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28/01/2018

MA RENCONTRE AVEC BILLY BRIDGE

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.


Ma rencontre avec Billy Bridge, chanteur et compositeur par Ranky

 BIO EXPRESS

BILLY BRIDGE.jpgBilly Bridge, de son vrai nom Jean-Marc Brige, est né à Cherbourg le 17 décembre 1945. C'est le chanteur qui importe en France le madison, une danse américaine, ce qui lui apporte un gros succès avec des titres comme le "Grand M", "Madison flirt" et qui lui vaut le surnom de "Petit prince du madison" et un passage à l'Olympia Bruno Coquatrix en 1962. Malgré son grand talent, il connaît  plusieurs passages à vide qu'il tente de combler en s'essayant sous divers pseudonymes : Michel Sorel, Black Swan sous lequel il vendra plus d'un million d'exemplaires d'un disque intitulé "Echoes and rainbows".

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Pendant ses traversées du désert, il écrit des chansons pour d'autres chanteurs : Dick Rivers, Stone, Karen Chéryl, Cliff Richard, Philippe Lavil...

 

 

 

 

 

 

 

En partant du haut de la photo SALUT LES COPAINS, Billy Bridge se trouve à l'extrémité droite du 3ème rang (Photo Jean-Marie Périer)

 MA RENCONTRE

Dans les années 1980-90, notre spectacle "Fantastic-Horror-Show" était demandé partout, en  France, en Suisse et en Italie. L'engouement pour ce spectacle d'horreur était incroyable et les discothèques faisaient salle comble. Notre programme multipliait par deux, et souvent plus, les entrées de ces établissements de nuit.

Avec Blondine, mon épouse et partenaire sur scène, nous avions pris l'habitude, après chacune de nos prestations, de nous rendre au bar. Le public adorait cette façon de nous rencontrer, en toute convivialité afin de parler, bien sûr, de notre show mais aussi de tout et de rien. La plupart des autres artistes étaient intouchables. Leur passage en scène terminé, ils disparaissaient. Notre contact amical avec le public nous apportait beaucoup de plaisir et, de plus, les directions de discothèques appréciaient cette façon de satisfaire encore plus leur clientèle. Le chiffre d'affaires du bar augmentait et tout le monde était heureux.

 Depuis de nombreux mois, une situation étrange apparaissait à chaque représentation, dans pratiquement toutes les "boîtes" de la région parisienne où nous travaillions. Dès le début de chacune de nos prestations, un homme à l'allure jeune s'installait en bout de bar faisant face à la scène (ou si le bar était trop éloigné, se tenait debout, seul, parmi les spectateurs assis), approximativement toujours à une même distance, semblant lui permettre une observation confortable de notre show.

Notre spectacle terminé, le mystérieux jeune homme s'arrangeait toujours pour se retrouver près de nous. Au début, il était muré dans un silence que je considérais dû à une timidité. Et puis, un soir, il me demande de l'appeler par son prénom : Jean-Marc. J'apprends, par des clients, qu'il s'agit de Billy Bridge. Alors, je lui donne le mien : François. Il semble très content et me souffle d'une voix presque imperceptible :

- À la semaine prochaine au "Tango".

- Non, non, lui dis-je, pas au "Tango".

Je ne connais pas la raison pour laquelle j'avais prononcé cette phrase. Une fois de plus, j'avais été poussé, ainsi que cela m'arrive souvent, à donner une réponse sans rapport avec la conversation. Et ma phrase incongrue se révéla être une sorte de prédiction. Comme prévu, je donnais bien mon spectacle au "Tango" et Jean-Marc était absent !

Pour la bonne compréhension de cette rencontre Extra-Ordinaire, je me dois d'expliquer à mes lecteurs cette faculté particulière que d'aucuns appellent "paranormale" et qui m'est donnée, depuis ma plus tendre enfance, de lancer des phrases spontanément, hors contexte, déjantées, toujours incompréhensibles sur le moment, mais qui s'avèrent chaque fois d'une prodigieuse exactitude quant à leur ressemblance avec un don de voyance. De cette faculté est née ma prédilection pour l'étude du "paranormal". Je ne sais pas comment cela fonctionne. Je n'utilise aucune des techniques habituellement en vogue parmi les voyants : tarot, marc de café, travail sur photo, écriture automatique, etc... Je ne pose jamais aucune question. Simplement, comme une obligation, je lance des affirmations ressemblant quelquefois à des imbécillités, telles qu'elles pourraient me faire ranger dans la catégorie des pathologies psychiatriques... Et ça fonctionne ! Des centaines de personnes pourraient en témoigner.

