saison, de l'université d'Orsay, expérience filmée et intitulée « La pierre ronde ».

Après avoir remis un fossile au voyant, le scientifique le laisse parler : « Je vois un coquillage : c'est une ammonite évidée, utilisée par des Indiens pour un usage religieux. J'entends une voix qui dit "salagraman" à l'instant même un prêtre loge, dans la cavité du coquillage enveloppé par le galet, un tout petit document portant des inscriptions que je ne comprends pas. Je vois un grand fleuve. En m'élevant très haut, je le reconnais comme étant le Gange, dans la découpe du territoire indien ».

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Voici, à l'issue de cette expérience, le commentaire du professeur François Saison : « J'ignorais absolument tout de cet objet, sauf son origine indienne. Après bien des recherches, à la suite du mot "salagraman" donné par monsieur Réant, j'ai eu la joie de découvrir ce mot, écrit avec une lettre en moins, à la page 323 du "Dictionnaire des religions" de l'Abbé Bertrand édité en 1851, à l'article "salagrama" : petite pierre extrêmement vénérée en Inde par les Brahmanes qui la considèrent comme une métamorphose de Vishnou. C'est une sorte de coquille pétrifiée dans le genre des ammonites. On la trouve dans la rivière Cassai, un des affluents du Gange. Cette pierre est cependant assez rare. Les Brahmanes, après l'avoir lavée, la portent sur l'autel et la parfument. Ensuite ils distribuent à leurs .fidèles un peu d'eau qui l'a touchée. il n'est rien de plus efficace pour obtenir la rémission de tous ses péchés que d'avoir de l'eau dans laquelle on a lavé une pierre salagrama ».

 

Testez vos capacités de psychométrie (test proposé par Raymond Réant)

Mesurez vos potentialités en psychométrie en demandant à des personnes de votre entourage de vous soumettre des objets "exotiques" (statuettes ou produits d'artisanat rapportés par des tiers d'un pays étranger) ou des objets personnels proposés par ceux qui assistent au test (montres anciennes, bijoux, vêtements...). Aucune information ne doit vous être donnée lors de la présentation des objets.

Puis prenez un objet en main : palpez-le, ressentez-le, imprégnez-vous en bien. Plus vous donnerez de détails sur l'objet (époque, origine géographique, description du propriétaire...), plus le test sera réussi.

Chers amis blogueurs, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires sur les résultats obtenus à : paranormal@orange.fr

 

BIBLIOGRAPHIE

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Parapsychologie pratique pour tous Éditions du Rocher (1982)

Pratiquez la parapsychologie Éditions du Rocher (1985)

La parapsychologie et l'invisible Éditions du Rocher (1986)

Prochain article : Ma rencontre avec Marc Schweizer, écrivain, nègre, libraire et éditeur par Ranky

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27/10/2017

MA RENCONTRE AVEC JEANNE MOREAU

 RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

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Ma rencontre avec Jeanne Moreau, actrice par Ranky

 

BIO EXPRESS

jeanne-moreau-destin-d-actrice.jpgJeanne Moreau est née le 23 janvier 1928. Elle est décédée le 31 juillet 2017 à l'âge de 89 ans. Actrice, elle a joué dans 135 films parmi lesquels : Les amants, Ascenseur pour l’échafaud, Modérato cantabile, Jules et Jim, Le journal d’une femme de chambre, Viva Maria avec Brigitte Bardot, La mariée était en noir… sous la direction des réalisateurs les plus prestigieux comme Joseph Losey, Luis Bunuel, François Truffaut, Bertrand Blier, Louis Malle, Wim Wenders, Fassbinder, Antonioni, Orson Welles….

Détentrice de nombreuses récompenses, elle est nommée César de la meilleure actrice pour le film La vieille qui marchait dans la mer qui sera suivi de deux autres César d’honneur en 1995 et en 2008, puis elle sera élue à l’Académie des beaux arts de l’Institut de France en 2000. l'Académie américaine des arts et des sciences du cinéma lui décerne un Oscar d'honneur en 1998.

 

MA RENCONTRE

Le tintamarre du métro était perturbant, presque insoutenable, et la chaleur moite pas du tout propices aux échanges verbaux, à l’introspection et encore moins à la rêverie. L’extrémité du wagon ressemblait à une petite alcôve, un endroit plus intimiste que la rame, pourtant seulement occupée de voyageurs clairsemés.

Je m’assis en face de la seule occupante de cet espace semblant privilégié, en face d’une dame un peu âgée, très belle, très peu maquillée, se tenant droite, parfaitement immobile, les deux mains sur un sac noir posé sur ses genoux.

Je la reconnus immédiatement et elle perçut cette évidence à la même seconde, me remerciant d’un regard du respect de ne pas l’importuner comme le font la plupart des gens en quémandant un autographe ou en l’abreuvant de banalité dérisoires et malvenues.

