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20/10/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

La Révolution française occulte (2nde partie)

Par Thierry Namur

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La Bastille est à l’origine un château construit pour protéger Paris des Anglais. Auparavant, le site a pu être un lieu de culte d’Isis. On a découvert en1905, sous ces fondations, une statuette liée au culte funéraire de la déesse.

Quand la Bastille fut achevée en 1382, son premier prisonnier, Hugues Aubriot, fut celui qui avait mené le projet et posé la première pierre. Ce prévôt avait un nom et un prénom annonciateur : Hugues est, en effet, le prénom du premier capétien élu en 987 et avec les lettres du patronyme Aubriot, on écrit " roi abattu".

La légende révolutionnaire nous apprend qu’une foule énorme de patriotes  prend d'assaut cette puissante prison forteresse et y délivre ses prisonniers.

Un des vainqueurs de la Bastille, le patriote Elie écrit : « La Bastille n’a pas été prise de force, elle s’est rendue avant d’avoir été attaquée ». Il ajoute « La résistance fut complètement nulle, on ne tira que quelques coups de fusil ».

Sur les 700 000 Parisiens de l’époque, un bon millier et une centaine de déserteurs des Gardes nationales attaquent le château. Le gouverneur capitule en échange de la vie des défenseurs. Cette  promesse n’est pas tenue, des gardes et le gouverneur sont assassinés. Des prisonniers ? il y en a… 7. Les révolutionnaires en inventeront et trouveront même le squelette du masque de fer ! Bref, tout cela n'est pas très sérieux et la dimension symbolique de cette affaire est bien plus intéressante que son aspect historique qui est essentiellement propagandiste. Dès 17 heures, une centaine d’ouvriers approchent, pioche sur l’épaule.  Ce sont les employés de l’entrepreneur Palloy. On ne sait de qui il tient l’ordre de démolir, avec un empressement qui questionne, la forteresse royale.

Carton, papier, verre, ferraille, pierres… tout est utilisé et transformé en cartes, jeu, petites forteresses, bijoux… Des apôtres de la liberté diffusent dans tout le pays des caisses où figurent ces reliques !

Palloy est un activiste. Il participe à toutes les journées révolutionnaires, poursuivra Louis XVI à Varennes, mangera de la tête de veau tous les 21 janvier, jour de l’exécution du roi. C’est aussi une parfaite girouette qui applaudira Napoléon, Louis XVIII (il est décoré de l’ordre du lis), Charles X et Louis Philippe.

Le franc-maçon La Fayette dira dès le 24 juillet 1789 : « On dirait qu’une main invisible dirige la populace. »

Maillard, payé et obéissant à on ne sait qui, animé par on ne sait quoi, est représentatif de cette main invisible. Il conduit les émeutiers de la Bastille, il est acteur de la marche des femmes sur Versailles en octobre et préside un tribunal lors des massacres de septembre. Parmi les personnages occultes, Sieyès se fait remarquer. Ce régicide « vit isolé et ne daigne point s’expliquer sur ces théories obscures. Sieyès est le sphinx de la Révolution. » Il meurt un 20 juin.

 

Notre-Dame rend un culte à la déesse Raison

La commune de Paris vouait une guerre personnelle contre la religion chrétienne et peut être contre le principe féminin représentée par la reine. Les révolutionnaires envisagent  de  démolir la cathédrale Notre Dame. Elle fut mise en vente et fut sauvée in extremis. En 1793, les statues en pierre de la porte de Juda furent condamnées à mort et des bourreaux les brisèrent ! Elles étaient accusées de véhiculer les superstitions d’hier.

Mithra,taureau,boeuf,Cybèle,bonnet rouge,Louis XVI,Marie-Antoinette,Louis XVII,Révolution,Grand Monarque,AttisChaumette sauva le portail principal en proclamant, et cela en dit long sur le combat des mythes que se livraient toutes les sociétés secrètes, que « par condescendance philosophique » , le bâtiment devait être préservé. Il ajoute que Jésus et la Vierge étaient une représentation de la lune et du soleil. Chaumette était contre l'égalité des sexes, il s'est réjoui de l'exécution de Manon Roland et d’Olympe de Gouges, au prétexte qu'elles auraient oublié les devoirs des femmes. S'adressant aux citoyennes de Paris, il ajoutait à leur sujet : « Et vous voudriez les imiter ? Non, vous ne serez vraiment dignes d'estime qu'en vous efforçant d'être ce que la Nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes se respectent, c'est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes ». Chaumette en voulait à la déesse-mère, son champion était le dieu masculin Mithra. Il organise en 1791 une extraordinaire procession réunissant l’évêque constitutionnel Gobel, ses vicaires et des prêtres, coiffés du bonnet rouge ! C’est  Mithra victorieux…

Désormais la cathédrale rendrait un culte à la déesse raison. Une partie des Conventionnels qui a fait adopter ce bonnet mais aussi le drapeau aux couleurs bleu, blanc et rouge avaient une idée derrière la tête.

