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15/03/2014

HISTOIRE ET PARANORMAL

Les Beatles et l’appel aux forces occultes

1ère partie : Le secret des Beatles

Par Thierry Namur

(Après "Le roi Arthur à la Maison Blanche", voici un nouvel article proposé par Thierry Namur. L’auteur, licencié en anthropologie, recherche l'influence des mythes et des légendes dans l'Histoire).

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Sur cette photo, Paul McCartney fait le signe convenu pour dire « 666 » et John Lennon celui de Satan. Quant au sous-marin jaune (Yellow submarine), il pourrait être le véhicule qui introduit le démon dans la société.

 Il est facile d’imaginer ce que les hommes sont prêts à donner pour connaître la richesse, l’amour, la célébrité. Tout, même leur âme. Mais la magie a ses lois et l’appel aux forces occultes peut faire tomber dans les filets du grand menteur. 

En 1962, les Beatles bousculaient la musique et la mode. À leur image, les garçons se laissaient pousser les cheveux et les filles s’émancipaient. Anticonformistes, ils avouaient se droguer. Acteurs, provocateurs, adulés, multimillionnaires, côtés en Bourse, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr étaient même décorés par la Reine d’Angleterre ! Ce succès est-il naturel (hasard et talent) ou bien fait-il l’objet d’un secret qui pourrait se découvrir dans leur œuvre ? Hypothèse effrayante : pourrait-il s’agir d’une initiation aux forces occultes noires et, pire, d’un pacte avec celles-ci ? La lecture de leur brève carrière, 7 ans et 12 albums (moins de douze heures de musique) peut le laisser penser. 

L’origine du nom Beatles vient du mélange de beetle (scarabée) et de beat (rythme), formant ainsi « Beatles ». Caché dans leur nom, il est facile d’écrire « Beast », la bête, qui était le surnom, donné par sa mère, à Edward Aleister Crowley, écrivain et occultiste britannique (1875-1947) qui se qualifiait lui-même de « Great Beast ». Le nom « Beatles », dans cette hypothèse, serait le tempo de la bête. 

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Aleister Crowley, écrivain et occultiste britannique (1875-1947), se qualifiait lui-même de « Great Beast ».

« Le scarabée (le bousier) pousse sa boule d’excréments qui contient ses œufs qui vont éclore et se manifesteront au monde tel l’astre naissant. C’est l’image de la réapparition du soleil au début du monde, des perpétuelles transformations de l’être qui se renouvelle et renaît de lui-même » a écrit l’égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt.

 

Le scarabée : un symbole solaire synonyme de résurrection

L’histoire des « quatre garçons dans le vent » peut se lire en trois périodes. La première se passe à Hambourg et à Liverpool, dans une boîte de nuit, « The Cavern ».

La seconde, de 1963 à 1965, est marquée par le succès et les tournées. Apogée de cette période, les Beatles sont décorés à Buckingham le 26 octobre 1965. Aujourd’hui, plus personne ne s’étonne qu’un artiste soit médaillé. Mais en 1965, le scandale est immense. Il  est troublant que la Reine, en personne, préside cette cérémonie hautement symbolique, voire initiatique. « On a trouvé ça aussi bizarre que tout le monde. On a trouvé ça insensé » diront-ils.

Puis, la dernière, de 1965 à 1970, est une spirale qui aboutit à une séparation haineuse. L’aliénation des fans et les débordements dangereux les épuisent. Dans la presse, on lit : « Les Beatles se recroquevillaient dans la gigantesque machine qui les catapultait autour du monde. Cernés de toute part, ils s’étaient réfugiés dans cette coquille hermétique et ils n’en sortaient plus. Le mythe s’éteint dans une mélancolie noire et généralisée ».

Mais le scarabée est un symbole solaire synonyme de résurrection. Comme le soleil, il revient après la nuit, et est censé renaître après sa propre décomposition. C’est ce qui se passe pour chacun d’eux qui connaissent, après la dissolution du groupe, une carrière solo à succès.

En 1962, Lennon avouait à Ray Coleman : « Je savais que nous aurions du succès car pour cela j’avais vendu mon âme au diable ». Cette phrase terrible est-elle une provocation ou doit-elle être lue comme elle est écrite : au premier degré ? Les Beatles se sont, probablement lors de leur période allemande à Hambourg, livrés à nombre d’expériences magiques. Peut-être même ont-ils participé à des messes noires où ils auraient vendu, par jeu, leurs âmes contre le succès. Après tout, ils étaient jeunes, plutôt sales gosses et certainement ouverts à toute expérience nouvelle. Ils l’auraient fait par défi, sans en voir les conséquences, et en auraient récolté les fruits : une renommée sans précédent.