J’étais fasciné, non pas par son statut de star mondiale du cinéma, je n’ai d’ailleurs vu que fort peu d’œuvres où elle s’est produite, mais fasciné littéralement par la femme que j’avais devant moi, la puissance de sa personnalité et cette sorte d’abandon que je ressentis quand elle plongea son regard dans le mien. Elle me rendait heureux ! J’aurais pu m’interroger sur les raisons pour lesquelles elle m’attachait autant d’importance, moi qui suis petit, pas très beau, somme toute assez banal, mais non, j’étais heureux ! J’ai cru discerner qu’elle l’était aussi. Mais quand même, Jeanne Moreau ?!

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Nous avons dû faire ce joli voyage durant quatre ou cinq stations, nos regards plongés l’un dans l’autre. Et puis j’émergeais soudain. Je devais descendre à Maisons-Alfort-École vétérinaire, reprendre ma voiture pour rentrer chez moi.

Je me levais, me rapprochant un peu d’elle, en signe d’au revoir. Elle eut un mouvement des lèvres en continuant de me fixer dans les yeux, comme si elle me donnait un baiser.  Je me détachais de ce lien ineffable qui nous unissait et, une fois sur le quai, regardais le métro s’enfoncer sous le tunnel et disparaître à jamais. C'était quelques mois avant son décès.

Souvenir impérissable, Jeanne et moi, juste un petit quart d’heure, sans prononcer un mot, nous avons parlé d’Amour et d’Éternité.

                                                                                                         

BIBLIOGRAPHIE

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Destin d’actrice Stéphane Loisy et Jean-Luc Béjo. Éditions Carpentier.

 

 

 

 

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Jeanne Moreau l’insoumise Jean-Claude Moireau. Éditions Flammarion.

 

 

 

Éternelle Guy Deloeuvre. Éditions format Kindle.

 

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Jeanne Moreau chanteuse. DVD et Vinyls sur Amazon.

 

 

 

 

 

Prochain article : Ma rencontre avec Raymond Réant, parapsychologue par Jacques Mandorla

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14/10/2017

MA RENCONTRE AVEC BERNARD HEUVELMANS

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

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Ma rencontre avec Bernard Heuvelmans, cryptozoologue par Jacques Mandorla

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BIO EXPRESS

Bernard Heuvelmans est né en 1916 au Havre, d'un père belge et d'une mère hollandaise. Il est décédé au Vésinet le 22 août 2001, à l'âge de 88 ans. Il a fait ses études à l'Université libre de Bruxelles où il a obtenu, à 23 ans, le titre de docteur ès sciences zoologiques après la soutenance d'une thèse sur l'oryctérope (un fourmilier d'Afrique), dans laquelle il résolvait le mystère de sa dentition, tenue jusqu'alors pour inclassable et incompréhensible.

À partir de 1948, il est irrésistiblement attiré par l'énigme des animaux encore inconnus des scientifiques et dont l'existence repose sur des témoignages individuels, des légendes, des traces,...

En 1955, après plusieurs années de recherches, il publie "Sur la piste des bêtes ignorées", best-seller vendu à plus d'un million d'exemplaires dans ses diverses traductions et devenu un classique car il pose les bases d'une discipline scientifique nouvelle : la cryptozoologie, ou science des animaux cachés.

En 1960, il aide son compatriote et ami Hergé afin de réaliser son album de bandes dessinées "Tintin au Tibet", dans lequel apparaît le Yéti.

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L'ultime image de l'album d'Hergé "Tintin au Tibet" dont Heuvelmans fut le conseiller.

En 1982, des savants fondent à Washington, dans les locaux de la célèbre Smithsonian Institution, l'International Society of Cryptozoology dont Heuvelmans, « père » de cette discipline, a été élu président.

En 1997, à 81 ans, Heuvelmans s'est vu décerner, par l'Université de Hambourg, le Prix Gabriele-Peters de la science fantastique qui le sacre le « Brehm » (le Buffon allemand) du monde animal inconnu.

MA RENCONTRE

J'ai eu la plaisir et la chance de passer un après-midi avec Bernard Heuvelmans, dans sa maison du Vésinet, en banlieue parisienne. Il m'a reçu en présence de son épouse, le peintre animalier Alika Lindbergh. Il avait gentiment accepté que je l'interviewe pour la collection par fascicules de l'encyclopédie du paranormal FACTEUR X, dont j'étais le conseiller éditorial.

Pouvez-vous définir la cryptozoologie, cette nouvelle discipline que vous avez fondée ?

J'ai créé ce terme à la fin des années 1950 à partir de trois racines grecques : cryptos (caché), zoon (animal) et logos (discours). Pour moi, la cryptozoologie, c'est donc la science des animaux cachés, ceux dont l'existence ne repose que sur des preuves testimoniales (fondées sur des témoignages) ou circonstancielles (qui caractérisent la situation), parfois même sur des relevés de traces ou sur des restes présumés, autant de preuves jugées insuffisantes par d'aucuns.

Quand a commencé votre passion pour les animaux mystérieux?

En 1948, j'ai lu dans le Sarurday Evening Post un article dans lequel un chercheur américain, Ivan T. Sanderson, envisageait la survivance sur terre de descendants des dinosaures. J'ai d'abord cru que c'était un article de fiction, mais comme j'avais lu un autre livre de cet auteur sur ses différentes expéditions à la recherche d'animaux mystérieux, j'ai compris que l'article était sérieux. Dès lors, Sanderson, disparu en 1973, est devenu un ami avec lequel j'ai correspondu et échangé des idées pendant plusieurs décennies.

