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08/07/2016

AU-DELA

L’au-delà n’est pas un lieu de tout repos (2nde partie)

Par Thierry Namur

Aujourd’hui, même les athées partagent l’idée que quelque chose de l’homme survit après la mort. Plus besoin, comme au siècle dernier, de croire au Dieu des Chrétiens pour aller au paradis. Le coup de tonnerre du livre du docteur Raymond Moody en 1975, « La vie après la vie », y est pour beaucoup.

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Van Gogh a perçu, et rendu dans la nuit étoilée, toute la vie et l'énergie des autres mondes.

Les catholiques ont abandonné le purgatoire. Ils ont eu tort, car ce lieu à plusieurs degrés avait l’avantage de servir de zone tampon.

Jean Jacques Antier, auteur d’un livre sur la mystique Marthe Robin, relate une histoire déjà racontée sur le blog Paranormal. « Partez maintenant vers les demeures éternelles… Petite maman entre au ciel. Ton purgatoire est fini » dit Marthe à l’âme de sa mère mourante. Puis elle retombe dans une inconscience qui dure plusieurs mois pour éviter, selon Jean Guitton, « les souffrances purificatrices post mortem » ! Marthe explique : « Le Seigneur m’a demandé de faire le purgatoire de ma maman ; je dois donc immédiatement, pendant 9 mois, subir une augmentation de la peine des sens, et les derniers mois, vivre la peine du dam. » Or madame Robin était décrite comme une femme « dévouée, enjouée, accueillante, aimable ». Si une telle femme doit faire un purgatoire, qu’en sera-t-il pour une personne ordinaire ?

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Marthe Robin

Le purgatoire a l’air d’être le passage obligatoire

« Les âmes ont la nécessité de parcourir le chemin de purification qui n’aura pas été fait ici-bas » explique Roland de Jouvenel qui communique avec sa mère depuis l’au-delà. Et il précise que « ce n’est pas une loi de rigueur contre l’espèce humaine ».

« Cette nécessité » François Brune pointe « son injustice quand on sait l’importance des circonstances de nos conditions matérielles, sociales pour la formation de notre personnalité ».

À cette précision déjà capitale, j’ajoute que l’on ne naît pas, comme le pensait Rousseau, tout blanc mais avec déjà un tempérament fortement marqué. Ce tempérament sera mis en contact de son environnement et réagira avec ce qu’il est.

Ce tempérament est poli par les épreuves, mais il est fixé à la naissance. Alors, où est notre responsabilité dans nos actes ? Et l’âge ? Nous fonctionnons différemment selon que nous ayons 10, 20, 40 ou 70 ans. Les expériences et les coups de la vie, sans changer notre noyau dur, ont élevé nos perceptions. Alors ce tribunal, évoqué dans toutes les religions et les traditions, est effectivement troublant.

Quel pourrait être le sens de la vie terrestre ?

Nous ne sommes pas, comme le remarque le père François Brune, « des robots et nous pouvons choisir entre la haine et l’amour ». Toujours est-il qu’a l’air d’exister, dans l’au-delà, une loi d’effort et de travail qui règle la vie astrale. Refuser cette loi et les règles, c’est peut-être cela l’enfer.

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L'enfer : un lieu inhospitalier au possible, que des expérienceurs décrivent en feu.

« Vous appelez miracle ce que vous ne parvenez pas à expliquer avec vos lois naturelles. Mais pour celui qui connaît les forces des mondes matériel et spirituel, le miracle n'existe pas. Car tout s'accomplit selon les mêmes lois immuables, dont aucune n'annule, ni remplace une autre… » rapporte Johannès Greber.

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Johannès Greber

Le mot générique de cet autre monde est « loi ». Quel pourrait alors être le sens de la vie terrestre ? Le chercher permettrait peut-être de vivre un « purgatoire » moins dur. L’histoire des 5 talents dans l’évangile donne une réponse, en nous incitant à être qui on est sans lâcheté.

