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11/01/2018

MA RENCONTRE AVEC MARC SCHWEIZER

RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Cette série d'articles vous est proposée par les deux créateurs de ce blog Paranormal : Ranky et Jacques Mandorla. Tous deux ont eu la chance, au cours de leur carrière respective, de rencontrer des personnages hors du commun.


Ma rencontre avec Marc Schweizer, écrivain, nègre, libraire et éditeur par Ranky

 BIO EXPRESS

 Pierre+Gene%CC%80ve+.jpegMarc Schweizer est né le 22 novembre 1931 à Monaco de parents Suisses-Allemands demeurant à Nice. Son père, Emil Benz, douanier, est originaire de Leibstadt (Argovie) et sa mère, Elfried Höhener, de Thal Saint Gall. Il nous a quittés le 3 août 2017 à l'âge de 85 ans.

Sa famille regagne la Suisse en 1936 et s'installe à Genthod dans la banlieue de Genève. Le gamin dénommé Kurt-Emile Höhener (d'après l'acte de naissance de l'état civil de Monte Carlo) porte dorénavant le patronyme de son père : Benz, afin de respecter la coutume helvétique.

Benz est inscrit à l'école primaire de Genthod où son maître est Henri Baumard qui est aussi un  très célèbre animateur de radio Suisse Romande pour ses émissions destinées aux enfants, sous le pseudonyme de "Oncle Henri".

Oncle Henri" au cours d'une émission.

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MARC SCHWEIZER ET SES RENCONTRES EXTRA-ORDINAIRES

Ses parents se séparent et Marc est alors bourlingué de pension en pension où il aura pour condisciples, Luc Godard, futur cinéaste, le frère de ce dernier, futur médecin renommé, Philippe Zeller, futur colonel de l'armée suisse, Roland Dufour, futur psychiatre, Christophe Baroni, futur philosophe et écrivain, et encore bien d'autres personnages devenus célèbres.
En 1950 Marc Schweizer quitte subitement le collège Calvin et se met en tête de monter à Paris, à vélo. Arrivé après plusieurs jours de voyage, il parvient à vivre plusieurs mois au quartier Latin, d'amour, peut-être aussi d'eau fraîche, mais surtout de vin rouge et de poésie. Il fait la connaissance de Jacques Arnal, Isidore Isou, Galtier Boissière, Blaise Cendrars, Jacques Yonnet, avec lesquels il refait le monde.
Subitement, à nouveau, sac à dos, il se remet à bourlinguer à travers la France, la Belgique, la Hollande, en auto-stop quand ce n'est pas en moto-stop puis de retour encore une fois à Paris, il envisage après quelques jours de regagner Genève, sans le moindre sou en poche, au point de ne même pas pouvoir reprendre son vélo, déposé à la gare de Lyon lors de sa première escapade dans la capitale.
En Suisse, il se met à travailler et c'est ainsi qu'il devient employé successivement chez Coca Cola, dans les usines de scooter Vespa ou aux éditions littéraires "Connaître". Dans chaque établissement, il reçoit des propositions d'avancement, des plans de carrière mais il reprend, sac à dos, ses pérégrinations, cette fois-ci, à travers le monde où il travaillera ici ou là.
UNE PLUME ALIMENTAIRE
En 1959 Marc Schweizer rencontre Jean Bruce qui lui conseille d'écrire des romans policiers et d'espionnage. Principalement sous le pseudonyme de Pierre Genève, il en écrira plus de cinquante, ce qui ne l'empêche pas de publier parallèlement d'autres  livres de commande, policiers et érotiques, sous près de trente pseudonymes différents !
Marc dirige pendant dix années la Société Euredif dont il deviendra le principal actionnaire en 1977. Puis il vend toutes ses parts et se trouvant ainsi un peu fortuné, il reprend sa vie de bohème.
IL SE REMET A FAIRE CE QU'IL A ENVIE DE FAIRE ET RIEN D'AUTRE
Il est marchand de journaux et libraire à Montparnasse de 1981 à 1987. L'enseigne de sa boutique est "Les Muses de Parnasse".

Il revendique sa qualité de "nègre" et se fait rémunérer pour écrire à leur place les livres de gens connus. Et il y a beaucoup de travail car, en France, 60% des livres publiés sont écrits par des "nègres".

Marc Schweizer, alias Pierre Genève, est aussi rédacteur en chef de nombreuses publications, directeur de collections chez de grands éditeurs comme les Presses de la Cité.

1990, le paranormal est à la mode. La télévision traite abondamment et sans beaucoup de discernement, des sciences occultes, des sectes, des médecines parallèles. Alors  Marc crée une revue : "Science et Magie" qui connaîtra son prolongement sur Internet : www.science-et-magie.com

Plus de 200 ouvrages de Marc Schweizer sont publiés sous environ trente pseudonymes différents dont voici quelques-uns : Marc Schweizer - Pierre Genève - Marino Zermac - Hugo Prince - Perry Blackton - Serge Laurac - Rejeb ben Sahli...