 

Que faut-il entendre par « animaux inconnus de l'Homme » ?

En réalité, très peu d'animaux sont vraiment inconnus de l'Homme. En effet, dans chaque contrée du monde, les indigènes connaissent en général toute la faune qui participe à leur environnement. Ainsi le gorille, dont le monde occidental n'a voulu admettre l'existence qu'en 1847, a toujours porté un nom dans tous les dialectes d'Afrique de l'Ouest et du Centre. D'ailleurs, il avait été décrit avec soin, dès le XVIIe siècle, par l'aventurier anglais Andrew Battell. Même le plus célèbre des fossiles vivants de notre temps, le cœlacanthe, décrit en 1939 par le professeur J. L. B. Smith, n'était pas du tout une découverte pour les pêcheurs des Comores qui le connaissaient pour l'avoir parfois attrapé au bout de leurs lignes. Or, pour la communauté scientifique mondiale, ce poisson à pattes était présumé disparu depuis 65 millions d'années !

Où peut-on avoir la chance de trouver des animaux encore inconnus ?

Mais dans tous les pays du monde ! Pour ma part, j'ai découvert, en France, sur l'île du Levant, une forme de chat tout à fait ignoré ! Les seules régions du globe où puissent vivre des êtres totalement inconnus sont, en fait, celles inhabitées par l'Homme, car inhabitables, voire impossibles à traverser : de rares immensités arides de glace, de rocailles ou de sable, quelques sommets montagneux inviolés et, bien entendu, les profondeurs océaniques. C'est pourquoi ces êtres sont rarement à notre portée.

Que pensez-vous des animaux sur lesquels ne circulent que des rumeurs vagues, des témoignages épars ou de simples légendes ?

Ce sont précisément ceux qui m'intéressent. Vous faites sans doute allusion à ces bêtes mystérieuses dont parlent les médias, non sans une pointe de dérision. Les plus célèbres ont été affublées de noms ridicules comme le « monstre du Loch Ness », « l'abominable homme des neige » ou le Bigfoot (grand pied) en Amérique du Nord. Mais en réalité, ce trio célèbre ne représente pas l'ensemble des bêtes inconnues : en 1986, j'ai dénombré environ 150 formes animales auxquelles doit s'intéresser la cryptozoologie.

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Les principales typologies de "serpents de mer" établies par Heuvelmans à partir de témoignages recueillis dans le monde entier.

Pourquoi a-t-on généralement tendance à qualifier ces bêtes inconnues d'abominables ou de monstres ?

C'est toujours par horreur de l'inconnu que l'Homme cherche à combler les zones d'ombre ou les franches lacunes de sa connaissance sur ces animaux. Nous empruntons généralement certains de leurs traits marquants à la mythologie dans lequel ils s'insèrent le plus commodément : voyez le Dragon, la Licorne, la Sirène, l'Ogre, le Loup-Garou... Ces traits sont parfois, hélas, d'une nature fantastique, voire surnaturelle. Moins nous en savons sur ces animaux - soit parce qu'ils ont été entrevus de manière fugitive du fait qu'ils sont aquatiques, nocturnes ou fouisseurs, soit parce qu'ils hantent des régions inhospitalières où l'Homme ne s'aventure guère, soit surtout parce qu'ils craignent celui-ci et le fuient - plus ils sont appelés à être mythifiés. Il est donc tout à fait naturel de voir ces animaux, peu ou mal connus, considérés comme des _monstres., des créatures d'exception. En fait, ce sont des animaux comme les autres.

Qui sont ces 150 animaux encore ignorés, mais dont l'existence a été signalée ?

Une bonne cinquantaine d'entre eux appartiennent au monde aquatique : baleine archaïque au cou encore délié, gros phoque à long cou ou à crinière léonine, lamantin géant, crocodile marin, anguilles géantes, calmar ou poulpe démesurés... Une centaine d'entre eux appartiennent au monde terrestre : marsupiaux, singes, ours, félins, rhinocéros, oiseaux, reptiles... Cet inventaire est nécessairement approximatif et provisoire. En effet, on découvre sans cesse de nouvelles espèces de taille appréciable. Ainsi, entre 1975 et 1995, on a découvert, entre autres, un pécari géant au Paraguay, un énorme requin inconnu, un gecko colossal en Nouvelle-Zélande et un autre en Iran, une baleine tueuse dans l'Antarctique, une espèce d'éléphant - de race pygmée - jusqu'à présent tenue pour légendaire, une nouvelle antilope au Vietnam, etc. Il ne se passe pas une année sans que l'on fasse des découvertes saisissantes !

Comment obtenir une preuve irréfutable de l'existence d'un animal inconnu ?