En novembre 1793, la nef de Notre-Dame était emplie des sections de patriotes couvertes du bonnet rouge pour le triomphe de Mithra ! Sous couvert d’une cérémonie ridicule, en l’honneur de la déesse Raison présente en chair et en os, on vit dans les rues de Paris un cortège partir de la cathédrale, pardon, du temple de la raison pour se rendre à la convention. Quelques  mois après cette mascarade, Chaumette, Gobel (l’évêque constitutionnel) et le créateur de ce culte nommé Clootz furent guillotinés. 

 

Le culte de l’Être suprême

Le culte de la Raison fut remplacé par celui de l’Être suprême qui n’eut pas plus de succès. Ce mystérieux Être suprême n’a pas fait souche et « les autels (chrétiens) où l’on insulta pendant 1 800 ans l’être suprême, la raison et l’humanité » n’ont pas été renversés. Les fêtes décadaires du calendrier républicain qui étaient dédiées à l’Eternel n’ont pas duré 10 ans. Les Francs-maçons, probables créateurs de ce culte, perdaient cette bataille.

Robespierre, champion des partisans du culte de l’Être suprême, est peint par ses adversaires comme un tyran sanguinaire. Il est commode, une fois éliminé, de le couvrir de toutes les dérives de la Révolution. Il est notable et peu connu que la Constitution de 1789 est placée sous l’auspice de l’Être suprême (celles de 1793 et 1795 le seront aussi).

Cette idée n’est pas de Robespierre, qui n’était pas aux affaires à cette période et n’a donc rien inventé, mais a accompagné ce culte en affirmant : « Le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme. »

Une fête célébrée le 8 juin 1794 (jour de la Pentecôte) va connaître un immense succès populaire. Cette fête célèbre l’immortalité de l’âme, la nature et le bonheur éternel des bons serviteurs de la patrie. Une procession qu’accompagne un char d’où se dresse une statue de la déesse Raison va rejoindre le Champ-de-Mars. Or au moment où ce char tiré par huit bœufs passe place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), les bœufs s’arrêtent brutalement, faisant chanceler la statue. Cet incident est vu comme un mauvais présage. Curieusement, le cortège se dirige vers un montage où sont placés un nombre remarquable d’attributs de Mithra : un temple grec, le rocher, la grotte, et l’on a coiffé le palais des Tuileries d’un immense bonnet rouge. Le cortège passe entre des jeunes filles en blanc qui agitent des roses. Plus loin, ce sont des pétales de roses que l’on jette sur les Conventionnels. 

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 « La fête de l’Être suprême », huile sur toile de Pierre-Antoine Demachy peinte en 1794 et montrant le déroulement de la fête de l’Etre suprême au Champ-de-Mars, à Paris (musée Carnavalet).

 

Robespierre s'oppose à la déchristianisation qu’il dénonce comme une manœuvre contre-révolutionnaire. Il veut toutefois éliminer le rituel et la superstition liés à la religion catholique : « Oui, invoquer le nom de la providence et émettre une idée de l’Etre éternel qui influe essentiellement sur les destins des nations, qui me paraît à moi veiller d’une manière toute particulière sur la Révolution, n’est pas une idée trop hasardée… » Oui, la « providence veillait » sur la Révolution et particulièrement sur lui.

Une nuit de thermidor, il est blessé d’une balle tirée dans la mâchoire. Pour éponger les caillots de sang de sa blessure, il sort un petit sac de peau blanche de sa poche sur lequel est écrit, nous dit Alain Decaux : « Le Grand Monarque » et sur le revers du sac, « À M. Archier » soit  l’anagramme « Merci cher ami », le M pouvant être la signature de Monarque ».

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Le gendarme Merda blesse grièvement Robespierre à la mâchoire 

(lithographie de Tassaert - Musée Carnavalet).

 

Après le sang du roi, de la reine, le Grand Monarque recueillait celui de son ami dans un sac qui portait son nom. Au moment où les charrettes passent devant la maison où logeait Robespierre, un gamin  muni d’un seau portant du sang de bœuf asperge le mur de la maison, puis avec le balai étend ce sang. L’assistance applaudit et manifeste sa joie. Ce geste était forcément prémédité car il s’agit d’un enfant qui, spontanément, ne peut avoir cette idée. Et puis, le sang d’un bœuf, ce n’est pas sans rappeler l’idée de sacrifice.