 

Des pantins manipulés par des forces qui les dépassent ?

Cette renommée ne se dément pas : le quotidien « 20 minutes » du 4 février 2014, relativisait le succès du site Facebook en le comparant avec la vente des disques des Beatles ! Il faut insister sur le caractère libératoire du phénomène Beatles mais aussi sur l’aspect négatif : drogue banalisée, hystérie, aliénation et aussi terrible choc en retour pour les apprentis sorciers.  

Michel P. Schmitt, dans l’Encyclopédie Universalis, évoque la « mystérieuse synergie que tous les professionnels ont observée quand ils étaient tous les quatre dans un studio d’enregistrement ». Mystère encore dans leurs créations : « Personne ne sait comment les chansons naissent dans leur esprit. Aucun des quatre n’est capable de dire, même ne se souvient comment ou pourquoi elles arrivent. Il est impossible de suivre leur développement, car tout a déjà disparu ». Lennon ajoutera : « On ne sait pas comment les chansons naissent tout en le sachant très bien ». Possession ? Dans le magazine « Rock et folk, spécial Beatles », de novembre 1976, on lit une réflexion datant de 1966 de l’écrivain américain Ken Kesey (1935-2001), auteur de « Vol au-dessus d’un nid de coucou » et fondateur du groupe psychédélique des Merry Pranksters : « On dirait des pantins manipulés par des forces qui les dépassent. On n’aimerait pas être à leur place ».

C’est dans un club de Liverpool, nommé « The Cavern », que les Beatles se font remarquer par leur futur imprésario Brian Epstein. La caverne, qui symbolise l’accès secret aux mondes souterrains, est aussi le lieu où naissent les Dieux, comme Hermès (Mercure). Ce Dieu messager, inventeur de la lyre (entendu sur la chanson She’s leaving home), fait le lien entre Dieu et les hommes.

Dès 1965, Lennon comprend que le pacte conclu est terrible et écrit le tube planétaire « Help », « Au secours » ! Ce thème de demande d’aide est régulier dans leurs chansons. Dans l’étouffant « Cold Turkey » (dinde froide), Lennon demande à sortir de cet enfer. Cette chanson illustre la dépression et le mal-être d’un homme anéanti. Désabusé, il dit encore : « Si je reste seul trois jours de suite à ne rien faire, je sors de moi presque entièrement. Je ne suis plus là. Je suis quelque part là-haut à me regarder : j’observe mes mains mais c’est un robot qui les actionne ». Lennon s’apaisera à la fin de sa vie, mais c’est à ce moment précis qu’il sera tué.

 

Les Beatles et le Christ

La lecture d’articles, de livres ou de documents qui sont consacrés aux Beatles, alimente la face ésotérique du groupe. La fréquence des mots correspondants aux sciences occultes comme magie, miracle, enchantement, alchimie… utilisés pour les définir, est ahurissante et conforte l’idée que les Beatles sont des magiciens. Mais sont-ils pour autant des mages noirs ? En 1964, le magazine Paris Match parle « d’aller voir et subir l’envoûtement des Beatles ». Dans les toutes dernières lignes de la volumineuse biographie qu’il a consacrée aux Beatles, l’écrivain anglais Hunter Davies évoque « la mystérieuse alchimie » mais écrit aussi, dans une phrase sibylline à lire et à relire, que « ce qu’ils ont accompli sous le nom de Beatles est l’aspect dont je préfère me souvenir ». Mais alors quel est l’autre aspect qu’il préfère oublier ? Mal Evans, l’un des deux road-managers du groupe (avec Neil Aspinall), s’étonnera toujours de l’image de gentils qui colle aux Beatles : « Je me demande pourquoi on les a construits comme ça ».