On me dit souvent qu'il existe deux types de preuves possibles : soit les photographies, soit la capture d'un spécimen. Mais il faut bien avouer que les photographies constituent des éléments peu fiables car la plupart sont truquées : en effet, vous imaginez bien qu'il est pratiquement impossible d'avoir son objectif braqué au bon endroit et au bon moment sur un animal inconnu ! Pour ce qui est de capturer un spécimen, on se heurte d'abord à un problème éthique : en effet, il n'est pas question pour moi de tuer un animal quel qu'il soit. De plus, je suis convaincu que l'on apprend beaucoup plus de choses en étudiant un animal vivant qu'en travaillant sur un cadavre. À ce titre, je préfère de loin les travaux de la regrettée Diane Fossey à ceux effectués sur des centaines de singes massacrés ou mis en cage. Cette grande scientifique nous a énormément appris sur les gorilles, simplement parce qu'elle vivait avec eux.

Parmi tous les animaux que vous avez étudiés, lequel est votre préféré ?

Mon animal favori, c'est incontestablement le gorille. Il représente à mes yeux la force tranquille, l'innocence, le paradis perdu. Et si l'homme est considéré comme supérieur à l'animal par l'intelligence, je ne suis pas sûr que l'homme moyen soit vraiment plus intelligent que le singe, le chat ou l'éléphant.

Pour conclure, comment voyez-vous l'avenir de la cryptozoologie ?

Tout d'abord, je tiens à préciser que cette discipline de la zoologie ne s'intéresse pas qu'aux « monstres » extraordinaires, mais aussi à des animaux qui n'ont rien de spectaculaire, comme une petite antilope du Liberia ou un oiseau coureur des îles Marquises. Ensuite, on peut affirmer que la cryptozoologie fait partie aujourd'hui de l'establishment scientifique. L'ennui, c'est qu'il existe des chercheurs se prétendant cryptozoologues qui travaillent dans la précipitation : ainsi, certains Américains et Japonais organisent des expéditions bâclées qui se soldent toutes par de graves déconvenues parce qu'ils ne suivent pas ma méthode avec toute la rigueur souhaitable. Cette méthode est pourtant très simple. Ele consiste, avant de se lancer sur la piste d'un animal, à rassembler sur lui toutes les informations possibles, à établir des fiches précises et des tableaux synoptiques, puis à en dresser un portrait-robot physique et comportemental : de quoi se nourrit l'animal, quelles sont ses réactions face à l'homme, etc. Ce n'est qu'après avoir esquissé ce portrait-robot qu'on peut partir en expédition. Et je peux vous assurer que, grâce à cette méthode, vous parviendrez à d'excellents résultats.

 

BIBLIOGRAPHIE

Sur la piste des bêtes ignorées – Éditions Plon – 1955

Le Grand Serpent de mer. Le problème zoologique et sa solution. Histoire des bêtes ignorées de la mer - Éditions Plon - 1965

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L'Homme de Néanderthal est toujours vivant (avec Boris Porchnev) – Éditions Plon - 1974

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Prochain article : Ma rencontre avec Jeanne Moreau, actrice, par Ranky

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30/09/2017

MA RECONTRE AVEC JACQUES BENVENISTE

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

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Ma rencontre avec Jacques Benveniste, médecin, inventeur de la mémoire de l'eau par Ranky

 

BIO EXPRESS

th.jpgJacques Benveniste est né le 12 mars 1935. Il est décédé le 3 octobre 2004, à l'âge de 69 ans. Ancien interne des hôpitaux de Paris, puis chef de clinique, cet homme faisait de la réanimation à une époque où cette spécialité balbutiait encore : comme quoi Jacques Benveniste a toujours été un novateur. C'est la recherche qui l'intéresse et qu'il pratique aux États-Unis au sein de la Scripp Clinic and Research Fondation où il découvre une nouvelle molécule. Cette découverte d'un facteur activateur des plaquettes sanguines le rend célèbre.

En 1973 il fait son entrée à l'INSERM et dirige des unités de recherche. Le ministre de la recherche Jean-Pierre Chevènement l'engage en tant que conseiller. Jacques Benveniste s'intéresse à l'allergie, sujet peu étudié et qui touche pourtant près de quinze millions d'individus. Il s'aperçoit alors, avec son équipe, que l'eau peut reproduire l'activité de molécules et ses écrits font hurler la communauté des biologistes.

En effet, ayant obtenu un produit déclenchant l'allergie, ce produit dilué ne devait plus,"normalement" générer un seul phénomène allergique. Extraordinaire découverte ! Alors que le produit tellement dilué a disparu de l'éprouvette, il continue à produire un effet. On peut donc observer une activité dans l'eau qui ne contient plus de molécule, comme si le liquide se souvenait  avoir vu cette molécule, d'où l'expression "la mémoire de l'eau". En fait, l'eau est moins importante que le message qu'y laissent les molécules.. C'est cela le terrain d'investigation de Jacques Benveniste.

Jusqu'à cette découverte violemment contestée, il était l'un des scientifiques français les plus écoutés. Il était devenu nobélisable.

À cause de ses recherches "bizaroïdes", Benveniste est relégué au rang de marginal. Du coup, ses budgets sont réduits, de même que ses locaux. Notre "illuminé" se retrouve dans une baraque préfabriquée où il pourra attendre sa retraite, en abandonnant la méthode expérimentale et sans perturber les fonctionnaires de la recherche par des découvertes "fumeuses".