Billy Bridge s'était aperçu de cette faculté. Et moi, je m'étais aperçu que les questions de Billy Bridge, qui me semblaient anodines, étaient très importantes pour lui, car sans que je le sache, elles contenaient toujours la réponse exacte de ce qu'il voulait savoir. D'où sa fidélité à assister à mes divers shows. Alors, une belle amitié avait fini par s'installer entre nous. Jean-Marc m'attribuait des pouvoirs que j'avais du mal à admettre, mais dont j'étais obligé de reconnaitre la réalité. Il me confiait ses problèmes les plus intimes, ses doutes sur la continuité de son intrusion dans le monde de la musique, ses crises d'angoisse.

Une nostalgie le poussait à donner des soirées-chansons en milieu très restreint, c'est-dire devant quelques spectateurs seulement, sans bande-son qui aurait pu mettre en valeur sa notoriété passée, simplement avec une guitare sèche dont il extrayait quelques accords, sans plus. Il sombrait doucement dans une dépression terrible. Un problème physique était venu augmenter ses angoisses. Il s'était mis à perdre ses cheveux par plaques. Une fois de plus, il m'avait demandé la solution pour enrayer cette catastrophe. Et, une fois de plus, je lui avais répondu n'importe quoi. Sachant qu'il n'existe que quelques médicaments et un grand nombre d'astuces, plus ou moins sérieuses, pour soigner l'alopécie, astuces que Jean-Marc avait d'ailleurs essayées sans aucun succès. Je me rappelle avoir alors prononcé cette phrase, en éclatant de rire : "Les cheveux c'est comme les poireaux, il n'y a pas d'autre solution que de les repiquer pour que ça pousse bien". Et mon n'importe quoi, après divers essais infructueux proposés par des médecins, s'était mis à fonctionner. Il retrouvait doucement ses cheveux grâce à des implants. Il me téléphonait tous les jours pour me remercier. C'est Jean-Marc qui me raconta, un soir, que ma blague des "poireaux" lui avait donné l'idée des implants capillaires qu'aucun médecin ne lui avait jamais proposés !

Je ne me souviens plus de la date exacte de ma dernière rencontre avec cet artiste, tellement sensible que je l'avais classé dans ma tête comme maudit, à l'instar des poètes Rimbaud, Verlaine, des peintres Modigliani, Van Gogh, des chanteurs Léo Ferré, Édith Piaf...

Elle a eu lieu dans un club privé, à Versailles. Devant une quarantaine de spectateurs, ma femme et moi devions passer en ouverture de programme et Billy Bridge ensuite, en tant que vedette. Mais il m'était arrivé une chose incompréhensible : j'avais oublié chez-moi un élément indispensable à la réalisation de notre show. Billy Bridge m'avait alors proposé spontanément de faire une première partie de façon à ce que je puisse récupérer cet élément. J'avais donc fait le parcours, de nuit, Versailles-Bonneuil-sur-Marne, aller et retour, soit environ 70 kilomètres, à une vitesse folle.
J'ai donc pu assurer ma prestation et Billy Bridge est revenu ensuite faire une deuxième partie, en vedette comme prévu. Le succès de cette soirée mémorable est inoubliable, toute empreinte d'une amitié qui avait envahi notre coeur et, comme par une sorte de contagion, celui de tous les spectateurs.

Je n'ai plus jamais revu Jean-Marc. Il ne m'a plus jamais téléphoné. J'ai moi-même appelé son numéro privé. Une dame très douce, très gentille, (sa compagne ? sa femme ? ) m'a appris son décès...

Jean-Marc Brige, alias Billy Bridge, est décédé le 21 novembre 1994 (la cause est incertaine : crise cardiaque ? maladie ?) alors qu'il allait avoir 49 ans seulement. Il repose au cimetière de Bagneux dans la 53ème division.

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Prochain article : Ma rencontre avec Michel Klein, docteur vétérinaire par Jacques Mandorla

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