Un maître quitte son exploitation : «  Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n'en avait reçu qu'un alla faire un creux dans la terre et cacha l'argent de son maître. Quand il revient : « Celui qui avait reçu les cinq talents s'approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents; voici, j'en ai gagné cinq autres »… Celui qui avait reçu les deux talents s'approcha aussi, et il dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents; voici, j'en ai gagné deux autres »

Le maître les félicite et les invite à entrer dans sa joie. « Celui qui n'avait reçu qu'un talent… est allé le cacher dans la terre; voici, prends ce qui est à toi, dit-il au maître qui demande : « Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

Pas d’oisiveté et cultivons nos talents. Concernant notre tâche terrestre, nous aurions le libre arbitre d’accepter ou de refuser notre destinée. En cas de refus, il faut en assumer les conséquences.

Johannès Greber a publié son expérience dans « Le livre de l’au-delà » (cette recherche l’a fait quitter la prêtrise). Il écrit : « Il était certain de l’exactitude de son livre car il savait en qui il avait mis sa confiance ». Mais il met en garde : « Ne crois pas aveuglément, mais vérifie toujours s'il s'agit de la vérité ou d'une tromperie. Pour cela, tu ne te contenteras pas de ce que je te dis. Tu devras réaliser tes propres observations, indépendamment de ce que tu vois ici ».

Le phénomène NDE : une manipulation orchestrée par des Terriens ?

Ouvrons une parenthèse. Un autre risque est celui de la supercherie due à la vanité des hommes et des esprits et à la naïveté des hommes. Après la vie, c’est peut-être le néant. C’est-à-dire que notre être, notre pensée, se diluent dans le rien. Plus de souffrances, plus de joies : rien.

Le phénomène NDE pourrait être une manipulation orchestrée par des Terriens aux motivations suivantes. L’espoir d’une vie après la mort (meilleure, évidemment, que celle sur la Terre) aiderait les humains à supporter leur quotidien et leur éviterait la révolte contre l’ordre établi. L’opium du peuple, en quelque sorte.

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Cette file d'attente anxieuse, peinte par Edvard Munch, pourrait être celle des âmes en peine en quête de réponses.

Les élucubrations incroyables du journaliste Antoine Jugand, alias Léo Taxil, illustrent cette hypothèse. Il écrit des livres sur le clergé la vie de Jésus, la repentance et les Francs-maçons, dans lesquels il dévoile leurs secrets : « Les mystères du spiritisme et la Maçonnerie luciférienne », « Le Palladium régénéré et libre »… Mais tout ceci n’est que vent et Taxil avoue : « Merci à vous tous qui m’avez fait gagner de l’argent. Je vous ai bien roulés, les rouges en premiers, les bien-pensants après. Tout ce que je vous ai raconté… est de mon invention… Je ne crois à rien… Je me moque de tous, tout le temps » .

Dans le paranormal, il n’y a que des pistes, aucune certitude. Quand on s’engage, il faut mettre un pied dans l’eau et garder l’autre sur la rive.

Revenons à Johannès Greber, élu par une entité qui lui parle de l’autre monde par la médiation de médiums. Son livre, au souffle aussi puissant que « Dialogue avec l’Ange », présente des points communs avec celui-ci comme, par exemple, quand l’ange parle de Lui (Dieu), le médium s’incline.

L’esprit lui dit que les évangiles originaux ont été modifiés, ce qui n’est pas une surprise, mais surtout que Dieu a « sévèrement puni » les modificateurs. Dieu punit sévèrement. Michel Polnareff a tort de chanter que nous irons tous au paradis.