JACQUES BENVENISTE, UN EMPÊCHEUR DE PENSER EN ROND.

Mais avec une équipe, elle aussi réduite, Jacques Benveniste continue ses recherches et découvre que l'activité de molécules complexes peut être effacée à l'aide d'un champ magnétique, exactement comme on peut effacer un son sur une bande magnétophone ou une image sur un DVD. De là à pouvoir transférer ces informations magnétiques d'une éprouvette à l'autre à l'aide d'un fil, il n'y a qu'un pas. Celui-ci est franchi et l'équipe Benveniste réussit à enregistrer cette activité sur un ordinateur, car ces molécules ou leur "mémoire", communiquent si elles possèdent la même vibration. Voici donc, peut-être, un médicament anti-allergique qui pourra être administré à partir d'une carte à puce, par téléphone ou par tout autre moyen sonore. Cette invention pourrait bien ouvrir la porte à une médication numérique.

MA RENCONTRE

Moi,  simple illusionniste, je n'ai pas à juger de la réalité ou non de ces découvertes.  Je n'en ai pas la capacité, n'ayant aucune formation scientifique. Mais cet homme ne méritait pas d'être mis au banc des accusés, vilipendé, rabroué, insulté : tout cela a sans doute contribué à précipiter son décès. Certains scientifiques sont souvent aptes à préserver la vie, mais ils sont aussi capables de provoquer la mort, même sans l'intention de la donner. C'est mon opinion.

Jacques Benveniste dessiné par Patrice Serres.

JACQUES BENVENISTE 1935-2005.jpgJ'ai rencontré Jacques Benveniste, pour la première fois, grâce à Jean-Yves Casgha qui nous avait invités à son mariage, en compagnie de nombreux journalistes dont Eric Bony, Fabien et Fabienne Bleuze, Mireille Dumas et diverses personnalités.

Il y avait beaucoup de monde dans les jardins de la maison de Jean-Yves et je me souviens très bien qu'un groupe d'une dizaine de personnes s'était formé autour de moi car Jacques Benveniste m'avait demandé de lui faire un tour de magie. J'avais alors sorti de ma poche un cadenas à code secret à quatre chiffres et ayant accroché à celui-ci deux bagues prêtées par des spectateurs, j'avais brouillé la combinaison en annonçant que subitement j'étais très ennuyé car je ne me souvenais plus de cette combinaison. Ces deux bijoux risquaient donc de ne plus jamais sortir du cadenas ! Tout le monde était dépité et déçu que je rate ainsi ma prestation de magicien, pourtant de bonne notoriété.

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- "À moins, dis-je, que l'on ne force le hasard".

Je confiai donc le cadenas à Jacques Benveniste, à charge pour lui de composer quatre chiffres sortant de son imagination et de tenter d'ouvrir ce maudit cadenas. Ce qu'il fit consciencieusement, mais le cadenas resta fermé.

- "On va tenter autre chose, Jacques : demandez à quatre personnes de vous donner chacune un chiffre, que vous composerez à chaque fois. Mais franchement ça m'étonnerait que ça marche !"

Quatre personnes ont alors donné chacune un chiffre au hasard et, une fois le code rentré, Jacques tira sur l'anse du cadenas qui s'ouvrit "miraculeusement" sous les applaudissements de la "foule" ! Et Jacques Benveniste, avec un regard d'enfant, s'exclama : "C'est plus fort que la mémoire de l'eau !"

Quel joli souvenir. Je m'en souviens encore comme si c'était hier. J'ai rencontré ensuite Jacques Benveniste à différentes reprises et, sous son air parfois taciturne et même un peu bourru à moins que ce ne soit timide, il cachait une sensibilité incroyable. Tous ses amis le savaient, qui lui ont d'ailleurs rendu un hommage émouvant dans le numéro 102 du magazine "Science-Frontières" de décembre 2004 qui lui est entièrement consacré et dans lequel on retrouve la retranscription d'une interview pour la télévision, réalisée par Claude Rauber avec des entretiens de Cathy Nivez où il concluait par une phrase qui ne cesse de m'interpeller : "L'homme est ce qu'il fait, il n'est ni ce qu'il dit, ni ce qu'il croit... Il est ce qu'il fait..."

 BIBLIOGRAPHIE

514ENH7998L._AC_US218_.jpgMa vérité sur "La mémoire de l'eau", Jacques Benveniste. Éditions Albin Michel, 1994. Préface de Brian David Josephson, prix Nobel de physique.

Un cas de censure dans la Science : l’affaire de la mémoire de l’eau. Michel Schiff. Éditions Albin Michel, 1994.

Savants maudits, Chercheurs exclus, tome 2. Pierre Lance. Éditions Guy Trédaniel, 2005.

L'âme des molécules : une histoire de la "mémoire de l'eau" Francis Beauvais. Éditions Lulu Press, 2007.