 

Analyse de quelques détails paraissant anodins

Ces détails de l’histoire sont précieux. Recueillis, ils forment l’inventaire des manifestations de la rusée machine qui dirige l’Histoire. Ce sont les tatouages posés par le Grand Monarque. Ils provoquent un haussement  d’épaule des intelligences contemporaines  qui les attribuent au hasard ou à la sottise de ceux qui les relèvent.

Le zodiaque inspire-t-il le Grand monarque ? Il révèle sa mécanique. Louis est né un 23 août, qui sépare le Lion (planète soleil) et la Vierge (planète terre). Il meurt le 21 janvier, premier jour du Verseau (Verse  l’eau). Nous lirons ces dates ainsi : le soleil réchauffe la Terre en versant son sang. La planète Saturne, le dieu qui mange ses enfants, est visible toute la nuit de la mort de la reine le 16 octobre.

Comme pour Osiris une coiffe de plumes ornait aussi celle de Louis XVI. Ces plumes sont aussi visibles aujourd’hui posées en haut des lits des souverains dans leurs chambres du palais de Versailles. L'emblème d'Osiris est le Djed, un pilier de taille variable. Or, place de la Concorde (Concorde, c'est aussi le nom d'une fille d'Osiris, la déesse Maat) se dresse l'obélisque sur le lieu de la décapitation de Louis XVI. Une colonne est aussi dressée à Nantes. Le jour de son sacre, sa couronne tombe sur le sol et Louis XVI murmure qu’il la trouve lourde.

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Louis XVI a son djed à Nantes. Le roi figure en haut de la colonne. À noter que, mal jointe, la tête de la statue est tombée en 1868.

 

Comme un dieu, Louis XVI était un roi guérisseur : il a « touché » plus de 2 400 malades après le couronnement et en a guéri, comme l'attestent des certificats médicaux.

 

Le roi se prénomme Louis Auguste, ce qui le relie à son aïeul Philippe Auguste, dont le fils est le premier à être roi sans élection. C’était  le 14 juillet 1223.

 

Louis XVI lit et relit l’histoire du roi d’Angleterre Charles Ier. Il s’en imprègne, expose son portrait en bonne place à Versailles. Il en copie sa vie. Comme Charles, il demande au peuple de rédiger un cahier de doléances. C’est la pression fiscale dans les deux pays qui met le feu aux poudres. Ces rois sont tous deux décapités en janvier, deviennent rois après le décès de leur frère aîné et sont remplacés par un dictateur.  L’histoire obéit à des cycles.

 

 

Le maléfice de Varennes

Dans l’étrange révolution, plus que tout autre événement, la légendaire fuite de la famille royale, interrompue à Varennes, démasque l’intervention du Grand Monarque, le maître de l’histoire. 

Elle a lieu un autre 20 juin (1791).  La famille royale veut sortir de la tutelle parisienne en fuyant la ville et en rejoignant l’est de la France. 

Cette opération est un échec, bien que minutieusement préparée par le supposé amant de la reine, le suédois Fersen. Lequel mourra lynché par la foule exactement 19 ans plus tard... le 20 juin 1810.

La famille royale joue d’une remarquable malchance tout au long de ce voyage : la reine se perd dans les rues de Paris, les soldats ne sont pas au rendez-vous, la voiture casse une roue… Au contraire, Drouet est divinement inspiré dans ses choix quand il met le cap sur Varennes.

Trois gardes du corps, prénommés tous les trois François comme le père de Marie-Antoinette, protègent la berline, bien pourvue en provisions de viande de bœuf. Des troupes attendent les fuyards après Châlons. Les fugitifs quittent le palais des Tuileries la nuit par la cour des Princes.

Sortis de Paris, le plus difficile est accompli même s’ils sont reconnus à Chaintrix par Jean Baptiste Lagny.

Passés Châlons, les fugitifs qui se croient sauvés voient un homme s’approcher de la berline et prévenir : « Vos mesures sont mal prises, vous serez pris » pour disparaître aussitôt. L’histoire n’évoque pas plus ce curieux personnage. Qui est-il ? Pourquoi cette annonce ? S’il est royaliste, il doit se montrer plus prévenant, sinon il doit tout faire pour arrêter le voyage. C’est à n’y rien comprendre.

L'itinéraire royal passe ensuite par la commune de Sainte-Ménehould, où l’on adorait les déesses Isis et Diane. C’est de ce bourg que la chasse sera lancée.