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Adieu l’insouciance ! Il faut payer la note avant le jardin d’Eden. Johannès Greber poursuit : « Dieu juge ! Et cela est suffisantEn revanche, les esprits en proie à d'atroces souffrances se présentaient souvent pour nous supplier de les aider avec des paroles émouvantes. Ils nous demandaient même de prier avec eux. Parfois, ils s'exprimaient dans une langue étrangère et semblaient malheureux d'être incompris. Puis venaient les esprits inférieurs qui maudissaient leur sort ainsi qu'eux-mêmes. Ils nous lançaient des insultes effroyables, et injuriaient toute chose sacrée dans des termes les plus abjects. Quand on leur demandait de prier Dieu avec nous, ils refusaient par des sarcasmes ou des paroles haineuses. Et si nous leur demandions de prononcer le nom de Dieu, ils quittaient le médium sur-le-champ. Pire, d'autres esprits ne se rendaient même pas compte que la mort les avait séparés de leur corps : ils se croyaient encore sur terre et s'occupaient exactement comme avant. Il s'agissait des esprits « liés à la terre ».

Les criminels, les usuriers, étaient poursuivis par leurs victimes dans un cycle permanent. Les suicidés revivaient les états de détresse ayant abouti à leur suicide. À ce propos, les chercheurs mettent en doute cet enfer des suicidés qui serait loin d’être la règle.

« C'est pour une bonne raison. Vous deviez d'abord apprendre ce qu'est la « paix » dont jouissent beaucoup d'hommes après leur mort. En effet, vous dites souvent lors d'un enterrement : « Maintenant, qu'il repose en paix ». Ce soir, vous avez vu ce qu'était cette paix. Vous ne pouviez pas imaginer la souffrance de ces esprits malheureux avant qu'eux-mêmes découvrent leur état, et la nécessité de s'adresser à Dieu. Tout enseignement est inutile. Ces esprits ne sont pas encore prêts, ils doivent d'abord être purifiés par leurs souffrances à recevoir une instruction. Ce soir, ils n'étaient pas prêts ».

Des témoins présents avec Greber demandent pourquoi le médium décrit des âmes en peine, qui cherchent une statue de la Vierge.

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« Il leur est très facile de la retrouver dans l'église. De plus, que pourrait faire cette statue pour ces esprits souffrants ? » interrogent-ils.

« Tu ne comprends pas ? Vois-tu, les esprits condamnés à rester à certain lieu, n'ont pas le droit de franchir les limites imposées. À cause de cela, les esprits bannis à cette vallée ne peuvent atteindre ton église, ni retrouver la statue. Par elle-même, celle-ci ne peut rien pour eux. Mais avant, quelque chose de cette sculpture leur apportait un grand soulagement. Lorsqu'elle était encore exposée dans le monastère, les foules venaient l'honorer et la prier. On priait aussi pour les « âmes du purgatoire », comme vous appeliez ces esprits à l'époque. Si la prière n'efface pas leur faute, ni leur punition, ils ressentent quand même la récitation des prières, et leurs pensées se tournent alors vers Dieu. Cela les soulage et améliore leur état. Mais depuis que cette statue a été enlevée, la dévotion a été abandonnée. Les esprits sont alors privés de l'ancien bienfait donné par les prières. Ils savent qu'il existe un rapport entre les prières et la sculpture. C'est pourquoi ils aimeraient la voir, à nouveau, là où elle se trouvait autrefois. »

Si les NDE négatives devaient nous adresser un message, il pourrait être moins simpliste que celui de Polnareff. Notre temps est sacré et nous devons, à nous-même et à ce monde, beaucoup d’attention. Nous voilà prévenus : l’au-delà n’est pas un lieu de tout repos.

FIN

Bibliographie

Les exemples de NDE négatives sont issus des sites <Spirit2mirabeau> et signés par Evelyn Elsaesser-Valarino, sur <paranormal-info.com>.

François Brune, « Les morts nous parlent ».

Roch Saüquere, « Vivre et mourir dans la matrice artificielle ».

Jean Prieur, « Les témoins de l’invisible ».

Patrick Van Eersel, « La source blanche ».

« OVNIS et conscience », ouvrage issu d’un collectif, sous la direction de Fabrice Bonvin.

10:36 Publié dans AU-DELA | Lien permanent | Commentaires (0)

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