Prochain article : Ma rencontre avec Bernard Heuvelmans, cryptozoologue, par Jacques Mandorla

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MA RENCONTRE AVEC GROCK

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

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Ma rencontre avec GROCK, clown par Ranky

 

BIO EXPRESS

th.jpgGrock, clown musical est né le 10 Janvier 1880 en Suisse. Il décède le 14 Juillet 1959 en Italie. Tour à tour professeur de français, ouvrier dans une fabrique d’instruments de musique, caissier dans un cirque, accordeur de piano, il fait ses débuts d’artiste avec le clown Brick. Leur duo se nomme tout naturellement “Brick et Brock”. Mais pour ne pas tomber dans la facilité, il change le nom Brock en Grock. Grock obtient le succès avec tout ce qu’il touche. Ses numéros connaissent le triomphe. En 1914, “L’Olympia” est au bord de la faillite. Il est engagé, le succès est immédiat, “L’Olympia” est sauvé. Le musicien Léon Silbermann souhaite une association commerciale et artistique avec Grock. Affaire conclue : une maison d’édition “L. Silbermann and Grock” est fondée pour laquelle Grock écrira 2 500 chansons. Grock participe à des tournées mondiales. Partout son extraordinaire talent est reconnu : Grande-Bretagne, Italie, France, Allemagne, Hollande, Russie, Amérique... Il parlait couramment six langues, jouait de 24 instruments. Il était également sourcier-radiesthésiste et aussi inventeur. Il a fait construire une scène de cirque tournante de 9 mètres de diamètre qu’il installait dans son chapiteau à quatre mâts de 4 500 places et qui permettait de voir les attractions de tous les côtés à la fois.

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Grock est l’inventeur de numéros célèbres comme le “saut de la chaise” qui consistait à se tenir debout dans une chaise percée et, par un saut, il se retrouvait instantanément assis sur le dossier, le pied droit sur le bord de cette chaise et la jambe gauche sur le genou droit, tout en jouant d’un minuscule accordéon. On lui doit aussi le fameux gag, repris par de nombreux humoristes, du pianiste se mettant à son instrument et s’apercevant que ses bras sont trop courts pour accéder au clavier, le siège étant éloigné de l’instrument, tente de pousser le piano vers le siège au lieu de rapprocher le siège vers le piano.

th-7.jpgIl a eu l’idée de l’accordéon à touches-piano construit par la société Hohner et mis au point une machine à mélanger les cartes à jouer, ainsi que bien d’autres inventions, toutes à l’image d’un homme de génie.  

MA RENCONTRE

Grock, en tournée à Berck, vint à la boutique où je travaillais porter ses montres à réparer. Touché par mon dynamisme et l’admiration que je lui portais, l'homme m’avoua qu’avant de devenir artiste de cirque, il avait failli devenir horloger ! Je n’étais pas peu fier lorsque qu’il demanda à mon patron, Marc Duplessis qui tenait boutique au numéro 50 de la rue Carnot à Berck-Plage, de confier le travail à l’apprenti que j’étais ! "Avant que votre excellent jeune ouvrier n’abandonne l’horlogerie pour devenir artiste !", lança Grock, la bouche fendue jusqu’aux oreilles (Grock était-il aussi un visionnaire ?). Mais quelle émotion lorsque cet immense clown, me fixant droit dans les yeux, m’octroie, rien que pour moi, son extraordinaire et célèbre :”sans bla-a-a-gue” avec cette voix grave et profonde qui faisait trembler tous les chapiteaux.

BIBLIOGRAPHIE

Sans blague! Ma carrière de clown Editions Flammarion 1948.

th-8.jpgMa vie de clown - Sans bla-a-a-gue ! Editions Pierre Horay 1954.

Grock raconté par Grock Editions Victor Attinger 1931

Grock raconté par Grock, Editions du Pré-Carré, Porrentruy (Suisse) 1980

Max Van Embden, J'étais l'ombre d'un clown - L'Album de Grock, Les Cahiers du cirque, Éditions de la Gardine, Sorvilier (Suisse), 1996 (ISBN 2882000138)

Plusieurs disques de ses chansons sont produits par la Société ODEON.

th-4.jpgGrock est acteur dans une dizaine de films et notamment  dans : AU REVOIR MONSIEUR GROCK (1950) du réalisateur Pierre Billon, avec une très belle distribution des rôles, notamment Suzy Prim, Maurice Régamey, Georges Chamarat de la comédie française, une musique de Henri Sauguet et… Grock. On reconnaît, dans la multitude de figurants jouant le rôle de spectateurs assistant au numéro final de Grock, des comédiens devenus ensuite célèbres tels Gil Delamare et Louis de Funès.

Prochain article : Ma rencontre avec Jean-Louis Crozier, radiesthésiste, par Jacques Mandorla

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MA RENCONTRE AVEC JEAN-LOUIS CROZIER

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.

Ma rencontre avec Jean-Louis Crozier, radiesthésiste par Jacques Mandorla

 

BIO EXPRESS

Jean-Louis Crozier est né en 1944. Il est décédé le 31 décembre 2008. La journée, il  exerçait son métier de magnétiseur dans son cabinet à Aubenas (Ardèche). Le soir (et souvent la nuit !), en tant que radiesthésiste, il aidait bénévolement les enquêteurs (Gendarmerie, Police ou Pompiers) afin de leur permettre de retrouver des personnes disparues, au moyen de son pendule.