Les Beatles rejettent le christianisme. En 1966, John affirme lors de l’interview provoquée par Maureen Cleave que « Les Beatles sont plus célèbres que le Christ ». Cette phrase semble anodine. Pourtant, sur le fond, elle signifie que les Beatles sont plus importants que le Christ. En Amérique, leurs disques sont brûlés. Lennon compare quand même le groupe au «  Dieu incarné ». Cette phrase n’est pas responsable à elle seule de la déchristianisation de l’Europe, mais elle y a sa place. John s’excusera. Mais le mal est fait et cette réplique sera fréquemment utilisée pour leur nuire. Lennon fera d’autres déclarations bien plus radicales après la séparation. Le témoignage de leur agent de presse, qui se revendique lui-même anti-Christ, est éloquent : « Les Beatles sont profondément anti-Christ, tellement que cela me choque ». Désacralisation, fin des tabous, démolitions des cadres, perte des repères, datent de cette époque. Les Beatles ont fait souffler un vent frais de liberté, mais avec ce vent venait aussi la confusion, le culte du moi et, pour beaucoup, la perte de l’âme. Dans ce travail de sape de la société, les Beatles en tant qu’agents du changement ont leur part. Une fois le travail exécuté, le groupe se sépare et est remplacé par d’autres plus féroces.

 

Étonnantes pochettes d’albums

Le premier 33 tours du groupe, en février 1963, « Please, please me » propose des chansons aux paroles mièvres. Pourtant un titre s’en détache : « Do you want to know a secret, promise not to tell ? » (Veux-tu connaître un secret, promets de ne pas le raconter ?). Ce sont les paroles de Blanche Neige dans le conte et Lennon a repris ces mêmes mots. Le conte ajoute la phrase : « Un pouvoir magique est dans ce puits, voilà le secret de la chanson ». Ce titre est d’abord chanté par le groupe de pop-rock britannique Billy Kramer & the Dakotas, avec en face B : « I’ll be on my way ». Or c’est devant l’entrée de l’immeuble Dakota, où il habite, que Lennon sera assassiné le 8 décembre 1980 par Mark Chapman.

La carrière du groupe est accompagnée par la folle rumeur de la mort de Paul dans un accident d’autos en 1965. Elle est née de l’observation attentive de leurs pochettes de disques, auxquelles les Beatles portaient une extrême attention. Le groupe les a truffées d’indices troublants allant dans ce sens. Les paroles de certaines chansons, comme « A day in the life » collent parfaitement à cette hypothèse. La chanson évoque  l’accident d’autos d’une personne célèbre. Paul aurait été remplacé par un sosie. Cette interprétation, recevable et étayée, est une fausse piste. Le message est ailleurs et les Beatles, qui ont un secret, veulent nous dire autre chose.       

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Conçue par Robert Freeman, la pochette de Rubber soul ("Une âme en caoutchouc") est critiquée ainsi par B. Feller, journaliste à « Rock et folk » : « Une vue en contre-plongée accentue l’élégance des visages, déifiant les membres du quatuor. Ils semblent venus d’ailleurs en messagers célestes bienveillants ».

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Le disque suivant, Revolver, présente leurs visages mais, comme Rubber soul, ne porte pas le nom du groupe sur la pochette. Trois Beatles montrent leurs visages de face. Seul Paul est de profil. John a les yeux tournés vers Paul, mais semble aussi surveiller son oreille. Les bouches sont fermées. L’oreille de Paul est bouchée, celle de Lennon est foncée. Qu’écoute donc Lennon que les autres ignorent ? Personnellement, cette pochette me fait penser à une partie de l’entretien 46 du livre « Dialogues avec l’ange ».

« La foi embrase, le brouillard se dissipe.

Ceux qui ont des yeux-voient

Ceux qui ont des oreilles-entendent.

Ceux qui sont mortels-vivent.

Ceux qui vivent-témoignent.

C’est un chant sans fin, mais c’est la fin du mur :

Babylone s’est écroulée.

Le chant s’envole… »

Revolver, au titre prémonitoire, marque une fracture dans l’œuvre musicale du groupe. Paul dit avec enthousiasme dans le magazine « Rave » qu’ils découvrent le théâtre, la peinture, le cinéma, la musique indienne et électronique. Rien n’est simple : cette ouverture, les Beatles la partagent avec leur public. Le libérant et l’aliénant. Pour le meilleur et pour le pire.

La célébrissime pochette de Sergeant Pepper présente de curieuses singularités qui pointent surtout Paul.

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Que vient faire ce brassard noir, marqué des lettres O.P.D. autour de son bras et que l'on voit sur la photo intérieure de la pochette du disque ?

Que vient faire cette main juste au-dessus de sa tête sur le 33 tours ? Est-ce la main alchimique ou celle de Kali qui « délivre ses fidèles de la peur » ?

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Cette année-là, les Beatles fréquentent un gourou indien. George Harrison produira, dans un album des années 1970, une main sur fond noir à posture  identique. Seul McCartney tourne le dos sur le revers de la pochette.