MA RENCONTRE

Il existe des personnages dont le contact me rend subitement plus intelligent, je veux dire moins bête, des personnages qui déclenchent chez-moi des phénomènes incontrôlables, inexpliqués. Marc Schweitzer, ce grand bonhomme pour qui j’éprouve une amitié admirative sans limite, fait partie de ceux-là.

J'ai eu la chance de rencontrer Marc Schweizer lors d’une réunion "déjeunatoire", organisée en juin 2007 au domicile parisien de Marc par Jacques Mandorla, qui l'avait connu dans les années 1990 grâce au magnétiseur Jacques Montagner.

Marc est écrivain, poète, encyclopédie vivante, artiste universel mais, pour l’heure, il s’affaire près de ses fourneaux où il se révèle une fois encore d’une inspiration que ne renieraient pas les plus grands chefs. C’est qu’il a à coeur de combler ses quatre invités : le médium-voyant Pascal Mahious, la médium Dominique Vallée, Jacques Mandorla et moi-même. L’ambiance est des plus cordiales. La bonne humeur est au rendez-vous, subtilement émaillée des bons mots, anecdotes piquantes de notre hôte, décidément éblouissant. Cette bonne humeur non feinte ne l’empêche nullement de glisser subrepticement à chacun de ses invités quelques questions sur leurs activités, leurs passions, leurs projets. Marc possède un cerveau d’une curiosité insatiable et d’une organisation implacable. Pendant qu’il me lance une question sur les activités du Comité d’expertise parapsychologique que je dirige (CIEEPP), je ressens une sorte de “vide” corporel, comme un vertige, et une image s’impose à moi sans aucune raison apparente.

Le magicien Henri Kassagi.

1932-1997

th.jpegJe “vois” un magicien debout au milieu de notre petit groupe. Il est vêtu d’une veste sombre ornée de guipures, d’un pantalon moulant noir et de bottes montantes à talons hauts. C’est Henri Kassagi, un collègue récemment disparu. De crainte de passer pour un hurluberlu, je ne raconte pas ma “vision” mais j’annonce péremptoirement à tous : 

- Kassagi est déjà venu ici.

- Oui, répond Marc Schweizer, Kassagi est mon magicien préféré et il venait souvent chez-moi.

Alors j'annonce : - La pièce où nous nous trouvons actuellement était sa pièce de prédilection. 

- Exact, répond Schweizer, et il enchaîne : - Il avait aussi un siège préféré. François, dis-moi lequel ?

Il se passe alors quelque chose de complètement insensé : l’image de Kassagi disparaît du groupe et je le vois maintenant assis sur une simple chaise, contre le mur qui fait face à la fenêtre donnant sur la place des Ternes. Cette pièce de l’appartement ne comporte pas moins d’une dizaine de sièges en tous genre : chaises, fauteuils, canapé et je crains de présenter quelque problème psychiatrique car l’image de Kassagi assis est bien là, sur cette petite chaise. Alors je me lance, traverse la pièce et m’assieds en annonçant : - Voilà la place d’Henri Kassagi !

- Exact !, confirme Marc Schweizer.

S’agit-il d’une voyance, d’un hasard, d’une coïncidence ? J’affirme que c’était la première fois que je rencontrai Marc Schweizer et j’étais loin d’imaginer qu’il ait pu connaître Kassagi avec lequel, par contre, j’étais très lié. Est-ce ma qualité d’illusionniste qui a fait qu’aucun des participants à cette réunion n’a trouvé cette “divination” plutôt surprenante, ni jamais fait aucun commentaire, comme s’ils considéraient le résultat né de quelque secret trucage ? Quelle est donc la clé de ce mystère ?

La vie de Marc Schweizer est d'une richesse incroyable. Je vous invite à visiter le site qui lui est consacré : http://marcschweizer.blogspot.fr/2016/12/le-monde-dhier-1930-1950.html

 

 Quelques-uns des livres écrits par Marc Schweizer :

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Prochain article : Ma rencontre avec Jacques Montagner, magnétiseur par Jacques Mandorla

 

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Pour en savoir plus sur les 2 auteurs

Ranky en tant que président-fondateur en 1976 du Comité Illusionniste d'Expertise et d'Expérimentation des Phénomènes Paranormaux (CIEEPP) et auteur, entre autres, de "Encyclopédie du mystère" et "Le paranormal de mes yeux vu..." (ces deux ouvrages aux éditions Trajectoire).