Son grand-père paternel était sourcier et l'avait initié, chaque année pendant les vacances scolaires d'été, à la recherche de sources dans les environs du petit village ardéchois de Flaviac. Il a ainsi débuté la radiesthésie... à l'âge de 5 ans ! Et sa mère soignait les brûlures par conjuration. Il était donc né sous une double bonne étoile.

Aujourd'hui, sa fille Stéphanie a repris le cabinet d'Aubenas où elle pratique professionnellement magnétisme et radiesthésie.

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Jean-Louis Crozier dans son cabinet d'Aubenas, en pleine recherche d'un disparu (photo Jacques Mandorla)

MA RENCONTRE

 En 1989, j'ai appelé Jean-Louis Crozier pour lui demander s'il acceptait de collaborer au livre que je commençait à écrire, intitulé "ABC de la radiesthésie". Il était d'accord mais il m'avoua qu'il n'avait pas de temps disponible. Je lui ai donc fait la proposition suivante : " À la fin de chacun des chapitres, je vous laisse carte blanche pour vous exprimer, même si vous n'êtes pas d'accord avec moi. De plus, je consacrerai un chapitre entier à vos recherches de disparus ".

C'était parti ! Quelques semaines plus tard, j'ai passé plusieurs jours chez lui à Aubenas. j'ai alors découvert quelqu'un de très modeste, toujours à l'écoute. On a d'abord parlé de son métier de magnétiseur : il consultait en direct dans son cabinet, mais il "soignait" aussi sur photo à distance, ce qui est plus plus étonnant ! 

Mais c'est son côté "chercheur de disparus" qui m'a le plus intrigué. Comment faisait-il pour réussir à aider les enquêteurs, simplement en faisant balancer son pendule au-dessus d'une photo (" Je préfère quand elle est en noir et blanc, j'obtiens de meilleurs résultats ! " me disait-il), tout en restant tranquillement chez lui à Aubenas : en effet, il n'avait pas besoin d'aller sur le terrain. Quand il m'a appris que, depuis son premier cas de disparu en 1960, il notait tout dans de petits cahiers d'écolier, j'ai demandé à les étudier. À l'intérieur : des centaines de recherches, très bien présentées : " Nom de la personne - Date de disparition - Nom de l'enquêteur qui l'a contacté - Dernier endroit où a été vue la personne disparue". Puis suivaient d'autres colonnes où il indiquait ses hypothèses : "Personne morte ou vivante - Lieu précis où chercher la personne - Conclusion fournie par l'enquêteur ".

Sa notoriété a véritablement "explosé" en 1974 quand le journaliste Georges de Caunes (le père de l'animateur Antoine de Caunes) l'a invité dans son émission "Le coeur et la raison'" sur Radio Monte Carlo. Dans les jours qui ont suivi, la station a reçu des milliers d'appels d'auditeurs venant de toute la France et demandant des consultations en magnétisme ou en radiesthésie ! "Ma carrière professionnelle venait de débuter !".

Au total, entre 1960 et 2008, Jean-Louis Crozier aura travaillé sur 1 200 cas de personnes disparues (soit, en moyenne, une recherche tous les 15 jours) dont 400 ont été résolus, à ce jour, par les enquêteurs. Sur ces 400 personnes retrouvées, 270 (soit les 2/3) l'ont été à l'endroit exact indiqué par lui ! Et ces 270 personnes ont toutes été trouvées dans l'état ("Mort ou vivant") qu'il avait précisé : 100% de réussite !

Pour faire ses recherches, Jean-Louis Crozier a créé un pendule personnel, réalisé par un artisan de la région. Ce pendule en laiton se distingue des autres pendules par son poids élevé (100 g), sa longue pointe (5 cm) et sa très courte chaîne : "La longue pointe me permet d'être le plus précis possible sur les cartes IGN au 1/25 000e sur lesquelles je travaille".

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Dessin du pendule personnel de Jean-Louis Crozier

J'ai, un jour, demandé à Jean-Louis Crozier ce qu'il ressent lors d'une recherche de disparus. Voici sa réponse : "Lorsque je recherche un disparu, je deviens une sorte de radar ! Je m'explique : j'ai l'impression que j'émets des ondes mentales à 360 degrés, donc dans toutes les directions. Comme je travaille à partir d'une photo sur laquelle je pose ma main gauche, je pense que les ondes que je diffuse sont chargées de celles de la personne recherchée, dont on pourrait dire que j'ai détecté la longueur d'onde spécifique. À un certain moment de mon travail, j'approche du disparu sur la carte d'état-major : je reçois alors un écho en retour. J'ai retrouvé la personne. Mon « radar » personnel a fonctionné et j'ai perçu le « bip » caractéristique. Mais si, sur un vrai radar, le bip est sonore, dans mon cas il est visuel : c'est le moment où le pendule tourne. En ce qui concerne les échos de personnes mortes qu'on me demande de trouver, j'ai constaté qu'ils étaient de puissance différente: les meilleurs échos sont, pour moi, ceux qui proviennent d'un disparu se trouvant sous l'eau. J'ai coutume de dire que l'eau est « porteuse » d'échos. Puis viennent les échos de personnes sur terre et enfin ceux de gens enterrés. Dans ce cas, l'écho m'apparaît étouffé".