Cette pochette montre une galerie de personnages identifiables et choisis par les Beatles parmi les personnes « qu’ils aiment bien ». Seul Ringo ne fera aucune proposition. Lennon avait proposé Adolf Hitler : sa figure était d’ailleurs prête, mais elle n’apparaît pas sur la photo finale. En revanche, dans le livret du CD, page 7, tapie à l’extrême droite de la photo en noir et blanc, la silhouette de Hitler apparaît pourtant, semblant surveiller le déroulement de la séance. Pourquoi Hitler ? Lennon n’est plus là pour nous répondre, mais la question reste posée.

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Hitler apparaît, à l'extrême droite de la photo, sur la page 7 du livret du CD de Sergeant Pepper, mais pas sur la pochette couleurs du 33 tours.

Parmi les personnages figurant sur la pochette couleurs, apparaît (le deuxième à gauche sur la dernière rangée) le visage du troublant Aleister Crowley. Qu’y a-t-il de séduisant chez Crowley pour figurer sur cette photo ? Charlatan pour les uns, mage noir pour d’autres, profondément hostile au christianisme dont il annonce la fin, Crowley sera défini par le ministre de la justice britannique de l’époque comme « le personnage le plus ignoble et le plus pervers du Royaume-Uni ». Une seconde référence, plus subtile, à Crowley surgit avec le morceau « Sergeant Pepper » qui commence ainsi : « It was twenty years ago today…”(Voilà 20 ans ce jour que le sergent poivre apprit à jouer au groupe…). Or  le disque sort en 1967, et 1947 est l’année du décès de Crowley. "Sergeant Pepper" serait le surnom de Crowley. Ce disque contient le titre Lucy in the sky with diamonds. Ses initiales LSD ont le plus souvent été lues comme le nom de la drogue du même nom, ce que les Beatles ont toujours nié. Ce serait, selon eux, le dessin que Julian (le fils que Lennon avait eu d’un premier mariage) aurait fait d’une fillette, Lucy, qui en serait à l’origine. Jetez un coup d’œil sur ce dessin et demandez-vous si un kid de 4 ans est capable de faire un dessin de cette qualité. Admettons-le cependant.

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Le dessin que Julian Lennon montra à son père John en lui disant qu’il s’agissait de Lucy, dans le ciel, avec des diamants ("Lucy in the sky with diamonds").

Maintenant, ce titre peut aussi se lire Lucifer in the sky with demons. C’est en écoutant ce disque qu’Yves Coppens et son équipe d’anthropologues ont décidé d’appeler leur découverte Lucy, cette australopithèque connue comme étant la première femme de l’Humanité. Nous arrivons là à une hypothèse fantastique. Par une ruse et un détour diabolique, notre Lilith (qui est la première femme créée), porterait la marque (par le prénom Lucy) de l’ange de lumière Lucifer. Très fort ! Autre allusion subtile, Lucifer porte une émeraude (le diamond, le diamant de la chanson) sur le front. Dans le livre d’Arthur C. Clarke, « 2061 : Odyssée trois », le cœur en diamant de Jupiter (devenue une nouvelle étoile Lucifer) est appelé Lucy, en référence à la chanson.

« Il y a des parties de Lucy in the sky with diamonds que je n’aime pas » dit John. Que faut-il penser aussi quand John dit : « Mais nous aussi on les arnaque, les gens. On le sait et on sait aussi que les gens ont envie de se faire arnaquer. On nous a donné toute latitude pour ça » ?

L’écrivain François Plassat écrit que les différentes interprétations des paroles de Sergeant Pepper ne sont que des élucubrations, mais reconnaît que consciemment ou non Lennon ait pu y glisser des mystérieux indices et fausses pistes dont il s’amusera à l’avance des interprétations farfelues qui pourront en être faites. Peut-être, mais on ne peut les ignorer et penser que ces pistes débouchent sur un enseignement ou une vérité. D’ailleurs, finalement troublé, François Plassat écrit, après la découverte d’une anagramme d’une chanson de Paul, que cela s’ajoute « au dossier chargé des énigmes concernant les Beatles… ».

Toujours sur cette pochette, les 4 Beatles en cire et en costume sombre, à côté des personnages réels chatoyants, regardent une tombe où le nom Beatles est écrit. Désir d’enterrer le passé ? A droite, on voit aussi une poupée (censée représentée Shirley Temple). Cire, poupée, tombe, Temple. Toujours des indices évoquant la sorcellerie.