Sainte Ménehould est née à Perthes (perte) et présente un lien direct avec le destin funeste de la Reine puisqu’elle est morte et fêtée le 14 octobre, jour du procès de Marie-Antoinette. Cette sainte a la particularité d’avoir fait jaillir une source miraculeuse. C'est au relais du Soleil d'Or (dont Robert Charroux évoque la symbolique) que Jean Baptiste Drouet (Droute-déroute), se lance à la poursuite et aidé d’une chance insolente, rejoint Varennes avant les fuyards. Il alerte les patriotes attablés au cabaret du bras d'or, nommé ainsi car le village abrite une relique de Sainte Menehould dans un bras d'or.

À Varennes la voiture arrive à la… « Tuilerie »! C’est le nom qui apparaît sur la carte de Cassini de l’époque. Revoilà symboliquement  les évadés à leur point de départ le château des Tuileries.

La reine, elle, est ironiquement saluée par l'indication de « Vienne le château ». Ce village homonyme de son lieu de naissance (le château de Vienne) est indiqué à quelques kilomètres de Varennes.

À Varennes, dont la spécialité est la tuile, tous cherchent le relais prévu en haut du village. Ce relais a été déplacé de l'autre côté de la rivière, à l'auberge : " Le Grand Monarque". C'est  aussi  au Grand Monarque que stationne un parti de hussards. Les évadés l’ignorent et, angoissés, frappent à la porte de la maison du noble Jean Baptiste Bigault (by God) de Préfontaine qui les ignore ! Bigot c’est aussi le nom du signataire avec Lasne (l’âne) et Robin, des signataires du certificat de Louis XVII.

La berline royale, en quête du relais, descend alors la rue des Religieuses, passe sous la voûte (symbole du ciel) de l'église Saint Gengoult (qui lui aussi fait jaillir des sources miraculeuses). Là, elle est immobilisée par Drouet. Les hussards du "Grand Monarque" n'interviennent pas. Pire, ils fuient sur ordres ! Le Grand Monarque laisse faire. C'est la fin du voyage ! Ultime moquerie du Grand Monarque envers Louis XVI, Saint Gengoult  est le patron des maris trompés et des chasseurs. Les malheureux élus arborant, comme les vêtements des gardes du corps et les roues du carrosse, la couleur jaune.   

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À Varennes, la famille royale, forcée de descendre du carrosse, est accueillie dans la maison de l'épicier vendeur de chandelles Jean-Baptiste Sauce.

 

La famille royale, forcée de descendre du carrosse, est emmenée par la rue de la basse-cour (ils avaient quitté les Tuileries par la cour des Princes) et accueillie dans la maison de l'épicier vendeur de chandelles, Jean-Baptiste Sauce. Pour vérifier l’identité du roi, Sauce fait réveiller un juge nommé  Destez (d’été), qui a déjà vu le roi  (l’été est réveillé). Destez le reconnaît, s'incline et s'exclame "Oh, Sire"(Osiris). Ce 21 juin, jour du solstice d'été et de la fête Dieu, un juge a scellé le destin de la famille royale qui est consigné. 

 

Récapitulons. Le roi est arrêté par le Bras d'Or sous la voûte d'une église. Il est condamné par le « Oh sire » du juge Destez (été) au solstice de cette même saison. Les soldats censés le protéger logent au Grand Monarque et laissent faire. Trois personnages majeurs nommés Jean-Baptiste (Drouet-Préfontaine-Sauce), rappellent le destin du cousin de Jésus dont la tête fut tranchée. Clin d'œil supplémentaire, ce saint est fêté le 24 juin jour où, à Villeparisis,  les Parisiens accueillent ce roi prisonnier. 

Cette fuite au dénouement incroyable, véritable maléfice est  cartographiée dans le plan de la ville de Paris ! Il existe une rue de Varenne dont une partie est une impasse. Sous Louis XVI, elle était composée de la rue de la Planche et de Varenne. C'est sur la planche de la guillotine qu'on attachera le roi en 1793. Varennes mène à la planche. Cette rue croise directement d'autres voies qui ont un rapport direct avec Louis. La rue de Bellechasse rappelle ce grand chasseur : plus de 190 000 pièces de gibiers tués en 13 ans ! La rue Vaneau est le nom d'un révolutionnaire tué en attaquant une caserne de Suisses. La rue Barbet de Jouy abrite la résidence de l'ambassade de Suède, or Fersen était suédois. La rue de Bourgogne porte le titre de naissance    du frère aîné de Louis XVI. La rue du Bac est connue dans le monde entier par la religieuse Catherine Labouré. À Varennes, la berline dégringole la longue rue des Religieuses.