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Jacques Mandorla en tant que journaliste d'investigation et auteur, entre autres, de "66 tests pour développer vos capacités paranormales" (éditions Trajectoire), "ABC de la radiesthésie" co-écrit avec Jean-Louis Crozier, "ABC du magnétisme" et "ABC des ondes nocives" (ces trois ouvrages aux éditions Grancher).

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Commentaires

Ce texte me fait dire que nous naissons avec un potentiel, et il était conséquent pour Marc Schweizer. C'est injuste mais nous ne sommes pas égaux à la naissance.
Mr Schweizer eu le mérite par l'exemple de sa vie, de révéler tous ses dons. Cela éclaire la parabole des talents de l'évangile.
La clairvoyance de Ranky est mystérieuse. Elle interroge. Il ne faut pas chercher d'explications, juste l'accepter.
Merci pour ce témoignage.

Écrit par : Thierry | 13/12/2017

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Il existe de fortes ressemblances entre Jacques Bergier et Marc Schweizer. Intérêt pour la SF et le paranormal, savoir encyclopédique, écriture de romans, vie aventureuse et même une (légère) ressemblance physique. Un lecteur peut-il me dire si les deux hommes se sont rencontrés?
Merci

Écrit par : Thierry | 15/12/2017

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J'ai bien connu Marc Schweitzer.
Voici un extrait de "Voyages dans la France mystérieuse" (2013) où je raconte ma première rencontre avec lui
J’ai connu l’un des derniers initiés parisiens aux sciences secrètes qui fréquenta d’après ce qu’il me confia, tous les porteurs de maléfices, les griots, voyants de foire et mages de salons de Paris. Il s’appelait Marc et habitait dans un petit dupleix rue Faubourg-Saint-Honoré. C’était un homme discret, secret même. Les jours pairs, il se définissait comme un grand supérieur inconnu, les jours impairs, il devenait sceptique et se moquait de la terre entière et de toutes les croyances des hommes. Une fois ou deux fois par an, je lui rendais visite et il me racontait une légende urbaine. Ce jour-là, quand j’ai frappé à sa porte, il m’attendait.
- "Entre, fils, c’est ouvert" me cria-t-il de l’intérieur
Il était assis dans un fauteuil voltaire crapaud en velours rouge, le regard perçant. Les murs disparaissaient sous des étagères remplies de livres de magie noire, de sorcellerie et de sciences occultes. Je savais qu’il avait une mauvaise maladie à la jambe mais par fierté, le vieil homme n’évoquait jamais son mal. J’avais besoin de ses conseils et je lui expliquai que j’allais entreprendre une enquête sur les mystères et les légendes secrètes de la France.
- "Tu vas commencer par quoi ?" me demanda-t-il tout de suite.
- "J’hésite".
- "Commence par tes origines, fils".
- "Comment ça ?"
- "Tu es breton ? Eh bien, commence par la Bretagne. Il y a là-bas assez de mystères pour écrire dix encyclopédies".
Peut-être bien qu’il avait raison. Dans un sens, c’était plus simple. Du dehors me parvenait le bruit étouffé de la circulation mais ici, c’était le sanctuaire des choses cachées depuis le début du monde, un lieu protégé par des forces invisibles. Marc se leva en grimaçant, traversa la pièce et prit dans la bibliothèque un livre au cuir noir usé.
- "C’est ancien mais ça va t’aider", me dit-il en me le tendant. "Ça s’appelle Histoire et Guide de la France secrète. C’est très bien fait, même si ça a un peu vieilli. Il a été publié en 1968 par les Éditions Planète. Il y a de la matière pour toi, tu verras".
Il s’arrêta un court instant et reprit, les yeux brillants : "Tu n’es pas le premier à avoir entrepris ce genre d’enquête, tu sais".
- "Tu penses à qui ? À Camille Flammarion, à Serge Hutin, à Jacques Bergier ?"
- "Oh non, pas à ces professionnels du bizarre. Il y en a eu d’autres, beaucoup moins connus mais tout aussi crédibles, sinon plus. Par exemple, tu as entendu parler de Jacques Arnal ?"
- "Jamais".
- "Ça ne m’étonne pas, c’était un homme discret qui n’aimait pas les médias. Installe-toi bien. Je vais te raconter l’histoire de l’homme à la sacoche rouge, une histoire qui a fait depuis trois fois le tour du monde".
Il s’assit à nouveau dans son fauteuil crapaud et commença à me raconter une de ces histoires urbaines, noires, inquiétantes tapies au plus profond de nos cervelles. Journaliste pigiste, il avait bien connu le commissaire Jacques Arnal, patron de la mondaine dans les années 1950. Un soir, la concierge d’un immeuble au 12 rue du Montparnasse avait alerté la police pour une histoire de drogue...

Écrit par : arz | 14/01/2018

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