TESTS AVEC LE PROFESSEUR YVES ROCARD (1903-1992)
radiesthésie,pendule,Crozier,Rocard,Chauvin,disparus,magnétisme,police,gendarmerieLe lundi 18 juin 1990, alors que Jean-Louis Crozier était de passage à Paris (il était invité, le soir même, dans l'émission "Stars 90" de Michel Drucker), je l'ai emmené le matin chez le célèbre physicien Yves Rocard. Ce dernier lui a alors fait subir plusieurs expériences destinées à évaluer ses capacités radiesthésiques : ce que le professeur appelle le test de la sensibilité sourcière. Il s'agit de savoir au bout de combien d'oscillations un pendule, tenu par le professeur Rocard, se mettra à tourner pendant que le sujet à tester pose sa main droite verticalement, les doigts vers le haut, sur l'arcade sourcilière gauche du professeur. Eh bien, le pendule quitta ses oscillations longitudinales au bout de 11 balancements, pour se mettre alors à tourner dans le sens anti-horaire. Conclusions du professeur Yves Rocard : « Jean-Louis Crozier est un magnétiseur confortablement doué, possédant beaucoup de magnétite dans les articulations des doigts ». Il faut noter que, chez le "commun des mortels", la moyenne des balancements se situe, selon le professeur Yves Rocard, entre 25 et 30.

BIBLIOGRAPHIE

L'homme du dernier espoir Éditions Tchou 1984.

L'énergie au bout des mains Éditions Grancher 1994

ABC de la radiesthésie (co-écrit avec Jacques Mandorla) - Éditions Grancher 1991 - Ouvrage réédité et enrichi en 2014 - 316 pages - 82 illustrations

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Préface de l'ABC de la radiesthésie par le Professeur Rémy CHAUVIN (1913-2009)

radiesthésie,pendule,Crozier,Rocard,Chauvin,disparus,magnétisme,police,gendarmerie" Je viens de lire l'ABC de la radiesthésie de Jacques Mandorla, écrit en collaboration avec Jean-Louis Crozier et franchement, je suis surpris, agréablement. Je m'attendais au pire, ayant lu je ne sais combien d'ouvrages similaires (quand je dis lu : au bout d'un quart d'heure, l'ouvrage vous tombe des mains). Or, j'ai affaire à un travail très clairement rédigé, précédé d'un historique bien construit et par-dessus le marché animé d'un scepticisme de bon aloi. Qu'on m'entende bien : je ne mets pas en doute les capacités vraiment étonnantes de certaines personnes, qu'elles s'intitulent voyantes ou radiesthésistes; au contraire, j'ai eu des exemples personnels qui m'ont convaincu. Mais ce dont je doute fort, ce qui m'irrite comme tout scientifique, ce sont les théories plus folles les unes que les autres et les « appareils de mesure » ou prétendus tels, qui visent à accroître la capacité paranormale de celui qui les emploie. Quand j'entends parler d'ondes, c'est tout juste si je ne sortirais pas mon revolver ... si j'en avais un. Avouons plutôt que les faits existent et que nous n'y comprenons rien. La grande difficulté dans l'étude du paranormal c'est l'absence, justement, d'une théorie : la physique et la biologie sont trop jeunes encore, sans doute. Rien ne sert donc d'employer des termes savants empruntés à la physique alors qu'il ne s'agit manifestement de rien de tel. Dans le chapitre qui est consacré à l'un des personnages les plus étonnants de cette époque (Jean-Louis Crozier), nous sommes sur un terrain plus solide. Le point intéressant, c'est non seulement la faculté qu'a notre sujet de retrouver des personnes disparues, à l'aide de la prospection sur carte, mais aussi le fait qu'il se prête avec la meilleure grâce du monde à l'expérimentation. Je retiens tout particulièrement l'expérience du « faux disparu» tentée avec la télévision, en présence d'un huissier, et l'expérience dite « du jeu de la bataille navale» que Crozier gagne à distance. D'ailleurs, ce qui est rare c'est la complaisance avec laquelle Crozier se prête aux desiderata des scientifiques, ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde. Nous tenons en lui « un grand sujet » comme il en apparaît bien rarement. Espérons que nous saurons en profiter. Quant à l'explication... Encore une fois, Crozier semble faire à peu près n'importe quoi à distance et peu importe cette distance. Quel dommage que nous n'ayons pas même une tentative d'explication ! Sauf peut-être ce que m'a dit un de mes amis, scientifique de haut renom, qui lui aussi fait couramment de la vision à distance. Je lui demandais : « Mais quand vous suivez tel ou tel sujet à distance, cela est incompréhensible, puisque votre corps reste loin de lui ! ». « Eh! me répondit-il, je ne me déplace pas, ni en corps ni en esprit : c'est le temps et l'espace qui sont momentanément annulés ».

Prochain article : Ma rencontre avec Jacques Benveniste, médecin, inventeur de la mémoire de l'eau, par Ranky

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