Mais revenons à Crowley. Il a écrit « de ma tête de faucon, je crève à coups de bec les yeux de Jésus alors qu’il pend à la croix ». Il a dit : « Avant qu’Hitler fût, je suis ». Dans le livre intitulé « Magick and Theory practice », il écrit ces extraits effrayants concernant les sacrifices : « Tout être vivant est une réserve d’énergie variant en quantité. Au moment de la mort de l’animal, cette énergie est soudainement libérée. On doit, par conséquent, choisir la victime qui contient la force la plus vive et la plus pure. Un enfant mâle, parfaitement innocent et hautement intelligent, est la victime la plus satisfaisante et la plus appropriée ».

On entend, dans la chanson « Ob la di, Ob la da », les paroles suivantes : « Desmond (Démon) repère les filles et les gosses ».

C’est toujours Crowley qui disait (cité par l’écrivain David Icke) : « J’ai besoin du blasphème, de l’assassinat, de la destruction, de la révolution, de tout ce qui est mal ». Pourquoi les Beatles font-ils figurer le controversé Crowley sur cette pochette ? Ce soupçon de magie noire par sacrifice est validé par l’incroyable et hideuse photo d’une de leurs pochettes de disque, « Yesterday and Today » produite aux USA. Les Beatles rigolards, en blouse blanche, posent avec des poupées démembrées et des morceaux de viande.

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On reste coi devant tant de mauvais goût. On est surpris par le sujet et l’inconscience de ces jeunes gens, probablement manipulés. 

Coïncidence : dans les studios d’Abbey road, pendant que les Beatles enregistrent Sergeant Pepper, les Pink Floyd y gravent une chanson. « C’est à ce moment, dit David Gilmour le chanteur du groupe, que Syd Barret (compositeur de Pink Floyd) est devenu fou… ». De qui les Beatles parlent-ils quand ils écrivent dans la chanson Come together : « C’est un trompe-la-mort. Récemment, il a reçu un avertissement : il doit être splendide car ce n’est pas facile de l’approcher » ?

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Sur la pochette du 33 tours Yellow Submarine, Lennon fait le signe cornu de la main : deux doigts fermés sur la paume, deux autres dressés… Ce signe est repris dans le film du même nom. Les mains de Lennon sont aussi dessinées curieusement sur la pochette de Revolver.

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La pochette du disque Abbey Road montre les Beatles traversant un passage protégé. Cette photo, qui a demandé 6 passages successifs des chanteurs, est une idée de Paul (deuxième en partant de la gauche) qui, nu-pieds, lance sa jambe droite en avant. Il a indiqué au photographe, par un dessin, ce qu’il voulait. Cette pochette, truffée d’allusions, relancera l’hypothèse du décès de Paul. Paul s’en amusera, puis démentira enfin en titrant, en 1994, l’un de ses disques : « Paul is alive » », Paul est vivant ! Oui mais alors, pourquoi tant d’indices pour imaginer le contraire ? On l’a vu, la photo n’a rien de spontané. Chacun semble tenir un rôle. John, tout en blanc. Ringo en costume noir. Paul, le seul à être rasé, est gaucher, mais tient sa cigarette de la main droite et paraît particulièrement débraillé. Georges décontracté est habillé simplement. La voiture de police noire, sur la gauche, était utilisée pour conduire les accidentés de la route. L’immatriculation de la voiture VW blanche (une « beetle ») est propice aux interprétations. Les Beatles sont entre deux mondes sur leur passage protégé. Ils vont de l’église au cimetière, qui sont de chaque côté de la rue. Le revers de la pochette est sinistre, avec sa silhouette féminine floue et une lézarde qui barre le S des Beatles.  

En 1997, Paul sort Standing Stone, un disque de musique classique qui évoque les légendes celtiques et les menhirs. À cette occasion, il rappelle que « John et lui attachaient beaucoup d’importance aux titres de leurs disques ». En 2001, un titre de l’album s’intitule Magic. En 1999, le titre d’un de ses albums est Run devil run (Court démon, court). Sur Pipes, Paul parle de son autre moi (The other me). Télérama évoque en 2001, « une force invisible qui  pousse Paul McCartney à continuer ».

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Magical Mystery Tour. Le titre est déjà évocateur : il rappelle le mouvement fondé par Crowley en 1913 : Mysteric Mystica Maxima. Quant à la pochette, on voit McCartney habillé en noir et ganté, les trois autres étant en blanc.