 

Un quatrain de Nostradamus

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Nostradamus a bien l'air d'évoquer la nuit de Varennes par le quatrain crypté publié en 1555 :

De nuict viendra par la forest de Reines

Deux pars voltorte Herne la pierre blanche

Le moyne noir en gris dedans Varennes

Esleu cap. cause tempeste feu sang tranche

Ce quatrain est numéroté 20 de la neuvième centurie. Numéro 20 pour la nuit du départ le 20 juin et le 9 pour l'année car la somme des chiffres de l'année 1791 = 18 qui donne 1+8 = 9. Qu'il l'ait fait exprès ou non, c'est étonnant. Il nomme Varennes dans ce quatrain et même s'il existe 31 Varennes en France, il n'y en a qu'un qui est entré dans l'Histoire.  

De nuict viendra par la forest de Reines

La berline, qui quittait la forêt d'Argonne, est entrée dans Varennes la nuit, toutes lanternes allumées. « De Reines » pourrait indiquer  le proche chemin des Dames qui  emprunté par la reine lors de son arrivée en France en 1770. 

Deux pars voltorte Herne la pierre blanche

De Paris  la reine (Herne), qui se faisait appeler Madame Rochet (rocher-pierre) voyage dans la plaine crayeuse de Champagne

Le moyne noir en gris dedans Varennes

Il y avait à Varennes trois couvents de moines, le roi portait une redingote grise. Le « moyne noir » peut être Jacques de Molay, le dernier Grand Maître des Templiers, qui fut habillé en noir avant d'être brûlé. Le noir et le blanc sont les couleurs des Templiers

Esleu cap. cause tempeste feu sang tranche

Capet seul (esleu) chez cause (anagramme de Sauce l'épicier ?)  tempeste, pour le Temple, feu pour le bûcher des templiers, sang et tranche pour la tête coupée.

C'est le charme de Nostradamus, qui utilisait la magie, de ne pouvoir être interprété qu'une fois les faits déroulés. Ajoutons que Nostradamus a cité 1792 comme année de fin d'un cycle. L'attaque des Tuileries, protégées par la garde suisse, le 10 août 1792, met fin au temps de la monarchie. Justement, on vole ce jour-là la montre de Marie-Antoinette. Reine qui partira au supplice du n°1 quai de l'Horloge. Enfin le "Herne" du quatrain peut avoir un lien avec Herne en Angleterre qui est connu pour sa tour de l'horloge. À Varennes, une tour de l'horloge rappelle le lieu où s'arrêta la berline.

 

Une vengeance posthume des Templiers ?

On ne peut fermer l’album de la Révolution sans évoquer les Templiers et leur présumée vengeance posthume. Ils sont présents, au moins symboliquement, dans la chute de la royauté. Le 13 août, la famille royale est emprisonnée au donjon du Temple, là-même où le Grand Maître Jacques de Molay fut torturé. Cette tour (attribut de Cybèle) est coiffée d'une conséquente pyramide. Tout ce petit monde vit d'abord dans l'appartement du Grand Maître. C'est du Temple, comme Jacques de Molay, que Louis XVI part pour son supplice. Comme lui, il meurt en colère et, comme lui, on le forcera à avoir les mains liées. C’est de son bûcher que Jacques de Molay, 22e Grand Maître des blancs manteaux, après 7 ans de procès, aurait prononcé une malédiction contre  les Capétiens. (À Varennes, le  juge Destez dont la reconnaissance condamne le roi se prénomme... Jacques.)

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Jacques de Molay, 22e Grand Maître des blancs manteaux

Louis XVI est le 22e souverain après Philippe le Bel, l’accusateur des Templiers. La commune de Paris poursuit une guerre personnelle contre la famille royale et l’église catholique. Est-elle la main des Templiers ? Les Templiers avaient une prédilection pour le 3 et pour son carré, le 9. Curieusement, les 3 fils de Philippe le Bel, d’Henri II et du dauphin Louis, soit 9 rois, règnent mais ne laissent pas de postérité. C’est tout simplement extraordinaire !  

Le 20 juin 1815, la rumeur de la défaite de Waterloo arrive à Paris et Napoléon abdique le 22. Un historien a comparé la Révolution à un bus d’où les passagers montent et descendent à chaque arrêt. Le Grand Monarque conduit ce bus vers un point connu de lui seul. Mais qui est- il ? Que veut- il ? Pourquoi intervient- il ? Pourquoi laisse-t-il des traces ? 

 

Dans le cadre de l’Histoire, la réponse s’impose : une puissante entité, froide, implacable et cruelle, détient en ses mains les fils qui font de ces acteurs des marionnettes.

 

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