 

L'importance du nombre 9

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En 1968, les Beatles sortent un double album tout blanc, où figure discrètement leur nom. Ce disque sera appelé le « Double blanc » (White Album en anglais). Parmi les titres, on peut distinguer le troublant Revolution 9. Ce morceau, fait de bruits collés et de musique enregistrée à l’envers, déroute encore aujourd’hui. On y entend une voix répéter, de manière lancinante : « Number nine… number nine… » (Nombre 9…). Cette numérologie est surtout propre à Lennon, qui est né le 9 octobre 1940.

Le nombre 9 est, avec le 7, le chiffre préféré des mages. Dante dit que l’enfer a 9 cercles, le purgatoire 9 stations et le paradis 9 cercles concentriques. Les Templiers sont 9. On note dans la production des Beatles : Revolution9, one after 909, 9 dream… La sortie attendue des disques remasterisés du groupe s’est passée le 9.9.2009. La chanson Because, sur le disque Abbey road, est une harmonie à 9 voix. Because a été composé en s’inspirant de Yoko Ono qui jouait le « Clair de lune » de Beethoven à l’envers.

L’écrivain David Icke écrit que le conseil des 9 se retrouve fréquemment dans les structures satanistes et babyloniennes. Cette obsession pour le nombre 9 peut venir du Conseil des neuf de l’Église de Satan, fondée par l’américain Anton LaVey, auteur de l'ouvrage « La Bible satanique ».

Est-ce pour cela que le réalisateur Roman Polanski a réalisé en 1999 le film « La neuvième porte » ? C’est le 9 août 1969 que les « esclaves du diable » de Charles Manson ont commis leurs assassinats à Los Angeles (dont celui de Sharon Tate, l'épouse de Polanski, enceinte). Manson pensait, lui, que le 9 était une référence au livre des révélations qui décrit l’Apocalypse à venir ! Suite à ce drame, le disque « Double blanc » va se retrouver plongé dans une actualité macabre.

À SUIVRE

Dans la prochaine newsletter, la 2e partie de l’article de Thierry Namur « Les Beatles et l’appel aux forces occultes », intitulée "Les esclaves du Diable".

Commentaires

Quelle claque, pour un grand fan des Beatles comme moi, je suis vraiment étonné.
J'ai bien lu tout votre article, et je dois dire que j'ai été surpris !
Vous êtes sans doute sous médicaments. Vous ne vous rendez pas comptes des absurdités ahurissantes que vous osez écrire comme ça, sans citer aucune de vos sources, reprenant ce que vous avez pu entendre à droite ou à gauche.
Tout d'abord, du début à la fin, j'ai ri. C'est pour cette joie que vous m'avez donnée que je vous écris.
Bon, je ne vais pas tout démonter ici, ce n'est pas la peine. Mais vraiment, avec un recul, un vrai, vous trouvez sérieusement que les beatles sont à l'origine de la diabolisation de notre société ? Vous avez vu des gens habillés en "gothique", tout en noir, maquillés et piercés écouter les beatles ??? Avez-vous vu des pratiquer le mal "avec les beatles" ??
Sinon, vous avez oublié l'essentiel de votre douce folie : L'apocalypse, chapitre 7-9. Les beatles y sont !!! si si !!! avec leur armures de fer, et la fumée qu'ils dégagent n'est autre que la beatlemania.
A bientôt !

Écrit par : Les beatles sont le diable ! | 18/10/2014

Somme nous les spectateurs d’un mauvais spectacle de marionnettes même au jour d'aujourd'hui ??? Merci pour cet article qui lève le rideau et nous fais voir se qui se passe dans les coulisses où des marionnettistes malades tire les ficelles.
J'ai découvert à travers cet article des interprètes ou plutôt des esclaves de cette "institution obscure" évoluant dans les hautes sphères de la société ravie de voir une population effrayée et confuse blâmer un bouc émissaire non-humain qui est Satan, disculpant de fait des vrais Hommes de la responsabilité de leurs actions.
Merci encore pour cet article complet, recherché, qui ne peut que lever nos réserves.

Écrit par : Patricia | 19/04/2015

J'ai moi aussi bcp ri à la lecture de votre message. La raillerie n'est pas un argumentaire et j'aimerai que vous développiez le votre " afin de tout démonter ici". Je ne prends pas de médicaments mais en ordonnance je vous prescris de lire les livres de Brasey et de Kheel.
J'ai fait avec "Bob dit toute la vérité", une émission radio avec ce sujet et les questions posées étaient diablement intéressantes.
Mes références coulent de sources et sont à puiser dans l'article par une lecture attentive.
NB. je suis aussi un fan des Beatles.

Écrit par : TN | 26/04/2015

Les commentaires sont fermés.